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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-09-11T22:41:34+02:00</updated>
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   <title>•Off 2026• "Le roi Lear est mort à Moscou" Manifeste éblouissant de l'art pauvre, au service du déglingage comico-tragique des très basses œuvres de Staline et de ses sbires</title>
   <updated>2026-09-11T15:42:00+02:00</updated>
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   <category term="Théâtre" />
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   <published>2026-09-11T15:21:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Inviter sur un modeste plateau huit acteurs flamboyants faisant corps de leur anonymat pour, à leurs côtés, (re)présenter une forme théâtrale échappant à tous dogmes tant artistiques que politiques, en dit long quant au dessein libertaire de César Brie, metteur en scène argentin ayant élu l'Italie comme terre d'asile. Partant de faits réels – la liquidation pure et simple par "le petit père des peuples" de deux acteurs directeurs du Goset, théâtre d'avant-garde juif en langue yiddish – la truculente Compagnia Isola del Teatro nous offre là une farce pétrie de créativité mordante.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97995879-68229397.jpg?v=1789133230" alt="•Off 2026• "Le roi Lear est mort à Moscou" Manifeste éblouissant de l'art pauvre, au service du déglingage comico-tragique des très basses œuvres de Staline et de ses sbires" title="•Off 2026• "Le roi Lear est mort à Moscou" Manifeste éblouissant de l'art pauvre, au service du déglingage comico-tragique des très basses œuvres de Staline et de ses sbires" />
     </div>
     <div>
      Aux antipodes du très sombre &quot;réalisme socialiste&quot; prôné par Staline, épurant à tour de bras tout ce qui pouvait contrecarrer son délire de pouvoir absolu, César Brie et sa troupe revendiquent une esthétique lumineuse, épurée, faisant fi du réel… pour mieux le donner à voir transcendé dans des saynètes hautes en couleur. Ainsi de la scène initiale où, sur fond d'un castelet bricolé de rideaux rouges de théâtre, scellés (beau symbole) l'un à l'autre par un portrait du triste tyran moustachu, viendra se détacher un pauvre cercueil et une inscription lapidaire annonçant comme sur un carton au temps du cinéma muet : <span style="font-style:italic">&quot;Deuil national : ouverture à 12 h 00&quot;</span>. Mention délibérément loufoque agrémentée d'une étoile de David, d'une faucille et d'un marteau réunis là comme un clin d'œil ironique à l'Histoire.       <br />
              <br />
       Ouvrir le rideau par les funérailles nationales de Salomon Mikhoels, directeur du théâtre yiddish reconnu pour sa programmation dédiée aux créations nouvelles, et donc expédié sans autre forme de procès dans l'autre monde suite à un simulacre d'accident, relève d'une fantaisie… des plus vivantes. Et lorsque l'on découvre le protagoniste, hilare dans ses derniers habits, dialoguant avec sa famille réunie pour la circonstance tout en gratifiant d'un &quot;mon cher assassin&quot; l'officier de police politique chargé du discours larmoyant à la gloire du <span style="font-style:italic">&quot;grand artiste soviétique qui nous a quittés si… soudainement&quot;,</span> on se dit que l'ironie cinglante annonce la radicalité réjouissante de ce qui se prépare.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97995879-68229398.jpg?v=1789133252" alt="•Off 2026• "Le roi Lear est mort à Moscou" Manifeste éblouissant de l'art pauvre, au service du déglingage comico-tragique des très basses œuvres de Staline et de ses sbires" title="•Off 2026• "Le roi Lear est mort à Moscou" Manifeste éblouissant de l'art pauvre, au service du déglingage comico-tragique des très basses œuvres de Staline et de ses sbires" />
     </div>
     <div>
      Autre tableau à connotation surréaliste complétant l'ouverture, celui mettant en présence, au-delà de son exécution, le deuxième directeur du théâtre, Benjamin Zuskin, ami du premier et liquidé lui aussi, et le fonctionnaire ayant brûlé lettres et écrits théâtraux de l'acteur avant qu'il ne soit fusillé au sortir de son internement. Mikhoels et Zuskin, deux comédiens exécutés et bien vivants sur scène… Au-delà de cette incongruité temporelle, si <span style="font-style:italic">&quot;le masque de Staline n'a fait qu'allonger la moustache d'Hitler&quot;</span>, le message lui est sans ambiguïté : <span style="font-style:italic">&quot;faire du théâtre en vaut toujours la peine&quot;</span>, l'esprit de l'œuvre survivant à sa destruction.       <br />
              <br />
       Comme pour faire la nique au pouvoir de mort d'un régime éradiquant dans l'œuf toute idée potentiellement divergente et son auteur par la même occasion, succèderont des danses yiddish endiablées, échos de celles des pensionnaires du théâtre juif de Moscou habités par une frénésie de vie. On y verra le peintre Marc Chagall déployant son gigantesque tableau destiné à orner les murs du Goset et sa fameuse vache verte représentant &quot;le nouvel art révolutionnaire, anti-académique et anti-réaliste&quot;. Et le chœur d'enfoncer le clou : <span style="font-style:italic">&quot;L'art est plagiat ou révolution !/L'art pour le peuple, le peuple pour l'art !/L'art est un mensonge qui dit la vérité !/L'art est un marteau pour forger le monde !&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97995879-68229449.jpg?v=1789133289" alt="•Off 2026• "Le roi Lear est mort à Moscou" Manifeste éblouissant de l'art pauvre, au service du déglingage comico-tragique des très basses œuvres de Staline et de ses sbires" title="•Off 2026• "Le roi Lear est mort à Moscou" Manifeste éblouissant de l'art pauvre, au service du déglingage comico-tragique des très basses œuvres de Staline et de ses sbires" />
     </div>
     <div>
      L'impulsion créative étant donnée, les personnages du peintre d'origine russe échapperont à leur toile pour se mettre à prendre vie dans une farandole effrénée, dessinant les contours d'un nouveau manifeste théâtral où <span style="font-style:italic">&quot;danse, envol, fureur et légèreté&quot;</span> constituent les fondements de l'art de l'acteur. Non plus simple dépositaire d'un rôle gravé dans les tablettes officielles, mais interprète d'une malédiction, il devient le médium d'<span style="font-style:italic">&quot;une prière dansée entre l'orgie et la possession&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Parmi les morceaux de bravoure s'inscrivant dans le droit fil de la poétique grotesque chère à Chagall, la réunion du Politbureau réunissant autour de Staline, chef suprême du Parti, Béria et Molotov, deux de ses acolytes tortionnaires tremblant à l'idée de subir le même sort que leurs victimes. Avec la complicité de trois actrices actionnant leurs mains, représentés tous les trois dans la posture de petits hommes grotesques, les verdicts &quot;démesurés&quot; qu'ils prononcent à l'encontre des paysans ukrainiens hostiles à la collectivisation des terres, des ouvriers récalcitrants, des anarchistes, des acteurs juifs – tous à tuer ainsi que leurs femmes et enfants – contrastent de manière désopilante avec leur minuscule taille rendue ridicule par l'agitation grand-guignolesque de leurs membres battant la (dé)mesure de leurs propos.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97995879-68229462.jpg?v=1789133347" alt="•Off 2026• "Le roi Lear est mort à Moscou" Manifeste éblouissant de l'art pauvre, au service du déglingage comico-tragique des très basses œuvres de Staline et de ses sbires" title="•Off 2026• "Le roi Lear est mort à Moscou" Manifeste éblouissant de l'art pauvre, au service du déglingage comico-tragique des très basses œuvres de Staline et de ses sbires" />
     </div>
     <div>
      Quant à la représentation enchâssée dans la pièce du &quot;Roi Lear&quot; transportant dans les airs – comme un personnage de Chagall – le critique conquis par la hardiesse de cette mise en jeu, elle fait figure d'intermède, comme une respiration salutaire, un hymne à la gloire du théâtre libre… avant que, plus funeste, ne se rejoue – sur des chapeaux de roue – l'assassinat planifié de Mikhoels. À sa suite, un autre tableau tragique, celui du Goulag où, poètes, écrivains, éditeurs, acteurs emmitouflés dans leur manteau enneigé effectuent des chorégraphies d'une beauté sculpturale martelées par le bruit de leur exécution annoncée (dont celle de Zuskin).       <br />
              <br />
       En 1928, à Vienne, Sigmund Freud vit surgir entre les plis de &quot;Nuit au vieux marché&quot;, donnée au même théâtre du Goset, la tragédie à venir du peuple juif. En 2026, à Avignon, au-delà de la drôlerie manifeste de ce &quot;Roi Lear est mort à Moscou&quot;, mêlant à l'envi plaisirs artistiques et faits tragiques, se rappelle à nous au-delà des dérives sanglantes de l'époque stalinienne la cruauté obscène des régimes politiques régis par le culte de la personnalité… Ce faisant, César Brie et sa troupe soudée autour de lui infligent un démenti joyeux à toutes celles et ceux qui seraient tentés de se résigner face à la vague brune annoncée, déferlante menaçant l'Europe et au-delà de ses frontières. Leur théâtre – Compagnie italienne L'Isola del Teatro – est, a contrario, un formidable vivier d'énergie dans lequel chacun est invité à puiser allègrement afin d'infliger un démenti cinglant à l'Histoire toujours encline à bégayer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97995879-68229467.jpg?v=1789133377" alt="•Off 2026• "Le roi Lear est mort à Moscou" Manifeste éblouissant de l'art pauvre, au service du déglingage comico-tragique des très basses œuvres de Staline et de ses sbires" title="•Off 2026• "Le roi Lear est mort à Moscou" Manifeste éblouissant de l'art pauvre, au service du déglingage comico-tragique des très basses œuvres de Staline et de ses sbires" />
     </div>
     <div>
      En effet, si Salomon Mikhoels et Benjamin Zuskin, les deux directeurs du théâtre juif de Moscou (et bien d'autres avec eux), ont eu naguère à payer cash le prix de leur liberté, l'idéal artistique (donc politique) qu'ils portaient était si fort qu'il leur a survécu. La preuve ? Un siècle plus tard, ils sont là pour &quot;l'incarner&quot; cet idéal de liberté synonyme d'émancipation, bien vivants devant nous sur cette scène de théâtre qui nous réunit, émus et ravis, autour d'eux. Toute idée de liberté se survit… L'on ne peut à notre tour que souhaiter longue vie à ce spectacle jubilatoire.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le vendredi 10 juillet 2026 au Théâtre L'Adresse, Festival OFF 2026 d'Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le roi Lear est mort à Moscou"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97995879-68229476.jpg?v=1789133409" alt="•Off 2026• "Le roi Lear est mort à Moscou" Manifeste éblouissant de l'art pauvre, au service du déglingage comico-tragique des très basses œuvres de Staline et de ses sbires" title="•Off 2026• "Le roi Lear est mort à Moscou" Manifeste éblouissant de l'art pauvre, au service du déglingage comico-tragique des très basses œuvres de Staline et de ses sbires" />
     </div>
     <div>
      Spectacle principalement en italien surtitré en français.       <br />
       Textes et conception : César Brie et Leonardo Ceccanti.       <br />
       Mis en scène par : Cèsar Brie.       <br />
       Avec : César Brie, Leonardo Ceccanti, Eugeniu Cornitel, Davide De Togni, Anna Vittoria Ferri, Tommaso Pioli, Annalesi Secco, Laura Taddeo, Alessandro Treccani.       <br />
       Scénographie : Matteo Corsi.       <br />
       Création lumière : Cèsar Brie.       <br />
       Création son : Pablo Brie et musiques traditionnelles yiddish.       <br />
       Cie italienne L'Isola del Teatro.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <b>A été représenté du 4 au 25 juillet 2026.</b>       <br />
       Tous les jours à 20 h. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre L'Adresse, Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"1918-1933 : Choc et mensonges"… Suite d'une grande épopée historique où est racontée, entre autres, l'accession au pouvoir des dictatures stalinienne et nazie</title>
   <updated>2026-04-15T09:02:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/1918-1933-Choc-et-mensonges-Suite-d-une-grande-epopee-historique-ou-est-racontee-entre-autres-l-accession-au-pouvoir_a4531.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2026-04-15T08:28:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C'est une grande fresque historique que propose le Théâtre du Soleil, sous la direction d'Ariane Mnouchkine, qui présente, entre autres, dans cette deuxième époque de "Ici sont les dragons", après la Révolution russe de la première époque, les accessions au pouvoir de Staline et de Hitler. La création se base sur des faits historiques où la part de l'incarnation théâtrale est quelque peu biaisée par des enregistrements audios.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96053313-67014862.jpg?v=1776235015" alt=""1918-1933 : Choc et mensonges"… Suite d'une grande épopée historique où est racontée, entre autres, l'accession au pouvoir des dictatures stalinienne et nazie" title=""1918-1933 : Choc et mensonges"… Suite d'une grande épopée historique où est racontée, entre autres, l'accession au pouvoir des dictatures stalinienne et nazie" />
     </div>
     <div>
      Pour les représentations du samedi, le Théâtre du Soleil propose l'intégrale de &quot;Ici sont les dragons&quot; comprenant deux époques dont nous avions fait un article pour la &quot;Première&quot; intitulée <a class="link" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Ici-sont-les-dragons-Une-odyssee-revolutionnaire-epique-et-historique-_a4117.html" target="_blank">&quot;1917 : La Victoire était entre nos mains&quot;</a>. La deuxième, &quot;1918-1933 : Chocs et mensonges&quot;, s'amorce avec Lénine au pouvoir. Staline s'impose de plus en plus lors de la maladie du leader soviétique, puis à sa mort, il écarte Trotsky et dirige l'URSS. La représentation finit, entre autres, par l'accession au pouvoir de Hitler. Différents autres événements historiques sont traités et la troupe du Soleil montre les coulisses de ceux-ci, la soumission ou le courage des uns et des autres, et le cynisme des politiques.       <br />
              <br />
       Le personnage de la metteure en scène, Cornélia (Dominique Jambert en alternance avec Hélène Cinque), dans sa loge devant et un peu en dessous du plateau avec ses livres et ses carnets, est moins présent dans la deuxième époque que dans la première. Ariane Mnouchkine s'appuie beaucoup plus sur les faits historiques pour construire parfois de bout en bout des scènes, comme le discours de Léon Blum lors du congrès de Tours (1920).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96053313-67014896.jpg?v=1776235055" alt=""1918-1933 : Choc et mensonges"… Suite d'une grande épopée historique où est racontée, entre autres, l'accession au pouvoir des dictatures stalinienne et nazie" title=""1918-1933 : Choc et mensonges"… Suite d'une grande épopée historique où est racontée, entre autres, l'accession au pouvoir des dictatures stalinienne et nazie" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, l'Histoire s'apparie au théâtre et l'événement à la fable. L'imaginaire dramaturgique est essentiellement axé sur la scénographie qui permet, à chacun, de se représenter le tragique de l'Histoire. La trame est aussi appréhendée dans un fort rapport à l'Ukraine, qu'Ariane Mnouchkine soutient avec le Théâtre du Soleil depuis le début de l'invasion de la Russie. Le parti-pris est montré toutefois un peu trop explicitement, comme si le public ne pouvait pas le comprendre par lui-même.       <br />
              <br />
       Presque tous les acteurs portent un masque et miment des enregistrements audios, les propos tenus étant de temps en temps en français et principalement en russe, ukrainien, allemand ou anglais. Pour quasiment chaque réplique, une traduction est à lire, qui peut être fastidieuse et fait que le jeu théâtral, avec les masques des comédiens qui ne sont pas compensés par un jeu corporel spécifique, manque parfois d'expressivité.       <br />
              <br />
       De très beaux tableaux s'enchaînent cependant, comme celle, entre beaucoup d'autres, de la lecture de la lettre de l'écrivain Mikhaïl Boulgakov qui donne un souffle à la dramaturgie tout autant que le discours de Léon Blum lors du congrès de Tours.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96053313-67014902.jpg?v=1776235089" alt=""1918-1933 : Choc et mensonges"… Suite d'une grande épopée historique où est racontée, entre autres, l'accession au pouvoir des dictatures stalinienne et nazie" title=""1918-1933 : Choc et mensonges"… Suite d'une grande épopée historique où est racontée, entre autres, l'accession au pouvoir des dictatures stalinienne et nazie" />
     </div>
     <div>
      Les ruptures de rythme sont de différents ordres, scandées par les événements, la scénographie faisant place à différents contextes historiques. Certaines sont musicales, comme pour deux tableaux dans lesquels Clémence Fougea chante, donnant ainsi une respiration, une pause rythmique à la pièce, emmenant la trame dans un autre tempo avec, par exemple, &quot;Chanson de la rose blanche&quot;.       <br />
              <br />
       Trois babayagas (Dominique Lambert en alternance avec Andrea Marchant Fernandez et Judit Jancsó, Aline Borsari, Alice Milléquant) s'inscrivent, dans quatre scènes dédiées, dans un autre type de ruptures basé sur un imaginaire de conte de fées dans des clairs-obscurs où leurs mystères donnent une autre dimension à la création.       <br />
              <br />
       La scénographie découvre de grands espaces permettant une contextualisation des événements dans leur ampleur et leur durée. Elle symbolise aussi une place du pouvoir, vide de toute image du peuple, habitée seulement de ces tyrans, avides de mépris humain, d'espaces et de conquêtes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96053313-67014931.jpg?v=1776235644" alt=""1918-1933 : Choc et mensonges"… Suite d'une grande épopée historique où est racontée, entre autres, l'accession au pouvoir des dictatures stalinienne et nazie" title=""1918-1933 : Choc et mensonges"… Suite d'une grande épopée historique où est racontée, entre autres, l'accession au pouvoir des dictatures stalinienne et nazie" />
     </div>
     <div>
      La frontière entre ce qu'est Cornélia et ce qu'elle représente est parfois dans une zone grise, son rôle fluctuant par deux fois. Metteure en scène, elle semble surprise, un moment, par la trame dramaturgique, comme prise d'incompréhension par le tragique de l'Histoire, comme beaucoup peuvent l'être actuellement dans le contexte géopolitique. Lors du dernier tableau très symbolique, elle rejoint Churchill (Marilou Poujardieu avec la voix de Martin Vaughan Lewis) dans les flots. À ce moment, est-elle toujours metteure en scène ? Ou citoyenne vivant le moment historique ? Ou spectatrice d'une Histoire dont elle essaie en vain d'influer à rebours le destin ? Ou tout simplement est-elle emportée par le tragique de l'Histoire ?       <br />
              <br />
       Le spectacle est très ambitieux et de très belle facture, mais aurait à y gagner en faisant jouer les comédiens, avec leurs masques, dans un jeu vocal et corporel autre, beaucoup plus en lien organique avec ce qu'ils sont et ce qu'ils incarnent.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ici sont les dragons" </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96053313-67014932.jpg?v=1776235676" alt=""1918-1933 : Choc et mensonges"… Suite d'une grande épopée historique où est racontée, entre autres, l'accession au pouvoir des dictatures stalinienne et nazie" title=""1918-1933 : Choc et mensonges"… Suite d'une grande épopée historique où est racontée, entre autres, l'accession au pouvoir des dictatures stalinienne et nazie" />
     </div>
     <div>
      <b>(Deuxième époque, 1918-1933 : Chocs et mensonges)</b>       <br />
       Une création collective du Théâtre du Soleil en harmonie avec Hélène Cixous.       <br />
       Dirigée par Ariane Mnouchkine.       <br />
       Comédiens : Hélène Cinque, Dominique Jambert, Mitia Zloto, Aline Borsari, Alice Milléquant, Seear Kohi, Andréa Marchant Fernandez, Anna Kuzina, Andréa Formantel Riquelme, Agustin Letelier, Élise Salmon, Ève Doe-Bruce, Vincent Mangado, Victor Gazeau, Judit Jancsó, Pamela Marin Munoz, Vincent Martin, Nolan Berruyer, Vijayan Panikkaveettil, Jean Schabel, Shaghayegh Beheshti, Xevi Ribas, Duccio Bellugi-Vannuccini, Ariane Hime, Maurice Durozier, Astrid Grant, Elise Salmon, Marilou Poujardieu, Tomaz Nogueira da Gama, Clémence Fougea, Ya-Hui.       <br />
       Voix : Ira Verbitskaya, Clémence Fougea, Reiichi Sato, Charlotte Krenz, Amoto Taniguchi, Egor Morozov, Judit Jancsó, Iori Onoguchi, Ira Verbitskaya, Martin Vaughan Lewis, Brontis Jodorowsky, Maurice Durozier, Sacha Bourdo, Arman Saribekyan, Artem Bannikov, Artem Tokmakov, Rei Ichi Sato, Hao-Yang Wu, Rainer Sievert, Alexandre Zloto, Vincent Mangado, Ciaran Creswell, Philip Weissert, Johannes Oliver Hamm, Sacha Bourdo, David Stanley, Vincent Martin, Yuriy Zavalnyouk, Hanna Kuzina.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96053313-67014944.jpg?v=1776235708" alt=""1918-1933 : Choc et mensonges"… Suite d'une grande épopée historique où est racontée, entre autres, l'accession au pouvoir des dictatures stalinienne et nazie" title=""1918-1933 : Choc et mensonges"… Suite d'une grande épopée historique où est racontée, entre autres, l'accession au pouvoir des dictatures stalinienne et nazie" />
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      Musique composée par Clémence Fougea et jouée à chaque représentation avec Ya-Hui Liang.       <br />
       Durée du spectacle : 2 h 45 avec l'entracte pour la Première Époque, 3 h 10 avec entracte pour la Deuxième Époque (les jours d'intégrale il y aura 1 h de pause entre les deux époques).       <br />
       Pour rappel : la &quot;Deuxième Époque 1918-1933, Choc et mensonges&quot; a été créée le 12 mars 2026 ; la &quot;Première Époque 1917 : La Victoire était entre nos mains&quot;, quant à elle, le 27 novembre 2024.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 mars au 31 mai 2026.</span>       <br />
       Deuxième Époque : mercredi et jeudi à 19 h 30, dimanche à 14 h.       <br />
       Alternance Première et Deuxième Époque : vendredi à 19 h 30.       <br />
       Intégrale : samedi à 14 h sauf 2, 9 et 23 mai, deuxième époque.       <br />
       Relâches exceptionnelles 28, 29 avril et 1ᵉʳ mai.       <br />
       Théâtre du Soleil, La Cartoucherie, 2, route du Champ de Manœuvre, Paris 12ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 43 74 24 08.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatreonline.com/Spectacle/Ici-sont-les-dragons-Deuxieme-epoque/96000" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://theatre-du-soleil.fr/fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-du-soleil.fr</a>
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     <br style="clear:both;"/>
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