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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-12T14:09:06+01:00</updated>
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   <title>"Variations" légères et subtiles !</title>
   <updated>2023-01-19T11:52:00+01:00</updated>
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   <category term="Danse" />
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   <published>2023-01-19T10:58:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Créé le 9 octobre 2019 à Bonlieu, scène nationale d'Annecy, le chorégraphe français Rachid Ouramdane explore dans "Variations", à l'aide du Tap dance et de la danse contemporaine, les relations croisées entre la musique et l'artiste au travers de leurs différences et de leurs ressemblances. Dans deux solos séparés, Ramon Sanchez et Anne Hanauer interprètent, chacun dans son style, les compositions de Jean-Baptiste Julien.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70235751-49011106.jpg?v=1674124582" alt=""Variations" légères et subtiles !" title=""Variations" légères et subtiles !" />
     </div>
     <div>
      Noir sur scène avec quelques ampoules allumées au-dessus du sol. Le plateau découvre une scénographie composée d'un long rectangle blanc baigné de lumière sur lequel Ruben Sanchez arrive. Il démarre par quelques pas de Tap dance. Steps<span style="font-style:italic">(1)</span> et stamps<span style="font-style:italic">(2)</span> dessinent le rythme qui prend son envol au fil de l'eau. D'abord légers, presque timides, les premiers pas sont effectués au bord des planches. Le tempo donné par le danseur fluctue. Là rapide, plus loin se ralentissant, un peu avant, s'accélérant, le plateau devient un lieu où la gestique évolue au gré des pieds et des talons, aiguillons de la chorégraphie.        <br />
              <br />
       Le Tap dance, art issu des musiques et des danses africaines et européennes, est né au XIXe siècle avec William Henry Lane (1825-1852), alias Master Juba, qui, dans les années 1840, mixe des éléments de rythmes africains et de danse irlandaise. Les minstrels, spectacles racistes dans lesquels les artistes blancs se noircissaient le visage pour caricaturer les noirs, ont intégré dans certains numéros le Tap dance. L'heure de gloire de cet art se poursuit jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale à Hollywood avec de remarquables danseurs tels que Fred Astaire (1899-1987) et Gene Kelly (1912-1996). Puis c'est le déclin à partir des années cinquante dans les studios hollywoodiens jusqu'à sa renaissance dans les années soixante-dix à Broadway avec, entre autres, Gregory Hines.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70235751-49011110.jpg?v=1674124653" alt=""Variations" légères et subtiles !" title=""Variations" légères et subtiles !" />
     </div>
     <div>
      Les tapotements des pieds, plus ou moins forts et rapides sur les planches, donnent un tempo et une musicalité au solo, faisant ainsi caisse de résonance aux figures de Ruben Sanchez. Celles-ci débutent uniquement par les membres inférieurs pour ensuite finir par l'entièreté du corps. Les bras se lèvent avec le tronc qui fait un demi-tour tout en suivant sa trajectoire tout au long de la scène rectangulaire.       <br />
              <br />
       L'artiste fait de sa personne un véritable vibrato. Ça claque, ça bouge, ça ralentit, ça accélère, tout est rupture et le danseur devient relais corporel de la musique de Jean-Baptiste Julien. Les mouvements des pieds gagnent en intensité avec une attaque au sol qui l'accélère. Les jambes et les bras s'inscrivent dans la chorégraphie et se transforment en gouvernail quand le plat du pied et le talon en sont le volant. Cette première partie du spectacle donne à voir un rapport au temps changeant car le tempo, la musique et la gestuelle de Ruben Sanchez évoluent en intensité et en vitesse. La séquence est alimentée par ces ruptures que les brushes<span style="font-style:italic">(3)</span> et pick up<span style="font-style:italic">(4)</span>, entre autres, animent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70235751-49011112.jpg?v=1674124752" alt=""Variations" légères et subtiles !" title=""Variations" légères et subtiles !" />
     </div>
     <div>
      Puis noir sur scène, les lumières redescendent pour ensuite remonter et faire apparaître en deuxième partie, de la danse contemporaine avec Annie Hanauer. C'est aussi un solo dans une scénographie presque identique dans sa nudité, mais pas dans son contour, l'espace n'étant pas dessiné par le même long rectangle comme pour la première partie. Accompagnés là aussi des compositions de Jean-Baptiste Julien, les mouvements de la danseuse deviennent amples et larges. La tête descend, le tronc se courbe. Tout est bascule. Les membres inférieurs s'étendent. C'est tout le corps qui est moteur sans qu'un élément en particulier en soit l'aiguillon. Au sol, la tête s'aide des jambes pour effectuer un pivotement. L'équilibre n'est jamais rompu, celles-ci étant souvent bien plantées en terre avec des bras qui semblent battre les airs.       <br />
              <br />
       La chorégraphie est dans un rapport au corps qui est la seule limite, comme tout un chacun, alors que pour le premier solo, c'était l'espace. La place prise par la silhouette d'Annie Hanauer dans chacune de ses gestiques est coordonnée par un soin délibéré à se mouvoir faisant d'elle un centre d'attention scénographique à la fois mouvant et fixe, les déplacements n'étant pas délimités dans un lieu géométrique réduit.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70235751-49011288.jpg?v=1674124783" alt=""Variations" légères et subtiles !" title=""Variations" légères et subtiles !" />
     </div>
     <div>
      La scène nue met en exergue les gestiques de l'artiste. Les planches deviennent à chaque déplacement le média intangible d'un mouvement mouvant. Elles sont ainsi ce qui ne bouge pas, les lumières restant fixées. À l'inverse de la séquence avec Ruben Sanchez où figures du Tap dance et trajets de différentes vitesses apportaient une allure bien progressive, avec Annie Hanauer, nous sommes dans une continuité évolutive. Les deux chorégraphies sont comme des miroirs inversés, avec toutefois la quasi même scénographie, celle d'un espace nu qui nous fait découvrir la grammaire artistique de nos solistes. Chacun se nourrit des variations musicales de Jean-Baptiste Julien pour faire exister son art dans sa spécificité.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Step : frappe sur la 1/2 pointe avec transfert de poids.       <br />
       (2) Stamp : frappe du pied plat avec transfert de poids.       <br />
       (3) Brush : frappe brossée avant, arrière, coté, ou en croisant devant ou arrière.       <br />
       (4) Pick up : Brush en haut (en soulevant le genoux).</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Variations"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70235751-49011289.jpg?v=1674124812" alt=""Variations" légères et subtiles !" title=""Variations" légères et subtiles !" />
     </div>
     <div>
      Conception et chorégraphie : Rachid Ouramdane.       <br />
       Avec Annie Hanauer et Ruben Sanchez.       <br />
       Musique : Jean-Baptiste Julien.       <br />
       Lumières : Stéphane Graillot.       <br />
       Décors : Sylvain Giraudeau.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       Le spectacle s'est joué du 10 au 14 janvier 2023 au Théâtre national de Chaillot à Paris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Fanny Vicens accordéonise les Variations Goldberg</title>
   <updated>2022-09-04T19:12:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Fanny-Vicens-accordeonise-les-Variations-Goldberg_a3218.html</id>
   <category term="CédéDévédé" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/63546097-45785546.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-04-05T07:17:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La réputée Fanny Vicens, pianiste et accordéoniste la plus recherchée des ensembles contemporains, propose une relecture culottée des Variations Goldberg de Bach.     <div>
      Il y a encore quelques années, il fallait être diablement optimiste pour entreprendre des études d'accordéon, peu de conservatoires daignant reconnaître au &quot;piano du pauvre&quot;, inventé dans la première moitié du XIXe siècle, la dignité d'un instrument classique et acceptant de l'enseigner. Heureusement ce préjugé est depuis balayé et notre jeune Fanny (un prénom prometteur en musique), d'abord formée à Perpignan, s'est vue diplômée par le CSNDM avant de gagner un nombre impressionnant de prix.       <br />
              <br />
       Non contente de porter haut les couleurs de l'instrument comme interprète, elle a inventé avec son complice à la ville et sur scène (formant le duo Xamp), Étienne Sotty, l'accordéon microtonal de vingt-quatre notes par gamme chromatique. On ne compte plus le nombre de compositeurs contemporains œuvrant pour ce nouveau bijou en solo ou dans l'orchestre. Toujours attirée par les défis, aujourd'hui, celle qui est désormais professeure à la Haute École de Musique de Lausanne offre une transcription des plus inattendues d'une œuvre destinée à l'origine pour le clavecin à deux claviers.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Avec son instrument, Fanny Vicens a raison de se permettre, avec les fameuses Variations, une relecture radicale en mettant en valeur sa dimension contrapuntique et polyphonique. La virtuosité de l'accordéoniste - lui rendant absolument sa dimension orchestrale - se marie à une énergie proprement renversante. Des qualités qui lui font honneur, de même sa science du soufflet.        <br />
              <br />
       Son interprétation jouant sur les intensités et les effets de spatialisation, dans cette transcription respectueuse quoique évidemment non conventionnelle, nous emporte souvent dans un flux émotionnel digne des plus grands thuriféraires de l'œuvre du Maître de Leipzig. Avec ce nouvel enregistrement, Fanny Vicens donne vraiment le sentiment de réentendre l'œuvre de Bach en en offrant de multiples facettes inattendues - grâce à un geste novateur qu'il faut saluer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63546097-45785546.jpg?v=1649088786" alt="Fanny Vicens accordéonise les Variations Goldberg" title="Fanny Vicens accordéonise les Variations Goldberg" />
     </div>
     <div>
      <b>● Fanny Vicens &quot;Bach Goldberg Variations BMW 988&quot;.</b>       <br />
       Fanny Vicens, accordéon.       <br />
       Label : Paraty.        <br />
       Sortie : février 2022.       <br />
       <a class="link" href="https://fannyvicens.com/" target="_blank">&gt;&gt; fannyvicens.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Le Sang des vivants, Variations communes !" Allons enfants de la Commune…</title>
   <updated>2019-12-16T08:54:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Sang-des-vivants-Variations-communes--Allons-enfants-de-la-Commune_a2622.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/40805953-34508003.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-12-15T20:16:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ils sont poète, sculpteur, acteur, metteur en scène, musicien, chanteur, peintre… mais avant tout citoyens du même pays que celui qui vit naguère fleurir l'espoir d'un monde gouverné "justement" par celles et ceux qui en constituent le socle. Sous l'impulsion de Matthieu Boisset, ces héritiers - au sens de Pierre Bourdieu - se sont réunis pour "faire Commune" et clamer avec leur arme à eux, l'art, ce que vivre veut dire.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40805953-34508003.jpg?v=1576438886" alt=""Le Sang des vivants, Variations communes !" Allons enfants de la Commune…" title=""Le Sang des vivants, Variations communes !" Allons enfants de la Commune…" />
     </div>
     <div>
      S'il est aventure humaine et citoyenne ayant fait souffler un vent régénérant de démocratie (directe), c'est bien celle de la Commune de Paris. Soixante-douze jours qui ont marqué à jamais l'Histoire en inscrivant en lettres de feu et de sang les aspirations d'un peuple prenant sa destinée en main. Certes la République du &quot;Versaillais&quot; Adolphe Thiers y mit fin en mai 1871 dans une répression sanglante proportionnelle au danger représenté par un peuple debout…       <br />
              <br />
       … mais la Commune n'est pas morte pour autant. 150 ans après, une troupe d'artistes bordelais &quot;azimutés&quot; la font revivre, animés chacun par l'esprit communard chevillé au corps. Habités par les idéaux qui constituent leur moi-peau, faisant corps avec leurs propos, ils se lancent dans de vifs débats où le respect de la parole de l'autre ne va pas sans l'affirmation effrénée de convictions fortes. On se croirait propulsés dans une séance de la Commune de Paris ou du Club des Femmes débattant en 1871 de sujets brûlants, au premier rang desquels l'abolition de la peine de mort, votée à l'unanimité dans l'enthousiasme général.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40805953-34508012.jpg?v=1576438945" alt=""Le Sang des vivants, Variations communes !" Allons enfants de la Commune…" title=""Le Sang des vivants, Variations communes !" Allons enfants de la Commune…" />
     </div>
     <div>
      Cette énergie collective traverse non seulement l'ensemble des tableaux, redonnant vie aux idées humanistes, mais propose grandeur nature un modèle de démocratie directe à jamais exemplaire. S'empoignant sans concessions, l'enjeu est d'aboutir à des décisions en accord avec les idées généreuses qui les fondent. L'effervescence parfois foutraque qui règne sur la scène est &quot;à la hauteur&quot; de l'insurrection ambiante, les paroles sont articulées à de réelles convictions aux antipodes des discours policés des politiciens rompus à la rhétorique.       <br />
              <br />
       Ces tableaux vivants - on pense à celui de Delacroix, &quot;La liberté guidant le peuple&quot;, 1830, autre révolte émancipatrice -, à haute densité dramatique, sont entrecoupés de pauses non moins percutantes où, chacun à son tour, seul ou en duo, va faire entendre sa voix singulière.       <br />
              <br />
       Morceaux de bravoure révolutionnaire comme le discours fougueux du citoyen Beslay - alias Michel Richard, habité par le rôle - prononcé à la tribune le 29 mars 1871, l'intervention radicale de la figure de proue de la Commune, Louise Michel - alias Dany Hubert -, ou encore le très bel échange joué par Benjamin Ducroq et Daniel Strugeon à partir d'un extrait de &quot;Dans l'ombre du brasier&quot;, du romancier contemporain Hervé Le Corre, prenant comme fond historique la semaine sanglante.       <br />
              <br />
       Poésies inspirées directement par la Commune, comme le puissant et limpide &quot;Aux rêveurs de monarchie&quot; extrait de &quot;L'année terrible&quot; de Victor Hugo - distillé magnifiquement par Mélanie Henel -, ou encore le plus hermétique &quot;L'orgie parisienne ou Paris se repeuple&quot; de Rimbaud, dit par Valentin Calonne de dos (choix métaphorique mais trop peu &quot;éclairant&quot;).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40805953-34508018.jpg?v=1576438998" alt=""Le Sang des vivants, Variations communes !" Allons enfants de la Commune…" title=""Le Sang des vivants, Variations communes !" Allons enfants de la Commune…" />
     </div>
     <div>
      Poésie contemporaine des extraits  de &quot;Là-Bas&quot; de la Libanaise Etel Adnan contant le cercle de mort du Moyen-Orient - interprété tout en délicatesse par Isabelle Jelen -, ou du poignant &quot;Aller-Simple&quot; du Napolitain Erri de Luca contant l'épopée tragique d'émigrés partis d'Afrique pour tenter de rejoindre l'Italie - égrené avec émotion palpable par Éric Chevance faisant corps avec les murmures de sa contrebasse.       <br />
              <br />
       Chansons au goût rock ou mélancolique, composées récemment ou à l'époque, toutes disant la révolte à fleur de peau et l'impérieux désir d'exister. Ainsi aux accents syncopés de &quot;Mai 2018&quot; s'échappant de la guitare furieuse d'Hervé Rigaud, succèdent ceux empreints d'une mélancolie enivrante de &quot;Jean Misère&quot;, texte écrit par Eugène Pottier en 1880, interprété à fleur de sensibilité par Marianne Perdu et Frédéric Guerbert au top de leur art vocal.       <br />
              <br />
       De même, Léa Cornetti, en transe face à l'horreur, délivre une version saisissante de &quot;La semaine sanglante&quot;, chanson écrite en pleine période de répression par Jean-Baptiste Clément. Quant à la chanson finale, que l'on doit à Matthieu Boisset pour le texte et à Benjamin Ducroq pour la musique, elle clôt à l'unisson ce florilège de poésie révolutionnaire.       <br />
              <br />
       Immersion de plain-pied dans le passé de jours historiques hors du commun, &quot;Le sang des vivants&quot; libère par capillarité l'énergie de croire en l'avenir du genre humain. Ainsi en se faisant l'écho présent du quotidien de la Commune de Paris édité par Jules Vallès en 1871 - &quot;Le Cri du peuple&quot; -, cette expérience performative et collective est de nature à s'emparer résolument des lieux communaux pour y disséminer l'esprit vivifiant de La Commune (poing)
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Sang des vivants, Variations communes !"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40805953-34508025.jpg?v=1576439051" alt=""Le Sang des vivants, Variations communes !" Allons enfants de la Commune…" title=""Le Sang des vivants, Variations communes !" Allons enfants de la Commune…" />
     </div>
     <div>
      Tentative théâtrale.       <br />
       L'équipe : Matthieu Boisset, Valentin Calonne, Eric Chevance, Léa Cornetti, Benjamin Ducroq, Frédéric Guerbert, Mélanie Henel, Dany Hubert, Isabelle Jelen, Marianne Perdu, Michel Richard, Hervé Rigaud, Daniel Strugeon.       <br />
       Technique : Matthieu Chevet.       <br />
       Par la Cie Dies Irae.       <br />
       <a class="link" href="http://ciediesirae.fr/" target="_blank">&gt;&gt; ciediesirae.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Création les 22 et 23 novembre au Théâtre Le Levain, Bègles (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée en devenir.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Variations sur le rire", un exercice de haute école qui polit le public dans le sens du plaisir</title>
   <updated>2018-11-28T06:11:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Variations-sur-le-rire--un-exercice-de-haute-ecole-qui-polit-le-public-dans-le-sens-du-plaisir_a2292.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/28238683-27980622.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-11-28T05:58:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pierre Trapet fait partie de ces comédiens discrets et familiers, infatigables passeurs du plaisir du théâtre qui, par-delà toutes les modes, persévère dans l'art d'un humour primordial et multi séculaire. Celui de la farce qui ligote tout le monde dans les réseaux d'un rire libérateur et commun.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/28238683-27980622.jpg?v=1543347325" alt=""Variations sur le rire", un exercice de haute école qui polit le public dans le sens du plaisir" title=""Variations sur le rire", un exercice de haute école qui polit le public dans le sens du plaisir" />
     </div>
     <div>
      En éducateur sensible, bon enfant mais lucide, le comédien joue avec la virtuosité d'un bonimenteur toujours dominateur, faussement bonasse, au fond toujours attentionné, aidé de comparses complices, vrais-faux cobayes, tour à tour victimes ou complices.       <br />
              <br />
       Le spectacle exploite de manière systématique les multiples variations d'un même thème. Celui de l'homme face à l'homme face à l'homme dans le quotidien et la banalité des rapports interindividuels. Vu sous toutes les facettes, tous les angles.       <br />
              <br />
       C'est un festival de duos perturbés par un tiers faisant irruption. Les bonjours, les &quot;au revoir&quot; révèlent sur scène des sous-entendus dévastateurs qui libèrent toutes les situations de leurs ambiguïtés ou au contraire les chargent de toutes les rumeurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/28238683-27980632.jpg?v=1543347358" alt=""Variations sur le rire", un exercice de haute école qui polit le public dans le sens du plaisir" title=""Variations sur le rire", un exercice de haute école qui polit le public dans le sens du plaisir" />
     </div>
     <div>
      Ainsi traitées, les situations sont lisibles, et constituent autant de clins d’œil adressés au public. Qui ne peut se méprendre sur le sens de son rire et comprend que la simple humanité rejoint la tragédie, la comédie, le drame. La vie quotidienne et les grands textes. Un cours de théâtre comme si vous y étiez.       <br />
              <br />
       En provoquant le rire, l'accompagnant, l'expliquant, le communiquant (car rien n'est plus communicatif que le vrai rire), Pierre Trapet fait avec ses comédiens un exercice de haute école qui polit le public dans le sens du plaisir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Variations sur le rire"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/28238683-27980637.jpg?v=1543347393" alt=""Variations sur le rire", un exercice de haute école qui polit le public dans le sens du plaisir" title=""Variations sur le rire", un exercice de haute école qui polit le public dans le sens du plaisir" />
     </div>
     <div>
      Texte : Pierre Trapet.       <br />
       Mise en scène : Pierre Trapet.       <br />
       Avec : Carole Montagner ou Nathalie Veneau, Charles-Emmanuel Brunner, Cédrick Lanoë, Pierre Trapet.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
       <a class="link" href="http://www.pierretrapet.fr/" target="_blank">&gt;&gt; pierretrapet.fr</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">30 novembre 2018.</span>       <br />
       Vendredi à 20 h 30.       <br />
       Théâtre El Clan Destino, Paris 20e, 06 64 31 52 40.       <br />
       <a class="link" href="http://www.familia-stirman.com/" target="_blank">&gt;&gt; Théâtre El Clan Destino</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Variations-sur-le-rire--un-exercice-de-haute-ecole-qui-polit-le-public-dans-le-sens-du-plaisir_a2292.html" />
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   <title>Les "Variations Goldberg" pour Trio à cordes, la Foi dans la Musique</title>
   <updated>2017-11-29T08:21:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Variations-Goldberg-pour-Trio-a-cordes-la-Foi-dans-la-Musique_a1991.html</id>
   <category term="CédéDévédé" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/18507503-22639427.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-11-28T06:16:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Début novembre, le Trio à cordes formé par Sébastien Hurel, Paul Radais et Aurélien Sabouret donnait un concert à Paris dont le programme reprenait leur gravure au CD des "Variations Goldberg" dans la transcription de Dimitri Sitkovetsky. Trois superbes voix qui nous invitent à pénétrer dans les tréfonds de l'âme de cette vertigineuse architecture sonore.     <div>
      Les &quot;Variations Goldberg&quot;, inscrite au catalogue BWV sous le numéro 988, sont composées vers 1740 par Johann Sebastian Bach. Un monument de la musique pour clavier qu'a rendu célèbre son enregistrement par Glenn Gould en 1955. Un de ces enregistrements que détiennent tous les amoureux du génie canadien au service du génial Kantor de Leipzig.        <br />
              <br />
       Le second enregistrement qu'en fit Glenn Gould en 1981, très différent du premier, donne des idées d'hommage au violoniste Dimitri Sitkovetsky quatre ans plus tard, alors qu'on commémore les trois cents ans de la naissance de Bach (et les trente ans du premier enregistrement gouldien). Il en livre une superbe transcription pour trio à cordes qui renouvelle notre écoute du chef-d'œuvre.       <br />
              <br />
       Publiées en 1741, ces &quot;Variations&quot; (une forme appelée au succès, celle d'un seul thème décliné par des variations) ont une origine quasi légendaire. Furent-elles composées pour l'élève de Bach, Goldberg, claveciniste du Comte Van Kayserling, et payées à prix d'or par ce dernier ? On l‘a longtemps cru. Quoi qu'il en soit, elles sont publiées dès 1741 avec pour indication &quot;Air avec diverses variations pour clavecin à deux claviers&quot; et doivent s'écouter sans interruption, tel un voyage dans un espace sonore où l'air initial (l'Aria introductive, une sarabande ornée écrite pour Magdalena, l'épouse de Bach) serait soumis à trente métamorphoses mélodiques, rythmiques, modales mais aussi de timbres, de modulations et de jeu, avant de réapparaître en trente-deuxième position, noté &quot;Aria da Capo&quot;. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      D'une composition savante et symbolique, elles déclinent dans l'orbe de leur révolution cosmogonique les nombres trois (divin) et cinq (humain) - avec par exemple deux parties divisées en cinq sous-parties de trois variations.       <br />
              <br />
       Le concert, donné par le Trio dans le Temple du Foyer de L'âme (un temple protestant du onzième arrondissement parisien), venait fort justement rappeler que l'image divine ne pouvait se laisser déchiffrer que dans la musique, pour Bach et les Fidèles de son église.       <br />
              <br />
       Dans la transcription du violoniste russe, les trois instruments constituent chacun le registre d'un seul instrument (donc trois registres) redoublant ainsi la signification ultime de ce temple sonore à la gloire de Dieu, cet univers clôt et abyssal où se déploie l'âme de l'auditeur. Loin des ensembles à cordes baroques habituels avec basse continue, les musiciens pour ce trio doivent ainsi former à la fois une entité organique et savoir conserver leur voix singulière.       <br />
              <br />
       C'est cette aventure tant artistique qu'humaine dont témoignent le concert comme le disque. Amis de longue date, le violoniste Sébastien Hurel (un ancien du Philharmonique de Radio France devenu soliste), l'altiste Paul Radais (de l'Orchestre national de France) et Aurélien Sabouret (premier solo de l'Orchestre de l'Opéra de Paris) réussissent brillamment cette gageure.       <br />
              <br />
       À l'écoute, leurs trois voix déploient et subliment dans un espace étendu les entrelacements contrapuntiques précieux des lignes mélodiques, leurs couleurs intenses et leur virtuosité, variant leurs rôles à chaque variation. Et l'émotion point puis submerge dans cette véritable introspection mystique les interprètes comme les auditeurs. Une belle manifestation de ce que peut donner la foi en la musique, cette expérience de la présence à soi et au monde.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18507503-22639427.jpg?v=1511847127" alt="Les "Variations Goldberg" pour Trio à cordes, la Foi dans la Musique" title="Les "Variations Goldberg" pour Trio à cordes, la Foi dans la Musique" />
     </div>
     <div>
      <b>● &quot;J. S. Bach - Variations Goldberg - Transcription pour trio à cordes de D. Sitkovetsky&quot; (1985).</b>       <br />
       Sébastien Hurel, violon.       <br />
       Paul Radais, alto.       <br />
       Aurélien Sabouret, violoncelle.       <br />
       Label : Bion Records - Polychrone (contact : <a class="link" href="javascript:protected_mail('srstrio@free.fr')" >srstrio@free.fr</a>).       <br />
       Durée : 1 heure.       <br />
       Sortie : 24 octobre 2017.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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