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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-17T00:47:36+01:00</updated>
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   <title>06/03 et 11/03/2012, Théâtre des Champs-Élysées, Paris, Bayreuth à Paris !, "Parsifal" et "Tristan et Isolde"</title>
   <updated>2014-03-31T11:35:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/06-03-et-11-03-2012-Theatre-des-Champs-Elysees-Paris-Bayreuth-a-Paris--Parsifal-et-Tristan-et-Isolde_a544.html</id>
   <category term="Lyrique" />
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   <published>2012-02-29T09:57:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Déchaînement des passions au Théâtre des Champs-Elysées ! Ne manquez pas les chefs-d’œuvre du cycle Wagner avec trois opéras en version concert, programmés pour la saison 2012. Dès la semaine prochaine, "Parsifal" et "Tristan und Isolde".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3925711-5918320.jpg?v=1330506874" alt="06/03 et 11/03/2012, Théâtre des Champs-Élysées, Paris, Bayreuth à Paris !, "Parsifal" et "Tristan et Isolde"" title="06/03 et 11/03/2012, Théâtre des Champs-Élysées, Paris, Bayreuth à Paris !, "Parsifal" et "Tristan et Isolde"" />
     </div>
     <div>
      Avec <span style="font-style:italic">Parsifal</span>, c’est véritablement l’esprit de Bayreuth qui va souffler sur Paris. Le chef Daniele Gatti, invité tous les ans depuis 2008 à diriger ce &quot;festival scénique sacré&quot; dans le haut lieu dédié au plus grand musicien de tous les temps (c’est bien évidemment une wagnérienne fanatique qui écrit !), sera à la tête de l’Orchestre national de France. Daniele Gatti dirigera les mêmes chanteurs qu’à Bayreuth le mardi 6 et le vendredi 9 mars. Christopher Ventris interprétera le rôle-titre, Mihoko Fujimura celui de Kundry, et Lucio Gallo, le magicien Klingsor. Cela tombe très heureusement.       <br />
              <br />
       Parsifal est un chevalier appartenant à la confrérie des chevaliers protecteurs du Saint-Graal. Le père de Lohengrin nous est mieux connu sous son nom français : le fameux &quot;Perceval&quot; du roman de Chrétien de Troyes. Le livret du compositeur y trouve une de ses influences, ainsi que de celui du troubadour Wolfram von Eschenbach, entre autres. Chef-d’œuvre de haute spiritualité, l’ultime opéra de Wagner, créé en1882, met en scène un chevalier ignorant le Mal, il est &quot;l’Innocent au cœur pur&quot;, seul capable de délivrer les autres chevaliers des maléfices impies du magicien Klingsor, et de guérir le roi de la sainte ligue chargée de veiller sur le Graal. Trois actes donc d’une musique à la beauté surnaturelle, qui par moment hisse les esprits loin, très loin de ce monde prosaïque.        <br />
              <br />
       Le dimanche 11 mars, la messe aura lieu à 18 h exceptionnellement avec <span style="font-style:italic">Tristan und Isolde</span>, et toujours au Théâtre des Champs-Élysées. Cet opéra en 3 actes, créé en 1865 à Munich grâce à Louis II, va déployer son orchestration démesurée, ses harmonies ambiguës et richement chromatiques, ses envoûtantes lignes mélodiques. Et les officiants du culte wagnérien ne manqueront pas à l’appel de la passion tragique du neveu du roi Marc et de la belle princesse irlandaise, et… épouse de ce même roi Marc.        <br />
              <br />
       Culte, disais-je, ce ne sont pas des spectateurs ordinaires qui assisteront à la version concert du drame, conçu selon la théorie wagnérienne de l’art total, mais des fanatiques. Tous liés secrètement par le même désir inextinguible de se noyer dans les accents sublimes du philtre musical, génialement novateur du Maître : ce sera bien l’inégalable &quot;formule magique&quot; dont parlait Franz Liszt. Redoutable charge donc que celle qui pèsera sur les épaules du jeune chef letton Andris Nelson, avec l’Orchestre symphonique de Birmingham. Redoutable défi vocal aussi pour Liouba Braun (Isolde), Stephen Gould (Tristan) et Matthiew Best (le roi Marc).        <br />
              <br />
       Kent Nagano sera à la baguette pour une <span style="font-style:italic">Walkyrie</span> interprétée par Nina Stemme le 24 avril. Nous en reparlerons aussi bien sûr… 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Parsifal" et "Tristan und Isolde"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3925711-5918321.jpg?v=1330535452" alt="06/03 et 11/03/2012, Théâtre des Champs-Élysées, Paris, Bayreuth à Paris !, "Parsifal" et "Tristan et Isolde"" title="06/03 et 11/03/2012, Théâtre des Champs-Élysées, Paris, Bayreuth à Paris !, "Parsifal" et "Tristan et Isolde"" />
     </div>
     <div>
      Livrets : Richard Wagner.       <br />
              <br />
       <b>● Mardi 6 mars à 18 h.</b>        <br />
       &quot;Parsifal&quot;, opéra en trois actes (1882), d’après le &quot;Parzival&quot; de Wolfram Von Eschenbach.        <br />
       Direction : Danièle Gatti.       <br />
       Avec : Christopher Ventris (Parsifal), Mihoko Fujimura (Kundry), Kurt Rydl (Gurnemanz), Lucio Gallo (Klingsor), Detler Roth (Amfortas), Andreas Hârl (Titurel), Michaël Laurenz, Robert Jezierski.       <br />
       Orchestre National de France.               <br />
       Concert en allemand, surtitré en Français.        <br />
       Coproduction Théâtre des Champs-Élysées et Radio-France.        <br />
              <br />
       <b>● Dimanche 11 mars à 18 h.</b>       <br />
       &quot;Tristan et Isolde&quot;, opéra en trois actes (1865), d’après Gottfried von Strasburg.       <br />
       Direction : Andris Nelsons.       <br />
       Avec : Lioba Braun (Isolde), Stephen Gould (Tristan), Matthew Best (Marc), Brett Polegato (Kurwenal), Christianne Stotijn  (Brangäne), Ben Johnson  Melot (un berger), Benedict Nelson (un marin et un timonier).       <br />
       Orchestre Symphonique de Birmingham       <br />
       Concert en allemand, surtitré en Français.        <br />
       Production Théâtre des Champs-Élysées.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatrechampselysees.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatrechampselysees.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Jonas Kaufmann : Le ténor qui renverse les foules</title>
   <updated>2014-03-31T11:35:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Jonas-Kaufmann-Le-tenor-qui-renverse-les-foules_a539.html</id>
   <category term="Lyrique" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/3899193-5867803.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-02-24T17:44:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Une soirée magique lundi dernier, au théâtre des Champs-Élysées, en compagnie d’un artiste exceptionnel. Jonas Kaufmann porte aux sommets l’art du chant et nous entraîne très haut sur le mont Parnasse de l’excellence musicale !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3899193-5867803.jpg?v=1330101397" alt="Jonas Kaufmann : Le ténor qui renverse les foules" title="Jonas Kaufmann : Le ténor qui renverse les foules" />
     </div>
     <div>
      Une fois de plus, le ténor dramatique bavarois a enivré le public des accents de sa sublime voix orphique, au timbre de baryton, entre force expressive, puissance vocale et romantisme noir, dans un programme de lieder*. Il est rare d’assister à un tel miracle et s’il ne nous avait pas été donné d’entendre le ténor dans le rôle-titre de <span style="font-style:italic">Werther</span> à l’Opéra Bastille en 2010, nous n’en aurions pas cru nos oreilles !       <br />
              <br />
       L’interprète de lied – ou interprète d’une mélodie intimiste – comme l’acteur de théâtre, se doit d’être brillant pour éviter l’ennui à l’auditoire – &quot;Ennui&quot; tant décrié et à juste raison par C. Baudelaire et C. Debussy ! Et miracle : avec Kaufmann, le lied, vraie pépite d’or, délivre intensément &quot;la poésie du moment&quot;** et a rendu cette soirée inoubliable.        <br />
              <br />
       L’engagement de l’artiste en faveur de ce chant se vérifie dans toutes ses entrevues**. C’est l’alliance d’un texte écrit par un grand poète (Goethe, Heine ou Baudelaire) et d’une mélodie, retrouvant les accents de la poésie lyrique grecque chantée. Le programme de lieder, choisi pour cette tournée, compte ceux de F. Liszt, H. Duparc (Ô le caressant legato du phrasé impeccable pour chanter les vers des deux poèmes de C. Baudelaire !) et R. Strauss. Le récital a été l’occasion de délivrer le charme irrépressible, la subtile magie de la présence scénique du chanteur lyrique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3899193-5867804.jpg?v=1330102212" alt="Jonas Kaufmann : Le ténor qui renverse les foules" title="Jonas Kaufmann : Le ténor qui renverse les foules" />
     </div>
     <div>
      La complicité avec le pianiste Helmut Deutsch a frappé le public (il était son professeur à l’Académie de musique de Munich). Jonas Kaufmann a souvent fait l’éloge de la difficulté, de la nécessaire subtilité de l’art du chant accompagné d’un seul piano, et aussi de la solitude du <span style="font-style:italic">liedersänger</span> (ou interprète). Vertus seules qui le font accéder à la &quot;royal class of singing&quot;**. &quot;Royal&quot; est bien l’adjectif qui convient ici, car étonnante est la complicité qui se noue avec l’auditoire.        <br />
              <br />
       Jonas Kaufmann a choisi de rendre populaire le lied sur toutes les scènes du monde, parallèlement à sa carrière d’enfant chéri de la Muse de l’opéra. Carrière qui lui a permis d’être ovationné mondialement (du Metropolitan Opera de New York à Bayreuth l’été dernier, où il a chanté le rôle-titre du <span style="font-style:italic">Lohengrin</span> de R. Wagner).        <br />
              <br />
       Donc ce ténor ne veut pas se contenter d’être &quot;un simple&quot; chanteur d’opéra**, même s’il a révolutionné l’interprétation de bien des rôles célèbres. Il n’est qu’à se remémorer son magnifique Don José (dans un <span style="font-style:italic">Carmen</span> somptueux à Covent Garden à Londres, plus schaupenhauerien que jamais, et récemment son Carlo dans le <span style="font-style:italic">Don Carlo</span> de G. Verdi à Munich). Il s’est imposé rapidement parmi les tout premiers chanteurs de sa génération par l’intelligence et la compréhension fine de ses prises de rôles, sa présence magnétique et son humanité chaleureuse et sensible. Et Ô Souvenir Pieux et Sacré : son <span style="font-style:italic">Werther</span> !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3899193-5867846.jpg?v=1330101723" alt="Jonas Kaufmann : Le ténor qui renverse les foules" title="Jonas Kaufmann : Le ténor qui renverse les foules" />
     </div>
     <div>
      Une demi-heure de rappels et de <span style="font-style:italic">bis</span> lundi soir au théâtre des Champs-Élysées, voilà qui n’est guère habituel à ce public un brin compassé. Véritable moment de dévotion de la salle, dont certains spectateurs venaient parfois de très loin pour l’applaudir. La soirée a permis une fois de plus de vérifier l’ensorcellement de cette voix sombre, aux capacités semble-t-il infinies, subtile, qui tient les notes comme dans un rêve, agile entre pianissimo et fortissimo.       <br />
              <br />
       Quant à la présence sur scène, elle est sobre, à mille lieues des rodomontades fatigantes du ténor gominé d’Epinal – toute en intériorité dense. Quand cette voix s’éteint, quand le piano se tait, un silence impressionnant plane dans la belle salle art déco du théâtre. L’émotion qu’on pourrait toucher … La partie du récital consacrée à G. Mahler fut à mon avis la plus grande.        <br />
              <br />
       Comme jamais ont résonné les accents sublimes et déchirants du célèbre lied (grâce au <span style="font-style:italic">Mort à Venise</span> de L. Visconti) : &quot;Ich bin der welt abhanden gekommen&quot; (&quot;Me voilà coupé du monde&quot;). Moment suspendu pendant le concert, vrai chant de la réminiscence d’un ailleurs introuvable, vrai cri d’une résignation surnaturelle… &quot;Je suis mort au monde et à son tumulte&quot;, dont le chanteur bavarois a porté au plus haut la noble formule magique.        <br />
              <br />
       Bref ! Auditeur et amant de la musique, vous devez courir entendre Jonas Kaufmann si vous ne le connaissez pas encore. C’est un homme et un artiste hors du commun, le plus exaltant : LE Chanteur du Siècle !        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       * lieder : ou un lied au singulier est un poème germanique chanté par une voix, accompagné par un piano ou un ensemble instrumental.       <br />
       ** Interview à regarder sur le site officiel du chanteur :</span> <a class="link" href="http://www.jonaskaufmann.com" target="_blank">www.jonaskaufmann.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>« Les grandes voix : Jonas Kaufman »</b></div>
     <div>
      (Vu le lundi 20 février 2012)        <br />
              <br />
       Pianiste : Helmut Deutsch.       <br />
       Ténor : Jonas Kaufman.        <br />
       Théâtre des Champs-Élysées, Paris 8e.       <br />
       Tournée de ce récital dans toute l’Europe : <a class="link" href="http://www.jonaskaufmann.com" target="_blank">www.jonaskaufmann.com</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Prochain concert au Théâtre des Champs-Elysées : le 12 mars 2012 avec l’Orchestre symphonique de Birmingham, sous la direction de A. Nelsons (Mahler, Strauss).</span>       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatrechampselysees.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatrechampselysees.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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