<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.larevueduspectacle.fr" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.larevueduspectacle.fr/</id>
 <updated>2026-08-28T09:53:47+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <icon>https://www.larevueduspectacle.fr/favicon.ico</icon>
  <entry>
   <title>•In 2026• "The Last Hamlet", Pour en finir avec Hamlet, la résistible dés-ascension d'un looser dépressif, misogyne et fouille-merde shakespearien</title>
   <updated>2026-07-24T19:20:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2026-The-Last-Hamlet--Pour-en-finir-avec-Hamlet-la-resistible-des-ascension-d-un-looser-depressif-misogyne-et_a4636.html</id>
   <category term="Avignon 2026" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/97453080-67868702.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-07-24T09:34:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Hamlet… Hamlet… Hamlet… Il est partout, dans les têtes, les bibliothèques, les théâtres, depuis que le natif de Stratford-upon-Avon lui a prêté vie. Et pourquoi donc cette fascination, alors qu'il n'a vraiment rien de séduisant ce "héros" shakespearien… Ben Duke, acteur, metteur en scène et chorégraphe décide pour nous ce soir de lui accorder une dernière représentation (jubilatoire !) avant que le héros à la triste figure ne tire à jamais sa révérence…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97453080-67868702.jpg?v=1784878978" alt="•In 2026• "The Last Hamlet", Pour en finir avec Hamlet, la résistible dés-ascension d'un looser dépressif, misogyne et fouille-merde shakespearien" title="•In 2026• "The Last Hamlet", Pour en finir avec Hamlet, la résistible dés-ascension d'un looser dépressif, misogyne et fouille-merde shakespearien" />
     </div>
     <div>
      Hamlet enchaîné au décor qu'il va devoir traîner sur l'avant-scène pour rejoindre le micro qui l'attend… Hamlet suant sang et eau pour tracter le dispositif lourd du poids du passé qui ne le lâche pas d'une semelle… Hamlet qui réussit dans un effort de Titan à faire taire une radio disant pis que pendre de lui… Dans son ADN n'est-il pas inscrit le mépris consubstantiel qui le définit, mépris pour Ophélie, son amoureuse, mépris pour Gertrude, sa mère dépressive. Quant au désir de vengeance de son père, perfidement assassiné par son oncle Claudius, il passera son temps, le mou Hamlet en fouille-merde qu'il est, à le procrastiner… La présentation du  héros en &quot;habit de lumière&quot; étant actée, place à l'action.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Être ou ne pas être… Mourir, dormir, Rien de plus… Mourir, dormir… Dormir, peut-être rêver…&quot;</span>, ces vers emblématiques, ponctués aussitôt que prononcés par un soupir de lassitude, Hamlet les redoublera d'un commentaire, comme un clin d'œil adressé à &quot;son&quot; public embarqué dans son sillage : <span style="font-style:italic">&quot;Je voulais me débarrasser de ce passage&quot;</span>… Le ton de ce qui va suivre est donné. Et la lettre annonçant la subvention supprimée, ne va pas arranger les choses, lui qui peste que &quot;la Joconde de la Littérature&quot; puisse pâtir des coupes budgétaires… Qu'à cela ne tienne, après avoir envisagé de s'enchainer tout nu à la porte des bureaux des décideurs – <span style="font-style:italic">&quot;pas une bonne idée…&quot;</span> – il opte pour relever le défi de la représentation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97453080-67868703.jpg?v=1784879006" alt="•In 2026• "The Last Hamlet", Pour en finir avec Hamlet, la résistible dés-ascension d'un looser dépressif, misogyne et fouille-merde shakespearien" title="•In 2026• "The Last Hamlet", Pour en finir avec Hamlet, la résistible dés-ascension d'un looser dépressif, misogyne et fouille-merde shakespearien" />
     </div>
     <div>
      Vu le budget réduit comme peau de chagrin par des financeurs que le projet annoncé a rendu peu enthousiastes, il a dû revoir drastiquement la distribution. Les personnages seront joués par des peluches – extraites des cartons tapissant le mur du décor – et les répliques seront confiées à des spectateurs auxquels il aura remis auparavant des petits papiers… L'avantage des peluches ? C'est qu'elles ne sont pas syndiquées, qu'on peut les faire travailler autant qu'on veut, et les jeter si l'envie en prend. Ainsi Horatio (son ami proche), Polonius (le père de sa copine Ophélie), Gertrude (sa chère maman) et Claudius (son oncle félon), hériteront chacun d'une peluche pour les représenter sur scène. Avec une prime pour le couple maudit : Gertrude sera une oie et Claudius, son amant l'ayant épousée pour devenir roi après avoir organisé à quatre mains la mort de Hamlet père, sera lui un long serpent gluant à souhait…       <br />
              <br />
       L'accusation de misogynie qui lui est faite ? Il est prêt à la démentir. Ses très nombreuses amies ne seraient-elles pas les premières à témoigner, avec lui, qu'il aime les femmes ? Quant à son côté dépressif dont on l'accuse, comment n'éprouverait-on pas de chagrin face à la mort d'un père ? Une urne funéraire (et non une peluche) sera extraite d'un carton et avec elle, une voix grave s'en échappera, celle du fantôme de son père lui rappelant l'impératif catégorique inscrit dans le nom qu'il porte : être - et non ne pas être - un guerrier redouté…       <br />
              <br />
       Ainsi, sur un rythme scandé par des chorégraphies &quot;lumineuses&quot;, les situations se précipiteront pour offrir une version décomplexée de la pièce originale… Revêtu d'un Babygros, Hamlet se souviendra, ému, des girafes présentes à son baptême… Et s'il n'était pas présent, lui, aux obsèques de sa chère maman, c'est parce qu'il faisait une retraite. D'ailleurs dès qu'il a rallumé son portable et qu'il a découvert les très nombreux messages laissés sur son répondeur par Horatio lui annonçant la mauvaise nouvelle – <span style="font-style:italic">&quot;Ton père est mort&quot;</span> – il… La scène, inénarrable de drôlerie, sera rejouée avec la participation d'un spectateur descendu des gradins pour endosser le rôle d'Horatio.       <br />
              <br />
       La figure paternelle omniprésente sera, elle, incarnée par un acteur au masque de lion et à la voix amplifiée. Il sera l'esprit de son père Hamlet lui enjoignant de le venger en déchargeant un flingue sur l'horrible serpent qu'est Claudius… D'autres scènes chorégraphiées (elles sont nombreuses, colorées et très &quot;parlantes&quot;) montreront Hamlet découvrir sur un dancefloor diffracté sur écran son oncle et sa mère s'embrassant à pleine bouche, grimaces éloquentes en prime… Les os d'un bassin sorti de terre se substitueront au crâne légendaire… Ophélie nagera dans des eaux troubles. Hamlet, suspicieux maladif, l'accusera, de l'avoir trompé avec son ami Horatio… Il fera une énorme crise de jalousie à sa mère, lui le mal aimé compulsif, et, de rage enfin assumée, il finira par vouloir tuer tout le monde dans une crise hystérique où les coups de batte donnés dans le carton abritant Clodius et Gertrude les pulvériseront.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97453080-67868727.jpg?v=1784879034" alt="•In 2026• "The Last Hamlet", Pour en finir avec Hamlet, la résistible dés-ascension d'un looser dépressif, misogyne et fouille-merde shakespearien" title="•In 2026• "The Last Hamlet", Pour en finir avec Hamlet, la résistible dés-ascension d'un looser dépressif, misogyne et fouille-merde shakespearien" />
     </div>
     <div>
      Alors que faire d'un tel être, veule, violent et misogyne à souhait ? Ophélie serait bien tentée de l'occire définitivement, lui qui non seulement a tué Polinius, son père, mais l'a délaissée, elle, jusqu'à en mourir ? Si elle exécutait son premier désir, ce seraient encore des meurtres à rejouer chaque soir de représentation et ça fait quand même beaucoup dans une année, alors pourquoi pas l'enfermer ad vitam æternam dans un carton où on oubliera le triste Hamlet, emmuré vivant dans un silence pour l'éternité, et plus si affinités.       <br />
              <br />
       Le parti pris d'en finir avec Hamlet, tramant la représentation, est exploité sans qu'à aucun moment le rythme ne vienne à fléchir, créant une unité de ton propre à nous ravir. Empruntant à la farce sa grammaire, Ben Duke l'applique à sa création avec un art consommé magnifiant la dérision subtile avec laquelle il s'empare de son sujet.       <br />
              <br />
       En effet, des trouvailles continuelles de mises en jeu improbables et des interprétations hilarantes prenant systématiquement le contrepied du sérieux originel, ont pour effet de nous transporter dans une &quot;copie&quot; de Shakespeare justifiant ô combien la disparition de son personnage phare… Et que Hamlet après tout s'en prenne à lui seul s'il n'a pas été capable ce soir devant nous de relever le défi en montrant qu'il pouvait être autre que les défauts que, généreusement, on lui attribuait… Cependant, à l'issue de cette représentation mêlant avec bonheur théâtre et danse, un regret subsiste, et il est de taille… Comme il avait été annoncé, ce sera là sa dernière représentation. Il faudra apprendre, désormais, à se passer de Hamlet…       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 20 juillet dans le Cloître des Célestins, pour la 80ᵉ édition du Festival d'Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"The Last Hamlet"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97453080-67873210.jpg?v=1784911649" alt="•In 2026• "The Last Hamlet", Pour en finir avec Hamlet, la résistible dés-ascension d'un looser dépressif, misogyne et fouille-merde shakespearien" title="•In 2026• "The Last Hamlet", Pour en finir avec Hamlet, la résistible dés-ascension d'un looser dépressif, misogyne et fouille-merde shakespearien" />
     </div>
     <div>
      Royaume-Uni.       <br />
       Création 2026 au Festival d'Avignon.       <br />
       En anglais surtitré en français.       <br />
       Conception et mise en scène : Ben Duke.       <br />
       Avec : Miguel Altunaga, Ben Duke, Hannah Shepherd.       <br />
       Avec la collaboration exceptionnelle pour le Festival d'Avignon : Anna B Savage.       <br />
       Dramaturgie : Karthika Naïr.       <br />
       Consultante de création : Raquel Meseguer Zafe.       <br />
       Collaboration créative : Sarah Calver, Luigi Nardone, Jamie Wood.       <br />
       Décors et costumes : Soutra Gilmour.       <br />
       Lumière : Jackie Shemesh.       <br />
       Son : Jethro Cooke.       <br />
       Vidéo : Will Duke.       <br />
       Direction technique : Ed Borgnis.       <br />
       Supervision des costumes : Anna Josephs.       <br />
       Éclairage : Daniel Harvey.       <br />
       Programmation lumière : Nadene Wheatley.       <br />
       Régie surtitres : Katharina Bader.       <br />
       Traduction française pour le surtitrage : Dominique Hollier.       <br />
       Durée : 1 h 40.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97453080-67873224.jpg?v=1784911838" alt="•In 2026• "The Last Hamlet", Pour en finir avec Hamlet, la résistible dés-ascension d'un looser dépressif, misogyne et fouille-merde shakespearien" title="•In 2026• "The Last Hamlet", Pour en finir avec Hamlet, la résistible dés-ascension d'un looser dépressif, misogyne et fouille-merde shakespearien" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon In 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Les 17 et 18, du 20 au 24 juillet 2026.</span>       <br />
       Représenté à 22 h.       <br />
       Cloître des Célestins, place des Corps Saints, Avignon.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/fr/billetterie" target="_blank">Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/?cat=1001" target="_blank">>> festival-avignon.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 22 au 30 septembre 2026 : Théâtre de la Ville, Paris.       <br />
       Du 20 au 22 octobre 2026 : Romaeuropa Festival, Rome (Italie).       <br />
       Du 4 au 7 novembre 2026 : Sadlers Wells East, Londres (Royaume-Uni).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/In-2026-The-Last-Hamlet--Pour-en-finir-avec-Hamlet-la-resistible-des-ascension-d-un-looser-depressif-misogyne-et_a4636.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•In 2026• "L'hors-présence ou Chimères du pays de Morsan", Mourir cela n'est rien… mourir la belle affaire… mais souffrir, souffrir…</title>
   <updated>2026-07-11T09:19:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2026-L-hors-presence-ou-Chimeres-du-pays-de-Morsan--Mourir-cela-n-est-rien-mourir-la-belle-affaire-mais-souffrir_a4613.html</id>
   <category term="Avignon 2026" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/97301689-67783053.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-07-10T17:21:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
S'emparant d'un sujet ô combien intranquille – celui de la fin de vie et du droit à mourir dans la dignité –, Tiphaine Raffier propose une fiction aux accents hyperréalistes de nature à transcender le réel pour nous en livrer une version distanciée… Derrière la grande baie vitrée d'un salon-salle à manger d'une maison isolée, située proche de la Fontaine des Chimères, va se jouer le drame dont elle rendra "conte" avec l'acuité du regard dont elle est porteuse. Et nous, spectateurs des tensions déchirant la fratrie réunie autour de leur sœur condamnée, nous deviendrons (à notre insu) partie prenante de ce conflit existentiel.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97301689-67783053.jpg?v=1783697412" alt="•In 2026• "L'hors-présence ou Chimères du pays de Morsan", Mourir cela n'est rien… mourir la belle affaire… mais souffrir, souffrir…" title="•In 2026• "L'hors-présence ou Chimères du pays de Morsan", Mourir cela n'est rien… mourir la belle affaire… mais souffrir, souffrir…" />
     </div>
     <div>
      Placés à la place de &quot;voyeurs&quot;, on découvre la vue en écorché de cette maison avec Laura, de dos dans son fauteuil. Ses deux frères, Simon le plus jeune, Soren l'aîné, et Suzanna, la grande sœur, ont fait le voyage à Morsan pour accompagner le temps qui lui reste à vivre. D'emblée une atmosphère lourde plane sur ce huis clos étouffant, chacune et chacun s'efforçant de feindre la décontraction alors que l'effroi les ronge. Seule la malade semble paradoxalement habitée sereinement la situation, en confiant son choix du graphisme d'un arbre de vie pour décorer son urne funéraire.       <br />
              <br />
       S'occuper, occuper le temps pour combler le silence où bruit l'inexorable échéance. L'un va raconter une anecdote vécue dans le train, l'autre va s'affairer à monter une chaise médicalisée pour la toilette, l'autre obsédé par le temps va se plonger dans &quot;La Montagne magique&quot; de Thomas Mann. Et déjà les mots commencent à manquer à Laura qui, à table, a du mal à porter la cuillère à sa bouche avant de s'étouffer suite à une fausse route. <span style="font-style:italic">&quot;- Éric, ton ancien amoureux, a repris contact ! Il a dû apprendre que… - Que quoi ?&quot;</span>, bientôt suivi d'un cri déchirant les convenances : <span style="font-style:italic">&quot;Arrêtez de me regarder comme ça ! Asseyez-vous et mangez !&quot;.</span> Tout est dit de la souffrance morale de celle qui refuse que sa fratrie la voie déjà comme une morte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97301689-67783054.jpg?v=1783697443" alt="•In 2026• "L'hors-présence ou Chimères du pays de Morsan", Mourir cela n'est rien… mourir la belle affaire… mais souffrir, souffrir…" title="•In 2026• "L'hors-présence ou Chimères du pays de Morsan", Mourir cela n'est rien… mourir la belle affaire… mais souffrir, souffrir…" />
     </div>
     <div>
      Des micros placés dans la cuisine délivreront les conversations de la fratrie concernant le refus de leur sœur d'une place en soins palliatifs, et son choix assumé d'un lit médicalisé à son domicile. Une caméra saisira un gros plan du questionnaire de fin de vie, où se détachent, écrits de la main de Laura, les mots &quot;Je refuse&quot; pendant qu'elle éclatera de rire en écoutant une musique de sa jeunesse. Des morceaux choisis de &quot;La fontaine des Chimères&quot;, l'Argos local – celui qui voit tout – seront lus par le plus jeune frère alors que son aîné résumera lui &quot;La Montagne magique&quot;, tandis que la grande sœur n'arrêtera pas de parler du &quot;baby phone&quot; trahissant l'infantilisation de la malade.       <br />
              <br />
       On sera confronté en direct à la dégradation de l'état de santé de Laura, à ses cris de douleur, à l'exposition de ses pieds nécrosés. L'interrogatoire mené par un médecin et une infirmière révélera, au-delà des signes inquiétants de perte cognitive de la patiente, les points de vue des soignants sur la fin de vie. Faire la promesse d'éteindre avec une précision toute chirurgicale les zones de douleur… sans pour autant en délivrer la malade en lui permettant d'être libre d'y mettre fin. Mais alors qu'en est-il des dernières volontés de Laura, pourtant consignées noir sur blanc par ses soins ? Pour pouvoir les prendre en compte, faudrait-il encore qu'elle soit &quot;en mesure&quot;, or ses facultés intellectuelles étant endommagées, l'aide à mourir lui sera refusée. Cet interrogatoire exposera aussi au grand jour les dissensions au sein de la fratrie, dissensions sur fond d'angoisse dévorante, chacun coupant la parole à Laura pour dire ce qui relève de ses préoccupations à lui. Ainsi du frère aîné, plus attentif semble-t-il aux désirs de Laura, que la grande sœur, n'ayant de cesse de se substituer à la malade pour tout &quot;gérer&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97301689-67783104.jpg?v=1783697469" alt="•In 2026• "L'hors-présence ou Chimères du pays de Morsan", Mourir cela n'est rien… mourir la belle affaire… mais souffrir, souffrir…" title="•In 2026• "L'hors-présence ou Chimères du pays de Morsan", Mourir cela n'est rien… mourir la belle affaire… mais souffrir, souffrir…" />
     </div>
     <div>
      Le paroxysme de leurs oppositions &quot;fratricides&quot; éclatera autour d'un flacon contenant la potion létale confiée par Laure. Son plus jeune frère qui, pour sa part à refuser le test de dépistage de la maladie neurodégénérative dont va mourir Laura, se fait l'apôtre de la vie à tout prix, en accusant sa sœur et son frère d'être incapables d'assumer le vertige de l'existence en prétendant l'interrompre. On sera témoins aussi du revirement de la grande sœur, déchirant les directives de Laura… qui l'avait pourtant désignée comme &quot;la personne de confiance&quot;.       <br />
              <br />
       Il sera question aussi d'une mystérieuse juge dépositaire d'un &quot;secret de vie&quot; obsédant, venue se réfugier loin du monde dans ce village de Morsan… dont le nom claque comme un indice. Mais aussi d'une histoire mise en abyme, comme celle contenue dans la curiosité du village, &quot;La Fontaine des Chimères&quot;, dépositaire du mythe d'Argos, surveillant de ses mille yeux la nymphe Io transformée par Jupiter en vache, et aspirant à en être délivrée. Ou encore d'un architecte, découpant les maisons du village en ruine pour ouvrir des fenêtres vers l'extérieur.       <br />
              <br />
       Il sera fait appel également à des &quot;tableaux vivants&quot;, précipitant sur le plateau des flash-back dévoilant de manière sensible le parcours suivi par Laure… Exit les bâtonnets, pour humidifier la bouche, proposés par les bons soins de l'infirmière soucieuse du confort pré-mortel… Exit les phrases d'usage prononcées par les accompagnants, <span style="font-style:italic">&quot;Elle ne souffre pas, elle va partir en toute tranquillité&quot;</span>, mais que sait-on de ce qui se joue derrière le visage déjà absent de l'agonisant ?... Critique de l'IA et des nouvelles technologies mises au service d'une médecine de pointe présentée comme panacée… Place à un être de chair et d'os, amoureuse éperdue d'un baiser entrevu et revenant sur les mutilations infligées à son corps de femme dans l'espoir de la vie sauve… Place à son effroi face aux souffrances qui s'annoncent et son désir de la regarder en face, la mort, sans le recours aux mots convenus servant de cercueil… La mort, c'est dégueulasse, ça la fait hurler de rage, aussi sa demande adressée à ses frères et sœur sera sans ambiguïté, le plus beau cadeau qu'ils pourront lui faire en l'aidant à mourir.       <br />
              <br />
       Chacun, confronté à ses propres angoisses, laissera éclater sa rage impuissante. Le plus jeune frère se lancera dans une danse frénétique pour célébrer l'illusion de la vie. Le frère aîné, lui qui s'évertuait à vouloir contrôler le temps, sera en prise avec un déchainement de violences dirigées contre Thomas Mann. La mort, c'est la peau bleue, les ongles noirs et l'odeur de pourriture, <span style="font-style:italic">&quot;Laure tout ce que tu redoutais, c'est produit&quot;.</span> Les hurlements de la sœur aînée la conduiront, elle, à prendre la place de sa sœur sur le lit médicalisé vide de sa présence.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97301689-67783111.jpg?v=1783697505" alt="•In 2026• "L'hors-présence ou Chimères du pays de Morsan", Mourir cela n'est rien… mourir la belle affaire… mais souffrir, souffrir…" title="•In 2026• "L'hors-présence ou Chimères du pays de Morsan", Mourir cela n'est rien… mourir la belle affaire… mais souffrir, souffrir…" />
     </div>
     <div>
      Et jusqu'à la lumière blanche finale, aveuglante, mais le soleil et la mort peuvent-ils se regarder en face… Nous spectateurs, impliqués dans le drame in situ, vivront en direct les affres de Laure et de sa fratrie. Confrontés à l'innommable de la fin de vie, à des questions touchant à l'essentiel, nous sommes comme irradiés par cette forme théâtrale, artistiquement et dans son récit, au-dessus de tous soupçons. Un soleil noir propre à dessiller nos yeux sur l'humanité de l'aide revendiquée à mourir. Un dernier acte de liberté qui ne peut nous être refusé par d'autres que nous-mêmes.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 8 juillet 2026 à La FabricA d'Avignon, pour la 80ᵉ édition du Festival d'Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'hors-présence ou Chimères du pays de Morsan"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97301689-67783155.jpg?v=1783697787" alt="•In 2026• "L'hors-présence ou Chimères du pays de Morsan", Mourir cela n'est rien… mourir la belle affaire… mais souffrir, souffrir…" title="•In 2026• "L'hors-présence ou Chimères du pays de Morsan", Mourir cela n'est rien… mourir la belle affaire… mais souffrir, souffrir…" />
     </div>
     <div>
      France. Création 2026.        <br />
       En français surtitré en anglais.       <br />
       Texte et mise en scène : Tiphaine Raffier.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Mathilde Saillant.       <br />
       Avec : Emma Bolcato, Teddy Chawa, Thomas Gonzalez, Paula Luna, Édith Mérieau, Catherine Mestoussis, Thierry Paret et Adrien Rouyard.       <br />
       Participation vidéo : Hélène Raimbault, Patrick Harivel.       <br />
       Dramaturgie : Lucas Samain.       <br />
       Scénographie : Hélène Jourdan.       <br />
       Lumière : Kelig Le Bars.       <br />
       Vidéo : Vincent Pinckaers.       <br />
       Cadrage : Raphaël Oriol.       <br />
       Son : Hugo Hamman.       <br />
       Musique : Sylvain Jacques.       <br />
       Costumes : Caroline Tavernier, assistée de Paloma Donnini.       <br />
       Maquillage et perruques : Judith Scotto.       <br />
       Régie générale : Olivier Floury.       <br />
       Régie plateau : Nicolas Bignan, Pierre Frenkel.       <br />
       Régie vidéo : Nicolas Morgan.       <br />
       Régie son : Hugo Hamman.       <br />
       Régie lumière : Christophe Fougou.       <br />
       Régie maquillage et perruques : Emmanuelle Flisseau.       <br />
       Construction du décor : Atelier du Nouveau Théâtre Besançon CDN.       <br />
       Traduction anglaise pour le surtitrage : Sophie Troyna-Martins/La Pixelière.       <br />
       Durée : 2 h 30.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon In 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 5, du 7 au 10 juillet 2026.</span>       <br />
       Représenté à 11 h.       <br />
       La Fabrica, La FabricA, 11, rue Paul Achard, Avignon.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/fr/billetterie" target="_blank">Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/?cat=1001" target="_blank">>> festival-avignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97301689-67783157.jpg?v=1783697818" alt="•In 2026• "L'hors-présence ou Chimères du pays de Morsan", Mourir cela n'est rien… mourir la belle affaire… mais souffrir, souffrir…" title="•In 2026• "L'hors-présence ou Chimères du pays de Morsan", Mourir cela n'est rien… mourir la belle affaire… mais souffrir, souffrir…" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       Du 23 septembre au 10 octobre 2026 : Nanterre-Amandiers - CDN, Nanterre (92).       <br />
       14 octobre 2026 : L'Équinoxe - Scène nationale, Châteauroux (36).       <br />
       Du 3 au 5 novembre 2026 : Comédie de Saint-Etienne – CDN, Saint-Etienne (42).       <br />
       17 et 18 novembre 2026 : Comédie de Clermont - Scène nationale, Clermont-Ferrand (63).       <br />
       25 et 26 novembre 2026 : Comédie de Valence, CDN Valence (26).       <br />
       Du 1ᵉʳ au 5 décembre 2026 : TNP, Villeurbanne (69).       <br />
       Du 8 au 10 décembre 2026 : Nouveau Théâtre Besançon - CDN, Besançon (25).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/In-2026-L-hors-presence-ou-Chimeres-du-pays-de-Morsan--Mourir-cela-n-est-rien-mourir-la-belle-affaire-mais-souffrir_a4613.html" />
  </entry>
</feed>
