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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-13T16:42:54+02:00</updated>
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   <title>"Qui demeure dans ce lieu vide ?" Comme une question métaphysique, rouge comme le nez d'Emma la clown</title>
   <updated>2023-01-12T15:19:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Qui-demeure-dans-ce-lieu-vide-Comme-une-question-metaphysique-rouge-comme-le-nez-d-Emma-la-clown_a3394.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2022-09-27T06:55:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans cet espace nu qu'est la scène du théâtre, Meriem Menant, alias Emma la clown, nous offre avec profondeur et délicatesse le fruit de sa quête, invite Shakespeare, Molière et Beckett, un soupçon de magie et des bananes pour corser l'affaire, en subtile exorciste qu'elle est. Les fantômes des théâtres ne sont pas loin non plus et semblent avoir trouvé en Emma une comparse à leur mesure.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67611442-47768385.jpg?v=1664217221" alt=""Qui demeure dans ce lieu vide ?" Comme une question métaphysique, rouge comme le nez d'Emma la clown" title=""Qui demeure dans ce lieu vide ?" Comme une question métaphysique, rouge comme le nez d'Emma la clown" />
     </div>
     <div>
      Est-il nécessaire de présenter Meriem Menant alias Emma la clown ? Tous les amoureux de la scène la connaissent, tant son parcours est fulgurant et foisonnant, elle qui a abordé tant de thèmes divers comme l'état du monde, l'amour, les maths, la science, la mort, l'écologie… Et, si par hasard, ce n'était pas le cas, souvenez-vous : Emma nous a aussi bercé et largement aidés à traverser nos tunnels &quot;confinés&quot; grâce à ses causeries en vidéo, de véritables régals salvateurs et enjoués.       <br />
              <br />
       Dans ce nouveau spectacle qui scelle malheureusement la fin de sa carrière théâtrale en solo après trente ans très prolifiques, Meriem rend ouvertement hommage au grand metteur en scène, maître pédagogue et illustre maître du geste et de la pantomime Jacques Lecoq, en évoquant par son titre éponyme une phrase qu'il lui a adressée au terme de sa formation de comédienne :        <br />
       &quot;Qui demeure dans de lieu vide ?&quot;.       <br />
              <br />
       Il est probable que, depuis ce jour-là, Meriem réfléchit à cette question existentielle et s'interroge sur ce vide qui, tout compte fait, a fini par la &quot;remplir&quot;, l'envahir ou au contraire l'alléger !       <br />
       Qui sait ?       <br />
              <br />
       Ce dernier spectacle sur le vide auquel elle tente de donner une définition est un bijou d'intelligence et d'humanité métaphysiques, maîtrisé sur le bout de la langue, du corps et de l'âme. C'est rond comme son nez. Rouge, flamboyant, émouvant.       <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Le vide quantique contient toutes les potentialités des possibles&quot;.</span>       <br />
              <br />
       À La Scala, ce vendredi 16 septembre dernier, Emma est en interaction fine et subtile avec le public, comme pour lui rendre hommage après ces trente années passées à ses côtés. Du jeune enfant qui pleure dans le public, elle en sourit et demande si, par hasard, on n'aurait pas oublié sa totote. Le vide se nourrit toujours d'un petit rien sous la houlette magique de la clown.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67611442-47768386.jpg?v=1664217931" alt=""Qui demeure dans ce lieu vide ?" Comme une question métaphysique, rouge comme le nez d'Emma la clown" title=""Qui demeure dans ce lieu vide ?" Comme une question métaphysique, rouge comme le nez d'Emma la clown" />
     </div>
     <div>
      Mais détrompez-vous : Emma, par ce moment &quot;totote&quot; interactif, n'a pas cherché à meubler et c'est là toute la force de la clown comédienne ! Le texte a été repris par la suite avec subtilité et grande maîtrise et, pour qui connaît un peu par sa pratique les exigences de la scène, ce moment a été une véritable prouesse. Comme d'autres d'ailleurs durant le spectacle.       <br />
              <br />
       &quot;Le show must go on&quot; et il l'a été avec brio ! Entre la mouette qui traverse le plateau dans les airs - hommage notoire là aussi à la Bretagne et au Carré Magique de Lannion, sa production déléguée contre vents et marées -, les bananes successives qui tombent des cintres - juste parce qu'elle aime les bananes -, son fauteuil qui se démembre - comme pour peut-être rendre compte que le spectacle est bientôt fini -, ou encore les tentatives d'éclairages &quot;plateau&quot; joliment subtiles rendant hommage aux techniciens dans les coulisses.       <br />
              <br />
       La Création théâtrale est là et bien là avec un &quot;c&quot; majuscule ! Bien huilée ! Captivante. Le plateau potentiellement nu est loin de l'être tant la présence d'Emma le convoque et le sublime, particulièrement lorsque Yvan, le technicien plateau, vient aider la comédienne à se mettre en position de lotus sur l'assise de son fauteuil déglingué. Le corps semble demander à se mettre sur pause parce qu'il craque et qu'il faut peut-être lui foutre la paix !       <br />
              <br />
       La paix et le repos des lumières vives des projecteurs, Meriem les trouvera certainement ailleurs. Emma la clown s'envole et se détache de ses créations artistiques en solo, mais elle ne quittera pas son public comme ça, par un simple battement d'ailes de mouette !       <br />
              <br />
       Au zénith de son art, Emma s'envole après avoir enfermé, dans sa malle à costumes, son petit chapeau, sa chemise de cheftaine et ses godillots. Les bananes, en revanche, il faudra les manger !       <br />
       Espérons très fort qu'un jour peut-être, elle l'ouvrira à nouveau pour notre plus grand bonheur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Qui demeure dans ce lieu vide ?"</b></div>
     <div>
      <b>Emma La Clown</b>       <br />
       De et avec Meriem Menant.       <br />
       Mise en scène : Kristin Hestad.       <br />
       Création lumière : Emmanuelle Faure.       <br />
       Son : Romain Beigneux-Crescent.       <br />
       Plateau : Yvan Bernardet.       <br />
       Fabrication des accessoires : Anne de Vains.       <br />
       Effets magiques : Abdul Alafrez.       <br />
       Construction : Olivier de Logivière.       <br />
       Production : Compagnie La Vache Libre.       <br />
       Production déléguée : Carré Magique Lannion, Pôle national cirque en Bretagne.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté le vendredi 16 septembre 2022 à 19 h.</b>       <br />
       La Scala, Grande Salle, Paris 10e, 01 40 03 44 30.       <br />
       <a class="link" href="https://lascala-paris.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lascala-paris.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       14 octobre 2022 : Scène du Golfe, Vannes ( 56).       <br />
       12 avril 2023 : Festival Spring, Scène nationale 61, Carré du Perche, Mortagne au Perche (61).       <br />
       9 mai 2023 : Théâtre de l'Hôtel deVille, Saint-Barthélémy-d'Anjou (49).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Le festival Trente Trente au Pôle National du Cirque de Boulazac</title>
   <updated>2020-02-08T17:25:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-festival-Trente-Trente-au-Pole-National-du-Cirque-de-Boulazac_a2643.html</id>
   <category term="Festivals" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/42113283-35210395.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-01-24T15:56:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ce mardi 21 janvier avait lieu la première soirée du festival Trente Trente qui déroule sa programmation à Bordeaux et aux environs jusqu'au 1er février. Celle-ci était dédiée au cirque dans les bâtiments du Pôle National du Cirque de Boulazac. Deux heures de car depuis Bordeaux pour assister à quatre spectacles.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42113283-35210395.jpg?v=1579879235" alt="Le festival Trente Trente au Pôle National du Cirque de Boulazac" title="Le festival Trente Trente au Pôle National du Cirque de Boulazac" />
     </div>
     <div>
      Au programme, des formes courtes qui sont la marque de fabrique de ce festival hors normes qui, depuis 15 ans, propose sur une dizaine de jours, des petites formes qui font appel à une infinité de disciplines artistiques : musicales, chorégraphiques, plastiques, performances en tous genres, spectacles vivants de tous styles, de toutes durées… Bref, un catalogue large de ce que la création scénique peut receler comme trésors et que Jean-Luc Terrade, fondateur et directeur artistique du festival, déniche sur tout le continent.       <br />
               <br />
       Ce soir-là, ce fut donc cirque !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Dans ma chambre - Épisode 2"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42113283-35210418.jpg?v=1579879530" alt="Le festival Trente Trente au Pôle National du Cirque de Boulazac" title="Le festival Trente Trente au Pôle National du Cirque de Boulazac" />
     </div>
     <div>
      <b>Théâtre/Cirque</b>       <br />
       Sur le plateau, un lit, un panneau de planches de bois blanc, quelques tranches d'arbre et sur le devant un échelle simple, tenue par un des deux interprètes. L'autre est juché en haut des échelons. Passe à travers les barreaux. Dialogue avec celui qui tient l'échelle. Un dialogue comme volé à une réalité. Pendant que les spectateurs s'installent dans la salle de l'Agora, le jeu d'équilibre et le dialogue lapidaire se poursuivent. Des mots simples, comme ceux qu'échangent deux personnes en train d'effectuer une tâche quelque peu périlleuse… Bref, des conseils et des plaintes et des mises en garde que la situation vaguement absurde rend drôles.       <br />
              <br />
       Ce mode de comédie détachée va continuer tout au long de cette demi-heure de spectacle qui mêle, avec une ironie tranquille, jeu de théâtre et équilibre. Tout le spectacle est à mi-distance entre réalité et exceptionnalité. Il raconte une relation entre amour et amitié, entre passion et dévouement. Comme s'il était un pont entre la magie - que porte en lui l'art du cirque - et le réel. D'ailleurs, cet art du cirque, de l'équilibre, il en est question ici dans l'aide aux personnes âgées dans ce qu'ils nomment : le cirque adapté.       <br />
              <br />
       Mais ce qui ressort, essentiel, au travers de cette humeur drôle et tendre qui se décline tout au long du spectacle, c'est la sensation d'assister à un moment d'intense tolérance. Arnaud Saury, d'essence comédien, et Édouard Peurichard, artiste circassien, posent aussi la question des corps, du corps de l'autre, qui devient lieu d'escalade, planche d'envol, soutien.       <br />
              <br />
       Compagnie Mathieu Ma Fille Foundation, Marseille.       <br />
       Conception : Arnaud Saury.       <br />
       Écriture et interprétation : Arnaud Saury et Édouard Peurichard.       <br />
       Lumière : Zoé Dada.       <br />
       Son : Manuel Coursin.       <br />
       Régie générale : Paul Fontaine.       <br />
       Durée : 35 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Tantric Équation"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42113283-35210607.jpg?v=1579880731" alt="Le festival Trente Trente au Pôle National du Cirque de Boulazac" title="Le festival Trente Trente au Pôle National du Cirque de Boulazac" />
     </div>
     <div>
      <b>Musique</b>       <br />
       Une performance musicale qui réunit une douzaine de musiciens, avec essentiellement des guitares et basses électriques, qui déclinent durant vingt minutes exactement des évolutions autour d'un unisson si riche qu'il devient presque tactile. Le son des basses quitte définitivement sa vertu rythmique pour devenir nappe et vibration quasi palpable. Ce long morceau aux mouvements semblant serpentaires, se développe moitié en improvisation, mais suit pourtant une partition précise, établie.       <br />
              <br />
       On croirait que, pour Tantric Équation, le temps et le tempo s'égrènent dans deux modes différents. Musique contemporaine ou performance sonore originale, l'impression de forces sourdes et de musicalité, variant comme des ondes physiques, captivent l'attention.       <br />
              <br />
       Érik Baron/D-Zakord.       <br />
       Formation bordelaise.       <br />
       Basses électriques : Alain Guyon, Alivier Lafont, Michel Pierna, Yves Sternicha, Érik Baron.       <br />
       Guitares électriques : Dominique Badia, Olivier Bobinnec, Françoise Courrech, Francis Rateau, Bruno Rémazeilles.       <br />
       Gongs : Jean-Marc Aléhaux, Valérie Capdepont, Thierry Jardinier.       <br />
       Durée : 20 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Dans ton cirque (Pour en finir avec la finesse)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42113283-35210788.jpg?v=1579882030" alt="Le festival Trente Trente au Pôle National du Cirque de Boulazac" title="Le festival Trente Trente au Pôle National du Cirque de Boulazac" />
     </div>
     <div>
      <b>Création 2020 - Cirque/Corde lisse</b>       <br />
       Dans une autre salle, le Cube, se dresse une haute structure métallique à laquelle pend une corde lisse. Sur le côté, une table de régie où siègent deux interprètes qui vont être parties prenantes du spectacle. Un spectacle qui questionne le cirque sur son utilité. Au travers une série de phrases volées sur le net et en exposant l'évolution de cet art depuis les années soixante (la &quot;Piste aux étoiles&quot; et la voix de Roger Lanzac !), &quot;Dans ton cirque&quot; jette sur la piste des morceaux de réponses.       <br />
              <br />
       Et cela commence par un clin d'œil énorme à cette Piste aux étoiles que la télévision française retransmettait toutes les semaines dans les années soixante à soixante-dix. Sur la piste, une voltigeuse toute de lingerie vêtue et un porteur qui va faire tourner la donzelle de plus en vite en haut de sa corde lisse. À l'époque, les rôles étaient distribués. Passé ce court et drôle intermède, les deux acrobates se changent à vue dans leurs loges pour revenir dans notre siècle et s'envoler sans étourdissements le long de cette corde lisse qui est comme un fil de vie tombé du ciel.       <br />
              <br />
       D'une main ferme, d'un pied agile, les deux corps s'imbriquent, deviennent topographie l'un pour l'autre, se jettent dans le vide et se rattrapent. Maintenant, les rôles se partagent. Elle est autant porteuse que lui est voltigeur. C'est aussi, une partie de ce discours qui veut fissurer les vieux clivages, les vieilles différences entre hommes et femmes.       <br />
              <br />
       C'est d'ailleurs quelque chose que les trois spectacles visuels de cette soirée ont en commun : qu'ils impliquent le monde dans l'art et l'art dans le monde réel. Et pour renforcer encore cette idée d'action sur le monde, d'implication, le public est convié à la fin à envahir le plateau, à écrire sur une vaste toile son sentiment sur le monde actuel et à trinquer et échanger avec les artistes.       <br />
              <br />
       L'Association du Vide.       <br />
       Une création collective avec :       <br />
       Roselyne Burger (la productrice), Léa Gadbois-Lamer (la costumière), Lawrence Williams (le compositeur).       <br />
       Les musiciens : Julien Chamla, Benjamin Glibert, Sébastien Cirotteau, Lawrence Williams.       <br />
       Le sondier : Alexis Auffray.       <br />
       Le régisseur général : Adrien Maheux.       <br />
       Le génie de la lampe : Clément Bonin.       <br />
       Les artificiers : Boris Abalain et Loïc Chauloux.       <br />
       Les directeurs de piste : Anna Tauber, Fragan Gehlker, Vivi Roiha.       <br />
       Durée : 30 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"À nos vertiges"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42113283-35211028.jpg?v=1579882713" alt="Le festival Trente Trente au Pôle National du Cirque de Boulazac" title="Le festival Trente Trente au Pôle National du Cirque de Boulazac" />
     </div>
     <div>
      <b>Cirque</b>       <br />
       &quot;À nos vertiges&quot; est un spectacle muet, mais pas silencieux, au contraire, il parle énormément à l'imaginaire. Le dispositif scénique est ici primordial. Un plateau de bois, grand comme un radeau, qui va se détacher du sol pour s'envoler, se balancer tourner puis se démultiplier comme une balançoire géante, une balançoire de rêve.       <br />
              <br />
       On peut voir ainsi une femme marcher dans les airs, un homme changer de place sans se déplacer lui-même, tout est en mouvement, dans des équilibres parfois difficiles et parfois dangereux lorsque les plateaux voltigent et se précipitent sur les interprètes.       <br />
              <br />
       Ils sont deux, un homme et une femme qui semblent avoir gardé leurs âmes d'enfants. Corentin Diana et Emma Verbèke sont autant acrobates que danseurs. Leurs courses, leurs sauts, leurs glissades et leurs figures sont tout emplis de grâce et de dynamisme. &quot;À nos vertiges&quot; porte bien son titre car certains passages donnent le vertige. Mais surtout, il fascine tant les mouvements des immenses balançoires forcent les corps à une recherche constante de rééquilibre.       <br />
              <br />
       Même s'il reste essentiellement visuel, la bande-son, très élaborée, appuie les scènes narratives et apportent une ambiance riche qui amplifie la poésie visuelle de cette création. Et l'histoire en filigrane, qui évite de tomber dans la banale histoire d'amour, raconte une complicité sur un plan d'égalité. Le choix des costumes permet d'imaginer ces acrobaties dans un quotidien, ce qui renforce encore le décalage. Seule la robe rouge finale me semble personnellement superflue.       <br />
              <br />
       De et avec : Corentin Diana et Emma Verbèke.       <br />
       Création lumière : Clément Soumy.       <br />
       Création sonore : Philippe Foch et Jérôme Fèvre.       <br />
       Regard extérieur : Mathurin Bolze.       <br />
       Scénographie : Didier Goury.       <br />
       Accompagnement technique : Julien Mugica.       <br />
       Durée : 35 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Ces spectacles ont été vus le 21 janvier 2020 à l'Agora du Pôle National du Cirque de Boulazac (24) dans le cadre du Festival Trente Trente.       <br />
       <a class="link" href="http://www.trentetrente.com/" target="_blank">&gt;&gt; trentetrente.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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