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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-12T04:39:51+02:00</updated>
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   <title>"Sans tambour"… ni trompette mais avec poésie et élégance !</title>
   <updated>2023-03-02T18:01:00+01:00</updated>
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   <category term="Théâtre" />
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   <published>2023-02-28T07:14:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans une belle mise en scène de Samuel Achache, l'absurde fait quelques irruptions en compagnie de chants lyriques. Violoncelle, clarinette, saxophone et accordéon accompagnent le jeu autant théâtral que mimique avec des morceaux des lieder de Schubert.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/71075749-49524478.jpg?v=1677512275" alt=""Sans tambour"… ni trompette mais avec poésie et élégance !" title=""Sans tambour"… ni trompette mais avec poésie et élégance !" />
     </div>
     <div>
      Lumières encore allumées dans la salle, ils s'avancent vers la scène, sortant presque du public et s'installent, pour les musiciens, sur un banc côté jardin. Les autres interprètes vont à différents endroits de la scénographie où se découvre un piano, fabriqué comme un accessoire théâtral, suspendu dans les airs en dessous du 1er étage où il y a une longue pièce avec une fenêtre, un bureau, une douche et son rideau rond. Sur le plateau, au rez-de-chaussée, Léo-Antonin Lutinier s'avance devant un pupitre pour y placer un 45 tours. Et là, tout démarre. Musique et mime s'enchaînent pour faire amorcer au spectacle une allure des plus comiques avec des musiciens parties prenantes de ce premier tableau théâtral où les attitudes et la gestuelle en sont les arguments.       <br />
              <br />
       Les mouvements du comédien, aussi variés que celui d'un retour arrière au ralenti et de redites corporelles, alimentent une situation où l'interprète est dans une séquence de mime. Autre moment et autre lieu avec un mur qui s'écroule et d'autres qui sont démolis dans une cuisine. Le théâtre avec ses répliques et ses dialogues entre en scène. Une discussion sans relief, mais jouée avec beaucoup de nuances entre Lionel Dray et Sarah Le Picard, prend peu à peu du volume et de l'ampleur. De propos quotidiens, cela bascule dans un comique de situation autour d'une incompréhension dans le couple sur un sujet des plus anodins.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/71075749-49524479.jpg?v=1677512311" alt=""Sans tambour"… ni trompette mais avec poésie et élégance !" title=""Sans tambour"… ni trompette mais avec poésie et élégance !" />
     </div>
     <div>
      Dispute, escalade de mots et de tonalité pour finir par un acte d'amour, tout sauf platonique, des plus intenses où les ébats sont accompagnés par les vocalises des musiciens tel un canon. La situation devient humoristique autant dans ses ruptures de jeu que dans son côté décalé. Décalée est aussi cette approche initiée dès le départ du spectacle où, dans une même scène, ce sont quatre directions qui sont proposées au spectateur, à savoir celle de la musique, du chant, du mime et du théâtre. Chacune apporte sa touche complémentaire aux autres. Comme des vases communicants, ces quatre axes déversent, à tour de rôle et souvent ensemble, tout un univers artistique pour faire éclore d'un tableau, une vaste gamme d'émotions, d'attitudes et de gestiques.       <br />
              <br />
       Ce qui fait action a toujours pour caisse de résonance une voix d'opéra ou une note, un accord ou un souffle. On mime, on s'émeut, on parle, on s'engueule, on fait l'amour et on se jette par la fenêtre. Les murs qui s'écroulent incarnent physiquement ce qui est montré symboliquement. Qu'est-ce qui reste quand tout s'écroule ? Ici, sur les planches, ce sont des notes, des coups de gueule ou des chants qui créent tout un univers de chutes et de rebonds autour de débris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/71075749-49524527.jpg?v=1677512344" alt=""Sans tambour"… ni trompette mais avec poésie et élégance !" title=""Sans tambour"… ni trompette mais avec poésie et élégance !" />
     </div>
     <div>
      Les textes poétiques, la musique romantique allemande de Schubert (1797-1828) et l'expression autant corporelle que verbale se mêlent, s'allient, font cause commune. Nous sommes dans une création où l'absurde et le chant se donnent la repartie, où l'émotion s'exprime autant dans le geste que dans l'attitude. Où le mythe littéraire, celui de Tristan et Yseult (XII-XIIIe siècle), s'allie à une modernité d'époque, la nôtre, dans une querelle sans relief autour d'un lavabo et d'un siphon bouché. Mais ainsi font les grandes histoires avec un rien créatif qui donne du souffle, un rythme à chaque instant de ce qui se joue sur les planches. Des cloisons s'écroulent, un homme tombe d'un étage, ruptures scénographiques à l'image de celles, dramaturgiques, qui ponctuent le spectacle et qui donnent une véritable dynamique de jeu.       <br />
              <br />
       La création est composée, à dessein, d'aucune linéarité et suit une trajectoire autant romantique, grâce aux compositions de Schubert et au choix des textes poétiques, que comique. Tout s'écroule et tout renaît. Tout est rupture et tout est continuité. Tout est émotion et tout est humour. Tout est tragique et tout est poétique. Cela oscille entre ces différents pôles tout en gardant une certaine saveur et subtilité dans la trame dramaturgique. Soit ce sont des gestiques qui dessinent la dramaturgie, soit un chant lyrique qui nous berce différents tableaux de sa tessiture, soit ce sont des instruments à vent et à cordes qui donnent une assise autant romantique que comique à la représentation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/71075749-49524532.jpg?v=1677512377" alt=""Sans tambour"… ni trompette mais avec poésie et élégance !" title=""Sans tambour"… ni trompette mais avec poésie et élégance !" />
     </div>
     <div>
      Le spectacle est ainsi à plusieurs entrées. Est-ce du théâtre, du mime, de l'opéra ? Le tout à la fois. L'un acteur devient chanteur, l'une chanteuse devient actrice quand le suivant fait de l'humour dans une pièce où le tragique est à chaque intersection. C'est un mariage à différents niveaux, autant dans les sonorités que dans la gestuelle. De la voix, elle devient multiple, forte, basse, soufflée ou soprano. Ainsi, plusieurs niveaux de jeu s'enchaînent. Comme ces différents tableaux qui, dans un même récit et fil narratif, arrivent à mêler lyrisme et disputes, opéra et engueulade, poésie et dramaturgie quotidienne.       <br />
              <br />
       En plus de la musique, qui est caisse de résonance, ce sont aussi des appuis vocaux qui viennent se mêler aux dialogues. Le lyrisme d'Agathe Peyrat vient accompagner les attitudes de Léo-Antonin Lutinier à certains moments, leur donnant ainsi une assise, différente, incarnée et intensifiée. Cela donne ainsi du tragique dans certaines scènes, contrebalançant alors l'humour et la légèreté dans d'autres. Il y a aussi un côté espiègle dans le jeu, presque d'amusement, faisant de cette création un écheveau subtil d'oppositions qui se nourrissent les unes aux autres. Un véritable régal.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Sans tambour"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/71075749-49524728.jpg?v=1677514065" alt=""Sans tambour"… ni trompette mais avec poésie et élégance !" title=""Sans tambour"… ni trompette mais avec poésie et élégance !" />
     </div>
     <div>
      Mise en scène : Samuel Achache.       <br />
       Écrit par et avec Gulrim Choï, Lionel Dray, Antonin-Tri Hoang, Florent Hubert, Sébastien Innocenti, Sarah Le Picard, Léo-Antonin Lutinier, Agathe Peyrat, Eve Risser.       <br />
       Direction musicale : Florent Hubert.       <br />
       Arrangements collectifs à partir de lieder de Schumann tirés de &quot;Liederkreis op.39&quot;, &quot;Frauenliebe und Leben op.42&quot;, &quot;Myrthen op. 25&quot;, &quot;Dichterliebe op.48&quot;, &quot;Liederkreis op.24&quot;       <br />
       Compositions : Antonin-Tri Hoang, Florent Hubert et Eve Risser.       <br />
       Scénographie : Lisa Navarro.       <br />
       Costumes : Pauline Kieffer.       <br />
       Lumières : César Godefroy.       <br />
       Collaboration à la dramaturgie : Sarah Le Picard, Lucile Rose.       <br />
       Assistante costumes et accessoires : Kikita Simoni.       <br />
       Régisseur général et plateau : Serge Ugolini.       <br />
       Régisseuse plateau : Sarah Jacquemot-Fiumani.       <br />
       Régisseur Lumières : Maël Fabre.       <br />
       Production : Centre International de Créations Théâtrales/Théâtre des Bouffes du Nord et La Sourde.       <br />
       Durée : 1 h 40.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/71075749-49524917.jpg?v=1677514087" alt=""Sans tambour"… ni trompette mais avec poésie et élégance !" title=""Sans tambour"… ni trompette mais avec poésie et élégance !" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 22 février au 5 mars 2023.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre des Bouffes du Nord, Paris 10e, 01 46 07 34 50.       <br />
       <a class="link" href="https://www.bouffesdunord.com/" target="_blank">&gt;&gt; bouffesdunord.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">8 et 9 mars 2023 :</span> Théâtre de Lorient, Centre dramatique national, Lorient (56).       <br />
       16 et 17 mars 2023 : Théâtres de la Ville de Luxembourg, Luxembourg.       <br />
       28 et 29 mars 2023 : Grand R, Scène nationale de La Roche-sur-Yon (85).       <br />
       12 et 13 avril 2023 : Théâtre de Caen, Caen (14).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Liber" Exploration musicale et chorégraphique à fleur de peau aux frontières de nos vibrations intérieures</title>
   <updated>2021-12-15T09:17:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Liber-Exploration-musicale-et-choregraphique-a-fleur-de-peau-aux-frontieres-de-nos-vibrations-interieures_a3127.html</id>
   <category term="Danse" />
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   <published>2021-12-14T10:49:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Au croisement des champs artistiques s'élaborent des relations singulières émanant de dialogues inédits, poétiques et sensoriels, entre le corps et le son. Des échanges entre une compositrice, musicienne, performeuse, Maguelone Vidal, et une artiste chorégraphique, danseuse aux volutes organiques, Hanna Hedman, naît une partition d'un genre nouveau, à la mystérieuse aura, créant une composition emmenant le spectateur sur des territoires inexplorés où la sève créatrice circule au travers de tous ses sens sensibles.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61006090-44556451.jpg?v=1639476675" alt=""Liber" Exploration musicale et chorégraphique à fleur de peau aux frontières de nos vibrations intérieures" title=""Liber" Exploration musicale et chorégraphique à fleur de peau aux frontières de nos vibrations intérieures" />
     </div>
     <div>
      Plateau nu d'où naît un fond sonore indicible, allant crescendo, indescriptible, mais laissant déjà poindre un battement organique comme des tapes corporelles, percussions générées par les mains frappées sur le thorax, sons profonds vibrant à même la peau, peau de tambour, peau sensible.       <br />
              <br />
       Apparition de l'être charnel, corporel, une danseuse, Hanna Hedman, évolue en courbes sensuelles, réponses aux oscillations phoniques dont on ne sait pas encore qu'elle en sera un stimulateur. La vibration sonore prend de l'ampleur pour devenir plus percussive, séquencée façon mitraillage, impression de chutes rapides de billes sur une toile tendue, puis résonances de tôles frappées, aux effets plus industriels, sentiments de machineries sidérurgiques inspirés par les timbres amplifiées de nos battements cardiaques.       <br />
              <br />
       Dans cet univers mystérieux, empreint de nudité, tant spatiale que corporelle, arrivent des instruments - tambours, harpe, console électronique. Un instant l'apaisement naît avec la harpe puis reprise de lourds battements rythmés issus des deux tambours. L'intériorité organique est omniprésente, jouant même d'une séquence ADN. Une partition poétique se fait aussi jour, poème distillé par Hanna Hedman, long monologue, exprimé dans une langue qui semble énigmatique, secrète, inventée… en réalité, le suédois, peu habituelle pour le public français.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61006090-44556467.jpg?v=1639476707" alt=""Liber" Exploration musicale et chorégraphique à fleur de peau aux frontières de nos vibrations intérieures" title=""Liber" Exploration musicale et chorégraphique à fleur de peau aux frontières de nos vibrations intérieures" />
     </div>
     <div>
      L'artiste chorégraphique évolue sur scène parée de capteurs sur quelques endroits de son territoire (épi)dermique, organe visible et intelligible, enveloppe animale. Ces transducteurs émetteurs transmettent à Maguelone Vidal des données liées aux états de corps d'Hanna. À l'extérieur avec les contractions musculaires, le ruisselement de la sueur, les frottements que la danseuse effectue avec ses cheveux crépus contre son crâne. À l'intérieur de l'organisme : influx nerveux et musculaires, circulation du sang dans les vaisseaux…       <br />
              <br />
       Cela confère ainsi à certains de ses mouvements la capacité de sculpter, en direct, la matière musicale basée sur le traitement de sons issus de son corps. Le voyage au sein de la géographie de cet être en mouvement, animé par une exploration de l'espace conçu d'éléments concrets ou virtuels, embarque peu à peu, dans son sillage visuel et sonore, la harpiste électrique Félicité de Lalande et le percussionniste Philippe Cornus.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61006090-44556484.jpg?v=1639476734" alt=""Liber" Exploration musicale et chorégraphique à fleur de peau aux frontières de nos vibrations intérieures" title=""Liber" Exploration musicale et chorégraphique à fleur de peau aux frontières de nos vibrations intérieures" />
     </div>
     <div>
      Cela peut paraître paradoxal, mais ici l'improvisation n'a pas sa place. Conçu avec dextérité, fruit d'un long travail de recherches en amont, la composition musicale et l'écriture chorégraphique élaborées par Maguelone Vidal sont ciselées, précises, riches d'ornementations et de trouvailles à même de s'adapter à sa maîtrise de l'électronique et à ses talents d'instrumentiste. Ces matériaux sonores, bénéficiant d'une création d'instruments électroniques spécifiques permettant le jeu en temps réel, pouvant ensuite être triturés, modifiés, enrichis en direct et exprimer les pulsations organiques intérieures et la gestuelle corporelle extérieure de la danseuse Hanna Hedman.       <br />
              <br />
       Orfèvre de la musique, Maguelone Vidal crée une composition ciselée, à l'extrême précision, tout est orchestré pour la maîtrise des pulsations organiques, animales. Elle hybride écriture musicale et chorégraphique à l'endroit de la peau, jonction poreuse entre extérieur et intérieur, qui permet ici à la danse et à la musique de s'engendrer l'une l'autre. En botanique, &quot;Liber&quot; désigne la pellicule conductrice de sève située entre le bois et l'écorce extérieure de l'arbre, sur laquelle on écrivait avant la découverte du papyrus.       <br />
              <br />
       &quot;Liber&quot; est une hybridation virtuose d'une artiste, Maguelone Vidal, défrichant en permanence de nouveaux sentiers spectaculaires, inventant de nouvelles aventures pluridisciplinaires en brisant les frontières des multiples territoires artistiques et en créant des liaisons intimes inédites entre les arts.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Liber"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61006090-44556493.jpg?v=1639476797" alt=""Liber" Exploration musicale et chorégraphique à fleur de peau aux frontières de nos vibrations intérieures" title=""Liber" Exploration musicale et chorégraphique à fleur de peau aux frontières de nos vibrations intérieures" />
     </div>
     <div>
      <b>Création 2021 musique/danse.</b>       <br />
       Mise en scène, composition, électronique, dramaturgie : Maguelone Vidal.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Fabrice Ramalingom.       <br />
       Avec : Hanna Hedman (artiste chorégraphique), Félicité de Lalande (harpe électrique), Philippe Cornus (percussions).       <br />
       Lutherie informatique et coréalisation musique électronique : Vivien Trelcat.       <br />
       Collaboration à la dramaturgie : Matthieu Doze.       <br />
       Scénographie : Emmanuelle Debeusscher.       <br />
       Création lumière : Romain de Lagarde.       <br />
       Création costumes : Catherine Sardi.       <br />
       Ingénieur du son : Morgan Beaulieu.       <br />
       Régie lumière : Mathieu Zabé.       <br />
       Régie générale et plateau : Jean-Marie Deboffe.       <br />
       Production : Cie Intensités - Fabrique de créations hybrides.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Spectacle vu le 13 novembre 2021 dans le cadre du Festival &quot;Aujourd’hui Musiques&quot; à L'Archipel - Scène Nationale de Perpignan.       <br />
       Maguelone Vidal est artiste associée à L'Archipel pour les saisons 2020/2021 et 2021/2022.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61006090-44556505.jpg?v=1639476846" alt=""Liber" Exploration musicale et chorégraphique à fleur de peau aux frontières de nos vibrations intérieures" title=""Liber" Exploration musicale et chorégraphique à fleur de peau aux frontières de nos vibrations intérieures" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">18 novembre 2021 à 20 h.</span>       <br />
       Théâtre de Nîmes, Salle Bernadette Lafont, Nîmes (30), 04 66 36 65 00.       <br />
       <a class="link" href="https://theatredenimes.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredenimes.com</a>       <br />
              <br />
       30 mars 2022 : Théâtre des Quatre Saisons, Gradignan (33).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Che Malambo"… Torses bombés avec le bombo !</title>
   <updated>2019-02-23T14:09:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Che-Malambo-Torses-bombes-avec-le-bombo-_a2346.html</id>
   <category term="Danse" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/30865694-29297712.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-02-19T08:24:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le Malambo, cousin du flamenco, investit Bobino. C'est l'autre danse de l'Argentine, plus folklorique et musicale que le Tango, autour d'une représentation où la théâtralité de la virilité est incarnée autant par les instruments que le corps.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30865694-29297712.jpg?v=1550563123" alt=""Che Malambo"… Torses bombés avec le bombo !" title=""Che Malambo"… Torses bombés avec le bombo !" />
     </div>
     <div>
      Ils arrivent tel un régiment fier, armé de leurs bombos. Les baguettes tapent de façon synchronisée sur ceux-ci. Les danseurs démarrent avec une synchronisation parfaite du tempo et du rythme. Les pieds enchaînent des zapateados sur toute la plante des pieds. Le tout est très physique avec des frappes au sol très rapide et sonore.        <br />
              <br />
       Très peu mélodique, le Malambo, danse argentine créée au XVIIe siècle, repose essentiellement sur les zapatéados accompagnés par les bombos, gros tambour en bois et en peau, porté, relevé, au niveau du torse.       <br />
              <br />
       La guitare est aussi un autre élément important et permet d'apporter une couleur différente au spectacle. L'instrument donne en effet un tempo plus lâche, moins rapide à la chorégraphie avec une gestuelle plus relâchée dans les membres inférieurs. Le torse est aussi plus courbé vers le sol à la différence de celui beaucoup plus droit et rêche des interprètes avec leurs tambours.
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     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30865694-29297725.jpg?v=1550563183" alt=""Che Malambo"… Torses bombés avec le bombo !" title=""Che Malambo"… Torses bombés avec le bombo !" />
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      La danse est exclusivement masculine. Ce qui ressort avec le jeu des membres inférieurs est ce côté physique qui se veut viril, et qu'il l'est. Il y a toutefois parfois, un brin de caresses au sol quand le pied va chercher autour de la semelle le contact avec la scène. Là, le corps s'affaisse quelque peu, comme celui d'un crooner qui vient s'appuyer obliquement au sol dans une fausse attitude déséquilibrée.       <br />
              <br />
       Cette gestuelle n'est adoptée que lorsque le bombo est délaissé au profit de la guitare avec un danseur-guitariste qui semble lécher le plateau avec ses pieds en jouant sur le contour des semelles. La plante des pieds glisse obliquement sur la scène, courbant la cheville pour que le haut du plat du pied vienne le caresser. Elle tourne parfois sur la pointe du pied qui frappe le sol.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30865694-29297963.jpg?v=1550563404" alt=""Che Malambo"… Torses bombés avec le bombo !" title=""Che Malambo"… Torses bombés avec le bombo !" />
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      Le rapport aux planches est aussi beaucoup moins physique et rapide avec les boleadoras, lassos munis de boules de bois aux extrémités, qui donnent un aspect presque circassien à la chorégraphie. La vitesse et une attitude très virile portent là aussi la gestique des interprètes. Avec les boleadoras, le spectacle se décentre du sol, avec les membres inférieurs, et les zapatéados, dans les airs autour de la tête et des épaules. Il s'agit de créer un équilibre entre l'espace et le corps, entre le haut et le bas, le tronc tenant lieu d'équilibre entre les différentes parties.       <br />
              <br />
       Les instruments et les éléments battent la mesure. Il y a très peu de cassure de rythme sauf entre chaque chorégraphie. Rien n'y manque. Surtout pas le talent, ainsi que l'humour qui est aussi au rendez-vous autour de la virilité, composante essentielle de représentation.
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     <div><b>"Che Malambo"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30865694-29297968.jpg?v=1550563444" alt=""Che Malambo"… Torses bombés avec le bombo !" title=""Che Malambo"… Torses bombés avec le bombo !" />
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      Pièce imaginée par Gilles Brinas, en collaboration avec les artistes de la compagnie Che Malambo.       <br />
       Directeur artistique, chorégraphie, mise en scène : Gilles Brinas.       <br />
       Avec : Federico Arrua, Fernando Castro, Francisco Matias Ciares, Claudio Daniel Diaz, Miguel Angel Flores, Federico Gareis, Fernando Gimenez, Walter Kochanowski, Facundo Lencina, Gabriel Adrian Lopez, Daniel Medma et Matias Rivas.       <br />
       Conception musicale et lumière : Gilles Brinas.       <br />
       Création lumière : Ryan O'Mara.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 30 janvier au 21 avril 2019.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 19 h, dimanche à 17 h.       <br />
       Bobino, Paris 14e, 01 43 27 24 24.       <br />
       <a class="link" href="https://bobino.fr/" target="_blank">&gt;&gt; bobino.fr</a>
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