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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-11T06:36:19+02:00</updated>
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   <title>Retrouver le plaisir enfantin qui nous fait appartenir à une société aimante</title>
   <updated>2017-03-15T08:44:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Retrouver-le-plaisir-enfantin-qui-nous-fait-appartenir-a-une-societe-aimante_a1762.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/11361081-18937948.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-03-13T08:48:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C'est dans une cuisine que Corinne Jaber, à la coiffure de lionne, coupe, hache menu, malaxe, farcit, jette dans l'huile chaude de manière un peu compulsive ces kebbeh. Ces petits pâtés de viande en forme de navette que l'on prépare en Syrie, en toute joie et gourmandise partagées, pour les amis, les proches, les siens.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11361081-18937948.jpg?v=1489391560" alt="Retrouver le plaisir enfantin qui nous fait appartenir à une société aimante" title="Retrouver le plaisir enfantin qui nous fait appartenir à une société aimante" />
     </div>
     <div>
      À base de boulgour et de pignons de pins, ils sentent bon l'oignon, le cumin, la marjolaine et le sumac. Difficile pour le personnage alors qu'elle se trouve seule au plan de travail de ne pas évoquer les absents. Ceux qui sont là-bas dans ce pays en guerre, ceux qui exilés y sont retournés. Comme cet homme ayant quitté l'Allemagne et affronté les dangers pour sauver sa fille. Comme cette femme qui raconte sa quête de la Turquie au Liban, de la Syrie à la Jordanie, de voisins en cousins, de cousins en voisins pour s'assurer qu'il est sauf.       <br />
              <br />
       La pièce d'Amir Nizar Zuabi décrit avec beaucoup de tact les périples et les périls. Et dans la simplicité révèle la réalité. Sans nier les horreurs, une autre réalité. Celle d'une belle aventure individuelle, celle d'une force de vie qui impose le respect.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11361081-18937952.jpg?v=1489391579" alt="Retrouver le plaisir enfantin qui nous fait appartenir à une société aimante" title="Retrouver le plaisir enfantin qui nous fait appartenir à une société aimante" />
     </div>
     <div>
      En s'appuyant, osons le dire, sur une forme de pittoresque édulcoré, ce spectacle affirme et rend concret un lien mystérieux qui rattache les êtres. Une forme d'expérience intime que chacun peut comprendre, un sens de la fatalité qui fait que chaque instant est vécu pleinement, de retrouver un plaisir enfantin qui vous fait appartenir à une société aimante. Le temps de déguster des kebbeh entre amis, avec les siens.       <br />
              <br />
       Le public ému applaudit ce spectacle qui a triomphé en langue anglaise et est présenté pour la première fois en Français .       <br />
              <br />
       Ce spectacle est présenté dans la salle de répétition du théâtre du Soleil (à rejoindre par le côté la tempête).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Oh mon doux pays"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11361081-18937954.jpg?v=1489391600" alt="Retrouver le plaisir enfantin qui nous fait appartenir à une société aimante" title="Retrouver le plaisir enfantin qui nous fait appartenir à une société aimante" />
     </div>
     <div>
      Conception : Corinne Jaber.       <br />
       Texte et mise en scène : Amir Nizar Zuabi.       <br />
       Traduction française (à partir de l’anglais) : Corinne Jaber et René Zahnd.       <br />
       Avec : Corinne Jaber.       <br />
       Conception lumière : Jackie Shemesh.       <br />
       Direction technique : Nicolas Chorier.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 19 mars 2017.</span>       <br />
       Du mercredi au vendredi à 20 h 30, le samedi à 18 h et à 20 h 30, le dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre du Soleil, La Cartoucherie, Paris 12e, 01 43 74 24 08.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-du-soleil.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-du-soleil.fr</a>       <br />
       <b>Réservations au Théâtre Liberté (producteur du spectacle) à Toulon : 04 98 00 56 76.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Le théâtre de Calderón… espace de représentation… à perpétuité moderne et contemporain</title>
   <updated>2015-06-03T06:47:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-theatre-de-Calderon-espace-de-representation-a-perpetuite-moderne-et-contemporain_a1350.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7832003-12149175.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-05-26T11:32:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L'homme est accroupi au fond de sa grotte, ensauvagé par un long séjour. Il se nomme Sigismond. Lorsque, par le plus grand des hasards, il se retrouve libéré de la geôle où son père le roi Basile l'avait plongé, il reproduit à la cour la tyrannie qu'il avait subie dans sa tour…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7832003-12149175.jpg?v=1432633384" alt="Le théâtre de Calderón… espace de représentation… à perpétuité moderne et contemporain" title="Le théâtre de Calderón… espace de représentation… à perpétuité moderne et contemporain" />
     </div>
     <div>
      Et se retrouve, derechef, emprisonné, encore tout ébahi de ses épreuves. Un doute, un doute sur son existence, s'incruste en lui. &quot;La vida es sueño&quot;.       <br />
       Comme si toute vie, où chacun obéit ou donne des ordres, dans son intensité et sa brièveté, n'était qu'ensommeillement et impressions…       <br />
              <br />
       L'auteur baroque Pedro Calderón de la Barca, poète de cour, soldat puis moine qui connaît bien la littérature de son temps et sa théologie, écrit en 1636 &quot;la vida es sueño&quot;. Dans cette pièce de théâtre à bien des égards archaïque, l'auteur juxtapose comme en un jeu de rôle un peu mécanique mais avec virtuosité les antagonismes.       <br />
              <br />
       Il joue avec les registres de langue et les figures de style, les situations et leurs péripéties, et désigne jusqu'au vertige les forces du jour et de la nuit, de la vie et la mort, la puissance et l'impuissance, la laideur et la beauté, l'amour la haine, l'obéissance et la révolte. Il les joue les unes contre les autres, les unes par les autres. En se montrant expert d'une quasi-machine de compétition poétique, il amplifie les effets des moralités ou des mystères du Moyen Âge qui lui servent de moule, et en dépasse les limites.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7832003-12149256.jpg?v=1432633945" alt="Le théâtre de Calderón… espace de représentation… à perpétuité moderne et contemporain" title="Le théâtre de Calderón… espace de représentation… à perpétuité moderne et contemporain" />
     </div>
     <div>
      À partir d'un conte bouddhique islamisé, christianisé, Calderón réussit le passage de l'allégorie au personnage conscient et trouve une matière radicale, d'une étrangeté absolue, une matière bien réelle, dans laquelle se développent tous les rêves, toutes les illusions. C'est un lieu de la sensation de l'incarnation et de l'échange réciproque. Entre un texte, des acteurs et des spectateurs s'échafaude non plus un objet de thèses présentées ou de débat, de controverses mais un objet de théâtre absolument moderne.       <br />
              <br />
       En s'appuyant sur le fait que les traces de tout rêve sont partagées entre témoins d'un même événement, Calderón très concrètement intègre le spectateur à son dispositif. Et de fait recherche et trouve une forme harmonieuse, à la fois un lieu de conciliation, de conjonction des contraires. Là où vibre un point évanescent : celui de la conscience de soi dans l'évidence de sa liberté, dans l'évidence aussi de l'espace de son surgissement.       <br />
              <br />
       Un espace de représentation fondé sur des conventions communes librement consenties et non subies.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7832003-12149335.jpg?v=1432635392" alt="Le théâtre de Calderón… espace de représentation… à perpétuité moderne et contemporain" title="Le théâtre de Calderón… espace de représentation… à perpétuité moderne et contemporain" />
     </div>
     <div>
      De ce point de vue, la proposition d'Alexandre Zloto est tout à fait éclairante. Sa mise en scène met en valeur l'ensemble du jeu des rôles dans une simplicité apparente des effets. Tous les monologues par lesquels alternent toutes les figures de la rhétorique, de la poésie la plus précieuse à l'expression la plus prosaïque, sont traités comme des apartés, des adresses à un spectateur directement interpellé. Ce qui dans le jeu apporte explication, intimité et naturel. Et donne à l'ensemble de l'œuvre une unité favorable à la montée de la tension dramatique.       <br />
              <br />
       Sigismond passe du trou noir au désir de vengeance. Balloté par les événements, il lui est offert par ce mouvement même la possibilité d'une rédemption. Il vit ainsi les étapes d'une destinée a contrario du chemin de la fatalité qui lui était opposé. Sur ce chemin escarpé, Clairon, serviteur fidèle et homme du peuple, tout droit sorti de la farce, est soumis à des épreuves qui méconnaissent ses qualités. Sa mort injuste réduit l'effet factice du happy end et renvoie le tout à l'humaine condition. Ce dispositif a une force de gravitation exceptionnelle et rend concrètes les actions des personnages comme autant de mouvements de planètes. Le jeu offre ainsi une compréhension immédiate de la complexité de la proposition.       <br />
              <br />
       L'être au monde ne vit peut-être qu'un rêve mais la scène théâtrale de Calderón déplace ce mystère du cœur de la scène au cœur du spectateur qui prend conscience d'être une partie d'un grand tout qu'est le public.       <br />
              <br />
       Le théâtre de Calderón est un espace de la représentation qui dépasse son époque. À perpétuité moderne et contemporain. Un classique fondateur posé sur &quot;les épaules de Darwin&quot;. Du mystère à l'incarnation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Impressions d’un songe"</b></div>
     <div>
      D’après &quot;La vie est un rêve&quot; de Pedro Calderón de la Barca       <br />
       Traduction : Denise Laroutis, éd. Les Solitaires Intempestifs, 2004.       <br />
       Création collective du TAF Théâtre.       <br />
       Mise en scène : Alexandre Zloto.       <br />
       Création lumière et construction : Paul Alphonse.       <br />
       Création sonore : Julien Torzec.       <br />
       Avec : Ariane Bégoin, Franck Chevallay, Boutros El Amari, Charles Gonon, Dan Kostenbaum, Caroline Piette, Yann Policar.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 mai au 14 juin 2015.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, le dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre du Soleil, La Cartoucherie, Paris 12e, 01 43 74 24 08.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-du-soleil.fr/thsol/index.php" target="_blank">&gt;&gt; theatre-du-soleil.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Mataora" (2)… Voyage entre Histoire et espoir</title>
   <updated>2014-12-23T19:34:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Mataora-2-Voyage-entre-Histoire-et-espoir_a1254.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7294905-11217654.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-12-23T19:20:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le Mataora est ce bateau qui a pu sauver, en décembre 1945, plus de deux cents passagers des heures sombres que vivait la Grèce. Hélène Cinque propose une mise en scène où l'Histoire cohabite avec le Présent et où les personnages se dédoublent entre deux époques.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7294905-11217654.jpg?v=1419359557" alt=""Mataora" (2)… Voyage entre Histoire et espoir" title=""Mataora" (2)… Voyage entre Histoire et espoir" />
     </div>
     <div>
      La scène laisse apparaître un espace dans lequel cohabitent deux aires de jeux composées de mobiliers de bureau. Celles-ci deviennent, suivant l'action qui s'y déroule, lieux de répétition ou d'événements historiques. Nous sommes à la confluence de trois univers différents dans lesquels théâtre, Histoire et actualité politique se mêlent inexorablement.       <br />
              <br />
       Le seul élément scénique restant tout au long du spectacle est un mur situé en arrière-scène recouvert de photos de passagers du Mataora ainsi que de celles d'Octave Merlier, directeur de l'Institut français d'Athènes, et de son collaborateur, le secrétaire général Roger Milliex, qui ont conçu et planifié cette traversée.        <br />
              <br />
       Le Mataora est ce bateau néo-zélandais qui, parti de Grèce le 22 décembre 1945, a emporté avec lui près de 215 passagers, dont 140 boursiers sous l'égide des gouvernements français et anglais. Ils comprenaient entre autres des gens devenus philosophes, architectes, scientifiques, artistes et qui allaient devenir célèbres pour certains d'entre eux. Ils quittaient la Grèce pour fuir les heures sombres que vivait le pays, pour rejoindre Paris en débarquant à Tarente en Italie du Sud.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7294905-11217657.jpg?v=1419359757" alt=""Mataora" (2)… Voyage entre Histoire et espoir" title=""Mataora" (2)… Voyage entre Histoire et espoir" />
     </div>
     <div>
      La pièce a un objectif résolument historique en retraçant l'Histoire de la Grèce avant, pendant et au sortir de la Seconde Guerre mondiale. La démarche est didactique en y présentant les tenants et les aboutissants historiques. Des photos et films documentaires viennent appuyer la pièce. Le parti pris d'Hélène Cinque, auteur et metteur en scène, est de mettre les comédiens en rapport direct avec le public en les intégrant directement dans la scénographie, celle-ci allant jusqu'au public et dans laquelle viennent se joindre des personnages.        <br />
              <br />
       Ainsi, les spectateurs prennent part, en tant que témoins &quot;actifs&quot;, aux événements historiques qui se déroulent sur scène et dans lesquels les comédiens incarnent soit les personnages de la traversée du Mataora, soit des personnes aujourd'hui vivant les vicissitudes économiques actuelles de la Grèce. Ainsi, le jeu des comédiens oscille entre deux plans différents, celui d'un personnage des siècles dernier et actuel.       <br />
              <br />
       C'est aussi un lieu, la scène, qui est vu sous différents aspects. À la fois scène de répétition ou scène de représentation, celle-ci devient, sous ces différents éclairages, un lieu protéiforme où le comédien s'habille et se déshabille de ses personnages.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Le jeu des comédiens dans les scènes se revêt parfois d'une &quot;théâtralité&quot; grave ou humoristique qui sied bien à une époque où l'Histoire a marqué de son empreinte les événements. Les mouvements de groupe sont toutefois légèrement figés à l‘entame de la pièce mais prennent de l'ampleur par la suite.        <br />
              <br />
       C'est une pièce historique dont les photos et les films deviennent les dépositaires d'une époque qui se nourrit du Temps présent. Ils servent de maillons, de liens entre les personnages et les comédiens. L'Histoire fait corps avec l'histoire. Nous sommes ainsi entre réalité et fiction, documentaire et fable.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mataora, la mémoire trouée"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7294905-11217684.jpg?v=1419359793" alt=""Mataora" (2)… Voyage entre Histoire et espoir" title=""Mataora" (2)… Voyage entre Histoire et espoir" />
     </div>
     <div>
      Création collective.       <br />
       D'après &quot;Le Voyage du Mataroa 1945 - Au miroir de la mémoire&quot; de Nelly Andrikopoulou.       <br />
       Traduction : Dimitris Alexakis, Cybèle Castoriadis.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Hélène Cinque.       <br />
       Idée artistique et recherche : Elita Kounadi.       <br />
       Avec : Cybèle Castoriadis, Dimitris Daskas, Pantelis Dentakis, Malamatenia Gotsi, Ioanna Kanellopouou, Elita Kounadi, Tatiana-Anna Pitta, Harold Savary, Yiorgos Stamos, Polydoros Vogiatzis.       <br />
       Musique : Nikos Kypourgos.       <br />
       Lumières : Vincent Lefèvre.       <br />
       Son : Nicolas Roy.       <br />
       Costumes : Georges Vafias.       <br />
       Vidéo : Stylianos Pangalos.       <br />
       Habillage et montage vidéos : Véronica Bonafé.       <br />
       Durée : 1 h 35.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 10 au 28 décembre 2014.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h, le dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre du Soleil, Cartoucherie, Route du Champ de Manœuvre, Paris 12e, 01 43 74 24 08.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-du-soleil.fr" target="_blank">&gt;&gt; theatre-du-soleil.fr</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">14, 15 et 16 janvier 2015 :</span> Théâtre Liberté, Toulon (83).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>"Mataora" (1)… Théâtre témoignage, entre passé et présent, où l'on ressent l'amertume grecque</title>
   <updated>2014-12-22T15:13:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Mataora-1-Theatre-temoignage-entre-passe-et-present-ou-l-on-ressent-l-amertume-grecque_a1253.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7290905-11210316.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-12-22T15:00:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Hélène Cinq, avec sa troupe franco-grecque, fait remonter à la surface de la mémoire un épisode oublié de l'Histoire de la fin de la Seconde Guerre mondiale et c'est passionnant. Mataroa ? C'est un bateau au nom de Pacifique sud qui s'est illustré, entre autres faits glorieux*, dans l'évacuation de plus de 180 étudiants grecs mis en en danger par une autre histoire oubliée, celle de la guerre civile grecque née à l'occasion de la libération de 1945.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7290905-11210316.jpg?v=1419257464" alt=""Mataora" (1)… Théâtre témoignage, entre passé et présent, où l'on ressent l'amertume grecque" title=""Mataora" (1)… Théâtre témoignage, entre passé et présent, où l'on ressent l'amertume grecque" />
     </div>
     <div>
      Hélène Cinq rapporte l'histoire des petits malmenés par les décisions des puissants (et leurs accords stratégiques). Celles de Churchill et Staline… Mais aussi des grands argentiers contemporains.       <br />
              <br />
       Car Théâtre dans le théâtre, il est aussi question de la répétition d'une pièce de théâtre de nos jours... brutalement interrompue par la disparition des crédits culturels. Par ce biais, du cœur du métier de comédien, faisant le lien entre le passé et le présent, la troupe rend sensible le poids de la perpétuation des traumatismes et les difficultés d'exister entre crainte de guerre civile et crainte de l'exil. Être tous des Papadhópoulos (surnom des hommes corrompus) ou être tous des exilés ?       <br />
              <br />
       Le dialogue scénique entre le plateau, le récit et le contexte est rigoureux énergique et fluide. Le spectateur, au contact de comédiens en intimité directe et franche avec leurs personnages et leurs caractères, vit au rythme de la comédie et du drame. Il apprend plein de choses, reconnaît l'épreuve commune de la vie, l'épreuve du présent et perçoit la possibilité d'une voie nouvelle.       <br />
              <br />
       Les réalités de plateau et du récit glissent au rythme de la conscience. Rire et émotion conjurent le douloureux sentiment d'une triste et encore évitable répétition.       <br />
              <br />
       Ce théâtre témoignage porte à un haut point de cristallisation qui fait sens : celui de l'absurdité du drame et l'aube des tragédies. Théâtre tout simplement par lequel le spectateur ressent l'amertume grecque.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*Il a transporté des rescapés Buchenwald et Bergen Belsen.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mataora, la mémoire trouée"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7290905-11210317.jpg?v=1419257511" alt=""Mataora" (1)… Théâtre témoignage, entre passé et présent, où l'on ressent l'amertume grecque" title=""Mataora" (1)… Théâtre témoignage, entre passé et présent, où l'on ressent l'amertume grecque" />
     </div>
     <div>
      Création collective.       <br />
       D'après &quot;Le Voyage du Mataroa 1945 - Au miroir de la mémoire&quot; de Nelly Andrikopoulou.       <br />
       Traduction : Dimitris Alexakis, Cybèle Castoriadis.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Hélène Cinque.       <br />
       Idée artistique et recherche : Elita Kounadi.       <br />
       Avec : Cybèle Castoriadis, Dimitris Daskas, Pantelis Dentakis, Malamatenia Gotsi, Ioanna Kanellopouou, Elita Kounadi, Tatiana-Anna Pitta, Harold Savary, Yiorgos Stamos, Polydoros Vogiatzis.       <br />
       Musique : Nikos Kypourgos.       <br />
       Lumières : Vincent Lefèvre.       <br />
       Son : Nicolas Roy.       <br />
       Costumes : Georges Vafias.       <br />
       Vidéo : Stylianos Pangalos.       <br />
       Habillage et montage vidéos : Véronica Bonafé.       <br />
       Durée : 1 h 35.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 10 au 28 décembre 2014.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h, le dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre du Soleil, Cartoucherie, Route du Champ de Manœuvre, Paris 12e, 01 43 74 24 08.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-du-soleil.fr" target="_blank">&gt;&gt; theatre-du-soleil.fr</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">14, 15 et 16 janvier 2015 :</span> Théâtre Liberté, Toulon (83).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Mataora-1-Theatre-temoignage-entre-passe-et-present-ou-l-on-ressent-l-amertume-grecque_a1253.html" />
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   <title>"Macbeth" par Mnouchkine… Une mise en scène qui bouscule les lieux et les époques</title>
   <updated>2014-10-20T07:41:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Macbeth-par-Mnouchkine-Une-mise-en-scene-qui-bouscule-les-lieux-et-les-epoques_a1221.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7091280-10857664.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-10-20T07:32:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
[Reprise] Mnouchkine propose une mise en scène où le Temps bouscule les époques faisant de Macbeth une figure tragique éternelle.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7091280-10857664.jpg?v=1413741673" alt=""Macbeth" par Mnouchkine… Une mise en scène qui bouscule les lieux et les époques" title=""Macbeth" par Mnouchkine… Une mise en scène qui bouscule les lieux et les époques" />
     </div>
     <div>
      Vue sur un champ de bataille où trône un monticule de terre. Une troupe de personnes apparaît en poussant des cris d'allégresse. Puis des bruits de guerres couvrent ceux des soldats de la première guerre mondiale. Auparavant, trois sorcières étaient juchées sur ce monticule. Nous vivons tout au long de la pièce, dans un même lieu, différentes époques dont la démarcation est faite soit par les costumes, soit par la scénographie.        <br />
              <br />
       Le verbe des comédiens est basé sur une élocution théâtrale avec des répliques ponctuées de pauses comme pour marquer le tragique des événements. À l'exception de Serge Nicolaï (Macbeth) qui utilise une voix avec différentes tonalités, les personnages sont dans un pré-carré vocal, donnant une marque, une empreinte à leur personnage. Les voix fusent, hautes, comme si les personnages parlaient à des dieux ou des démons. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7091280-10857665.jpg?v=1413741677" alt=""Macbeth" par Mnouchkine… Une mise en scène qui bouscule les lieux et les époques" title=""Macbeth" par Mnouchkine… Une mise en scène qui bouscule les lieux et les époques" />
     </div>
     <div>
      À la fois mouvante, vive et rapide, la gestuelle corporelle se nourrit de mouvements aussi courts qu'amples donnant à la pièce de très beaux moments vivaces. Cela court, glisse, parle, hurle. Même si le jeu est très corporel, la parole reste reine. Une gourmandise sèche, souvent tragique, presque théâtrale habite le débit des comédiens. La scénographie est la passerelle unissant les mondes intérieur et extérieur, l'intimité et l'extimité des personnages. C'est cette relation entre le corps, la parole et la scénographie qui fait la force de la mise en scène de Mnouchkine.       <br />
              <br />
       Mnouchkine a fait de Macbeth un théâtre-carrefour situé à plusieurs époques dans lequel le contemporain se dispute au classique, le militaire à l'homme élégant, le populaire à l'aristocrate. Elle mélange les époques, les lieux sans pour autant violer la trame historique de la pièce. Ainsi, défilent sur scène le salon du roi entouré de photographes avec des appareils argentiques, un champ de guerre investi par des soldats de la première guerre mondiale ou Macbeth devant un PC portable. Bien que la lumière scénique reste souvent tamisée, un mélange vestimentaire de couleurs vives, claires ou sombres apporte un éclairage psychologique aux personnages. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7091280-10857718.jpg?v=1413741914" alt=""Macbeth" par Mnouchkine… Une mise en scène qui bouscule les lieux et les époques" title=""Macbeth" par Mnouchkine… Une mise en scène qui bouscule les lieux et les époques" />
     </div>
     <div>
      Le Temps et les Lieux sont bousculés. La pièce est sous le signe de l'hétérogénéité et du mouvement. Mnouchkine a choisi d'ajouter à la trame shakespearienne une touche de superposition entre Temps, Lieux et Personnages faisant du Présent un moment presque imaginaire. La pièce se trouve ainsi comme projetée dans un univers mêlé de contes et de tragédie historique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Macbeth"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7091280-10857719.jpg?v=1413742018" alt=""Macbeth" par Mnouchkine… Une mise en scène qui bouscule les lieux et les époques" title=""Macbeth" par Mnouchkine… Une mise en scène qui bouscule les lieux et les époques" />
     </div>
     <div>
      Texte : William Shakespeare.       <br />
       Traduction et mise en scène : Ariane Mnouchkine.       <br />
       Musique : Jean-Jacques Lemêtre.       <br />
       Avec l'ensemble de la troupe du Théâtre du Soleil.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Reprise à partir du 8 octobre 2014.</span>       <br />
       Mercredi, jeudi, vendredi à 19 h 30, samedi à 13 h 30 et à 19 h 30, dimanche à 13 h 30.       <br />
       Relâche lundi et mardi.       <br />
       Relâches exceptionnelles : mercredi 26, jeudi 27, vendredi 28 novembre puis jeudi 25 et vendredi 26 décembre.       <br />
       Théâtre du Soleil, Cartoucherie de Vincennes, Paris 12e, 01 43 74 24 08.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-du-soleil.fr" target="_blank">&gt;&gt; theatre-du-soleil.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7091280-10857727.jpg?v=1413742157" alt=""Macbeth" par Mnouchkine… Une mise en scène qui bouscule les lieux et les époques" title=""Macbeth" par Mnouchkine… Une mise en scène qui bouscule les lieux et les époques" />
     </div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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