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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-12T17:42:17+02:00</updated>
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   <title>"Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre</title>
   <updated>2023-10-11T20:53:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Ruy-Blas-Une-revisite-du-celebre-melodrame-tout-en-delicatesse-et-subtilite-ou-comment-trop-aimer-et-s-y-perdre_a3742.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2023-10-12T07:33:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ruy Blas, un valet de pied ambitieux, tombe amoureux de la reine d'Espagne et décide de se venger de la noblesse espagnole qui opprime le peuple. Parallèlement, don Salluste de Bazan, un noble déchu par la reine, cherche à se venger et, pour ce faire, va utiliser Ruy Blas en le faisant passer pour noble.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75798777-53367560.jpg?v=1697051003" alt=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" title=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" />
     </div>
     <div>
      Est-il encore nécessaire de présenter Olivier Mellor et la Compagnie du Berger ? Parmi les grands(es) amateurs et amatrices des planches – ou les moins grands d'ailleurs –, qui ne le connaît pas ? En trente ans d'existence, sa compagnie a déjà présenté trente-huit spectacles et son constant esprit de troupe, de musique, d'énergie et de textes n'a jamais failli. Bien au contraire.       <br />
              <br />
       Implantée à Amiens depuis 2010, la compagnie a pour partenaire fidèle le Théâtre de l'Épée de Bois de la Cartoucherie de Vincennes ainsi que la Compagnie de Picardie. Par ailleurs, c'est une longue histoire qui l'unit aussi à la musique, persuadée de l'impact émotionnel de cette dernière sur les spectateurs. Depuis 2007, la compagnie collabore avec Toskano et son orchestre et, cette fois-ci à nouveau, la magie de la combinaison des images et du son opère fort agréablement.       <br />
              <br />
       &quot;Pour nous, la musique devient aussi naturelle et manifeste sur le plateau que le texte joué par les comédiennes et comédiens. Souvent, ces derniers(ières) chantent aussi ou jouent d'un instrument, et les musiciens se mettent à jouer&quot;,]i Olivier Mellor.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75798777-53367561.jpg?v=1697051029" alt=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" title=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" />
     </div>
     <div>
      Avec &quot;Ruy Blas&quot;, nouvelle adaptation du célèbre texte de la littérature française, ce &quot;théâtre musical&quot;, auquel la troupe est très attachée, ravit à nouveau le public sans commune mesure. Après l'électro de Vladimir Vernay entendu dans &quot;L'Établi&quot;, les chansons écrites spécialement pour &quot;Les Apologues&quot; d'Alain Knapp ou encore la formation type &quot;baloche&quot; de &quot;La Noce&quot;, la place est donnée cette fois-ci aux traditionnels violoncelle et contrebasse. Mais c'est sans compter sur l'originalité sans failles de la troupe qu'un accordéon et un saxophone sont aussi présents sur scène, apportant à ce célèbre mélodrame un regain de modernité et d'élévation &quot;un peu comme au cinéma&quot; (sic).       <br />
              <br />
       Le propos de la pièce qui traite, à bien y regarder, de transfuge de classe et, comme c'est souvent le cas à ce titre, d'amour impossible ou encore d'inégalité sociale, ne nous apparaît pas si éloigné que ça de notre époque contemporaine !       <br />
              <br />
       &quot;Dans un monde où &quot;saisir sa chance&quot; est une expression répétée à l'envi, où les peuples sont constamment opposés les uns aux autres, ainsi que les différentes communautés qui les composent, où on encourage les jeunes générations à corriger nos erreurs tout en préservant nos intérêts, on peut dire que &quot;Ruy Blas&quot; cherche à susciter l'émotion (…). On feint d'ignorer les inégalités, mais elles sont pourtant bien présentes, partout et toujours&quot;, Olivier Mellor.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75798777-53367680.jpg?v=1697051060" alt=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" title=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" />
     </div>
     <div>
      La salle était très calme en ce lundi 9 octobre au Centre Jacques Tati d'Amiens. Une représentation réservée aux scolaires et à quelques rédacteurs(trices), chroniqueurs(euses). Une grande toile rouge carmin tombe du plafond devant laquelle trône une simple chaise. Puis des musiciens comédiens font leur entrée, apportant à ce début de spectacle un bien joli moment hors de nos temps contrariés et tourmentés.       <br />
              <br />
       Ensuite, les changements de décors se font à vue avec agilité et fine organisation. Il s'agit là d'un choix scénographique affiché qui n'enlève rien à la bonne conduite du propos de la pièce… Le texte en alexandrins est maîtrisé brillamment pour l'ensemble des comédiennes et comédiens, avec une mention particulière, pour leur interprétation, à Marie-Laure Desbordes dans le rôle de la duchesse, et d'une duègne, et à Emmanuel Bordier dans celui de Ruy Blas.       <br />
              <br />
       &quot;Madame, sous vos pieds, dans l'ombre, un homme est là (…) qui souffre, ver de terre amoureux d'une étoile (…) et qui se meurt en bas quand vous brillez en haut&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75798777-53367716.jpg?v=1697051197" alt=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" title=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" />
     </div>
     <div>
      Avec cette nouvelle adaptation de &quot;Ruy Blas&quot;, via des trouvailles scénographiques et de décors originaux, Olivier Mellor et sa troupe réveillent les propos de Victor Hugo et permettent bien des échos sur notre société contemporaine : l'Espagne de l'époque qui n'est pas en grande forme et qui n'est pas sans rappeler certains pays aujourd'hui, le cas des trans-classes et des inégalités, l'élitisme, l'injustice, les satisfactions personnelles au détriment de l'intérêt de la nation, etc.       <br />
              <br />
       L'intégralité du texte n'a pas été conservée et nous ne le déplorerons pas, car le résultat est là : fluide, juste et fidèle à ce monument de la littérature française.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ruy Blas"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75798777-53367725.jpg?v=1697051226" alt=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" title=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" />
     </div>
     <div>
      D'après l'œuvre de Victor Hugo.       <br />
       Mise en scène : Olivier Mellor.       <br />
       Musique originale : Séverin Toskano Jeanniard.       <br />
       Avec : Marie-Laure Boggio, Emmanuel Bordier, Christophe Camier, Caroline Corme, François Decayeux, Marie-Laure Desbordes, Fred Egginton, Séverin Toskano Jeanniard, Olivier Mellor, Adrien Noble, Louis Noble, Rémi Pous et Stephen Szekely.       <br />
       Musiciens : Christophe Camier (accordéon), Séverin Toskano Jeanniard (contrebasse), Adrien Noble (violoncelle), Louis Noble (sax ténor).       <br />
       Scénographie : François Decayeux, Séverin Toskano Jeanniard, Olivier Mellor avec le concours de la Courte Échelle.       <br />
       Son : Séverin Toskano Jeanniard.       <br />
       Lumière : Olivier Mellor.       <br />
       Costumes : Bertrand Sachy assisté de Gunjidmaa Loucheut, avec le concours des élèves de BTS Métiers de la mode du lycée Édouard Brany à Amiens et de leurs professeurs Cécile Estienne et Véronique François.       <br />
       Durée : 3 h 10 (entracte compris).       <br />
              <br />
       Spectacle créé les 23, 24 et 25 mai 2023 à la Maison de la Culture d'Amiens - Scène nationale.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 au 17 octobre 2023.</span>       <br />
       Lundi 9 et mardi 10 à 14 h, mercredi 11 à 19 h 30, jeudi 12 à 14 h, vendredi 13 à 10 h, dimanche 15 à 16 h, lundi 16 à 14 h et mardi 17 à 19 h 30.       <br />
       Centre culturel Jacques Tati, Amiens (80), 03 22 46 01 14.       <br />
       <a class="link" href="https://ccjt.fr/" target="_blank">&gt;&gt; ccjt.fr</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 16 novembre au 3 décembre 2023.</span>       <br />
       Jeudi, vendredi et samedi à 21 h, dimanche à 16 h 30.       <br />
       Théâtre de l'Épée de Bois, Salle en pierre, La cartoucherie, Paris 12e.       <br />
       <a class="link" href="https://www.epeedebois.com/" target="_blank">&gt;&gt; epeedebois.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Ruy Blas" Une version vibrant assurément dans la sensibilité contemporaine</title>
   <updated>2020-02-29T14:11:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Ruy-Blas-Une-version-vibrant-assurement-dans-la-sensibilite-contemporaine_a2671.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2020-02-29T13:47:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Yves Beaunesne met en scène "Ruy Blas" de Victor Hugo et c'est comme une (re)découverte. Pleine de vivacité, de pétulance, l'histoire est celle d'une reine malheureuse. D'un valet amoureux d'une reine. D'un amour impossible entre une reine et un valet. D'un amour immense et tragique entre deux êtres que tout sépare…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43223766-35742893.jpg?v=1582981612" alt=""Ruy Blas" Une version vibrant assurément dans la sensibilité contemporaine" title=""Ruy Blas" Une version vibrant assurément dans la sensibilité contemporaine" />
     </div>
     <div>
      D'un ministre éconduit qui se venge. D'une machination effroyable pour faire tomber la reine. D'un autre ministre qui défend l'intérêt général face à des ministres corrompus. D'un grand seigneur devenu gueux. D'un gueux devenu grand seigneur à la suite d'une substitution d'identité. D'une mort pour laver le déshonneur. Aussi de duels. De ripailles. De l'Espagne à son crépuscule. De noblesse et de bassesse.       <br />
              <br />
       Outre l'histoire, il y a les mots, l'appel des consonances, la musique de l'âme de l'amour et de la haine portée par un verbe haut, au débit intense et fluide et ajusté. Poétique, éthique, satirique, ironique, délicat, ne rechignant pas aux jeux de mots, aux expressions populaires, aux envolées lyriques. Qui a cette magie d'être en bouche naturellement, de porter le geste, de susciter le souffle. Faisant fi de toute vraisemblance mais qui atteint le cœur et la raison dans une gourmandise de mots. Le grotesque et le sublime. Le drame, la comédie, le roman-feuilleton réunis. Hugolien donc.       <br />
              <br />
       La mise en espace est rigoureuse. Le plateau est nu, sans décor, nettement incliné. Les comédiens, confiants qu'ils sont dans la parole de l'auteur, entrent et sortent suivent les diagonales, les médianes, les parallèles dans un mouvement continu étourdissant, trouvent une dynamique de l'équilibre et de l'amplification du geste. Sur scène, comme un tournis. Un moulin ! Comme une inclination à servir le public. La scène avec ses cabestans discrets laisse apparaître des traces de trappes, indices de chausse-trape. C'est là toute l'histoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43223766-35742897.jpg?v=1582981655" alt=""Ruy Blas" Une version vibrant assurément dans la sensibilité contemporaine" title=""Ruy Blas" Une version vibrant assurément dans la sensibilité contemporaine" />
     </div>
     <div>
      La distribution des caractères joue ostensiblement et subtilement des antithèses, des contre-jeux. Les mimiques et les postures, les répétitions du geste, les antagonismes (Il ya des gros et des maigres) créent des effets comiques d'une drôlerie irrésistible ainsi qu'une tension permanente, une approche de la révolte et du tragique.       <br />
              <br />
       Il règne une forme d'urgence, qui peut sembler s'affoler, révélant comme une mécanique, une entrée en &quot;pantinisation&quot;. Cette mise en scène ne renie pas en effet sa dimension de théâtre de tréteau. Mais les costumes brillent dans un raffinement de velours et de soie. La musique qui clôt les actes ouvre sur l'imaginaire hispanique. Le spectateur a devant les yeux, sans qu'il en ait vraiment conscience, ces Jeunes-France efflanqués et dandys, ces jeunes filles rebelles, ces hommes mûrs, traîtres et cupides, ces silhouettes simplifiées de Paul Gavarni. Cette présentation de Ruy Blas vibre assurément dans la sensibilité contemporaine et vit à l'ombre de Frédérick Lemaître et de Victor Hugo. Toujours aussi jeunes.       <br />
               <br />
       Les comédiens saluent sous les ovations.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ruy Blas"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43223766-35742902.jpg?v=1582981686" alt=""Ruy Blas" Une version vibrant assurément dans la sensibilité contemporaine" title=""Ruy Blas" Une version vibrant assurément dans la sensibilité contemporaine" />
     </div>
     <div>
      Texte : Victor Hugo.       <br />
       Mise en scène : Yves Beaunesne.       <br />
       Assistantes à la mise en scène : Pauline Buffet, Laure Roldàn.       <br />
       Avec : Thierry Bosc, François Deblock, Zacharie Féron, Noémie Gantier, Fabienne Lucchetti, Maximin Marchand, Guy Pion, Jean-Christophe Quenon, Marine Sylf.       <br />
       Et les musiciennes : Anne-Lise Binard et Elsa Guiet.       <br />
       Conseil artistique : Marion Bernède.       <br />
       Dramaturgie : Jean-Christophe Blondel.       <br />
       Scénographie : Damien Caille-Perret.       <br />
       Lumière : Nathalie Perrier.       <br />
       Création musicale : Camille Rocailleux.       <br />
       Costumes : Jean-Daniel Vuillermoz.       <br />
       Maquillage, coiffures et masques : Cécile Kretschmar.       <br />
       Maître de chant Haïm Isaacs.       <br />
       Durée : 2 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 26 février au 15 mars 2020.</span>       <br />
       Lundi au samedi à 20 h, dimanche à 15 h 30.       <br />
       Théâtre Gérard Philipe - CDN, Salle Roger Blin, Saint-Denis (93), 01 48 13 70 00.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatregerardphilipe.com/cdn/" target="_blank">&gt;&gt; theatregerardphilipe.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
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   <title>"Mademoiselle Julie"  Une marche des passions vers l'échafaud</title>
   <updated>2019-06-05T08:47:00+02:00</updated>
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   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/34486316-31520118.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-06-05T08:31:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Comme un oiseau en cage qui, à l'ouverture de la porte, est sauvagement sacrifié. Ainsi du sort d'une jeune aristocrate qui, lors d'une fête de la Saint-Jean, croit pouvoir dominer son valet et sa cuisinière et jouir des effets de la liberté qu'elle découvre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/34486316-31520108.jpg?v=1559717384" alt=""Mademoiselle Julie"  Une marche des passions vers l'échafaud" title=""Mademoiselle Julie"  Une marche des passions vers l'échafaud" />
     </div>
     <div>
      Dans &quot;Mademoiselle Julie&quot;, August Strindberg place deux personnages dans un huis clos étouffant. La jeune maitresse et le valet, tous deux travaillés par des sentiments contradictoires jusqu'au vertige. L'auteur décrit la résistance des préjugés de caste (diffusés jusque dans l'esprit des serviteurs) face à la pulsion incontrôlée des corps. La cage est solide. La jouissance vire au sacrifice.       <br />
              <br />
       L'écriture de la pièce est implacable. Chaque action de Julie se retourne contre elle. Et d'une scène d'ivresse au sein d'une fête, d'une danse reconduite naît un corps-à-corps cruel, un duel, un combat sans merci et cynique. Entre les convenances et les désirs, entre les rêves et les réalités, les distorsions s'affirment et deviennent fatales.       <br />
              <br />
       Sur scène, dans la mise en scène de Julie Brochen, Anna Mouglalis est Julie, avec sa voix rauque et chaude, son engagement physique entier, sans coquetterie ni minauderies. Elle est une enfant-femme tyrannique, un garçon manqué fragile.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/34486316-31520114.jpg?v=1559717419" alt=""Mademoiselle Julie"  Une marche des passions vers l'échafaud" title=""Mademoiselle Julie"  Une marche des passions vers l'échafaud" />
     </div>
     <div>
      Avec Xavier Legrand en valet rationnel et opportuniste, le duel atteint des sommets. Les comédiens accompagnent la vérité du texte. Et Julie Brochen qui met en scène donne à l'espace de la scène une dimension de tableau réaliste réussi. Intervenant elle-même comme cuisinière rigoriste, elle est un faire valoir discret des deux protagonistes. Elle est aussi le tiers qui ne peut être exclu. La parole d'autorité.       <br />
              <br />
       Étrangement, cette proposition théâtrale est découpée en actes, ponctuée par des transitions en chansons enregistrées. Qui apparaissent comme plaquées en dépit de leur intention de marquer des paliers dans la progression dramatique et d'affirmer une dimension de théâtre naturaliste. Un léger excès de mode &quot;variété&quot; sans doute, au risque de briser le rythme de la pièce.       <br />
              <br />
       Ce nonobstant celle-ci progresse de manière spectaculaire vers la tragédie. Elle décrit la décomposition d'un état bravache qui, de faux apaisements en peurs successives, débouche sur l'effroi et un silence pesant. Comme une marche à l'échafaud et le couperet final. Le public est saisi.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mademoiselle Julie"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/34486316-31520118.jpg?v=1559717447" alt=""Mademoiselle Julie"  Une marche des passions vers l'échafaud" title=""Mademoiselle Julie"  Une marche des passions vers l'échafaud" />
     </div>
     <div>
      Texte : August Strindberg.       <br />
       Traduction : Terje Sinding.       <br />
       Mise en scène : Julie Brochen.       <br />
       Avec : Anna Mouglalis, Xavier Legrand, Julie Brochen.       <br />
       Lumières : Louise Gibaud.       <br />
       Création sonore : Fabrice Naud.       <br />
       Scénographie, costumes : Lorenzo Albani.       <br />
       Durée: 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 28 mai au 30 juin 2019.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Relâche : 21 et 25  juin.       <br />
       Théâtre de l'Atelier, Paris 9e, 01 46 06 49 24.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-atelier.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-atelier.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Mademoiselle-Julie-Une-marche-des-passions-vers-l-echafaud_a2412.html" />
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   <title>Volpone... Rire de l'avarice en malice !</title>
   <updated>2015-08-26T10:03:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Volpone-Rire-de-l-avarice-en-malice-_a1424.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/8184243-12779749.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-08-26T09:26:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La comédie de Ben Jonson est portée par la mise en scène de Carine Montag qui n'a pas hésité à jouer de tous les ressorts de la pièce pour en faire une vraie farce. Les costumes, le jeu, la scénographie font de Volpone un régal de théâtre où le vice se hisse jusqu'à être pendu.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8184243-12779749.jpg?v=1440574995" alt="Volpone... Rire de l'avarice en malice !" title="Volpone... Rire de l'avarice en malice !" />
     </div>
     <div>
      Le théâtre de verdure du jardin Shakespeare est un beau théâtre situé dans un cadre naturel très agréable où se côtoient arbustes, buissons, fosse, pierres et scènes (le tout dans l'ordre ou le désordre ne change rien). Et quand Volpone apparaît, allongé sous une couverture rouge vermillon, à moitié mourant puis rugissant comme un lion, on se prend à rêver que ce cadre idéal colle tout à fait au personnage et à son valet. Et la déception n'est pas au rendez-vous.       <br />
              <br />
       Ben Johnson, rival de Carl Lewis et connu par tous les amateurs d'athlétisme, n'a rien à voir avec Ben Jonson, rival de Shakespeare et grand dramaturge devant l'Éternel. L'un affûtait ses armes aux anabolisants quand l'autre a écrit une cinquantaine de pièces dont son chef-d'œuvre &quot;Volpone&quot;, des poèmes et des masques*. L'un est mondialement connu alors qu'il ne le devrait pas quand l'autre l'est trop peu alors qu'il le devrait. Il est des noms dont le Théâtre n'a pas voulu, par caprice ou ingratitude du temps, garder suffisamment au chaud.       <br />
              <br />
       Volpone reçoit dans sa chambre, en compagnie de son valet Mosca, différents prétendants très friands de le voir tomber, sans son argent, à trois lieux sous terre pour se voir désigner, à l'aide de maints flatteries et cadeaux, légataire testamentaire. Sauf que… sauf que Volpone se joue de l'avarice des uns pour s'amuser des autres et pour être au final… floué ! À malin, malin et demi.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8184243-12779828.jpg?v=1440575457" alt="Volpone... Rire de l'avarice en malice !" title="Volpone... Rire de l'avarice en malice !" />
     </div>
     <div>
      La comédie est drôle, charmante et grinçante. En miroir, la mise en scène est tout aussi drôle, tout aussi charmante et tout aussi grinçante. Elle bouscule les situations en leur faisant prendre un tour décalé, appuyé par un jeu qui ne s'offusque pas de grossir les traits des personnages. Carine Montag laisse ainsi l'interprétation aller dans des directions où elle pousse la farce jusqu'à ses limites. Comme dans cette scène du tribunal où le juge tombe un moment dans la fosse et arrive à en sortir à l'aide d'une corde. Il y a aussi le personnage de Corbaccio (Jérôme Sétian) qui est superbe d'outrances gestuelles, et ce, sans tomber dans la caricature.       <br />
              <br />
       Point d'orgue, la musique du même Jérôme Setian plonge la pièce dans une belle atmosphère, accompagnant les personnages vers une destinée où, manipulés par un faux mourant flanqué d'une vraie avarice, chaque personnage se retrouve piégé dans son propre vice. C'est beau, léger et truculent. Un vrai plaisir !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Pièces lyriques qui sont des divertissements de cour construits sur des thèmes mythologiques, accompagnées de danses et de chansons.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Volpone (ou Le Renard)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8184243-12779869.jpg?v=1440575987" alt="Volpone... Rire de l'avarice en malice !" title="Volpone... Rire de l'avarice en malice !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Ben Jonson.       <br />
       Mise en scène, traduction, adaptation : Carine Montag.       <br />
       Avec : Frédéric Roger, Olivier Banse, François Lis ou Emmanuel Guillon, Pascal Lifschutz, Jérôme Sétian, Joyce Brunet, Martin Verschaeve, Jean Siffermann, Anne-Fanny Kessler.       <br />
       Musique : Jérôme Sétian.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Jusqu'au 27 septembre 2015.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 20 h, samedi à 19 h et dimanche à 18 h.       <br />
       Samedi et dimanche à 18 h du 5 au 27 septembre.       <br />
       Théâtre de Verdure du Jardin Shakespeare, Route de la Reine Marguerite, Au Pré-Catelan, Bois de Boulogne, Paris 16e, 06 12 39 30 69.       <br />
       <a class="link" href="http://www.jardinshakespeare.com/" target="_blank">&gt;&gt; jardinshakespeare.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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