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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-12T14:07:33+01:00</updated>
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   <title>•Off 2023• "Monsieur Proust" À la recherche de Céleste, un amour de servante…</title>
   <updated>2023-07-09T08:59:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-Monsieur-Proust-A-la-recherche-de-Celeste-un-amour-de-servante_a3654.html</id>
   <category term="Avignon 2023" />
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   <published>2023-07-08T12:34:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Quand la lumière se fait sur le "plateau écrin" du Petit Louvre et que dans son halo se détache de dos l'actrice gainée dans une longue robe noire et bottines lacées aux pieds, nous reviennent les mots de Flaubert : "Ce fut comme une apparition". Céline Samie, ex-sociétaire de la Comédie-Française, et Céleste Albaret, dame de compagnie de Marcel Proust durant ses huit dernières années d'existence, ne feraient-elles qu'une ? Entretiendraient-elles ces deux femmes – au-delà des trois premières lettres de leur prénom qu'elle partage – des correspondances électives propres à nous faire chavirer dans le monde de "La Recherche du temps perdu" ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73940475-51430717.jpg?v=1688814501" alt="•Off 2023• "Monsieur Proust" À la recherche de Céleste, un amour de servante…" title="•Off 2023• "Monsieur Proust" À la recherche de Céleste, un amour de servante…" />
     </div>
     <div>
      Troublant ces mots égrenés par un alter ego énonçant comment, après quelque soixante années de silence, &quot;elle&quot; s'est décidée à sortir de son mutisme. Des confidences sans fard, car qu'aurait-elle à gagner à quatre-vingt-deux ans à vouloir falsifier ce que fut la parenthèse essentielle des années 1914 à 1922 passées au service de l'auteur d'&quot;Un amour de Swann&quot; ? Mentir se serait bien sûr mentir à soi, mais encore plus mentir à lui, l'homme admiré à qui elle voue un amour (platonique…) bien au-delà de sa disparition.       <br />
              <br />
       Son visage s'éclaire lorsque le temps retrouvé prend place en elle, lui redonnant l'éclat des traits de la jeune femme qu'elle était alors… Le sourire de l'écrivain, sa main sur sa joue, traces mnésiques prenant corps lorsqu'elle les évoque. Dès lors, elle dévidera devant nos yeux captifs les mille et un jours et nuits de cette improbable rencontre ayant conduit la jeune femme d'un village de Lozère à Paris pour épouser Odilon, un chauffeur de taxi qui avait parmi sa clientèle un certain… Marcel Proust.       <br />
              <br />
       La délicate attention du télégramme au papier bleu adressé à Odilon pour le féliciter de son mariage… Le soin porté à elle, pour distraire son ennui en lui confiant la distribution d'exemplaires dédicacés &quot;Du côté de chez Swann&quot; auprès d'illustres personnalités dont elle ignorait jusqu'au nom…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73940475-51430718.jpg?v=1688814541" alt="•Off 2023• "Monsieur Proust" À la recherche de Céleste, un amour de servante…" title="•Off 2023• "Monsieur Proust" À la recherche de Céleste, un amour de servante…" />
     </div>
     <div>
      Et l'immense joie qui la saisit lorsque lui revient les deux premiers coups de sonnette &quot;pour le croissant&quot;. L'intense émotion d'entrer dans la chambre où, du lit de cuivre émergeant d'une fumée à couper au couteau - celle des fumigations dissimulant le visage de l'asthmatique -, seule la chemise blanche était distincte. Et le bonheur à peine caché du départ du fidèle valet à la guerre… libérant la place. <span style="font-style:italic">&quot;Voudriez-vous condescendre à soigner un malade ? Vous me ferez seulement mon essence de café&quot;</span>, lui avait-il demandé avec grâce.       <br />
              <br />
       Avec une seule chaise comme accessoire, la comédienne occupe l'espace en tous sens, rendant sensible les étapes de ce voyage immobile traversé par les joies et les peines, les heurs et malheurs s'affichant comme des instantanés sur son visage-paysage reflétant les émotions enfouies… L'extase du séjour à Cabourg - là où il l'a appelée Céleste et non plus Madame -, le ravissement du soleil couchant admiré en sa compagnie. Le retour dramatique à Paris et sa crise d'asthme, ses étouffements si présents encore qu'une bande sonore en restitue les soubresauts douloureux.       <br />
              <br />
       Rentrant dans la vie de celui qui désormais va consacrer tout le temps qui craint lui manquer à l'écriture de sa &quot;Recherche&quot;, elle saisit avec finesse le sens de cette réclusion volontaire : se mettre hors du temps présent pour retrouver le seul temps qui lui tient à cœur et dont il fait œuvre, le temps perdu. Et si leurs relations gagnent encore en profondeur – lui, l'encourageant à écrire son journal, lui confiant ses secrets d'enfance, ses joies et ses peines d'écriture, elle, le soutenant inconditionnellement en lui proposant une solution pour les ajouts de &quot;Du côté de chez Swann&quot; –, elles donnent lieu aussi à des confidences savoureuses…       <br />
              <br />
       … où l'actrice joue avec un aplomb hilarant, et un plaisir palpable, l'inconstance du &quot;faux moine&quot; André Gide persuadant Gaston Gallimard de ne pas publier &quot;le roman du dandy&quot;, avant de venir pitoyablement au domicile de l'auteur qu'il décriait l'instant d'avant pour l'implorer de le recevoir… Madame Gide, quant à elle, donne droit à une interprétation &quot;grotesque&quot; dans le ton du personnage. En revanche, lorsqu'elle incarne Marcel Proust, elle le donne à voir avec une bonhomie enjouée, une tendresse taquine, à l'aune de l'amour que lui portait Céleste sous le charme comme son mentor de la sonate de Vinteuil.       <br />
              <br />
       Alternant avec maestria tous les registres d'émotions, Céline Samie, avec l'appoint des jeux subtils de lumières éclairant la mise en jeu tonique d'Ivan Morane, fait revivre devant nous une grande dame qui, toute domestique qu'elle fut, possédait une grandeur d'âme et une intelligence propres à séduire celles de l'auteur d'&quot;Un amour de Swann&quot;. D'ailleurs, si à la publication des entretiens de Céleste Albaret certains intellectuels ont cru bon de faire la fine bouche, c'est que sans doute il était dérangeant - pour eux - qu'une femme du peuple puisse avoir trouvé un tel écho chez leur auteur vénéré. Ainsi la servante Céleste a-t-elle trouvé en Céline l'interprète complice réhabilitant pleinement la femme d'esprit et de cœur qu'elle était.       <br />
              <br />
       <b>Vu le mercredi 7 juillet 2023, Salle Van Gogh du Petit Louvre à Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Monsieur Proust"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73940475-51430736.jpg?v=1688815050" alt="•Off 2023• "Monsieur Proust" À la recherche de Céleste, un amour de servante…" title="•Off 2023• "Monsieur Proust" À la recherche de Céleste, un amour de servante…" />
     </div>
     <div>
      D'après les entretiens de Georges Belmont avec Céleste Albaret,       <br />
       avec l'autorisation des Éditions Robert Laffont et de Sophie Belmont.       <br />
       Adaptation : Ivan Morane.       <br />
       Mise en scène, lumières : Ivan Morane.       <br />
       Avec : Céline Samie (ex-sociétaire de la Comédie-Française).       <br />
       Production Sea Art.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 29 Juillet 2023.</span>       <br />
       Tous les jours à 10 h. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre Le Petit Louvre, Salle Van Gogh, 23, rue Saint-Agricol, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 32 76 02 79.       <br />
       <a class="link" href="https://theatre-petit-louvre.fr/avignon/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-petit-louvre.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>•Off 2023• "Heureux les orphelins" Ou comment revisiter le mythe d'Electre et mettre en garde contre le pouvoir dévoyé de la parole et du Verbe</title>
   <updated>2023-06-14T15:55:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-Heureux-les-orphelins-Ou-comment-revisiter-le-mythe-d-Electre-et-mettre-en-garde-contre-le-pouvoir-devoye-de_a3609.html</id>
   <category term="Avignon 2023" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/73496043-51148834.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-06-15T07:36:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ce soir, Electre retrouve son frère Oreste, mais l'ombre de leur mère dans le coma plane sur leurs retrouvailles. Cette nuit, un éclair perce les songes d'Electre, apportant une lumière nouvelle sur la disparition de leur père. Il n'atteindra pas Oreste qui veille tard pour écrire les éléments de langage attendus par son ministre pour défendre les pesticides. Demain, la voix d'Electre devra convaincre Oreste d'agir et se frayer un chemin parmi les paroles vides de sens et les propos insaisissables auxquels elle se heurtera. Ce sera alors le moment de faire éclater la vérité, en opposant les mots qui révèlent un silence qui tue.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73496043-51148834.jpg?v=1686751467" alt="•Off 2023• "Heureux les orphelins" Ou comment revisiter le mythe d'Electre et mettre en garde contre le pouvoir dévoyé de la parole et du Verbe" title="•Off 2023• "Heureux les orphelins" Ou comment revisiter le mythe d'Electre et mettre en garde contre le pouvoir dévoyé de la parole et du Verbe" />
     </div>
     <div>
      Alors que 2024 marquera les quatre-vingts ans de la mort de Jean Giraudoux, Sébastien Bizeau s'est inspiré d'Electre qui alliait mythologie et modernité, pour interroger la puissance du langage dans notre société. Il confronte ce questionnement actuel à la mécanique ancestrale de la violence racontée dans le mythe des Astrides.       <br />
              <br />
       Pièce sélectionnée dans le cadre du Festival Phenix, &quot;Heureux les Orphelins&quot; est une pièce magistrale. Nous pourrions arrêter là notre critique mais &quot;c'est un peu court&quot; sans doute ! L'écriture de la pièce mêle avec une très grande ingéniosité la comédie satirique et la tragédie comme dans la pièce de Giraudoux dont elle s'inspire. Il est certain que le célèbre dramaturge aurait apprécié la subtile mise en scène et la version remarquablement écrite par Sébastien Bizeau, lui qui avait aussi <span style="font-style:italic">&quot;entrelacé mythe séculaire et références modernes&quot;</span> (sic).       <br />
              <br />
       Sur le plateau, les cinq comédiennes et comédiens évoluent avec une grande virtuosité et endossent tour à tour différents rôles sauf Maou Tulussi qui conserve le rôle d'Electre durant toute la pièce et Matthieu Le Goaster celui d'un Oreste au premier abord assez distant et réfractaire aux propos de sa sœur, mais qui s'apaisera malgré tout peu à peu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73496043-51148835.jpg?v=1686751488" alt="•Off 2023• "Heureux les orphelins" Ou comment revisiter le mythe d'Electre et mettre en garde contre le pouvoir dévoyé de la parole et du Verbe" title="•Off 2023• "Heureux les orphelins" Ou comment revisiter le mythe d'Electre et mettre en garde contre le pouvoir dévoyé de la parole et du Verbe" />
     </div>
     <div>
      Cindy Spath interprète brillamment le rôle de Clytemnestre, celui d'une secrétaire de cabinet débordée canalisant tant bien que mal son ministre quelque peu débordé lui aussi et une employée du funérarium. Paul Martin, comédien et chanteur, virevolte brillamment entre Pylade, un serveur très proche de ses clients, un notaire et un second de cuisine.       <br />
              <br />
       Notons la performance toute incarnée avec une prodigieuse justesse de Jean-Baptiste Germain qui, quant à lui, sera respectivement ce fameux ministre dépassé par sa mission et ne trouvant pas les mots pour défendre les pesticides - et de ce fait rendant les actions impossibles -, Egyste, un prêtre émouvant - peut-être son meilleur rôle ici - mais aussi un simple livreur.       <br />
              <br />
       Electre, interprétée par Maou Tulussi, captive par sa puissance de conviction et ses tentatives de réconciliations familiales avec Oreste et &quot;occupe&quot; à plusieurs niveaux l'espace scénique bien joliment. Avec grâce et élégance, elle tente de se dépatouiller avec le jargon médical ou notarial qu'elle et son frère devront nécessairement être confrontés étant donné le coma dans lequel leur mère est plongée.       <br />
              <br />
       Le choix des transitions &quot;cut&quot; qui consistent à utiliser le dernier mot d'une scène pour en faire le premier de la scène suivante est véritablement un trait de génie quant à l'écriture du texte ! Albert Camus a dit que <span style="font-style:italic">&quot;mal nommer les choses, c'est participer au malheur du monde&quot;</span>. Cette célèbre phrase a ici une place toute particulière et Sébastien Bizeau en a usé avec brio. Rien de pire que <span style="font-style:italic">&quot;les mots qui sont les armes de notre monde contemporain&quot;,</span> comme il le précise fort justement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73496043-51148862.jpg?v=1686751523" alt="•Off 2023• "Heureux les orphelins" Ou comment revisiter le mythe d'Electre et mettre en garde contre le pouvoir dévoyé de la parole et du Verbe" title="•Off 2023• "Heureux les orphelins" Ou comment revisiter le mythe d'Electre et mettre en garde contre le pouvoir dévoyé de la parole et du Verbe" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Ces mots qui imposent leur vérité et scellent des destins. Les joutes oratoires entre députés ont remplacé les duels, et ce, depuis seulement soixante ans ! La puissance symbolique de la parole est devenue l'instrument clé du pouvoir. On le constate au quotidien avec cette &quot;novlangue&quot; managériale ou les éléments de langage au quotidien. Or comment dénoncer les faits sans que la parole ne les exprime ?&quot;,</span> Sébastien Bizeau.       <br />
              <br />
       Peu importe où Sébastien est allé puiser cette idée de mixer le mythe d'Electre à cette dérive du Verbe que, malheureusement, nous constatons toutes et tous bien souvent dans notre monde contemporain ! Peu importe, parce que le résultat est là : foisonnant d'inventivité créatrice tant par le texte lui-même que par le jeu des cinq comédiennes et comédiens chez qui on sent une réelle complicité. Et quoi d'autre aussi que l'humour pour &quot;dénoncer&quot;, surtout lorsqu'il est manié avec grandes sobriété et justesse, tel qu'il a su si bien le faire.       <br />
              <br />
       Une belle idée qu'il a eu d'entamer des formations en art dramatique après ses études à Science Po et son parcours dans les affaires publiques. Nous n'aurions jamais pu assister à ce moment théâtral incroyable qui nous bouleverse tant ! Parce que les révélations qui s'opèrent dans cette pièce, notamment autour du pouvoir du langage ou au contraire de celui des silences destructeurs, c'est aussi pour la plupart d'entre nous &quot;notre&quot; histoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73496043-51148863.jpg?v=1686751543" alt="•Off 2023• "Heureux les orphelins" Ou comment revisiter le mythe d'Electre et mettre en garde contre le pouvoir dévoyé de la parole et du Verbe" title="•Off 2023• "Heureux les orphelins" Ou comment revisiter le mythe d'Electre et mettre en garde contre le pouvoir dévoyé de la parole et du Verbe" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Le langage, c'est une arme pour les politiques et les industriels, mais aussi entre des êtres qui s'aiment, une arme d'amour ou de mensonges&quot;</span>, comme le souligne à juste titre la comédienne Béatrice Agenin, Molière 2020, qui a fortement apprécié la pièce.       <br />
       Et elle n'est pas la seule…       <br />
              <br />
       &quot;Heureux les orphelins&quot; sera à coup sûr un des temps très fort d'Avignon 2023.       <br />
       Ne gardons pas le silence là-dessus, bien au contraire !        <br />
       À ce titre, la fin de la pièce relève, elle aussi, d'un trait de génie. Tout simplement.        <br />
       Mais &quot;chuuuuuuut&quot;!
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Heureux les orphelins"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73496043-51148864.jpg?v=1686751577" alt="•Off 2023• "Heureux les orphelins" Ou comment revisiter le mythe d'Electre et mettre en garde contre le pouvoir dévoyé de la parole et du Verbe" title="•Off 2023• "Heureux les orphelins" Ou comment revisiter le mythe d'Electre et mettre en garde contre le pouvoir dévoyé de la parole et du Verbe" />
     </div>
     <div>
      Texte : Sébastien Bizeau, librement inspiré d'Electre de Jean Giraudoux.       <br />
       Mise en scène : Sébastien Bizeau.       <br />
       Avec : Jean-Baptiste Germain, Matthieu Le Goaster, Paul Martin, Cindy Spath et Maou Tulussi.       <br />
       Par la Compagnie Hors du Temps.       <br />
       Création au Théâtre de l'Atelier, Paris, les 5 février, 16 mars et 11 avril 2022.       <br />
       Sortie de résidence : Théâtre de L'Oriflamme, Avignon, les 26 et 27 novembre 2022.       <br />
              <br />
       <b>Sélection officielle Phénix Festival</b>       <br />
       3, 4 et <span class="fluo_jaune">18 juin 2023 à 16 h.</span>       <br />
       Théâtre Les Déchargeurs, Paris 1er, 01 42 36 00 50.       <br />
       <a class="link" href="https://www.lesdechargeurs.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lesdechargeurs.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="https://phenixfestival.com/" target="_blank">&gt;&gt; phenixfestival.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73496043-51148865.jpg?v=1686751601" alt="•Off 2023• "Heureux les orphelins" Ou comment revisiter le mythe d'Electre et mettre en garde contre le pouvoir dévoyé de la parole et du Verbe" title="•Off 2023• "Heureux les orphelins" Ou comment revisiter le mythe d'Electre et mettre en garde contre le pouvoir dévoyé de la parole et du Verbe" />
     </div>
     <div>
      <b>•Avignon Off 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 29 juillet 2023.</span>       <br />
       Tous les jours à 16 h. Relâche le dimanche.       <br />
       Théâtre de l'Oriflamme, 3-5, rue Portail Matheron, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 88 61 17 75 ou        <br />
       <a class="link" href="https://loriflamme-avignon.fr/" target="_blank">&gt;&gt; loriflamme-avignon.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">23 juin 2023 :</span> Théâtre de La Garenne, La Garenne-Colombes (92).       <br />
       17 novembre 2023 : Espace Corot, Rosny sur Seine (78).       <br />
       10 au 12 et 17 au 19 décembre 2023 : Théâtre les Déchargeurs, Paris 1er.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>Avignon Off 2023 >> "Au Cœur du Temps"</title>
   <updated>2023-05-26T17:58:00+02:00</updated>
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   <category term="À l'affiche" />
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   <published>2023-05-26T17:19:00+02:00</published>
   <author><name>Annonce Off 2023</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
1 série, 3 épisodes, 5 époques, 18 personnages, de la musique sur scène ! Vous aussi, venez vous perdre "au cœur du temps" pour mieux vous retrouver ! La comédie romantique qui traverse les siècles !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73103103-50867023.jpg?v=1685117649" alt="Avignon Off 2023 >> "Au Cœur du Temps"" title="Avignon Off 2023 >> "Au Cœur du Temps"" />
     </div>
     <div>
      Installez-vous confortablement dans votre canapé et découvrez &quot;Au Cœur du Temps&quot;, la nouvelle série de Manon qu'elle présente aujourd'hui en exclusivité à ses proches. Le pitch : 1985, dans un vieil atelier d'artiste, Place du Tertre, Sam déniche une montre ancienne qui lui permet de voyager dans le temps ! Transportée en 1954, 1923, 1832… Alerte spoiler !       <br />
       Une comédie romantique où des âmes se retrouvent, se reconnaissent et grandissent &quot;Au Cœur du Temps&quot;.       <br />
              <br />
       i[&quot;Imagine si on avait une montre qui arrête le temps, on pourrait faire tout ce qu'on veut&quot;.] Cette réplique de la série que je suis en train de regarder est le déclic ! Je mets pause. Voilà l'idée de ma nouvelle pièce : une série au théâtre ! Le sujet : voyage dans le temps, âmes sœurs, vies antérieures. Défi passionnant à relever autant dans l'écriture théâtrale que dans sa réalisation technique au niveau scénographique. Retranscrire les codes audiovisuels avec seulement ceux du théâtre a été une évidence, tout comme avoir une création musicale originale, vecteur primordial à la libération des émotions, pour accompagner les scènes et dialogues et, évidemment, directement interprétée sur scène. Je désirais également que les comédiennes et comédiens interprètent un homme, une femme selon leur incarnation. Peu importe le sexe, seul l’Amour prime. Pour moi, cette pièce est avant tout une comédie romantique où des âmes se retrouvent, se reconnaissent et grandissent &quot;Au Cœur du Temps&quot;.       <br />
       Marion Saussol (auteure, metteur en scène, interprète).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73103103-50867043.jpg?v=1685117678" alt="Avignon Off 2023 >> "Au Cœur du Temps"" title="Avignon Off 2023 >> "Au Cœur du Temps"" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;Au Cœur du Temps&quot;</b>       <br />
       Création originale de Marion Saussol.       <br />
       Avec Leslie Coudray, Emmanuel Georges, Marion Saussol et Damien Dufour       <br />
       Mise en scène Marion Saussol et Martin Verschaeve       <br />
       Chorégraphies Clémence Camus       <br />
       Création lumière Antoine Le Gallo       <br />
       Création costume Annamaria Di Mambro.       <br />
       Par la Compagnie Art'eMissTer.       <br />
               <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 juillet au 29 juillet 2023.</span>       <br />
       Tous les jours à 13 h 25. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre des Corps Saints,76, place des Corps Saints, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 84 51 25 75.       <br />
       Ticket OFF et <a class="link" href="https://www.billetreduc.com/317316/evt.htm" target="_blank">&gt;&gt; Billetreduc</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.artemisster.com/au-coeur-du-temps/" target="_blank">&gt;&gt; Compagnie Art'eMissTer</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2023-Au-Coeur-du-Temps_a3590.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"</title>
   <updated>2023-01-29T19:29:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Trente-Trente-De-la-tendresse-de-la-fureur-et-de-la-drolerie-une-scene-trinite_a3499.html</id>
   <category term="Festivals" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/70447649-49132601.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-01-30T07:07:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Festival à géométrie (gender) fluide, Trente Trente propose des parcours artistiques regroupant sur une même journée une pléiade de propositions. Dispatchées dans plusieurs lieux à rallier à pied, à vélo, en tramway, en automobile ou à planche à roulettes, chacun à sa guise pourvu qu'on ait l'ivresse, elles sont l'occasion de découvertes en tous points "déroutantes"… Le parcours Bordeaux-Le Bouscat du samedi 21 janvier regroupe quatre d'entre elles - "Le temps de rien", "Stylus Dust", "Mascarades", "Dans ma chambre, épisode 03" - lesquelles, de la douceur distillée à la drôlerie affûtée, en passant par la fureur "rappée", interpellent le(s) sens pour les mettre en fête.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70447649-49132601.jpg?v=1675014069" alt="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" title="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Le temps de rien", d'Ève Magot,</strong></span> nous fait vivre in situ une troublante expérience aux vertus sensorielles peu communes. Se retrouver seul(e), allongé(e) dans un dispositif de verre où, en surplomb, un(e) performeur(euse) donne à voir - en toute liberté, le consentement mutuel étant "au cœur" du contrat - son corps dénudé dessinant des arabesques aux lignes impeccablement chorégraphiées, renvoie à l'innocence des premiers âges. Un temps suspendu comme l'est le corps évoluant au-dessus de nous…       <br />
              <br />
       En faisant corps avec la plaque sensible révélant, par le biais d'un contact rapproché, le moindre carré de peau délicate, ce corps offert à nos regards vient à notre rencontre pour nous dire la beauté ingénue du partage. Un partage au parfum d'érotisme assumé, débarrassé des scories héritées du péché originel inventé par les religions monothéistes assimilant - en toute mauvaise foi - nudité, sexe et tentation coupable.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70447649-49132652.jpg?v=1675014452" alt="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" title="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" />
     </div>
     <div>
      Avec grâce et naturel étudié, sans aucune ostentation ou provocation hors sujet, s'établit dès lors une connivence habitée par un sentiment de plénitude enivrante. Évoluant de manière aérienne ou collés comme sur une vitre de photocopieuse, les bras et jambes se déplient, les cheveux flottent au-dessus d'yeux grands ouverts, le ventre et les pointes de seins se font accueillants tout comme le cœur tatoué au creux de la poitrine et battant au rythme du nôtre.       <br />
              <br />
       Parfois même nos doigts se rejoignent, en viennent à s'entrelacer avec une douceur infinie, évoquant la création d'Adam par Michel-Ange ornant le plafond de La Chapelle Sixtine, création revue ici-bas par Ève (Magot). Et la femme créa l'homme… et vice versa, sans vice aucun. Un rêve éveillé aux vertus lénifiantes. Un hymne à la douceur retrouvée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70447649-49132783.jpg?v=1675015240" alt="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" title="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Stylus Dust", de Marc Parazon,</strong></span> offre une immersion acoustique (et non moins visuelle) au pays des sons hérités. Un mythique Gramophone, au majestueux pavillon de cuivre trônant au-dessus d'une colonne abritant quatre platines vinyles nouvelle génération, se détache de la pénombre comme s'il émergeait en majesté des temps anciens pour venir jusqu'à nous, nous éblouissant de sa gloire atemporelle. L'aiguille sillonne en boucle la galette du 78 tours (fabriquée à l'origine avec un mélange de cire, d'ardoise et de résine animale) au rythme des saphirs parcourant les sillons de vinyle des 33 tours…       <br />
              <br />
       Craquements et crépitements - participant grandement au bonheur retrouvé des choses imparfaites - font entendre les tessitures singulières de musiques entrecoupées de voix humaines enregistrées et de leurs bruits parasites appartenant à un passé recomposé. Émouvante symphonie, réunissant dans le même espace-temps un antique précurseur et les platines "hifi", diffusée par des enceintes périphériques reliées au diffuseur central. Dispositif de haute technologie confiant à un automate contemporain le soin de "régler, comme du papier à musique", cette traversée d'un paysage sonore englobant les époques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70447649-49132815.jpg?v=1675015904" alt="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" title="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Mascarades", de Betty Tchomanga,</strong></span> confronte le spectateur à une femme sirène au regard diabolique. Cheveux d'ébène relevés en somptueux chignons se superposant, le corps noirci allongé sur un catafalque tendu d'un plastique noir évoquant les eaux troubles d'où elle vient, elle plonge son regard scrutateur dans le nôtre, comme un défi à relever. Ses attitudes syncopées, ses sursauts vigoureux, ses tremblements nerveux, indiquent que le monde des hommes a plus à craindre qu'à désirer d'elle.       <br />
              <br />
       S'inspirant d'une figure aquatique du culte vaudou, Mami Wata, la chorégraphe interprète se lance sans "conter" dans des transes impérieuses, sautant inlassablement à la verticale sur ses deux pieds joints, au rythme d'une musique électronique amplifiée percutant "de plein fouet" nos organismes secoués, eux aussi, de part en part. Ses grimaces marquées, ses borborygmes éructés, ses ahanements en boucle ont quelque chose de sauvage qui l'apparente aux paroles du rap endiablé qu'elle délivre : <span style="font-style:italic">"libérez la bête, libérez la…"</span>. Une prière injonctive adressée à tue-tête… avant de se terminer en plainte douce propre à vouloir séduire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70447649-49132914.jpg?v=1675016223" alt="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" title="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Dans ma chambre, épisode 03", de Mathieu Ma Fille Foundation,</strong></span> s'inscrit dans le droit fil des épisodes précédents, un moment hybride, truculent et "affûté" s'il en est, avec, au centre de l'histoire abracadabrantesque présente, le retour du motif circassien du lanceur de haches et de tomawaks… "Rétro-projetés" sur le plateau du tournage de l'épisode 02, nous assistons à la genèse de sa (dé)construction. Dans un studio d'enregistrement improvisé - la chambre du maestro -, théâtre, radio, cirque vont ainsi s'entremêler dans un patchwork cousu d'intermèdes haut en couleur où Arnaud Saury et Manuel Coursin, son complice, lâchent les brides de leur créativité à tous crins, jouant de l'absurde comme aiguillon.       <br />
              <br />
       Il sera question du circassien Édouard Pleurichard et du comédien sur scène Arnaud Saury, de leur nécessité à trouver une thérapeute sur internet, prise ensuite au téléphone, afin de tenter de régler leurs problèmes de couple (lire leur "duo" de lancer de couteaux), d'une circassienne Poppy dont l'entretien enregistré révélera les mêmes problèmes <span style="font-style:italic">"à couteaux tirés"</span> rencontrés avec son partenaire à elle (un mât chinois) <span style="font-style:italic">"sauf que lui, il n'est pas armé"</span>, d'une spectatrice volontaire prêtant généreusement sa voix pour un enregistrement utilisé par la suite comme trame à l'interview bricolée "en direct" au plateau, d'une brave dame périgourdine jointe inopinément au téléphone et prête à leur préparer des beignets aux pommes, d'un musicos local traversant le plateau, etc., etc.       <br />
              <br />
       Bref, une émission radiophonique, théâtrale et circassienne foisonnante d'imprévus, inventaire à la Prévert propre à dérider les passions tristes et à transfigurer, au micro des voix "pitchées" (effet consistant à distordre la voix humaine en lui faisant subir des décompositions en séries), le quotidien sans saveur en lumineux feu d'artifice.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70447649-49132985.jpg?v=1675016509" alt="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" title="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Le temps de rien"</strong></span>       <br />
       Performance pour une personne.       <br />
       Conception et chorégraphie : Ève Magot.       <br />
       Performances : Ève Magot, Luara Raio, Caroline K. Lavender.       <br />
       Direction technique : Matéo Provost.       <br />
       Aide à la conception et construction : William Bastard et Metarc SAS.       <br />
       Pour adultes.       <br />
       Durée : 30 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Vu le samedi 21 janvier, au Marché de Lerme de Bordeaux, dans le cadre du Festival Trente Trente qui se déroule du 12 janvier au 2 février 2023.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70447649-49133026.jpg?v=1675016908" alt="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" title="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Stylus Dust"</strong></span>       <br />
       Installation sonore séquentielle.       <br />
       Conception, composition : Marc Parazon.       <br />
       Design : Pascal Mazoyer.       <br />
       Durée : 21 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Vu le samedi 21 janvier à l'Atelier des Marches du Bouscat, à Bordeaux, dans le cadre du Festival Trente Trente.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70447649-49133047.jpg?v=1675017213" alt="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" title="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Mascarades"</strong></span>       <br />
       Danse.       <br />
       Conception et interprétation : Betty Tchomanga.       <br />
       Création lumières : Eduardo Abdala.       <br />
       Création sonore : Stéphane Monteiro.       <br />
       Regard extérieur : Emma Tricard et Dalila Khatir.       <br />
       Consultante travail vocal : Dalila Khatir.       <br />
       Régie son : Stéphane Monteiro.       <br />
       Régie lumières : Eduardo Abdala.       <br />
       Durée : 21 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Vu le samedi 21 janvier à la Halle des Chartrons de Bordeaux, dans le cadre du Festival Trente Trente.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70447649-49133048.jpg?v=1675017634" alt="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" title="Festival Trente Trente De la tendresse, de la fureur et de la drôlerie, une "scène trinité"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Dans ma chambre, épisode 03"</strong></span>       <br />
       Théâtre, radio, cirque.       <br />
       Conception : Mathieu Ma Fille Foundation - Arnaud Saury.       <br />
       Écriture et interprétation : Manuel Coursin et Arnaud Saury.       <br />
       Invité musical : Monsieur Gadou.       <br />
       Lumière : Zoé Dada.       <br />
       Conception sonore : Manuel Coursin.       <br />
       Régie générale : Paul Fontaine.       <br />
       Durée : 45 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Vu le samedi 21 janvier à La Manufacture CDCN de Bordeaux, dans le cadre du Festival Trente Trente.</b>       <br />
              <br />
       <b>Festival Trente Trente</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 janvier au 2 février 2023.</span>       <br />
       <a class="link" href="http://www.trentetrente.com/" target="_blank">>> trentetrente.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Trente-Trente-De-la-tendresse-de-la-fureur-et-de-la-drolerie-une-scene-trinite_a3499.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Words… Words… Words" L'âme du vieux lion se dresse à nouveau sur scène !</title>
   <updated>2023-01-03T13:40:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Words-Words-Words-L-ame-du-vieux-lion-se-dresse-a-nouveau-sur-scene-_a3483.html</id>
   <category term="Paroles &amp; Musique" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/69898228-48819422.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-01-03T13:15:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Traverser l'univers complexe et riche d'aventures artistiques de Léo Ferré, auteur-compositeur-interprète, pianiste, poète, chef d'orchestre, pour effectuer un voyage enthousiaste, poétique et plein de passion pour ses mots ; et dévoiler la puissance sauvage, voire animale, de son œuvre pour une exploration émotionnelle insufflée par l'âme de celui qui prônait tant l'amour que l'anarchie, c'est l'incroyable double pari réussi de Cédric Gourmelon(1) à voir à Béthune… et proximité !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69898228-48819422.jpg?v=1672749500" alt=""Words… Words… Words" L'âme du vieux lion se dresse à nouveau sur scène !" title=""Words… Words… Words" L'âme du vieux lion se dresse à nouveau sur scène !" />
     </div>
     <div>
      Si l'exaltation communicative de Laurent Gourmelon est là, la création de l'artiste n'est en rien un spectacle hommage et/ou théâtral reprenant de manière &quot;classique&quot; le répertoire de Léo Ferré<span style="font-style:italic">(2)</span>, mais la concrétisation d'une histoire d'amour entre le metteur en scène et le lion anarchiste. Il s'agit d'une performance originale, profondément organique et émotionnelle, une mise en mots inédite d'œuvres plus ou moins connues de Léo, qui est née, dans sa première version, en 2004 au Quartz à Brest.       <br />
              <br />
       Celle-ci fut créée à la suite de l'écoute de &quot;Métamec&quot;, album posthume paru en 2000 (édité par Mathieu Ferré). C'est le long texte en alexandrin donnant son nom à l'album qui inspire Cédric Gourmelon et l'amène à porter sur scène les obsessions poétiques concentrées dans ce poème… véritable matrice éclairant la trame originelle de l'œuvre de Léo. Ainsi, complété par d'autres textes, fut la première version de &quot;Words… Words… Words&quot;.       <br />
              <br />
       Presque vingt ans après, l'ardeur est toujours là et l'envie de partager cette passion, de faire découvrir l'univers de Léo Ferré aux nouvelles générations augmente chaque jour toujours plus. Devenu directeur de la Comédie de Béthune, il fait alors appel à Baptiste Amann, artiste associé du CDN, pour ajouter un grand texte d'auteur vivant à la nouvelle version : <span style="font-style:italic">&quot;Nous avons notamment évoqué la chanson &quot;Il n’y a plus rien&quot;, une sorte de long crescendo, un pamphlet anarcho-poétique, et du défi que cela pourrait être de la réécrire aujourd’hui. Il a relevé le défi et m’a écrit un texte magnifique&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69898228-48819425.jpg?v=1672749530" alt=""Words… Words… Words" L'âme du vieux lion se dresse à nouveau sur scène !" title=""Words… Words… Words" L'âme du vieux lion se dresse à nouveau sur scène !" />
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      Seul en scène, dans un décor épuré, mais aux indices évocateurs (pendrillon pailleté brillant, piano droit, pied de micro, etc.), Cédric Gourmelon plonge à corps perdu dans un océan bruissant du vacarme poétique léonin en scandant &quot;Métamec&quot; en long préambule. Et il nous entraîne immédiatement, sans ménagement, mais avec lyrisme, dans ce voyage à la fois intime et mordant dans les chefs œuvres - connus ou pas - de Léo Ferré. Au diapason de l'univers de ce dernier, mais sans être en réelle influence, l'acteur s'emporte, &quot;s'intime et chuchote&quot;, vocifère, et s'envole sur les phrases poétiques, <span style="font-style:italic">&quot;des mots qui montent du silence comme des violons tristes&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Élément essentiel, la musique tambourine et insuffle la rythmique verbale, comme une mélopée lancinante, mais à la fois subtilement percussive. Et l'oralité devient alors un conte poétique avec &quot;Mon grand-père&quot;… <span style="font-style:italic">&quot;Mon grand-père était côché de fiacre, à Nice, dans les Alpes-Maritimes… Alors moi, j'ai toujours regardé les chevaux avec affection…&quot;</span> Ici, le comédien joue Léo jeune, l'enfance, les chevaux, le cheval ami, portant au public une fulgurance biographique.
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69898228-48819488.jpg?v=1672749853" alt=""Words… Words… Words" L'âme du vieux lion se dresse à nouveau sur scène !" title=""Words… Words… Words" L'âme du vieux lion se dresse à nouveau sur scène !" />
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      De nombreuses séquences suivent, exposant ce qu’il y a de naïf, de brut, d’anarchique et de composé chez Léo Ferré. À aucun moment Cédric Gourmelon s'inféode au vieux lion, car sortant des attendus que peut générer la vie du poète. Mais son amour pour celui-ci et la compréhension de son œuvre, de son âme artistique, sont évidents, notamment avec la pose du drapeau noir sur le plateau, suggérant au loin le tumulte poétique pour exprimer la colère anarchique… <span style="font-style:italic">&quot;Qui sont-ils ces gens que l'on tient en laisse&quot; ; &quot;Words, words, words, de quoi dégueuler, de quoi dégueuler vraiment.&quot;</span>       <br />
              <br />
       L'alternance de tableaux poétiques et musicaux, construits sur des trames versifiées, mélodiques, permet à Cédric Gourmelon, seul sur le plateau, d'habiter et d'orchestrer certains textes &quot;vociférateurs et lyriques&quot;, que Léo Ferré a chantés, associés à d'autres plus intimes - dont certains jamais mis en musique -, tout en faisant entendre autrement certaines de ses chansons les plus connues (&quot;Avec le temps&quot;, &quot;La mémoire et la mer&quot;, &quot;Ton style&quot;, etc.), celles-ci ayant pu traverser les oreilles d'un public adolescent. Le pari envisagé est tenu et Léo Ferré réapparaît dans toute sa puissance poétique, rugissante et anarchiste.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Cédric Gourmelon est metteur en scène et comédien. Il dirige depuis juillet 2021 la Comédie de Béthune - Centre dramatique national.       <br />
       (2) Léo Ferré, nommé le &quot;vieux lion&quot; à la fin de sa vie, est né le 24 août 1916 à Monaco et mort le 14 juillet 1993 à Castellina in Chianti en Toscane.</span>
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     <div><b>"Words… Words… Words"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69898228-48819490.jpg?v=1672749886" alt=""Words… Words… Words" L'âme du vieux lion se dresse à nouveau sur scène !" title=""Words… Words… Words" L'âme du vieux lion se dresse à nouveau sur scène !" />
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      Textes : Léo Ferré et Baptiste Amann.       <br />
       Mise en scène et jeu : Cédric Gourmelon.       <br />
       Collaboration artistique et composition son : Mikaël Plunian.       <br />
       Collaboration artistique : Benjamin Guyot.       <br />
       Scénographie : Mathieu Lorry Dupuy.       <br />
       Lumières : Marie-Christine Soma.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       Du 8 au 15 décembre 2022.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Puis du 4 au 6 janvier 2023.</span>       <br />
       Mercredi, jeudi et vendredi à 20 h.       <br />
       Le Studio Théâtre - Comédie de Béthune, Béthune (62), 03 21 63 29 19.       <br />
       <a class="link" href="https://www.comediedebethune.org/" target="_blank">&gt;&gt; comediedebethune.org</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 31 mars au 7 avril 2023.       <br />
       En itinérance sur tout le territoire de la Communauté d’Agglomération Béthune Bruay Artois Lys Romane et sur le département du Pas-de-Calais.
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