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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-16T14:35:57+02:00</updated>
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   <title>•Off 2026• "Festin" Un huis clos improvisé au réalisme cru mais nécessaire</title>
   <updated>2026-06-03T13:21:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Festin-Un-huis-clos-improvise-au-realisme-cru-mais-necessaire_a4574.html</id>
   <category term="Avignon 2026" />
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   <published>2026-06-03T13:07:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Au cours d'un dîner de famille bourgeois organisé à l'occasion de l'anniversaire du père, alors qu'on évoque des souvenirs, que l'on rit, qu'on se sert et ressert du champagne, et que les coupes s'entrechoquent, l'un des personnages révèle un secret qui provoque une immense déflagration. Mais ce secret l'était-il vraiment pour chacun et chacune des convives ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96830240-67496015.jpg?v=1780485055" alt="•Off 2026• "Festin" Un huis clos improvisé au réalisme cru mais nécessaire" title="•Off 2026• "Festin" Un huis clos improvisé au réalisme cru mais nécessaire" />
     </div>
     <div>
      La Compagnie de l'Esquive, basée à Bordeaux et créée en 2024 à l'initiative d'Aymeric Desjardins et Charlotte Ménière, œuvre autour du théâtre d'improvisation et d'intention. Quiconque possède quelque expérience des planches, et plus particulièrement de ce genre théâtral, saura en jauger la dimension toute particulière. Rien de simple dans le Théâtre d'impro, à nos yeux, à moins d'en maîtriser rigoureusement les codes : production immédiate de sens, écoute radicale, énergie intérieure, intention psychologique.       <br />
              <br />
       De vrais atouts que bien des comédiens et comédiennes devraient s'approprier davantage plutôt que de se dissimuler derrière un simple texte, car l'improvisation est une véritable école de l'exigence, de l'énergie maîtrisée, du respect du collectif et de l'autre.       <br />
              <br />
       Tout ceci est largement convoqué dans &quot;Festin&quot;, la deuxième pièce d'Aymeric Desjardins, inspirée du film culte du réalisateur danois Thomas Vinterberg, &quot;Festen&quot;, sorti en 1998. Ici, aussi, tout commence comme un élégant dîner bourgeois d'anniversaire. Sur scène, une longue table recouverte d'une nappe blanche, un seau à champagne et des comédiens assis côte à côte, la mère au centre. La scénographie n'est pas sans rappeler très largement les illustrations de &quot;la Cène&quot; de Léonard de Vinci évoquant le dernier repas que Jésus-Christ a pris avec ses douze apôtres le soir du Jeudi Saint.       <br />
              <br />
       Ici, pas de Christ ni de Pâque juive, mais un espace anonyme aux allures de huis clos dans lequel les mots fusent gaiement de façon totalement improvisée entre les neuf comédiens et comédiennes, jusqu'au moment où les mots des maux surgissent, violents et fracassants. Dans &quot;La Cène&quot;, on prête à Léonard de Vinci d'avoir imaginé pour Jésus de Nazareth la parole suivante : <span style="font-style:italic">&quot;La vérité, je vous le dis, un de vous me la livrera&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96830240-67496029.jpg?v=1780485165" alt="•Off 2026• "Festin" Un huis clos improvisé au réalisme cru mais nécessaire" title="•Off 2026• "Festin" Un huis clos improvisé au réalisme cru mais nécessaire" />
     </div>
     <div>
      Dans cette nouvelle création d'Aymeric Desjardins, la vérité surgit également, brute, transparente, crue et cruelle dans la bouche de la fille à l'encontre du père, jusqu'à alors bien présent et bien assis à l'extrémité de la table.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Pensé au départ comme une unique représentation, notre spectacle a trouvé un écho inespéré auprès du public lors de sa représentation au Théâtre de l'Inox.&quot;</span> Disons que le public connaisseur de l'Inox, ce soir-là, a eu du goût en reconnaissant rapidement le travail et le talent d'improvisation des neuf comédiens et comédiennes de l'Esquive, complices et très incarnés(es). Bien lui en a pris de manifester son enthousiasme.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Le travail en répétition a été majoritairement orienté vers la notion de culture du viol et de l'inceste au sein de notre société. De nombreux mécanismes s'enclenchent lorsqu'une dénonciation est prononcée afin de protéger le coupable. Au sein de notre format, d'autres sujets peuvent interférer tels que la violence familiale, la soumission chimique, les idées suicidaires, la manipulation psychologique ou encore les discriminations&quot;.</span> Oui, le thème de l'inceste. Encore et encore évoqué. Mais ceci est une évidence, n'est-ce pas !       <br />
              <br />
       À la tête de la compagnie, Aymeric Desjardin, comédien et improvisateur bordelais qui a découvert le Théâtre d'improvisation en 2014 – et qui n'a jamais arrêté depuis –, a su mener de mains de maître le présent projet. Le fait qu'il ait roulé sa bosse à l'international, notamment en Islande, en Norvège ou encore en Roumanie, explique probablement cela. Dans son jeu, les émotions et les relations prédominent sur l'action, et sa vision de l'impro est de plus en plus foisonnante.       <br />
              <br />
       Le Théâtre d'impro nous surprendra décidément toujours et &quot;Festin&quot; – qui n'est effectivement pas &quot;Festen&quot; – ne manquera pas de nous conforter sur le fait qu'il s'agit là d'une magnifique école de discipline au service de l'art tout entier. Bon Festival Off à l'Esquive. Sous le soleil et le talent, exactement !       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Festin"</b></div>
     <div>
      Mise en scène : Aymeric Desjardin.       <br />
       Avec : Frédéric Dupeyron, Arsène Godet, Mathieu Marmié, Louna Toussaint, Emma Van de Maele.       <br />
       Par la Compagnie de l'Esquive.       <br />
       À partir de 16 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 10 au 25 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 11 h 35. Relâche le jeudi.       <br />
       La Factory, Collège/Hors-Piste, Chapiteau, rue Vernet, Avignon.       <br />
       Réservation : 09 74 74 64 90.       <br />
       <a class="link" href="https://lafactory.vosbillets.fr/billetterie/representation/31892/festin" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.la-factory.org/" target="_blank">>> la-factory.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Après la fin"… L'homme peut être un prédateur pour la femme</title>
   <updated>2019-02-13T14:42:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Apres-la-fin-L-homme-peut-etre-un-predateur-pour-la-femme_a2343.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/30682930-29192179.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-02-13T14:17:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Conséquence d'un préambule d'apocalypse à l'explosion atomique présumée, Mark sauve Louise en la transportant dans un abri. Alors que le chaos semble régner au-delà des murs, dans une nécessité de survivance, une amitié imaginée inébranlable va se désagréger au fil d'un combat pour contrer l'adversité, pour s'imaginer un avenir au détriment de l'autre. Dans ce huis clos à deux souterrain, petit à petit, les enjeux se modifient, faisant apparaître les travers les plus sombres de l'Homme… Alors la question se pose : est-ce un sauvetage ou un enlèvement ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30682930-29192179.jpg?v=1550064980" alt=""Après la fin"… L'homme peut être un prédateur pour la femme" title=""Après la fin"… L'homme peut être un prédateur pour la femme" />
     </div>
     <div>
      &quot;Après la fin&quot; est une pièce étrange de Dennis Kelly dont la manière de traitement, via la mise en scène et l'interprétation, peut mener à des lectures, des approches différentes, portant la prédation comme un acte soit toxique, soit naturel (car vecteur de survie)… Et la soumission comme répit temporaire face à une menace mortelle ? Car c'est bien d'un mécanisme manichéen de possession, qui passera par le viol, dont il s'agit ici, mettant en place un engrenage exacerbant crescendo la tension des rapports entre une femme et un homme.       <br />
              <br />
       Sous une prime approche (science) fictionnelle et apocalyptique, la pièce de Kelly aborde le sujet de la tyrannie masculine, de la volonté sexuelle du mâle, du harcèlement physique, de la persécution morale, mais aussi de l'étude de la capacité de résistance d'un otage, de son endurance et de sa réactivité face à des paramètres inconnus. Avec en ligne de fond, de manière plus générale, la violence faite aux femmes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30682930-29192200.jpg?v=1550065015" alt=""Après la fin"… L'homme peut être un prédateur pour la femme" title=""Après la fin"… L'homme peut être un prédateur pour la femme" />
     </div>
     <div>
      Tiphaine Rabaud Fournier et Thomas Rortais sont un vrai couple de comédiens, au sens d'intelligence professionnelle. Dans l'écriture tendue et sous tension de Dennis Kelly, naviguant entre cruauté et humour, les répliques se jouent comme une partie de ping-pong, en alternance de violence verbale, de dérision acidulée et de complicité déguisée, du moins à sens unique pour cette dernière, tant l'un devient soumis à l'autre, dans un schéma de domination machiste, hélas bien trop classique.        <br />
              <br />
       Le phrasé millimétré s'interprète comme une partition vive et soutenue... Et ils excellent à ce jeu-là, virtuoses aux échanges nerveux et aux postures qui, souvent, créent le malaise… bien au-delà des passages anxiogènes voulus par l'auteur.       <br />
              <br />
       Leur travail d'acteur, leur connivence, leur training effectué en amont de la création et chaque jour durant les représentations, apportent un vrai supplément de densité, d'intensité à la pièce, usant de plus des variations tonales nécessaires, maîtrisés mais résolument expressives. Le tout est augmenté par la mise en scène quasi chorégraphique de Baptiste Guiton. Celui-ci ose une utilisation de l'espace tant horizontale que verticale, tant aérienne que terrienne (souterraine dirions-nous ici).       <br />
              <br />
       Les choix opérés par Baptiste Guiton et ses interprètes amènent, après une année 2018 placée sous les signes des hashtags &quot;#Metoo&quot; et &quot;#BalanceTonPorc&quot; (dès octobre 2017), à une lecture se focalisant (pour nous) sur le rapport relationnel perverti entre homme et femme (mais aussi entre otage et geôlier avec une esquisse intéressante, à la fin de la pièce, du syndrome de Stockholm), sur la précarité féminine générée par la prédation et ses extrémismes dont &quot;l'acquisition sexuelle&quot; de l'objet femme et/ou ses représentations, toujours en vigueur aujourd'hui.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30682930-29192220.jpg?v=1550065106" alt=""Après la fin"… L'homme peut être un prédateur pour la femme" title=""Après la fin"… L'homme peut être un prédateur pour la femme" />
     </div>
     <div>
      Bien sûr, &quot;après la fin&quot; est une fiction que le théâtre nous donne à voir sous des angles multiples et différents, où pointe autant des répliques comiques que des situations dramatiques… Mais la trame reste tissée de questionnements fondamentaux sur la place de chacun dans une société encore beaucoup trop machiste, de la gestion des genres et des pratiques sexuelles. Ce travail de Baptiste Guiton se doit d'être vu, notamment - sans hésitation - par les adolescents dont les futures prises de conscience seront fondatrices d'une égalité homme-femme encore plus affirmée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Après la fin"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30682930-29192275.jpg?v=1550065306" alt=""Après la fin"… L'homme peut être un prédateur pour la femme" title=""Après la fin"… L'homme peut être un prédateur pour la femme" />
     </div>
     <div>
      Texte : Dennis Kelly.       <br />
       Mise en scène : Baptiste Guiton.       <br />
       Texte français : Pearl Manifold et Olivier Werner.       <br />
       Avec : Tiphaine Rabaud Fournier et Thomas Rortais.       <br />
       Scénographie et accessoires : Quentin Lugnier.       <br />
       Lumières : Julien Louisgrand.       <br />
       Costumes et accessoires : Aude Desigaux.       <br />
       Création sonore : Sébastien Quencez.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
       Résidence de création.       <br />
       Production L'Exalté, direction Baptiste Guiton.       <br />
       Coproduction La Machinerie - Théâtre de Vénissieux et Théâtre National Populaire.       <br />
       &quot;Après la fin&quot; est publié et représenté par L’Arche, Éditeur et agence théâtrale.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 janvier au 21 février 2019.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h 30, sauf le jeudi à 20 h, dimanche à 16 h.       <br />
       TNP Villeurbanne, Grand théâtre, salle Jean-Vilar, 04 78 03 30 00.       <br />
       <a class="link" href="https://www.tnp-villeurbanne.com/" target="_blank">&gt;&gt; tnp-villeurbanne.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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