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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-10T18:47:39+02:00</updated>
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   <title>"L'enfant cachée dans l'encrier"… Une forme d'enfance perpétuelle… et le drame de la vie sous-jacent</title>
   <updated>2017-05-31T08:26:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/L-enfant-cachee-dans-l-encrier-Une-forme-d-enfance-perpetuelle-et-le-drame-de-la-vie-sous-jacent_a1817.html</id>
   <category term="Pitchouns" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/14150824-20192043.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-05-31T08:14:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Joël Jouanneau est un familier de Thomas Bernhard, de Samuel Beckett et de William Shakespeare. Il écrit patiemment et méthodiquement un répertoire pour la jeunesse. De fables, de contes mêlant gravité et cocasserie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/14150824-20192043.jpg?v=1496211724" alt=""L'enfant cachée dans l'encrier"… Une forme d'enfance perpétuelle… et le drame de la vie sous-jacent" title=""L'enfant cachée dans l'encrier"… Une forme d'enfance perpétuelle… et le drame de la vie sous-jacent" />
     </div>
     <div>
      Le récit de &quot;L'enfant cachée dans l'encrier&quot; (qu'il met en scène) décrit les vacances de l'enfant qu'il était dans le château du père. Du fond d'un grenier réapparaissent les traces de l'enfance, le cahier intime, qui laissent au moment de leur redécouverte transparaître l'empreinte sur l'homme devenu adulte.       <br />
              <br />
       Dans &quot;L'enfant cachée dans l'encrier&quot;, il y a la sœur perdue dans l'encrier, le père grand amiral, les récits d'aventures et de marins, les récits de métamorphose. Il est question de la solitude qui gagne, de l'ennui qui se diffuse et ne doit pas nuire (pas <span style="font-style:italic">ennuire</span>). Qui trouve sa diversion (son divertissement) dans l'imaginaire et l'écriture.       <br />
              <br />
       L'incertitude syntaxique taraude tout le texte. Toute action est exprimée par l'infinitif du verbe. L'intention y est ainsi dans sa toute puissance. D'une certaine façon portée avec aussi puissance et finesse par le comédien Dominique Richard, tous les temps de la représentation se trouvent contaminés par cet infinitif omniprésent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/14150824-20192052.jpg?v=1496211819" alt=""L'enfant cachée dans l'encrier"… Une forme d'enfance perpétuelle… et le drame de la vie sous-jacent" title=""L'enfant cachée dans l'encrier"… Une forme d'enfance perpétuelle… et le drame de la vie sous-jacent" />
     </div>
     <div>
      Le spectacle conduit ainsi un mode qui participe du passé, vit un présent indéfini et dénote une manière de doute lié à l'absence, comme à la présence. Posant ainsi une forme d'enfance perpétuelle et le drame de la vie sous-jacent.       <br />
              <br />
       La mise en scène, rigoureuse, exploite de manière minimaliste les codes du théâtre. Plancher comme un radeau, objets épars, ancre tombant des cintres se balançant. Le comédien, liseur, conteur, fabulateur, acteur remplit l'espace et le temps d'imaginaire. Le public applaudit.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'enfant cachée dans l'encrier"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/14150824-20192054.jpg?v=1496211850" alt=""L'enfant cachée dans l'encrier"… Une forme d'enfance perpétuelle… et le drame de la vie sous-jacent" title=""L'enfant cachée dans l'encrier"… Une forme d'enfance perpétuelle… et le drame de la vie sous-jacent" />
     </div>
     <div>
      Texte : Joël Jouanneau.       <br />
       Mise en scène : Joël Jouanneau.       <br />
       Avec : Dominique Richard.       <br />
       Scénographie &amp; costumes : Vincent Debats.       <br />
       Lumières : Thomas Cottereau.       <br />
       Son : Samuel Favart.       <br />
       Collectif Râ, Théâtre en chemin.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 mai au 2 juin 2017.</span>       <br />
       Lundi à 14 h 30 et 19 h 30, mardi à 10 h et 15 h 15, mercredi à 15 h, jeudi à 10 h et 14 h 30, vendredi à 15 h 15 et 19 h 30.       <br />
       Théâtre des Abbesses, Paris 18e, 01 42 74 22 77.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredelaville-paris.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaville-paris.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/L-enfant-cachee-dans-l-encrier-Une-forme-d-enfance-perpetuelle-et-le-drame-de-la-vie-sous-jacent_a1817.html" />
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  <entry>
   <title>"Wycinka Holzfällen" de Bernhard vu par Krystian Lupa offre la possibilité d'un vide positif</title>
   <updated>2016-12-06T09:22:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Wycinka-Holzfallen-de-Bernhard-vu-par-Krystian-Lupa-offre-la-possibilite-d-un-vide-positif_a1716.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/10724112-17686085.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-12-06T09:20:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ricaneurs modernes. Peintres prometteurs post Kubin ou poètes joyciens, tenants de la tradition, professionnels de la profession. Tâcherons de l'art et tenants de la critique officielle. Vaine écrivaine en veine de succès. Cantatrice réduite au silence. Comédien célèbre et décrié. Ancienne jeune première devenue alcoolique tout juste enterrée…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10724112-17686078.jpg?v=1481011616" alt=""Wycinka Holzfällen" de Bernhard vu par Krystian Lupa offre la possibilité d'un vide positif" title=""Wycinka Holzfällen" de Bernhard vu par Krystian Lupa offre la possibilité d'un vide positif" />
     </div>
     <div>
      Tous réunis pour un repas culturel qui s'éternise. Entre goulasch et sandre du lac Balaton. Remarquable par la vacuité de ses propos et de la pensée. Et la violence sous le vernis.       <br />
              <br />
       La pièce de Thomas Bernhard, &quot;Des arbres à abattre&quot;, ne fait pas dans la dentelle. Elle montre la comédie sociale de ceux qui jugent de l'Art sans en éprouver les saveurs. Ceux pour qui le fait culturel ne se mesure qu'à l'aune du geste maîtrisé et adéquat. Une bonne tenue, une démarche, une souplesse du poignet, une parole définitive. Ils sont habillés de préjugés. C'est un miroir du monde de la consommation culturelle qui est tendu au spectateur.       <br />
              <br />
       La scène est vue par le grand auteur Thomas Bernhard lui-même. Invité à ce repas par l'inertie des relations sociales, la force des choses. Spectateur impliqué. À la fois tiers inclus et refoulé. Face à la médiocrité et à son mensonge, il fait son cinéma, parasite, feint de s'endormir, rêve à haute voix.       <br />
              <br />
       Les lecteurs de Thomas Bernard connaissent les variations de point de vue, les répétitions du même, qui signent une petite musique, une basse continue qui marque les évolutions de la sensibilité. L'ironie auto-destructrice d'un narrateur commentateur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10724112-17686084.jpg?v=1481011636" alt=""Wycinka Holzfällen" de Bernhard vu par Krystian Lupa offre la possibilité d'un vide positif" title=""Wycinka Holzfällen" de Bernhard vu par Krystian Lupa offre la possibilité d'un vide positif" />
     </div>
     <div>
      C'est ce jeu de l'écriture que Krystian Lupa met en scène. En exploitant tous les procédés du théâtre : de l'avant-scène, de la ligne de rampe à la cage, jusque dans les proportions entre cage de scène et l'écran vidéo. Le spectateur se trouve face à un phénomène de laboratoire théâtral. Une forme de terrarium dans lequel les personnages vivent un huis clos. Ils y développent leur opinion, contemplent leur trace récente sur des enregistrements et pour certains jeunes ambitieux en intermède au confessionnal de leur téléréalité. Ils n'ont rien à se dire.       <br />
              <br />
       Le travail se fait en quasi-temps réel. (Près de quatre heures quarante). Il atteint un point sous la limite <span style="font-style:italic">&quot;sub limes&quot;</span> où le sentiment du grotesque, le ricanement cynique, envahissent le temps et l'espace. Mais un mouvement continu des corps, les allers-retours des paroles suscitent un phénomène de fascination à effet magique. Des leitmotivs, des respirations se font sentir, un rythme propre à chaque personnage devient sublime lors de l'apparition d'harmonies éphémères.       <br />
              <br />
       Dans cet univers qui affirme la réalité du néant, à bien des égards funèbre, le sentiment de vide et de pesanteur qui pourrait assaillir le spectateur se trouve inversé de manière positive par l'excellence des acteurs des comédiens. Concentrés toujours, ils connaissent les faiblesses de leurs personnages respectifs, savent les montrer sans en faire des monstres.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10724112-17686085.jpg?v=1481011654" alt=""Wycinka Holzfällen" de Bernhard vu par Krystian Lupa offre la possibilité d'un vide positif" title=""Wycinka Holzfällen" de Bernhard vu par Krystian Lupa offre la possibilité d'un vide positif" />
     </div>
     <div>
      Avec Krystian Lupa, le spectateur intériorise le regard de Thomas Bernhard. Sur lui-même et sur le monde. Dans ce théâtre, où toute ressemblance avec des personnes existantes n'est absolument pas fortuite, se mesure à la fois le temps qui passe, l'éloignement des rêves de jeunesse inaccomplis, le souvenir de ceux qui ont brûlé leurs ailes et un art de vivre le présent qui fait obstacle au néant philosophique.       <br />
              <br />
       De la même manière que l'écriture, par le biais du narrateur, le style, les mots, la syntaxe, conserve une part de chaleur humaine, le théâtre de Thomas Bernhard vu par Krystian Lupa offre la possibilité d'un vide positif. Dans le clin de ce miroir théâtral réside en effet une manière de chaleur, fragile comme un attachement à l'humanité. L'espoir que partagent, à la toute fin, la cantatrice et l' écrivain. Retrouver le chemin de l'Art et de la Beauté en ayant fait déguerpir les faiseurs modernes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Wycinka Holzfällen (Des arbres à abattre)"</b></div>
     <div>
      En polonais surtitré.       <br />
       Texte : Thomas Bernhard.       <br />
       D'après la traduction de Monika Muskała.       <br />
       Mise en scène : Krystian Lupa.       <br />
       Adaptation, scénographie, lumière : Krystian Lupa.       <br />
       Avec : Bożena Baranowska, Krzesisława Dubielówna, Jan Frycz, Anna Ilczuk, Michał Opaliński, Marcin Pempuś, Halina Rasiakówna, Piotr Skiba, Ewa Skibińska, Adam Szczyszczaj, Andrzej Szeremeta, Marta Zięba, Wojciech Ziemiański.       <br />
       Costumes : Piotr Skiba.       <br />
       Arrangements musicaux : Bogumił Misala.       <br />
       Vidéo : Karol Rakowski, Łukasz Twarkowski.       <br />
       Production Teatr Polski - Wrocław.       <br />
       Durée : 4 h 40.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 30 novembre au 11 décembre 2016.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h, dimanche à 15 h, relâche exceptionnelle le mardi 6 décembre.       <br />
       Odéon-Théâtre de l'Europe, Paris 6e, 01 44 85 40 40.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-odeon.eu/fr" target="_blank">&gt;&gt; theatre-odeon.eu</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>L'ironie de Thomas Bernhard… joyeuse et pertinente… Du reflet comique à la réflexion</title>
   <updated>2016-01-22T10:51:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/L-ironie-de-Thomas-Bernhard-joyeuse-et-pertinente-Du-reflet-comique-a-la-reflexion_a1526.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/8828871-13975295.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-01-22T07:44:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ils sont frères et sœurs, soudés dans leur fratrie, fermée sur elle-même. Et la folie et la haine transpirent par tous les pores. Le "Déjeuner chez Wittgenstein" de Thomas Bernhard recèle une forte charge dramatique et produit pourtant une puissance comique irrésistible car le texte, finement écrit, est précis dans le réalisme et, virtuose, accumule les obstacles opposés par la vraisemblance littéraire. Excessif comme la vraie vie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8828871-13975295.jpg?v=1453416516" alt="L'ironie de Thomas Bernhard… joyeuse et pertinente… Du reflet comique à la réflexion" title="L'ironie de Thomas Bernhard… joyeuse et pertinente… Du reflet comique à la réflexion" />
     </div>
     <div>
      Dans cette histoire, il est question de personnages qui vivent à l'ombre des ancêtres, vivent à l'abri du besoin un quotidien monotone. Fortunés. Les sœurs sont comédiennes, propriétaires de leur théâtre. Le frère célèbre philosophe vit à l'asile l'exil qu'il a choisi. Ils se déchirent, et rêvent d'harmonie. La rumeur extérieure les perturbe et les attire.       <br />
              <br />
       La pièce décrypte la névrose familiale, ses rites et ses obsessions, développe une critique sociale acerbe. Les mensonges sous les bons sentiments. Les convenances et préjugés de la société bourgeoise, les prétentions artistiques, esthétiques musicales, picturales, les vanités, sont passées au crible d'un texte sans concessions. La pesanteur de certains repas familiaux est poussée jusqu'à la démesure et atteint l'universel.       <br />
              <br />
       Dans sa progressivité partant d'un point naturaliste, le texte incite les comédiens à se dépasser et à approfondir les situations concrètes. Le &quot;Déjeuner chez Wittgenstein&quot; est clairement un miroir tendu et théâtralement se veut une comédie selon le point de vue de l'auteur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8828871-13975329.jpg?v=1453416762" alt="L'ironie de Thomas Bernhard… joyeuse et pertinente… Du reflet comique à la réflexion" title="L'ironie de Thomas Bernhard… joyeuse et pertinente… Du reflet comique à la réflexion" />
     </div>
     <div>
      D'entrée de jeu, la mise en scène d'Agathe Alexis fait partager au spectateur ce point de vue. Par le naturel et la proximité du jeu porté, par délégation et délectation théâtrale, à la complicité d'un grand carnaval familial.       <br />
              <br />
       Casser la vaisselle de famille, mettre cul par-dessus tête les figures des ancêtres pour de vrai… manger et recracher des profiteroles… le déjeuner chez le philosophe Wittgenstein atteint un point d'anthologie, un point culminant de la tradition burlesque.       <br />
              <br />
       Thomas Bernhard a donné à ses personnages les noms des comédiens qui avaient créé les rôles. Assurément Agathe, Yveline et Hervé, portés par le sens du détail, donnent le meilleur d'eux-mêmes et rendent actuel le propos. Inséparables. Sœurs et frères jumeaux des créateurs des rôles Ritter, Dene, Voss. Avec l'ubris en partage.       <br />
              <br />
       Le spectateur, conduit par le désir de transgression des règles que tout un chacun partage, se trouve face à un miroir qui se dilate et se dilue. Il vit ce moment de pure comédie comme un rêve et ne peut qu'applaudir ayant tout compris. L'ironie de Thomas Bernhard est devenue joyeuse et pertinente. Du reflet comique à la réflexion.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Déjeuner chez Wittgenstein"</b></div>
     <div>
      Texte : Thomas Bernhard.       <br />
       Traduction : Michel Nebenzahl.       <br />
       Mise en scène : Agathe Alexis.       <br />
       Avec : Agathe Alexis, Yveline Hamon, Hervé Van Der Meulen.       <br />
       Scénographie et costumes : Robin Chemin.       <br />
       Réalisations sonores : Jaime Azulay.       <br />
       Lumière : Stéphane Deschamps.       <br />
       Chorégraphies: Jean-Marc Hoolbecq.       <br />
       Collaboration artistique : Alain Alexis Barsacq.       <br />
       Durée du spectacle : 2 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 janvier au 1er février 2016.</span>       <br />
       Lundi, mercredi et vendredi à 20 h 30, jeudi et samedi à 19 h, dimanche à 17 h.       <br />
       Représentation supplémentaire dimanche 31 janvier à 20 h 30.       <br />
       Relâche exceptionnelle le jeudi 21 janvier.       <br />
       Théâtre de l'Atalante, Paris 18e, 01 46 06 11 90.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-latalante.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-latalante.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>"Le Réformateur" : Une réflexion terrifiante sur la nature humaine, à la fois drôle et dramatique</title>
   <updated>2015-09-16T10:09:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Reformateur-Une-reflexion-terrifiante-sur-la-nature-humaine-a-la-fois-drole-et-dramatique_a1435.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/8270662-12938145.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-09-16T09:43:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Reclus du monde qu'il exècre, rivé à son fauteuil Voltaire, dernier refuge devant l'incompréhension qui l'assaille, en danger d'hypocondrie, l'homme qui a rédigé le "traité de réforme du monde", "le réformateur" vit au rythme monotone d'un quotidien toujours identique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8270662-12938145.jpg?v=1442389678" alt=""Le Réformateur" : Une réflexion terrifiante sur la nature humaine, à la fois drôle et dramatique" title=""Le Réformateur" : Une réflexion terrifiante sur la nature humaine, à la fois drôle et dramatique" />
     </div>
     <div>
      Et dans l'usage des heures, il tisse à voix haute comme un filet à remonter à la surface les humiliations qu'il a subies. Il fulmine, rêve une cérémonie qui serait apothéose et reconnaissance de son génie, répète les gestes de sa consécration et son discours, attend sa récompense, son diplôme. Tance et rudoie la femme, sa compagne, servante, compatissante et aimante. Il attend son plat de nouilles. Et la médiocrité, en valeur absolue, lui revient, telle une tarte à la crème, dans la figure. Vanité de vanité. Le monde comme sa volonté et sa représentation achoppe.       <br />
              <br />
       La pièce de Thomas Bernhard, dans son écriture, joue avec la fiction et la réalité. Le spectateur assiste en direct au travail d'une conscience agitée, amère, exaltée qui ressasse jusqu'à la sénilité la scène primitive d'une blessure d'amour-propre non guérie.       <br />
              <br />
       Dans une stricte unité de lieu, André Engel remonte le temps (en toute discrétion et vraisemblance scéniques) jusqu'au point origine qui est aussi le point d'aboutissement du drame. Il le rend tangible au temps présent par une convention simple. Le réformateur, s'apprête progressivement en habit de cour du XVIIIe siècle. Face à l'habit noir d'universitaires emperruqués qu'il affronte à la toute fin de la pièce dans un choc d'images et de pertinence, laissant le spectateur juge des convenances, des conformismes et des conservatismes. En œuvre dans le texte de Thomas Bernhard, le rêve d'un monde éclairé par <span style="font-style:italic">les Lumières</span> illumine le plateau.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8270662-12938175.jpg?v=1442390172" alt=""Le Réformateur" : Une réflexion terrifiante sur la nature humaine, à la fois drôle et dramatique" title=""Le Réformateur" : Une réflexion terrifiante sur la nature humaine, à la fois drôle et dramatique" />
     </div>
     <div>
      Serge Merlin reprend le rôle créé en 1991. Avec sa juvénilité intacte et l'épaisseur de plus de soixante ans de métier, il est à la fête et le public avec lui.       <br />
              <br />
       Les comédiens n'apportent aucune fausse note, se lovent dans la convention. Serge Merlin se faufile de registres en registres, tel un furet, entre les fils du texte. Tout en auto-ironie, quasi voltairien, le jeu, en décalage perpétuel avec l'unité de lieu, prend l'allure d'une farce subtile, prend la forme d'une fugue. La représentation est à la fois drôle et dramatique. À la réflexion terrifiante pour ce qui concerne la nature humaine.       <br />
              <br />
       Quasi silencieuse, Ruth Orthmann qui joue la femme a une présence intense et active offrant à l'exubérance de Serge Merlin comme un contrepoint musical remarquable de concision et de précision.       <br />
              <br />
       Le spectateur réjoui par cette oscillation qui obvie au ridicule ou à l'arrogance de la gloire et apporte au contraire intimité complice, sent planer les ombres humanistes de Voltaire, de Rousseau et de Kant devenus, par ce miracle du théâtre, familiers tout autant que Thomas Bernhard.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Réformateur"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8270662-12938195.jpg?v=1442390277" alt=""Le Réformateur" : Une réflexion terrifiante sur la nature humaine, à la fois drôle et dramatique" title=""Le Réformateur" : Une réflexion terrifiante sur la nature humaine, à la fois drôle et dramatique" />
     </div>
     <div>
      Texte : Thomas Bernhard.       <br />
       Mise en scène : André Engel.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Ruth Orthmann.       <br />
       Avec : Serge Merlin, Ruth Orthmann, Gilles Kneusé.       <br />
       Décors : Nicky Rieti.       <br />
       Costumes : Chantal de la Coste.       <br />
       Lumières : André Diot.       <br />
       Son : Pipo Gomes.       <br />
       Coiffure : Marie Luiset.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 septembre au 11 octobre 2015.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre de l'Œuvre, Paris 9e, 01 44 53 88 88.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredeloeuvre.fr/index.html" target="_blank">&gt;&gt; theatredeloeuvre.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Reformateur-Une-reflexion-terrifiante-sur-la-nature-humaine-a-la-fois-drole-et-dramatique_a1435.html" />
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   <title>Mes prix littéraires... Une mise à nu de la vanité des vanités sous les comportements des cérémonieux</title>
   <updated>2014-07-02T18:46:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Mes-prix-litteraires-Une-mise-a-nu-de-la-vanite-des-vanites-sous-les-comportements-des-ceremonieux_a1124.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/6718410-10268381.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-06-11T09:53:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans "Mes prix littéraires", l'écrivain Thomas Bernhard lauréat et récipiendaire de prix littéraires se sent humilié d’être honoré par ceux qu’il méprise (et qui le méprisent). Tout à la fois sûr de lui et de son art. Dominateur et dévoré par des mesquineries. Il a l'égo blessé...     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6718410-10268381.jpg?v=1402561131" alt="Mes prix littéraires... Une mise à nu de la vanité des vanités sous les comportements des cérémonieux" title="Mes prix littéraires... Une mise à nu de la vanité des vanités sous les comportements des cérémonieux" />
     </div>
     <div>
      Et pour continuer de vivre de son art, Thomas Bernhard accepte la remise des prix littéraires de l’Autriche ou de la ville libre de Brême. Comme autant de couleuvres à avaler. Elles valent leur pesant de petitesses et d’humiliations intériorisées et fantasmées. Autant de déshonneurs infligés pour des louanges trop appuyées...       <br />
              <br />
       Multipliant les gammes et les variations sur les mêmes thèmes d'acrimonie provocante, il pointe les discordances des sentiments. À l’instar d’une musique sérielle authentiquement virtuose et viennoise qui ne saurait se détacher des exquisités des valses de Strauss, ou d’un morceau de papier collant sous la chaussure, l’auteur ressasse les aigreurs, déconstruit son récit, accumule les &quot;je t’aime moi non plus&quot; à l’infini. Thomas Bernhard dénonçant la vanité des institutions, étale la sienne propre...
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6718410-10268382.jpg?v=1402561303" alt="Mes prix littéraires... Une mise à nu de la vanité des vanités sous les comportements des cérémonieux" title="Mes prix littéraires... Une mise à nu de la vanité des vanités sous les comportements des cérémonieux" />
     </div>
     <div>
      Avec sa lucidité non dénuée de naïveté, l’œuvre est étonnante. Mettant à nu la vanité des vanités sous les comportements des cérémonieux, elle est pain bénit pour la comédie et les comédiens s’en donnent à cœur joie. Le spectateur jubile. Pris à témoin, il perçoit par la personnalité des comédiens qui endossent chacun une proposition pour Thomas Bernhard combien l’ironie est à la recherche d’une harmonie improbable, d’un espace d’équilibre pour la sincérité.       <br />
              <br />
       Cela est follement drôle et inquiétant tant les traits sont ajustés. Les comédiens rigoureux taillent un bien beau costume à ce texte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mes prix littéraires"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6718410-10268387.jpg?v=1402561304" alt="Mes prix littéraires... Une mise à nu de la vanité des vanités sous les comportements des cérémonieux" title="Mes prix littéraires... Une mise à nu de la vanité des vanités sous les comportements des cérémonieux" />
     </div>
     <div>
      Auteur : Thomas Bernhard,        <br />
       traduit de l'allemand par Daniel Mirsky.       <br />
       Mise en scène : Olivier Martinaud.       <br />
       Avec : Claude Aufaure (jusqu’au 31 mai), Laurent Sauvage (à partir du 3 juin) et Olivier Martinaud.       <br />
       Lumières : Rémi Godfroy.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 mai au 5 juillet 2014.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h.       <br />
       Théâtre Le Lucernaire, Paris 6e, 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lucernaire.fr/beta1/index.php" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Mes-prix-litteraires-Une-mise-a-nu-de-la-vanite-des-vanites-sous-les-comportements-des-ceremonieux_a1124.html" />
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