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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-12T16:39:45+02:00</updated>
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   <title>•In 2026• "La Parabole du Seum" Remake de "La grande bouffe", version queer féministe éclairée</title>
   <updated>2026-07-14T12:20:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2026-La-Parabole-du-Seum-Remake-de-La-grande-bouffe--version-queer-feministe-eclairee_a4619.html</id>
   <category term="Avignon 2026" />
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   <published>2026-07-14T11:41:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Si dans "La grande bouffe" en 1973, Marco Ferreri, "cinéaste primé du mauvais goût", avait poussé à son paroxysme la décadence de bourgeois, mâles blancs et nantis, transformant les femmes en objets de jouissance et s'empiffrant de nourriture jusqu'à en mourir, la metteuse en scène et performeuse de "Carte noire nommée désir" (2023), Rébecca Chaillon, s'en prend, elle aussi, à la folie contemporaine… mais pour magnifier la nécessaire résistance des exclus. Invité dans la cour du Cloître des Célestins, un bataillon représentatif des stigmatisés (racisés, croyants non orthodoxes, queers, trans, gros, malades, etc.) va faire communauté pour mettre à mal le monde réactionnaire, porte d'entrée du fascisme annoncé.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97340819-67801326.jpg?v=1784022929" alt="•In 2026• "La Parabole du Seum" Remake de "La grande bouffe", version queer féministe éclairée" title="•In 2026• "La Parabole du Seum" Remake de "La grande bouffe", version queer féministe éclairée" />
     </div>
     <div>
      Le lieu choisi n'est en rien anodin, il porte en ses murs – ouverts sur la voûte céleste – un sens religieux dont Rébecca Chaillon va s'emparer… pour <span style="font-style:italic">&quot;remuer ciel et terre&quot;</span> afin d'organiser la riposte. Accueillis par une hôtesse débonnaire, animant l'entrée des gradins par des slogans publicitaires à la gloire du &quot;Super Mammouth&quot;, le temple de la consommation qui l'emploie, les spectateurs sont mis à la place de clients convoités pour leur capacité d'achats. Consommateurs chouchoutés, ils ont même droit à participer (sic) à une grande loterie dotée de prix alléchants : 10 % de leur poids en produits Mammouth, <span style="font-style:italic">&quot;Ce soir c'est Mammouth qui remplit ton assiette…&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Et l'imposante animatrice, mutine, d'ajouter : <span style="font-style:italic">&quot;Maintenant qu'on a bien rigolé, j'appelle mes camarades&quot;.</span> Changement de ton radical effectivement lorsque deux queers faits féministes à la carrure d'athlète déboulent dans les travées pour, d'un doigt ferme pointé sur les spectateurs, s'écrier en les désignant un à un : <span style="font-style:italic">&quot;Mince ! Blanc ! Vieux blanc ! Bourgeois ! ou encore : Gros (ticket gagnant) ! Arabe ! Emigré ! Noir !&quot;.</span> La discrimination au faciès, donnée sociétale en vigueur, ne pouvait être mieux actée…       <br />
              <br />
       Bascule dans la fable… Comme un contrepoison à la société de surconsommation, qui n'en est pas à une contradiction près en stigmatisant les gros <span style="font-style:italic">&quot;dégoulinant de gras et de beurre&quot;</span>, les actrices et acteurs aux formes généreuses, vont imaginer une rébellion rappelant celle mise en jeu naguère par un certain &quot;théâtre brut&quot; italien. Occuper collectivement les rayons du Mammouth pour s'empiffrer jusqu'à vomir de magrets graisseux à souhait, de chapelets de saucisses iconoclastes, de beurre saturé de matière &quot;grâce&quot; et autres aliments bien chargés en calories. Pour expier leurs péchés de consommation insatiable de gras, encapuchonnés dans une robe de bure, elles et ils graviront ad vitam æternam, pour mieux la dégringoler l'instant d'après, la pente d'un Golgotha reconstitué pour l'occasion dans un coin du plateau.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97340819-67801338.jpg?v=1784022979" alt="•In 2026• "La Parabole du Seum" Remake de "La grande bouffe", version queer féministe éclairée" title="•In 2026• "La Parabole du Seum" Remake de "La grande bouffe", version queer féministe éclairée" />
     </div>
     <div>
      &quot;La parabole du Seum&quot;, ce récit allégorique destiné à conjurer le venin des discriminations multiples et (a)variées, prendra alors la forme de la &quot;parabole du gros remplacement&quot;, comme, avec un humour décapant, elle est renommée sur scène… Réactiver le 93, la Seine-Saint-Denis où Rébecca Chaillon a grandi – Aubervilliers, Clichy-sous-bois, Les Lilas, Romainville, Tremblay-en-France, autant de lieux marqués par l'exclusion – apparaît un viatique pour celle qui entend, dans une forme théâtrale investie, diffuser via des &quot;paraboles&quot; les horreurs d'un monde glissant tout droit vers la dictature d'un modèle unique.       <br />
              <br />
       Alors, les participants, dans une révolte jubilatoire, s'en donneront à ventre joie en s'empiffrant de kebabs, gâteaux avalés à pleine poignée, et autres substituts alimentaires, se vautrant dans une orgie de bouffe, allégée ou non, jusqu'à en vomir.       <br />
              <br />
       Alternant le ton de la dérision libératrice et celui plus grave de l'urgence – <span style="font-style:italic">&quot;Faut-il attendre la catastrophe pour détruire le magasin ?&quot;</span> – des tableaux réalistes rendront compte du calvaire quotidien imposé aux grosses et gros… Pas d'ascenseur dans les logements sociaux vétustes et la lave noircie brûlante entre les cuisses échauffées… entrainant comédiennes et comédiens à se mettre à nu, exposant fièrement leur corpulence… et suscitant la sortie immédiate de quelques spectateurs sensibles, ne pouvant – visiblement – supporter l'audace d'une vérité &quot;crue&quot;, vérité prise en l'occurrence en pleine figure.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97340819-67801339.jpg?v=1784023011" alt="•In 2026• "La Parabole du Seum" Remake de "La grande bouffe", version queer féministe éclairée" title="•In 2026• "La Parabole du Seum" Remake de "La grande bouffe", version queer féministe éclairée" />
     </div>
     <div>
      Les corps colonisés par leurs propres cellules gangrénées par les PFAS éternels, les canicules à répétition, les cohortes de gens tombant comme des mouches… et trouver ça normal, distraits que nous sommes par l'effervescence créée par La Coupe du Monde de foot ou encore par La Grande Boucle, pourraient donner l'envie de fuir dans un ailleurs à l'écart… Si récupérer des récits anciens éclaire les désastres de L'Histoire en marche, loin de toute résignation passive, le combat s'impose…       <br />
              <br />
       … y compris avec les armes du théâtre et de la communauté de spectateurs présents invités à signer en direct (QR code affiché à l'écran) la pétition nationale lancée sur les réseaux pour obtenir les 1 % pour la Culture, variable d'ajustement des politiques d'austérité néo-libérales, dont le taux vient d'être scandaleusement réduit à 0,7 %. La metteuse en scène fait alors son apparition sur le plateau pour préciser que, si le quota de signatures venait à ne pas être atteint ce soir, le spectacle s'arrêterait sur le champ... Portables en main, le QR code scanné, l'adhésion à la proposition sera massive et dans la foulée la date de la Manif du lundi 13 juillet, 18 h, sera annoncée signant un théâtre impliqué politiquement, un théâtre rappelant celui porté par les avant-gardistes des années soixante-dix-quatre-vingt où la vie infiltrait l'art.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97340819-67801340.jpg?v=1784023027" alt="•In 2026• "La Parabole du Seum" Remake de "La grande bouffe", version queer féministe éclairée" title="•In 2026• "La Parabole du Seum" Remake de "La grande bouffe", version queer féministe éclairée" />
     </div>
     <div>
      Quant à la chute, elle prendra la forme d'un somptueux oratorio (burlesque), à la gloire des Mammouth et consorts, conclu par un serment d'anthologie. La représentation se prolongera, dans L'Église des Célestins jouxtant le Cloître, par une performance de Rébecca Chaillon accompagnée d'une chanteuse guitariste compagnonne de route. Une opportunité offerte là à la Chevalière des Arts et Lettres, nue sous un tablier lamé découvrant ses arrières, de &quot;recoudre&quot; patiemment deux morceaux de la carcasse d'un agneau, avant de lui adjoindre sa tête extraite elle aussi du frigo de l'Histoire. Echo subliminal du rite de l'Agnus Dei où, Jésus-Christ dans le rôle de victime sacrificielle, est l'objet de célébrations afin de &quot;recoudre&quot; l'Humanité dépecée par le péché.       <br />
              <br />
       Ce que Rébecca Chaillon célèbre, de spectacle en spectacle, avec la même frénésie et sans concession possible, c'est la lutte pour la liberté de chacune et chacun – en dehors de tous facteurs discriminatoires liés aux couleurs de peau, aux morphologies, aux genres électifs, aux croyances religieuses – à être soi, tout simplement soi, en recousant les morceaux épars d'un tissu social fractionné en catégories hiérarchisées… Sa formidable troupe de comédiennes et comédiens à l'unisson en est à nouveau ce soir, sous le ciel d'Avignon, l'incarnation ô combien vivante.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 11 juillet 2026 au Cloître des Célestins, pour la 80ᵉ édition du Festival d'Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Parabole du Seum"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97340819-67801341.jpg?v=1784023073" alt="•In 2026• "La Parabole du Seum" Remake de "La grande bouffe", version queer féministe éclairée" title="•In 2026• "La Parabole du Seum" Remake de "La grande bouffe", version queer féministe éclairée" />
     </div>
     <div>
      France. Création 2026.       <br />
       En français, surtitré en anglais.       <br />
       Conception et texte : Rébecca Chaillon.       <br />
       Avec la participation de : Alexia Alexi, Yanis Boulahia, Solenne Capmas, Céline Champinot, Hassan Gourniz, Loulie Houmed, Camille Léon-Fucien, Living Smile Vidya, Nabila Mekkid, Élisa Monteil, Suzanne Péchenart, Chloé Roger, Camille Riquier, Julie Teuf.       <br />
       Mise en scène : Rébecca Chaillon, Céline Champinot.       <br />
       Stagiaire assistante à la mise en scène : Marie Delpit.       <br />
       Avec : Yanis Boulahia, Hassan Gourniz, Loulie Houmed, Camille Léon-Fucien, Nabila Mekkid, Julie Teuf, Living Smile Vidya.       <br />
       Scénographie : Camille Riquier.       <br />
       Son et régie son : Élisa Monteil.       <br />
       Lumière : Alexia Alexi, Chloé Roger.       <br />
       Costumes : Solenne Capmas.       <br />
       Régie générale de création et plateau : Suzanne Péchenart.       <br />
       Création et régie vidéo : Élisa Bernard, Boris Carré, Tao Klos et Pauline Millet (en alternance).       <br />
       Régie lumière : Chloé Roger.       <br />
       Régie son : Élisa Monteil.       <br />
       Surtitrage : Lisa Wegener.       <br />
       Traduction anglaise pour le surtitrage : Amelia Parenteau.       <br />
       Accompagnement technique : Nicolas Ahssaine.       <br />
       Durée : 2 h 45.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97340819-67801342.jpg?v=1784023091" alt="•In 2026• "La Parabole du Seum" Remake de "La grande bouffe", version queer féministe éclairée" title="•In 2026• "La Parabole du Seum" Remake de "La grande bouffe", version queer féministe éclairée" />
     </div>
     <div>
      Ce spectacle contient des scènes à caractère sexuel et des récits de violences grossophobes, queerphobes, racistes, islamophobes, transphobes, sexistes et sexuelles.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon In 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 6 et du 8 au 12 juillet 2026.</span>       <br />
       A été représenté à 22 h.       <br />
       Cloître des Célestins, Place des Corps Saints, Avignon.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/fr/billetterie" target="_blank">Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/?cat=1001" target="_blank">>> festival-avignon.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 16 au 19 juillet 2026 : Nuits de Fourvière, Lyon (69).       <br />
       Du 26 novembre au 12 décembre 2027 : Théâtre Public de Montreuil dans le cadre du Festival d'Automne à Paris, Montreuil (93).       <br />
       Du 14 au 17 avril 2027 : La Criée - Théâtre national de Marseille, Marseille (13).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Différente"  Carolina ou  "Cada uno es un mundo (Chacun est un monde)"</title>
   <updated>2024-11-08T16:55:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Differente-Carolina-ou-Cada-uno-es-un-mundo-Chacun-est-un-monde_a4078.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2024-11-08T16:15:00+01:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Star internationale à la frange rouge, Carolina est de retour en France, après sa tournée mondiale. Heureuse de retrouver son public préféré, elle interprète en live des chansons populaires qui touchent le cœur de toutes les générations.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84074061-60072916.jpg?v=1731081023" alt=""Différente"  Carolina ou  "Cada uno es un mundo (Chacun est un monde)"" title=""Différente"  Carolina ou  "Cada uno es un mundo (Chacun est un monde)"" />
     </div>
     <div>
      Mais qui est donc cette incontournable Carolina ? Ou, plus exactement, qui se cache derrière cette artiste plutôt extravagante, à la folie douce ? De qui est-elle l'extension, au juste ?       <br />
              <br />
       L'éternelle question autour de l'acte créatif nous interpelle souvent, et nous amène à nous demander quelles influences l'homme ou la femme ont-ils sur leurs &quot;créatures&quot; fabriquées de toutes pièces ! Quelles inspirations les ont portées ! Autant de questions qui peuvent nous traverser particulièrement l'esprit si tant est que l'on connaisse un peu l'histoire de Miguel-Ange Sarmiento !       <br />
              <br />
       Parce que ce n'est pas la première fois que Carolina monte sur scène… Décidément, elle en a des choses à nous dire, à chaque fois. Elle est intarissable. Ce n'est pas Rémi Cotta qui dira le contraire, lui qui l'accompagne depuis déjà dix ans et tire sur les ficelles bien huilées de sa vie bien remplie.       <br />
              <br />
       Rémi Cotta, artiste plasticien, graphiste, comédien, chanteur lyrique, ou encore metteur en scène, sait jouer de ses multiples talents artistiques pour confier une parole virevoltante à notre Carolina. Il suffit de se souvenir du très original &quot;Carolina Show&quot;, en 2010, première émission de télé sans caméra ayant reçu de nombreux artistes connus ou moins connus ou le &quot;Happy Show de Carolina&quot;, ainsi que les spectacles musicaux  &quot;Carolina, naissance d'une étoile&quot;, &quot;Le Cabaret de Carolina&quot;, ou encore &quot; Carolina, L'Intelligence Artificielle&quot;.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Différente&quot; est en réalité la maturation de plusieurs années de cabarets et de spectacles où Carolina chante pourquoi et comment elle est devenue une star internationale tout en traversant sa vie avec sa différence&quot;.</span> Miguel-Ange Sarmiento.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84074061-60072926.jpg?v=1731081050" alt=""Différente"  Carolina ou  "Cada uno es un mundo (Chacun est un monde)"" title=""Différente"  Carolina ou  "Cada uno es un mundo (Chacun est un monde)"" />
     </div>
     <div>
      Complice expert de Carolina, Rémi Cotta, dans ce nouveau spectacle musical, sublime l'écriture de Miguel-Ange Sarmiento de façon burlesque et pour le moins tonique, sans oublier d'y apporter une grande sensibilité et une tendresse bien palpable.       <br />
              <br />
       Claude Monnoyeur apporte aussi, de son côté, une patte artistique exigeante à l'ensemble.       <br />
       Il est parfois subtil de percevoir d'où émane exactement la sensibilité de ce spectacle… De cette tendresse, précisément ? De ces chansons populaires revisitées associées subtilement à des confidences émouvantes sur la différence ? De l'enfance espagnole ? Des amours contrariées, de l'Amérique et ses mésaventures desquelles elle sort finalement grandie ? De son père ?       <br />
       Un peu de tout ça, probablement !       <br />
              <br />
       Tendez bien l'oreille, car chacune des chansons interprétées est le miroir introspectif de Carolina, à commencer par la première ! <span style="font-style:italic">&quot;Voyage, voyage (…) au-dessus d'un vieux volcan. Éternellement&quot;.</span> Vêtue de plumes, de tenues aux couleurs chatoyantes ou encore d'un imposant manteau violine épaulé XXL, Carolina arbore sa différence par le biais de sa frange rouge se détachant de sa longue perruque blond vénitien. Ne pas la dissimuler, cette frange. Bien au contraire. Pour dire, montrer, exposer sans pudeur ce qui la constitue, et, sans doute, constitue un peu chacune et chacun d'entre nous aussi.       <br />
              <br />
       À un moment, Carolina pense que le show est terminé et salue le public pour quitter le plateau. Mais il n'en est rien ! Il reste plus de trente-cinq minutes de spectacle… Il s'agit là d'un moment du show tendrement sensible où la star, derrière ses paillettes, rend hommage à son père, Jéronimo, qui, de temps en temps, ne la reconnaît plus quand elle vient le voir, et lui dit &quot;bonjour, Madame&quot;.       <br />
              <br />
       Mais non, Miguel-Ange, en ce qui vous concerne, vous n'oubliez aucunement les paroles de vos chansons ! Vous les interprétez fort amoureusement et sans failles aucune ! La scène, c'est votre univers. Vous l'occupez avec maestria. La mémoire est en vous, indéfectible !       <br />
       Et la représentation reprend, comme si de rien n'était.       <br />
              <br />
       Carolina n'est ni une travestie, ni une drag queen… elle les aime trop pour les parodier. Elle est juste elle-même, justement elle, ses yeux bleus irradient et elle a décidé de continuer à vivre pour notre plus grand plaisir.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Différente"</b></div>
     <div>
      Texte : Miguel-Ange Sarmiento.       <br />
       Mise en scène   Rémi Cotta       <br />
       Avec : Miguel-Ange Sarmiento.       <br />
       Création lumières : Jacques Groguelin.       <br />
       Collaboration artistique : Claude Monnoyeur.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       Ce spectacle musical a remporté le prix du meilleur seul en scène au Off d'Avignon 2024 (&quot;Avignon à l'Unisson&quot;).       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 septembre 2024 au 3 janvier 2025.</span>       <br />
       Mercredi et vendredi à 21 h.       <br />
       Comédie Bastille, Paris 11e, 01 48 07 52 07.       <br />
       <a class="link" href="https://comedie-bastille-billetterie.tickandlive.com/" target="_blank">&gt;&gt; comedie-bastille.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>•Off 2024• "Herculine Barbin" Un d(r)ame d'État… civil</title>
   <updated>2024-07-04T16:44:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-Herculine-Barbin-Un-d-r-ame-d-Etat-civil_a3987.html</id>
   <category term="Avignon 2024" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/81362223-58618914.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-07-05T07:44:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Exhumer des arcanes des archives médico-légales, un siècle après les faits, le manuscrit d'une jeune femme du XIXe siècle s'étant donné la mort suite à un rectificatif d'état civil la faisant advenir homme, fut l'œuvre de Michel Foucault, analyste de la vie des "monstres" in "L'histoire de la sexualité" à laquelle il consacra un cycle de ses cours au Collège de France. En ce XXIe siècle, traversé par les questionnements progressistes libertaires, Catherine Marnas s'empare de ce troublant récit pour se faire à son tour la passeuse de cette voix singulière incarnée dans un corps pluriel, celui d'un hermaphrodite, l'intersexe contemporain.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81362223-58618914.jpg?v=1720103181" alt="•Off 2024• "Herculine Barbin" Un d(r)ame d'État… civil" title="•Off 2024• "Herculine Barbin" Un d(r)ame d'État… civil" />
     </div>
     <div>
      Il a été beaucoup écrit de propos savants (cf. la passionnante postface du sociologue Éric Fassin à &quot;Herculine Barbin dite Alexina B.&quot;, préfacée par Michel Foucault) sur cette histoire vraie exhumée de l'oubli... Mais quelle que soit l'extrême pertinence de ces analyses, prolongées par l'essentiel &quot;Troubles dans le genre&quot; de Judith Butler sur le féminisme et la subversion de l'identité, rien ne peut mieux faire entendre l'existence d'Herculine – Adélaïde - Alexina - Camille - Abel (cinq prénoms pour parler du même) – que &quot;Mes Souvenirs&quot;, le manuscrit authentique rédigé à vingt-cinq ans par &quot;cellelui&quot;  qui allait se donner la mort en 1868, seul comme pas une, victime de &quot;la chasse à l'identité&quot;.       <br />
              <br />
       Récit d'une force irrépressible – comment ne pourrait-on pas être transpercé par de tels accents vibrant d'humanité, rendant caduques les allégations de traditionalistes coupés de toutes vérités humaines ? –, &quot;Herculine Barbin&quot; se devait de trouver sur un plateau une traduction n'écrasant en rien sa subtile écriture, alternant à merveille les pleins et les déliés d'une calligraphie maîtrisée comme art de la parole performative. C'est justement à cet endroit précis – celui de la représentation – qu'on attendait la metteuse en scène…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81362223-58618976.jpg?v=1720103922" alt="•Off 2024• "Herculine Barbin" Un d(r)ame d'État… civil" title="•Off 2024• "Herculine Barbin" Un d(r)ame d'État… civil" />
     </div>
     <div>
      D'emblée, la scénographie mise en jeu nous introduit au cœur du propos. Métaphore des identités flottantes qui vont s'y dévoiler, un imperceptible mouvement de vaguelettes hypnotiques anime les draps immaculés recouvrant une rangée de lits alignés en diagonale… Mickaël Pelissier (qui, avec un grand bonheur, reprend pour Avignon le rôle) prêtera son humanité aux autres personnages traversant le récit, jouant là délicatement avec l'eau contenue dans une bassine aux dimensions trop étroites où l'on pourrait voir la résurgence de la problématique gender fluid en attente de submerger le plateau.       <br />
              <br />
       À l'instar de l'insoupçonnable grâce troublante de Yuming Hey (nominé aux Molières 2024 pour la pièce &quot;Les Bonnes&quot;) – on ne sait si le rôle d'Herculine était fait pour iel ou si c'est l'inverse qui s'est imposé –, les deux complices au plateau vont incarner &quot;corps et âme&quot; cette héroïne à fleur de peau qu'ils donnent à entendre et à voir dans toute la vérité de sa nature intersexe, faisant vivre l'intensité de son vécu singulier tant dans son bonheur extatique que dans les affres de ses souffrances extrêmes.       <br />
              <br />
       Soulevant délicatement le drap linceul recouvrant une forme allongée, son alter ego la &quot;découvre&quot; et, en la dévoilant à nos regards, extrait Herculine des limbes de la mort où enfin elle avait trouvé le repos, pour nous raconter sa véridique histoire… <span style="font-style:italic">&quot;J'ai beaucoup souffert, et j'ai souffert seul ! seul ! abandonné de tous !&quot;.</span> Cri amplifié par l'articulation simultanée des deux acteurs qui confondent leurs voix dans le même appel de détresse nous transperçant, nous les témoins présents d'un drame ancien à résonance contemporaine.       <br />
              <br />
       Suivra le récit détaillé de la première période, celle racontée au genre féminin, <span style="font-style:italic">&quot;des instants célestes&quot;</span> d'une sensualité à fleur de peau vécus au sein de différentes institutions où Herculine partagera innocemment le plaisir des caresses entre jeunes filles, les baisers des religieuses attendries par son besoin d'affection et la subtilité de son esprit. Des amours saphistes – car Herculine, identifiée femme par l'état civil, parlera alors d'elle au féminin –, il en sera de douloureux comme la maladie et la mort de sa chère Léa, de fort troublants comme ses émois de camériste au service d'une jeune beauté aux formes parfaites, et très vite d'intranquilles comme le trouble qui la gagnera à <span style="font-style:italic">&quot;l'entrée de ce sanctuaire de virginité&quot;</span> qu'était la classe des élèves-maîtresses (sic) où elle venait d'être admise.       <br />
              <br />
       Au visage lumineux d'Herculine répondra alors en miroir la silhouette déliée de son double. Interprétant avec une grâce infinie &quot;Les métamorphoses&quot; d'Ovide, prendront corps Hermès et Aphrodite s'unissant pour donner naissance à celui qui, à son corps défendant, séduit par la naïade Salmacis, devint uni à elle dans un seul corps bisexué. Ainsi le mythe, réincarné par les Dieux grecs (peu puritains…) ayant exaucé les vœux de la nymphe, se fera-t-il le porte-parole de la mythologie privée d'Herculine au corps indécis.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81362223-58619775.jpg?v=1720104870" alt="•Off 2024• "Herculine Barbin" Un d(r)ame d'État… civil" title="•Off 2024• "Herculine Barbin" Un d(r)ame d'État… civil" />
     </div>
     <div>
      Succèderont les affres de la deuxième période, celle racontée au masculin après qu'advint la faille dans l'armure construite, après que le jeu des caresses folles se conclut par le passage à l'acte avec sa chère Sara, institutrice et fille de la directrice du Pensionnat de jeunes filles où elle avait trouvé un poste d'enseignante. Dès lors, se sentant frappé par l'ignominie des jugements, s'avançant en bord de scène, iel pointera un doigt accusateur vers nous public, toujours prêt à s'arroger le droit de juger cellelui que la nature a assigné à une place aléatoire.       <br />
              <br />
       Dès lors, le récit abandonnera les rives du bonheur perdu pour aborder celles des accents tourmentés de &quot;la chasse à l'identité&quot; dont parle si bien Michel Foucault. Hypocrisie des uns et des autres refusant à corps et âme perdus que le scandale ne se dévoile au grand jour, verdict de la sacro-sainte science, directrice de conscience d'une religion stupéfiée, réponse de la loi prenant acte de son &quot;erreur&quot; et souffrances de celle qui – devenue en toute légalité celui – erre dans un &quot;no man's land&quot; terrifiant de solitude abyssale et de dénuement cruel.       <br />
              <br />
       Endossant les rôles des personnages traversant son existence intranquille, habillant avec une infinie tendresse d'une robe puis d'un costume d'homme Herculine devenu Abel, la soulevant de terre comme un fétu fragile en la serrant dans ses bras, l'alter égo témoigne à l'interprète idoine, l'immense besoin de consolation que nous ressentons à son égard.       <br />
              <br />
       Jusqu'aux extraits de chansons populaires, distillées en contrepoint d'un passé n'arrêtant pas de passer en nous pour inscrire jusque dans notre présent la question brûlante du genre, tout sonne juste – comédiens d'exception et mise en jeu envoûtante – pour faire de cette &quot;représentation&quot; le théâtre vivant de nos interrogations intimes.       <br />
              <br />
       <b>Vu le lundi 1ᵉʳ juillet au Palace d'Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Herculine Barbin"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81362223-58619777.jpg?v=1720104905" alt="•Off 2024• "Herculine Barbin" Un d(r)ame d'État… civil" title="•Off 2024• "Herculine Barbin" Un d(r)ame d'État… civil" />
     </div>
     <div>
      D'après &quot;Herculine Barbin dite Alexina B.&quot;, publié et préfacé par Michel Foucault (Éditions Gallimard) et &quot;Mes souvenirs&quot; d'Herculine Barbin       <br />
       Adaptation : Catherine Marnas et Procuste Oblomov.       <br />
       Mise en scène : Catherine Marnas.       <br />
       Avec : Yuming Hey, Mickaël Pelissier.       <br />
       Conseil artistique : Procuste Oblomov.       <br />
       Scénographie : Carlos Calvo.       <br />
       Créatrice son : Madame Miniature assistée d'Édith Baert.       <br />
       Lumières : Michel Theuil, assisté de Fabrice Barbotin et Véronique Galindo.       <br />
       Vidéo : Valéry Faidherbe, assisté d'Emmanuel Vautrin.       <br />
       Chorégraphies : Annabelle Chambon.       <br />
       Costumes : Kam Derbali.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 juin au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 17 h 30. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre Au Palace, 38, cours Jean Jaurès, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 84 51 26 99.       <br />
       <a class="link" href="https://www.aupalace.fr/" target="_blank">&gt;&gt; aupalace.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-Herculine-Barbin-Un-d-r-ame-d-Etat-civil_a3987.html" />
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  <entry>
   <title>"Libre arbitre" La jeune femme, la testostérone et ses juges… une fable "olympique"</title>
   <updated>2023-02-16T09:23:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Libre-arbitre-La-jeune-femme-la-testosterone-et-ses-juges-une-fable-olympique_a3517.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/70822396-49355801.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-02-16T08:51:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
En faisant résonner en nous cette expression à double entrée, le titre à lui seul cristallise les enjeux de cette performance théâtrale menée à la vitesse du 800 mètres "canonique" de 2009, couru à Berlin par Caster Semenya lors des Championnats du Monde… D'abord, du côté de la jeune athlète spoliée de sa médaille, il affirme sa revendication au "libre arbitre", celui d'échapper au déterminisme des assignations de sexe. Ensuite, du côté de ses juges, il dévoile l'outrecuidance d'arbitres se permettant en "toute liberté" d'imposer leurs règles au gré de leur interprétation marquée du sceau d'une masculinité infaillible.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70822396-49355801.jpg?v=1676535455" alt=""Libre arbitre" La jeune femme, la testostérone et ses juges… une fable "olympique"" title=""Libre arbitre" La jeune femme, la testostérone et ses juges… une fable "olympique"" />
     </div>
     <div>
      Quatre couloirs et des plots numérotés définissent les lignes de départ de cette reconstruction d'un fait sportif servant de &quot;pré-texte&quot; à la déconstruction artistique d'un masculin imposant ses &quot;pré-jugés&quot;. En effet, sur la ligne d'arrivée ce 19 août 2009, la jeune athlète couvrant ses épaules du drapeau sud-africain ne pouvait se douter qu'en triomphant ainsi magistralement de ses adversaires, allait lui être contestée (revers de la médaille…) son identité de femme. Sa très belle performance - narrée avec brio par le chœur des performeuses au plateau - titillant les records masculins, trouble intimement les officiels crispés sur leur référentiel au point de les faire &quot;sérieusement&quot; douter de la nature féminine de la championne hors norme…       <br />
              <br />
       Deux jours après au siège de la très honorable Fédération internationale d'Athlétisme où, par convention théâtrale, nous sommes transportés... Bien sûr, on peut déceler la présence de fard sur les paupières de Caster Semenya, mais ce trait de féminité n'est-il pas désavoué par l'absence de développement mammaire ? Définir des éléments de communication pour faire face aux critiques… La fédération d'Afrique du Sud accusant quant à elle de raciste la remise en cause de la victoire de leur championne, les sponsors menaçant eux de quitter le navire qui tangue, et les autres athlètes accusant d'avoir laissé courir une femme qui était un homme…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70822396-49355807.jpg?v=1676535486" alt=""Libre arbitre" La jeune femme, la testostérone et ses juges… une fable "olympique"" title=""Libre arbitre" La jeune femme, la testostérone et ses juges… une fable "olympique"" />
     </div>
     <div>
      Mis en jeu par les actrices endossant tour à tour tous les rôles, les atermoiements des dirigeants peuvent prêter à rire lorsqu'il s'agit de définir des éléments de langage pour justifier <span style="font-style:italic">&quot;au nom de l'équité&quot;</span> les examens de vérification du genre <span style="font-style:italic">&quot;afin de ne pas priver les autres athlètes d'une victoire qui leur serait volée&quot;.</span> Beaucoup moins risibles apparaissent les examens intrusifs pratiqués par le médecin ainsi que son interrogatoire sans vergogne aucune.       <br />
              <br />
       Et lorsque le verdict de l'hyperandrogénie vient confirmer un taux de testostérone élevé, corroborant aux yeux des doctes juges leur retrait de la médaille, le deal proposé pour la lui rendre est digne de celui passé par Méphistophélès : accepter un traitement hormonal faisant chuter drastiquement le taux de l'hormone privilège des hommes. Ainsi redevenue femme à part entière, elle pourrait jouir librement des droits attachés à sa nature… de femme. Se renier en mutilant son corps (n'ira-t-on pas jusqu'à lui demander de raccourcir son clitoris ?), abîmer sa santé en subissant les effets secondaires délétères des traitements hormonaux dans le but de ressembler au prototype de la &quot;vraie femme&quot;…       <br />
              <br />
       À l'usage de la Fédération internationale d'Athlétisme (I.A.A.F.), faisant superbement la nique à ses prescriptions contre-nature, les actrices proposent avec malice de créer la catégorie des &quot;Dames rassurantes&quot;… et inventent un jeu incluant les spectateurs : les filmer au plateau en train d'interpréter des stéréotypes de dames rassurantes, courant à petits pas, courant mais ne transpirant pas, films à envoyer en direct à la Fédération
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70822396-49355969.jpg?v=1676536007" alt=""Libre arbitre" La jeune femme, la testostérone et ses juges… une fable "olympique"" title=""Libre arbitre" La jeune femme, la testostérone et ses juges… une fable "olympique"" />
     </div>
     <div>
      Sous l'effet du rififi causé dans les hautes instances, le pouvoir mâle vacille mais ne rompt pas. Trop d'intérêts en jeu. La scène, débarrassée de ses bandes blanches signalant les couloirs de course, se transforme à petites foulées en tribunal… De session en session, le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) bégaie, hésite, désavoue, confirme, infirme. L'occasion pour les actrices - portées par leurs propres convictions - d'incarner les médecins, experts et avocats venant déposer à la barre qu'aucun traitement hormonal ne peut être imposé, <span style="font-style:italic">&quot;ces personnes intersexes n'étant aucunement malades&quot;</span>, et de dénoncer les tests dits de féminité comme aberration scientifique.       <br />
              <br />
       Quand la performeuse, se fondant corps et âme avec Caster Semenya, s'adressera directement au public sur fond de la vraie course retransmise, l'effet de réalité &quot;doublera&quot; la fiction théâtrale. Ses paroles, retraçant le parcours de la combattante pour faire valoir auprès des tribunaux - au-delà de la réparation de l'injustice sportive dont elle est victime - le respect de la dignité des femmes, résonneront comme un appel… L'appel à faire valoir le droit souverain des femmes d'être &quot;elles&quot; au pluriel, en dehors des normes prescrites par les diktats des hommes.       <br />
              <br />
       Un combat de près de quinze ans - encore à l'ordre du jour, la Cour européenne des droits de l'Homme ayant été saisie - dépassant de loin le cadre du sport pour devenir un véritable enjeu de société… Enjeu sociétal porté ici par un jeu théâtral lui-même vivifiant.       <br />
              <br />
       <b>Vu le vendredi 3 février 2023, Salle Vauthier du TnBA à Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Libre arbitre"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70822396-49355970.jpg?v=1676536038" alt=""Libre arbitre" La jeune femme, la testostérone et ses juges… une fable "olympique"" title=""Libre arbitre" La jeune femme, la testostérone et ses juges… une fable "olympique"" />
     </div>
     <div>
      Conception et écriture : Julie Bertin et Léa Girardet - Cie Le Grand Chelem.       <br />
       Mise en scène : Julie Bertin.       <br />
       Avec : Léa Girardet, Cléa Laizé, Juliette Speck, Julie Teuf.       <br />
       Collaboration artistique : Gaia Singer.       <br />
       Scénographie et vidéo : Pierre Nouvel.       <br />
       Chorégraphie : Julien Gallée-Ferré.       <br />
       Son : Lucas Lelièvre.       <br />
       Lumière : Pascal Noël.       <br />
       Costumes : Floriane Gaudin.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
       Production : Cie Le Grand Chelem et ACMÉ.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du du 31 janvier au 4 février 2023 au TnBA à Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70822396-49356018.jpg?v=1676536071" alt=""Libre arbitre" La jeune femme, la testostérone et ses juges… une fable "olympique"" title=""Libre arbitre" La jeune femme, la testostérone et ses juges… une fable "olympique"" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournées</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">16 février 2023 :</span> Théâtre de Châtillon-Clamart, Châtillon (92).       <br />
       <span class="fluo_jaune">7 mars 2023 :</span> La Merise, Place des Merisiers, Trappes (78).       <br />
       Du 14 mars au 16 mars 2023 : Théâtre de la Croix-Rousse, Lyon 4e (69).       <br />
       22 mars 2023 : Théâtre La Coupole, Croisée des Lys, Saint-Louis (68).       <br />
       30 mars 2023 : L'Amphi, Pont-de-Claix (38).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Libre-arbitre-La-jeune-femme-la-testosterone-et-ses-juges-une-fable-olympique_a3517.html" />
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   <title>Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final</title>
   <updated>2023-02-08T10:48:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Trente-Trente-Liberez-les-amarres-le-bouquet-final_a3510.html</id>
   <category term="Festivals" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/70644269-49247516.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-02-08T07:01:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Du "Défilé performances et curiosités" organisé par La Maison de La (première maison pluridisciplinaire Drag) aux performances chorégraphiées de "Discipline in disorder", "Outrar" et "Mouhawala Oula", s'exhale un enivrant parfum de liberté, artistique comme humaine, propre à réenchanter les plus blasés. En offrant ce bouquet d'émotions salutaires à un public à la recherche d'authentiques découvertes, le Festival affirme sa griffe : une poétique politique de nature à "révolutionner" les arts vivants.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70644269-49247516.jpg?v=1675794948" alt="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" title="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Défilé performances et curiosités"</strong></span>, avec comme maîtres maîtresses de cérémonie d'étonnantes créatures, De La Beuhchaire, De La Saboté(e), accompagné(e)s de cinq artistes drag et queer, aux noms de rêve de Soa de Muse, Elips, Otopsie, Gioffré, Nathan Selighini, et d'une dizaine d'aficionados, invite à une soirée cousue d'un imaginaire flamboyant. Une fête des sens où couleurs de tenues haute couture, déambulations explosant de liberté et shows musicaux ouvrent grand les portes d'une nuit extravagante et lumineuse.       <br />
              <br />
       Confondant les genres pour libérer l'humain en chacun et chacune, les défilés successifs donneront à voir coiffures à cornes, cheveux en cascade, chignons gigantesques, dreadlocks, cagoules, visages et corps grimés, ongles somptueux, tenues ajustées, amples robes à capuchon, habits de plumes, corsets à lacets, strings cousus mains, et encore pléthore de chaussures, des cuissardes rutilantes aux créations à bascules défiant les lois de "la gravité" terrestre.       <br />
              <br />
       Ainsi dans ce lieu bordelais des "Vivres de l'art" - qui n'a jamais ce soir aussi bien porté son nom - "entre kermesse pour adultes et striptease pour enfants", les codes volent gaiement en éclats pour célébrer, dans un esprit de bienveillance partagé, la beauté essentielle de l'humain libéré de ses pelures héritées.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70644269-49247625.jpg?v=1675795193" alt="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" title="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" />
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      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Discipline in disorder", d'Annabelle Chambon,</strong></span> propulse dans un maelström de sensations bousculant les certitudes établies. Ce lapin géant habité par la performeuse faisant corps avec lui au point d'en transmettre les moindres frémissements, ce mammifère à douce fourrure - avant d'être dépiauté… - qui adore interagir avec ses frères humains et dont on va suivre les tribulations intranquilles, de qui est-il le nom ?       <br />
              <br />
       Annabelle Chambon se souvient des patients de l'asile de San Clemente, cette île près de Venise, filmés par la caméra de Raymond Depardon. Si ce lieu d'enfermement a été depuis réhabilité en palace, effaçant jusqu'à sa trace au profit de son ancien statut plus politiquement correct de monastère, la performeuse garde imprimées en elle les images de cette humanité "sous contrôle". Se laissant prendre par les émotions traversées, elle se livre aux ressacs d'une "tempête sous un corps" dont l'intensité est de nature à éclabousser le public.       <br />
              <br />
       Suivant un itinéraire listé (passant par les bases "sceptre", "dépeçage", "licorne"…) sans autre cohérence que l'intensité des sentiments éprouvés, elle se lance à corps perdu dans l'exploration d'une "technologie politique du corps", celle inhérente aux lieux d'enfermement telle que Foucault l'évoque dans "Surveiller et punir".  Se transperçant l'œil, le ventre avec la hampe d'une pancarte sans revendication, croquant à pleines dents des carottes qu'elle recrache, titubant et tressautant, se dépiautant et apparaissant nue dans la vérité d'un être livré aux chasseurs prédateurs, crucifiée, elle tente… et réussit à résister à l'ordre dominant.       <br />
              <br />
       Et s'il serait hasardeux de tirer un discours articulé de cette débauche d'énergie délivrée par un corps dans tous ses états, ce qui s'impose irrésistiblement, c'est la force impérieuse de son engagement, de nature à faire rendre l'âme à nos certitudes "ordonnées".
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70644269-49247702.jpg?v=1675795789" alt="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" title="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" />
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      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Outrar", de Volmir Cordeiro,</strong></span> entraîne dans une tornade de couleurs virevoltantes accrochées à un corps débonnaire surplombant de sa hauteur phénoménale notre bas monde. Tel un impressionnant géant de carnaval, paré d'une casquette et de longs gants rouges, revêtu d'une multitude de jupons multicolores, il va facétieusement - au gré d'une bande son réinterprétée de la chorégraphe brésilienne Lia Rodrigues - déambuler à la recherche de câlins. Alternant sourires béats et grimaces loufoques, sa danse multipliera les glissades… jusqu'atterrir, radieux, dans les bras ou sur la tête des spectateurs et spectatrices massés autour de la piste.       <br />
              <br />
       "Ce fut comme une apparition"… Annoncé par des grondements incessants, jaillit de nulle part, un sorcier en transes, envoûté et envoûtant, traversé par des mouvements frénétiques le propulsant jovialement vers les vivants. Libéré de toutes entraves, le corps du danseur devient lieu de régressions innocentes renouant avec le paradis perdu des fantaisies enfantines. L'énergie prodigieuse qui l'anime se répand comme une trainée de poudre aux vertus hilarantes. Un bain de jouvence aux effets hallucinatoires.
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70644269-49247771.jpg?v=1675796056" alt="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" title="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" />
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     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Mouhawala Oula", d'Alexandre Paulikevitch,</strong></span> se donne à voir comme une parenthèse libertaire annihilant, avec grâce et finesse, les codes hérités pour les mieux travestir. Libanais, vivant à Beyrouth, porté par une vitalité "sans frontières", il se lance corps et âme dans les oscillations lascives du Baladi - danse du ventre réservée par la tradition orientale aux femmes - de nature à chavirer le(s) sens.       <br />
              <br />
       Nu de la tête aux pieds, il revêt une jupe à volants qui, au gré de ses tournoiements élancés,  laisse généreusement apparaître les attributs d'une masculinité rimant au rythme d'une fabuleuse et nébuleuse chevelure, brouillant ainsi les frontières entre virilité et féminité, transgressant allègrement ces deux catégories surfaites de la manière la plus naturelle qui soit.       <br />
              <br />
       Troquant son seul vêtement pour un jupon rouge et accompagné d'une violoniste tirant de son instrument accords et désaccords, le danseur se livre à des défilés par lesquels il traverse les états des genres entremêlés. Du torse bombé et des muscles bandés, à la sensualité d'une gestuelle empreinte d'une volupté à fleur de peau, en passant par les grimaces iconoclastes, ses "déplacements" rappellent - et il en est encore besoin… -  que l'humain est un tout indivisible, irréductible à la stigmatisation d'un sexe dédié. Un monument de liberté sereine…
     </div>
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70644269-49247821.jpg?v=1675796101" alt="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" title="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" />
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      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Défilé performances et curiosités"</strong></span>       <br />
       Soirée avec deux défilés, de 20 h 30 à 21 h 15 et de 22 h à 22 h 45.       <br />
       Conception : Maison de La, Antoine Linsale/De La Saboté(e) X et Guillaume Collard/De La Beuhchaire.       <br />
       Avec : De La Saboté(e), De la Beuhchaire, Soa de Muse, Otopsie, Gioffré, Nathan Selighini et une dizaine de participants participantes.       <br />
       DJ : Bobbi Watson.       <br />
       Court métrage : Le manifeste de la nuit/Arthur Lacomblez.       <br />
              <br />
       <b>Vu le mardi 24 janvier aux Vivres de l'Art à Bordeaux, en coréalisation avec La Maison de La, dans le cadre du Festival Trente Trente qui s'est déroulé du 12 janvier au 2 février 2023.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70644269-49247842.jpg?v=1675796146" alt="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" title="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" />
     </div>
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      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Discipline in disorder"</strong></span>       <br />
       Performance.       <br />
       Conception : Annabelle Chambon et Cédric Charron.       <br />
       Performance : Annabelle Chambon.       <br />
       Durée : 30 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Vu le samedi 28 janvier au Marché de Lerme à Bordeaux, dans le cadre du Festival Trente Trente.</b>
     </div>
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70644269-49247858.jpg?v=1675796184" alt="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" title="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" />
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      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Outrar"</strong></span>       <br />
       Danse.       <br />
       Chorégraphie, interprétation, costumes : Volmir Cordeiro.       <br />
       Assistant de création : Bruno Pace.       <br />
       Conception du projet : Lia Rodrigues en étroite collaboration avec les artistes de sa compagnie de danse (Amalia Lima, Leonardo Nunes, Carolina Repetto, Valentina Fittipaldi, Andrey Silva, Larissa Lima, Ricardo Xavier).       <br />
       Bande originale créée et jouée par : Zeca Assumpção, Henk Zwart, Mendel, Grupo Cadeira (Inês Assumpção, Jorge Potyguara, Miguel Bevilacqua, Henrique Rabello) et pièces du CD "Authentic South America 5, The Amazon".       <br />
       Montage et mixage : Alexandre Seabra.       <br />
       Durée : 25 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Vu le samedi 28 janvier à la Halle des Chartrons à Bordeaux, dans le cadre du Festival Trente Trente.</b>
     </div>
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70644269-49247871.jpg?v=1675796226" alt="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" title="Festival Trente Trente Libérez les amarres… le bouquet final" />
     </div>
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      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Mouhawala Oula"</strong></span>       <br />
       Danse - Beyrouth-Liban/France.       <br />
       Création et interprétation : Alexandre Paulikevitch, accompagné d'Élodie Robine.       <br />
       Durée : 20 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Vu le samedi 28 janvier à la Halle des Chartrons à Bordeaux, dans le cadre du Festival Trente Trente.</b>       <br />
              <br />
       <b>Festival Trente Trente</b>       <br />
       <b>S'est déroulé du 12 janvier au 2 février 2023.</b>       <br />
       <a class="link" href="http://www.trentetrente.com/" target="_blank">>> trentetrente.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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