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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-09-08T20:17:50+02:00</updated>
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   <title>Le Nouveau Théâtre Populaire de Fontaine-Guérin (le "NTP" pour les intimes) perpétue avec talent l'esprit de Jean Vilar depuis dix-huit étés</title>
   <updated>2026-09-02T16:32:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Nouveau-Theatre-Populaire-de-Fontaine-Guerin-le-NTP-pour-les-intimes-perpetue-avec-talent-l-esprit-de-Jean-Vilar_a4648.html</id>
   <category term="Festivals" />
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   <published>2026-09-02T09:52:00+02:00</published>
   <author><name>Isabelle Fauvel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C'est dans le jardin de sa grand-mère, à Fontaine-Guérin, dans le Maine-et-Loire, que le comédien Lazare Herson-Macarel et ses amis créèrent, en 2009, le Festival du Nouveau Théâtre Populaire. Ils n'avaient pas 20 ans et débordaient d'énergie. Les années ont passé, la grand-mère est décédée, la maison a été rachetée, l'aventure s'est développée et pérennisée. En ce mois d'août se tenait la XVIIIᵉ édition du festival avec une troupe aussi vaillante qu'au premier jour.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97889950-68140347.jpg?v=1788335745" alt="Le Nouveau Théâtre Populaire de Fontaine-Guérin (le "NTP" pour les intimes) perpétue avec talent l'esprit de Jean Vilar depuis dix-huit étés" title="Le Nouveau Théâtre Populaire de Fontaine-Guérin (le "NTP" pour les intimes) perpétue avec talent l'esprit de Jean Vilar depuis dix-huit étés" />
     </div>
     <div>
      Pauline (Bolcatto), Valentin (Boreau), les deux Julien (Campani et Romelard), Léo (Cohen-Paperman), Emilien (Diard-Detoeuf), Clovis (Fouin), Lazare (Herson-Macarel), Morgane (Nairaud), Claire (Sermone), Sacha (Todorov)… une vingtaine d'artistes composent la troupe du Nouveau Théâtre Populaire que les festivaliers désignent amicalement par leurs prénoms, tant les années et les spectacles ont rapproché les comédiens d'un public fidèle. En 2009, au commencement de l'aventure, certains entraient tout juste au Conservatoire national supérieur d'art dramatique de Paris, au TNS de Strasbourg ou faisaient leurs débuts à l'écran.       <br />
              <br />
       Dix-huit années plus tard, les jeunes artistes ont fait carrière. Nombre d'entre eux jouent sur de grandes scènes parisiennes, avec des metteurs en scène de renom (Brigitte Jaques-Wajeman, Jean-François Sivadier, Valère Novarina, Le Birgit Ensemble…) ou montent leurs propres projets, tel Léo Cohen-Paperman avec sa série &quot;Huit rois (nos présidents)&quot;, coécrite et jouée avec des membres de la troupe. Mais Fontaine-Guérin reste &quot;Le&quot; rendez-vous incontournable où tous aiment se retrouver chaque mois d'août pour monter leurs spectacles de troupe. La quarantaine approchant, ils sont aussi devenus parents et leurs enfants, désormais plus nombreux que les membres de la troupe, les accompagnent, sagement assis parmi les spectateurs ou endossant leurs premiers rôles sur scène. Les années ont passé, mais l'esprit du NTP n'a pas changé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97889950-68140348.jpg?v=1788336696" alt="Le Nouveau Théâtre Populaire de Fontaine-Guérin (le "NTP" pour les intimes) perpétue avec talent l'esprit de Jean Vilar depuis dix-huit étés" title="Le Nouveau Théâtre Populaire de Fontaine-Guérin (le "NTP" pour les intimes) perpétue avec talent l'esprit de Jean Vilar depuis dix-huit étés" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Nous sommes une troupe de vingt membres : actrices, acteurs, metteurs en scène, régisseurs et costumières. Depuis 2009, nous explorons l'idée d'un nouveau théâtre populaire à Fontaine-Guérin, petit village du Maine-et-Loire où nous avons construit une scène en bois en plein air. Des principes simples guident le fonctionnement de notre collectif. Les voici : 1. Nous prenons les décisions collectivement : par consensus, vote à bulletin secret ou à main levée. 2. Nous présentons toujours plusieurs pièces, mises en scène par différents membres de la troupe. 3. Pour pouvoir présenter plusieurs pièces, et pour pouvoir être nombreux, nous travaillons vite. Chaque spectacle est répété en dix-sept jours. 4. Tous les membres de la troupe participent à plusieurs spectacles.       <br />
              <br />
       5. Tous les membres de la troupe peuvent jouer des rôles, servir au bar, faire de la musique, construire des décors ou écrire des pièces. 6. Tous les membres de la troupe peuvent être metteur en scène. 7. Quand nous avons besoin de quelque chose, nous le demandons d'abord à nos voisins. 8. Année après année, nous réutilisons décors, costumes et accessoires. 9. Nous jouons quoi qu'il arrive : sous la pluie, ou sous les étoiles.&quot;</span>, peut-on entendre en début de chaque représentation. Tel est le manifeste du Nouveau Théâtre Populaire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97889950-68140480.jpg?v=1788336863" alt="Le Nouveau Théâtre Populaire de Fontaine-Guérin (le "NTP" pour les intimes) perpétue avec talent l'esprit de Jean Vilar depuis dix-huit étés" title="Le Nouveau Théâtre Populaire de Fontaine-Guérin (le "NTP" pour les intimes) perpétue avec talent l'esprit de Jean Vilar depuis dix-huit étés" />
     </div>
     <div>
      Car le Nouveau Théâtre Populaire n'est pas un festival comme les autres. Idéaliste et fidèle à la pensée de Jean Vilar selon laquelle le prix ne doit pas être un frein à la culture, la jeune troupe avait établi, lors de la création du festival, le billet au tarif unique de 5 €. Un véritable défi économique ! Qui perdura de nombreuses années. Depuis quelques éditions, le tarif de 5 € s'applique toujours au jeune public et des tarifs &quot;au choix&quot; sont proposés aux adultes, sans catégorisation de places et sans avoir à justifier de sa situation : 10 €, 15 €, 20 € ou 25 €.       <br />
              <br />
       C'est donc toujours en défiant les contraintes économiques de notre époque que le NTP continue à monter des classiques (mais pas que) à l'ombre de son clocher tors. Car le NTP est aussi indissociable de son clocher, dont le tintement rythme les représentations, ce clocher atypique, recouvert d'ardoises et curieusement vrillé, à la jolie forme de flamme, qui sert invariablement de décor et contribue au charme de ce lieu champêtre.       <br />
              <br />
       Créer un festival dans une région où le spectacle vivant est plutôt morne plaine s'avérait une gageure ! Tout était à construire. La première édition eut lieu du 15 au 23 août 2009 avec, au programme, trois spectacles joués en alternance : &quot;Le Misanthrope&quot; de Molière, &quot;Roméo et Juliette&quot; de Shakespeare et &quot;Petit et Grand&quot; d'après Andersen (dès ses débuts, le NTP avait pensé au jeune public). Au total, seize représentations pour 762 entrées. Un succès pour une première tentative et une communication des plus minimes ! D'autant que le public se montra véritablement conquis. La jeune troupe décida donc de renouveler l'expérience…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97889950-68140481.jpg?v=1788336920" alt="Le Nouveau Théâtre Populaire de Fontaine-Guérin (le "NTP" pour les intimes) perpétue avec talent l'esprit de Jean Vilar depuis dix-huit étés" title="Le Nouveau Théâtre Populaire de Fontaine-Guérin (le "NTP" pour les intimes) perpétue avec talent l'esprit de Jean Vilar depuis dix-huit étés" />
     </div>
     <div>
      Une décennie plus tard, après avoir joué des spectacles de Sophocle, Aristophane, Ovide, Rabelais, Corneille, Hugo, Feydeau, Maeterlinck, Claudel, Brecht…, le NTP fête son anniversaire autour d'un auteur unique : Honoré de Balzac (1799-1850). Au programme, trois spectacles adaptés de ses romans &quot;Illusions perdues&quot;, &quot;Splendeurs et misères des courtisanes&quot; et &quot;La Peau de chagrin&quot;. Des passages de &quot;La Duchesse de Langeais&quot;, présentés alternativement, en première partie de soirée lors d'un apéritif-dîner champêtre, et un spectacle sur la vie du romancier, &quot;Honoré, vie balzacienne&quot;, viennent compléter cet hommage.       <br />
              <br />
       C'est une telle réussite qu'en 2021, la troupe pousse l'expérience plus loin en jouant &quot;Le ciel, la nuit et la fête&quot;, un programme de trois pièces de Molière (&quot;Le Tartuffe&quot;, &quot;Dom Juan&quot; et &quot;Psyché&quot;) introduites par des levers de rideau &quot;théâtro-radiophoniques&quot; baptisés &quot;Grand Siècle (radio)&quot;. L'ensemble, d'une durée de 6 h 30, est également programmé par Olivier Py au prestigieux festival d'Avignon en un seul et même spectacle.       <br />
              <br />
       En dix ans, le petit jardin est devenu un grand théâtre et le festival est passé de 700 à 10 000 entrées. Il est désormais indispensable de réserver. Mais, avant tout, un lien s'est tissé avec la population qui ne saurait dorénavant se passer de ce rendez-vous théâtral annuel. De nombreux bénévoles s'investissent chaque année toujours davantage dans l'organisation, l'accueil du public ou la figuration si besoin. L'Association des Amis du Nouveau Théâtre Populaire a vu le jour… Le festival s'est professionnalisé, la technique s'est développée, le plateau a été rénové et la jauge agrandie (environ 600 places)…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97889950-68140482.jpg?v=1788336986" alt="Le Nouveau Théâtre Populaire de Fontaine-Guérin (le "NTP" pour les intimes) perpétue avec talent l'esprit de Jean Vilar depuis dix-huit étés" title="Le Nouveau Théâtre Populaire de Fontaine-Guérin (le "NTP" pour les intimes) perpétue avec talent l'esprit de Jean Vilar depuis dix-huit étés" />
     </div>
     <div>
      Aux grands classiques et aux spectacles jeune public (dont la qualité attire petits et grands dans un même enthousiasme) se sont ajoutées des créations contemporaines (Novarina, Fosse, Houellebecq, Bertina, Salleron…) ainsi que des lectures. Des artistes invités et des comédiens du Jeune Théâtre National rejoignent ponctuellement le collectif. Des actions artistiques et éducatives se déroulent durant l'année. Le festival joue aussi les avant-premières, en juillet, avec &quot;La Tournée des battages&quot;, ainsi que les prolongations, en septembre, avec &quot;La Tournée des vendanges&quot;.       <br />
              <br />
       Depuis dix-huit étés, le NTP perpétue l'esprit de Jean Vilar dans une belle idée d'équité et de partage. Un théâtre populaire, convivial et festif qui a encore fait ses preuves cet été. Étaient présentés en alternance &quot;Le Cercle de craie caucasien&quot; de Brecht, &quot;Tailleur pour dames&quot; de Feydeau, &quot;La Cerisaie&quot; de Tchekhov et, pour les plus jeunes, &quot;Vingt mille lieues sous les mers&quot; d'après Jules Verne et &quot;Une histoire de Paradis&quot; d'après un conte yiddish. Le public, enthousiaste, était au rendez-vous – avec 13151 entrées au compteur ! – et la troupe, toujours aussi talentueuse. C'est avec curiosité et envie que nous attendons l'édition suivante. Alors, bravo et merci au NTP, et à l'année prochaine !       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>XVIIIᵉ festival du NTP</b>       <br />
       S'est déroulé du 11 au 28 août 2026.       <br />
       La Maison du Théâtre, 8, rue Célestine Garnier, Fontaine-Guérin, commune nouvelle des Bois d'Anjou (49).        <br />
       <a class="link" href="https://nouveautheatrepopulaire.fr/festival-2026/" target="_blank">&gt;&gt; nouveautheatrepopulaire.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>La Tournée des vendanges</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 13 septembre 2026.</span>       <br />
       Avec &quot;Frankenstein&quot; d'après Mary Shelley.       <br />
       Dans les communes de Gennes, Baugé, Les Ponts-de-Cé, Sainte-Gemmes-sur-Loire, Jarzé et La Ménitré.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Les Fourberies de Scapin" Créativité et impertinence pour une version pleine de vie et revigorante</title>
   <updated>2025-03-28T10:59:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Fourberies-de-Scapin-Creativite-et-impertinence-pour-une-version-pleine-de-vie-et-revigorante_a4182.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2025-03-28T10:27:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jeunesse amoureuse, frondeuse et insoumise. Amour acté et signé sans consentement de leurs géniteurs et, en secours rusé mais généreux, l'homme Scapin au pedigree de valet futé donne la cadence de la danse. Dans un pur esprit de troupe, Emmanuel Besnault et une ribambelle de comédiens musiciens chanteurs nous prouvent, avec impétuosité et fraîcheur, l'intemporalité du texte de Molière.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87505074-62064337.jpg?v=1724750644" alt=""Les Fourberies de Scapin" Créativité et impertinence pour une version pleine de vie et revigorante" title=""Les Fourberies de Scapin" Créativité et impertinence pour une version pleine de vie et revigorante" />
     </div>
     <div>
      Le répertoire n'a de cesse que d'être revisité, c'est son destin, son malheur ou son bonheur… Chacun apprécie en fonction de la proposition artistique. La pièce de Molière, &quot;Les Fourberies de Scapin&quot;, en fait bien sûr partie. Et si j'allai un peu à reculons, bien que connaissant le jeune talent à l'œuvre, voir cette énième version, j'en revins fort satisfait tant le travail de cette jeune compagnie était riche de virtuosité et d'une joyeuse énergie.       <br />
              <br />
       D'entrée de jeu, la dynamique est impulsée par une introduction musicale et chantée  avec un entrain qui donne immédiatement le tempo qui sera insufflé tout au long du spectacle. Cela est amplifié par une distribution astucieuse de la totalité des rôles à cinq comédiens, générant ainsi des passages de scènes rapides et fluides. Et l'option choisie, de faire jouer Argante (le père d'Octave) par le comédien (Schemci Lauth) interprétant Léandre et Géronte (le père de Léandre) par Manuel Le Velly qui joue également Octave, agit comme un exorcisme ludique et éminemment comique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87505074-62064338.jpg?v=1724751131" alt=""Les Fourberies de Scapin" Créativité et impertinence pour une version pleine de vie et revigorante" title=""Les Fourberies de Scapin" Créativité et impertinence pour une version pleine de vie et revigorante" />
     </div>
     <div>
      Seuls Scapin (Geoffrey Rouge Carrassat) - vif, au regard malicieux, malin et souple comme un acrobate - et Sylvestre (Benoît Gruel) sont interprétés par un seul acteur. Chacun, dans une fougue quasi juvénile, entretient le rythme effréné adopté sans jamais se départir de sa justesse de jeu et de diction. Seule femme de la partie, Deniz Turkmen (Hyacinthe, Zerbinette et Nérine) est rayonnante dans ses compositions et apporte une intelligence et un charme féminins à l'ensemble.       <br />
              <br />
       Le metteur en scène, Emmanuel Besnault, use ici avec intelligence et passion de son expérience* de la commedia dell'arte et de son amour pour les théâtres de troupe et de tréteaux. Ainsi, associant le jeu burlesque, celui des baladins, des amuseurs publics et autres saltimbanques ainsi que celui musical des troubadours, en une synthèse enthousiaste, il magnifie avec audace et un rien d'effronterie joviale le texte du sieur Molière.       <br />
              <br />
       Son approche scénique est généreuse et éminemment inscrite dans une cinématique joyeuse et inventive. Les trouvailles de mise en scène sont nombreuses et initient des intelligences de décors ou d'effets que l'on trouve rarement dans une jeune compagnie. La scène du sac et des coups de bâton est traitée de manière originale et invite le public à se retrouver embarqué, drapé, dans l'intimité de l'action. Une des idées fortes de celui-ci… qui, &quot;après coups&quot;, fait mouche !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87505074-62064339.jpg?v=1724751594" alt=""Les Fourberies de Scapin" Créativité et impertinence pour une version pleine de vie et revigorante" title=""Les Fourberies de Scapin" Créativité et impertinence pour une version pleine de vie et revigorante" />
     </div>
     <div>
      Cette proposition d'Emmanuel Besnault et de la compagnie L’Éternel Été agit comme une cure de jouvence... mais sans omettre de porter l'éclairage sur l'éternelle aventure, romancée ou pas, des amours entravés pour d'aussi éternelles futiles raisons familiales, religieuses, de classe ou d'États ; et sur les joutes universelles entre notre bienveillante humanité et nos attraits vénaux.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Acquise entre autres avec le rôle d'Arlequin dans &quot;Arlequin valet de deux maîtres&quot; de Goldoni à la Comédie Italienne en 2013. Ce théâtre est le lieu de référence de la commedia dell'arte à Paris (et seul théâtre italien en France). Ce dernier, après avoir été contraint de fermer pour cause de difficultés financières dues à la baisse importante de ses subventions, tente de renaître, grâce à la vente de costumes et de quelques discrets mécènes, en proposant une création (d'après des textes d'auteurs italiens), &quot;Les Délices du Baiser&quot;, depuis le 16 novembre 2016.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Fourberies de Scapin"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87505074-62064340.jpg?v=1724751653" alt=""Les Fourberies de Scapin" Créativité et impertinence pour une version pleine de vie et revigorante" title=""Les Fourberies de Scapin" Créativité et impertinence pour une version pleine de vie et revigorante" />
     </div>
     <div>
      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène et scénographie : Emmanuel Besnault.       <br />
       Avec : Matthieu Brugot ou Lionel Sautet ou Sylvain Lecomte, Victor Duez ou Valerio Zaina, Benoit Gruel ou Schemci Lauth ou Arthur Baratin, Manuel Le Velly ou Emmanuel Besnault, Chloé Zufferey ou Mélanie Le Duc.       <br />
       Lumières : Cyril Manetta.       <br />
       Régie : Emma Schler.       <br />
       Par la Compagnie L’Éternel Été.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
       À partir de 10 ans.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 2 avril au 25 mai 2025.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 17 h.       <br />
       Théâtre Le Lucernaire, Théâtre Noir, Paris 6e, 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="https://www.lucernaire.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>"Les Fourberies de Scapin" Créativité et impertinence pour une version pleine de vie et revigorante</title>
   <updated>2024-08-30T19:46:00+02:00</updated>
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   <published>2024-08-27T10:11:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
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    <![CDATA[
Jeunesse amoureuse, frondeuse et insoumise. Amour acté et signé sans consentement de leurs géniteurs et, en secours rusé mais généreux, l'homme Scapin au pedigree de valet futé donne la cadence de la danse. Dans un pur esprit de troupe, Emmanuel Besnault et une ribambelle de comédiens musiciens chanteurs nous prouvent, avec impétuosité et fraîcheur, l'intemporalité du texte de Molière.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82429327-59134719.jpg?v=1724750644" alt=""Les Fourberies de Scapin" Créativité et impertinence pour une version pleine de vie et revigorante" title=""Les Fourberies de Scapin" Créativité et impertinence pour une version pleine de vie et revigorante" />
     </div>
     <div>
      Le répertoire n'a de cesse que d'être revisité, c'est son destin, son malheur ou son bonheur… Chacun apprécie en fonction de la proposition artistique. La pièce de Molière, &quot;Les Fourberies de Scapin&quot;, en fait bien sûr partie. Et si j'allai un peu à reculons, bien que connaissant le jeune talent à l'œuvre, voir cette énième version, j'en revins fort satisfait tant le travail de cette jeune compagnie était riche de virtuosité et d'une joyeuse énergie.       <br />
              <br />
       D'entrée de jeu, la dynamique est impulsée par une introduction musicale et chantée  avec un entrain qui donne immédiatement le tempo qui sera insufflé tout au long du spectacle. Cela est amplifié par une distribution astucieuse de la totalité des rôles à cinq comédiens, générant ainsi des passages de scènes rapides et fluides. Et l'option choisie, de faire jouer Argante (le père d'Octave) par le comédien (Schemci Lauth) interprétant Léandre et Géronte (le père de Léandre) par Manuel Le Velly qui joue également Octave, agit comme un exorcisme ludique et éminemment comique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82429327-59134720.jpg?v=1724751131" alt=""Les Fourberies de Scapin" Créativité et impertinence pour une version pleine de vie et revigorante" title=""Les Fourberies de Scapin" Créativité et impertinence pour une version pleine de vie et revigorante" />
     </div>
     <div>
      Seuls Scapin (Geoffrey Rouge Carrassat) - vif, au regard malicieux, malin et souple comme un acrobate - et Sylvestre (Benoît Gruel) sont interprétés par un seul acteur. Chacun, dans une fougue quasi juvénile, entretient le rythme effréné adopté sans jamais se départir de sa justesse de jeu et de diction. Seule femme de la partie, Deniz Turkmen (Hyacinthe, Zerbinette et Nérine) est rayonnante dans ses compositions et apporte une intelligence et un charme féminins à l'ensemble.       <br />
              <br />
       Le metteur en scène, Emmanuel Besnault, use ici avec intelligence et passion de son expérience* de la commedia dell'arte et de son amour pour les théâtres de troupe et de tréteaux. Ainsi, associant le jeu burlesque, celui des baladins, des amuseurs publics et autres saltimbanques ainsi que celui musical des troubadours, en une synthèse enthousiaste, il magnifie avec audace et un rien d'effronterie joviale le texte du sieur Molière.       <br />
              <br />
       Son approche scénique est généreuse et éminemment inscrite dans une cinématique joyeuse et inventive. Les trouvailles de mise en scène sont nombreuses et initient des intelligences de décors ou d'effets que l'on trouve rarement dans une jeune compagnie. La scène du sac et des coups de bâton est traitée de manière originale et invite le public à se retrouver embarqué, drapé, dans l'intimité de l'action. Une des idées fortes de celui-ci… qui, &quot;après coups&quot;, fait mouche !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82429327-59134721.jpg?v=1724751594" alt=""Les Fourberies de Scapin" Créativité et impertinence pour une version pleine de vie et revigorante" title=""Les Fourberies de Scapin" Créativité et impertinence pour une version pleine de vie et revigorante" />
     </div>
     <div>
      Cette proposition d'Emmanuel Besnault et de la compagnie L’Éternel Été agit comme une cure de jouvence... mais sans omettre de porter l'éclairage sur l'éternelle aventure, romancée ou pas, des amours entravés pour d'aussi éternelles futiles raisons familiales, religieuses, de classe ou d'États ; et sur les joutes universelles entre notre bienveillante humanité et nos attraits vénaux.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Acquise entre autres avec le rôle d'Arlequin dans &quot;Arlequin valet de deux maîtres&quot; de Goldoni à la Comédie Italienne en 2013. Ce théâtre est le lieu de référence de la commedia dell'arte à Paris (et seul théâtre italien en France). Ce dernier, après avoir été contraint de fermer pour cause de difficultés financières dues à la baisse importante de ses subventions, tente de renaître, grâce à la vente de costumes et de quelques discrets mécènes, en proposant une création (d'après des textes d'auteurs italiens), &quot;Les Délices du Baiser&quot;, depuis le 16 novembre 2016.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Fourberies de Scapin"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82429327-59135478.jpg?v=1724751653" alt=""Les Fourberies de Scapin" Créativité et impertinence pour une version pleine de vie et revigorante" title=""Les Fourberies de Scapin" Créativité et impertinence pour une version pleine de vie et revigorante" />
     </div>
     <div>
      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène et scénographie : Emmanuel Besnault.       <br />
       Avec : Matthieu Brugot ou Lionel Sautet ou Sylvain Lecomte, Victor Duez ou Valerio Zaina, Benoit Gruel ou Schemci Lauth ou Arthur Baratin, Manuel Le Velly ou Emmanuel Besnault, Chloé Zufferey ou Mélanie Le Duc.       <br />
       Lumières : Cyril Manetta.       <br />
       Régie : Emma Schler.       <br />
       Par la Compagnie L’Éternel Été.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
       À partir de 10 ans.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 28 septembre 2024 au 5 janvier 2025.</span>       <br />
       Samedi à 14 h 30 et dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre Lepic, Paris 18ᵉ, 01 42 54 15 12.       <br />
       <a class="link" href="https://theatrelepic.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatrelepic.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Fourberies-de-Scapin-Creativite-et-impertinence-pour-une-version-pleine-de-vie-et-revigorante_a4032.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•Off 2021• Les Fourberies de Scapin Créativité et impertinence pour une version pleine de vie et revigorante</title>
   <updated>2021-07-19T08:21:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2021-Les-Fourberies-de-Scapin-Creativite-et-impertinence-pour-une-version-pleine-de-vie-et-revigorante_a3014.html</id>
   <category term="Avignon 2021" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/57790969-42772117.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-07-19T07:54:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jeunesse amoureuse, frondeuse et insoumise. Amour acté et signé sans consentement de leurs géniteurs et, en secours rusé mais généreux, l'homme Scapin au pedigree de valet futé donne la cadence de la danse. Dans un pur esprit de troupe, Emmanuel Besnault et une ribambelle de comédiens musiciens chanteurs nous prouvent, avec impétuosité et fraîcheur, l'intemporalité du texte de Molière.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57790969-42772117.jpg?v=1626676084" alt="•Off 2021• Les Fourberies de Scapin Créativité et impertinence pour une version pleine de vie et revigorante" title="•Off 2021• Les Fourberies de Scapin Créativité et impertinence pour une version pleine de vie et revigorante" />
     </div>
     <div>
      Le répertoire n'a de cesse que d'être revisité, c'est son destin, son malheur ou son bonheur… Chacun apprécie en fonction de la proposition artistique. La pièce de Molière, &quot;Les Fourberies de Scapin&quot;, en fait bien sûr partie. Et si j'allai un peu à reculons, bien que connaissant le jeune talent à l'œuvre, voir cette énième version, j'en revins fort satisfait tant le travail de cette jeune compagnie était riche de virtuosité et d'une joyeuse énergie.       <br />
              <br />
       D'entrée de jeu, la dynamique est impulsée par une introduction musicale et chantée  avec un entrain qui donne immédiatement le tempo qui sera insufflé tout au long du spectacle. Cela est amplifié par une distribution astucieuse de la totalité des rôles à cinq comédiens, générant ainsi des passages de scènes rapides et fluides. Et l'option choisie, de faire jouer Argante (le père d'Octave) par le comédien (Schemci Lauth) interprétant Léandre et Géronte (le père de Léandre) par Manuel Le Velly qui joue également Octave, agit comme un exorcisme ludique et éminemment comique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57790969-42772118.jpg?v=1626676213" alt="•Off 2021• Les Fourberies de Scapin Créativité et impertinence pour une version pleine de vie et revigorante" title="•Off 2021• Les Fourberies de Scapin Créativité et impertinence pour une version pleine de vie et revigorante" />
     </div>
     <div>
      Seuls Scapin (Geoffrey Rouge Carrassat) - vif, au regard malicieux, malin et souple comme un acrobate - et Sylvestre (Benoît Gruel) sont interprétés par un seul acteur. Chacun, dans une fougue quasi juvénile, entretient le rythme effréné adopté sans jamais se départir de sa justesse de jeu et de diction. Seule femme de la partie, Deniz Turkmen (Hyacinthe, Zerbinette et Nérine) est rayonnante dans ses compositions et apporte une intelligence et un charme féminins à l'ensemble.       <br />
              <br />
       Le metteur en scène, Emmanuel Besnault, use ici avec intelligence et passion de son expérience* de la commedia dell'arte et de son amour pour les théâtres de troupe et de tréteaux. Ainsi, associant le jeu burlesque, celui des baladins, des amuseurs publics et autres saltimbanques ainsi que celui musical des troubadours, en une synthèse enthousiaste, il magnifie avec audace et un rien d'effronterie joviale le texte du sieur Molière.       <br />
              <br />
       Son approche scénique est généreuse et éminemment inscrite dans une cinématique joyeuse et inventive. Les trouvailles de mise en scène sont nombreuses et initient des intelligences de décors ou d'effets que l'on trouve rarement dans une jeune compagnie. La scène du sac et des coups de bâton est traitée de manière originale et invite le public à se retrouver embarqué, drapé, dans l'intimité de l'action. Une des idées fortes de celui-ci… qui, &quot;après coups&quot;, fait mouche !       <br />
              <br />
       Cette proposition d'Emmanuel Besnault et de la compagnie L’Éternel Été agit comme une cure de jouvence... mais sans omettre de porter l'éclairage sur l'éternelle aventure, romancée ou pas, des amours entravés pour d'aussi éternelles futiles raisons familiales, religieuses, de classe ou d'États ; et sur les joutes universelles entre notre bienveillante humanité et nos attraits vénaux.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Acquise entre autres avec le rôle d'Arlequin dans &quot;Arlequin valet de deux maîtres&quot; de Goldoni à la Comédie Italienne en 2013. Ce théâtre est le lieu de référence de la commedia dell'arte à Paris (et seul théâtre italien en France). Ce dernier, après avoir été contraint de fermer pour cause de difficultés financières dues à la baisse importante de ses subventions, tente de renaître, grâce à la vente de costumes et de quelques discrets mécènes, en proposant une création (d'après des textes d'auteurs italiens), &quot;Les Délices du Baiser&quot;, depuis le 16 novembre 2016.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Fourberies de Scapin"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57790969-42772120.jpg?v=1626676598" alt="•Off 2021• Les Fourberies de Scapin Créativité et impertinence pour une version pleine de vie et revigorante" title="•Off 2021• Les Fourberies de Scapin Créativité et impertinence pour une version pleine de vie et revigorante" />
     </div>
     <div>
      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène et scénographie : Emmanuel Besnault.       <br />
       Avec : Benoit Gruel, Schemci Lauth, Deniz Turkmen, Manuel Le Velly et Emmanuel Besnault.       <br />
       Lumières : Cyril Manetta.       <br />
       Régie : Emma Schler.       <br />
       Par la Compagnie L’Éternel Été.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
       À partir de 10 ans.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2021•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 31 juillet 2021.</span>       <br />
       Tous les jours à 15 h 25, relâche les 12, 19 et 26 juillet.       <br />
       La Condition des Soies, Salle Molière (Salle Ronde), 13, rue de la Croix, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 22 48 43..       <br />
       <a class="link" href="https://www.conditiondessoies.com/" target="_blank">&gt;&gt; conditiondessoies.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2021-Les-Fourberies-de-Scapin-Creativite-et-impertinence-pour-une-version-pleine-de-vie-et-revigorante_a3014.html" />
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  <entry>
   <title>"Les Fourberies de Scapin"… Dans un élan créatif et impertinent, une version chaleureuse et revigorante</title>
   <updated>2018-11-10T11:53:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Fourberies-de-Scapin-Dans-un-elan-creatif-et-impertinent-une-version-chaleureuse-et-revigorante_a2279.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/27470772-27652308.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-11-10T11:49:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jeunesse amoureuse, frondeuse et insoumise. Amour acté et signé sans consentement de leurs géniteurs et, en secours rusé mais généreux, l'homme Scapin au pedigree de valet futé donne la cadence de la danse. Dans un pur esprit de troupe, Emmanuel Besnault et une ribambelle de comédiens musiciens chanteurs nous prouvent, avec impétuosité et fraîcheur, l'intemporalité du texte de Molière.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/27470772-27652305.jpg?v=1486723060" alt=""Les Fourberies de Scapin"… Dans un élan créatif et impertinent, une version chaleureuse et revigorante" title=""Les Fourberies de Scapin"… Dans un élan créatif et impertinent, une version chaleureuse et revigorante" />
     </div>
     <div>
      Le répertoire n'a de cesse que d'être revisité, c'est son destin, son malheur ou son bonheur… Chacun apprécie en fonction de la proposition artistique. La pièce de Molière, &quot;Les Fourberies de Scapin&quot;, en fait bien sûr partie. Et si j'allai un peu à reculons, bien que connaissant le jeune talent à l'œuvre, voir cette énième version, j'en revins fort satisfait tant le travail de cette jeune compagnie était riche de virtuosité et d'une joyeuse énergie.       <br />
              <br />
       D'entrée de jeu, la dynamique est impulsée par une introduction musicale et chantée  avec un entrain qui donne immédiatement le tempo qui sera insufflé tout au long du spectacle. Cela est amplifié par une distribution astucieuse de la totalité des rôles à cinq comédiens, générant ainsi des passages de scènes rapides et fluides. Et l'option choisie, de faire jouer Argante (le père d'Octave) par le comédien (Schemci Lauth) interprétant Léandre et Géronte (le père de Léandre) par Manuel Le Velly qui joue également Octave, agit comme un exorcisme ludique et éminemment comique.
     </div>
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/27470772-27652306.jpg?v=1486723150" alt=""Les Fourberies de Scapin"… Dans un élan créatif et impertinent, une version chaleureuse et revigorante" title=""Les Fourberies de Scapin"… Dans un élan créatif et impertinent, une version chaleureuse et revigorante" />
     </div>
     <div>
      Seuls Scapin (Geoffrey Rouge Carrassat) - vif, au regard malicieux, malin et souple comme un acrobate - et Sylvestre (Benoît Gruel) sont interprétés par un seul acteur. Chacun, dans une fougue quasi juvénile, entretient le rythme effréné adopté sans jamais se départir de sa justesse de jeu et de diction. Seule femme de la partie, Deniz Turkmen (Hyacinthe, Zerbinette et Nérine) est rayonnante dans ses compositions et apporte une intelligence et un charme féminins à l'ensemble.       <br />
              <br />
       Le metteur en scène, Emmanuel Besnault, use ici avec intelligence et passion de son expérience* de la commedia dell'arte et de son amour pour les théâtres de troupe et de tréteaux. Ainsi, associant le jeu burlesque, celui des baladins, des amuseurs publics et autres saltimbanques ainsi que celui musical des troubadours, en une synthèse enthousiaste, il magnifie avec audace et un rien d'effronterie joviale le texte du sieur Molière.       <br />
              <br />
       Son approche scénique est généreuse et éminemment inscrite dans une cinématique joyeuse et inventive. Les trouvailles de mise en scène sont nombreuses et initient des intelligences de décors ou d'effets que l'on trouve rarement dans une jeune compagnie. La scène du sac et des coups de bâton est traitée de manière originale et invite le public à se retrouver embarqué, drapé, dans l'intimité de l'action. Une des idées fortes de celui-ci… qui, &quot;après coups&quot;, fait mouche !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/27470772-27652307.jpg?v=1486723183" alt=""Les Fourberies de Scapin"… Dans un élan créatif et impertinent, une version chaleureuse et revigorante" title=""Les Fourberies de Scapin"… Dans un élan créatif et impertinent, une version chaleureuse et revigorante" />
     </div>
     <div>
      Cette proposition d'Emmanuel Besnault et de la compagnie L’Éternel Été agit comme une cure de jouvence... mais sans omettre de porter l'éclairage sur l'éternelle aventure, romancée ou pas, des amours entravés pour d'aussi éternelles futiles raisons familiales, religieuses, de classe ou d'États ; et sur les joutes universelles entre notre bienveillante humanité et nos attraits vénaux.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Acquise entre autres avec le rôle d'Arlequin dans &quot;Arlequin valet de deux maîtres&quot; de Goldoni à la Comédie Italienne en 2013. Ce théâtre est le lieu de référence de la commedia dell'arte à Paris (et seul théâtre italien en France). Ce dernier, après avoir été contraint de fermer pour cause de difficultés financières dues à la baisse importante de ses subventions, tente de renaître, grâce à la vente de costumes et de quelques discrets mécènes, en proposant une création (d'après des textes d'auteurs italiens), &quot;Les Délices du Baiser&quot;, depuis le 16 novembre 2016.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Fourberies de Scapin"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/27470772-27652308.jpg?v=1486723222" alt=""Les Fourberies de Scapin"… Dans un élan créatif et impertinent, une version chaleureuse et revigorante" title=""Les Fourberies de Scapin"… Dans un élan créatif et impertinent, une version chaleureuse et revigorante" />
     </div>
     <div>
      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène : Emmanuel Besnault.       <br />
       Avec : Benoit Gruel, Schemci Lauth, Deniz Turkmen, Manuel Le Velly et Emmanuel Besnault.       <br />
       Lumières : Cyril Manetta.       <br />
       Scénographie : Emmanuel Besnault.       <br />
       Musique : Manuel Le Velly.       <br />
       Par la Compagnie L’Éternel Été.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>Nouvelle reprise pour cause de succès.</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 novembre 2018 au 6 janvier 2019.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 17 h.       <br />
       Le Lucernaire, Théâtre Noir, Paris 6e, 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lucernaire.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Première publication le vendredi 10 février 2017.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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