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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-16T13:01:33+01:00</updated>
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   <title>"Tutu"… Les petits pas burlesques de petits rats déjantés !</title>
   <updated>2025-10-24T10:25:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Tutu-Les-petits-pas-burlesques-de-petits-rats-dejantes-_a4388.html</id>
   <category term="Danse" />
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   <published>2025-10-23T10:11:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Chico Mambos revisite la danse classique dans sa gestuelle, ses déplacements et ses figures... Mais par le biais de l'humour, voire du burlesque. Créant un univers original, mais fantasque, six danseurs jouent d'imitations dans différentes chorégraphies, entre dérision et exigence, faisant de la danse classique un art joyeux et pouvant bousculer les codes artistiques.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92023960-64592946.jpg?v=1668077455" alt=""Tutu"… Les petits pas burlesques de petits rats déjantés !" title=""Tutu"… Les petits pas burlesques de petits rats déjantés !" />
     </div>
     <div>
      Six danseurs, habillés en tutu, arrivent côté cour les uns à la suite des autres. La danse classique est revisitée dans sa gestuelle et ses aspects scéniques et chorégraphiques. De cette danse aérienne, les danseurs décollent peu du sol. D'une attitude altière et droite, nos danseurs empruntent une gestuelle faite de courbes et de contorsions. D'un positionnement essentiellement symétrique et central, ils investissent toute la scène dans des déplacements souvent diagonaux ou longitudinaux. Tout est bousculé avec grâce et intelligence par la compagnie Chico Mambos.       <br />
              <br />
       Les Chico Mambos sont nés il y a vingt ans en 1994 à Barcelone avec Philippe Lafeuille, actuel directeur artistique de la compagnie.       <br />
              <br />
       La danse classique est vue au travers de l'humour, voire du burlesque par le biais de jeux d'imitations, de légèreté, mais aussi loufoques et décalés. Au fil des &quot;numéros&quot; chorégraphiés, les danseurs se transforment en poussins, en divas, sylphides ou en danseurs modernes, branchés, ou ambiance rap/Street dance... Dans un solo de pointes, les danseurs jouent d'équilibres et de déséquilibres. Dans un autre solo, Loïc Consalvo a une gestuelle faite de grâce et &quot;d'ironie&quot; artistique avec des mouvements très appuyés dans ses arrondis et ses finales.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92023960-64592947.jpg?v=1668077492" alt=""Tutu"… Les petits pas burlesques de petits rats déjantés !" title=""Tutu"… Les petits pas burlesques de petits rats déjantés !" />
     </div>
     <div>
      Dans chaque chorégraphie, les danseurs déploient, de façon inspirée et amusante, énergie et légèreté qui font voir la danse classique à mille lieues d'une discipline et d'une rigueur figées dont peut être parée celle-ci. L'humour, les effets comiques, transpirent dans la gestuelle, les attitudes et les expressions des danseurs.       <br />
              <br />
       &quot;Tutu&quot; est composé de mariages multiples entre danse moderne et danse classique, entre légèreté et technicité, entre humour et grâce. Les danseurs ont, chacun, leur identité propre avec une approche virile pour les uns, gracieuse pour les autres (voire très féminine) ou timide et timoré pour les suivants.       <br />
              <br />
       C'est un bel hommage rendu à la danse classique lui donnant des lettres de noblesse dont elle ne s'était pas encore parée, celles de l'humour, de la légèreté, de l'originalité et d'une autodérision qui devrait en amener plus d'un à voir le classique d'un autre œil.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Tutu"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92023960-64592948.jpg?v=1668077522" alt=""Tutu"… Les petits pas burlesques de petits rats déjantés !" title=""Tutu"… Les petits pas burlesques de petits rats déjantés !" />
     </div>
     <div>
      Par les Chicos Mambo.       <br />
       Conception/Chorégraphie : Philippe Lafeuille.       <br />
       Collaboration artistique : Flavie Hennion, Romain Compingt.       <br />
       Directeur technique : Armand Coutant.       <br />
       Avec (en 2025) : Marc Behra, David Guasgua, Kamil Pawel Jasinski, Julien Mercier, Vincent Simon, Vincenzo Veneruso, Zentaï : Corinne Barbara.       <br />
       Son : Antisten.       <br />
       Costumes : Corinne Petitpierre, Anne Tesson.       <br />
       Lumières : Dominique Mabileau, Guillaume Tesson.       <br />
       Habilleuse : Charline Mayet.       <br />
       Perruques : Gwendoline Quiniou.       <br />
       Cie La Feuille d'Automne.       <br />
       À partir de 5 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 16 octobre 2025 au 11 janvier 2026.</span>       <br />
       Mercredi au samedi à 19 h, dimanche à 14 h.       <br />
       Théâtre Libre, 4, boulevard de Strasbourg, Paris 10ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 42 38 97 14.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie-jmd.tickandlive.com/evenement/tutu-3?idwl=2" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://le-theatrelibre.fr/" target="_blank">&gt;&gt; le-theatrelibre.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92023960-64592949.jpg?v=1668077633" alt=""Tutu"… Les petits pas burlesques de petits rats déjantés !" title=""Tutu"… Les petits pas burlesques de petits rats déjantés !" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>"Le Premier Sexe" Ou l'éducation des jeunes mâles dans la société moderne</title>
   <updated>2025-09-01T15:28:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Premier-Sexe-Ou-l-education-des-jeunes-males-dans-la-societe-moderne_a4348.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/90794135-63964167.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-09-01T15:25:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Humour et dérision sont les tons qui dominent ce seul en scène, écrit et interprété par Mickaël Délis. Autodérision également, puisque l'auteur invoque sur le plateau les figures marquantes de son enfance. Une autobiographie à la fois ironique et douloureuse où le dogme de la virilité accourt sans cesse pour imposer ses lois, ses jugements, ses condamnations et bouleverser une enfance et l'accomplissement de soi. Car il s'agit de raconter cela, avec entrain, liberté et joie, l'éducation faite aux garçons. Par ce spectacle, Mickaël Délis tente de donner la réplique à la phrase de Simone de Beauvoir : "On ne naît pas femme : on le devient".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90794135-63964167.jpg?v=1756733228" alt=""Le Premier Sexe" Ou l'éducation des jeunes mâles dans la société moderne" title=""Le Premier Sexe" Ou l'éducation des jeunes mâles dans la société moderne" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;On ne naît pas homme : on le devient.&quot;</span> Et l'histoire commence jeune, très jeune, dans une famille d'un milieu bourgeois, un père coureur de femmes qui disparaît de l'horizon assez vite, une mère libérale, idéaliste, et légèrement décalée des réalités, un frère jumeau dans la norme des petits garçons virils et le petit Mickaël, mal dans son corps, qui préfère les tutus aux costumes de Spider-Man. Nous allons donc suivre jusqu'à l'adulte, cet enfant pas très réceptif à l'image supérieure de l'homme dans la société patriarcale.       <br />
              <br />
       Évidemment, le titre renvoie directement à l'essai de Simone de Beauvoir publié en 1949. Il s'annonce comme une réponse en miroir, mais il ne s'agit pas vraiment de cela. Comment répondre en un peu plus d'une heure à un texte qui tente de rassembler tous les constats objectifs de la condition des femmes depuis la préhistoire ? Ici, seule la partie intime, l'anecdote parlante, frappante, troublante parfois ont la parole : le parcours tortueux et dangereux d'un individu à qui la société impose d'être un type d'homme dominateur alors qu'il mettra des années à découvrir ses vrais désirs, sa vraie sensibilité et son homosexualité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90794135-63964168.jpg?v=1652858052" alt=""Le Premier Sexe" Ou l'éducation des jeunes mâles dans la société moderne" title=""Le Premier Sexe" Ou l'éducation des jeunes mâles dans la société moderne" />
     </div>
     <div>
      C'est à l'aide d'une demi-douzaine de personnages aux traits vifs et aux caractères puissants que Mickaël Délis nous fait vivre cette épique traversée de vie, de l'enfant à l'adulte. Il les incarne tous, un peu à la manière inventée par Philippe Caubère. Rapide, drôle, capable de grossir les traits de ses personnages dans une jolie démesure, le comédien virevolte sur scène, avec pour seuls accessoires un tabouret, un tissu et une craie rose.       <br />
              <br />
       Le spectacle ne tombe jamais dans l'analyse, la conférence. Le jeu reste le maître du plateau pour ce spectacle qui ressemble à une libération de la parole autant qu'à un constat de l'extrême violence que la société patriarcale impose aux individus soi-disant libres qui la composent.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Premier Sexe ou la grosse arnaque de la virilité"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90794135-63964169.jpg?v=1652858121" alt=""Le Premier Sexe" Ou l'éducation des jeunes mâles dans la société moderne" title=""Le Premier Sexe" Ou l'éducation des jeunes mâles dans la société moderne" />
     </div>
     <div>
      Texte : Mickaël Délis.       <br />
       Mise en scène : Vladimir Perrin et Mickaël Délis.       <br />
       Avec : Mickaël Délis.       <br />
       Collaboration artistique : Élisa Erka, Clement le Disquay, Élise Roth.       <br />
       Collaboration à l'écriture : Chloé Larouchi.       <br />
       Création lumière : Jago Axworthy.       <br />
       À partir de 16 ans.       <br />
       Production : Compagnie Passages.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 septembre au 30 décembre 2025.</span>       <br />
       Les 9, 10, 11, 24, 25 et 30 septembre à 19 h 15. Ensuite le mardi à 19 h 15.       <br />
       Théâtre La Scala, Salle La Piccola Scala, Paris 10ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 40 03 44 30.       <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0588/fChoixSeanceWidget.aspx?idstructure=0588&amp;EventId=503&amp;request=QcE+w0WHSuAwDrjYKaOhXK1tPUt/ScCG734R2ldXTajc3WSitdX72Q12Bu1K2E5za1hPnGinWMk=" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://lascala-paris.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lascala-paris.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90794135-63964170.jpg?v=1756733273" alt=""Le Premier Sexe" Ou l'éducation des jeunes mâles dans la société moderne" title=""Le Premier Sexe" Ou l'éducation des jeunes mâles dans la société moderne" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Premier-Sexe-Ou-l-education-des-jeunes-males-dans-la-societe-moderne_a4348.html" />
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   <title>"C'est toi qu'on adore" et "Pode Ser" Portraits en mouvement de "guerillères" fragiles et indomptables</title>
   <updated>2024-12-16T19:01:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/C-est-toi-qu-on-adore-et-Pode-Ser-Portraits-en-mouvement-de-guerilleres-fragiles-et-indomptables_a4105.html</id>
   <category term="Danse" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/84991385-60643092.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-12-16T18:14:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Leïla Ka occupe une place à part dans le paysage chorégraphique contemporain. Découverte en 2019 par Jean-Luc Terrade lors de sa programmation dans le Festival Trente Trente de Bordeaux, elle a conquis "sur le champ" grand public et initiés. Sa force d'attraction ? Une authenticité à fleur de peau alliant fragilité et puissance pour mieux dire ce que le corps sait des violences imposées au genre féminin par des siècles de domination. Ce soir, retour aux sources… Reprise de ses deux premières créations confiées ici à de nouvelles interprètes "faisant corps" avec les chorégraphies originelles de ces compositions intranquilles.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84991385-60643092.jpg?v=1734370955" alt=""C'est toi qu'on adore" et "Pode Ser" Portraits en mouvement de "guerillères" fragiles et indomptables" title=""C'est toi qu'on adore" et "Pode Ser" Portraits en mouvement de "guerillères" fragiles et indomptables" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"C'est toi qu'on adore"</strong></span>, ce titre – emprunté à un poème d'Albert Londres où celui qui avait pour mantra de "porter la plume dans la plaie" dénonçait les conditions inhumaines de détention des bagnards de Guyane que seul l'espoir d'une évasion, si illusoire soit-elle, maintenait en vie – sonne comme un avertissement subliminal… Sur le plateau nu, deux jeunes femmes immobiles se préparent à porter la danse à son point d'incandescence pour mener (elles aussi) un combat dantesque contre les forces d'assignation les faisant immanquablement chuter dès qu'elles se relèvent. L'une et l'autre se fondent dans la figure du même, dédoublé et pouvant être dupliqué à satiété tant leur combat sororal est celui de l'ensemble du genre féminin.       <br />
              <br />
       Deux formes vêtues du même vêtement les fondant dans la même entité, un seul corps dansé porté tantôt par une fabuleuse musique lancinante et répétitive, tantôt par leurs seules respirations mêlées l'une à l'autre. Sur le tempo hypnotique des sarabandes de Schubert et Haendel, les deux se lancent – souvent en écho, parfois en opposition comme pour souligner un déchirement intérieur – dans un corps à corps chorégraphié au millimètre contre les forces invisibles les réduisant à une place désignée par la tradition conservatrice, une lutte cruelle à jamais inaccomplie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84991385-60643094.jpg?v=1734371053" alt=""C'est toi qu'on adore" et "Pode Ser" Portraits en mouvement de "guerillères" fragiles et indomptables" title=""C'est toi qu'on adore" et "Pode Ser" Portraits en mouvement de "guerillères" fragiles et indomptables" />
     </div>
     <div>
      Lorsque la musique envoûtante s'interrompt, seul le souffle suspendu des interprètes vient troubler le silence… avant que, les notes s'affolant, ne se déclenche le cataclysme les déchirant de part en part. Roulés-boulés, reptations sur le dos, déplacements au seul appui des avant-bras, jets de poings, figures torturées, trament l'énergie électrisante de cette danse-combat à haute valeur expressive où les émotions, amplifiées par le corps &quot;haut-parleur&quot;, explosent littéralement jusqu'aux larmes effacées subrepticement d'un coin de leur habit.       <br />
              <br />
       Aussi, ce serait peu dire que d'évoquer les frissons libérés à &quot;l'écoute&quot; de ce corps chorégraphié, magistralement dédoublé, corps lancé à la recherche vitale d'une identité confisquée. Un corps désireux d'en finir avec les emprises, un corps non assujetti aux désirs des autres, mais ivre de lui-même. Cet âpre combat pour tenter &quot;sans armure&quot; mais avec une détermination sans faille (cf. &quot;La Quête&quot; de Jacques Brel dans &quot;L'Homme de la Mancha&quot;) d'atteindre l'inaccessible métamorphose et son point d'orgue, l'avènement du sujet, signe le point de non-retour vers une normalité grise et perfidement toxique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84991385-60643123.jpg?v=1734371116" alt=""C'est toi qu'on adore" et "Pode Ser" Portraits en mouvement de "guerillères" fragiles et indomptables" title=""C'est toi qu'on adore" et "Pode Ser" Portraits en mouvement de "guerillères" fragiles et indomptables" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Pode Ser"</strong></span>, "peut-être", en portugais… Là encore, ce titre (celui de la toute première création de Leïla Ka) contient dans ses plis l'annonce de ce qui suivra. Faisant figure de matrice originelle, "Pode Ser" dévoile en effet son mantra… Chaque petite fille – "l'a-venir" de la femme – ne doit aucunement se résoudre à être ce que d'autres ont décidé qu'elle soit. Chacune est "peut-être" cela, mais assurément, elle est aussi "autre(s)" et ne peut être résumée aux vœux déposés en elle par ses géniteurs et autres représentants d'un ordre établi ne la concernant nullement.       <br />
              <br />
       Confiant sa proposition à une interprète lui ressemblant jusqu'à les confondre, la chorégraphe embarque dans un solo tourbillonnant… D'abord immobile, comme sidérée en bord de plateau, visage contraint et bras ramenés autour du cou, l'interprète semble porter le poids d'un héritage ancestral la figeant sur pieds. Et lorsqu'elle se mettra à bouger, dans un silence sépulcral, ce sont des soubresauts qui annonceront la mue en devenir.       <br />
              <br />
       Au rythme enivrant de la musique classique de Schubert, elle tournoie sur elle-même à la façon des ballerines d'Opéra, sa robe vaporeuse virevoltant… avant de, aux accents d'une musique électrisée, rouler au sol, les pieds entravés dans son long vêtement, son accoutrement de ballerine retourné sur la tête dévoilant alors un pantalon de jogging et une paire de tennis… On ne pourrait mieux – en actes superbement chorégraphiés – rendre sensibles les vicissitudes d'un habit taillé aux dimensions de parure servant de camisole et incarcérant le corps féminin pour en faire l'objet standardisé des diktats réactionnaires.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84991385-60643146.jpg?v=1734371206" alt=""C'est toi qu'on adore" et "Pode Ser" Portraits en mouvement de "guerillères" fragiles et indomptables" title=""C'est toi qu'on adore" et "Pode Ser" Portraits en mouvement de "guerillères" fragiles et indomptables" />
     </div>
     <div>
      La force insurrectionnelle animant l'interprète aux apparences fragiles qui, corps convulsé et rage au cœur, fait vaciller le socle de l'ancien monde nous atteint en plein plexus. On n'est pas prêt d'oublier la marionnette désarticulée, mue par des volontés externes en tirant les fils, laissant place à un corps libéré au prix d'efforts surhumains. Et lorsque l'on ajoutera que l'enivrante musique de Schubert, &quot;Andante con moto&quot; entendue dans &quot;Barry Lyndon&quot; de Stanley Kubrick, est convoquée, on comprendra l'intensité indicible de l'émotion partagée.       <br />
              <br />
       Cette pièce inaugurale de Leïla Ka porte en germes ses créations futures dont la dernière, &quot;Maldonne&quot;, sera programmée en terre girondine en mars prochain à L'Entrepôt du Haillan. En cristallisant dès ses débuts ce qui deviendra sa marque de fabrique, elle signe ici un engagement &quot;poé(li)tique&quot; indéfectible servi par un style d'écriture chorégraphique conjuguant fragilité et détermination. Un chapitre essentiel du manifeste pour une danse contemporaine inscrite dans le monde comme il va (ou ne va pas).       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le jeudi 5 décembre 2024 aux Colonnes de Blanquefort (33).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"C'est toi qu'on adore" et "Pode Ser"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84991385-60643229.jpg?v=1734372251" alt=""C'est toi qu'on adore" et "Pode Ser" Portraits en mouvement de "guerillères" fragiles et indomptables" title=""C'est toi qu'on adore" et "Pode Ser" Portraits en mouvement de "guerillères" fragiles et indomptables" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"C'est toi qu'on adore"</strong></span>       <br />
       Chorégraphie : Leïla Ka.       <br />
       Interprétation : Océane Crouzier et Mathilde Roussin.       <br />
       Création lumière : Laurent Fallot.       <br />
       Régie lumière : Agathe Pascal.       <br />
       Régie son en alternance : Rodrig De Sa, Manon Garnier.       <br />
       Durée : 40 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84991385-60643253.jpg?v=1734372297" alt=""C'est toi qu'on adore" et "Pode Ser" Portraits en mouvement de "guerillères" fragiles et indomptables" title=""C'est toi qu'on adore" et "Pode Ser" Portraits en mouvement de "guerillères" fragiles et indomptables" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Pode Ser"</strong></span>       <br />
       Chorégraphie : Leïla Ka.       <br />
       Interprétation : Anna Tierney.       <br />
       Création lumière : Laurent Fallot.       <br />
       Régie lumière : Agathe Pascal.       <br />
       Régie son en alternance : Rodrig De Sa, Manon Garnier.       <br />
       Durée : 15 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84991385-60643357.jpg?v=1734372418" alt=""C'est toi qu'on adore" et "Pode Ser" Portraits en mouvement de "guerillères" fragiles et indomptables" title=""C'est toi qu'on adore" et "Pode Ser" Portraits en mouvement de "guerillères" fragiles et indomptables" />
     </div>
     <div>
      <b>Représentés le jeudi 5 et le vendredi 6 décembre 2024, aux Colonnes de Blanquefort (en partenariat avec La Manufacture CDCN), Scène Nationale Carré-Colonnes (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">31 janvier et 1ᵉʳ février 2025 :</span> &quot;Pode Ser&quot; et &quot;C'est toi qu'on adore&quot;, Théâtre de l'Olivier, Istres (13).       <br />
       Du 4 au 8 février 2025 : &quot;Pode Ser&quot; et &quot;C'est toi qu'on adore&quot;, Anthea Antipolis Théâtre, Antibes (06).       <br />
       7 mars 2025 : &quot;Pode Ser&quot; et &quot;C'est toi qu'on adore&quot;, Mairie, Cannes (06).       <br />
       15 mars 2025 : &quot;Pode Ser&quot; et &quot;C'est toi qu'on adore&quot;, Centre culturel Le Grain de sel, Séné (56).       <br />
       25 mars 2025 : &quot;Pode Ser&quot; et &quot;C'est toi qu'on adore&quot;, Salle André Malraux, Luisant (28).       <br />
       26 mars 2025 : &quot;Pode Ser&quot;, &quot;Bouffées&quot; et &quot;C'est toi qu'on adore&quot;, Théâtre des Bergeries, Noisy-le-Sec (93).       <br />
       2 avril 2025 : &quot;Pode Ser&quot; et &quot;C'est toi qu'on adore&quot;, Le Manège - Scène nationale, Maubeuge (59).       <br />
       4 avril 2025 : &quot;Pode Ser&quot; et &quot;C'est toi qu'on adore&quot;, Espace Germinal, Fosses (95).       <br />
       18 avril 2025 : &quot;Pode Ser&quot;, &quot;Bouffées&quot; et &quot;C'est toi qu'on adore&quot;, Théâtre Comœdia, Marmande (47).       <br />
       24 mai 2025 : &quot;Pode Ser&quot; et &quot;C'est toi qu'on adore&quot;, L'Entracte - Scène conventionnée, Sablé-sur-Sarthe (72).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/C-est-toi-qu-on-adore-et-Pode-Ser-Portraits-en-mouvement-de-guerilleres-fragiles-et-indomptables_a4105.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Le Premier Sexe" Ou l'éducation des jeunes mâles dans la société moderne</title>
   <updated>2024-11-15T18:38:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Premier-Sexe-Ou-l-education-des-jeunes-males-dans-la-societe-moderne_a4031.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/82418359-59129229.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-08-26T18:31:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Humour et dérision sont les tons qui dominent ce seul en scène, écrit et interprété par Mickaël Délis. Autodérision également, puisque l'auteur invoque sur le plateau les figures marquantes de son enfance. Une autobiographie à la fois ironique et douloureuse où le dogme de la virilité accourt sans cesse pour imposer ses lois, ses jugements, ses condamnations et bouleverser une enfance et l'accomplissement de soi. Car il s'agit de raconter cela, avec entrain, liberté et joie, l'éducation faite aux garçons. Par ce spectacle, Mickaël Délis tente de donner la réplique à la phrase de Simone de Beauvoir : "On ne naît pas femme : on le devient".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82418359-59129229.jpg?v=1724692937" alt=""Le Premier Sexe" Ou l'éducation des jeunes mâles dans la société moderne" title=""Le Premier Sexe" Ou l'éducation des jeunes mâles dans la société moderne" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;On ne naît pas homme : on le devient.&quot;</span> Et l'histoire commence jeune, très jeune, dans une famille d'un milieu bourgeois, un père coureur de femmes qui disparaît de l'horizon assez vite, une mère libérale, idéaliste, et légèrement décalée des réalités, un frère jumeau dans la norme des petits garçons virils et le petit Mickaël, mal dans son corps, qui préfère les tutus aux costumes de Spider-Man. Nous allons donc suivre jusqu'à l'adulte, cet enfant pas très réceptif à l'image supérieure de l'homme dans la société patriarcale.       <br />
              <br />
       Évidemment, le titre renvoie directement à l'essai de Simone de Beauvoir publié en 1949. Il s'annonce comme une réponse en miroir, mais il ne s'agit pas vraiment de cela. Comment répondre en un peu plus d'une heure à un texte qui tente de rassembler tous les constats objectifs de la condition des femmes depuis la préhistoire ? Ici, seule la partie intime, l'anecdote parlante, frappante, troublante parfois ont la parole : le parcours tortueux et dangereux d'un individu à qui la société impose d'être un type d'homme dominateur alors qu'il mettra des années à découvrir ses vrais désirs, sa vraie sensibilité et son homosexualité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82418359-59129230.jpg?v=1652858052" alt=""Le Premier Sexe" Ou l'éducation des jeunes mâles dans la société moderne" title=""Le Premier Sexe" Ou l'éducation des jeunes mâles dans la société moderne" />
     </div>
     <div>
      C'est à l'aide d'une demi-douzaine de personnages aux traits vifs et aux caractères puissants que Mickaël Délis nous fait vivre cette épique traversée de vie, de l'enfant à l'adulte. Il les incarne tous, un peu à la manière inventée par Philippe Caubère. Rapide, drôle, capable de grossir les traits de ses personnages dans une jolie démesure, le comédien virevolte sur scène, avec pour seuls accessoires un tabouret, un tissu et une craie rose.       <br />
              <br />
       Le spectacle ne tombe jamais dans l'analyse, la conférence. Le jeu reste le maître du plateau pour ce spectacle qui ressemble à une libération de la parole autant qu'à un constat de l'extrême violence que la société patriarcale impose aux individus soi-disant libres qui la composent.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Premier Sexe ou la grosse arnaque de la virilité"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82418359-59129231.jpg?v=1652858121" alt=""Le Premier Sexe" Ou l'éducation des jeunes mâles dans la société moderne" title=""Le Premier Sexe" Ou l'éducation des jeunes mâles dans la société moderne" />
     </div>
     <div>
      Texte : Mickaël Délis.       <br />
       Mise en scène : Vladimir Perrin et Mickaël Délis.       <br />
       Avec : Mickaël Délis.       <br />
       Collaboration artistique : Élisa Erka, Clement le Disquay, Élise Roth.       <br />
       Collaboration à l'écriture : Chloé Larouchi.       <br />
       Création lumière : Jago Axworthy.       <br />
       À partir de 16 ans.       <br />
       Production : Compagnie Passages.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 17 septembre 2024 au 19 mars 2025.</span>       <br />
       Mardi et mercredi à 19 h 15.       <br />
       Théâtre La Scala, Salle La Piccola Scala, Paris 10ᵉ, 01 40 03 44 30.       <br />
       <a class="link" href="https://lascala-paris.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lascala-paris.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82418359-59129232.jpg?v=1652858154" alt=""Le Premier Sexe" Ou l'éducation des jeunes mâles dans la société moderne" title=""Le Premier Sexe" Ou l'éducation des jeunes mâles dans la société moderne" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Premier-Sexe-Ou-l-education-des-jeunes-males-dans-la-societe-moderne_a4031.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•Off 2023• "Le Premier Sexe" Ou l'éducation des jeunes mâles dans la société moderne</title>
   <updated>2023-07-03T15:30:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-Le-Premier-Sexe-Ou-l-education-des-jeunes-males-dans-la-societe-moderne_a3643.html</id>
   <category term="Avignon 2023" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/73847273-51368472.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-07-03T15:17:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Humour et dérision sont les tons qui dominent ce seul en scène, écrit et interprété par Mickaël Délis. Autodérision également, puisque l'auteur invoque sur le plateau les figures marquantes de son enfance. Une autobiographie à la fois ironique et douloureuse où le dogme de la virilité accourt sans cesse pour imposer ses lois, ses jugements, ses condamnations et bouleverser une enfance et l'accomplissement de soi. Car il s'agit de raconter cela, avec entrain, liberté et joie, l'éducation faite aux garçons. Par ce spectacle, Mickaël Délis tente de donner la réplique à la phrase de Simone de Beauvoir : "On ne naît pas femme : on le devient".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73847273-51368472.jpg?v=1652858024" alt="•Off 2023• "Le Premier Sexe" Ou l'éducation des jeunes mâles dans la société moderne" title="•Off 2023• "Le Premier Sexe" Ou l'éducation des jeunes mâles dans la société moderne" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;On ne naît pas homme : on le devient.&quot;</span> Et l'histoire commence jeune, très jeune, dans une famille d'un milieu bourgeois, un père coureur de femmes qui disparaît de l'horizon assez vite, une mère libérale, idéaliste, et légèrement décalée des réalités, un frère jumeau dans la norme des petits garçons virils et le petit Mickaël, mal dans son corps, qui préfère les tutus aux costumes de Spider-Man. Nous allons donc suivre jusqu'à l'adulte, cet enfant pas très réceptif à l'image supérieure de l'homme dans la société patriarcale.       <br />
              <br />
       Évidemment, le titre renvoie directement à l'essai de Simone de Beauvoir publié en 1949. Il s'annonce comme une réponse en miroir, mais il ne s'agit pas vraiment de cela. Comment répondre en un peu plus d'une heure à un texte qui tente de rassembler tous les constats objectifs de la condition des femmes depuis la préhistoire ? Ici, seule la partie intime, l'anecdote parlante, frappante, troublante parfois ont la parole : le parcours tortueux et dangereux d'un individu à qui la société impose d'être un type d'homme dominateur alors qu'il mettra des années à découvrir ses vrais désirs, sa vraie sensibilité et son homosexualité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73847273-51368473.jpg?v=1652858052" alt="•Off 2023• "Le Premier Sexe" Ou l'éducation des jeunes mâles dans la société moderne" title="•Off 2023• "Le Premier Sexe" Ou l'éducation des jeunes mâles dans la société moderne" />
     </div>
     <div>
      C'est à l'aide d'une demi-douzaine de personnages aux traits vifs et aux caractères puissants que Mickaël Délis nous fait vivre cette épique traversée de vie, de l'enfant à l'adulte. Il les incarne tous, un peu à la manière inventée par Philippe Caubère. Rapide, drôle, capable de grossir les traits de ses personnages dans une jolie démesure, le comédien virevolte sur scène, avec pour seuls accessoires un tabouret, un tissu et une craie rose.       <br />
              <br />
       Le spectacle ne tombe jamais dans l'analyse, la conférence. Le jeu reste le maître du plateau pour ce spectacle qui ressemble à une libération de la parole autant qu'à un constat de l'extrême violence que la société patriarcale impose aux individus soi-disant libres qui la composent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Premier Sexe ou la grosse arnaque de la virilité"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73847273-51368474.jpg?v=1652858121" alt="•Off 2023• "Le Premier Sexe" Ou l'éducation des jeunes mâles dans la société moderne" title="•Off 2023• "Le Premier Sexe" Ou l'éducation des jeunes mâles dans la société moderne" />
     </div>
     <div>
      Texte : Mickaël Délis.       <br />
       Mise en scène : Vladimir Perrin et Mickaël Délis.       <br />
       Avec : Mickaël Délis.       <br />
       Collaboration artistique : Élisa Erka, Clement le Disquay, Élise Roth, David Délis.       <br />
       Collaboration à l'écriture : Chloé Larouchi.       <br />
       Création lumière : Jago Axworthy.       <br />
       À partir de 16 ans.       <br />
       Production : Compagnie Passages.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 25 juillet 2023.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre La Reine Blanche, 16 rue de la Grande Fusterie, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 85 38 17.       <br />
       <a class="link" href="https://www.reineblanche.com/calendrier/avignon/le-premier-sexe" target="_blank">&gt;&gt; reineblanche.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73847273-51368475.jpg?v=1652858154" alt="•Off 2023• "Le Premier Sexe" Ou l'éducation des jeunes mâles dans la société moderne" title="•Off 2023• "Le Premier Sexe" Ou l'éducation des jeunes mâles dans la société moderne" />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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