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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-09-08T20:31:09+02:00</updated>
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   <title>"Don Carlos", un opéra français hors normes de Verdi à Bastille</title>
   <updated>2017-10-19T08:04:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Don-Carlos--un-opera-francais-hors-normes-de-Verdi-a-Bastille_a1946.html</id>
   <category term="Lyrique" />
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   <published>2017-10-19T07:35:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Événement annoncé de son début de saison, l'Opéra de Paris offre une nouvelle production à tous égards exceptionnelle de la version originale du "Don Carlos" composée en 1866 par Giuseppe Verdi, rarement redonnée sur scène depuis avec ses cinq actes. Défendu par les chanteurs parmi les meilleurs du moment dirigés par Philippe Jordan et mis en scène par Krzysztof Warlikowski (une affiche brillante donc), ce Grand Opéra censément écrit dans la langue de Corneille est-il incontournable ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17733731-22137461.jpg?v=1508392096" alt=""Don Carlos", un opéra français hors normes de Verdi à Bastille" title=""Don Carlos", un opéra français hors normes de Verdi à Bastille" />
     </div>
     <div>
      Oui, à considérer les partis pris originaux de cette proposition - malgré la longueur du spectacle. Voilà un opéra qui défie les limites du genre dans l'œuvre de Verdi. Dans la lignée du grand opéra français de la première partie du XIXe siècle, il compose pour l'Opéra de Paris (alors Salle Le Peletier) une vaste fresque historique et intimiste en cinq actes sur le conflit entre Philippe II, roi de la moitié du monde au XVIe siècle, et de son fils l'Infant Don Carlos, qui n'accèdera jamais au trône.        <br />
              <br />
       Le livret en français inspiré en grande partie du drame de Schiller est dû à Joseph Méry, prolifique gloire littéraire et journalistique de l'époque (totalement oubliée aujourd'hui), et repris après sa mort (en 1865 ou 1866) par Camille du Locle, assistant du directeur de l'Opéra de Paris entre 1862 et 1870.        <br />
              <br />
       Verbeux et plutôt emphatique, ce livret à la langue mélodramatique (et démodée aujourd'hui) plaiderait plutôt pour sa traduction italienne (en tout cas pour les oreilles françaises). L'opéra connaîtra jusqu'à quatre versions entre 1866 (cinq actes avec un ballet), celle de 1867 avec ses coupures pour la création scénique, celle de 1884 pour la Scala de Milan (et sa réécriture italienne, sans ballet) et enfin celle de 1886 dite de Modène.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17733731-22137473.jpg?v=1508392127" alt=""Don Carlos", un opéra français hors normes de Verdi à Bastille" title=""Don Carlos", un opéra français hors normes de Verdi à Bastille" />
     </div>
     <div>
      Toute nouvelle production implique donc de faire des choix dans pas moins de cinq manuscrits originaux. Le projet porté en cette nouvelle saison rétablit la quasi intégralité du premier acte dit de &quot;Fontainebleau&quot; et quelques scènes (mais sans le ballet) dans les quatre actes suivants se situant au palais de l'Escurial et alentours. Pour un voyage au long cours de plus de quatre heures de musique.        <br />
              <br />
       Dominé par des intrigues amoureuses assez artificielles - quoiqu'on dise -, l'opéra offre aussi une belle réflexion politique et métaphysique sur la vanité du pouvoir et la solitude d'êtres tous disgraciés pour une raison ou une autre, incapables de s'aimer et d'être aimés.       <br />
              <br />
       Contenant quelques-uns des plus beaux airs et duos de l'œuvre verdienne, la noirceur et le pessimisme finissent par dominer dans cet opéra qui réussit en plusieurs endroits à s'extirper de la convention (avec ses récitatifs, cabalettes, cavatines et autres scènes attendues du genre) pour atteindre au vrai sublime. Mais il faut résister aux chutes de tension dramatique (y compris dans la direction orchestrale de Philippe Jordan, souvent magistrale par ailleurs) et à une longueur quelque peu mal maîtrisée par le compositeur et ses librettistes. Verdi n'est pas Wagner.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17733731-22137478.jpg?v=1508392158" alt=""Don Carlos", un opéra français hors normes de Verdi à Bastille" title=""Don Carlos", un opéra français hors normes de Verdi à Bastille" />
     </div>
     <div>
      Choisissant de démystifier le genre du grand opéra, aujourd'hui totalement impuissant à parler à notre modernité (mais pas son ambition politique avec sa dénonciation de l'emprise de la religion, et son fervent discours libéral empreint de tolérance dénonçant la répression espagnole dans les Flandres protestantes - allusion cryptée à l'occupation autrichienne en Italie au XIXe siècle), le metteur en scène choisit de concentrer son attention sur les relations entre les personnages, leur psyché et leurs motivations, œuvrant plutôt par miniaturisation - non sans avoir mis un bémol à sa colère et à son ironie habituelles (avec tout de même ce diable grotesque qui apparaît soudain à la fin de l'acte III).        <br />
              <br />
       Le premier acte ne se passe plus dans la forêt de Fontainebleau mais dans les souvenirs traumatiques de Don Carlos (Jonas Kaufmann comme étouffé par les ombres creusées du personnage), errant dans ses appartements de l'Escurial, les poignets témoignant encore de sa tentative de suicide. Son père lui a ravi son grand amour.        <br />
              <br />
       Nous sommes dans les années cinquante et si la monarchie ressemble ici à celle de l'Espagne du XXe siècle, l'Inquisiteur (impressionnant Dmitry Belosselskiy) est ici un bourreau et commissaire politique qui pourrait officier dans n'importe quelle dictature passée ou présente en vrai expert en manipulations et terreur. Philippe II n'est plus &quot;le vieillard&quot; jaloux du livret mais a les traits virils (et troublés, rôle oblige) de la basse Ildar Abdrazakov (au très beau chant sans les superbes abîmes du rôle). Le Marquis de Posa se confond avec le baryton noble de la tradition, défendu très vaillamment par Ludovic Tézier. Il incarne parfaitement ce double héroïque de Don Carlos, dont il semble être le jumeau solaire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17733731-22137480.jpg?v=1508392189" alt=""Don Carlos", un opéra français hors normes de Verdi à Bastille" title=""Don Carlos", un opéra français hors normes de Verdi à Bastille" />
     </div>
     <div>
      Du côté des personnages féminins, Sonya Yoncheva est une Élisabeth de Valois étincelante, comblant la mesure avec ses aigus perçants - un peu trop dans cet univers où chacun se débat dans une solitude mortelle. Peu à peu, en reine malheureuse, elle épouse les frontières plus subtiles de son rôle jusqu'au magnifique duo final avec Jonas Kaufmann (à l'acte V), que le dramaturge Christian Longchamp appelle justement leur &quot;mariage mystique&quot;.        <br />
              <br />
       La Princesse Eboli (chantée par une Elina Garanca très - trop ? - préoccupée de montrer qu'elle domine sans mal un rôle acrobatique) est dans cette version longue un personnage fier et insolent, rattrapée elle aussi par la malédiction qui frappe sans pitié dans ce monde crépusculaire.        <br />
              <br />
       Injustement sifflée lors de la première, la proposition du metteur en scène polonais séduit donc par sa volonté de relire l'œuvre à l'aune de notre temps, rompu à l'analyse psychanalytique. L'usage de la vidéo n'est pas un procédé chic et déjà vu mais la manifestation concrète et poétique que les personnages sont hantés, jusqu'au dénouement tragique de leur lamentable destin.        <br />
              <br />
       Quant à la performance de Jonas Kaufmann, sujette à de multiples interrogations ici et là, elle laisse une impression trouble. Dans la grande salle de Bastille, sa voix n'a pas toujours semblé en capacité d'occuper tout l'espace. S'économise-t-il pour terminer ce marathon sans dommages ? Sans doute épouse-t-il sans compromis la vision chambriste de cette production. L'incandescence célèbre de ses apparitions flambe ici par intermittence, comme une épiphanie à éclipse. La deuxième distribution prend la relève le 31 octobre avec Pavel Cernoch en Don Carlos (et Hibla Gerzmava, Ekaterina Gubanova). On se surprendrait presque à vouloir faire des comparaisons. C'est bien la première fois.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Spectacle vu le 16 octobre 2017.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17733731-22137547.jpg?v=1508392752" alt=""Don Carlos", un opéra français hors normes de Verdi à Bastille" title=""Don Carlos", un opéra français hors normes de Verdi à Bastille" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 10 octobre au 11 novembre 2017 à 18 h.        <br />
       Les 22 octobre et 5 novembre à 14 h. </span>       <br />
              <br />
       Diffusion sur Arte le <span class="fluo_jaune">19 octobre 2017 à 20 h 50.</span>       <br />
       Diffusion sur France Musique le <span class="fluo_jaune">29 octobre à 20 h.</span>       <br />
              <br />
       Opéra national de Paris.       <br />
       Place de la Bastille, Paris 12e.       <br />
       Tél. : 08 92 89 90 90.        <br />
       <a class="link" href="https://www.operadeparis.fr/" target="_blank">&gt;&gt; operadeparis.fr</a>       <br />
              <br />
       &quot;Don Carlos&quot; (1867).       <br />
       Opéra en cinq actes.       <br />
       Musique de Giuseppe Verdi (1813-1901).       <br />
       Livret de Joseph Méry et Camille du Locle.       <br />
       En français surtitré en français et en anglais.       <br />
       Durée : 4 h 50 avec deux entractes.       <br />
              <br />
       Philippe Jordan, direction musicale.       <br />
       Krzysztof Warlikowski, mise en scène.       <br />
       Malgorzata Szczesniak, décors et costumes.       <br />
       Felice Ross, lumières.       <br />
       Denis Guéguin, vidéo.       <br />
       Claude Bardouil, chorégraphie.       <br />
              <br />
       Ildar Abdrazakov, Philippe II.       <br />
       Jonas Kaufmann, Don Carlos.       <br />
       Sonya Yoncheva, Elisabeth de Valois.       <br />
       Ludovic Tézier, Posa.       <br />
       Elina Garanca, La Princesse Eboli.       <br />
       Dmitry Belosselskiy, Le Grand Inquisiteur.       <br />
       Eve-Marie Hubeaux, Thibault.       <br />
              <br />
       Orchestre et Chœurs de l'Opéra de Paris.       <br />
       José Luis Basso, Chef des Chœurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Une Traviata dans le formol à Bastille !</title>
   <updated>2014-06-15T23:41:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Une-Traviata-dans-le-formol-a-Bastille-_a1122.html</id>
   <category term="Lyrique" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/6715232-10263804.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-06-10T09:28:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jusqu'au 20 juin 2014, l'Opéra de Paris présente une nouvelle production du plus populaire des opéras de Giuseppe Verdi, "La Traviata". Avec une mise en scène confiée à Benoît Jacquot et une prise de rôle pour la soprano allemande Diana Damrau, pour la première fois sur la scène de l'opéra parisien, l'événement était très attendu. C’est pourtant une vraie déception.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6715232-10263803.jpg?v=1402472164" alt="Une Traviata dans le formol à Bastille !" title="Une Traviata dans le formol à Bastille !" />
     </div>
     <div>
      &quot;La Traviata&quot;, c'est cet opéra que le roi de la musique italienne Giuseppe Verdi écrit en quatre semaines, presque sur un coin de table, alors qu'il corrige la partition du &quot;Trouvère&quot; tout juste créé en janvier 1853 à Rome. Destiné à la Fenice de Venise, &quot;La Traviata&quot; (ou &quot;Dévoyée&quot;) peine à convaincre le public cette même année 53. Ce n'est pas tout de suite le délire dans l’auditoire, dans le milieu on appelle même cela un four (mais pas une fournée).       <br />
              <br />
       Cette histoire sulfureuse d'une courtisane tuberculeuse, au cœur plus grand que les grands bourgeois qui la paient et la jugent (le livret est bien sûr tiré de la pièce de Dumas fils : &quot;La Dame aux camélias&quot;), ne deviendra une des œuvres les plus populaires du répertoire qu'un peu plus tard. Maintenant, on se tuerait pour y assister et chacun a fredonné sous sa douche les airs les plus connus grâce aux chanteuses mythiques du passé telles Maria Callas ou Teresa Stratas dans le film de Franco Zeffirelli (en 1983) et plus tard dans son cercueil à La Monnaie de Bruxelles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6715232-10263804.jpg?v=1402472164" alt="Une Traviata dans le formol à Bastille !" title="Une Traviata dans le formol à Bastille !" />
     </div>
     <div>
      Benoît Jacquot, qu'on a beaucoup aimé comme metteur en scène de &quot;Tosca&quot; au cinéma et de &quot;Werther&quot; à Bastille (avec Jonas Kaufmann !), n'a pas transformé ce troisième essai. Que dire de ces décors tristes, de cette lecture sage de l'opéra de Verdi, de ce lit gigantesque à l'acte I surmonté du tableau de Manet &quot;Olympia&quot; ? (Oh oh quelle originalité !). Annina la femme de chambre est noire, seul manque le chat du tableau - qui nous manque du coup, il nous aurait fait passer le temps… Idée bien laborieuse donc (surtout qu'on a noirci le visage de cette pauvre Cornelia Oncioiu, soprano talentueuse venue de l'Atelier lyrique). À l’acte II, un arbre géant (d’ailleurs très beau) flanque un escalier d'apparat en marbre (du genre que c’est le conflit entre nature pure de Violetta et artifice de la société patriarcale tu vois ?).        <br />
              <br />
       Rien ne fonctionne donc, et encore moins ces robes ridicules type Sissi impératrice, ce ballet grotesque des gitanes, des chevaux et des taureaux, ces jeux de scène tout droit sortis des années cinquante. Quand le lit d’hôpital (flanquant le lit à baldaquins abandonné), où agonise Violetta Valery, &quot;dévoyée&quot; en rédemption active, se perd dans un espace quasi vide et enténébré au troisième acte, c’est le pompon. Et plus grave, la mise en scène plombe tellement le chef d’œuvre de Verdi depuis le début qu'elle en accentue le caractère mélodramatique super daté en 2014 - qu’est devenu le drame moderne quasi vériste de 1853.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6715232-10263826.jpg?v=1402472610" alt="Une Traviata dans le formol à Bastille !" title="Une Traviata dans le formol à Bastille !" />
     </div>
     <div>
      Pas le moindre frisson, pas la moindre larme à l'œil, pas la moindre émotion ne nous saisit. Il fallait le faire. Et ce ne sont pas les chanteurs qui rattrapent la soirée (sauf le baryton impérial qu’est Ludovic Tézier dans le rôle du père Giorgio Germont). Diana Damrau chante très bien, à un niveau technique ébouriffant, mais la morbidité du personnage, son lyrisme tragique manquent horriblement à l'appel. Sa Traviata manque de tempérament et le jeu affecté de cette diva (en mue récente &quot;lirico spinto&quot;) n'arrange rien.        <br />
              <br />
       Le jeune ténor italien Francesco Demuro est mieux que ce qu'on en dit, il n'est pas non plus (et de loin) un Alfredo inoubliable. L'orchestre sous la direction de Daniel Oren accompagne sagement les chanteurs (Verdi n’est pas Wagner n'est ce pas) mais il nous laisse un peu froid et cela c'est vraiment la tragédie de la soirée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6715232-10263844.jpg?v=1402472611" alt="Une Traviata dans le formol à Bastille !" title="Une Traviata dans le formol à Bastille !" />
     </div>
     <div>
      <b>Prochains spectacles : </b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Jeudi 12, samedi 14, mardi 17 et vendredi 20 juin 2014 à 19 h 30.        <br />
       Reprise de la production à l’automne 2014 pour la saison 2014-2015 de l’Opéra de Paris.</span>       <br />
              <br />
       Opéra national de Paris, 08 92 89 90 90.       <br />
       Place de la Bastille Paris 12e.       <br />
       <a class="link" href="http://www.operadeparis.fr/saison-2013-2014/opera/la-traviata-giuseppe-verdi?genre=1" target="_blank">&gt;&gt; operadeparis.fr/saison-2013-2014</a>       <br />
              <br />
       <b>&quot;La Traviata&quot; (1853).</b>       <br />
       Opéra en trois actes.        <br />
       Musique : Giuseppe Verdi (1813-1901).       <br />
       Livret : Francesco Maria Piave.       <br />
       En langue italienne surtitrée en français.       <br />
       Durée du spectacle : 3 h avec deux entractes.       <br />
              <br />
       Daniel Oren, direction musicale (le 20/06).       <br />
       Francesco Ivan Ciampa, direction musicale (les 12, 14 et 17/06).       <br />
       Benoît Jacquot, mise en scène.       <br />
       Sylvain Chauvelot, décors.       <br />
       Christian Gasc, costumes.       <br />
       André Diot, lumières.       <br />
       Philippe Giraudeau, chorégraphie.        <br />
       Alessandro di Stefano, chef de chœur.        <br />
              <br />
       Diana Damrau, Violetta Valery.       <br />
       Cornelia Oncioiu, Annina.       <br />
       Francesco Demuro, Alfredo Germont.       <br />
       Ludovic Tézier, Giorgio Germont.       <br />
       Fabio Previati, Barone Douphol.       <br />
       Nicolas Testé, Dottor Grenvil.        <br />
       Nicolas Marie, Giuseppe.        <br />
              <br />
       Orchestre et Chœur de l’Opéra de Paris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>Amateurs d’opéra et de ballet … Tous au ciné !</title>
   <updated>2013-10-26T13:00:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Amateurs-d-opera-et-de-ballet-Tous-au-cine-_a993.html</id>
   <category term="Lyrique" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5992110-8932889.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-10-25T12:11:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Vous êtes inconsolable car vous ne verrez pas le ténor vedette Jonas Kaufmann cette saison ? Vous êtes désespérément en manque d’entrechats ? Vous êtes ruiné ? Vous avez toujours rêvé d’aller à Covent Garden mais vous êtes allergique au bœuf à la menthe ? Pas d’affolement ! Provinciaux, Parisiens, vous pourrez assouvir votre noble passion en allant au cinéma, et découvrir la saison 2013-2014 du Royal Opera House en direct ou en différé de Londres.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5992110-8932889.jpg?v=1382785256" alt="Amateurs d’opéra et de ballet … Tous au ciné !" title="Amateurs d’opéra et de ballet … Tous au ciné !" />
     </div>
     <div>
      Et elle mérite le détour cette nouvelle saison à Covent Garden ! Pas moins de dix chefs-d’œuvre lyriques et ballets sont diffusés dans plus d’une centaine de cinémas en France, enfin à la portée du plus grand nombre.        <br />
              <br />
       Pour l’opéra, un Verdi est retransmis, &quot;Les Vêpres Siciliennes&quot;, le 4 novembre avec à la baguette le chef maison (depuis 2002) Antonio Pappano et un cast de luxe dont Bryan Hymel et Erwin Schrott dans les rôles d’Arrigo et Procida. Cette histoire de révolte populaire dans la Sicile du XIIIe siècle contre l’occupation française - avec un livret en français de Eugène Scribe et Charles Duveyrier - devrait ravir les foules. Ne manquez pas également un &quot;Parsifal&quot; le 18 décembre avec des chanteurs wagnériens de haute volée tels Angela Denoke, Simon O’Neill, René Pape et Sir Willard White. Vous pourrez vérifier si votre admiration est aussi &quot;absolue, excessive&quot; que celle du beau-père de Richard Wagner, Franz Liszt, comme il l’écrivit. Le pur Parsifal devrait encore une fois guérir la blessure du roi Amfortas et vous laisser sans voix.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5992110-8932890.jpg?v=1382785256" alt="Amateurs d’opéra et de ballet … Tous au ciné !" title="Amateurs d’opéra et de ballet … Tous au ciné !" />
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      En février, vous retrouverez le &quot;Don Giovanni&quot; de Mozart avec le jeune baryton Mariusz Kwiecien, déjà applaudi dans le rôle titre au Metropolitan à New York, et notre chère soprano nationale Véronique Gens dirigés par Nicola Luisotti, invité de l’orchestre du Royal Opera House. Et surtout... surtout, vous ne raterez pour rien au monde le divin ténor de notre génération, Jonas Kaufmann, le 24 juin 2014, en Chevalier Des Grieux dans le &quot;Manon&quot; Lescaut de Giacomo Puccini. Avec Kristine Opolais, la soprano lettonne qui monte, pour lui chanter la réplique.        <br />
              <br />
       Les amateurs de ballet ne sont pas en reste : est prévu un &quot;Giselle&quot; le 27 janvier, chorégraphié par Marius Petipa avec les étoiles Natalia Osipova et Carlos Acosta, entre autres ballets du répertoire interprétés par le corps maison, le Royal Ballet. Et, enfin, une première mondiale le 28 avril avec une création de Christopher Wheelon, &quot;Le Conte d’Hiver&quot;, sur une musique de Joby Talbot : une association déjà remarquée l’an dernier avec son &quot;Alice au pays des Merveilles&quot; sur cette même scène. 
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5992110-8932906.jpg?v=1382785257" alt="Amateurs d’opéra et de ballet … Tous au ciné !" title="Amateurs d’opéra et de ballet … Tous au ciné !" />
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     <div>
      Dix retransmissions en direct du Royal Opera House de Londres de septembre 2013 à juin 2014.       <br />
              <br />
       Liste des salles, informations et réservations : 01 49 96 54 28.       <br />
       <a class="link" href="http://www.akuentic.com/fr" target="_blank">&gt;&gt; Akuentic, le site des rendez-vous culturels dans les cinémas</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.roh.org.uk/cinemas" target="_blank">&gt;&gt; Royal Opera House</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Amateurs-d-opera-et-de-ballet-Tous-au-cine-_a993.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Patricia Ciofi au Théâtre des Champs-Élysées : L'oiseau charmant du Bel Canto</title>
   <updated>2016-02-16T12:25:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Patricia-Ciofi-au-Theatre-des-Champs-Elysees-L-oiseau-charmant-du-Bel-Canto_a731.html</id>
   <category term="Lyrique" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4758273-7113328.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-09-26T11:50:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans la série "Les Grandes Voix" attendues à Paris cette saison, le public du Théâtre des Champs-Élysées a réservé des acclamations à la soprano venue de Toscane, Patricia Ciofi, ainsi qu’à son vieux complice, le baryton Leo Nucci.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4758273-7113328.jpg?v=1348653495" alt="Patricia Ciofi au Théâtre des Champs-Élysées : L'oiseau charmant du Bel Canto" title="Patricia Ciofi au Théâtre des Champs-Élysées : L'oiseau charmant du Bel Canto" />
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     <div>
      Au programme, Gaetano Donizetti et sa &quot;Lucia de Lammermoor&quot;, Giuseppe Verdi avec &quot;Rigoletto&quot; et &quot;La Traviata&quot;, autant dire les derniers feux diaprés du bel cantisme au mitan du XIXe. Pas exactement la tasse de thé de votre reporter préférée, mais il lui faut bien reconnaître que l’année 1813 n’a pas donné qu’un seul géant… - Richard Wagner, CQFD.        <br />
              <br />
       Après &quot;l'Ouverture&quot; tonitruante de &quot;Luisa Miller&quot; par le chef génois Marco Zambelli - qu’on peut trouver emphatique -, entre en scène une prima donna frêle et simple, qui se coule immédiatement dans le rôle de Lucia*, l’amoureuse élégiaque du roman de Sir Walter Scott, avec sa voix gracieuse de soprano coloratura. Dans une des arias les plus célèbres de l’œuvre tragique de Donizetti, &quot;Quanto, rapito in estasi&quot; de l’acte I, les dons de comédienne de la chanteuse - justement acclamée cet été aux Chorégies d’Orange - s’imposent. Tout comme la beauté de cette voix claire, au timbre de cristal, au phrasé élégant. L’isolement intérieur de l’héroïne, comme les rôles féminins verdiens, exigent cette virtuosité technique avec ce supplément d’âme.  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4758273-7113329.jpg?v=1348653496" alt="Patricia Ciofi au Théâtre des Champs-Élysées : L'oiseau charmant du Bel Canto" title="Patricia Ciofi au Théâtre des Champs-Élysées : L'oiseau charmant du Bel Canto" />
     </div>
     <div>
      Le sacrifice de Gilda, fille du bouffon bossu Rigoletto, trouve sa juste expression grâce à Patricia Ciofi, dans l’un des opéras les plus appréciés du compositeur, qui vit débuter brillamment en 1903 un certain Enrico Caruso dans le rôle du débauché Duc de Mantoue. Le livret s’inspire de la pièce de Victor Hugo, &quot;Le Roi s’amuse&quot; : quoiqu’il fasse, le bouffon ne peut empêcher que sa pure Gilda ne soit immolée, victime désignée de cette société décadente et cruelle. Dans le fameux air &quot;Caro nome&quot;, la délicatesse de la voix de la soprano avec ses fioritures brillantes (vocalises, trilles et notes piquées) accompagnée par la flûte de l’Orchestre de chambre de Paris - vraie trouvaille instrumentale de Verdi dans une écriture orchestrale enfin autonome - touche vraiment au cœur.        <br />
              <br />
       C’est dans le rôle de Violetta, la &quot;dévoyée&quot; Traviata qu’elle vient de chanter à la Fenice de Venise, que Patricia Ciofi m’a le moins convaincue. La chanteuse compose une Violetta fragile, poétique, qui ne rend pas assez le trouble, le débat qui agite son cœur dans l’aria célébrissime, &quot;E strano… Ah, forsè lui&quot;. Même dans la houleuse scène qui l’oppose au père de son amant, Alfredo Germont, venu lui demander à l’acte II de quitter son fils, la belle voix  (trop bel cantiste ?) manque peut-être le lyrisme morbide, le drame quelque peu autodestructeur du personnage. Dans cet opéra qui préfigure le drame vériste, qui pourra vraiment faire oublier la Callas ?       <br />
              <br />
       Le public n’était vraiment pas de mon avis, et il a fait un triomphe aux deux chanteurs - même si Leo Nucci n’a plus la voix riche, très dramatique et agile qu’on lui reconnaissait aisément dans le passé. Reste une belle intelligence d’interprétation pour ces rôles en or que Verdi a réservé aux barytons, comme celui de Rigoletto. La direction du chef Marco Zambelli, très (trop ?) enthousiaste a fait merveille dans les pièces orchestrales, et surtout dans le &quot;Prélude&quot; de l’acte I de &quot;La Traviata&quot;. La bravoure était au rendez-vous ! Éminemment sympathique, le chef a emporté l’adhésion de l’orchestre et de l’auditoire.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      D'autres &quot;grandes voix&quot; résonneront bientôt sous le ciel de la capitale : fin septembre Roberto Alagna et Karine Deshayes, puis Anna Netrebko, Juan Diego Flores, Patricia Petibon, pour ne citer qu’elles. À suivre…       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*Patricia Ciofi interprétera le rôle titre de &quot;Lucia de Lammermoor&quot; à l’Opéra national de Paris en septembre 2013.</span>       <br />
              <br />
       <b>Informations :</b>       <br />
       <a class="link" href="http://lesgrandesvoix.fr/" target="_blank">&gt;&gt; www.lesgrandesvoix.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatrechampselysees.fr/" target="_blank">&gt;&gt; www.theatrechampselysees.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Avec :</b>       <br />
       Patricia Ciofi, soprano ;       <br />
       Leo Nucci, baryton.       <br />
       Orchestre de chambre de Paris,       <br />
       Marco Zambelli, direction.       <br />
              <br />
       <b>Programme :</b>       <br />
       (Concert entendu le mercredi 19 septembre 2012.)       <br />
       Ouverture, &quot;Luisa Miller&quot; (1849) de Giuseppe Verdi (1813 - 1901).       <br />
       Extraits : &quot;Lucia de Lammermoor&quot; (1835) de Gaetano Donizetti (1797 - 1848).       <br />
       Extraits : &quot;Rigoletto&quot; (1851) de Giuseppe Verdi.       <br />
       Extraits : &quot;La Traviata&quot; (1853) de Giuseppe Verdi.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Patricia-Ciofi-au-Theatre-des-Champs-Elysees-L-oiseau-charmant-du-Bel-Canto_a731.html" />
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   <title>Il grandiozo Verdi ou la force des mots</title>
   <updated>2014-03-31T11:25:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Il-grandiozo-Verdi-ou-la-force-des-mots_a453.html</id>
   <category term="Lyrique" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/3545213-5108072.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-12-13T16:37:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Est-il quelque chose de plus excitant, de plus ravissant, de plus affriolant qu’une soirée à l’opéra ? Ma que non ! Encore quelques jours pour profiter de ce magnifique opéra, "La Force du destin". C’est à l’Opéra Bastille, pour le grand bonheur des amateurs de Verdi.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3545213-5108071.jpg?v=1323850864" alt="Il grandiozo Verdi ou la force des mots" title="Il grandiozo Verdi ou la force des mots" />
     </div>
     <div>
      Toute nouvelle production de &quot;La Force du destin&quot; de Giuseppe Verdi, ce géant de la musique et - on le sait moins - député du Risorgimento après Garibaldi.        <br />
       À nos lecteurs têtes en l’air, nous rappelons que le patronyme même du grand homme servait de cri de ralliement contre l’occupant autrichien au XIXe siècle : s’affichaient sur les murs d’énormes <span style="font-style:italic">VIVA V.E.R.D.I.</span> (ou &quot;Viva Vittore Emmanuele Rei Dei Italia&quot;, pour mémoire revoyez le bijou de Luchino Visconti, &quot;Senso&quot;).       <br />
       	       <br />
       Ces considérations ont motivé les choix de la mise en scène de Jean-Claude Auvray (ancien assistant de Margarita Wallmann à l’opéra de Caen, entre autres) qui a décidé de situer l’intrigue dans la période de la révolution italienne, loin du livret de Federico Maria Piave fidèle au XVIIIe siècle du drame dont l’histoire est issue. Soit.       <br />
              <br />
       Cependant nous avons vite compris que cette mise en scène ne laisserait pas un souvenir immortel aux spectateurs ! Une production très caravagesque - trop proche de celle de Graham Vick pour un autre Verdi de la saison passée &quot;Don Carlo&quot; - fait flotter une étrange &quot;Fatalita&quot; dans des tableaux en clair-obscur, au décor épuré. Bonne idée, mais déjà prise ! Les personnages ouvrent et ferment des rideaux en chantant : un élément parmi d’autres d’un symbolisme un peu désuet à notre goût.            
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3545213-5108072.jpg?v=1323791961" alt="Il grandiozo Verdi ou la force des mots" title="Il grandiozo Verdi ou la force des mots" />
     </div>
     <div>
      Ce Verdi ne méritait-il pas un traitement plus décapant ?        <br />
       Inspiré de la pièce du Duc de Rivas, entre histoire d’amour et d’honneur, voici un drame romantique par excellence. Le vieux Marchese di Calatrava meurt accidentellement sous les coups du héros, Don Alvaro, venu enlever son amoureuse (la fille du marquis naturalmente !), Donna Leonora. Pendant trois actes, le triste fils et frère, Don Carlo di Vargas, obsédé par l’idée de venger son sang, veut justement y laver son honneur. Il ne va cesser de chercher, pour les tuer, les deux amants, séparés et ravagés de douleur depuis la fatale nuit.         <br />
              <br />
       En attendant, l’immense jeune Chef Philippe Jordan (le fils d’Armin, chef de l’opéra de Genève) fait revivre magnifiquement la &quot;Forza&quot; de cette musique verdienne - et oui nous, wagnériens fanatiques, avons dû nous incliner pour cette fois… À plusieurs reprises, lors de cette belle soirée, nous avons senti l’exaltation que provoque &quot;il grandiozo&quot; verdien, et il ne fut pas rare que le frémissement de notre peau n’annonçât un plaisir puissant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3545213-5110589.jpg?v=1323851853" alt="Il grandiozo Verdi ou la force des mots" title="Il grandiozo Verdi ou la force des mots" />
     </div>
     <div>
      Répétons-le : Philippe Jordan est grand - nous l’avons entendu la saison dernière dans la Tétralogie à Bastille -, il fait que cet excellent orchestre de l’Opéra de Paris se transcende et nous jette dans la frénésie, comme sa musique. Jusqu’à nous mettre en verve avec ce &quot;Rantanplan&quot; d’anthologie au troisième acte, quand le Chef Pierre-Marie Aubert fait ressortir beaucoup de pittoresque dans la direction des chœurs. Cela vous a un petit côté Bizet par moment, mais bon, ne jouons pas les bégueules …       <br />
              <br />
       N’ayons garde d’oublier l’inégalable Marcelo Alvarez, dans le rôle du maudit héros fatal et marginal, Don Alvaro. Qui peut mieux que lui actuellement ciseler le &quot;cantabile con espressionne&quot; des arias ? Qui peut mieux que lui porter haut la bravoure du ténor verdien ? Il est admirable que cet homme veuille bien nous rendre visite de son America del Sur, de loin en loin.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Force du destin"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3545213-5110631.jpg?v=1323851974" alt="Il grandiozo Verdi ou la force des mots" title="Il grandiozo Verdi ou la force des mots" />
     </div>
     <div>
      (Vu le 2 décembre 2011)       <br />
       Livret : Federico Maria Piave.       <br />
       Opéra : Giuseppe Verdi, créé le 10 novembre 1862 à Saint-Petersbourg.       <br />
       Direction musicale : Philippe Jordan.       <br />
       Mise en scène : Jean-Claude Auvray.       <br />
       Avec : Mario Luperi (Il Marchese di Calatrava), Violeta Urmana (Donna Leonora), Vladimir Stoyanov (Don Carlo di Vargas), Marcelo Alvarez (20, 26, 29 nov. ; 2, 8, 11 déc.) et  Zoran Todorovich (14, 17, 23 nov., 5, 15, 17 déc.) (Don Alvaro), Nadia Krasteva (Preziosilla), Kwangchul Youn (Padre Guardiano), Nicola Alaimo (Fra Melitone), Nona Javakhidze (Curra), Christophe Fel (Un Alcade), Rodolphe Briand (Mastro Trabuco), François Lis (Un Chirurgo).       <br />
       Orchestre et chœur de l'Opéra national de Paris.       <br />
       Décors : Alain Chambon.       <br />
       Costumes : Maria Chiara Donato.       <br />
       Lumières : Laurent Castaingt.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3545213-5110653.jpg?v=1323852450" alt="Il grandiozo Verdi ou la force des mots" title="Il grandiozo Verdi ou la force des mots" />
     </div>
     <div>
      Chorégraphie : Terry John Bates.       <br />
       Chef du Chœur : Patrick Marie Aubert.        <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 14 novembre au 17 décembre 2011.</span>       <br />
       Opéra Bastille, Paris 12e, 08 92 89 90 90 (0,34€ la minute).       <br />
       Durée 3 h 40 (avec les entractes).       <br />
       <a class="link" href="http://www.operadeparis.fr" target="_blank">&gt;&gt; operadeparis.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Il-grandiozo-Verdi-ou-la-force-des-mots_a453.html" />
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