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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-10T19:24:37+02:00</updated>
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   <title>"Espia a una mujer…", une pièce contemporaine… comme un Tchekhov d'après</title>
   <updated>2016-11-07T08:37:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Espia-a-una-mujer--une-piece-contemporaine-comme-un-Tchekhov-d-apres_a1700.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2016-11-07T08:23:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le titre de la pièce est en espagnol car l'auteur Daniel Veronese est argentin mais le spectacle, en français, mis en scène par Guy Delamotte, raconte une histoire d'origine russe. Celle d'un écrivain célèbre et souffreteux qui, accompagné de sa belle et bien plus jeune épouse, retourne dans sa maison d'une province reculée et malsaine.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10534422-17306925.jpg?v=1478503776" alt=""Espia a una mujer…", une pièce contemporaine… comme un Tchekhov d'après" title=""Espia a una mujer…", une pièce contemporaine… comme un Tchekhov d'après" />
     </div>
     <div>
      Patagonie, Sibérie… Chacun connaît ces &quot;finistères&quot; d'isolement et d'oublis où les hommes sont condamnés. Il suffit de l'arrivée du propriétaire pour que soit soulevée la poussière des jours, remises à vif les souffrances ensevelies, les blessures du corps et de l'âme. L'irruption du monde extérieur est telle qu'elle provoque une onde de choc qui rouvre la perspective d'un monde sans avenir.       <br />
              <br />
       Les caractères s'affrontent. Le médecin ami de la famille, au diagnostic imparable, n'échappe pas à l'ambiance. Ne pouvant cacher son impuissance, il ne peut, pour relancer la vitalité, que proposer, en fait de thérapie, qu'un peu de morphine et une théâtralité compassionnelle. Partager l'euphorie de l'alcool à la tablée ou réapprendre les gestes simples de la vie par le biais d'un sadisme généreux ou d' un masochisme rieur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10534422-17306941.jpg?v=1478503823" alt=""Espia a una mujer…", une pièce contemporaine… comme un Tchekhov d'après" title=""Espia a una mujer…", une pièce contemporaine… comme un Tchekhov d'après" />
     </div>
     <div>
      La pièce reprend la trame d'&quot;Oncle Vania&quot; de Tchekhov mais, là où le russe livre les symptômes du mal qui ronge et gonfle comme un bubon silencieux sous la vie quotidienne, Daniel Veronese choisit une voie explicite et accentue la confrontation des personnages en concentrant le récit.        <br />
       Dans la mise en scène de Guy Delamotte, le jeu est immédiatement physique, visuel. Les caractères montent vite à l'assaut des uns des autres partagés entre désirs et dépressions, euphorie et abattement.       <br />
              <br />
       Point n'est besoin de connaître &quot;Oncle Vania&quot; ou &quot;Les Bonnes&quot; de Genet que l'auteur insère dans le texte. &quot;Espia a una mujer que se mata&quot; est une pièce contemporaine : comme un Tchekhov d'après.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Espia a una mujer que se mata"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10534422-17306942.jpg?v=1478503854" alt=""Espia a una mujer…", une pièce contemporaine… comme un Tchekhov d'après" title=""Espia a una mujer…", une pièce contemporaine… comme un Tchekhov d'après" />
     </div>
     <div>
      Texte : Daniel Veronese, d'après &quot;Oncle Vania&quot; de Tchekhov.       <br />
       Traductrice : Françoise Thanas.       <br />
       Mise en scène : Guy Delamotte.       <br />
       Avec : Martine Bertrand, Véro Dahuron, Marion Lubat, François Frapier, Alain D’Haeyer, David Jeanne-Comello, Philippe Mercier.       <br />
       Décor : Jean Haas.       <br />
       Costumes : Cidalia Da Costa.       <br />
       Lumières 	Fabrice Fontal.       <br />
       Son : Jean-Noël Françoise.       <br />
       Maquillage : Catherine Saint-Sever.       <br />
       Régie générale/plateau : Valentin Pasquet.       <br />
        Production : Le Panta-Théâtre.       <br />
       Durée : 1 h 35.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 24 octobre au 23 novembre 2016.</span>       <br />
       Du lundi au mercredi à 20 h 30.       <br />
       Théâtre de l’Épée de Bois, Salle en Pierre, Paris 12e, 01 48 08 39 74.       <br />
       <a class="link" href="http://www.epeedebois.com/" target="_blank">&gt;&gt; epeedebois.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Une forme concertante sensible qui relie regards et gestes, voix humaine et musiques</title>
   <updated>2014-04-04T20:19:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Une-forme-concertante-sensible-qui-relie-regards-et-gestes-voix-humaine-et-musiques_a1094.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/6495893-9797579.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-04-04T19:47:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C’est un vieil homme qui tient conférence sur les méfaits du tabac. Michel Robin, pour qui Nioukhine (c’est le nom du personnage) fut son tout premier rôle quand il débutait, l’éclaire de son œil pétillant et malicieux. C’est un vieil homme qui tient conférence lors d’un concert de bienfaisance qu'organise d’une poigne de fer, on l’apprend au hasard du récit, son épouse brutale et avaricieuse, directrice de pensionnat pour jeunes filles pauvres.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6495893-9797579.jpg?v=1396635010" alt="Une forme concertante sensible qui relie regards et gestes, voix humaine et musiques" title="Une forme concertante sensible qui relie regards et gestes, voix humaine et musiques" />
     </div>
     <div>
      C’est une ombre grise et sautillante, aux vêtements élimés, un peu perturbé et maladroit et miséreux. C’est un papa gâteau pour les pensionnaires. Homme à tout faire, un peu gâteux,  un peu sourd, un peu oublieux, qui trouve refuge dans la musique, dans le silence de la musique et qui dévoile sa vie brusquement, dans un accès de liberté, d’années d’humiliations sous l'œil inquiet, attentif, attendri des musiciennes, pianiste, violoniste, cantatrice, dont il interrompt le concert.       <br />
              <br />
       Et de manière très ironique pour le spectateur, la conférence est tenue justement par ce qu'elle ne se déroule pas et que le personnage est à lui-même sa démonstration, son alibi. Le vieil homme avoue qu’il fume et le spectateur en découvre les causes sociales et familiales à défaut d’en connaitre les conséquences physiques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6495893-9797580.jpg?v=1396635011" alt="Une forme concertante sensible qui relie regards et gestes, voix humaine et musiques" title="Une forme concertante sensible qui relie regards et gestes, voix humaine et musiques" />
     </div>
     <div>
      Comme toujours avec Tchekhov, le rire immédiat de la farce est figé par l’authenticité du drame qui se déroule sous les yeux du spectateur, et par la précision des détails de la vie anodine et quotidienne fournis par l’auteur. Découpés comme au scalpel, notés comme autant de symptômes d’une énigme à résoudre, le récit révèle par petites touches le dessous des apparences et l'irrépressible dégât du temps.        <br />
              <br />
       Dans le suspend de cette conférence, c’est bien de solitude, de ruine physique et de mort qui s’annonce qu’il est question. L’ironie qui perce est désamorcée par le jeu. Elle devient pure comédie humaine. Et rire. Et applaudissements. Preuve d’amour ultime parce que tout cela est enchantement, parce que cela est théâtre.       <br />
              <br />
       Le spectacle distillé par Denis Podalydès et Floriane Bonanni mêle théâtre et musique. Tchekhov à Tchaïkovski, Jean Sébastien Bach et Luciano Berio. Il est de toute beauté et procure au spectateur le plaisir d’un jeu de correspondances et de miroirs bienveillants entre les arts et les êtres. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6495893-9797640.jpg?v=1396635067" alt="Une forme concertante sensible qui relie regards et gestes, voix humaine et musiques" title="Une forme concertante sensible qui relie regards et gestes, voix humaine et musiques" />
     </div>
     <div>
      Cette conférence sur les méfaits du tabac révèle un art consommé du dialogue qui s’appuie sur l’expressivité sensible des regards et des gestes. C’est un joyau de conversation silencieuse plein d’attentions réciproques. Une forme concertante qui relie Tchekhov et son ami Tchaïkovski dont les arts sonnent à l’unisson. Qui relie les voix et la musique, les gestes et les regards, le mime et le jeu, la vie réelle et la fiction, la vieillesse et la jeunesse.       <br />
              <br />
       Il faut voir, et avec quel talent, comment Nioukhine probablement sourd bat la mesure et trouve, sous l’agressivité apparente de la Sequenza VIII de Berio que lui assène le violon, le souvenir bien présent et harmonieux d’une romance. Douceur du souvenir et de l’enfance.       <br />
              <br />
       Cet acte de Tchekhov est un authentique concert d’un quatuor pour voix humaine, chant, violon et piano. Du grand théâtre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Méfaits du tabac"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6495893-9797647.jpg?v=1396635110" alt="Une forme concertante sensible qui relie regards et gestes, voix humaine et musiques" title="Une forme concertante sensible qui relie regards et gestes, voix humaine et musiques" />
     </div>
     <div>
      Concert en un acte.       <br />
       Texte : Anton Tchekhov       <br />
       Musiques :  Jean-Sébastien Bach, Luciano Berio, Piotr Ilitch Tchaïkovski.       <br />
       Mise en scène : Denis Podalydès.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Élodie Huber.       <br />
       Conception du spectacle : Floriane Bonanni.       <br />
       Avec : Michel Robin (Nioukhine), Floriane Bonanni (violon), Muriel Ferraro (soprano) et Emmanuelle Swiercz (piano).       <br />
       Scénographie : Delphine Sainte-Marie.       <br />
       Costumes : Christian Lacroix.       <br />
       Lumières : Stéphanie Daniel.       <br />
       Maquillages et coiffures : Véronique Soulier-Nguyen.       <br />
       Assistant costumes : Jean-Philippe Pons.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>Programme musical :</b>       <br />
       &quot;Sonate n°1 en si mineur BW1014 pour violon et piano&quot; de J.S. Bach.       <br />
       &quot;Romance op 47 n°1&quot; de P.I. Tchaïkovski.       <br />
       &quot;Sequenza VIII pour violon&quot; de L. Berio.       <br />
       &quot;Partita n°2 en do mineur, BWV 826&quot; de J.S. Bach.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 18 mars au 12 avril 2014.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h.       <br />
       Théâtre des Bouffes du Nord, Paris 10e, 01 46 07 34 50.       <br />
       <a class="link" href="http://www.bouffesdunord.com/" target="_blank">&gt;&gt; bouffesdunord.com</a>       <br />
              <br />
       17 et 18 avril 2014 : Théâtre d’Arras, Arras.       <br />
       11 au 19 juin 2014 : Tournée en Roumanie (Sibiu Festival, Timisoara Festival, Théâtre Bulandra de Bucarest).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Une-forme-concertante-sensible-qui-relie-regards-et-gestes-voix-humaine-et-musiques_a1094.html" />
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   <title>Entre rire et désespoir... Éric Lacascade rend concret un théâtre de l’inexprimé</title>
   <updated>2014-03-21T11:51:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Entre-rire-et-desespoir-Eric-Lacascade-rend-concret-un-theatre-de-l-inexprime_a1080.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <published>2014-03-12T18:35:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans "Oncle Vania", présenté actuellement au Théâtre de la Ville, Éric Lacascade mêle deux œuvres de Tchekhov : "Oncle Vania" et "L'homme des bois"*. Ces "scènes de la vie de campagne en quatre actes" donnent à voir des joies simples, des gaités exubérantes et le poids de la solitude.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6407332-9665684.jpg?v=1394646021" alt="Entre rire et désespoir... Éric Lacascade rend concret un théâtre de l’inexprimé" title="Entre rire et désespoir... Éric Lacascade rend concret un théâtre de l’inexprimé" />
     </div>
     <div>
      Il est question des retrouvailles familières. Du projet de vente de la maison de famille. De l’abandon de ce projet. Et de la dispersion des membres de la famille. Il est question d’un entre-deux, entre l'arrivée et le départ, entre l’été et l’hiver, d’un entre soi (membres de la famille et familiers), entre le dire et le silence, entre le rire et le drame, avant l’orage, après l’orage. C’est le chemin invisible qui mène de la joie au désenchantement.       <br />
              <br />
       Ce qui est. Ce qui aurait pu être. Ce qui ne sera plus. Ainsi Vania aurait pu être écrivain… S’il ne s’était voué à l’entretien du domaine de son beau-frère, célèbre à la ville et qui pontifie. Sa nièce Sonia, qui n’est pas assez jolie mais si intelligente, vive, pleine de gaité, aurait pu être l’épouse du médecin Astrov tellement plein de talents.       <br />
              <br />
       Celui-ci, humaniste qui comprend si bien l’homme et la nature, qui mesure son impuissance et celle de sa pharmacopée à la quantité de vodka ingérée, sait bien que les maux du corps sont les maux de l’âme et de la misère. Il ne sera jamais célèbre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6407332-9665685.jpg?v=1394646021" alt="Entre rire et désespoir... Éric Lacascade rend concret un théâtre de l’inexprimé" title="Entre rire et désespoir... Éric Lacascade rend concret un théâtre de l’inexprimé" />
     </div>
     <div>
      Et l’écrivain célèbre ne sera jamais un homme d’honneur ; et son épouse ne sera jamais femme heureuse. Etc. Etc… &quot;Oncle Vania&quot; aurait pu être un conte russe cruel, aurait pu être un roman.       <br />
              <br />
       Tchekhov manie l’antiphrase et la litote. Le récit est chaotique et, dans le désordre apparent, se noue une épopée des petits riens du quotidien, qui favorise pour chacun un jeu de la malice, de la feinte. Le texte est celui d’une théâtralité de la parole contredite par une réalité que tout le monde craint et fuit sans le savoir. Il appartient au grand théâtre.       <br />
              <br />
       Éric Lacascade, qui aime le travail de troupe, n’ignore jamais la présence du spectateur et l’exigence du protagoniste, conduit le spectateur au drame et à la tragédie par les moyens les plus simples du théâtre et fait sens. À l’instar de la boule à facettes qui signe de toute fête et dont les reflets caressent les crânes des spectateurs, les comédiens multiplient les reflets des caractères. Ils savent amplifier scéniquement toutes les micro-actions, trouver les gestes qui contredisent les dires des personnages, font entrer en vibration l’invisible qui relie les personnages. Font des ricochets. C’est d’autant plus efficace que le plaisir de jouer et la rigueur du jeu donnent à chaque comédien sa part de lumière et sa part de complicité.       <br />
              <br />
       Ils trouvent ensemble le rythme qui, de relais de jeux en relais de jeux, tissent le fil discontinu du récit. Ils obtiennent des chatoiements de comédie et des effets de tournoiement, des exubérances de gaité, des figements d’effroi.       <br />
              <br />
       Chaque personnage est le centre de son monde avant de s’effondrer avec, comme seul repère, le personnage du médecin qui note tout ce qui fait symptôme de cette compagnie et qui est lui-même un soleil déclinant menacé par l’alcool.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6407332-9665688.jpg?v=1394646185" alt="Entre rire et désespoir... Éric Lacascade rend concret un théâtre de l’inexprimé" title="Entre rire et désespoir... Éric Lacascade rend concret un théâtre de l’inexprimé" />
     </div>
     <div>
      Dans &quot;Oncle Vania&quot;, Éric Lacascade rend concret un théâtre de l’inexprimé, celui de l’accélération du vieillissement. Entre rire et désespoir. Entre l’éphémère et le toujours pareil, les pulsions font irruption, déchirent les faux semblants. Et ce qui a l’allure d’une farce pour le regard extérieur se meut en tragédie pour celui qui entre en intimité. La comédie humaine. La naissance de la vie, la naissance de la mort.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*Dans &quot;L'homme des bois&quot;, Tchekhov se montre un écologue visionnaire sur les problèmes de déforestation et de ressources en eau des territoires surexploités par l’homme. Le rapprochement des deux textes rééquilibre les rapports entre gens de la ville et gens de la campagne, et renforce dans la version présentée le caractère du personnage du médecin.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Oncle Vania"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6407332-9665691.jpg?v=1394646229" alt="Entre rire et désespoir... Éric Lacascade rend concret un théâtre de l’inexprimé" title="Entre rire et désespoir... Éric Lacascade rend concret un théâtre de l’inexprimé" />
     </div>
     <div>
      D’après &quot;Oncle Vania&quot; et &quot;L’Homme des bois&quot; d’Anton Tchekhov.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Éric Lacascade.       <br />
       D’après la traduction d’André Markowicz et Françoise Morvan, publiée aux éditions Babel Actes-Sud.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Noémie Rosenblatt.       <br />
       Collaboratrice artistique : Daria Lippi, Éric Didry.       <br />
       Scénographie : Emmanuel Clolus.       <br />
       Avec : Jérôme Bidaux, Jean Boissery, Arnaud Chéron, Arnaud Churin (du 5 au 16/03) ou Philippe Frécon (du 18 au 22/03), Alain d’Haeyer, Stéphane E. Jais, Ambre Kahan, Millaray Lobos Garcia, Jean-Baptiste Malartre, Maud Rayer, Laure Werckmann.       <br />
       Lumières : Philippe Berthomé.       <br />
       Costumes : Marguerite Bordat.       <br />
       Son : Marc Bretonnière.       <br />
       Musiques originales : Alain d'Haeyer.       <br />
       Durée : 2 h 45.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 22 mars 2014.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h 30, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre de la Ville, Paris 4e, 01 42 74 22 77.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredelaville-paris.com/index" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaville-paris.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       26 au 29 mars 2014 : TNBA, Bordeaux.       <br />
       2 au 4 avril 2014 : Quartz, Brest.       <br />
       9 au 18 avril 2014 : Théâtre du Nord, Lille.       <br />
       6 et 7 mai 2014 : l'Hippodrome, Douai.       <br />
       14 au 16 mai 2014 : Maison de la Culture, Bourges.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Entre-rire-et-desespoir-Eric-Lacascade-rend-concret-un-theatre-de-l-inexprime_a1080.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Dans la brume du souvenir... apparaît la figure émouvante de la Mouette de Tchekhov</title>
   <updated>2013-11-26T21:10:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Dans-la-brume-du-souvenir-apparait-la-figure-emouvante-de-la-Mouette-de-Tchekhov_a1018.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/6083119-9079337.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-11-26T20:36:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Hors la scène, au mitan de leur vie, un spectre hante la vie des comédiennes. Dorothée Zumstein, avec la complicité active d’Élizabeth Macocco, en dévoile avec beaucoup d’humour et d’efficacité les aspects cauchemardesques. Il est celui de la crainte de la vieillesse et de l’échec.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6083119-9079337.jpg?v=1385496647" alt="Dans la brume du souvenir... apparaît la figure émouvante de la Mouette de Tchekhov" title="Dans la brume du souvenir... apparaît la figure émouvante de la Mouette de Tchekhov" />
     </div>
     <div>
      Dans &quot;Opening night(s)&quot; joue la comédienne submergée par la peur. Elle pense à la vie des grands rôles, des vies rêvées donc qu’elle n’aura plus. Traqueuse, suspicieuse, coléreuse, abattue, elle voit dans toute jeune femme (Clémentine Verdier) à la fébrilité à fleur de peau, à l’ambition tendue un double, une rivale, qui, elle, a une chance de réussir, de rejoindre la lumière sans se brûler.       <br />
              <br />
       Le dispositif conçu par Élisabeth Macocco fait tourbillonner, de manière spectaculaire, les fragments de mémoires. À partir du mythe de la star du cinéma hollywoodien et de la Diva en Maria Callas, la mise en scène exerce une forte tension entre l’image cinématographique et le jeu, crée des effets de leitmotivs, accompagne le spectateur, lui présentant sa part de  vérité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6083119-9079338.jpg?v=1385496647" alt="Dans la brume du souvenir... apparaît la figure émouvante de la Mouette de Tchekhov" title="Dans la brume du souvenir... apparaît la figure émouvante de la Mouette de Tchekhov" />
     </div>
     <div>
      Le rythme ne fléchit pas, le récit filmique entre en résonance avec le jeu et le spectateur assiste à rebours à un exercice de style des plus réjouissants. Dans cette proposition, le théâtre se joue de la machine sacrificielle qui sait si bien fabriquer des icônes et détruire les vies. Le théâtre joue avec le théâtre et, dans sa durée, la pièce réussit à inscrire dans la conscience du spectateur la figure émouvante de Tchekhov, Nina : la mouette qui se meut à la recherche de la poésie et se fond dans la brume du souvenir à l’horizon de sa vie. &quot;Opening  night(s)&quot; retrace le voyage initiatique de la pièce de Tchekhov.       <br />
              <br />
       Et c’est formidable.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Opening night(s)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6083119-9079339.jpg?v=1385496647" alt="Dans la brume du souvenir... apparaît la figure émouvante de la Mouette de Tchekhov" title="Dans la brume du souvenir... apparaît la figure émouvante de la Mouette de Tchekhov" />
     </div>
     <div>
      Texte : Dorothée Zumstein sur une idée d'Élizabeth Macocco.       <br />
       Conception et mise en scène : Élizabeth Macocco.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Marie-Hélène Garnier.       <br />
       Avec : Élizabeth Macocco, Clémentine Verdier et, en alternance, Zia Garcia-Duclaye, Louise Eymery.       <br />
       Avec la participation de : Patrick Michäelis et de Stanislas Roquette.       <br />
       Scénographie et costumes : Laurence Bruley.       <br />
       Création vidéo : Laurent Mathieu, assisté de Frédéreic Saouter.       <br />
       Création sonore : Christophe Séchet, assisté de Alain Lequesne.       <br />
       Création lumières et régie : Michel Tartrat.       <br />
       Piano : Philippe Davenet.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 novembre au 29 novembre 2013.</span>       <br />
       Théâtre des deux rives - CDR de Haute-Normandie, Rouen (76), 02 35 70 22 82.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre2rives.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre2rives.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Dans-la-brume-du-souvenir-apparait-la-figure-emouvante-de-la-Mouette-de-Tchekhov_a1018.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Deux pièces de Tchekhov, comme un diagnostic social vif et aigu... quasi médical</title>
   <updated>2014-12-06T16:03:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Deux-pieces-de-Tchekhov-comme-un-diagnostic-social-vif-et-aigu-quasi-medical_a780.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4917165-7338791.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-11-13T23:24:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Coléreux ou veules, sentimentaux absolument mais cupides à coup sûr et âpres à la propriété, les personnages décrits par Tchekhov dans "La Demande en mariage" et "L'Ours" sont tirés de la vie quotidienne russe. Ces deux pièces en un acte, comme autant de notes prises sur le vif par l’auteur, décrivent des caractères forts et concentrent l’action. Il y a dans "La Demande en mariage" la vieille fille, le vieux garçon, le père roublard et dans "L'Ours" la veuve éplorée, l’officier en retraite et le serviteur hagard.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4917165-7338791.jpg?v=1352759652" alt="Deux pièces de Tchekhov, comme un diagnostic social vif et aigu... quasi médical" title="Deux pièces de Tchekhov, comme un diagnostic social vif et aigu... quasi médical" />
     </div>
     <div>
      Cris, roublardises et tout le tremblement. À la fois denses, lestes, pleins de vigueur et de légèreté, les portraits sont indéniablement russes, &quot;grrand rrusse&quot;. Au risque de la caricature ils sont un défi pour qui veut les représenter.       <br />
              <br />
       Sophie Parel qui met en scène déjoue les pièges. Les personnages de la jeune fille dans la première pièce et de la veuve dans la seconde sont joués par la même comédienne. Il en va de même pour le père et l’officier. Les deux pièces s’enchainent sans discontinuité dans le cliquetis d’un ressort de montre. Est ainsi créée une unité de lieu qui amalgame le temps, les personnages et, dans un vieillissement accéléré, fait sens d’une vie soumise à la fatalité et la déraison de la solitude.       <br />
              <br />
       En contrepied, la mise en scène a pour moteur un rire de comédie éloigné de toute moquerie ou sarcasme.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4917165-7338792.jpg?v=1352759652" alt="Deux pièces de Tchekhov, comme un diagnostic social vif et aigu... quasi médical" title="Deux pièces de Tchekhov, comme un diagnostic social vif et aigu... quasi médical" />
     </div>
     <div>
      Ainsi mises en miroir, les deux pièces accolées comme deux instantanés, restituent, par la fragilité et la rudesse des hommes, le dérèglement des sens, le destin d’une femme immergée dans la longue plage de temps qu’est la vie de la plaine (oh ma plaine) russe.       <br />
              <br />
       Elle est rendue sensible au spectateur. Jouées dans un franc jeu par les comédiens et modulé par leur sensibilité le spectacle révèle une forme de fraternité, une complicité, un supplément d’âme exprimé par un auteur dont le diagnostic social et médical est aigu.       <br />
              <br />
       Dans &quot;La Demande en mariage&quot; et &quot;L'Ours&quot;, les personnages sont rongés par le temps qui passe, sont bien vivants, tous fragiles côté cœur... À la fois attachants, directs et complexes.       <br />
              <br />
       C’est pour le spectateur de tout âge un vrai bonheur de délassement comique. Et le rire franc du théâtre a l’épaisseur de la vie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Demande en mariage" et "L'Ours"</b></div>
     <div>
      Textes : Tchekhov.       <br />
       Traduction : André Markowicz et Françoise Morvan.       <br />
       Mise en scène : Sophie Parel.       <br />
       Avec (en alternance) : Jérémy Bardeau,  Philippe Collin, Aliocha  Itovich, Sophie Parel, Karine Pinoteau, Laurent Richard.       <br />
       Lumières : Antonio de Carvalho.       <br />
       Décors : Jacques Tolosa.       <br />
       Musique : Virgile Desfosses.       <br />
       Costumes : Catherine Lainard.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       Du 3 septembre 2012 au 15 janvier 2013.       <br />
       Lundi et mardi à 20 h.       <br />
       Prolongations du 17 janvier au 9 février 2013.       <br />
       Jeudi, vendredi et samedi à 20 h.       <br />
       Théâtre Essaïon, Paris 4e, 01 42 78 46 42.       <br />
       <a class="link" href="http://www.essaion-theatre.com/" target="_blank">&gt;&gt; essaion-theatre.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Reprise       <br />
       Du 9 décembre 2014 au 31 janvier 2015.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 18 h 30.       <br />
       Théâtre Le Lucernaire, Paris 6e, 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lucernaire.fr/beta1/index.php" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Deux-pieces-de-Tchekhov-comme-un-diagnostic-social-vif-et-aigu-quasi-medical_a780.html" />
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