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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-18T02:10:59+02:00</updated>
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   <title>"Je suis Scarlett - Vivien Leigh, le jour d'après" Une bien belle performance théâtrale portée par une écriture profonde et sensible</title>
   <updated>2026-02-12T18:28:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Je-suis-Scarlett-Vivien-Leigh-le-jour-d-apres-Une-bien-belle-performance-theatrale-portee-par-une-ecriture-profonde-et_a4478.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2026-02-12T14:15:00+01:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Vivien Leigh. Qui ne s'en souvient pas ? Du moins tous ceux d'entre nous appartenant à une certaine génération bercée par le cinéma hollywoodien des années quarante-cinquante et du célèbre film "Autant en emporte le vent" de Victor Fleming, film-manifeste du système hollywoodien – même si ce dernier est antérieur à ces années-là –, une adaptation du roman de Margaret Mitchell.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94305576-65774002.jpg?v=1770904004" alt=""Je suis Scarlett - Vivien Leigh, le jour d'après" Une bien belle performance théâtrale portée par une écriture profonde et sensible" title=""Je suis Scarlett - Vivien Leigh, le jour d'après" Une bien belle performance théâtrale portée par une écriture profonde et sensible" />
     </div>
     <div>
      C'est elle qui décroche le rôle de la célèbre héroïne, Scarlett O'Hara, tant convoité, femme forte et déterminée comme l'est son personnage. Elle n'a que 24 ans. Ce rôle la propulse au rang de star internationale et lui vaut l'Oscar de la meilleure actrice en 1940. Douze ans plus tard, elle obtiendra son deuxième Oscar pour son interprétation de Blanche DuBois dans le non moins célèbre film &quot;Un Tramway nommé désir&quot;.       <br />
              <br />
       Projet ambitieux, à n'en point douter, pour Enrique Fiestas à l'écriture et Rosa Ruiz, comédienne franco-espagnole à l'interprétation, que de se lancer ainsi dans un semblable projet théâtral. Pour la raison déjà évoquée plus haut en priorité. Incarner un personnage aussi célèbre soit-il, mais qui ne &quot;parle&quot; qu'à une certaine génération ou à des amoureux du cinéma hollywoodien des années cinquante. Mais pas que…       <br />
              <br />
       Adapter le personnage de Vivien Leigh au Théâtre, ce n'est pas uniquement adapter une simple actrice. C'est mettre en scène une &quot;fracture&quot;, un être humain entre icône et souffrance, bardé d'une image surinvestie, mais si vulnérable, traversé par la maladie et des troubles psychologiques maniaco-dépressifs qui affectent sa carrière ainsi que sa vie personnelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94305576-65774013.jpg?v=1770904236" alt=""Je suis Scarlett - Vivien Leigh, le jour d'après" Une bien belle performance théâtrale portée par une écriture profonde et sensible" title=""Je suis Scarlett - Vivien Leigh, le jour d'après" Une bien belle performance théâtrale portée par une écriture profonde et sensible" />
     </div>
     <div>
      Elle n'est pas la seule star à s'inscrire ainsi dans un tel schéma d'industrie culturelle prédatrice et destructrice autour des femmes, nous direz-vous. Il n'est qu'à penser à Marilyn Monroe, Romy Schneider, Isabelle Adjani, Anna Magnani, Gena Rowlands, Amy Winehouse, et bien d'autres, malheureusement. Alors, pourquoi elle ? Pourquoi Viven Leigh plus que toute autre ? Quelle est la petite bête qui est venue un jour virevolter aux fenêtres d'Enrique Fiestas et de Rosa Ruiz pour qu'ils décident ainsi de porter sur les planches un destin si exceptionnel ?       <br />
              <br />
       La réponse restera probablement très subjective, mais gageons que leur projet peut s'inscrire dans une volonté qui était déjà la leur à l'occasion de la création de &quot;George Sand, Confidences à la Dame de Nohant&quot;, pièce de théâtre concert avec pianiste, et à l'occasion de laquelle nous avons découvert leur Compagnie &quot;Confidence&quot;, il y a quelques années déjà, celle de mettre en lumière, sous le feu des projecteurs, le déni institutionnel de l'artiste femme sur-exposée, libre pourtant au départ, inspirée, battante, passionnée, amoureuse de l'art et ne cherchant qu'à être elle-même, mais dont la volonté libre a pu être muselée de différentes manières.       <br />
              <br />
       La passion intellectuelle de George Sand, son engagement en faveur de l'égalité des sexes, la tension entre sa vie privée et son engagement public étaient déjà bien mis en avant hors de la sphère médiatique quant à elle, cela dit. Mais battante et libre. Ici, il s'agit de Vivien Leigh. Et quelle acuité troublante encore en 2026, à l'heure de la médiatisation à outrance et de la mise en avant incontournable de la santé mentale des artistes, notamment. Ou de la santé mentale tout court.       <br />
              <br />
       Dans &quot;Je suis Scarlett-Vivien Leigh, le jour d'après&quot;, Enrique Fiestas brosse le portrait d'une femme particulière et unique, certes, mais dont la vie a des échos universels qui résonnent bruyamment à nos oreilles. À Hollywood, en 1930, #MeToo n'existait pas. Les réseaux sociaux non plus. Pourtant, Vivien Leigh, non pas par scandale, mais silencieusement, aurait largement pu en être une figure de proue.       <br />
              <br />
       Quelle meilleure comédienne que Rosa Ruiz pour l'incarner ! Comédienne malheureusement bien trop méconnue et dont le talent n'a rien à envier à bien d'autres, davantage au sommet de l'affiche… Son interprétation dans le rôle de Vivien Leigh – Vivien avec un &quot;e&quot;, et non pas un &quot;a&quot; comme l'est écrit son vrai prénom, histoire là aussi de la déposséder de quelque chose –, est tout simplement bouleversante de justesse, de douceur tragique et d'incarnation justement mesurée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94305576-65774124.jpg?v=1770904333" alt=""Je suis Scarlett - Vivien Leigh, le jour d'après" Une bien belle performance théâtrale portée par une écriture profonde et sensible" title=""Je suis Scarlett - Vivien Leigh, le jour d'après" Une bien belle performance théâtrale portée par une écriture profonde et sensible" />
     </div>
     <div>
      Depuis le 5 février dernier, &quot;Vivian-Vivien Leigh-Holman&quot;, née Hartley, se réincarne littéralement sur les planches de la petite salle intimiste du Théâtre du Nord-Ouest. Gageons que de là où elle est, la célèbre actrice-comédienne appréciera le jeu incarné, habité et dépourvu de toute ostentation interprétative de Rosa Ruiz, et qu'elle sourira peut-être des écarts d'écritures originalement autobiographiques de la plume d'Enrique Fiestas : <span style="font-style:italic">&quot;J'étais aux funérailles de Winston Churchill. Il est normal qu'il assiste aux miennes !&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Les soixante-dix minutes de représentation de cette toute nouvelle création de la Compagnie Confidences transportent le public, conquis d'ores et déjà lors de la Première, dans l'univers intime de la star hollywoodienne. À de nombreux moments, l'émotion est palpable grâce au jeu d'une grande maîtrise de la comédienne, mêlé à une sensibilité hors pair.       <br />
              <br />
       Il est probable que ce dernier soit palpable bien davantage lors du quart final de la représentation, dans lequel Rosa Ruiz se métamorphose littéralement dans les tourments psychiques de Vivien Leigh, et nous propose comme une forme de transcendance théâtralisée de sa souffrance intérieure.       <br />
              <br />
       Pléthore de références autobiographiques dans une bonne première moitié du spectacle, et de noms de personnages dont l'actrice a croisé le chemin, confère par moments un riche trop-plein qui aurait mérité d'être un peu épuré.       <br />
              <br />
       Ce qui n'ôte rien, cela dit, à la performance remarquable de la comédienne, même à ces moments-là, l'interprète à la bien gracieuse silhouette, vêtue d'une élégante robe couleur vert d'eau, douce et seyante, création de Frédéric Morel, qui la détache brillamment du noir ambiant de la salle du Théâtre du Nord-Ouest. Couleur oxymorique, probablement, si l'on pense à la vie de Vivien Leigh…       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Je suis Scarlett - Vivien Leigh, le jour d'après"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94305576-65774125.jpg?v=1770904301" alt=""Je suis Scarlett - Vivien Leigh, le jour d'après" Une bien belle performance théâtrale portée par une écriture profonde et sensible" title=""Je suis Scarlett - Vivien Leigh, le jour d'après" Une bien belle performance théâtrale portée par une écriture profonde et sensible" />
     </div>
     <div>
      Texte : Enrique Fiestas.       <br />
       Mise en scène : Enrique Fiestas.       <br />
       Avec : Rosa Ruiz.       <br />
       Lumières : Alexandre de Pardailhan.       <br />
       Costumes : Frédéric Morel.       <br />
       Par la Compagnie Confidences.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
               <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 février au 19 avril 2026.</span>       <br />
       5, 17 février à 18 h 30 ; 11 et 20 février, 1er, 3 et 16 mars, 1er et 6 avril à 20 h 30 ; 22 février à 21 h ; 15 mars à 14 h 30 ; 4 avril 16 h 45 ; 18 avril à 16 h ; 19 avril à 20 h 45.       <br />
       Théâtre du Nord-Ouest, Petite salle, 13, rue du Faubourg Montmartre, Paris 9ᵉ.       <br />
       Réservations : 01 47 70 32 75.       <br />
       <a class="link" href="https://www.billetreduc.com/v2/purchasetunnel#/SeatsSelection?eventId=394021&amp;date=2026-02-11%2020%3A30" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredunordouest.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredunordouest.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Nocturne (Parade)" À l'adresse d'adultes éperdus, la nuit des temps contée à hauteur d'enfants…</title>
   <updated>2026-02-09T11:25:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Nocturne-Parade-A-l-adresse-d-adultes-eperdus-la-nuit-des-temps-contee-a-hauteur-d-enfants_a4474.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2026-02-09T08:25:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Loup y es-tu ? Mort y es-tu ? Écho flouté du refrain d'une comptine visant à apprivoiser nos peurs enfantines, cette ritournelle résonne comme une antienne obsédante en ce début d'année où de puissantes et effrayantes marionnettes aux commandes semblent, comme dans un jeu d'enfants, s'en amuser follement… Le temps de l'écoute du vent et du silence suspendu, Phia Ménard nous plonge dans un nouvel opus de ses "Pièces du vent" où les éléments naturels se font les haut-parleurs d'une dramaturgie ô combien humaine, dans une scénographie où Eros et Thanatos se livrent au jeu ludique et macabre d'à la vie à la mort.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94201173-65695441.jpg?v=1770591281" alt=""Nocturne (Parade)" À l'adresse d'adultes éperdus, la nuit des temps contée à hauteur d'enfants…" title=""Nocturne (Parade)" À l'adresse d'adultes éperdus, la nuit des temps contée à hauteur d'enfants…" />
     </div>
     <div>
      Nuit intense de plusieurs minutes scandées par le seul bruit des pas d'un cheval portant un père et son enfant… Le Roi des Aulnes semble vouloir s'en prendre à l'enfant… Lorsque le père arrive à destination, l'enfant dans ses bras est mort… Au sortir de la nuit noire ouvrant la représentation, un ballet de drapeaux – agités vigoureusement les uns par la Mort en personne, les autres par la Protectrice de la Concorde – s'affrontent dans un déchainement d'airs d'Opéra faisant résonner le conflit à jamais vivant entre pulsions de vie et de mort.        <br />
              <br />
       Et lorsque, tout droit sortis du poème de Goethe, un cheval et un enfant éthérés – enveloppes de plastique gonflées par le vent d'une soufflerie et guidées par les ventilateurs en périphérie – surgissent splendidement d'une trappe pour faire leur entrée sur la piste circulaire autour de laquelle le public se presse sur des gradins de fortune, la magie embusquée opère… L'enfant est-il vraiment mort ou avons-nous été victimes d'une hallucination auditive ?       <br />
              <br />
       Dès lors, il ne sera plus question que de magies, blanche et noire… Les apparences du cheval, du père et de l'enfant le montant à cru virevolteront fougueusement dans l'air pour créer une féérie lumineuse… avant qu'une armée de squelettes volants, avatars de la Mort décuplée en bataillon serré, ne s'accrochent à eux pour terrasser l'enfant sous les yeux éplorés de la Suppliante impuissante et sous le déchainement sonore de l'aria de &quot;La Reine de la nuit&quot;, massacrée, elle aussi, par Mrs Jenkins alias Marguerite.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94201173-65695445.jpg?v=1770591303" alt=""Nocturne (Parade)" À l'adresse d'adultes éperdus, la nuit des temps contée à hauteur d'enfants…" title=""Nocturne (Parade)" À l'adresse d'adultes éperdus, la nuit des temps contée à hauteur d'enfants…" />
     </div>
     <div>
      La magie toujours et encore dans les lumières stroboscopiques, créant un entre deux entre le vivant halluciné et la Mort revenant au pas de charge pour tirer à bout portant sur le cheval et l'enfant innocent… Enfant que la Suppliante éplorée – Piéta au visage de Mater Dolorosa – recueillera avec une infinie tendresse, le tendant à bout de bras vers nous… Mais n'oublions pas que nous sommes dans un conte, et si cruel soit-il, il suffira d'un petit ballon accroché au bras de l'enfant pour qu'il s'envole à nouveau et fasse résonner l'espace de ses rires innocents.       <br />
              <br />
       Parenthèse &quot;rêvée&quot; vite démentie par le réel qui insiste sous la forme d'une flotte aérienne de marionnettes anthropomorphes à l'effigie des prédateurs planétaires, aussi effrayants que ridicules, prenant possession de la piste. Super grand-guignolesques, déferlant en tous sens pour anéantir tout ce qui vit librement, transformant l'espace de la représentation en capharnaüm géant où tanks et armes volent en rafales pour célébrer la Mort. Elles ne cesseront l'affrontement avec les forces de paix aux effigies de colombes… qu'à l'anéantissement final de tous, enfouis ensemble dans les trappes de l'histoire…       <br />
              <br />
       Mais – comme il a déjà été dit – nous sommes dans un conte, et si cruel soit-il, il reste le lieu de tous les possibles… Ainsi de la chute qui, sans la dévoiler, offre un lumineux ballet aérien, de nature à &quot;insuffler&quot; l'énergie dont on a besoin pour échapper au &quot;Meilleur des mondes&quot; dystopique… afin de réaliser ensemble le rêve d'un monde meilleur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94201173-65716796.jpg?v=1770591324" alt=""Nocturne (Parade)" À l'adresse d'adultes éperdus, la nuit des temps contée à hauteur d'enfants…" title=""Nocturne (Parade)" À l'adresse d'adultes éperdus, la nuit des temps contée à hauteur d'enfants…" />
     </div>
     <div>
      Phia Ménard, de création en création, a le don peu ordinaire de transformer les cauchemars ordinaires en rêves énergisants… Sans doute faut-il trouver le secret de cette force irradiante, du côté de son humanité contagieuse, susceptible de nous entrainer là encore – corps et âme – dans une Parade au final réjouissant… Aussi, lorsque l'artiste chorégraphe viendra humblement saluer &quot;son&quot; public (sous un concert d'applaudissements tout autre que convenu…), on aura – pour le Théâtre qu'elle défend avec une générosité sans pareille – un pincement de cœur…       <br />
              <br />
       Comment diable est-il possible que le Conseil Régional des Pays de La Loire ait brutalement supprimé à la Compagnie &quot;Non Nova, sed nove&quot; (&quot;Nous n'inventons rien, nous le voyons différemment&quot;) toutes ses subventions ? Sa Présidente aurait-elle pour objectif d'autres &quot;Horizons&quot;… d'attente, incompatibles avec une culture populaire émancipatrice dont le mantra, inscrit dans le nom de la Cie, est de &quot;voir différemment&quot; ? Telle est la question… (Ainsi parlait Hamlet).       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 31 janvier 2026 dans la Salle Vauthier du tnba - CDN de Bordeaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Nocturne (Parade)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94201173-65716811.jpg?v=1770591720" alt=""Nocturne (Parade)" À l'adresse d'adultes éperdus, la nuit des temps contée à hauteur d'enfants…" title=""Nocturne (Parade)" À l'adresse d'adultes éperdus, la nuit des temps contée à hauteur d'enfants…" />
     </div>
     <div>
      Création le 18 juillet 2025 à Anvers - Zomer Van Antwerpen       <br />
       Pièce du Vent.       <br />
       Idée originale, création, chorégraphie : Phia Ménard.       <br />
       Collaboration artistique : Cécile Briand.       <br />
       Avec : Phia Ménard et Cécile Briand en alternance, Fabrice Ilia Leroy.       <br />
       Création des marionnettes et objets : Phia Ménard et Fabrice Ilia Leroy.       <br />
       Dramaturgie : Jonathan Drillet.       <br />
       Création musicale : Ivan Roussel.       <br />
       Création lumière : Éric Soyer.       <br />
       Régie du vent : Clarisse Delile.       <br />
       Stagiaire artistique : Amélia Dantony.       <br />
       Compagnie Non Nova - Phia Ménard.       <br />
       À partir de 8 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du 27 au 31 janvier 2026 (lors de 9 représentations, matinée et soirée) dans la Salle Vauthier du tnba - CDN à Bordeaux (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 au 13 février 2026 :</span> L'Idéal - Théâtre du Nord (en partenariat avec Le Grand Bleu, Lille) Tourcoing (59).        <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 au 14 mars 2026 :</span> CDN de Normandie-Rouen - Rouen (76).       <br />
       Du 17 au 19 mars 2026 : Le Sablier - Centre National de la Marionnette (dans le cadre du Festival Spring), Ifs (14).       <br />
       Du 22 au 25 mars 2026 : Le Trident - Scène nationale (dans le cadre du Festival Spring), Cherbourg-en-Cotentin (50).        <br />
       Du 1er au 4 et 7, 8 avril 2026 : MC93 - Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis, Bobigny (93).       <br />
       Du 16 au 18 avril 2026 : Centre Culturel Robert Desnos - Scène nationale de l'Essonne, Ris-Orangis (91).       <br />
       Du 28 au 30 avril 2026 : Les Quinconces &amp; L'Espal - Scène nationale, Le Mans (72).        <br />
       Du 9 au 10 mai 2026 : Nuithonie, Villars-sur-Glane (Suisse).       <br />
       Du 19 au 22 mai 2026 : La Comédie de Valence - Centre dramatique national Drôme-Ardèche, Valence (26).       <br />
       Du 26 au 28 mai 2026 : La Maison de la Danse aux Subsistances, Lyon (69).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>Avignon OFF 2025 >> Phanee de Pool</title>
   <updated>2025-07-03T23:05:00+02:00</updated>
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   <category term="À l'affiche" />
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   <published>2025-07-03T22:59:00+02:00</published>
   <author><name>Annonce</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Talent insolent, présence immédiate. Chanson couleurs pop invention. Ses textes parlent d'amour, de précarité ou d'algorithmes qui dirigent nos vies. Son 3e album a été classé 5 mois durant au top 10 des radios Quota Francophones, lauréat du Trophée Georges Brassens 2024 et d'un deuxième Coup de Cœur Charles Cros. Après la Suisse, son nom circule à Paris, Avignon et partout en France.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89713618-63391130.jpg?v=1751576631" alt="Avignon OFF 2025 >> Phanee de Pool" title="Avignon OFF 2025 >> Phanee de Pool" />
     </div>
     <div>
      Avec lucidité et autodérision, l'artiste raconte notre quotidien, la liberté, la marginalité ou notre dépendance au smartphone. Un Œil géant incarne ces algorithmes qui dirigent nos vies et s'ingèrent au fil du récit. La compétition tourne en dérision et déclenche les éclats de rires jusqu'au bouquet final. <span style="font-style:italic">&quot;C'est rutilant d'intelligence, savoureux de poésie. Phénoménal !&quot;,</span> souligne la critique.       <br />
              <br />
       Ancienne policière, elle a créé en 2017 son style &quot;Slap&quot; mêlant slam et chanson, poésie, comédie et stand-up. En 3 albums, 500 scènes en Europe et en Asie et quinze prix dont le Trophée Georges Brassens 2024 et deux coups de cœur de l'Académie Charles Cros !       <br />
              <br />
       Son 4e spectacle &quot;AlgorYthme&quot; tourne en France depuis 2024, notamment chaque mois à Paris au Théâtre de l'Archipel puis à la Gaité Montparnasse, applaudi partout avec standing ovations systématiques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89713618-63391135.jpg?v=1751576664" alt="Avignon OFF 2025 >> Phanee de Pool" title="Avignon OFF 2025 >> Phanee de Pool" />
     </div>
     <div>
      <b>Phanee de Pool</b>       <br />
       De : Phanee de Pool       <br />
       Avec : Phanee de Pool (textes, musique, guitare, claviers, scénario, vidéos et voix off).       <br />
       Assistance artistique : Nathalie Devantay.       <br />
       Durée : 60 minutes.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 18 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 22 h 30. Relâche les lundis 7 et 14.       <br />
       Théâtre des Vents, 63, rue Guillaume Puy, Avignon.       <br />
       Réservation : 06 11 28 25 42.       <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0752/fListeManifs.aspx?idstructure=0752" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://theatredesvents.fr/spectacle/phanee-de-pool-algorythme/" target="_blank">&gt;&gt; theatredesvents.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-OFF-2025-Phanee-de-Pool_a4286.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Moya" Du cirque coloré, dansé, théâtral, musical et inclusif !</title>
   <updated>2025-01-14T16:22:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Moya-Du-cirque-colore-danse-theatral-musical-et-inclusif-_a4124.html</id>
   <category term="Cirque &amp; Rue" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/85537404-60953525.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-01-15T06:55:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ils sont d'Afrique du Sud et apportent avec eux leur culture en mariant le cirque avec de la musique, de la danse, des chansons et du théâtre. Dans ce kaléidoscope artistique, Zip Zap Circus délivre aussi, dans son univers de facéties et de joie, un message politique en œuvrant activement depuis plus de trente ans à la cohésion sociale dans leur pays.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85537404-60953525.jpg?v=1736799775" alt=""Moya" Du cirque coloré, dansé, théâtral, musical et inclusif !" title=""Moya" Du cirque coloré, dansé, théâtral, musical et inclusif !" />
     </div>
     <div>
      Ils sont dix et viennent avec un message arc-en-ciel de paix et inclusif qu'ils portent artistiquement avec brio. &quot;Moya&quot;, le nom de leur spectacle, est un mot zoulou qui signifie esprit, air, âme et vent.       <br />
              <br />
       C'est frais et joyeux, et le tout démarre avec des couleurs vives. Il y a de la musique et des chansons, dont deux françaises. Zip Zap Circus, créé en 1992 et venu tout droit du Cap, apporte un soin tout particulier à faire honneur au pays qui l'accueille pour ces représentations parisiennes, comme ils portent une attention particulière à promouvoir un message d'inclusion dans leur création. C'est à la fois une troupe et une école de cirque qui favorisent la cohésion sociale en permettant aux jeunes d'Afrique du Sud de pouvoir prendre en main leur vie via une pratique artistique. Depuis plus de trente ans, Zip Zap Circus a déjà aidé des milliers de jeunes et certains ont pu intégrer la compagnie.       <br />
              <br />
       Le spectacle est composé de différents tableaux avec une sorte de monsieur Loyal (Luqmaan Benjamin) qui joue le rôle d'animateur et de joyeux luron en effectuant quelques acrobaties. À dessein, il n'est pas intégré au début dans le groupe. Il incarne en effet l'individu malhabile de ses mains et de son corps, un peu rejeté par les autres. Mais il n'en est rien, car il est le fil rouge de la représentation en jouant de farces et de facéties.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85537404-60953539.jpg?v=1736799806" alt=""Moya" Du cirque coloré, dansé, théâtral, musical et inclusif !" title=""Moya" Du cirque coloré, dansé, théâtral, musical et inclusif !" />
     </div>
     <div>
      Les tableaux vont au-delà de l'univers du cirque. Il y a de la danse, du théâtre et de la chanson dans une très belle dynamique de groupe.        <br />
              <br />
       Pour le volet danse, une chorégraphie de danse contemporaine, tout en synchronisation, est effectuée. Dans un second temps, place au Gumboot, danse venant d'Afrique du Sud qui a pris naissance au début du XIXe siècle avec des mineurs noirs victimes d'Apartheid, comme toute population noire dans le pays de 1948 à 1991. Le Gumboot est aujourd'hui présent sur tout le continent africain. Chaussés de bottes blanches, les artistes tapent de façon synchronisée sur celles-ci en pliant légèrement le tronc et en faisant quelques pas sur le côté avec le pied droit qui s'allonge, alors que la jambe gauche opère un pas de côté en tournoyant légèrement. Cela donne au spectacle une direction plus rythmée, avec une tension plus importante dans les mouvements.       <br />
              <br />
       Plus loin, une roue allemande apparaît où l'artiste finit son numéro, le corps étendu sur l'anneau, fessier et tronc un peu relevés durant plusieurs oscillations de roue, faisant corps avec son accessoire. Ailleurs, de très belles figures sont effectuées dans les airs à l'aide d'un grand tissu rouge par Bridgette Berning. Son corps se plie et se déplie, monte et descend par la force de ses bras. La mise en tension qu'elle effectue avec son corps lui permet d'opérer des clés et des figures acrobatiques. Tout est en grâce avec cette figure longitudinale qui effectue des déplacements rotatifs dans les airs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85537404-60953669.jpg?v=1736800384" alt=""Moya" Du cirque coloré, dansé, théâtral, musical et inclusif !" title=""Moya" Du cirque coloré, dansé, théâtral, musical et inclusif !" />
     </div>
     <div>
      Ailleurs, place à la banquine où des porteurs réalisent une poussée de leurs mains entrecroisées, appelée banquette, pour lancer dans les airs un troisième circassien. C'est un enchaînement de différentes figures de ce type qui s'effectuent dans un autre genre avec les sangles aériennes.       <br />
              <br />
       Une série de jonglages avec des boules est réalisée entre Jason Barnard et Luqmaan Benjamin, situés l'un en face de l'autre. À tour de rôle, ils empilent un nombre de plus en plus important de boules. C'est beau, gracieux, tout en synchronisation entre les deux circassiens qui s'amusent à changer de position durant leur jonglage. De belles figures, toujours régulières, se dessinent avec les balles en rebond blanches qui se calent dans la paume de leurs mains.       <br />
              <br />
       Les acrobaties s'enchaînent en série. Zip Zap Circus est un groupe soudé, avec aucun numéro qui ne se trouve être en solo, même pour ceux qui devraient l'être, comme pour le tissu rouge où l'on voit, à dessein, en arrière-scène des artistes de la troupe prendre part à un mécanisme de tirage de lourdes cordes afin que Bridgette Berning puisse effectuer ses figures rotatives en la faisant monter et descendre. De même, le jonglage, avec des quilles, démarre en solo puis rapidement, d'autres membres s'intègrent en duo ou en groupe dans le numéro.       <br />
              <br />
       C'est festif, joyeux et très agréable à regarder. C'est aussi un message pour tous avec Monsieur Loyal qui, au final, est accepté et intégré dans le groupe, lui qui était en marge de celle-ci malgré ses appels. Le spectacle puise son terreau dans un sol artistique où chacun, néophyte et connaisseur, petit et grand, jeune et âgé, s'y retrouve. Un vrai régal !       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Moya"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85537404-60953671.jpg?v=1736800446" alt=""Moya" Du cirque coloré, dansé, théâtral, musical et inclusif !" title=""Moya" Du cirque coloré, dansé, théâtral, musical et inclusif !" />
     </div>
     <div>
      Metteur en scène : Brent van Rensburg.       <br />
       Compositeur : Josh Hawks.       <br />
       Collaborateurs : Nikolas Pulka, Sabine van Rensburg, Brin Schoellkopf.       <br />
       Avec : Jason Barnard, Luqmaan Benjamin, Bridgette Berning, Jacobus Claassen, Masizakhe Kovi, Vuyani Lottering, Akho Narwele, Phelelani Ndakrokra, Matthew Risk, Lukhanyo Samson.       <br />
       Chorégraphie : Adele Blank.       <br />
       Costumes : Catherine Lourioux.       <br />
       Assistante costumes : Beaura Jacobs.       <br />
       Production : Zip Zap Circus.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>Les représentations ont eu lieu du 11 au 29 décembre 2024 à l'espace Chapiteau, Parc de La Villette, Paris 19e.</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.lavillette.com/programmation/" target="_blank">&gt;&gt; lavillette.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85537404-60953691.jpg?v=1736800524" alt=""Moya" Du cirque coloré, dansé, théâtral, musical et inclusif !" title=""Moya" Du cirque coloré, dansé, théâtral, musical et inclusif !" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Moya-Du-cirque-colore-danse-theatral-musical-et-inclusif-_a4124.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Souffle",  Le vent se lève… Entre intranquillités, pauses et rébellions, Soraya Thomas clôture avec force son triptyque de la révolte</title>
   <updated>2024-03-27T10:48:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Souffle--Le-vent-se-leve-Entre-intranquillites-pauses-et-rebellions-Soraya-Thomas-cloture-avec-force-son-triptyque_a3855.html</id>
   <category term="Danse" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/79159316-57370019.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-03-27T10:29:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
À croire que les rapports entre la nature et l'humain sont si imbriqués qu'ils "impriment" notre vision du monde. Soraya Thomas, chorégraphe réunionnaise, a hérité de son île natale l'impétuosité volcanique du Piton de La Fournaise. Son engagement artistique autour du thème de la révolte et de l'intime (cf. "La révolte des papillons" et "Et mon cœur dans tout cela ?") et contre la menace imminente d'effondrements démocratiques guettant tout particulièrement son département d'outre-mer, fait figure d'une réplique sismique faisant écho aux caldeiras et à leurs volcans effondrés.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79159316-57370019.jpg?v=1711533811" alt=""Souffle",  Le vent se lève… Entre intranquillités, pauses et rébellions, Soraya Thomas clôture avec force son triptyque de la révolte" title=""Souffle",  Le vent se lève… Entre intranquillités, pauses et rébellions, Soraya Thomas clôture avec force son triptyque de la révolte" />
     </div>
     <div>
      Après s'être frottée au thème de la migration (suite à la percée préoccupante de l'extrême droite dans son île, dès l'élection présidentielle de 2017) avec quatre danseurs sur scène, à celui de la place de la femme noire métisse se mettant à nu (elle-même) pour raconter les résistances d'une vie entière, Soraya Thomas projette maintenant six de ses danseurs sur un plateau balayé par le souffle du vent. En guise de point de capiton à son triptyque sur la violence et l'intime, dans ce dernier volet, elle se propose de tester les capacités de résistance d'un clan soumis à de fortes turbulences extérieures.       <br />
              <br />
       Dans le noir complet, un grondement continu, dont la tonalité s'amplifie au fur et à mesure du temps, annonce la possibilité d'un cataclysme. Nos yeux s'habituant à l'obscurité découvrent alors le corps d'une danseuse allongée au sol, inerte, puis d'une autre. La lumière se faisant, d'immenses rideaux de tulle ondulant sous l'effet d'un vent devenu plus léger sont tirés par les quatre autres danseurs redressant les cubes de constructions mises à bas. La vie reprend, et avec elle, le ballet incessant des gestes à mutualiser pour faire cohésion face aux dérèglements d'ordre climatique ou politique mettant à mal l'existence de chacun.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79159316-57370020.jpg?v=1711533840" alt=""Souffle",  Le vent se lève… Entre intranquillités, pauses et rébellions, Soraya Thomas clôture avec force son triptyque de la révolte" title=""Souffle",  Le vent se lève… Entre intranquillités, pauses et rébellions, Soraya Thomas clôture avec force son triptyque de la révolte" />
     </div>
     <div>
      L'intranquillité qui habite les danseurs se lit dans les regards inquiets. Leur détermination s'affiche dans les postures énergiques où bras défensifs tendus vers l'extérieur dominent. Alternant pauses, ralentis et accélérations, leur danse est un sport de combat dont l'enjeu n'est autre que la survie du clan. Les jeux de lumière oscillant entre éclairage franc et semi-obscurité impriment le tempo de ce corps à corps avec le danger tempétueux. Reprenant leur souffle, au rythme d'une respiration expressive, dans leur costume les faisant confondre, les quatre danseuses et deux danseurs développent une chorégraphie chorale où le soutien – réel et figuré – aux partenaires prend fonction de viatique leur permettant de traverser ensemble ces zones de turbulence.       <br />
              <br />
       Parfois l'une d'entre eux craque, faisant entendre un rire glaçant. Aussitôt prise en charge par l'un de ses alter egos l'entourant de ses bras protecteurs, elle reprend pied pour se joindre aux vicissitudes du groupe dont les membres tour à tour s'épuisent, se désarticulent, s'écroulent avant de se relancer de plus belle dans l'action. L'énergie sans faille qui les anime est à mesurer à l'aune du danger qu'ils encourent et leur saine révolte tonitrue jusqu'à nous.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79159316-57370032.jpg?v=1711533890" alt=""Souffle",  Le vent se lève… Entre intranquillités, pauses et rébellions, Soraya Thomas clôture avec force son triptyque de la révolte" title=""Souffle",  Le vent se lève… Entre intranquillités, pauses et rébellions, Soraya Thomas clôture avec force son triptyque de la révolte" />
     </div>
     <div>
      Pour peu que l'on accepte un temps de lâcher prise, de se dessiller les yeux pour faire face à nos propres terreurs, cette chorégraphie de la violence et de l'intime prend statut de donneur d'alerte résonnant dans notre propre intimité. Ainsi &quot;Souffle&quot;, de Soraya Thomas et de ses danseuses et danseurs faisant corps, nous offre-t-il une respiration salutaire de nature à réanimer notre devoir de rébellion. Reprendre ensemble souffle pour ne pas capituler devant les dangers menaçant notre &quot;humanité&quot;.       <br />
              <br />
       <b>Vu le vendredi 22 mars à La Manufacture CDCN de Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Souffle"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79159316-57370034.jpg?v=1711533911" alt=""Souffle",  Le vent se lève… Entre intranquillités, pauses et rébellions, Soraya Thomas clôture avec force son triptyque de la révolte" title=""Souffle",  Le vent se lève… Entre intranquillités, pauses et rébellions, Soraya Thomas clôture avec force son triptyque de la révolte" />
     </div>
     <div>
      Pièce chorégraphique tout public à partir de 10 ans, Création 2022.       <br />
       Chorégraphie : Soraya Thomas,       <br />
       Avec : Maëva Curco-Llovera, Sarah Dunaud, Amélie Pialot, Claudio Rabemananjara, Jules Martin, Manon Payet.       <br />
       Conception scénographique : Frédéric Dussoulier, Soraya Thomas.       <br />
       Construction scénographique : Frédéric Dussoulier, Cédric Perraudeaux.       <br />
       Création lumière : Christophe Bruyas.       <br />
       Création musicale : Thierry Th Desseaux       <br />
       Musicien : David Fourdrinoy (percussions).       <br />
       Voix : Sabine Deglise.       <br />
       Régisseur général : Frédéric Dubreuil.       <br />
       Costumes : Chloé Petitpierre.       <br />
       Par la Cie Morphose.       <br />
       Durée : 55 minutes.       <br />
              <br />
       Représenté le vendredi 22 mars à La Manufacture CDCN de Bordeaux (33)       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>         <br />
       <span class="fluo_jaune">Jeudi 28 mars 2024 :</span> Teat Champ Fleuri, Saint-Denis, La Réunion (974).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79159316-57370127.jpg?v=1711533960" alt=""Souffle",  Le vent se lève… Entre intranquillités, pauses et rébellions, Soraya Thomas clôture avec force son triptyque de la révolte" title=""Souffle",  Le vent se lève… Entre intranquillités, pauses et rébellions, Soraya Thomas clôture avec force son triptyque de la révolte" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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