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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-13T11:23:03+02:00</updated>
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   <title>"Plus qu'un jour" avant "La corde"… où comment s'émanciper du joug obsolète de la famille</title>
   <updated>2018-03-20T13:01:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Plus-qu-un-jour-avant-La-corde-ou-comment-s-emanciper-du-joug-obsolete-de-la-famille_a2073.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2018-03-20T09:13:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Traiter de la relation à double sens père-fils dans une forme démonstrative de leurs incompréhensions, de leurs impossibilités à échanger, de leurs incapacités à la transmission, tel est le choix de Jean-Yves Ruf dans la création d'un judicieux diptyque unissant "Plus qu'un jour" de Conrad et "La corde" d'O'Neill. La proposition est intéressante mais aurait gagné à être plus ancrée dans l'actualité de nos virtualités relationnelles numériques où le lien familial s'use à se désacraliser.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20984722-24214143.jpg?v=1521534736" alt=""Plus qu'un jour" avant "La corde"… où comment s'émanciper du joug obsolète de la famille" title=""Plus qu'un jour" avant "La corde"… où comment s'émanciper du joug obsolète de la famille" />
     </div>
     <div>
      Ce diptyque est né de la rencontre entre Jean-Yves Ruf et &quot;Plus qu'un jour&quot;, texte court de Joseph Conrad, expression d'une attente sans résolution, celle d'un fils parti, celle d'un père dans une espérance du retour. La brièveté du conte lui fit adjoindre une pièce de jeunesse d'Eugene O'Neill écrite dix-ans plus tard… Une association jouant d'étonnantes résonances, de misère morale, misère sociale, sécheresse des cœurs.       <br />
              <br />
       Tout d'abord, comme un préambule d'une vie aux rêves enfouis, aux espoirs de jeunesse déjà perdus, aux destins définitivement brisés par une pauvreté tant sociale, qu'intellectuelle, un père, dit le capitaine, marin, attend son fils parti depuis des années en mer, version marchande ; la fille d'à côté, Bessie, douce et bienveillante, fait la lecture sur des airs bibliques à son père aveugle. Pour se changer les idées, se distraire, casser la monotonie, la tristesse de son quotidien, elle visite son voisin le capitaine.       <br />
              <br />
       Celui-ci, plein de remords, fantasme le retour de son fils Harry qui navigue sous d'autres eaux, ailleurs, autrement, après une dispute, pour oublier une filiation autoritaire… Dans son espoir de réconciliation, prenant une folle démesure, il envisage même une union avec la jeune et mélancolique voisine. Et le fils, un jour, finit par revenir, méconnaissable car changé, plus vieux, ayant quitté &quot;l'adolescence&quot;… et l'image que s'en fait le père.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20984722-24214165.jpg?v=1521534765" alt=""Plus qu'un jour" avant "La corde"… où comment s'émanciper du joug obsolète de la famille" title=""Plus qu'un jour" avant "La corde"… où comment s'émanciper du joug obsolète de la famille" />
     </div>
     <div>
      Ce dernier ne le reconnaît pas, évidemment, l'accueille avec le fusil, refuse la (re)prise de contact, ne l'identifie pas, ou n'admet pas que celui-ci est forcément devenu un autre… Lenteur narrative, laisser le temps au temps, le temps d'une impossible reconstruction, des échanges à bâtir. Le père, après avoir enfin reçu ce fils, avoir admis son retour et le changement, voudrait qu'il se marie avec Bessie. Mais peut-on retenir un sauvageon, un rejeton épris de liberté, par une simple union ?       <br />
              <br />
       Version deux, celle d'une ruine, d'une décomposition, d'une désagrégation familiale avec le texte d'Eugene O'Neill… Une déliquescence qui se retrouve sur les murs mêmes du décor en habit de bicoque côtière tout autant que fermière, tourmentés par des vents marins et des mers tumultueuses que distillent des vidéos éloquentes, suintant de tempêtes passées ou à venir.       <br />
              <br />
       Dans &quot;La corde&quot;, celle-ci attend, en compagnie du patriarche (ou l'inverse !), le retour de l'indigne fils voleur. Ainsi guette la pendaison, vengeance pour un déshonneur subi, pour effectuer l'effacement d'un péché commis (nouvelle référence aux récits bibliques)… Histoire d'argent, héritage, fratrie, vols de biens, microcosme familial où l'argent devient la seule valeur réellement transmissible, ou du moins la seule revendiquée par une descendance irrémédiablement rebelle, et devenu insoumise.       <br />
              <br />
       Usant - par le bénéfice d'une traduction joueuse, voire audacieuse, de Françoise Morvan, dans une langue utilisée, sans officialité, en Basse Bretagne (savoureuses transpositions de tournures anglo-irlandaises en phrasés franco-breton) - d'une prose ludique, explicite, inventive, les dialogues illuminent la réapparition du fils scélérat, offrant une vision brute, assez déjantée, d'une famille un rien foutraque et trash. Celui-ci s'unira avec sa sœur et son beau-frère pour envisager la prise d'une cagnotte nouvellement reconstituée par le père.       <br />
              <br />
       Ainsi, tout comme la langue rompt avec une certaine &quot;normalité&quot;, les normes sont encore une fois transgressées par l'envie, le pouvoir hypnotique de la fortune. Mais ici personne n'est gagnant, sauf la petite Marie, enfant du couple, qui découvrant le sac d'argent tombé du bout de la corde de pendaison, enverra, par simple jeu, pour &quot;faire des ricochets sur l'eau&quot;, toutes les piécettes d'or à la mer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20984722-24214176.jpg?v=1521534810" alt=""Plus qu'un jour" avant "La corde"… où comment s'émanciper du joug obsolète de la famille" title=""Plus qu'un jour" avant "La corde"… où comment s'émanciper du joug obsolète de la famille" />
     </div>
     <div>
      Sont posées indéniablement des questions très actuelles sur la famille, sa perte de cohésion, voire sa déliquescence et sur la problématique de la transmission des valeurs morales et patrimoniales… Quel sens donner à l'item &quot;famille&quot; ? Que devient la passation père fils ? Et osons sortir du carcan biblique, judéo-chrétien - même si cela n'est pas présent dans le spectacle - pour interroger celles touchant aux relations mère fille, père fille, etc.       <br />
              <br />
       Jean-Yves Ruf emprunte un chemin semé de quelques-unes de ces pierres angulaires constructives de notre civilisation et il réussit à nous emmener au bout de son exploration, de sa proposition théâtrale, grâce notamment à l'engagement et au talent des comédiens, et à une mise en scène dynamique, bien rythmée et passionnée, où les êtres sont parfois bousculés par les assauts de quelques bourrasques marines.       <br />
              <br />
       Mais si la deuxième partie apporte une énergie dramaturgique indéniable, la réussite ne nous a pas paru complète, légèrement plombée par une première partie trop faible, manquant de caractère, et donc n'ayant pas la capacité à rendre totalement cohérent le choix du diptyque.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Vu le 19 janvier 2018 au Maillon, Théâtre de Strasbourg - Scène européenne (67).</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les fils prodigues"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20984722-24214185.jpg?v=1521534860" alt=""Plus qu'un jour" avant "La corde"… où comment s'émanciper du joug obsolète de la famille" title=""Plus qu'un jour" avant "La corde"… où comment s'émanciper du joug obsolète de la famille" />
     </div>
     <div>
      Diptyque rassemblant :       <br />
       <b>&quot;Plus qu'un jour&quot;</b> de Joseph Conrad et <b>&quot;La corde&quot;</b> d'Eugène O'Neill.       <br />
       Nouvelles traductions : Françoise Morvan.       <br />
       Mise en scène : Jean-Yves Ruf.       <br />
       Avec : Djamel Belghazi, Jérôme Derre, Johanna Hesse, Vincent Mourlon, Fred Ulysse.       <br />
       Création son et vidéo : Jean-Damien Ratel.       <br />
       Création lumière : Christian Dubet.       <br />
       Décors : Laure Pichat.       <br />
       Costumes : Claudia Jenatsch.       <br />
       Par le Chat Borgne Théâtre.       <br />
       Création Comédie de Picardie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Tournée</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20984722-24216473.jpg?v=1521546003" alt=""Plus qu'un jour" avant "La corde"… où comment s'émanciper du joug obsolète de la famille" title=""Plus qu'un jour" avant "La corde"… où comment s'émanciper du joug obsolète de la famille" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">20 et 21 mars 2018 :</span> Théâtre de Sénart - Scène nationale, Sénart (77).       <br />
       <span class="fluo_jaune">4, 5, 6 et 7 avril 2018 :</span> Comédie de Picardie, Amiens (80).       <br />
       <span class="fluo_jaune">17, 18 et 19 avril 2018 :</span> Comédie de l'Est - CDN, Colmar (68).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>"Shock Corridor"… Ou comment il est fou parfois de n'être pas fou</title>
   <updated>2017-01-24T10:00:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Shock-Corridor-Ou-comment-il-est-fou-parfois-de-n-etre-pas-fou_a1734.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/11026925-18278296.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-01-24T09:32:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Avec "Shock Corridor", Mathieu Bauer propose une adaptation théâtrale du film éponyme de Samuel Füller qui révèle l'envers du décor américain et les dessous du glamour. Une american way of life de la violence. Et particulièrement celle de l'institution psychiatrique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11026925-18278296.jpg?v=1485246863" alt=""Shock Corridor"… Ou comment il est fou parfois de n'être pas fou" title=""Shock Corridor"… Ou comment il est fou parfois de n'être pas fou" />
     </div>
     <div>
      Par les moyens du théâtre, le spectateur est invité à suivre les pistes du film dans une forme de labyrinthe scénographique et dramaturgique dont les jeunes comédiens sortis de l'école de Strasbourg (TNS) s'emparent avec un plaisir manifeste. L'adaptation théâtrale, disons le tout net, est une réussite.       <br />
              <br />
       Il y a tout d'abord la trame du récit filmique : celle d'un journaliste enquêtant sur un crime commis dans un hôpital psychiatrique en se faisant passer pour malade. Au risque de la perte de raison et de la perte de la preuve.       <br />
              <br />
       Il y a aussi le fil biographique de l'auteur reporter de guerre et réalisateur au cigare qui s'insère sans heurts par le biais d'une entrevue-témoignage.       <br />
              <br />
       Il y a enfin la montée à la surface des seconds rôles du cinéma qui ont trouvé dans &quot;Shock Corridor&quot; le court rôle de pleine lumière dont rêvent toute une vie ceux qui font carrière en bordure des projecteurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11026925-18278379.jpg?v=1485247213" alt=""Shock Corridor"… Ou comment il est fou parfois de n'être pas fou" title=""Shock Corridor"… Ou comment il est fou parfois de n'être pas fou" />
     </div>
     <div>
      Ces itinéraires, ces bribes de vie s'entremêlent et se nouent et se cristallisent dans des instants musicaux, un éclat de jeu individuel ou un mouvement d'ensemble.       <br />
              <br />
       Dans cette convention d'un théâtre construit déconstruit, le spectateur est sollicité de tous côtés. Le spectacle a la texture dense, variée, virtuose. Sans rupture de rythme, il est digne d'une comédie musicale ou d'un thriller.       <br />
              <br />
       Et dans le parcours mental, dans le dédale suggéré, le même spectateur éprouve le plaisir assez anglo-saxon de l'enquête et de la découverte de différents indices. Il repère comment d'une manière sournoise ou brutale une société façonne ses bordures et ses marges, pose la frontière entre le fou et le sain d'esprit. Comment le théâtre peut jouer avec les ambiguïtés. Comment il est fou parfois de n'être pas fou.       <br />
              <br />
       Mathieu Bauer, avec ses jeunes comédiens, propose le franchissement du miroir. Le spectateur applaudit.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Shock Corridor"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11026925-18278427.jpg?v=1485247448" alt=""Shock Corridor"… Ou comment il est fou parfois de n'être pas fou" title=""Shock Corridor"… Ou comment il est fou parfois de n'être pas fou" />
     </div>
     <div>
      Adaptation, mise en scène et scénographie : Mathieu Bauer.       <br />
       Collaboration artistique et composition : Sylvain Cartigny.       <br />
       Avec : Youssouf Abi-Ayad, Éléonore Auzou-Connes, Clément Barthelet, Romain Darrieu, Rémi Fortin, Johanna Hess, Emma Liégeois, Thalia Otmanetelba, Romain Pageard, Maud Pougeoise, Blanche Ripoche, Adrien Serre.       <br />
       Dramaturgie : Thomas Pondevie.       <br />
       Son : Auréliane Pazzaglia.       <br />
       Lumière : Stan-Bruno Valette, Marie Bonnemaison.       <br />
       Costumes : Léa Perron.       <br />
       Plateau et accessoires : Laurence Magnée.       <br />
       Décor réalisé par les ateliers du TNS.       <br />
       Durée : 1 h 45.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11026925-18278624.jpg?v=1485248012" alt=""Shock Corridor"… Ou comment il est fou parfois de n'être pas fou" title=""Shock Corridor"… Ou comment il est fou parfois de n'être pas fou" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 10 janvier au 4 février 2017.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h. Samedi 21 à 15 h, dimanche 29 à 17 h. 1er, 2 et 3 février à 21  h.       <br />
       Relâche : 15, 22, 23 et 30 janvier.       <br />
       Nouveau Théâtre de Montreuil, salle Maria Casarès, Montreuil (93), 01 48 70 48 90.       <br />
       <a class="link" href="http://www.nouveau-theatre-montreuil.com/" target="_blank">&gt;&gt; nouveau-theatre-montreuil.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Tristan und Isolde", bourgeois de Cornouailles ?</title>
   <updated>2015-03-23T12:38:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Tristan-und-Isolde--bourgeois-de-Cornouailles_a1312.html</id>
   <category term="Lyrique" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7599784-11736351.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-03-23T11:15:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jusqu'au 2 avril 2015 l'Opéra national du Rhin propose une nouvelle production de "Tristan und Isolde" de Richard Wagner, l'opéra de tous les superlatifs. Une distribution vocale de grande qualité emporte l'adhésion malgré les choix esthétiques plus que problématiques du metteur en scène Antony McDonald et du chef Axel Kober.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7599784-11736351.jpg?v=1427105980" alt=""Tristan und Isolde", bourgeois de Cornouailles ?" title=""Tristan und Isolde", bourgeois de Cornouailles ?" />
     </div>
     <div>
      &quot;Tristan und Isolde&quot;, l'opéra créé à Munich en 1865 (mais terminé depuis 1859), fait l'objet d'un culte bien connu et, bonheur insigne, pas moins de trois maisons françaises le programment cette saison. Après le Théâtre du Capitole à Toulouse en janvier et avant l'Opéra de Bordeaux la semaine prochaine, c'est l'Opéra national du Rhin qui attire tous les adeptes de cette secte très spéciale - celle des adorateurs de la Nuit, exaltée par ce &quot;drame musical&quot; en trois actes.       <br />
              <br />
       Poème d'amour et de mort d'une richesse symphonique inouïe, vrai philtre sonore aux propriétés stupéfiantes (distillé par la mélodie continue et entre autres par le tissage des leitmotive du Désir, de la Mort, du Philtre - le fameux &quot;grundthema&quot; wagnérien) : on s'y rend comme à la messe - mieux comme dans une fumerie d'opium.       <br />
              <br />
       Plus long duo d'amour de l'histoire de l'opéra, sans action ou presque, le chanter, le diriger et le mettre en scène se révèlent une dangereuse épreuve où beaucoup n'osent se risquer. Nous saluerons donc la vaillance des impétrants qui affrontent cette redoutable gageure.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7599784-11736502.jpg?v=1427107421" alt=""Tristan und Isolde", bourgeois de Cornouailles ?" title=""Tristan und Isolde", bourgeois de Cornouailles ?" />
     </div>
     <div>
      À commencer par ce qui a déplu dans cette nouvelle production, signalons le parti pris du directeur musical Axel Kober dont les tempi exagérément alanguis ôtent presque toute tension dramatique et vénéneuse à cette sublime partition et nous retiennent plus de quatre heures - sans compter les entractes (à comparer avec la célèbre version de référence de 1966 avec Karl Böhm à la baguette qui courait la poste en trois heures quarante !). Oublions le flou qui brouille parfois l'homogénéité des différents plans sonores et des pupitres inégaux. Même le célèbre accord final en si majeur, accord parfait toujours retardé toujours désiré, se noie ultimement. Ô déception.       <br />
              <br />
       La mise en scène d'Anthony McDonald (décorateur et costumier aussi) déçoit également. Un affreux paquebot décati au premier acte, une chambre bourgeoise défraîchie au second, une chambre de sanatorium hideuse au troisième - sans parler des lumières affreuses -, tout rappelle les pires heures du Regie Theater (une sorte de sous Marthaler), tout contribue à faire de la Princesse irlandaise, du Preux Tristan et du Roi Marke des personnages bourgeois, triviaux, sans charisme. Affirmant s'être inspiré d'un film de Neil Jordan (&quot;La Fin d'une liaison&quot; d'après Graham Greene) et d'Ibsen, McDonald rate son &quot;Tristan&quot; en voulant le &quot;rendre accessible&quot; et le désacraliser (oublions aussi cette bataille grotesque de choux entre marins à l'acte I…).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7599784-11736666.jpg?v=1427108774" alt=""Tristan und Isolde", bourgeois de Cornouailles ?" title=""Tristan und Isolde", bourgeois de Cornouailles ?" />
     </div>
     <div>
      Reste une distribution vocale de grande qualité. La soprano allemande Melanie Diener dotée d'une vraie belle voix (aux sonorités puissantes dans le registre central mais avec des aigus parfois peu assurés) est une Isolde convaincante. Le ténor Ian Storey ne parvient qu'à la fin de l'acte I à habiter en heldentenor son personnage - une fois le philtre bu ! - mais ensuite son jeu et son chant nous touchent infiniment : modelé de la phrase, expression, plasticité, morbidezza, il est Tristan. Outre le Roi Marke d'Attila Jun impressionnant, le coup de foudre de la soirée est réservé au baryton-basse Raimund Nolte - de retour à l'Opéra du Rhin comme Melanie Diener. Un magnifique et robuste chanteur au timbre clair qui donne âme et noblesse au fidèle Kurwenal. Remercions-les : ils nous ont emmenés bien loin aux confins de la Nuit.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 18 mars au 2 avril 2015.</span>       <br />
       Mercredi 18 mars, samedi 21 mars, mardi 24 mars, lundi 30 mars et jeudi 2 avril à 18 h 30.       <br />
       Opéra national du Rhin, 0 825 84 14 84.       <br />
       19, Place du Petit Broglie, Strasbourg (67).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7599784-11736966.jpg?v=1427110115" alt=""Tristan und Isolde", bourgeois de Cornouailles ?" title=""Tristan und Isolde", bourgeois de Cornouailles ?" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.operanationaldurhin.eu" target="_blank">&gt;&gt; operanationaldurhin.eu</a>        <br />
              <br />
       <b>Production reprise à La Filature de Mulhouse :</b>       <br />
       Vendredi 17 avril 2015 à 18 h 30.       <br />
       Dimanche 19 avril 2015 à 15 h.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Tristan und Isolde&quot; (1865).</b>       <br />
       Musique et livret : Richard Wagner.       <br />
       En allemand surtitré français.       <br />
       Durée : 5 h (avec entractes).       <br />
              <br />
       Axel Kober, direction musicale.       <br />
       Antony McDonald, mise en scène, décors et costumes.       <br />
       Mimi Jordan Sherin, lumières.       <br />
       Helen Cooper, dramaturgie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7599784-11737072.jpg?v=1427110387" alt=""Tristan und Isolde", bourgeois de Cornouailles ?" title=""Tristan und Isolde", bourgeois de Cornouailles ?" />
     </div>
     <div>
      Ian Storey, Tristan.       <br />
       Melanie Diener, Isolde.       <br />
       Attila Jun, Le Roi Marke.       <br />
       Raimund Nolte, Kurwenal.       <br />
       Michelle Breedt, Brangäne.       <br />
       Gijs van der Linden, Melot.       <br />
       Sunggo Lee, Un Berger, Un Marin.       <br />
       Fabien gaschy, Un Timonier.       <br />
              <br />
       Chœurs de l'Opéra national du Rhin.       <br />
       Sandrine Abello, direction.       <br />
       Orchestre philharmonique de Strasbourg.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Tristan-und-Isolde--bourgeois-de-Cornouailles_a1312.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Création française de "Der Ferne Klang" à l’Opéra national du Rhin : un son résolument européen</title>
   <updated>2016-02-16T12:20:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Creation-francaise-de-Der-Ferne-Klang-a-l-Opera-national-du-Rhin-un-son-resolument-europeen_a757.html</id>
   <category term="Lyrique" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4828524-7218356.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-10-19T10:50:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pour l’ouverture de sa saison d’opéra, l’excellente maison strasbourgeoise dirigée par Marc Clémeur, propose "Der Ferne Klang" ("Le Son lointain") du compositeur austro-hongrois Franz Schreker, commémorant ainsi le centenaire de sa création à Francfort en 1912. Cette nouvelle production est l’occasion de faire connaître le compositeur le plus célèbre de son temps - avec Richard Strauss - de la République de Weimar.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4828524-7218356.jpg?v=1350638818" alt="Création française de "Der Ferne Klang" à l’Opéra national du Rhin : un son résolument européen" title="Création française de "Der Ferne Klang" à l’Opéra national du Rhin : un son résolument européen" />
     </div>
     <div>
      Pour fêter ses quarante ans d’existence, l’Opéra national du Rhin n’aurait pu choisir meilleur symbole du cosmopolitisme culturel européen. Né à Monte-Carlo en 1878 d’un père hongrois et d’une aristocrate viennoise, Franz Schreker a vécu dans toutes les capitales européennes. D’abord nommé directeur du Conservatoire de Vienne, il fera, de la Musikhochschule de Berlin dès 1920, un des centres névralgiques de la vie musicale européenne. Décrété &quot;artiste dégénéré&quot; par les nazis - ce qui est un honneur rétrospectivement - il meurt prématurément en 1934 dans un oubli total.        <br />
              <br />
       Son œuvre magnifique, évoquant la Mittel Europa des Sigmund Freud, Arthur Schnitzler et autre Hugo von Hoffmannsthal - dont ce &quot;Der Ferne Klang&quot; (un de ses dix opéras) -, est rejouée en Allemagne, en particulier au Festival de Salzbourg. Mais la France traînait les pieds. Cette injustice est réparée grâce à cette nouvelle production du metteur en scène Stéphane Braunschweig, qui a imposé son talent dans maintes maisons d’opéra pour ce répertoire. Ce sera aussi l’opportunité d’écouter le nouveau directeur musical de l’Orchestre philharmonique de Strasbourg, le chef slovène Marko Letonja, familier des lieux - pour des opéras de Wagner dont on se souvient.        <br />
              <br />
       Auteur d’un livret frappé au coin d’un naturalisme proche de celui du dramaturge Franz Wedekind (l’héroïne Grete de &quot;Der Ferne Klang&quot; est une lointaine sœur de Lulu), la musique de Franz Schreker est au contraire subtilement tonale, riche en nuances chromatiques, très straussienne pour tout dire. Un vrai plaisir des oreilles pour une histoire tragique centrée sur la condition du créateur moderne, prisonnier de ses mauvais choix existentiels et artistiques dans une société corrompue. Ce &quot;son lointain&quot; est la métaphore de la quête du compositeur Fritz, qui paiera de ne l’avoir pas reconnu, au plus près. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4828524-7218360.jpg?v=1350638818" alt="Création française de "Der Ferne Klang" à l’Opéra national du Rhin : un son résolument européen" title="Création française de "Der Ferne Klang" à l’Opéra national du Rhin : un son résolument européen" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Première le 19 octobre 2012 à 20 h.       <br />
       21 octobre à 15 h, 27 octobre 20 h, 30 octobre 20 h.</span>       <br />
       &quot;Der Ferne Klang&quot; (&quot;Le Son lointain&quot;)       <br />
       Opéra en trois actes de Franz Schreker (1878 – 1934).       <br />
       Livret du compositeur.        <br />
       Opéra national du Rhin, Strasbourg (67), 0825 84 14 84.       <br />
       <a class="link" href="http://www.operanationaldurhin.eu" target="_blank">&gt;&gt; operanationaldurhin.eu</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Le 9 novembre 2012 à 20h et 11 novembre 15 h.</span>       <br />
       La Filature, Grande salle, Mulhouse (68), 03 89 36 28 28.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lafilature.org/" target="_blank">&gt;&gt; lafilature.org</a>       <br />
              <br />
       Scénographie et mise en scène : Stéphane Braunschweig.       <br />
       Collaboration à la scénographie : Alexandre de Dardel.       <br />
       Lumières : Marion Hewlett.       <br />
       Costumes : Thibault Vancraenenbroeck.       <br />
              <br />
       <b>Distribution :</b>       <br />
       Helena Juntunen, soprano : Grete Graumann.       <br />
       Will Hartmann, ténor : Fritz.       <br />
       Stanislas de Barbeyrac, ténor : Le chevalier, Un individu suspect.       <br />
       Martin Snell, basse : Graumann, 2e choriste.       <br />
       Teresa Erbe, mezzo-soprano : Mme Graumann, La serveuse.       <br />
       Stephen Owen, baryton-basse : Dr Vigelius, Le baron.        <br />
              <br />
       Chœurs de l’Orchestre national du Rhin.       <br />
       Michel Capperon, chef de chœur.       <br />
       Orchestre philharmonique de Strasbourg.       <br />
       Marko Letonja, direction.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Creation-francaise-de-Der-Ferne-Klang-a-l-Opera-national-du-Rhin-un-son-resolument-europeen_a757.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>10/05 au 21/06/2011, Festival de Caves, entre Strasbourg et Lyon</title>
   <updated>2011-05-08T09:05:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/10-05-au-21-06-2011-Festival-de-Caves-entre-Strasbourg-et-Lyon_a93.html</id>
   <category term="Festivals" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/2953887-4186204.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-05-07T23:53:00+02:00</published>
   <author><name>Annonce</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Original... Utiliser la cave comme unique unité de lieu ! Caves de particuliers ou caves d'institutions, faire que ces lieux souterrains deviennent, le temps d'un spectacle, un espace magique où le rêve a sa place... Voici le pari tenu depuis cinq ans par le Festival de Caves créé par la Compagnie Mala Noche (dirigée par Guillaume Dujardin).     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/2953887-4186204.jpg?v=1304805697" alt="10/05 au 21/06/2011, Festival de Caves, entre Strasbourg et Lyon" title="10/05 au 21/06/2011, Festival de Caves, entre Strasbourg et Lyon" />
     </div>
     <div>
      À l'origine, en 2005, une création atypique de la Cie, en collaboration avec le Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon : monter &quot;Le Journal de Klemperer&quot; dans une cave bisontine afin de rappeler  les conditions de survie et la nécessité de se cacher pour un intellectuel comme Klemperer sous le régime fasciste. Le public répond présent et le spectacle est un véritable succès. La réussite de cette expérience donne alors l'idée à la Compagnie Mala Noche de démultiplier les lieux et les spectacles, le tout dans une période limitée. Le Festival de Caves était né. La première année, ce fut les caves bisontines, remplies d'histoire, qui furent investies. L'année suivante, le festival sortit des murs de Besançon pour aller dans les communes voisines, puis dans toute la Franche-Comté pour arriver aujourd'hui, grâce à la participation de communes extérieures au département à la réalisation d'un axe &quot;Rhin Rhône&quot;. C'est donc plus de vingt villes, de Strasbourg à Lyon en passant par Pouilley-les-Vignes, Montbéliard, Nancray, Winstein, Avanne, Montbozon, Schiltigheim, etc., qui vont accueillir 16 spectacles joués par 22 comédiens professionnels.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Notre Festival grandit. À chaque édition, il grandit, il évolue. Cette année, nous allons visiter 23 communes avec 15 spectacles pour plus de 70 représentations. Des spectacles seront créés, repris, invités.       <br />
              <br />
       La difficulté pour nous est bien de garder &quot;l’esprit&quot; du Festival. Nous ne &quot;programmons&quot; pas. Nous n’allons pas voir les spectacles avant qu’ils viennent. Nous faisons confiance. À des comédiens, des metteurs en scène, à nous également. Nous proposons d’essayer de faire des spectacles dans ces petits lieux souterrains que sont les caves. Souvent nous sommes heureux de la rencontre qui agit entre les comédiens, les spectateurs et la cave. Quelques fois nous sommes déçus. Telle cave était mal choisie, telle idée n’était pas la bonne. Car la seule chose importante est d’essayer, de prendre des risques. De faire en sorte que ce Festival évolue toujours, qu’il ne s’enferme pas dans des habitudes confortables, que nous soyons souvent à la limite du &quot;pas faisable&quot;, qu’il nous impose une vigilance. Que ce Festival nous oblige à rester vivant.       <br />
              <br />
       Car la gageure du Festival est que face à cette unité de lieu qu’est la cave, nous répondions par la multiplicité des propositions artistiques et esthétiques. Que nous repoussions à chaque fois les murs et les limites de la cave. L’artistique doit être plus important que le culturel. Que nous résistions à notre propre tentation de l’institutionnalisation. Que nous continuions à rêver sans anticiper ce que veut voir le public. Que nous continuions à penser que cette unicité du public n’existe pas mais que la multiplicité des spectateurs, si. Que nous n’ayons pas peur des textes complexes. Que ces caves puissent rester l’endroit où l’on peut continuer à rêver sans contrainte. Que ces caves restent finalement des lieux secrets et dangereux et que le Festival que nous y faisons soit toujours un lieu à part. Que notre petit festival ne devienne pas finalement trop grand.</span> Guillaume Dujardin
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Programme</b></div>
     <div>
      <b>Des créations...</b>       <br />
              <br />
       <b>&gt;&gt; Pas de panique, Daddy Musiques &amp; bruits</b>       <br />
       Une proposition musicale de et par Léopoldine Hummel.       <br />
       Léopoldine met en musique les auteurs du Festival, et les autres, qu’elle aime.       <br />
       Les 10 mai et 21 juin à Besançon,       <br />
       Le 20 mai à Vaire-le-petit,       <br />
       Le 22 mai à Pouilley-les-vignes,       <br />
       Le 29 mai à Deluz.       <br />
              <br />
       <b>&gt;&gt; Le salut de Narcisse</b>       <br />
       D’après Ovide, Gide, Rousseau, Dante... Mise en scène de Raphaël Patout.       <br />
       Avec Pierre-François Doireau et Léopoldine Hummel.       <br />
       Et si Narcisse parvenait à basculer de l’autre côté du miroir, ne trouverait-il pas une forme de Salut, et n’y deviendrait il pas souverain comme Alice ?       <br />
       Les 25, 27 et 28 mai à Strasbourg,       <br />
       Le 26 mai à Colmar,       <br />
       Les 31 mai, 1er, 2 et 20 juin à Besançon,       <br />
       Le 3 juin à Bavans,       <br />
       Le 4 juin à Wangen,       <br />
       Le 5 juin à Winstein,       <br />
       Le 6 juin à Karlsruhe,       <br />
       Le 7 juin à Mulhouse (14h),       <br />
       Les 8 (14h), 9 (14h et 20h) et 10 juin à Pouilley-les-Vignes,       <br />
       Le 11 juin à Montbozon,       <br />
       Le 12 juin à Crouzet-Migette,       <br />
       Les 14, 15 et 16 juin à Lyon,       <br />
       Le 18 juin à Avanne,       <br />
       Le 17 juin à Baume-les-Dames.       <br />
              <br />
       <b>&gt;&gt; Clara, Modèle</b>       <br />
       D’après José Carlos Somoza.        <br />
       Mise en scène de Guillaume Dujardin.       <br />
       Avec Pearl Manifold.       <br />
       Clara voulait devenir un chef d’œuvre. Elle voulait être peinte par un génie. Elle voulait devenir immortelle.       <br />
       Les 6, 7, 8 et 20 juin à Besançon.       <br />
              <br />
        <b>Des Reprises...</b>       <br />
              <br />
       <b>&gt;&gt; La douzième bataille d’Isonzo</b>       <br />
       De Howard Barker.        <br />
       Mise en scène de Guillaume Dujardin.       <br />
       Avec Pearl Manifold et Christian Pageault.       <br />
       Devant nous, la nuit de noce, la douzième bataille d’Isonzo, une guerre donc. Une guerre du désir. Qui gagnera cette douzième et peut-être dernière bataille ?       <br />
       Les 12 et 13 à Besançon,       <br />
       Les 9 et 10 juin à Lons-le-Saunier,       <br />
       Le 13 juin à Lyon.       <br />
              <br />
       <b>&gt;&gt; Le cabaret des criminelles</b>       <br />
       Une proposition de et avec Pearl Manifold, Pierre-François Doireau, Maud Le Grevellec.       <br />
       En partant de la fascination qu’exerce sur nous les grandes criminelles, leur monstruosité, leur folie, leur fantasme, nous voulons inventer un spectacle sous forme d’enquête avec la volonté d’y introduire la légèreté du cabaret.       <br />
       Les 20 et 21 mai à Besançon,       <br />
       Le 22 mai à Courchaton.       <br />
              <br />
       <b>&gt;&gt; Andy et moi</b>       <br />
       D’après &quot;Ma philosophie de A à B&quot; d’Andy Warhol.       <br />
       Adaptation et mise en scène de Josée Drevon.       <br />
       Avec Étienne Fague.       <br />
       La philosophie d’Andy Warhol n’est ni exemplaire ni destructrice. Elle est déroutante, dans le sens de quitter le chemin balisé, pour s’ébrouer les neurones un moment.       <br />
       Les 26, 27 et 28 mai à Besançon.       <br />
              <br />
       <b>&gt;&gt; Croisement</b>       <br />
       Écrit et mis en scène par Josée Drevon.       <br />
       Avec Pearl Manifold.       <br />
       Chacun à peur aujourd'hui et croit qu'il va s'en sortir tout seul quand il ne pense pas qu'il ne va pas s'en sortir du tout.       <br />
       Les 15 et 16 juin à Lons-le-Saunier,       <br />
       Le 17 juin à Besançon.       <br />
              <br />
       <b>Des spectacles invités...</b>       <br />
              <br />
       <b>&gt;&gt; La douzième bataille d’Isonzo</b>       <br />
       De Howard Barker        <br />
       Mise en scène de et avec Alain Cesco-Resia et Camille Carraz.       <br />
       Le 14 mai à Besancon (suivi d'un débat).       <br />
              <br />
       <b>&gt;&gt; L’hypothèse du vin</b>       <br />
       Écrit et mis en scène par Christian Pageault, Pierre-François Doireau et Léopoldine Hummel.       <br />
       Le 11 mai à Besançon,       <br />
       Le 8 juin à Lons-le-Saunier.       <br />
              <br />
       <b>&gt;&gt; Un cœur sous une soutane</b>       <br />
       D’après Arthur Rimbaud.       <br />
       Une proposition de Nicolas Dufour.       <br />
       Aidé de Ghislain Montiel et Marie-Hélène Basset.       <br />
       Un texte de jeunesse d’Arthur Rimbaud qui raconte la vie farfelue d’un jeune séminariste découvrant à son corps défendant les effluves de l’amour.       <br />
       Le 20 mai à Saône,       <br />
       Le 27 mai à Bavans,       <br />
       Le 28 mai à Nancray,       <br />
       Les 3 et 4 juin à Besançon,       <br />
       Le 5 juin à Nans-sous-Sainte-Anne.       <br />
              <br />
       <b>&gt;&gt; Pourquoi y a t-il…?</b>       <br />
       Une proposition de Claude Alexis.       <br />
       Ce qu’on sait d’elle ? Femme de ménage qui devient actrice, actrice qui balaye un théâtre à l’abandon, là non plus, il n’est pas nécessaire de connaître la réponse...       <br />
       Les 17, 18 et 19 mai à Besançon.       <br />
              <br />
       <b>&gt;&gt; Harlem Nocturne</b>       <br />
       D'après Georges Tabori.       <br />
       Mise en scène d’Agathe Alexis.       <br />
       C’est l’histoire, tragiquement banale, d’une femme banale, qui s’assure une bonne conscience en sacrifiant sur l’autel de la sainte terreur démagogique ce qui lui coûte le moins : son chien Paulo.       <br />
       Les 23, 24 et 25 mai à Besançon.       <br />
              <br />
       <b>&gt;&gt; Le dernier des Dériveurs</b>       <br />
       À travers l’œuvre complète de Guy Debord.       <br />
       Un projet de Jean-Michel Potiron.       <br />
       Enragé et sans merci, le dernier des dériveurs nous entraîne dans l'univers situationniste de Guy Debord. Une initiation percutante à la philosophie contemporaine et à la compréhension de notre société de consommation.       <br />
       Les 9, 10 et 11 juin à Besançon.       <br />
              <br />
       <b>&gt;&gt; Novecento : pianiste</b>       <br />
       D’après Alessandro Baricco.       <br />
       Une proposition de Luc Schillinger.       <br />
       Fuir. Quitter l’Europe et l’absence d’avenir. Notre continent a connu un exode massif au 19e siècle. Vers les deux Amériques, Nord et Sud. Novecento le pianiste descendra les écouter chanter leur patrie perdue et puis jouera tout près d’eux certaines nuits de la traversée, pendant que dorment, là-haut en première classe, les Rupins crevés de leur bal &quot;chic&quot;.       <br />
       Le 14 juin à Morteau,       <br />
       Les 15 et 16 juin à Besançon.       <br />
              <br />
       <b>&gt;&gt; Blanc</b>       <br />
       Trois courtes pièces de Tennessee Williams.       <br />
       Mise en scène de Rémi Barché.       <br />
       Ce qui est surprenant chez Willie c’est l’écart qu’il y a entre ce qu’elle représente, une toute jeune fille, mal habillée, sale… et ce qu’elle croit être ; dans sa tête, elle est une grande dame.       <br />
       Les 17, 18 et 19 juin à Besançon.       <br />
              <br />
       <b>Une carte blanche aux élèves de la Classe d’Art Dramatique du Conservatoire du Grand Besançon.</b>       <br />
       À l'initiative de Guillaume Dujardin et de la Compagnie Mala Noche, les étudiants de la classe d'art dramatique du CRR du Grand Besançon sont invités pour une Carte Blanche dans le cadre du Festival des Caves.       <br />
       Les 13 et 14 juin à Besançon.       <br />
              <br />
       Renseignements et réservations : 03 81 83 25 04.       <br />
       <a class="link" href="http://www.compagniemalanoche.fr" target="_blank">www.compagniemalanoche.fr</a>
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