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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-08T09:53:29+02:00</updated>
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   <title>"Le Vaisseau fantôme" jette l'ancre à l'Opéra de Lyon</title>
   <updated>2014-10-17T08:47:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Vaisseau-fantome-jette-l-ancre-a-l-Opera-de-Lyon_a1220.html</id>
   <category term="Lyrique" />
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   <published>2014-10-17T08:10:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Depuis le 11 et jusqu'au 26 octobre 2014, l'Opéra de Lyon propose une nouvelle production de "Der Fliegende Hollände", le quatrième opéra de Richard Wagner, avec un plateau à se damner. Simon Neal, Magdalena Anna Hoffmann et Falk Struckmann y sont emportés par la Fura dels Baus.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7085332-10847762.jpg?v=1413527801" alt=""Le Vaisseau fantôme" jette l'ancre à l'Opéra de Lyon" title=""Le Vaisseau fantôme" jette l'ancre à l'Opéra de Lyon" />
     </div>
     <div>
      C'est en 1841 que Wagner compose le livret de cet opéra romantique en trois actes lors de son premier voyage à Paris. Il s'inspire d'une œuvre lue en 1838 du poète Heinrich Heine qu'il va rencontrer à Paris justement - avec Liszt. Déçu par l'accueil qu'il reçoit, acculé par les nombreuses dettes qui le grèvent comme toujours, il se voit dans l'obligation d'en vendre la version française tout en se réservant le droit d'exploiter la version originale allemande. L'opéra est créé sans grand succès au Hofoper de Dresde en 1843 et il retouchera la partition en 1860 pour y ajouter une ouverture grandiose, entre autres.       <br />
              <br />
       L'histoire avait de quoi lui plaire : &quot;Le Vaisseau fantôme&quot; contient déjà tous les thèmes qui hanteront son œuvre : la mer, l'errance, l'amour rédempteur et la mort. L'argument ? Le capitaine hollandais a blasphémé, il est condamné à errer pour l'éternité sur toutes les mers avec son équipage de spectres. Seul espoir pour l'errant, il peut jeter l'ancre tous les sept ans pour tenter de trouver l'amour inconditionnel d'une femme et être ainsi sauvé de la malédiction. Quand le premier acte commence nous sommes justement cette septième année-là.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7085332-10847763.jpg?v=1413528246" alt=""Le Vaisseau fantôme" jette l'ancre à l'Opéra de Lyon" title=""Le Vaisseau fantôme" jette l'ancre à l'Opéra de Lyon" />
     </div>
     <div>
      Dans un port niché sur la côte norvégienne et alors que la tempête menace de fracasser tous les navires, le Hollandais promet la fortune au capitaine Daland s'il le laisse épouser sa fille, Senta. Celle-ci se réserve depuis toujours au fameux Hollandais (sans l'avoir jamais vu mais elle idolâtre son portrait) et sa sublime ballade au deuxième acte - une pure déclaration d'amour - est un des climax de l'œuvre. Cet amour partagé ne débouchera cependant pas sur le bonheur et comme la Lorelei du même Heine, Senta se jettera du haut d'une falaise - pour sauver le damné. Ce n'est que dans l'autre monde qu'ils pourront se retrouver.        <br />
              <br />
       &quot;Le Vaisseau fantôme&quot; est un opéra de son époque appartenant à une esthétique toute romantique mais il constitue une étape importante dans l'écriture d'un compositeur encore jeune, qui s'identifie sans aucun doute au capitaine maudit à la recherche de l'amour absolu. Si l'œuvre est encore traditionnelle par certains côtés avec ses airs et ses chœurs, elle présente pour la première fois les fameux leitmotiv, ces thèmes qui jaillissent et rejaillissent dans un véritable continuum symphonique. Le tropisme wagnérien est déjà là.        <br />
              <br />
       Avec la mise en scène de Alex Ollé de la Fura dels Baus, dont les images qui nous sont parvenues évoquent la peinture d'un Delacroix et la direction du chef lyonnais Kazushi Ono, nul doute que cette production est à voir absolument. Les premières critiques sont d'ailleurs excellentes. Avec le Hollandais du baryton Simon Neal, la Senta de Magdalena Anna Hoffmann - dont on connaît le travail au long cours avec la maison lyonnaise - et le Daland de Falk Struckmann, nous sommes tous prêts à les suivre et à plonger !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7085332-10847789.jpg?v=1413528288" alt=""Le Vaisseau fantôme" jette l'ancre à l'Opéra de Lyon" title=""Le Vaisseau fantôme" jette l'ancre à l'Opéra de Lyon" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 11 octobre au 26 octobre 2014.</span>       <br />
              <br />
       Opéra national de Lyon, 04 69 85 54 54.       <br />
       Place de la Comédie Lyon (69).       <br />
       <a class="link" href="http://www.opera-lyon.com/" target="_blank">&gt;&gt; opera-lyon.com</a>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Der Fliegende Holländer&quot; (1843).</b>       <br />
       Opéra romantique en trois actes.       <br />
       Livret et musique de Richard Wagner.       <br />
       En allemand surtitré en français.       <br />
       Durée : 2 h 15 avec entracte.        <br />
              <br />
       Kazushi Ono, direction musicale.       <br />
       Alex Ollé/La Fura dels Baus, mise en scène.       <br />
       Alfons Flores, décors.       <br />
       Joseph Abril, costumes.       <br />
       Urs Schönebaum, lumières.       <br />
       Franc Alen, vidéo.        <br />
              <br />
       Simon Neal, Le Hollandais.       <br />
       Falk Struckmann, Daland.       <br />
       Magdalena Anna Hoffmann, Senta.       <br />
       Tonislav Muzek, Erik.       <br />
       Luc Robert, Le Timonier.       <br />
       Eve-Maud Hubeaux, Mary.        <br />
              <br />
       Orchestre et Chœurs de l'Opéra de Lyon.       <br />
       Allan Woodbridge, Chef des Chœurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Wagner et Stravinski par l’Orchestre national de France dirigé par Daniele Gatti… La fête dionysiaque, c’est maintenant !</title>
   <updated>2013-06-10T10:33:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Wagner-et-Stravinski-par-l-Orchestre-national-de-France-dirige-par-Daniele-Gatti-La-fete-dionysiaque-c-est-maintenant-_a925.html</id>
   <category term="Concerts" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5597035-8347742.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-06-10T10:08:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La célébration du centenaire du Théâtre des Champs-Élysées à Paris est aussi celle de la création d’une partition et d’un ballet restée célèbre, "Le Sacre du Printemps", le 29 mai 1913. Et vous revenez sans doute d’un voyage intersidéral si vous ignorez encore que nous fêtons le bicentenaire de la naissance de Richard Wagner, heureusement survenue le 22 mai 1803.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5597035-8347742.jpg?v=1370853235" alt="Wagner et Stravinski par l’Orchestre national de France dirigé par Daniele Gatti… La fête dionysiaque, c’est maintenant !" title="Wagner et Stravinski par l’Orchestre national de France dirigé par Daniele Gatti… La fête dionysiaque, c’est maintenant !" />
     </div>
     <div>
      Coïncidence de la programmation ? Sûrement pas. Alors que Gabriel Astruc préside aux destinées d’un nouveau théâtre à Paris en 1913, il invite les &quot;Ballets russes&quot; de Serge Diaghilev, non sans espérer qu’ils feront trembler le Tout Paris. Grâce à une collaboration explosive entre le directeur du ballet, un jeune chorégraphe inspiré Vaslav Nijinski, et un jeune compositeur de trente et un ans, Igor Stravinski, auréolé d’une gloire incroyable pour son &quot;Petrouchka&quot;, il ne sera pas déçu. Plus fort que les bombes des anarchistes à Saint-Pétersbourg, un nouveau complot russe !        <br />
              <br />
       Un an plus tard, au printemps 1914, alors que le théâtre a déjà connu une faillite pleine de panache moins d’un an après son ouverture, il réserve une entrée au répertoire restée célèbre (par le Boston Company Orchestra et Covent Garden) de trois opéras (1) de Richard Wagner en langue allemande. C’est alors un événement inédit en France et, ce, à un de ces moments tragiques des relations franco-allemandes. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5597035-8347743.jpg?v=1370853235" alt="Wagner et Stravinski par l’Orchestre national de France dirigé par Daniele Gatti… La fête dionysiaque, c’est maintenant !" title="Wagner et Stravinski par l’Orchestre national de France dirigé par Daniele Gatti… La fête dionysiaque, c’est maintenant !" />
     </div>
     <div>
      Ce n’est pas ce seul point qui réunit les compositeurs. Car Wagner et Stravinski révolutionnent les canons esthétiques qui prédominent à leur époque respective. Au XIXe siècle, le compositeur allemand crée son propre mythe et une nouvelle religion… de l’art, en proposant à l’humanité le salut par ses œuvres, et un temple néo-grec pour ses offices : Bayreuth. Le géant de Leipzig, sauvé par Louis II, dernier roi de droit divin et de Bavière, bouleverse la musique en général et l’art lyrique en particulier, en imposant magistralement la puissance stratosphérique d’une mélodie dramatique continue, et une méthode de composition parfois inouïe.        <br />
              <br />
       Adulé par un roi, de nombreuses femmes extraordinaires et de grands hommes tels Charles Baudelaire et Friedrich Nietzsche, il est aussi responsable indirectement de l’effervescence regrettable de quelques poètes bien oubliés à juste titre aujourd’hui, coupables d’avoir écrit à sa gloire les pires sonnets qui soient, dans &quot;La Revue wagnérienne&quot; par exemple (je vous épargne les autres pays...). Wagner ne se fait pas que des amis cependant, perpétuellement en but aux controverses et aux mauvais procès - jusqu’à nos jours (2). Un admirateur, le romancier Thomas Mann, fera dire à un des personnages satiriques de son roman, &quot;Les Buddenbrock&quot;, au sujet du Prélude de &quot;Tristan et Isolde&quot; : <span style="font-style:italic">&quot;Ce n’est que démagogie, blasphème, extravagance ! (…) la fin de toute morale&quot;</span>. Rien que ça !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5597035-8347749.jpg?v=1370853236" alt="Wagner et Stravinski par l’Orchestre national de France dirigé par Daniele Gatti… La fête dionysiaque, c’est maintenant !" title="Wagner et Stravinski par l’Orchestre national de France dirigé par Daniele Gatti… La fête dionysiaque, c’est maintenant !" />
     </div>
     <div>
      En cette soirée chaude de mai 1913, les réactions ne seront pas moins scandalisées ou enthousiastes devant ce &quot;Sacre du Printemps&quot; qui propose une partition aux rythmes sauvages et telluriques, avec de surcroît de formidables et jouissives dissonances, des transgressions tonales aux effets paniques. Une liturgie païenne cosmique au sujet incendiaire : il s’agit d’une jeune fille que de &quot;vieux sages&quot; sacrifient aux forces divines du printemps en la faisant danser jusqu’à la mort. Ce soir du 29 mai, le chahut est indescriptible, on doit faire appel à la police ! D’après les témoins, Maurice Ravel crie : <span style="font-style:italic">&quot;Génie ! Génie !</span>, une certaine comtesse de Pourtalès s‘égosille car on lui manque de respect pour la première fois ! Et le compositeur Camille Saint-Saëns quitte la salle avant la fin du ballet. La soirée tourne à l’échauffourée, dans une chaude ambiance où s’échangent mêmes des coups !       <br />
              <br />
       Mais rien de tel ne se produira jeudi prochain au TEC. Les œuvres de Wagner et Stravinski sont devenues des classiques - toujours passionnants. Elles ont toujours leurs idolâtres (dont moi), c’est bien le moins. Les coups s’échangent ailleurs. Bien que la cérémonie wagnérienne nécessite de longs espaces-temps idoines pour qu’elle s’accomplisse vraiment (Ah ce scandale des deux entractes à l’opéra !), les préludes et autres extraits de choix du grand compositeur sont de vastes symphonies autonomes qui sont conçues pour un grand orchestre. Nous retrouverons avec plaisir le chef italien Daniele Gatti, directeur musical reconduit jusqu’en 2016 à la tête de l’Orchestre National de France, en résidence au TEC. Cet orchestre n’y donne pas moins de 27 concerts cette année pour fêter ce centenaire. Il nous offre donc logiquement sa version du &quot;Sacre&quot;. Gageons que cette soirée nous ravisse… au sens premier du terme !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Notes :       <br />
       (1) Il s’agit de &quot;Tristan und Isolde&quot;, &quot;Die Meistersinger von Nürnberg&quot; et &quot;Parsifal&quot;.        <br />
       (2) Ceux qui ont vu l’imbécile documentaire diffusé sur la chaîne Arte le soir du 22 mai 2013, pour soi-disant commémorer la naissance du grand homme, me comprendront…</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5597035-8347755.jpg?v=1370853236" alt="Wagner et Stravinski par l’Orchestre national de France dirigé par Daniele Gatti… La fête dionysiaque, c’est maintenant !" title="Wagner et Stravinski par l’Orchestre national de France dirigé par Daniele Gatti… La fête dionysiaque, c’est maintenant !" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Concert le jeudi 13 juin 2013 à 20 h.</span>       <br />
       Théâtre des Champs-Élysées, 01 49 52 50 50.       <br />
       15 avenue Montaigne 75008 Paris.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatrechampselysees.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatrechampselysees.fr</a>       <br />
       Durée du concert : 2 h 20.       <br />
              <br />
       <b>Programme :</b>       <br />
       Richard Wagner (1813 – 1883).       <br />
       &quot;Le Vaisseau fantôme&quot;, Ouverture.       <br />
       &quot;Tannhäuser&quot;, Ouverture.       <br />
       &quot;Lohengrin&quot;, Prélude de l’acte I.       <br />
       &quot;Tristan et Isolde&quot;, Prélude et Mort d’Isolde.       <br />
       &quot;Les Maîtres Chanteurs de Nuremberg&quot;, Prélude.       <br />
       Igor Stravinski (1882 – 1971).       <br />
       &quot;Le Sacre du Printemps&quot;.        <br />
              <br />
       Orchestre national de France.       <br />
       Daniele Gatti, direction.        <br />
              <br />
       Concert diffusé ultérieurement sur France Musique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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