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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-09-08T21:35:00+02:00</updated>
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   <title>"Amour et Psyché" Comme le souvenir du fumet des dieux</title>
   <updated>2019-04-15T10:10:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Amour-et-Psyche-Comme-le-souvenir-du-fumet-des-dieux_a2382.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2019-04-15T10:10:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"Il était. Une fois. Une jeune fille, trop belle, Psyché, trop jalousée qui, offerte en sacrifice à un dragon, tombe dans le filet du fils de Vénus, Amour. Il était… une fois… la belle et… la bête. Et tout ce qui s'ensuit.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/32689451-30400182.jpg?v=1555262945" alt=""Amour et Psyché" Comme le souvenir du fumet des dieux" title=""Amour et Psyché" Comme le souvenir du fumet des dieux" />
     </div>
     <div>
      Omar Porras met en scène &quot;Amour et Psyché&quot;, cette pièce mythique de Molière jouée en 1671 qui est un véritable point aveugle des arts de la scène. Parlée, dansée, bordée de musique, la pièce fait miroiter tous les genres. &quot;Amour et Psyché&quot; est une tragédie-ballet, le rêve avorté de l'opéra dont ne voulut pas Lully.       <br />
              <br />
       Dans la version proposée, Omar Porras écourte, concentre, cristallise, prend le fil conducteur venu d'Apulée, met en valeur les vers de Corneille, les épisodes de La Fontaine, joue à l'impromptu, retravaille comme on le fait d'un palimpseste, rend hommage au talent d'entrepreneur de spectacles, de ce rapiéceur de génie qu'était Molière. &quot;Amour et Psyché&quot; émerveille. &quot;Amour et Psyché&quot; fait le rire et la gravité.       <br />
              <br />
       Omar Porras exploite avec malice, espièglerie même, toutes les ressources de la scène, les cintres, les filins, l'avant-scène, les faux marbres et les tentures de gaze. Rarement, les coulisses ont, à ce point, mérité leur nom car tout coulisse, glisse, tout surprend, tout s'épaule et s'accompagne : les mots, les gestes, les couleurs, les lumières, les musiques, les gags. La scène est une synesthésie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/32689451-30400187.jpg?v=1555262988" alt=""Amour et Psyché" Comme le souvenir du fumet des dieux" title=""Amour et Psyché" Comme le souvenir du fumet des dieux" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, les sœurs, &quot;maquillées&quot; comme pétrifiées dans la rigidité de leur éducation en devenant vertes de jalousie, prennent-elles discrètement la couleur acide de pommes d'api pas mûres sous l'effet d'un pinceau de lumière invisible. Ainsi, le mollet galbé apparaissant derrière une colonne fige-t-il les rires naissants quand apparaît la personne qui le meut. Un être irréel au mouvement maitrisé, mesuré, souple, doux, attentif. Tout en écho. Animé. La puissance d'apprivoisement. Une apparition. C'est l'emprise de l'Amour. Louis XIV en pied.       <br />
              <br />
       Dans cette dimension de la scène, la conscience des comédiens est constante, exigeante, et l'ensemble de la troupe a une organicité complète. Elle produit un effet théâtre sans cesse renouvelé, allant du rire franc à la mélancolie, de la tristesse à l'ineffable.       <br />
              <br />
       Ainsi représenté, le théâtre n'est pas un art de l'éphémère mais un art de l'apparaître dans le mouvement de l'apparition. Un art de la surprise qui concentre et diffuse l'énergie. Un feu d'artifice déclenché par le regard, le mouvement des doigts et des poignets, les paroles prononcées. Une cascade de métamorphoses qui décline les états de la matière du plaisir. L'émotion. La surprise.       <br />
              <br />
       Dans l'histoire racontée, Amour et Psyché (protagonistes de la pièce éponyme) engendrent la Volupté. Ils engendrent aussi pour les simples mortels composant le public un spectacle qui, dans la réciprocité des signes et leur ambivalence, présente comme le souvenir du fumet des dieux.       <br />
              <br />
       Molière est approché de très, très près. Le spectateur en supplément du plaisir comprend les rapports de l'auteur avec la machine théâtrale*, ses démêlés avec la cour, avec le roi. Le rire et la beauté mêlés comme des actions de grâce. Comme moyens de lutter contre la bêtise.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Ce deus ex machina se trouvait au château des Tuileries dans la salle des machines. Le musée du Louvre pourrait la recontruire.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Amour et Psyché"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/32689451-30400197.jpg?v=1555263039" alt=""Amour et Psyché" Comme le souvenir du fumet des dieux" title=""Amour et Psyché" Comme le souvenir du fumet des dieux" />
     </div>
     <div>
      D'après Molière.       <br />
       Adaptation : Marco Sabbatini, en collaboration avec Omar Porras et Odile Cornuz.       <br />
       Mise en scène : Omar Porras.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Odile Cornuz.       <br />
       Avec : Yves Adam, Jonathan Diggelmann, Karl Eberhard, Philippe Gouin, Maëlla Jan, Jeanne Pasquier, Emmanuelle Ricci, Juliette Vernerey.       <br />
       Scénographie : Fredy Porras.       <br />
       Création lumières : Mathias Roche.       <br />
       Directeur technique : Gabriel Sklenar.       <br />
       Création et univers sonore : Emmanuel Nappey.       <br />
       Costumes : Elise Vuitel, assistée de Cécile Revaz.       <br />
       Habilleuse : Marie Jeanrenaud.       <br />
       Maquillages, perruques et masques : Véronique Soulier-Nguyen.       <br />
       Accessoires et effets spéciaux : Laurent Boulanger, assisté de Yvan Schlatter et Noëlle Choquard.       <br />
       Production et production déléguée :       <br />
       TKM Théâtre Kléber-Méleau, Renens.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 au 18 avril 2019.</span>       <br />
       Mardi, vendredi à 20 h 30, mercredi, jeudi, samedi à 19 h 30.       <br />
       Théâtre 71, Malakoff (92), 01 55 48 91 00.       <br />
       <a class="link" href="http://theatre71.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre71.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tourné 2019</b>       <br />
       23 et 24 avril 2019 : L'Olivier, Istres (13).       <br />
       30 avril au 17 mai 2019 : Théâtre de Carouge-Atelier de Genève, Genève (Suisse).       <br />
       22 au 25 mai 2019 : TnBA, Bordeaux (33).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Amour-et-Psyche-Comme-le-souvenir-du-fumet-des-dieux_a2382.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Jongleurs de mots, jongleur de balles, de la diva au gymnaste, il n'y a qu'un bond</title>
   <updated>2015-02-02T08:48:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Jongleurs-de-mots-jongleur-de-balles-de-la-diva-au-gymnaste-il-n-y-a-qu-un-bond_a1277.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7414647-11422751.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-02-01T13:30:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Magie des mots, magie des images, magie des corps, magie de la visualisation numérique, le "Grand Fracas issu de rien" créé par Pierre Guillois en 2011 (alors directeur du Théâtre du Peuple de Bussang) donne une nouvelle dimension stellaire et féérique au "Cabaret" qui devient ici "Spectral". L'utopie artistique voulue par Maurice Pottecher au XIXe siècle entre dans l'ère numérique du XXIe siècle avec une grâce chorégraphique et verbale intemporelle.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7414647-11422751.jpg?v=1422794986" alt="Jongleurs de mots, jongleur de balles, de la diva au gymnaste, il n'y a qu'un bond" title="Jongleurs de mots, jongleur de balles, de la diva au gymnaste, il n'y a qu'un bond" />
     </div>
     <div>
      Lors de sa création, ce spectacle hors normes ne connaissait pas encore son avenir et c'est avec bonheur que nous le retrouvons, après quelques dates de tournée, pour une dizaine de jours à Malakoff. Réalisé dans le cadre des créations que se doit d'effectuer chaque directeur nommé à la tête du Théâtre fondé par Maurice Pottecher en 1895, &quot;Grand Fracas issu de rien&quot; fut un des paris les plus audacieux de Pierre Guillois (à la direction du théâtre de Bussang de 2006 à 2011). Cette production utilise effectivement des techniques informatiques très élaborées et un logiciel dédié, invention numérique développée par Adrien M. et Claire B. Mais tout cela avec le seul objectif d'une rencontre poétique, humoristique et visuelle du numérique et de l'organique.       <br />
              <br />
       De cabaret, il est bien évidemment question, de celui qui réunit des artistes d'horizons et d'arts différents. Ici sont convoqués, dans ce grand fracas onirique et avant-gardiste, subtil mélange d'objets et de couleurs :       <br />
       - le comédien Dominique Parent, tentant, tel un équilibriste, de &quot;dresser&quot; les mots issus de la dentelle aiguisée et percutante des textes de Valère Novarina ;       <br />
       - la soprano colorature Sevan Manoukian habillant de sa puissance vocale l'espace spectral, naviguant entre vagues hystériques et langoureuses sur les phrasés musicaux d'un Purcell, Gounod ou, plus frivole, d'un Moïse Simons et son &quot;Sous les palétuviers&quot; ;       <br />
       - le jongleur Adrien Mondot, dompteur de balles, funambule gestuel sur la corde invisible de sa chorégraphie numérique, cage virtuelle d'une danse fluide et universelle où les entrechats aériens se marient aux bulles lumineuses suspendues par son art du cirque maîtrisé ;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7414647-11422805.jpg?v=1422795540" alt="Jongleurs de mots, jongleur de balles, de la diva au gymnaste, il n'y a qu'un bond" title="Jongleurs de mots, jongleur de balles, de la diva au gymnaste, il n'y a qu'un bond" />
     </div>
     <div>
      - le gymnaste et trampoliniste lorrain Lucas Antonellis, léger et astral &quot;monsieur muscle&quot;, volant d'un bond équestre du cheval d'arçons aux barres parallèles, mariant - avec une souplesse féline - acrobaties aux mouvements affutés et &quot;port aristocratique&quot; de Soprano ;       <br />
       - l'énigmatique et talentueux percussionniste Benjamin Sanz, magicien percutant aux rythmes entêtants et envoutants, soudant parfois en ondes sonores saccadées la réalité à la virtualité, le tempo à la matière esthétique des trames lumineuses digitalisées.       <br />
              <br />
       À la palette numérique virtuose, Claire Bardainne est la sixième artiste donnant tout son sens &quot;spectral&quot; au cabaret, jouant (en projection vidéo) sur le grand tulle transparent la chorégraphie informatique et stellaire de nébuleuses lettrées, de courbes sinusoïdales modélisées et de fragmentations de points bulles, à la grâce exquise, créés par Adrien Mondot.       <br />
              <br />
       Ici, ce ne sont pas les artistes qui suivent les déplacements des représentations virtuels mais, au contraire, les lettres, mots et points qui, dans une cinématique incroyablement gracieuse et fluide, entrent dans le jeu du jongleur, du gymnaste en élégantes cascades de pluies littéraires, mathématiques ou en taquines phrases improbables ou probables. Parfois, la virtualité se joue d'humour et d’espièglerie, notamment avec &quot;Le Présentateur&quot; (Dominique Parent), casant ses pirouettes novarinesques dans un irréel cadre blanc farceur !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7414647-11422862.jpg?v=1422796274" alt="Jongleurs de mots, jongleur de balles, de la diva au gymnaste, il n'y a qu'un bond" title="Jongleurs de mots, jongleur de balles, de la diva au gymnaste, il n'y a qu'un bond" />
     </div>
     <div>
      Tous ces artistes rassemblés n'ont, a priori, rien en commun et aucun fil conducteur dicible ne nous guide dans ce cabaret surréaliste et esthétique. Pourtant, Pierre Guillois, lors de la création de &quot;Grand Fracas...&quot; à Bussang, a réussi à créer un &quot;objet artistique&quot; hors du commun, à la fois déroutant et terriblement original qui emmène les spectateurs dans un univers onirique où l'illusion virtuelle mêlée à la réalité des arts spectaculaires nous renvoient à l'imaginaire fantastique et merveilleux de notre enfance.       <br />
              <br />
       L'alchimie fonctionne et la succession de tableaux ludiques et visuellement réussis construit un spectacle où chacun ressort les yeux pleins d'étoiles, et ce &quot;Grand fracas issus de rien&quot; imaginé par Pierre Guillois nous laisse sous l'emprise d'agréables vapeurs poétiques et, dans la tête, une vision riche et colorée d'un cabaret spectral... étonnamment avant-gardiste mais déjà riche de son futur.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Spectacle vu à la création.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Grand Fracas issu de rien"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7414647-11422870.jpg?v=1422796444" alt="Jongleurs de mots, jongleur de balles, de la diva au gymnaste, il n'y a qu'un bond" title="Jongleurs de mots, jongleur de balles, de la diva au gymnaste, il n'y a qu'un bond" />
     </div>
     <div>
      &quot;Grand Fracas issu de rien&quot;       <br />
       Cabaret spectral - création collective.       <br />
       Concept : Pierre Guillois.       <br />
       Assistanat artistique : Stéphanie Chêne.       <br />
       Avec : Claire Bardainne (interprétation numérique), Lucas Antonellis (gymnastique), Sevan Manoukian (chant), Adrien Mondot (jonglage et informatique), Dominique Parent (jeu), Benjamin Sanz (percussions).       <br />
       Dominique Parent interprète des textes de Valère Novarina.       <br />
       Costumes : Axel Aust, assisté de Camille Penager.       <br />
       Maquillage et coiffure : Catherine Saint–Sever.       <br />
       Lumières : Jean-Yves Courcoux.       <br />
       Création vidéo interactive et mise en scène numérique : Adrien M/Claire B.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 12 février 2015.</span>       <br />
       Mardi et vendredi à 20 h 30, mercredi, jeudi et samedi à 19 h 30, dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre 71 - Scène nationale, Malakoff (92), 01 55 48 91 00.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre71.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre71.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Roméo et Juliette au pays du soleil levant !</title>
   <updated>2013-10-15T22:02:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Romeo-et-Juliette-au-pays-du-soleil-levant-_a988.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <published>2013-10-15T18:37:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Omar Porras dépayse la pièce de William Shakespeare dans la version de François-Victor Hugo. Jouée par une troupe helvético–japonaise, la version est celle du Japon des mangas, des karaokés, le Japon mignon "kawai" qui, en suivant comme autant de chromos les scènes de la célèbre pièce de Shakespeare, se revêt des atours du Kabuki, du Bunraku et du No… Et, comme en une montée d’émulsion, découvre de nouvelles sources de séductions.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5958691-8881545.jpg?v=1381855527" alt="Roméo et Juliette au pays du soleil levant !" title="Roméo et Juliette au pays du soleil levant !" />
     </div>
     <div>
      C’est au rythme de tambours battants, dans une vitalité de ninjas, que se développent une farce et un divertissement frénétique qui ne rechigne pas à appuyer les signes du grotesque. Le jeu est intense, le corps est en mouvement, toujours tenu, à la limite du gymnique, quasi marionnettique : ce qui peut occasionner une certaine fatigue du spectateur.       <br />
              <br />
       Théâtralement, le kitsch apparent, appuyé par une très grande qualité de travestissement, se décante et se dissout en une somptueuse scène finale, scène de mort, de fusion, d’apaisement des amants enfin réunis… L’image est belle et juste. Ces Japons qui se regardent offrent une vertigineuse remontée du temps au présent. Il apparait au spectateur que les personnages se battent réellement contre les fantômes et font bien l’expérience sensorielle de rejoindre leurs rêves.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5958691-8881546.jpg?v=1381855527" alt="Roméo et Juliette au pays du soleil levant !" title="Roméo et Juliette au pays du soleil levant !" />
     </div>
     <div>
      La naissance de l’amour a bien sonné, à la fois un préavis de la mort des personnages et la naissance de la beauté.       <br />
              <br />
       De ce voyage théâtral sourd une forme de mélancolie qui offre de réelles correspondances avec le monde de la renaissance européenne et le monde contemporain.       <br />
              <br />
       Force de la fatalité, débat entre archaïsmes et modernités, dans sa remontée vers le No, ce Roméo et Juliette a bien des qualités.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Roméo et Juliette"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5958691-8881547.jpg?v=1381855528" alt="Roméo et Juliette au pays du soleil levant !" title="Roméo et Juliette au pays du soleil levant !" />
     </div>
     <div>
      Spectacle en français et japonais surtitré en français.       <br />
       Texte : William Shakespeare.       <br />
       Traduction française : François-Victor Hugo.       <br />
       Traduction japonaise : Kawai Shoichiro.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Omar Porras, assisté de Fabiana Medina.       <br />
       Avec : Adrien Gygax, Tsuyoshi Kijima, Pierre-Yves Le Louarn, Micari, Yoneji Ouchi, Morimasa Takeishi, Momoyo Tateno, Takahiko Watanabe, Miyuki Yamamoto, Ryo Yoshimi.       <br />
       Création son : Emmanuel Nappey.       <br />
       Création lumière : Takeaki Iwashini.       <br />
       Composition musicale : Alessandro Ratoci.       <br />
       Scénographie : Omar Porras, conseillé par Amélie Kiritzé-Topor.       <br />
       Perruques et maquillage : Véronique Nguyen, assistée de Jennifer Yuki Hata.       <br />
       Durée : 1 h 45.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 au 19 octobre 2013.</span>       <br />
       Mardi et vendredi à 20 h 30, mercredi, jeudi et damedi à 19 h 30, dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre 71 Scène Nationale, Malakoff (92), 01 55 48 91 00.       <br />
              <br />
       <b>Tournée 2013.</b>       <br />
       Suisse - Monthey : Théâtre du Crochetan, 23 octobre 2013.       <br />
       France - Corbeil-Essonnes : Le Théâtre, 8 et 9 novembre 2013.       <br />
       France - Châteauvallon : CNCDC, 15 et 16 novembre 2013.       <br />
       France - Annecy : Bonlieu Scène Nationale, 20 au 22 novembre 2013.       <br />
       Suisse - Morges : Théâtre de Beausobre, 23 novembre 2013.       <br />
       Suisse - Genève : Cité Bleue, 29 novembre au 1er décembre 2013.       <br />
       Suisse - Vevey : Théâtre de Vevey, 5 décembre 2013.       <br />
       Suisse - Genève : Cité Bleue, 7 au 14 décembre 2013.       <br />
       France - Caen : Comédie de Caen, 18 et 19 décembre 2013.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Romeo-et-Juliette-au-pays-du-soleil-levant-_a988.html" />
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   <title>Instants Critiques... Un cinéma néo paradiso</title>
   <updated>2011-10-08T15:52:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Instants-Critiques-Un-cinema-neo-paradiso_a354.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/3333379-4784231.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-10-07T10:15:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean Louis Bory et Georges Charensol étaient critiques de cinéma ; Du duo, ils avaient la complicité, la complémentarité : chacun son rôle ; Du duel, ils avaient le combat franc, sans merci, les passes d’armes : chacun sa botte.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3333379-4783706.jpg?v=1317979316" alt="Instants Critiques... Un cinéma néo paradiso" title="Instants Critiques... Un cinéma néo paradiso" />
     </div>
     <div>
      Ils étaient les duettistes de légende de l'émission radiophonique &quot;Le Masque et de La Plume&quot; : le moderne et l’ancien. Comme d’autres de la cape et de l’épée, ils ferraillaient dans les années soixante-soixante-dix à l’antenne de la radio France Inter, opposant leurs points de vue sur le cinéma. Commentant les sorties des dernières créations de Godard, Truffaut, Pasolini, Ferreri, Berri, etc. Acteurs, objets de grands conflits homériques. Flamboyant jusqu’à la mauvaise foi. Théâtraux comme on dit communément.        <br />
              <br />
       Depuis, tel film provocateur est devenu classique, tel événement du moment est bien oublié, tel navet est devenu mythique, tel chef d’œuvre l’est resté. Une forme de distance liée au temps, à l’effacement progressif des références, à la stabilisation des valeurs s’est installée.       <br />
              <br />
       Sur la scène du théâtre dans &quot;Instants Critiques&quot;, François Morel fait examiner les deux critiques à forts caractères par des doubles attentifs : les comédiens Olivier Broche (Jean-Louis Bory) Olivier Saladin (Georges Charensol). L’un insuffle le récit, rêve le monde l’exalte. L’autre décrit la sensation qu’il ressent, le poids d’un ennui. Deux façons d’investir le souvenir. Jean-Louis Bory et Georges Charensol sont rendus de manière sensible et tempérée. Fondus dans une image légèrement estompée. De bien belle manière. Comme les séquences sont magnifiquement encadrées et servies par les interventions musicales et chantées de Lucrèce Sassella (qui donne le La de l’époque) quelque chose comme une opération vintage est réussie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3333379-4784231.jpg?v=1318008859" alt="Instants Critiques... Un cinéma néo paradiso" title="Instants Critiques... Un cinéma néo paradiso" />
     </div>
     <div>
      C’est ainsi que les deux critiques ne sont pas surpris au feu de leurs micros. Ils sont pris en quelque sorte à la dérobée quittant la salle de projection aux fauteuils vides, épars. Tout juste après le silence qui suit le mot &quot;fin&quot;, ils échangent des avis (qui sont des retranscriptions d’émissions) pour fixer le souvenir. Un sas avant de rentrer chacun chez soi. Instant pacifié.        <br />
              <br />
       Olivier Broche et Olivier Saladin ont quelque chose du physique des deux ancêtres. Ils appuient un peu les ridicules de leurs modèles, rendent leur côté un peu étriqué. Par scrutations et apprivoisement successifs, la passion émouvante et simplement humaine qui les animait est restituée, avec justesse. Les deux compères radiophoniques apparaissent sans grimage avec leur goût de la beauté et de la sincérité. De manière troublante entre les comédiens et les critiques se révèle un amour commun. Tellement fort que leurs êtres, pour le spectateur, fusionnent dans l’image des films dont ils sont nourris et dont, au présent de l’effet théâtre, le spectateur partage la chaleur et le réconfort.       <br />
              <br />
       Dans la puissance d’un rêve, d’une transfiguration, Jean-Louis Bory et Georges Charensol sont deux orphelins plongés dans les lumières de la ville qui se réchauffent à la simple énonciation du nom des actrices et des réalisateurs.        <br />
              <br />
       &quot;Ah la beauté d’Anna Karina vue par Godard !&quot;. Ou comment vivre le cinéma par le rêve .        <br />
              <br />
       &quot;Instant Critiques&quot; donne l’envie de voir ou revoir tous les films vus par Jean-Louis Bory et Georges Charensol. Un cinéma néo paradiso.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Instants critiques"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3333379-4786180.jpg?v=1318009643" alt="Instants Critiques... Un cinéma néo paradiso" title="Instants Critiques... Un cinéma néo paradiso" />
     </div>
     <div>
      (Vu le 4 octobre 2011)       <br />
       Spectacle de François Morel.       <br />
       D'après les échanges entre Georges Charensol et Jean-Louis Bory à l'émission radiophonique &quot;Le Masque et La Plume&quot; sur France Inter.       <br />
       Mise en scène : François Morel.       <br />
       Adaptation : François Morel et Olivier Broche.       <br />
       Collaboration artistique : Christine Patry.       <br />
       Avec : Olivier Broche, Olivier Saladin et Lucrèce Sassella.       <br />
       Décor : Édouard Laug.       <br />
       Lumière : Gaëlle de Malglaive, assistée d'Alain Paradis.       <br />
       Costumes : Christine Patry et Pascale Bordet.       <br />
       Chorégraphie : Lionel Ménard.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Spectacle du 4 au 23 octobre 2011.</span>       <br />
       Mercredi, vendredi et samedi à 20 h 30, mercredi et jeudi à 19 h 30, dimanche à 16 h (relâche le dimanche 9).       <br />
       Théâtre 71, Malakoff (92), 01 55 48 91 00.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Puis en tournée : </span>       <br />
       3 et 4 novembre : Théâtre Jean Vilar, Montpellier.       <br />
       9 novembre : Le Manège, Feignies via Maubeuge.       <br />
       15 novembre : L'Avant-Scène, Cognac.       <br />
       17 novembre : Théâtre Olympia, Arcachon.       <br />
       22 novembre : Esplanade du Lac, Divonne-les-Bains.       <br />
       23 au 25 novembre : Théâtre du Vellein, Villefontaine.       <br />
       1er et 2 décembre : Auditorium de la Maison de la Culture (scène nationale), Bourges.       <br />
       6 décembre : L'Hectare (scène conventionnée), Vendôme.       <br />
       9 décembre : Théâtres, Ermont-sur-Scène, Ermont.       <br />
       16 et 17 décembre : Théâtre des Salins (scène nationale), Martigues.       <br />
       10 et 11 janvier 2012 : Le Rive Gauche, Saint-Étienne-du-Rouvray.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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