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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-28T10:52:46+02:00</updated>
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   <title>•Off 2026• "Encore une Marilyn, mais cette fois-ci la vraie !" Marilyn Monroe racontée en robes et en chansons, avec humour et tendresse, par la pétillante Alice d'Arceaux</title>
   <updated>2026-08-24T19:53:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Encore-une-Marilyn-mais-cette-fois-ci-la-vraie--Marilyn-Monroe-racontee-en-robes-et-en-chansons-avec-humour_a4645.html</id>
   <category term="Avignon 2026" />
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   <published>2026-08-24T19:16:00+02:00</published>
   <author><name>Isabelle Fauvel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Alors que tout récemment encore, pour le centenaire de la naissance de Marilyn Monroe (1926-1962), la Cinémathèque française célébrait la star à travers une exposition et une rétrospective exhaustive, voici que Sophie Forte et Alice d'Arceaux (la première répondant à un souhait de la seconde) ont décidé de raconter et de faire revivre Marilyn sur scène. Un pari aussi risqué que réussi. Un spectacle beau, drôle et poignant !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97797522-68074054.jpg?v=1787592641" alt="•Off 2026• "Encore une Marilyn, mais cette fois-ci la vraie !" Marilyn Monroe racontée en robes et en chansons, avec humour et tendresse, par la pétillante Alice d'Arceaux" title="•Off 2026• "Encore une Marilyn, mais cette fois-ci la vraie !" Marilyn Monroe racontée en robes et en chansons, avec humour et tendresse, par la pétillante Alice d'Arceaux" />
     </div>
     <div>
      Alice d'Arceaux interprétant Marilyn Monroe ? Vous voulez rire ? Cette gracile brunette vue la saison passée au Théâtre Poche-Montparnasse dans &quot;Les Petites Misères de la vie conjugale&quot; d'après Balzac et &quot;Le Mystère de la charité de Jeanne d'Arc&quot; de Charles Péguy ? Très talentueuse et très jolie certes, plus que crédible en épouse bourgeoise du XIXᵉ siècle ou en amie d'enfance de la jeune Jeannette, mais à des années-lumière physiquement de l'interprète de &quot;Certains l'aiment chaud&quot;… Et pourtant…       <br />
              <br />
       Alice d'Arceaux rêvait de jouer Marilyn Monroe. Son amie Sophie Forte, en bonne fée, a décidé d'exaucer son souhait. L'autrice-metteuse-en-scène-chanteuse-comédienne s'est alors plongée, avec la complicité de l'intéressée, dans la vie extraordinaire et tragique de Norma Jeane Baker pour lui concocter, avec l'esprit et l'humour que nous lui connaissons, une partition de choix.  Il en ressort une sorte de conte musical où, à travers tenues iconiques et chansons emblématiques, défilent les différentes étapes de la vie de la star. Un récit très documenté, livré avec légèreté et dérision, et non sans émotion, dans lequel Alice d'Arceaux chante et danse comme la vraie Marilyn.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97797522-68074100.jpg?v=1787592669" alt="•Off 2026• "Encore une Marilyn, mais cette fois-ci la vraie !" Marilyn Monroe racontée en robes et en chansons, avec humour et tendresse, par la pétillante Alice d'Arceaux" title="•Off 2026• "Encore une Marilyn, mais cette fois-ci la vraie !" Marilyn Monroe racontée en robes et en chansons, avec humour et tendresse, par la pétillante Alice d'Arceaux" />
     </div>
     <div>
      Car, découvrons-nous avec joie, la comédienne s'avère également une excellente chanteuse et danseuse, formée dès son plus jeune âge à la danse classique et contemporaine auprès de Solange Cheloudiakoff, puis auprès du maître de ballet Edward Arckless. Nous l'imaginons aisément, enfant, rêver devant les films de Marilyn Monroe et l'imiter, tant elle connaît son idole sur le bout des doigts. Le comédien-musicien Guillaume Nocture l'accompagne à la guitare et interprète, par ailleurs, tous les autres personnages de l'histoire.       <br />
              <br />
       Sur scène, pas de décor, mais deux portants avec quantité de costumes, une malle en osier entre les deux (où les tenues viendront progressivement s'échouer, une fois portées). À jardin, une guitare et un siège contre lequel repose un cadre vide (accessoire qui servira, de temps à autre, aux deux comédiens pour jouer leurs scènes). Le musicien s'installe et entame &quot;Diamonds Are a Girl's Best Friend&quot;, chanson mythique du film &quot;Les hommes préfèrent les blondes&quot;. Paraît alors &quot;Marilyn&quot;, perruque blonde, sexy en diable dans la célèbre robe rose du film d'Howard Hawks, nous rejouant son fameux numéro musical.       <br />
              <br />
       Puis, dans une adresse directe au public, et un franglais plein d'autodérision (ne perdons pas de vue que derrière Marilyn se trouve Alice ; une mise en abyme des plus pertinentes, évitant l'écueil de la prétention et de la fatuité), la comédienne entreprend de nous raconter comment la petite Norma Jeane est devenue la grande Marilyn. Retour à la case départ, donc, et la comédienne réapparaît, brune, cheveux longs, dans une simple robe noire, bégayante, pour raconter les débuts de sa tragique existence.        <br />
              <br />
       Celle-ci ayant de quoi faire pleurer dans les chaumières, elle a décidé &quot;de nous la faire courte&quot;, ou plutôt sur un rythme soutenu : des antécédents familiaux catastrophiques, onze familles d'accueil, une agression sexuelle à neuf ans, un mariage sans amour à seize… le ton est léger et factuel, le récit louvoie entre le tragique et le comique, et les saynètes s'enchaînent dans ce bel esprit de distanciation instaurée depuis le départ, évitant tout pathos ridicule.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97797522-68074102.jpg?v=1787592698" alt="•Off 2026• "Encore une Marilyn, mais cette fois-ci la vraie !" Marilyn Monroe racontée en robes et en chansons, avec humour et tendresse, par la pétillante Alice d'Arceaux" title="•Off 2026• "Encore une Marilyn, mais cette fois-ci la vraie !" Marilyn Monroe racontée en robes et en chansons, avec humour et tendresse, par la pétillante Alice d'Arceaux" />
     </div>
     <div>
      Le récit se poursuit avec l'arrivée de la Seconde Guerre mondiale, la participation de Norma Jeane à l'effort de guerre et ses débuts de mannequin après avoir été remarquée par un photographe alors qu'elle pliait des parachutes dans une usine, puis ses rêves d'actrice, ses premiers pas à Hollywood, sa transformation en Marilyn (teinture en blonde comme son idole Jean Harlow, opérations du nez, du menton et des dents, son travail acharné pour devenir une bonne actrice…).       <br />
              <br />
       Prenant toujours le public à partie, la comédienne enchaîne les changements de costumes à vue, évoquant sa filmographie à travers ses tenues, désormais mythiques : la robe rose de &quot;Niagara&quot;, la rouge des &quot;hommes préfèrent les blondes&quot;, la blanche de &quot;Sept ans de réflexion&quot;, la noire de &quot;Certains l'aiment chaud&quot; ou encore le jean et le chemisier blanc de &quot;Rivière sans retour&quot; et le pull violet du &quot;Milliardaire&quot;, mais aussi la robe qu'elle porta au Mocambo Club pour soutenir Ella Fitzgerald ou encore celle pour l'anniversaire de Kennedy…       <br />
              <br />
       Un défilé tout en couleurs et souvenirs cinématographiques au cours duquel Alice d'Arceaux enchaîne chansons (&quot;River Of No Return&quot;, &quot;My Heart Belongs to Daddy&quot;, &quot;I Wanna Be Loved by You&quot;…), scènes de films, confidences et anecdotes. Le tout s'avère aussi plaisant qu'émouvant, la comédienne faisant montre d'une belle palette de jeu, soutenu par un partenaire qui ne démérite pas en endossant, l'espace d'un bref instant, une multitude de rôles, d'un Joe DiMaggio macho et bas du front à un Arthur Miller intello coincé en passant par un Montant caricatural à souhait.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97797522-68074113.jpg?v=1787592873" alt="•Off 2026• "Encore une Marilyn, mais cette fois-ci la vraie !" Marilyn Monroe racontée en robes et en chansons, avec humour et tendresse, par la pétillante Alice d'Arceaux" title="•Off 2026• "Encore une Marilyn, mais cette fois-ci la vraie !" Marilyn Monroe racontée en robes et en chansons, avec humour et tendresse, par la pétillante Alice d'Arceaux" />
     </div>
     <div>
      À travers le texte et la mise en scène enlevée de Sophie Forte surgit une Marilyn aussi talentueuse qu'attachante, dont la trajectoire, la personnalité et la volonté forcent l'admiration. Nous ressortons de ce spectacle émus, des robes plein les yeux, une chanson sur le bout des lèvres, ravis d'avoir passé 1 h 20 en compagnie de Marilyn, la vraie.       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>       <br />
              <br />
       Vu le 5 juillet 2026 au Théâtre Essaïon Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Encore une Marilyn, mais cette fois-ci la vraie !"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97797522-68074114.jpg?v=1787592922" alt="•Off 2026• "Encore une Marilyn, mais cette fois-ci la vraie !" Marilyn Monroe racontée en robes et en chansons, avec humour et tendresse, par la pétillante Alice d'Arceaux" title="•Off 2026• "Encore une Marilyn, mais cette fois-ci la vraie !" Marilyn Monroe racontée en robes et en chansons, avec humour et tendresse, par la pétillante Alice d'Arceaux" />
     </div>
     <div>
      Texte : Sophie Forte.        <br />
       Mise en scène : Sophie Forte.       <br />
       Avec : Alice D'Arceaux, Guillaume Nocture (en alternance avec Alexandre Bierry).       <br />
       Compositions musicales : Guillaume Nocture.       <br />
       Costumes : Nadège Buflay.       <br />
       Production Les Passionnées du rêve.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <b>A été représenté du 3 au 25 juillet 2026.</b>       <br />
       Tous les jours à 10 h. Relâche le jeudi.       <br />
       Théâtre Essaïon, Avignon.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 2 octobre 2026 au 20 février 2027.</span>       <br />
       Vendredi et samedi à 19 h.       <br />
       <b>Du 25 février au 3 avril 2027.</b>       <br />
       Jeudi, vendredi et samedi à 19 h.       <br />
       Relâche les 25 décembre 2026 et 1ᵉʳ janvier 2027.       <br />
       Théâtre Essaïon, 6, rue Pierre-au-Lard, Paris 4ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 42 78 46 42.       <br />
       <a class="link" href="https://www.billetreduc.com/v2/purchasetunnel#/ShowSelection?eventId=395236&pfid=1" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://essaion-theatre.com/" target="_blank">>> essaion-theatre.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>•Off 2022• "Le Chevreuil et Dalida" Faire le choix du grotesque et de l'excès pour masquer le tragique</title>
   <updated>2022-07-21T17:54:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2022-Le-Chevreuil-et-Dalida-Faire-le-choix-du-grotesque-et-de-l-exces-pour-masquer-le-tragique_a3360.html</id>
   <category term="Avignon 2022" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/66205304-47081445.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-07-21T17:13:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Inspirée de la vie de Iolanda Gigliotti, alias Dalida, artiste iconique des années soixante, cette création, naviguant entre réalité et fiction, revisite la vie de la chanteuse mythique et propose une fable tragi-comique contemporaine, drolatique à souhait.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66205304-47081445.jpg?v=1658419494" alt="•Off 2022• "Le Chevreuil et Dalida" Faire le choix du grotesque et de l'excès pour masquer le tragique" title="•Off 2022• "Le Chevreuil et Dalida" Faire le choix du grotesque et de l'excès pour masquer le tragique" />
     </div>
     <div>
      Dalida nous reçoit à Porto-Vecchio où l'ambiance est légère et où on fait la fête. Le temps d'une interview, elle revient sur ses tubes, ses rêves et les brisures qui ont émaillé sa vie. Entre poésie et incarnation, réalité et fiction, certains grands moments de sa vie sont racontés puis poétisés pour laisser apparaître la tragédie d'une héroïne populaire devenue un mythe, miroir de nos propres vulnérabilités.       <br />
              <br />
       Le propre de la création artistique n'est-il pas de savoir oser aller toujours plus loin afin de franchir les portes du processus au risque de surprendre et d'importuner parfois ? C'est de toute évidence le pari qu'ont fait ensemble la metteuse en scène Jessica Walker et la comédienne Clémence Caillouel à l'occasion de ce spectacle. Et ce, pour le plus grand plaisir du spectateur du &quot;plus grand Théâtre du monde&quot;, parfois un peu blasé de propositions diverses et variées, incongrues ou trop peu légitimes.       <br />
              <br />
       Entre paillettes et souffrances ouvertement affichées, c'est une Dalida époustouflante de vérité qui est interprétée ici par la comédienne, laquelle est servie de façon fort déjantée et burlesque par la mise en scène virevoltante de Jessica Walker. On sourit souvent, mais du bout des lèvres. Les divers excès, tant sur le plan du décor lui-même que de la gestuelle ou du maquillage de Clémence Caillouel, ne sont là que mieux mettre en avant le masque qu'a pu revêtir la célèbre chanteuse tout au long de sa vie et d'interpeller le spectateur. On pense notamment à une tête de chevreuil empaillée suspendue au fond du plateau à laquelle la comédienne s'adresse parfois - ou regarde simplement emplie d'amour -, comme pour mieux nous faire comprendre à quel point la mort a pu être omniprésente dans la vie deIolanda Gigliotti, alias Dalida.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66205304-47081453.jpg?v=1658419527" alt="•Off 2022• "Le Chevreuil et Dalida" Faire le choix du grotesque et de l'excès pour masquer le tragique" title="•Off 2022• "Le Chevreuil et Dalida" Faire le choix du grotesque et de l'excès pour masquer le tragique" />
     </div>
     <div>
      Dans celle de Iolanda ou de Dalida d'ailleurs ? Frontière très ténue, certes, mais que ce spectacle soulève subtilement à sa manière. Ce chevreuil, c'est une allégorie bien entendu. C'est Luigi, son jeune amant suicidé, c'est son père trop tôt parti, ce sont d'autres amants suicidés eux aussi. Ou bien s'agit-il peut-être du soleil ? Celui qui a pu éclairer sa vie avant de s'éteindre définitivement ? S'agit-il encore de sa propre mort, telle une vanité ?       <br />
              <br />
       On se souvient de l'interprétation de la comédienne en 2021 dans &quot;Pauline&quot; au Sham's Théâtre, spectacle où, là aussi, le spectateur ressortait envahi par un propos difficile, mais porté magistralement par son jeu exceptionnel.       <br />
              <br />
       Ce n'est pas le départ de Dalida vers l'Égypte, son berceau natal, que cette création propose, ce qui aurait pu être le cas tant la mort y est mise en avant. On se souvient que ce départ pour le tournage du film &quot;Le Sixième jour&quot; l'avait fortement bouleversée et que, quelques mois plus tard, elle mettait fin à ses jours. Mais ce sont d'autres épisodes de sa vie qui ont été choisis où l'angle du grotesque et l'excès, encore une fois, masque le tragique. Jessica Walker, quant à elle, travaille sur le minimal et le tranchant comme elle l'a déjà fait dans son adaptation de  &quot;la mélancolie et le mal de vivre&quot; de la chanteuse.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66205304-47081454.jpg?v=1658419554" alt="•Off 2022• "Le Chevreuil et Dalida" Faire le choix du grotesque et de l'excès pour masquer le tragique" title="•Off 2022• "Le Chevreuil et Dalida" Faire le choix du grotesque et de l'excès pour masquer le tragique" />
     </div>
     <div>
      Clémence Caillouel, formée pendant quatre ans au Laboratorio de Barcelone où elle a rencontré Jessica Walker, est une comédienne revendiquant la performance, le théâtre expérimental, le clown et le bouffon. Tous ces aspects se retrouvent très nettement dans &quot;Le Chevreuil et Dalida&quot;. Et peuvent rappeler &quot;La Maison de la force (La Casa de la fuerza)&quot; d'Angélica Liddel.       <br />
              <br />
       Le texte est un patchwork de mots et de maux piochés tantôt dans &quot;Le Jeu de la vérité&quot;, émission datant de 1985 dans laquelle Dalida répondait à des questions personnelles, dans ses entretiens ou déclarations, dans des textes d'auteurs aussi comme &quot;Candide&quot; de Voltaire ou Stig Dagerman, et enfin dans l'écriture au plateau.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Je suis un parlement à moi toute seule&quot;.       <br />
       &quot;J'ai voulu cent fois me tuer, mais j'aimais encore la vie. Cette faiblesse ridicule est peut-être un de nos penchants les plus funestes.&quot;</span> Candide.       <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Tu crois que tu ne vas pas mourir ? Tu n'en es vraiment pas certain ? Alors, profite, tu profites pas, profite… Il faut aimer la vie. C'est facile… Tu te lèves le matin, tu écoutes ta petite radio, tu beurres tes tartines ! Et roule !&quot;</span>       <br />
              <br />
       Des &quot;pioches&quot; savamment agencées, interprétées et mises en scène avec brio pour 50 minutes de spectacle bariolées et outrancières comme on les aime. Surtout quand le propos incite le spectateur à sortir de sa zone de confort.       <br />
              <br />
       Attention : au sortir de cette salle du Théâtre Artéphile et même longtemps après, vous risquez de continuer à sentir le regard du chevreuil vous scruter et le souvenir de Dalida ne vous quittera pas de sitôt. Les moments de silences fréquents dans le jeu de Clémence Caillouel deviendront peut-être les vôtres avec leurs interrogations en filigrane. Vous ressortirez de ce moment de théâtre chaloupant un peu comme elle, semblable à un clown disloqué, mais joyeux de la vie qui est la vôtre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Chevreuil et Dalida"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66205304-47081455.jpg?v=1658419582" alt="•Off 2022• "Le Chevreuil et Dalida" Faire le choix du grotesque et de l'excès pour masquer le tragique" title="•Off 2022• "Le Chevreuil et Dalida" Faire le choix du grotesque et de l'excès pour masquer le tragique" />
     </div>
     <div>
      Fable tragi-comique. Seule en scène.       <br />
       Texte : Clémence Caillouel.       <br />
       Mise en scène : Jessica Walker.       <br />
       Avec : Clémence Caillouel.       <br />
       Création lumière : Xavier Duthu.       <br />
       Par la Compagnie La Volada.       <br />
       Tout public à partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 55 minutes.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 26 juillet 2022.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h 30, relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre Artéphile, Salle 2, 7, rue du Bourg Neuf, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 03 01 90.       <br />
       <a class="link" href="https://artephile.com/" target="_blank">&gt;&gt; artephile.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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