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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-12T15:27:16+01:00</updated>
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   <title>•Off 2024• "Cassandra" Basculer du monde des planches à celui de l'arène politique, une autre forme de théâtre</title>
   <updated>2024-05-03T17:19:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-Cassandra-Basculer-du-monde-des-planches-a-celui-de-l-arene-politique-une-autre-forme-de-theatre_a3893.html</id>
   <category term="Avignon 2024" />
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   <published>2024-04-30T19:32:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Théodora est une actrice parisienne en quête de reconnaissance qui possède un don divinatoire. Elle ressent le malheur des autres, mais personne ne la croit. Sa carrière bascule quand elle décroche enfin le rôle qui va changer sa vie : elle doit incarner Cassandra, l'héroïne de "Troys Corp", une série très populaire pour la TV, et sa notoriété soudaine va lui réserver bien des surprises, notamment lorsqu'elle sera propulsée bien malgré elle dans le monde de la politique !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79918675-57788962.jpg?v=1714500208" alt="•Off 2024• "Cassandra" Basculer du monde des planches à celui de l'arène politique, une autre forme de théâtre" title="•Off 2024• "Cassandra" Basculer du monde des planches à celui de l'arène politique, une autre forme de théâtre" />
     </div>
     <div>
      De l'univers de la TV à celui de la politique, elle va se heurter à bien des difficultés par rapport à son don et en subir largement les séquences… Se présenter aux élections présidentielles et abandonner son rôle à succès du &quot;soap opéra&quot; était-ce une bonne idée ? Comment réagiriez-vous si, un jour, on vous prédisait votre avenir, notamment les malheurs qui vous attendent ?       <br />
              <br />
       Librement inspirée du mythe grec de &quot;Cassandre&quot;, l'écriture de Rodolphe Corrion aborde cette question, entre autres, en mettant en scène une jeune femme moderne, libre de ses choix, déterminée, qui accepte son destin avec déterminisme et ne fait pas du don qu'elle possède une affaire d'État ni n'en abuse. Toutefois, elle ne parvient pas à s'en départir totalement et cela lui joue des tours.       <br />
              <br />
       À bien y regarder, cette pièce ne se limite pas à une simple peinture féministe revendicatrice – ce qui ferait de ce spectacle, sur la scène théâtrale contemporaine, un de plus autour du thème en question -, mais elle aborde de manière subtile et plutôt émouvante les conditions du métier de comédienne en traitant avec élégance, grâce à l'interprétation de Manon Balthazard, rayonnante et charismatique, les contraintes et les vicissitudes d'un métier &quot;à part&quot;, parfois tendre, parfois cruel ou injuste.       <br />
              <br />
       Le grand public sait-il véritablement en quoi consiste ce métier, et ce qu'il faut bien souvent endurer pour espérer être au sommet de l'affiche ? Ou tout simplement pour décrocher un contrat ? Et les auditions ? L'envers du décor ? Lui qui s'installe bien confortablement dans son fauteuil, qui applaudit à la fin de la représentation et qui rentre chez lui, satisfait – ou pas – du moment de loisir artistique qu'il vient de vivre ?       <br />
              <br />
       C'est cet univers particulier que Rodolphe Corrion a choisi d'évoquer dans &quot;Cassandra&quot; et, peut-être, aurait-il été préférable qu'il s'y limite. Car il s'agit là d'un propos paradoxalement peu traité au théâtre, ce qui est assez regrettable selon nous. À certains égards, il y est parvenu à en parler justement ! Mais l'auteur a choisi aussi un autre angle qui, à nos yeux, ternit quelque peu le propos d'origine. À moins que ce ne soit cet angle d'écriture qui en ait été à la source !        <br />
       Peu importe, cela dit !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79918675-57788969.jpg?v=1714500256" alt="•Off 2024• "Cassandra" Basculer du monde des planches à celui de l'arène politique, une autre forme de théâtre" title="•Off 2024• "Cassandra" Basculer du monde des planches à celui de l'arène politique, une autre forme de théâtre" />
     </div>
     <div>
      Car c'est dans les moments du spectacle où la comédienne, à la longue chevelure rousse et au corps de déesse, parle de son métier qu'elle est la plus convaincante, la plus sincère et la plus poétiquement émouvante.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Cassandra, c'est de la fiction, moi, je vais au réel à présent. À moins que je ne sois faite pour la fiction et non pas pour la réalité&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Cassandra va basculer du monde des planches à celui de l'arène politique et, à ce titre, nous entendons les intentions de l'écriture toutes légitimes, car la politique n'est-elle pas, elle aussi, un vaste théâtre mêlant jeu de masques, de remises en question, de faux-semblant, de revirements de situation, etc. ?       <br />
              <br />
       Théodora et Cassandra, finalement, ne sont qu'une seule et même personne, quand bien même, au théâtre, il lui faut forcément adopter d'autres postures que celles de sa vie quotidienne. Les planches, c'est la vie qui lui convient, celle pour laquelle elle est faite. <span style="font-style:italic">&quot;Rien n'est plus beau que de faire semblant pour parler de soi !&quot;</span>       <br />
              <br />
       Théodora n'est pas faite pour la jungle politique, parce que dans ce monde-là, elle ne pourra pas être elle-même… On tirera les ficelles pour elle, et un jour, ces ficelles se briseront et elle s'effondrera.       <br />
              <br />
       &quot;Je n'ai pas la fibre politique, mais il y a des gens qui sont prêts à m'en confier pourtant les rênes&quot;.       <br />
       Encore une fois, au risque de nous répéter, l'inspiration de l'auteur aurait sans doute dû passer outre cette dimension particulière, néanmoins toute légitime… Manon Balthazard y est bien moins crédible, forçant parfois son interprétation, surjouant, dansant sans raison apparente ou, encore, faisant un grand-écart déplacé qui n'apporte rien au propos.       <br />
              <br />
       Le talent de la comédienne aurait pu être mis en valeur encore davantage et, pour ce faire, la scénographie de Loïc Bartolini aurait mérité d'être un peu plus épurée, plus minimaliste, ce qui n'aurait en rien gâché certains propos subliminaux et très méritoires de l'écriture, comme, le clin d'œil aux pouvoirs des médias, de la TV et de ses multiples interférences sur la population et ses protagonistes, ou celui d'une comédienne à la recherche d'elle-même se brûlant les ailes dans l'arène politique et voulant juste être elle-même.       <br />
              <br />
       L'ensemble aurait certainement gagné en profondeur, en émotion et en poésie. Cassandra dit que les comédiennes et comédiens n'aiment pas se voir jouer. Peut-être que le public préférerait, lui aussi, découvrir Manon Balthazard moins extravagante dans un rôle qui lui convient davantage.       <br />
       Les &quot;Cassandre&quot; disent la vérité. À notre tour d'en faire de même.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Cassandra"</b></div>
     <div>
      Seule en scène.       <br />
       D'après le texte de Rodolphe Corrion (Édition de l'Œil du Prince).       <br />
       Adaptation : Manon Balthazard.       <br />
       Mise en scène et scénographie : Loïc Bartolini.       <br />
       Avec : Manon Balthazard.       <br />
       Chorégraphies : Laura Colin.       <br />
       Création sonore : Damien Dufour.       <br />
       Lumières : Stéphane Poirrier.       <br />
       Par Lotus Compagnie.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 juin au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 12 h 20. Relâche les 4, 10 et 16 juillet.       <br />
       Théâtre Pixel, 18, rue Guillaume Puy, Avignon.       <br />
       Réservations : 07 82 04 88 01.       <br />
       <a class="link" href="https://www.pixelavignon.com/" target="_blank">&gt;&gt; pixelavignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Le jour où j'ai compris que le ciel était bleu" D'autiste à artiste, il n'y a qu'un R, et un air de chanson</title>
   <updated>2022-01-24T12:44:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-jour-ou-j-ai-compris-que-le-ciel-etait-bleu-D-autiste-a-artiste-il-n-y-a-qu-un-R-et-un-air-de-chanson_a3153.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/61839596-44979074.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-01-24T12:35:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Claire ne le sait pas et son frère, Raphaël, non plus. Même si ce dernier se rend bien compte que sa sœur de 22 ans n'est pas comme les autres. Elle ne l'a jamais été. Elle n'a pas suivi une longue scolarité à cause de cela. Cette solitude qu'elle porte partout où elle est. Cette difficulté à s'intégrer, à se concentrer longtemps sur quelque chose, à fixer son regard. Elle a quitté l'école en troisième et depuis elle n'a pas vécu grand-chose, toujours à la maison.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61839596-44979074.jpg?v=1643025506" alt=""Le jour où j'ai compris que le ciel était bleu" D'autiste à artiste, il n'y a qu'un R, et un air de chanson" title=""Le jour où j'ai compris que le ciel était bleu" D'autiste à artiste, il n'y a qu'un R, et un air de chanson" />
     </div>
     <div>
      C'est pourquoi Raphaël s'occupe d'elle à chaque instant depuis le décès de leur mère, deux ans auparavant. Il est sa seule famille. Il a réussi à organiser son travail depuis chez eux pour la garder. C'est facile de la garder. Elle passe tout son temps à regarder en boucle une émission de télécrochet, &quot;To Be A Star&quot;. Et elle chante. Toute la journée. Elle veut s'inscrire au prochain casting de l'émission. Elle veut, Claire, et ce qu'elle veut est comme une question de vie ou de mort.       <br />
              <br />
       Ce que ne sait pas Raphaël, ce qu'il apprendra au cours de la pièce, c'est que Claire est autiste.       <br />
              <br />
       Elle souffre également d'une déficience mentale qui fait d'elle une petite fille de 12 ans dans le corps d'une jeune femme de 22 ans. C'est sans doute la raison pour laquelle elle a dû se défendre violemment contre l'agresseur qui voulait abuser d'elle. Elle lui défonce le crâne avec un cendrier en marbre. Il finira dans le coma puis à la morgue. Alors la police, la justice et les institutions s'emparent d'elle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61839596-44979081.jpg?v=1643025561" alt=""Le jour où j'ai compris que le ciel était bleu" D'autiste à artiste, il n'y a qu'un R, et un air de chanson" title=""Le jour où j'ai compris que le ciel était bleu" D'autiste à artiste, il n'y a qu'un R, et un air de chanson" />
     </div>
     <div>
      La pièce, écrite et mise en scène par Laura Mariani, va suivre Claire dans ce drame. La scène est séparée en deux espaces : l'un représente la chambre impersonnelle de Claire dans l'institution où elle a été placée et, dans l'autre moitié, un bureau, celui de l'inspectrice de police, de l'avocat puis de la psychiatre. Interrogatoires, entretiens et tests psychologiques vont se succéder en alternance avec des moments de vie que la jeune autiste partage avec son frère et Antoine, un éducateur spécialisé qui s'attache à elle. Mais dans aucun des deux espaces ne règne la paix pour Claire. C'est dans l'imaginaire de son rêve, devenir une star et passer à la télé, que réside sa vraie vie, son exaltation, sa joie.       <br />
              <br />
       Presque épique, avec un déroulement qui stimule toujours l'attention, le spectacle ne cesse de tendre les fils invisibles du sensible et de l'émotion. Une émotion portée avant tout par l'interprète de Claire, Pauline Cassan, qui crée un personnage crédible, sans tomber dans la caricature, mais en esquissant délicatement les postures et l'expression qu'ont la plupart des autistes. Au-delà du handicap qu'elle campe parfaitement, c'est surtout le caractère de Claire qui finalement emporte la sympathie, car il n'y a pas de folie ici, il y a surtout une phobie du mensonge et une sincérité cash qui fait mouche et dynamite la plupart des scènes et provoque les rires. On ne fait pas preuve de cette sincérité-là dans les relations sociales normales.       <br />
              <br />
       Et c'est bien la question de la normalité qui est le pivot de la pièce. La différence de Claire, principalement dans ses comportements, sera jugée en fin de compte par la justice. Mais aussi par le tribunal populaire médiatique de l'émission télévisée. Et l'on est touché par l'implacabilité que ces forces exercent sur un être plus proche de l'innocence, de la bonne foi et de la sincérité qu'aucun de ses juges. C'est là le joli exploit de cette pièce portée par six interprètes talentueux. Leurs interprétations sobres, presque cinématographiques, donnent du réalisme à toutes les scènes, sans jamais perdre une seconde une belle tension dramatique et une humanité touchante.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le jour où j'ai compris que le ciel était bleu"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61839596-44979118.jpg?v=1643025611" alt=""Le jour où j'ai compris que le ciel était bleu" D'autiste à artiste, il n'y a qu'un R, et un air de chanson" title=""Le jour où j'ai compris que le ciel était bleu" D'autiste à artiste, il n'y a qu'un R, et un air de chanson" />
     </div>
     <div>
      Texte et mise en scène : Laura Mariani.       <br />
       Avec : Pauline Cassan, Anthony Binet, Sylvain Porcher,  Odile Lavie, Alice Suquet et Vincent Remoissenet.       <br />
       Scénographie : Alissa Maestracci.       <br />
       Dramaturgie : Floriane Toussaint.       <br />
       Création sonore et musicale : Romain Mariani.       <br />
       Création lumière : Romain Antoine.       <br />
       Production Compagnie La Pièce Montée.       <br />
       Durée 1 h 20.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Spectacle finaliste du Prix Théâtre 13/Jeunes metteurs en scène 2021.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 au 31 janvier 2022.</span>       <br />
       Lundi et mardi à 19 h, dimanche à 20 h.       <br />
       Théâtre Belleville, Paris 11e, 01 48 06 72 34.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredebelleville.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredebelleville.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61839596-44979120.jpg?v=1643025637" alt=""Le jour où j'ai compris que le ciel était bleu" D'autiste à artiste, il n'y a qu'un R, et un air de chanson" title=""Le jour où j'ai compris que le ciel était bleu" D'autiste à artiste, il n'y a qu'un R, et un air de chanson" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       19 mai 2022 : Salmanazar, Épernay (51).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Tel un roi dans la cour des lions, Arnaud Ducret sur scène nous fait rugir de plaisir !</title>
   <updated>2014-11-15T17:26:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Tel-un-roi-dans-la-cour-des-lions-Arnaud-Ducret-sur-scene-nous-fait-rugir-de-plaisir-_a1235.html</id>
   <category term="Trib'Une" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7177316-11009311.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-11-15T16:46:00+01:00</published>
   <author><name>Isabelle Lauriou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
François Hollande contre Arnaud Ducret. (Ne pas confondre avec Daniel Ducruet !). Télévision contre spectacle vivant. Blablabla politique interminable contre one-man-show ?     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7177316-11009311.jpg?v=1416068331" alt="Tel un roi dans la cour des lions, Arnaud Ducret sur scène nous fait rugir de plaisir !" title="Tel un roi dans la cour des lions, Arnaud Ducret sur scène nous fait rugir de plaisir !" />
     </div>
     <div>
      De Mitterrand, en passant par Chirac, sans oublier Sarkozy, je crois que jamais je n'ai écouté un président bavasser autour d'une table, à la télé. L'autre soir, notre président actuel, venait s'exprimer une fois de plus, avec invités &quot;triés&quot; sur le volet. Pour nous rassurer…       <br />
              <br />
       Mon choix fut rapide et pas question de déroger à <span style="font-style:italic">MA</span> règle, je n'ai pas regardé ce débat animé… Non ! J'ai préféré aller m'engouffrer dans le dixième de Paname, rue Yves Toudic, direction l'Alhambra. Pas de TV. De toute façon, je l'ai balancée… Je suis con !       <br />
              <br />
       Arnaud Ducret est un grand bonhomme. François Hollande est grand, lui aussi, je crois. De taille. Mais Arnaud Ducret le dépasse largement. Je me suis renseignée. Hollande, paraît-il, fait des blagues. Sauf erreur de ma part, la radio <span style="font-style:italic">Rires et Chansons</span> n'a pas encore fait de sélection officielle de ses meilleurs sketches. J'ai hâte de comparer. Maintenant que j'ai vu, écouté et rigolé à gorge déployée sur les textes de Monsieur Ducret. La radio ci-dessus nommée est d'ailleurs partenaire de ce spectacle déjanté. Ce n'est pas ma radio préférée, mais je dois avouer qu'au volant de sa voiture, autant se marrer sur les blagues d'Arnaud Ducret que sur l'allocution d'un président surmédiatisé !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7177316-11009312.jpg?v=1416068374" alt="Tel un roi dans la cour des lions, Arnaud Ducret sur scène nous fait rugir de plaisir !" title="Tel un roi dans la cour des lions, Arnaud Ducret sur scène nous fait rugir de plaisir !" />
     </div>
     <div>
      Dans la salle de l'Alhambra, il faisait froid. Arnaud Ducret a d'ailleurs prévenu le public. Sympa ! Peu importe. Rire réchauffe les zygomatiques et, progressivement, on oublie qu'on a les pieds gelés, le bout du nez rouge, le torticolis qui guette et que, de toute façon, dehors ce sera pire puisque l'hiver arrive à grands pas. Autant profiter de ce qu'on voit et ce que j'ai vu, moi, c'est avant tout un comédien hallucinant, grand, de taille incontestablement, mais aussi de talent.       <br />
              <br />
       Les one-man-show, je ne suis pas adepte. Je n'ai pas assisté à celui de notre président non plus. Je pourrais donc changer d'avis, qui sait ? Bien que l'autre soir, il n'ait pas été tout à fait seul puisque, comme à l'Alhambra d'ailleurs, il y avait des invités. J'ai ouïe dire qu'il avait beaucoup parlé. Idem pour Arnaud Ducret. Une heure et demie de subtilités, de personnages croqués avec brio sur des musiques survoltées dans un corps souple, bien entretenu accompagné d'un style vestimentaire ultra branché.       <br />
              <br />
       Et François Hollande ? Toujours en costume trois pièces. Il y a mieux pour paraître décontracté. Il faudrait les faire rencontrer ces deux-là. François dans le pantalon type sarouel d'Arnaud, ça surprendrait. Mieux. Le président ferait la une des magazines, l'intro du 20 heures, les beaux jours des Oups voilà voici chez Gala aussi. Ah ! On me dit que c'est déjà fait. Qu'il a déjà eu les honneurs de la presse à scandale. Tiens ! Je l'ignorais.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7177316-11009347.jpg?v=1416068597" alt="Tel un roi dans la cour des lions, Arnaud Ducret sur scène nous fait rugir de plaisir !" title="Tel un roi dans la cour des lions, Arnaud Ducret sur scène nous fait rugir de plaisir !" />
     </div>
     <div>
      Revenons à notre comédien connu grâce à la télé mais avant tout passionné par la scène depuis ses 10 ans. Il le dit lui-même, je n'ai pas inventé. Je ne me le permettrais pas. Dire des conneries. Lui, Arnaud Ducret, en raconte beaucoup, mais à la fois, c'est son métier. Divertir le public et nous amuser. Il le fait sans compter. Dans l'ordre de mes sketches préférés : la discothèque et la biche qui s'invite en fin de soirée (Énorme !). Puis le chirurgien, super bien croqué, exagéré mais tellement drôle et bien fait. L'intro, excellente, comment ai-je pu d'entrée, l'oublier ? Et le final, incroyablement maîtrisé, et une découverte en entraînant une autre, une voix et un coffre qui m'ont scotchée. Pas une voix de chanteur pour midinette. Non ! Là on vise plus haut… comme le chantait Tina Arena à l'époque : plus haut, ténor, alto ? Peu importe. Chapeau !       <br />
              <br />
       Enfin, il y a vraiment dans ce spectacle de la nouveauté. Arnaud Ducret n'a pas le visage d'un &quot;comique&quot;. Je ne sais pas si ça existe la tête de comique mais il a une telle allure de dandy que son humour en devient ravageur et que jamais, en plus d'une heure, on se lasse de regarder ce type passionné par son métier. Qui donne en effet, beaucoup de plaisir et aussi, par ce froid qui sévissait, beaucoup de chaleur.       <br />
              <br />
       J'ignore encore si le seul &quot;presque en scène&quot; de François Hollande était aussi subtil, physique et drôle. Si, notre président, lui aussi, a raconté des conneries. Si, à la fin de son débat public, il a poussé la chansonnette. J'ignore car je n'ai pas non plus maté le Replay.       <br />
              <br />
       Arnaud Ducret aussi fait de la télé. Un programme court. Que je n'ai pas regardé. Puisque je n'ai plus de télé. Je mens. Je suis tombée dessus chez mon père, un week-end débordant d'activité.       <br />
              <br />
       Sur scène, c'est encore mieux ! De mon point de vue. Il y est bien. C'est un homme qui en plus a bossé et qui a des choses, souvent drôles à souhait, à raconter. Ne flingue pas à tout va mais dit quelques vérités. Un type avec qui on resterait bien quelques heures à bavarder sur le karaté, les maisons de retraite ou sur Rouen (ville où il est né).       <br />
              <br />
       Je voudrais lui poser cette question en particulier : comment un homme peut-il aussi bien danser ? Il a le rythme dans la peau Arnaud.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Arnaud Ducret tient sa ligne, François Hollande aussi. Quel régime ? Aucune importance, l'essentiel, c'est de la garder. Sa ligne. Non ?       <br />
              <br />
       Alhambra ou télévision. La Cour des lions où Ducret ce soir-là fut le roi, ou gros média appelé TV ? Carton ou indomptable débat ?       <br />
              <br />
       J'ai donc fait mon choix ce jeudi-là. Arnaud Ducret dit : <span style="font-style:italic">&quot;vouloir faire plaisir&quot;</span>. François Hollande, après <span style="font-style:italic">debriefing</span> et retour radio sur sa soirée télé, s'est excusé de s'être un peu planté mais promet des efforts et, aussi, de nous faire plaisir.       <br />
              <br />
       Il lui reste trois années. Pour Arnaud Ducret, il vous reste une bonne vingtaine de soirée. Je ne saurais que vous le conseiller.       <br />
       Faites-vous plaisir !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Arnaud Ducret vous fait plaisir"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7177316-11009361.jpg?v=1416068800" alt="Tel un roi dans la cour des lions, Arnaud Ducret sur scène nous fait rugir de plaisir !" title="Tel un roi dans la cour des lions, Arnaud Ducret sur scène nous fait rugir de plaisir !" />
     </div>
     <div>
      De et avec Arnaud Ducret.       <br />
       Mise en scène : Étienne de Balasy.       <br />
       Complicité artistique : Marco.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 novembre au 31 décembre 2014.</span>       <br />
       Jeudi, vendredi et samedi à 21 h, lundi 22 et 29 à 21 h, mardi 23 et 30 à 21 h, jeudi 25 à 17 h.       <br />
       L'Alhambra, Paris 10e, 01 40 20 40 25.       <br />
       <a class="link" href="http://www.alhambra-paris.com/" target="_blank">&gt;&gt; alhambra-paris.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Tel-un-roi-dans-la-cour-des-lions-Arnaud-Ducret-sur-scene-nous-fait-rugir-de-plaisir-_a1235.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>S Druge Strane… l’humour et la solitude au quotidien</title>
   <updated>2012-12-17T09:22:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/S-Druge-Strane-l-humour-et-la-solitude-au-quotidien_a803.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5027112-7506296.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-12-17T09:10:00+01:00</published>
   <author><name>Safidine Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"S Druge Strane", signifiant en français "de l’autre côté", est une œuvre écrite par deux auteurs croates qui mêle quotidienneté et tragique dans les univers noirs et timorés des personnages. Dans une mise en scène simple avec un décor presque nu, les auteurs réussissent à créer un univers à la fois subtil d’humour et étouffant de solitude.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5027112-7506296.jpg?v=1355732633" alt="S Druge Strane… l’humour et la solitude au quotidien" title="S Druge Strane… l’humour et la solitude au quotidien" />
     </div>
     <div>
      Ils sont quatre, deux hommes et deux femmes, assis sur un canapé un peu &quot;vintage&quot;. Cela démarre comme une discussion banale, très anodine avec quelques propos dits et lancés à tour de rôle par les personnages.        <br />
              <br />
       Le jeu est très naturel, timbré d’aucun artifice. Tout est basé sur les rapports biaisés, bancals entre les personnages. Chacun est comme un miroir déformant de l’autre, miroir qui regarde, qui fixe mais de façon froide et distante.       <br />
              <br />
       Il n’y a aucune homogénéité dans les histoires racontées. D’ailleurs, celles-ci sont bousculées par le narrateur ou par ses protagonistes. Seul un fil rouge, marqué au fer de l’incompréhension et d’une solitude étouffante, relie les histoires de chaque personnage, des histoires de rencontres avortées, de mort, des histoires souvent banales mais si importantes pour celui qui raconte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5027112-7506297.jpg?v=1355732633" alt="S Druge Strane… l’humour et la solitude au quotidien" title="S Druge Strane… l’humour et la solitude au quotidien" />
     </div>
     <div>
      C’est la solitude qui habite les personnages. Une solitude qui abîme, bouscule, ratatine. Les paroles des personnages sont lancées, proférées mais avec peu d’écho et d’attention alentour. Ils sont quatre mais seuls. Toujours seuls.        <br />
              <br />
       La mise en scène joue sur les ruptures de jeu qui apparaissent en pointillé dans les gestes, les déplacements ou les intonations de voix. Les jeux des acteurs s’emboitent les uns aux autres. Ils se coupent, s’entendent sans s’écouter, ils s’évitent, ils gueulent, ils braillent, ils parlent. Bref, ils se comprennent à peine.        <br />
              <br />
       Le comique est très présent. Dans les gestes, les intonations, les situations. Dans les rapports entre les personnages. Dans la mise en scène aussi avec des mises en situation où le canapé tient lieu parfois de champs de bataille. Et puis ce sont aussi des comiques de situation qui donnent un caractère décalé à la pièce. Boire de l’eau équivaut à amener un évier. Manger, c’est un réfrigérateur qui apparaît.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5027112-7506301.jpg?v=1355732634" alt="S Druge Strane… l’humour et la solitude au quotidien" title="S Druge Strane… l’humour et la solitude au quotidien" />
     </div>
     <div>
      On veut casser la télé mais on ne le fait pas. On veut casser cette foutue chaise mais… non ! À quoi bon ? Si cette chaise est là, c’est qu’elle devait y être. Comme tous ces événements sans consistance qui débarquent dans leur vie. Et qu’ils souhaiteraient casser ou effacer mais sur lesquels ils butent. Comme ce café… il veut du café le monsieur ou pas ? Cette question lancinante, récurrente intervient à plusieurs reprises comme pour arrêter une autre histoire racontée ailleurs par un autre. Comme deux flots de paroles qui se percutent sans se rencontrer, comme une écume des mots qui meurt sur le rocher du silence.       <br />
              <br />
       C’est très bien joué, bien mené avec une mise en scène simple, directe et limpide.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"S Druge Strane (De l’autre côté)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5027112-7506304.jpg?v=1355732634" alt="S Druge Strane… l’humour et la solitude au quotidien" title="S Druge Strane… l’humour et la solitude au quotidien" />
     </div>
     <div>
      Texte : Nataša Rajković et Bobo Jelčić.       <br />
       Spectacle en croate surtitré en français.       <br />
       Avec : Nikša Butijer, Jadranka Ðokić, Ksenija Marinkovic, Krešimir Mikić.       <br />
       Création lumières : Jason Organ.       <br />
       Création costumes : Libby Mc Donnell.       <br />
       Surtitrage, traduction du croate en français : Gérard Adam.       <br />
       Adaptation : Delila Dizdarevic-Barthien.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
       Coréalisation La Colline - théâtre national, Festival d’Automne à Paris, dans le cadre de &quot;Croatie, la voici&quot; (Festival croate en France).       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 13 décembre au 20 décembre 2012.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h 30, mardi à 19 h 30 et dimanche à 15 h 30.       <br />
       Théâtre de la Colline, Grand théâtre, Paris 20e, 01 44 62 52 52.       <br />
       <a class="link" href="http://www.colline.fr/" target="_blank">&gt;&gt; colline.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/S-Druge-Strane-l-humour-et-la-solitude-au-quotidien_a803.html" />
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  <entry>
   <title>Le scoop ? Un thriller à tiroirs dans le grand cirque médiatique...</title>
   <updated>2012-09-13T11:07:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-scoop-Un-thriller-a-tiroirs-dans-le-grand-cirque-mediatique_a718.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4718772-7048996.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-09-13T10:41:00+02:00</published>
   <author><name>Gilbert Jouin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Qu'y a-t-il de commun entre un Grand Reporter de légende, une star du JT et un jeune journaliste débutant ? Est-ce l’envie de témoigner ? La recherche du scoop ? Ou seulement l’envie de garder sa place ? C’est bien souvent les trois à la fois, guidés par un seul principe : "Mieux vaut être le premier à se tromper plutôt qu’être le deuxième à dire la vérité"… Dans cette recherche effrénée de l’exclusivité, trois générations de journalistes s’affrontent dans un combat où admirations, jalousies et règlements de compte personnels composent un véritable scénario à rebondissements.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4718772-7048996.jpg?v=1347527000" alt="Le scoop ? Un thriller à tiroirs dans le grand cirque médiatique..." title="Le scoop ? Un thriller à tiroirs dans le grand cirque médiatique..." />
     </div>
     <div>
      Eh bien, je peux dire que, avec &quot;Le Scoop&quot;, ma rentrée théâtrale 2012/2013 démarre sous les meilleurs auspices. En effet, pendant une heure et demie, j’ai été captivé et tenu en haleine par cette pièce remarquablement écrite et tout aussi remarquablement interprétée.       <br />
              <br />
       Déjà, lorsque le nom de Philippe Magnan apparaît au générique d’un spectacle, je suis assuré de découvrir une pièce d’une extrême qualité. J’ai toujours été emballé par chacune de ses prestations. Il n’y avait donc aucune raison pour que cela change. Et, effectivement, une fois encore, ce formidable comédien nous offre une composition de très haute tenue. Il est fait pour ce rôle autant que ce rôle est construit pour lui. Il s’y révèle si naturel, si authentique, qu’on en oublie l’acteur.       <br />
              <br />
       &quot;Le Scoop&quot; est une pièce très complète contenant plusieurs niveaux de lecture, ce qui la rend à la fois dense et riche. C’est d’abord une analyse en profondeur du métier de journaliste et de la façon qu’a chacun de le pratiquer. Ah cette fameuse &quot;déontologie&quot;, mise à toutes les sauces ! Bouclier dérisoire, parapluie hypocrite, valeur totalement abstraite que l’on brandit quand on cherche à se dédouaner ou à se hausser du col… Journaliste moi-même, je me suis senti d’autant plus concerné et intéressé. Des types comme Pierre, comme Dupire et comme Grégory, j’en ai rencontrés. Et encore, je n’ai sévi que dans les sphères de l’audiovisuel, du spectacle et du showbiz. J’imagine que ces archétypes sont bien plus exacerbés dans les milieux de la politique, et chez les grands reporters…       <br />
              <br />
       Ensuite, il y a une grande finesse dans le traitement psychologique des cinq protagonistes de ce thriller, car c’en est un ; et un bon ! Chacun agit et réagit avec sa mentalité propre, et même pas toujours propre. Chacun d’entre eux est guidé par ses objectifs ou tenu par son sens moral. L’âme humaine est, par essence, complexe. Ici, nous avons cinq profils, cinq caractères, cinq comportements complètement différents et parfaitement dessinés. Donc cinq beaux rôles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4718772-7048997.jpg?v=1347527001" alt="Le scoop ? Un thriller à tiroirs dans le grand cirque médiatique..." title="Le scoop ? Un thriller à tiroirs dans le grand cirque médiatique..." />
     </div>
     <div>
      Pierre (Philippe Magnan) campe à merveille un ancien correspondant de guerre qui a bourlingué à travers le monde en y couvrant les principaux conflits de la deuxième moitié du XXe siècle. C'est un vieux lion désabusé et misanthrope, dupe de rien. Il est porteur de lourds secrets qu’il tient à garder précieusement enfouis dans sa mémoire. Il est redoutablement intelligent, se complaît à jouer les bougons. Il semble revenu de tout et, pourtant, ainsi que le lui fait remarquer son épouse, il a toujours en lui cette étincelle qui s’appelle la faculté d’émerveillement ou d’indignation. Pierre est le personnage central de la pièce. Il détient la Vérité que les deux autres hommes croient connaître et qu’ils veulent lui faire dire. Situation qui ouvre à une palpitante partie de poker menteur.       <br />
              <br />
       Claire (Frédérique Tirmont) est l’épouse de Pierre. C’est une ex-photo-reporter de guerre. Elle aussi elle sait beaucoup de choses. Mais elle est une femme. Moins encombrée par son égo que les deux mâles dominants qui se combattent à distance, elle fait preuve d’une grande sagesse et d’une grande tolérance. Elle a un rôle-clé dans cette histoire.       <br />
              <br />
       Le rival de Pierre, Dupire, est tout entier sous l’emprise de sa jalousie. Il est prêt à utiliser tous les moyens pour arriver à ses fins et faire enfin éclater la (sa ?) fameuse vérité. Frédéric Van Den Driessche apporte à ce personnage cynique et sans scrupules son pouvoir de séduction. Il possède le charme et la pugnacité des grands manipulateurs.       <br />
              <br />
       Et puis il y a le petit jeune, Grégory. C’est lui qui mène l’enquête avec autant de fougue que de maladresse. Son comportement vis-à-vis de Pierre, tour-à-tour conciliant et vindicatif nous trouble. Quel jeu joue-t-il ? Quelles sont ses intérêts dans cette histoire ? J’ai été emballé par le jeu simple et naturel et par la formidable présence de Guillaume Durieux. Il est impeccable.       <br />
              <br />
       Quant à Julie (Aurore Soucieux), si son rôle est plus ténu, il a son importance car elle est en quelque sorte notre regard à nous. Découvrant l’évolution de l’intrigue et des comportements en même temps qu’elle, on se pose les mêmes questions. Comme Claire, mais en plus jeune, elle est idéaliste et honnête. Les deux femmes, plus humaines, sont bien moins retorses. Et, quelque part, plus courageuses aussi…       <br />
              <br />
       &quot;Le Scoop&quot; est une remarquable pièce à tiroirs, un puzzle qui se reconstruit peu à peu devant nous. On est véritablement tenu en haleine jusqu’à son dénouement… Tous publics, il ne fait nul doute qu’elle sera un des plus gros succès de cette rentrée. Elle le mérite. Il suffit de voir par quel tonnerre d’applaudissements les saluts sont accueillis à la fin pour en être convaincu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Scoop"</b></div>
     <div>
      Texte et mise en scène : Marc Fayet.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Lila Redouane.       <br />
       Avec Philippe Magnan (Pierre), Frédérique Tirmont (Claire), Frédéric Van Den Driessche (Dupire), Guillaume Durieux (Grégory), Aurore Soudieux (Julie).       <br />
       Décors : Édouard Laug.       <br />
       Costumes : Brigitte Faur-Perdigou.       <br />
       Lumières : Laurent Béal.       <br />
       Musique : Jérôme Destours et Christophe Brunet.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Depuis le 23 août 2012.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h, plus matinée le samedi à 18 h.       <br />
       Théâtre Tristan Bernard, Paris 8e, 01 45 22 08 40.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatretristanbernard.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatretristanbernard.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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