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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-11T00:16:11+02:00</updated>
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   <title>•Off 2025• "Les Rossignols du Carnage" Un spectacle plaidoyer et engagé à la parole artistiquement vertigineuse</title>
   <updated>2025-07-30T10:56:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Les-Rossignols-du-Carnage-Un-spectacle-plaidoyer-et-engage-a-la-parole-artistiquement-vertigineuse_a4339.html</id>
   <category term="Avignon 2025" />
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   <published>2025-07-30T10:15:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Deux hommes, plutôt jeunes encore, se rencontrent dans un monde post-apocalyptique, au bord du gouffre, et tout semble perdu. À vrai dire, on ne sait pas si le personnage principal, Léon, n'est pas en train de délirer tandis qu'il vit ses dernières heures. Sal, le deuxième homme, est bien là, lui aussi. Mais est-il une projection de l'esprit de Léon, une sorte d'entité entre deux ? Toujours est-il que chacun deux sait que la fin est proche, et que nécessairement, l'un mourra.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90220976-63661762.jpg?v=1753864407" alt="•Off 2025• "Les Rossignols du Carnage" Un spectacle plaidoyer et engagé à la parole artistiquement vertigineuse" title="•Off 2025• "Les Rossignols du Carnage" Un spectacle plaidoyer et engagé à la parole artistiquement vertigineuse" />
     </div>
     <div>
      La compagnie belge &quot;Les Chevals de Trois&quot;, créée en 2021 par Dimitri Lepage, nous l'avions déjà découverte lors du festival Off 2023 avec &quot;Des Chèvres en Corrèze&quot; (succès à Avignon cette année-là et l'année suivante). Nous n'avions d'attaches particulières d'aucune sorte avec cette compagnie théâtrale basée en Belgique… Seul le titre nous avait interpellé, tout comme le nom pour le moins original de la compagnie en question, car nous aimons les mots et ce qui s'y cache…       <br />
              <br />
       Puis, en entrant dans la grotte métaphorique du plateau dans laquelle le comédien s'était réfugié dans ce spectacle, nous n'avions eu qu'une envie à la fin : rester à ses côtés et chercher avec lui le dernier endroit où l'humanisme était encore vivant, dans l'espoir peut-être de le trouver, encore bien debout, les pieds dans le sol et la tête haute. Inenvisageable, bien entendu, de ne pas courir à jambes déployées pour découvrir leur nouvelle création.       <br />
              <br />
       Mais de quoi allait-il être question, cette fois-ci dans ce nouvel opus ? Nous ne voulions pas être déçues ! À nouveau un titre énigmatique aux allures d'oxymore qui ne nous laisse pas indifférente. Mais qui sont-ils ces &quot;rossignols&quot; délétères qui sèment la terreur, ces oiseaux d'ordinaire si poétiques, mélodieux et source de joie ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90220976-63661763.jpg?v=1753864448" alt="•Off 2025• "Les Rossignols du Carnage" Un spectacle plaidoyer et engagé à la parole artistiquement vertigineuse" title="•Off 2025• "Les Rossignols du Carnage" Un spectacle plaidoyer et engagé à la parole artistiquement vertigineuse" />
     </div>
     <div>
      Comme dans &quot;Des Chèvres en Corrèze&quot;, un seul en scène interprété par Dimitri Lepage – pièce qu'il interprète encore cette année à l'Épiscène –, les thèmes des &quot;Rossignols&quot; sont encore pour le moins anxiogènes, mais malheureusement bien réels : les crises climatiques et sociales, la masculinité et son oreille sourde aux changements qu'elle pourrait opérer pour que les &quot;choses&quot; soient plus fluides, les <span style="font-style:italic">&quot;petits échecs de nos vies chaotiques&quot;</span>, la place de l'Art de toutes évidences trop peu suffisante dans nos vies, nos fragilités, nos vulnérabilités, nos doutes, nos lenteurs…       <br />
              <br />
       Rien de simple que de convoquer de telles thématiques sur les planches d'un théâtre ! Mais c'était sans compter sur le talent de Jérôme Jacob-Paquay à la mise en scène, sur la musique originale, <span style="font-style:italic">&quot;mais pas que&quot;</span> d'Agathe Lavarel, offrant aux oreilles des spectateurs des sonorités récurrentes aux symboles profonds.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;L'or dans les mains&quot;</span> d'Anne-Frédérique Bailly, aux décors, enveloppe ce spectacle d'une aura à la frontière du naturalisme et de l'abstraction, entre réalité et rêve, tout en étant pourtant de moyens économes, mais néanmoins efficaces. Quasi claustrophobique, l'espace scénique participe à intensifier la dramaturgie de ce huis clos ainsi que la montée en tension entre les personnages.       <br />
              <br />
       La force du spectacle tient aussi, en très grande partie, à l'interprétation très charismatique, et comme par moments presque hallucinée, de Mathieu Laviolette. Son interprétation basée sur une logorrhée aux allures de plaidoyer incantatoire à la tribune emporte littéralement le spectateur : <span style="font-style:italic">&quot;Tout le monde dans sa petite bulle dit que c'est normal. Ça passera. Cela aussi, ça passera !&quot;. &quot;Alors, on danse ?&quot;</span>.       <br />
              <br />
       À ses côtés, Dimitri Lepage n'en est pas moins convaincant dans ses interrogations sur le sens de l'existence, sur la conscience, ou encore la mémoire. Deux comédiens, deux auteurs, deux âmes distinctes à plusieurs égards, tellement complémentaires. Car possédant au plateau et dans la vraie vie des attaches et des liens très complices.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90220976-63661810.jpg?v=1753864490" alt="•Off 2025• "Les Rossignols du Carnage" Un spectacle plaidoyer et engagé à la parole artistiquement vertigineuse" title="•Off 2025• "Les Rossignols du Carnage" Un spectacle plaidoyer et engagé à la parole artistiquement vertigineuse" />
     </div>
     <div>
      C'est en partie dans un travail de recherches et d'improvisations que les deux comédiens ont creusé, peaufiné, poncé, enrobé leurs propos jusqu'à donner naissance à un nouveau bijou créatif, vertigineusement beau malgré le bruit de bottes.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;(…) Nous avons souhaité trouver d'autres approches que celles de la confrontation permanente, de la haine de la différence, du chacun-pour-soi, et privilégier le partage avec des histoires individuelles, sans oublier l'Art ! Nous pensons qu'il existe, comme à l'orée de la Grande Guerre, des rossignols du carnage qui, voyant arriver la catastrophe, l'accueillent avec bonheur. Ils chantent même plus fort et projettent en chacun et chacune de nous dans le mur en nous coupant de nous-mêmes, en nous rendant étrangers les uns aux autres, et en corrompant nos récits&quot;</span>, souligne d'un commun accord les trois co-fondateurs de la compagnie.       <br />
              <br />
       Aux origines dramaturgiques des &quot;Rossignols&quot;, il y a eu aussi tout un travail autour d'ouvrages distincts, scientifiques, politiques ou romanesques dont ceux de Jonathan Chapoulot, historien, Alain Damasio – et probablement son roman vertigineux et époustouflant, &quot;La Horde du Contrevent&quot; –, ou encore Simone Veil.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90220976-63661819.jpg?v=1753864570" alt="•Off 2025• "Les Rossignols du Carnage" Un spectacle plaidoyer et engagé à la parole artistiquement vertigineuse" title="•Off 2025• "Les Rossignols du Carnage" Un spectacle plaidoyer et engagé à la parole artistiquement vertigineuse" />
     </div>
     <div>
      À l'image du roman de Damasio déjà cité plus haut, œuvre majeure de la science-fiction française grâce à son ambition philosophique et stylistique, ce nouvel opus 2025 des &quot;Chevals de Trois&quot; plonge le spectateur dans un univers métaphysico-existentiel de la plus belle teneur !       <br />
       Juste un tout, tout petit questionnement : les femmes auraient-elles déjà sombré dans le gouffre ?       <br />
              <br />
       Gageons, malgré tout, que le public sera au rendez-vous de cette création théâtrale à la quête de sens et de transcendance ostentatoire que, parfois, seul le théâtre peut convier. Si tel n'est pas le cas, nous serons, nous aussi, au bord du gouffre d'une humanité qui s'écroule… Mais ça ne le sera pas !       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Rossignols du Carnage"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90220976-63661876.jpg?v=1753865099" alt="•Off 2025• "Les Rossignols du Carnage" Un spectacle plaidoyer et engagé à la parole artistiquement vertigineuse" title="•Off 2025• "Les Rossignols du Carnage" Un spectacle plaidoyer et engagé à la parole artistiquement vertigineuse" />
     </div>
     <div>
      Création 2025.       <br />
       Texte : Mathieu Laviolette et Dimitri Lepage.       <br />
       Mise en scène : Jérôme Jacob-Paquay.       <br />
       Avec : Mathieu Laviolette et Dimitri Lepage.       <br />
       Chorégraphie : Virginie Benoist.       <br />
       Décors et costumes : Anne-Frédérique Bailly.       <br />
       Musique : Agathe Lavarel.       <br />
       Tout public à partir de 14 ans.       <br />
       Compagnie Les Chevals de Trois.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <b>A été joué du 4 au 26 juillet 2025.</b>       <br />
       Tous les jours à 14 h 28. Relâche le lundi.       <br />
       Théâtre Épiscène, 5, Rue Ninon Vallin, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 90 01 90 54.       <br />
       <a class="link" href="https://www.episcene.be/" target="_blank">>> episcene.be</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Pauvre Bitos - Le dîner de têtes" Une pièce grinçante entre règlement de comptes et sentiment de vengeance</title>
   <updated>2024-03-01T11:30:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Pauvre-Bitos-Le-diner-de-tetes-Une-piece-grincante-entre-reglement-de-comptes-et-sentiment-de-vengeance_a3829.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2024-03-01T10:45:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, une vague d'épuration des collaborateurs s'abattait sur l'Hexagone. En écho à cette période, Anouilh a écrit un drame d'un comique et d'une truculence dont, en 1973, il disait : "Dans mon théâtre, il n'y a qu'une pièce où je me suis vraiment amusé, c'est une pièce qui a fait scandale à l'époque, c'est Pauvre Bitos. Là, j'étais très content !". Le metteur en scène Thierry Harcourt en fait une proposition des plus talentueuses, portée, entre autres, par une scénographie et le jeu de Maxime d'Aboville remarquables.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78669428-57080817.jpg?v=1709288210" alt=""Pauvre Bitos - Le dîner de têtes" Une pièce grinçante entre règlement de comptes et sentiment de vengeance" title=""Pauvre Bitos - Le dîner de têtes" Une pièce grinçante entre règlement de comptes et sentiment de vengeance" />
     </div>
     <div>
      Le rideau s'ouvre sur une belle scénographie de Jean-Michel Adam laissant voir une grande salle de réception, aux tentures baignées de couleurs sombres qui donne une atmosphère de château hanté. La mort et les fantômes du passé de la Révolution française sont joués par chaque convive, thème du dîner. L'organisateur est Maxime (Adrien Melin) incarnant Saint-Just. Sont conviés Deschamp (Adel Djemai) dans le rôle de Camille Desmoulins, Vulturne (Francis Lombrail) dans celui de Mirabeau, Julien (Étienne Ménard) est Danton quand Lila (Adina Cartianu) ou Clara Huet en alternance, sont Marie-Antoinette. Victoire (Sybille Montagne) est dans les traits de Lucile Desmoulins. Elle est promise, malgré elle, à André Bitos, qui a exercé un pouvoir juridique considéré comme dur par ses pairs lors de l'épuration, période de la fable.       <br />
               <br />
       Au travers de ces personnages historiques, c'est un règlement de comptes qui se joue contre lui, l'Histoire s'inscrivant aussi dans ses travers autant politiques que domestiques où, à cette table, chaque convive joue de son incarnation pour se venger de l'attitude de Bitos, figurant Robespierre pour ce dîner, personnifiant la Terreur avec une postérité controversée. Anouilh (1910-1987) porte un regard aussi acéré que comique sur le sentiment de vengeance que n'importe quel quidam peut avoir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78669428-57080819.jpg?v=1709288235" alt=""Pauvre Bitos - Le dîner de têtes" Une pièce grinçante entre règlement de comptes et sentiment de vengeance" title=""Pauvre Bitos - Le dîner de têtes" Une pièce grinçante entre règlement de comptes et sentiment de vengeance" />
     </div>
     <div>
      Les protagonistes, costumés en partie façon XVIIIe, nous transportent dans un espace-temps à cheval entre la Révolution française et les années 1944-1945. Bien que plus de 150 ans s'étirent avec un contexte politique différent, les dénonciations et règlements de comptes restent des constantes. Pour cette création, Anouilh a été accusé par chaque bord politique de faire le jeu de leurs adversaires, défendant la collaboration pour les uns, sacralisant la résistance pour les autres quand, durant la guerre, il s'était tenu à distance des deux bords.       <br />
               <br />
       C'est un procès fait à Bitos, lui qui a endossé, avec zèle ou honnêteté selon l'apriori personnel de chaque spectateur, ses habits de procureur de la république. Chaque comédien habite son personnage via son maintien et une voix, souvent énergique, posée ou d'attaque, quand, pour d'Aboville, le spectre vocal va de la timidité à la fermeté quand il ne bascule pas dans l'ivresse ou des éclats colériques. Le jeu est, à dessein, inégalement réparti en énergie, pour équilibrer les relations des uns et des autres sous des formes plus ou moins agressives.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78669428-57080867.jpg?v=1709288266" alt=""Pauvre Bitos - Le dîner de têtes" Une pièce grinçante entre règlement de comptes et sentiment de vengeance" title=""Pauvre Bitos - Le dîner de têtes" Une pièce grinçante entre règlement de comptes et sentiment de vengeance" />
     </div>
     <div>
      La mise en scène de Thierry Harcourt fait des costumes et des décors l'aiguillon de la pièce. Avant même que toute réplique ne soit dite, ceux-ci posent le contexte mêlant le domestique à la politique, des figures passées à celles de la fable, des personnages historiques à des inconnus. La pièce d'Anouilh peut être appréhendée du côté de la Terreur ou de ses adversaires, de la collaboration ou de la Résistance, au travers d'un seul et même protagoniste, André Bitos.       <br />
              <br />
       Ce qui est aussi posé est le regard subjectif mâtiné d'émotions que l'on peut avoir et qui peut déboucher sur une attitude violente pouvant épouser une radicalité politique, dangereuse de nature. Là, il s'agit de condamner Bitos avant même qu'il n'entre dans la pièce. Il incarne une double figure dans laquelle chacun peut se glisser, lâche dans l'action et courageux par conviction, ou l'inverse. À l'épuration judiciaire répondrait l'épuration sauvage. C'est ce qui fait la force de cette représentation qui brasse les contours sinueux de la psychologie des protagonistes où, derrière le portrait héroïque des révolutionnaires incarnés, peut se cacher un personnage mesquin et revanchard que l'Histoire pourrait armer autant d'une plume que d'une guillotine ou d'un fusil d'assaut.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78669428-57080889.jpg?v=1709288304" alt=""Pauvre Bitos - Le dîner de têtes" Une pièce grinçante entre règlement de comptes et sentiment de vengeance" title=""Pauvre Bitos - Le dîner de têtes" Une pièce grinçante entre règlement de comptes et sentiment de vengeance" />
     </div>
     <div>
      La mise en scène n'adopte pas de posture politique. Elle reste dans une visée théâtrale comique dans laquelle, dès le début de la représentation, Maxime laisse découvrir la table des convives en retirant une nappe avec sa couche de poussière. Comme s'il s'agissait de dépoussiérer une situation après-guerre en écho de celle de la Révolution française avec ses différentes figures historiques, toutes condamnées de façon expéditive, comme si les dés étaient déjà jetés pour André Bitos.       <br />
                <br />
       De Robespierre, toutes les figures incarnées ont eu un rapport marqué par la mort, soit en tant que fidèle allié, soit en tant qu'adversaire. Aussi, dans ce dîner, le trépas est au rendez-vous dans une échelle de temps qui brasse autant le passé, proche et lointain, que possiblement le futur. C'est tout un chacun qui se retrouve pris dans une situation qui le dépasse. La mise en scène d'Harcourt réussit le tour de force de montrer, avec relief, chaque caractère au travers d'une scénographie riche et savamment déclinée, rappelant ainsi que ce sont les événements qui font les personnages. Aussi, elle est un élément essentiel à la représentation. Au-delà de sa beauté poétique, elle sait mettre en joue la distance autant physique que psychique de nos interprètes comme dans une scène entre André Bitos et Victoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78669428-57080898.jpg?v=1709288333" alt=""Pauvre Bitos - Le dîner de têtes" Une pièce grinçante entre règlement de comptes et sentiment de vengeance" title=""Pauvre Bitos - Le dîner de têtes" Une pièce grinçante entre règlement de comptes et sentiment de vengeance" />
     </div>
     <div>
      &quot;Pauvre Bitos et le dîner de têtes&quot; appartient à la série des pièces grinçantes d'Anouilh. La dernière scène est à double lecture. Victoire prévient André Bitos de ne pas sortir en boîte avec les autres convives pour éviter le ridicule de ceux qui veulent l'y mener, pouvant mettre ainsi à bas la république qu'il incarne. Et il décroche, à peu de choses près, un <span style="font-style:italic">&quot;c'est vous que j'aurais aimé tuer en premier&quot;</span>, par dépit amoureux ou politique, car Victoire, en parrèsiaste, lui dit la réalité de la situation sans détours. Les masques tombent, mais les sentiments persistent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Pauvre Bitos - Le dîner de têtes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78669428-57081124.jpg?v=1709290020" alt=""Pauvre Bitos - Le dîner de têtes" Une pièce grinçante entre règlement de comptes et sentiment de vengeance" title=""Pauvre Bitos - Le dîner de têtes" Une pièce grinçante entre règlement de comptes et sentiment de vengeance" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jean Anouilh, en collaboration avec Nicole Anouilh.        <br />
       Mise en scène : Thierry Harcourt.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Clara Huet.       <br />
       Avec : Maxime d'Aboville, Adel Djemai, Francis Lombrail, Adrien Melin, Étienne Ménard, Adina Cartianu, Clara Huet, Sybille Montagne.        <br />
       Décors :  Jean-Michel Adam.       <br />
       Lumières : Laurent Béal.       <br />
       Costumes : David Belugou.       <br />
       Musiques Tazio Caputo.       <br />
       Une coproduction Théâtre Hébertot, Atelier Théâtre Actuel, Canal33-Le Brigadier, Studio Fact Live, MK Prod'.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 février au 5 mai 2024.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 19 h, dimanche à 17 h 30.       <br />
       Relâche exceptionnelle le jeudi 7 mars 2024.       <br />
       Représentations exceptionnelles les mardis 5 mars, 19 mars et 2 avril 2024 à 19 h.       <br />
       Théâtre Hébertot, Paris 17e, 01 43 87 23 23.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatrehebertot.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatrehebertot.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>"Bienvenue en Corée du Nord"… Quand un pays est transformé en parade perpétuelle</title>
   <updated>2019-01-09T15:17:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Bienvenue-en-Coree-du-Nord-Quand-un-pays-est-transforme-en-parade-perpetuelle_a2316.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/29583037-28567421.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-01-09T13:59:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
De retour d'un voyage lointain et exotique, une troupe de théâtre fanfaronne. Un peu "jet larguée". Un peu tétanisée. Grimée. Fatiguée. En bordure de crise de nerfs. Elle revient d'un monde muré. Elle revient de Corée. Du Nord. Hagards et mutiques tout autant que volubiles. C'est leur état au retour d'un authentique voyage dans ce pays fermé qui a des démangeaisons de jongleries de bombes atomiques.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29583037-28567421.jpg?v=1547044073" alt=""Bienvenue en Corée du Nord"… Quand un pays est transformé en parade perpétuelle" title=""Bienvenue en Corée du Nord"… Quand un pays est transformé en parade perpétuelle" />
     </div>
     <div>
      Le spectacle &quot;Bienvenue en Corée du Nord&quot; d'Olivier Lopez est un vrai-faux impromptu de music hall, un festival de ratages de clown. Un nez rouge, des couleurs flashies et criardes, des cris et des claques qui se perdent. Le jeu fait rire les enfants qui ne se trompent pas sur la qualité.       <br />
              <br />
       Dans son outrance même, dans son autodérision ostensible, le jeu de clown capte et transmet les peurs et les stupéfactions. Elles furent celles des comédiens. Elles demeurent dans leur humeur. Et si le rire est rire libérateur, l'angoisse est encore nouée. Et leur spectacle sonne aussi comme un témoignage de ce qu'ils ont vu, et éprouvé.       <br />
              <br />
       Et le public aborde des rives inexplorées. Un entre-deux des plus stimulants. Un point de rencontre de la conscience du monde. Celui de la farce universelle, et son fond de tragédie.       <br />
              <br />
       Quand le monde est transformé en parade perpétuelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29583037-28567422.jpg?v=1547044098" alt=""Bienvenue en Corée du Nord"… Quand un pays est transformé en parade perpétuelle" title=""Bienvenue en Corée du Nord"… Quand un pays est transformé en parade perpétuelle" />
     </div>
     <div>
      Un monde où le grand-père est président éternel, le père secrétaire général éternel et le fils incarné et vivant pour toujours. Cette trinité qui régit un culte collectif d'une adoration perpétuelle. Un monde qui fait disparaitre le Temps dans la monotonie de la répétition et l'anxiété permanente d'un sentiment de surveillance général. Une belle paranoïa haute en couleur et prospère. La Corée du Nord apparaît comme un rêve sublimé en mode technicolor des bons préceptes du prince Shang*.       <br />
              <br />
       Dans ce spectacle, le spectateur est confronté à la vision concomitante d'une cérémonie cultuelle terrifiante et d'une scène de théâtre. Sensible à l'authenticité du témoignage, il se trouve plongé en un lieu d'étonnement face à une scène profondément archaïque.       <br />
              <br />
       Et perçoit le personnage du clown dans toute sa puissance. Victime expiatoire contrainte par sa vitalité propre, condamné à rire malgré tout envers et contre tout. Cette force du rire est communiquée. Il suffit d'un nez rouge et d'une belle frousse partagée… et le méchant est mis à nu… et tout son attirail devient accessoire… de théâtre…       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Au IVe siècle avant J.-C., il érige la guerre en mode de gouvernement…</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Bienvenue en Corée du Nord"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29583037-28567469.jpg?v=1547044145" alt=""Bienvenue en Corée du Nord"… Quand un pays est transformé en parade perpétuelle" title=""Bienvenue en Corée du Nord"… Quand un pays est transformé en parade perpétuelle" />
     </div>
     <div>
      Les Clownesses.       <br />
       Écriture et mise en scène : Olivier Lopez.       <br />
       Interprétation et collaboration à l'écriture : Marie-Laure Baudain, Alexandre Chatelin, Laura Deforge et Adélaïde Langlois.       <br />
       Lumière : Éric Fourez.       <br />
       Régisseur : Lounis Khaldi.       <br />
       Régisseur plateau : Simon Ottavi.       <br />
       Décors et accessoires : Luis Enrique Gomez.       <br />
       Costumes : Ateliers Séraline.       <br />
       Production La Cité/Théâtre.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du dimanche 6 au mardi 29 janvier 2019.</span>       <br />
       Du lundi au mardi à 19 h 15 et les dimanches à 17 h       <br />
       Théâtre de Belleville, Paris 11e, 01 48 06 72 34.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredebelleville.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredebelleville.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Bienvenue-en-Coree-du-Nord-Quand-un-pays-est-transforme-en-parade-perpetuelle_a2316.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Un théâtre conçu comme le temps d'une plaidoirie ultime, au-delà des apparences</title>
   <updated>2018-01-16T06:10:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-theatre-concu-comme-le-temps-d-une-plaidoirie-ultime-au-dela-des-apparences_a2022.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/19513925-23367160.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-01-16T06:10:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans "Toute ma vie j'ai fait des choses que je savais pas faire" de Rémi De Vos, le protagoniste d'un fait divers banal et violent (et fatal pour lui) propose sa lecture intime des événements à rebours de l’enchaînement des faits objectifs.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19513925-23367160.jpg?v=1516054911" alt="Un théâtre conçu comme le temps d'une plaidoirie ultime, au-delà des apparences" title="Un théâtre conçu comme le temps d'une plaidoirie ultime, au-delà des apparences" />
     </div>
     <div>
      Comme une seconde chance offerte de comprendre de l'intérieur une histoire par définition impossible à appréhender puisque le personnage est décédé et que dans l’enchaînement des faits objectifs tout l'accuse.       <br />
              <br />
       Depuis sa présentation à Avignon en 2016, le spectacle monté par Christophe Rauck a puissamment évolué. Si la scénographie est restée la même, l'interprétation de Juliette Plumecocq-Mech s'est prodigieusement approfondie, précisée, affinée : épanouie. Le spectacle a quitté les registres de la performance, du théâtre-danse, de la Représentation, pour entrer dans une sorte d'évidence, dans celui de l'Art : d'un Théâtre en sa Recherche qui capte le spectateur.       <br />
              <br />
       D'un art qui, avec le corps, la voix, les mots, l'espace et la durée, conjugue les contraires, met en parallèle les mondes réel et imaginaires, trouve la surface d'ambivalence des mots et des gestes, le point aveugle qui fait que le théâtre remet du sens à l'insensé, pense l'impensé, montre l'inmontrable.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19513925-23367172.jpg?v=1516054935" alt="Un théâtre conçu comme le temps d'une plaidoirie ultime, au-delà des apparences" title="Un théâtre conçu comme le temps d'une plaidoirie ultime, au-delà des apparences" />
     </div>
     <div>
      La comédienne avec tenue et souplesse restitue sur la scène, dans l'axe du temps et à rebours de celui-ci, tous les stades de la surprise et du hasard en ces lieux mystérieux de l'ahurissement, de la sidération, de cet état second qui conserve une cohérence ultime entre des fonctions vitales qui disparaissent et la conscience des forces de la vie .        <br />
              <br />
       Ces instants de séparation, cet instant de crise, elle les maintient par les forces du théâtre. Par l'apport continue qu'elle fait des vitalités des incarnations successives, des rêves et des joies de vivre. Par leurs métamorphoses et la gaîté à les créer, elle suspend le temps, fait oublier l'espace, donne vie.       <br />
              <br />
       Face à ce voyage immobile au cours duquel s'évapore le récit, le spectateur vit l'intensité d'un théâtre conçu comme le temps d'une plaidoirie ultime, qui rassemble toute les forces, se place au-delà des apparences.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Toute ma vie j'ai fait des choses que je savais pas faire"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19513925-23367183.jpg?v=1516054966" alt="Un théâtre conçu comme le temps d'une plaidoirie ultime, au-delà des apparences" title="Un théâtre conçu comme le temps d'une plaidoirie ultime, au-delà des apparences" />
     </div>
     <div>
      Texte : Rémi De Vos.       <br />
       Mise en scène : Christophe Rauck.       <br />
       Avec : Juliette Plumecocq-Mech       <br />
       Son : David Geffard.       <br />
       Lumières : Bernard Plançon.       <br />
       Collaboration chorégraphique : Claire Richard.       <br />
       Texte publié aux Éditions Actes Sud-Papiers.DITIONS ACTES SUD-PAPIERS       <br />
       Durée : 50 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19513925-23367186.jpg?v=1516054997" alt="Un théâtre conçu comme le temps d'une plaidoirie ultime, au-delà des apparences" title="Un théâtre conçu comme le temps d'une plaidoirie ultime, au-delà des apparences" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 9 janvier au 4 février 2018.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h 30, dimanche à 15 h 30.       <br />
       Théâtre du Rond-Point, Salle Roland Topor, Paris 8e, 01 44 95 98 21.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredurondpoint.fr" target="_blank">&gt;&gt; theatredurondpoint.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Un-theatre-concu-comme-le-temps-d-une-plaidoirie-ultime-au-dela-des-apparences_a2022.html" />
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  <entry>
   <title>"La Mort de Danton"… Entre antagonismes et chocs des vérités, au rythme d'un thriller !</title>
   <updated>2017-02-27T12:28:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Mort-de-Danton-Entre-antagonismes-et-chocs-des-verites-au-rythme-d-un-thriller-_a1751.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/11258442-18730673.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-02-27T08:52:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Danton et Robespierre, compagnons de route dans l'énergie et la pensée, bâtisseurs sans frein de l'égalité entre les hommes, de la force de la Loi commune, de la souveraineté du peuple, se retrouvent à la bifurcation des destins.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11258442-18730673.jpg?v=1488109578" alt=""La Mort de Danton"… Entre antagonismes et chocs des vérités, au rythme d'un thriller !" title=""La Mort de Danton"… Entre antagonismes et chocs des vérités, au rythme d'un thriller !" />
     </div>
     <div>
      Dans &quot;La Mort de Danton&quot;, près de quarante ans après la révolution française, Georges Büchner, dans un suivi scrupuleux de l’enchaînement des faits, décrit l'affrontement ultime de deux caractères, de deux points de vue. C'est le pic de la Terreur, Danton et Robespierre s'affrontent conduits bien au-delà de ce qu'ils pensaient d'eux-mêmes. La pièce à la précision quasi médicale est dense et convulsive. Passionnante.       <br />
              <br />
       Entre opposition au mouvement, et son accompagnement ou son accélération, entre la mort et la vie. La révolution échappe à la maîtrise, au désir de vivre. Malheur à ceux qui n'évoluent pas, malheur à ceux qui évoluent. En dévorant l'ordre ancien, la révolution dévore ses propres enfants. Jusqu'au terme. Les hommes ne font pas les révolutions, ce sont les révolutions qui les font.       <br />
              <br />
       François Orsoni, qui met en scène, installe le public dans un dispositif bi-frontal de part et d'autre d'une longue table. À ses extrémités siègent Danton et Robespierre. Éloignés l'un de l'autre. Les autres personnages dans la nervosité tournent autour dans une course éperdue à l'unité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11258442-18730685.jpg?v=1488109741" alt=""La Mort de Danton"… Entre antagonismes et chocs des vérités, au rythme d'un thriller !" title=""La Mort de Danton"… Entre antagonismes et chocs des vérités, au rythme d'un thriller !" />
     </div>
     <div>
      Joués par cinq comédiens, les personnages dialoguent, se distribuent les rôles, dans le mouvement et l'énergie. La parole court. Le verbe est action, les nouveaux mots de république, de liberté, d'égalité, de peuple et de citoyens claquent et trouvent leur place dans la passion et la tragédie. Maximilien, Georges, Louis Antoine, Camille Lucile Julie, les personnages défilent et les autres... fantômes des massacres de septembre, charrettes de condamnés. Indulgents ou exagérés. Danton part, entouré d'un cortège de spectres.       <br />
              <br />
       Les personnages de Robespierre (Jean-Louis Coulloc'h) et de Danton (Mathieu Genet) sont incarnés par des acteurs à contre emploi physique du rôle. Robespierre a la carrure impressionnante : il porte la toute-puissance et la détermination, la nécessité de la Terreur. Danton est presque malingre, à la voix courte. Il est fatigué. Son tribunal extraordinaire qui devait arrêter les massacres spontanés est devenu une machine à tuer. Les personnages ne sont plus qu'antagonismes et chocs des vérités.       <br />
              <br />
       La théâtralité proposée est juste. Le temps est concentré. Le spectateur est saisi au rythme d'un thriller. Il applaudit.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Mort de Danton"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11258442-18730699.jpg?v=1488109787" alt=""La Mort de Danton"… Entre antagonismes et chocs des vérités, au rythme d'un thriller !" title=""La Mort de Danton"… Entre antagonismes et chocs des vérités, au rythme d'un thriller !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Georg Büchner.       <br />
       Traduction : Arthur Adamov.       <br />
       Mise en scène : François Orsoni.       <br />
       Avec : Brice Borg, Jean-Louis Coulloc'h, Mathieu Genet, Alban Guyon et Jenna Thiam.       <br />
       Dramaturgie : Olivia Barron.       <br />
       Costumes : Pascal Saint André.       <br />
       Perruques : Cécile Larue &amp; Ludovic Binet.       <br />
       Régie générale : Antoine Seigneur-Guerrini &amp; François Burelli.       <br />
       Scénographie : Pierre Nouvel.       <br />
       Son : Rémi Berger.       <br />
       Musique : Thomas Landbo &amp; Rémi Berger.       <br />
       Par le Théâtre de NéNéKa.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 16 février au 4 mars 2017.</span>       <br />
       À 20 h. Relâche les 19, 23 et 26 février.       <br />
       Théâtre de la Bastille; Paris 11e, 01 43 57 42 14.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-bastille.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-bastille.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/La-Mort-de-Danton-Entre-antagonismes-et-chocs-des-verites-au-rythme-d-un-thriller-_a1751.html" />
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