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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-10-07T20:39:36+02:00</updated>
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   <title>L'effervescence et la jeunesse du jazz soul de KLT s'unit à la voix chaude et expresssive de Jessy Elsa Palma</title>
   <updated>2025-05-05T21:21:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/L-effervescence-et-la-jeunesse-du-jazz-soul-de-KLT-s-unit-a-la-voix-chaude-et-expresssive-de-Jessy-Elsa-Palma_a4208.html</id>
   <category term="Concerts" />
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   <published>2025-05-01T09:22:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le festival Jazz Ô Château, dans les Côtes-d'Armor, se déroule cette année du 3 au 11 mai prochain. Au programme, des concerts gratuits à Saint-Quay-Portrieux, une exposition Haïkus du jazz, une masterclass chant, une conférence sur la batterie, un bal swing, etc. et deux soirées payantes au château de Pommorio à Tréveneuc. Dans ce cadre magnifique, ce sera, le vendredi 9 mai, Ludovic Louis et, le samedi 10, Marco Poingt & Carolina Alabau et la formation KLT & Jessy Elsa Palma… KLT pour Kévin Larriveau Trio. C'est ce dernier que nous avons interviewé… Une rencontre chaleureuse avec ce pianiste dont le cœur musical des compositions, entre jazz et soul, bat pour la voix de la jeune autrice, compositrice, interprète et musicienne, Jessy Elsa Palma.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88267742-62539536.jpg?v=1746084486" alt="L'effervescence et la jeunesse du jazz soul de KLT s'unit à la voix chaude et expresssive de Jessy Elsa Palma" title="L'effervescence et la jeunesse du jazz soul de KLT s'unit à la voix chaude et expresssive de Jessy Elsa Palma" />
     </div>
     <div>
      <b>Supposons que je n’ai rien lu sur vous, que je ne vous connaisse pas, comment pourriez-vous vous présenter ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Kévin Larriveau :</b> KLT est un trio avec Théo Schirru à la batterie, Gabriel Gorr à la contrebasse et moi-même au piano. C'est un trio qui invite une chanteuse qui s'appelle Jessy Elsa Palma… qui est une amie. Nous nous sommes tous rencontrés dans une école de jazz, l'IMEP (Paris College of Music). Notre première collaboration avec Jessy fut autour d'un standard, &quot;Nardis&quot; (composition de Miles Davis datant de 1958), sur lequel elle a écrit des paroles. C'était pour un arrangement que j'avais effectué dans le cadre d'un travail scolaire qu'il fallait rendre.       <br />
              <br />
       Nous étions en train de répéter le morceau en trio, Jessy est entrée dans le studio à ce moment-là. Nous avons commencé à jouer ensemble et, après ça, nous avons décidé, pour marquer le coup, pour avoir des souvenirs, de faire une vidéo. Nous avons filmé ça dans l'école, puis publié sur YouTube. C'était en 2021. Puis, nous avons commencé la composition ensemble, à écrire des morceaux et à faire des concerts. Pendant trois-quatre ans, nous avons composé quelques titres, ce qui nous a permis d'enregistrer l'année dernière un album intitulé &quot;Beauty Of Change&quot;, en trio et Jessy au chant. Depuis, nous le jouons sur scène avec plus d'une vingtaine de dates par an en France. Nous allons faire cette année nos premiers concerts à l'étranger, en Espagne et en Allemagne.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88267742-62539537.jpg?v=1746084509" alt="L'effervescence et la jeunesse du jazz soul de KLT s'unit à la voix chaude et expresssive de Jessy Elsa Palma" title="L'effervescence et la jeunesse du jazz soul de KLT s'unit à la voix chaude et expresssive de Jessy Elsa Palma" />
     </div>
     <div>
      <b>Si vous en avez, comment pourriez-vous définir ou parler de vos influences principales ?</b>       <br />
              <br />
       <b>K.L. :</b> Nous nous sommes rencontrés dans une école de jazz… donc nous sommes bien sûr tous passionnés du chant jazz et des instruments acoustiques : contrebasse, batterie, piano… Mais nous mélangeons à cela des influences beaucoup plus actuelles comme la soul moderne. C'est pour cela que nous ajoutons des claviers et que nos compositions sont plutôt des chansons que des thèmes de jazz. Nous sommes sur des constructions &quot;couplet-refrain&quot;, avec une part peu importante à l'improvisation. Nous élaborons nos morceaux et nos arrangements autour du chant et de la voix… cette dernière étant prépondérante dans notre musique. Le chant est au cœur de nos compositions, tant au studio que sur scène.       <br />
              <br />
       <b>Et c'est cet aspect de votre répertoire que vous allez effectivement présenter à Jazz Ô Château…</b>       <br />
              <br />
       <b>K.L. :</b> Oui, c'est la formule que nous tournons actuellement avec cette prépondérance à la voix. Si bien qu'avec KLT, on ne joue jamais en trio &quot;pur&quot;, par exemple. On n'a jamais fait de concerts en formule trio jazz. Nous avons ce projet-là avec Jessy. Cela nous arrive de collaborer aussi avec d'autres chanteurs ou chanteuses, mais en ce moment, c'est beaucoup KLT et Jessy Elsa Palma. Ce trio n'a pas vocation à jouer en instrumental. C'est toujours pour accompagner quelqu'un qui nous intéresse, pour collaborer avec des invités… C'est cela qui nous plaît et c'est ce qu'on a beaucoup de plaisir à faire avec Jessy depuis quelques années maintenant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88267742-62539546.jpg?v=1746084636" alt="L'effervescence et la jeunesse du jazz soul de KLT s'unit à la voix chaude et expresssive de Jessy Elsa Palma" title="L'effervescence et la jeunesse du jazz soul de KLT s'unit à la voix chaude et expresssive de Jessy Elsa Palma" />
     </div>
     <div>
      <b>Afin de mieux appréhender votre univers musical, pouvez-vous nous parler de vos autres formations ou participations en dehors de KLT ?</b>       <br />
              <br />
       <b>K.L. :</b> Je joue dans un quintet depuis maintenant six ans, avec des amis d'enfance. Le groupe s'appelle Polylogue From Sila. On a déjà sorti trois albums, dont le dernier, &quot;Supertales&quot;, en avril 2024. C'est toujours autour de la soul et du jazz. Dans ce groupe, je ne joue pas de piano, mais uniquement des claviers. Donc, il y a un côté un peu plus électrique, avec Kevin Bucquet (basse), Hugo Valantin à la guitare et Romain Gratalon à la batterie. Et une chanteuse également, Laurène Pierre Magnani. Ce sont des explorations entre jazz, soul et groove, toujours autour un peu des mêmes influences. Je suis aussi sur d'autres projets pour lesquels des enregistrements sont en cours. Tout cela devrait se concrétiser l'année prochaine.       <br />
              <br />
       <b>Est-ce votre première venue ou avez-vous déjà joué en Bretagne ?</b>       <br />
              <br />
       <b>K.L. :</b> Oui, nous avons déjà joué dans le Morbihan, au Coota à Erdeven, ainsi qu'à Rennes. Mais c'est la première fois que nous nous produisons du côté de Saint-Brieuc, Guingamp ou Lannion, bref dans les Côtes-d'Amor.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88267742-62539547.jpg?v=1746084658" alt="L'effervescence et la jeunesse du jazz soul de KLT s'unit à la voix chaude et expresssive de Jessy Elsa Palma" title="L'effervescence et la jeunesse du jazz soul de KLT s'unit à la voix chaude et expresssive de Jessy Elsa Palma" />
     </div>
     <div>
      <b>Quelle image avez-vous de la Bretagne ?</b>       <br />
              <br />
       <b>K.L. :</b> J'ai une très bonne image puisque ma mère est du Finistère et j'ai passé mes vacances, enfant, à côté d'Audierne où se trouvait la maison de ma grand-mère. Je suis donc à moitié breton, mais je connais assez peu le reste de la Bretagne. Mais mon sentiment général est positif, car on est toujours très bien accueilli.       <br />
              <br />
       À noter que, pour le concert au Château de Pommorio à Tréveneuc, nous avons invité Brieuc Stievenard, un trompettiste habitant à Rennes. Nous l'avions rencontré lors d'un concert au Coota, il y a un an. Il avait joué alors avec nous. Depuis, il a continué à faire quelques dates avec nous, en invité, notamment au Duc des Lombards à Paris. Nous avons écrit un morceau avec lui qui sera sans doute dans un prochain album. Donc, le fait qu'il soit présent avec nous à Jazz Ô Château en Bretagne a du sens !       <br />
              <br />
       <b>◙ Propos recueillis par Gil Chauveau</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>KLT et Jessy Elsa Palma</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88267742-62539562.jpg?v=1746084721" alt="L'effervescence et la jeunesse du jazz soul de KLT s'unit à la voix chaude et expresssive de Jessy Elsa Palma" title="L'effervescence et la jeunesse du jazz soul de KLT s'unit à la voix chaude et expresssive de Jessy Elsa Palma" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Samedi 10 mai 2025 à 20 h.</span>       <br />
       Au Château de Pommorio (Tréveneuc),       <br />
       dans le cadre du 10e festival Jazz Ô Château.       <br />
       <a class="link" href="https://www.jazzochateau.fr/" target="_blank">&gt;&gt; jazzochateau.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>● KLT et Jessy Elsa Palma &quot;Beauty of Change&quot;.</b>       <br />
       Label : Jazz Family.       <br />
       Sortie : 17 mai 2024.       <br />
              <br />
       <b>● Polylogue From Sila &quot;Supertales&quot;.</b>       <br />
       Label : Take It Easy Agency.       <br />
       Date de sortie : 5 avril 2024.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88267742-62539563.jpg?v=1746084750" alt="L'effervescence et la jeunesse du jazz soul de KLT s'unit à la voix chaude et expresssive de Jessy Elsa Palma" title="L'effervescence et la jeunesse du jazz soul de KLT s'unit à la voix chaude et expresssive de Jessy Elsa Palma" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Le Jour où je suis devenue chanteuse black" Une comédie musicale soul et autobiographique hautement réjouissante</title>
   <updated>2023-11-13T12:20:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Jour-ou-je-suis-devenue-chanteuse-black-Une-comedie-musicale-soul-et-autobiographique-hautement-rejouissante_a3756.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/76642965-55131329.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-11-13T11:16:00+01:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans un spectacle drôle, émouvant et coloré, dédié à la mémoire de son grand-père afro-américain de Dallas, Claude Odell Dabbs (1920-2012), Caroline Devismes nous retrace sa propre histoire familiale, entièrement inspirée de faits réels, incroyables, mais vrais ! Épaulée à l'écriture par l'éclectique et inclassable Thomas Le Douarec (dont il faut souligner les déjà très nombreuses créations et interprétations, tous genres confondus), la comédienne convoque son secret familial autour du métissage dont la révélation, à ses huit ans, fut pour elle et sa mère un véritable séisme (sa mère croyant que le grand-père était décédé).     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76642965-55131329.jpg?v=1699872348" alt=""Le Jour où je suis devenue chanteuse black" Une comédie musicale soul et autobiographique hautement réjouissante" title=""Le Jour où je suis devenue chanteuse black" Une comédie musicale soul et autobiographique hautement réjouissante" />
     </div>
     <div>
      Un courrier des États-Unis permettra à la fillette de le rencontrer avant son décès et, de là, jaillira un désir vertigineux d'une vie future romanesque, chapeautée de musique et de chansons soul.       <br />
              <br />
       Blonde aux yeux bleus et aux cheveux frisés, née à Boulogne-sur-Mer dans le Pas-de-Calais, Caroline Devismes pioche dans sa culture et les nouveaux gènes qu'on lui a attribués pour nous proposer une comédie musicale dans laquelle trois comédiens chanteurs musiciens – dont leur régisseur son et lumière – revisitent tous les moments standards de la musique afro-américaine.       <br />
              <br />
       Les amatrices et amateurs de théâtre connaissent forcément Caroline Devismes, ravissante chanteuse-comédienne-danseuse-musicienne, dernière meneuse de revue des Folies Bergères, et son comparse, Alex Anglio, qui illuminent avec brio et talent la scène parisienne depuis plusieurs années.       <br />
              <br />
       &quot;Le Jour où je suis devenue chanteuse black&quot; est un véritable OTNI (Objet Théâtral Non Identifié) oscillant entre humour musical, cabaret burlesque, drame autobiographique et comédie musicale, dont l'écriture, commencée il y a douze ans, foisonnait d'idées et de propositions en tous sens… Mais il a bien fallu mettre des limites et imposer un cadre face à la vie de Caroline Devismes, tellement foisonnante et inimaginable !       <br />
              <br />
       Ce nouveau spectacle, au Café de la Gare, dont c'est la deuxième version (la première ayant été montée en 2012 pour le Festival d'Avignon) explore, à bien y regarder, le besoin que chacun et chacune d'entre nous a certainement ancré en lui ou en elle : savoir quelles sont nos racines et, finalement, qui on voudrait être…       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Mais nous ne voulions pas traiter avec gravité ce thème de la quête d'identité, comme cela est très souvent le cas ! Nous avons opté bien davantage pour un théâtre burlesque, bardé d'humour autour notamment de certains passages de la vie de Caroline, emplis pour le moins d'émotions fortes. De plus, je crois beaucoup à cette formule magique qui dit que &quot;la liberté naît des contraintes&quot; et aussi à l'art de la rupture (qui fait passer le spectateur du rire aux larmes) et que ce dernier est une recette idéale pour un spectacle idéal&quot;</span>, Thomas Le Douarec.       <br />
              <br />
       Le pari est largement gagné ! Le fabuleux destin de Caroline Devismes, mêlant histoire d'amour, paillettes, chansons de la Motown, musique soul, est remarquablement porté par le talent exceptionnel de la comédienne qui éblouit littéralement le public, lequel a bien du mal à tenir assis sur son fauteuil tant l'énergie sur scène est palpable et virevoltante…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76642965-55131337.jpg?v=1699872366" alt=""Le Jour où je suis devenue chanteuse black" Une comédie musicale soul et autobiographique hautement réjouissante" title=""Le Jour où je suis devenue chanteuse black" Une comédie musicale soul et autobiographique hautement réjouissante" />
     </div>
     <div>
      Les performances de la comédienne et des deux comédiens sont brillantes, comme des diamants bruts, ainsi que punchy et décoiffantes. Caroline Devismes chante à merveille – ses montées dans les aigus sont impressionnantes – et les chansons soul qu'elle interprète emportent l'âme du public sans commune mesure (en anglais &quot;soul&quot; ne signifie-t-il pas &quot;musique de l'âme&quot;).       <br />
              <br />
       Les deux frères de composition du spectacle, Les Sparkling Twins, Medhi Bourayou et Alex Anglio, alias Peter et Stevie Sou – à la fois pianistes, batteurs, chanteurs, danseurs, confidents et amoureux – épaulent bien brillamment la comédienne et séduisent, eux aussi, le public par leur humour décalé et sincère via leurs attitudes ou leurs répliques.       <br />
              <br />
       Il est vraisemblable que le grand-père de Caroline Devismes, auquel ce spectacle rend hommage, aurait été très fier de découvrir sa petite-fille ainsi métamorphosée en Diva outre-atlantique.       <br />
              <br />
       Un moment incontournable de ce spectacle, savamment mis en scène et interprété, est celui où Caroline revisite ses années passées aux Folies Bergères, à travers lequel le message est loin d'être subliminal : être danseuse de revue n'est pas chose si simple qu'il y paraît ! Loin de là ! Le sourire imposé cache bien souvent de nombreuses contraintes. Mais il faut sourire coûte que coûte, perché sur des talons de 10 cm, avec les baleines des lourdes coiffes qui compriment le corps… À bien y regarder, &quot;Le Jour où je suis devenue chanteuse black&quot; est une création qui sonde surtout le domaine de la fatalité, du destin et des secrets de famille.       <br />
              <br />
       Qu'en aurait-il été si la comédienne n'avait pas appris, un jour, ses origines afro-américaines ou si Thomas Le Douarec n'avait pas croisé le chemin de Medhi et d'Alex ? À n'en point douter, c'eût été un manque notoire pour la vaste scène du spectacle et de la création !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Jour où je suis devenue chanteuse black"</b></div>
     <div>
      Mise en scène : Thomas Le Douarec.       <br />
       Avec Caroline Devismes, Alex Anglio, Mehdi Bourayou et (en alternance) Stéphane Balny ou Odile Huleux ou Dominique Dorei.       <br />
       Arrangements musicaux : Caroline Devismes, Mehdi Bourayou et Alex Anglio.       <br />
       D'après les chansons de Diane Ross and The Supremes, Donna Summer, Gloria Gaynor, Shirley Bassey, Jackson Five, Marvin Gaye, Quincy Jones, Mickael Jackson, etc.       <br />
       Bande son originale : Mehdi Bourayou, avec &quot;Les Désaxés&quot; et Alex Finkin.       <br />
       Voix Off : Laurent Conoir et Pauline Le Douarec.       <br />
       Compagnie Thomas Le Douarec et Protect Artistes Music.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 10 octobre 2023 au 3 janvier 2024.</span>       <br />
       Mardi et mercredi à 21 h 15. Relâche le mardi 28 novembre 2023.       <br />
       Café de la Gare, Paris 4e, 01 42 78 52 51.       <br />
       <a class="link" href="https://www.cdlg.org/j/" target="_blank">&gt;&gt; cdlg.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Une assemblée de femmes", "Me and my soul"… Unir avec succès art théâtral et politique !</title>
   <updated>2023-10-05T11:58:00+02:00</updated>
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   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/75644338-53117132.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-10-05T09:57:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans le cadre des expositions et œuvres artistiques qui ont lieu jusqu'au 19 novembre de "Ce que la Palestine apporte au monde", l'institut du monde arabe dévoile, autour d'un cycle de trois expositions d'art contemporain, la créativité des artistes palestiniens dans les territoires et en exil. Visites muséales plurielles, ateliers jeune public, films, exposition des archives palestiniennes de Jean Genet, photographies et théâtre, c'est tout un univers culturel et artistique riche de son passé, de son présent et de ses promesses d'avenir qui est mis en exergue. Focus est fait sur deux pièces de théâtre dans notre chronique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75644338-53117132.jpg?v=1696494141" alt=""Une assemblée de femmes", "Me and my soul"… Unir avec succès art théâtral et politique !" title=""Une assemblée de femmes", "Me and my soul"… Unir avec succès art théâtral et politique !" />
     </div>
     <div>
      Lumière sur une femme habillée en noir. Elle se déplace, fait quelques pas de façon plus ou moins assurée. Puis un objet volant, dessiné sur un fond blanc, apparaît. Il traverse le ciel lui-même représenté par celui-ci.        <br />
              <br />
       Est-ce un oiseau à l'allure vive ou un avion ? Rapidement, d'autres objets volants arrivent dans différentes directions avec des bruits de moteurs qui font deviner qu'il s'agit d'avions aux objectifs guerriers qu'essaie d'éviter le personnage, incarné par Raida Adon. Elle est percutée par l'un d'eux et finit allongée au sol, embrassée par la mort. De ce corps physique qui ne bouge pas, une représentation graphique s'en dégage pour monter au ciel, telle la personnalité éthérée de cet être ou la représentation de son âme comme deux parties séparées qui cohabitent. De ce découplage, dans son monologue en arabe, Raida Adon en parle comme le titre évocateur </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Me and my soul"</strong></span> de sa performance en fait allusion.       <br />
              <br />
       Il y a une quiétude dans cette montée, comme si la mort était tranquillité et méditation, la détachant ainsi d'une vie balayée par la guerre. Dans cette cohabitation entre dessin et corporéité, réalisme et imaginaire, réel et rêve, ce sont les deux faces d'une existence qui repose sur un quotidien dur, violent et le désir, voire la fuite, vers un Ailleurs au-delà de la terre, même si rejoindre le ciel est, lui aussi, envahi d'objets intrusifs et meurtriers.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75644338-53117146.jpg?v=1696494263" alt=""Une assemblée de femmes", "Me and my soul"… Unir avec succès art théâtral et politique !" title=""Une assemblée de femmes", "Me and my soul"… Unir avec succès art théâtral et politique !" />
     </div>
     <div>
      Le fond blanc se nourrit d'autres formes et de différentes peintures. Il y a cet ensemble de femmes qui se dessinent une à une progressivement, formant des vagues avec leurs cheveux comme des écumes de la mer. Plus loin, c'est un tableau sombre, aux couleurs mates et aux contours clairs, qui apparaît, une sorte de Guernica avec ses cadavres disséminés ici ou là.       <br />
              <br />
       Et puis Raida Adon est face à nous, debout, faisant des mouvements ondulés de sa main droite, comme pour faire sentir cette espace autour d'elle d'un corps habillé de deuil et de mort, boudé par l'espoir, derrière un fond blanc comme un appel à une quiétude qui existe si peu, car balayé par la souffrance et le massacre.       <br />
               <br />
       Tout est poésie chez Raida Adon. Son corps se détache et s'immisce dans le décor, entre la beauté d'un rêve et la cruauté d'un monde.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75644338-53117276.jpg?v=1696494833" alt=""Une assemblée de femmes", "Me and my soul"… Unir avec succès art théâtral et politique !" title=""Une assemblée de femmes", "Me and my soul"… Unir avec succès art théâtral et politique !" />
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     <div>
      Le deuxième spectacle, </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Une assemblée de femmes"</strong></span> (392 av. J.-C.) d'Aristophane (vers 445 av. J.-C. et mort entre 385 et 375 av. J.-C.), est joué par le Théâtre National de Palestine situé à Jérusalem Est.       <br />
              <br />
       Il fait nuit noire et quatre personnages féminins, avec chacun leur lampe, sont sur scène habillés en hommes avec de fausses barbes prêtes à investir l'assemblée athénienne. C'est une double dénonciation de la mainmise d'une société patriarcale sur les femmes et de la corruption qui y sévit. Comment ne pas se rappeler la réalité du peuple palestinien qui subit, en plus de la colonisation israélienne avec sa violence et sa cruauté depuis des décennies, d'une corruption politique de certains de leurs gouvernants ?       <br />
              <br />
       La pièce est aussi basée sur des propos de Palestiniennes dont les vidéos apparaissent sur trois voiles blancs suspendus à trois fils comme des draps qui sèchent. Ce travail d'interviews, au travers de pratiques et de regards artistiques croisés, a été effectué par Roxane Borgna, Laurent Rojol et Jean-Claude Fall. Elles donnent leurs avis sur les rapports hommes-femmes en Palestine.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75644338-53117281.jpg?v=1696494887" alt=""Une assemblée de femmes", "Me and my soul"… Unir avec succès art théâtral et politique !" title=""Une assemblée de femmes", "Me and my soul"… Unir avec succès art théâtral et politique !" />
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     <div>
      Elles sont de tous âges et de toutes générations et interviennent par intermittence dans la pièce, comme des moments réels alimentant la fable d'Aristophane qui déroule la révolte des athéniennes voulant prendre l'assemblée pour combattre l'iniquité et la corruption des hommes. Autre lieu, autre époque, mais même maux toujours présents même à des milliers d'années de différence. C'est le couple, de bout en bout de la pièce, entre réalité et fable qui fait l'originalité de la pièce, car le propos théâtral tire directement sa force du terrain.       <br />
              <br />
       Il y a aussi ce mariage entre film et théâtre qui donne au jeu une double focale, autant géographique que temporelle, même si cette temporalité devient intemporelle. Ces Palestiniennes interviewées sont dans un autre espace-temps, à savoir Naplouse, Jérusalem, Bethléem, Jéricho, Ramallah et Hébron, dont la proximité avec ce qui se passe sur scène est mise en exergue par les ressorts dramaturgiques de la pièce d'Aristophane. Elles deviennent comme l'essence des personnages de l'auteur grec.       <br />
              <br />
       Ce qui interpelle aussi est cet arrêt sur image pendant plusieurs scènes sur le visage d'une jeune dame interviewée et dont le regard semble être interrogatif sur les évolutions politiques à effectuer. Ce visage et ce regard ne restent pas fixes et accompagnent les différentes scènes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75644338-53117985.jpg?v=1696498442" alt=""Une assemblée de femmes", "Me and my soul"… Unir avec succès art théâtral et politique !" title=""Une assemblée de femmes", "Me and my soul"… Unir avec succès art théâtral et politique !" />
     </div>
     <div>
      La dramaturgie présente une scénographie presque dénudée avec un escabeau, un porte-voix, trois voiles blancs suspendus à un fil, quelques fausses barbes, des robes et des costumes. Tout est dans le jeu des comédiens. Vif, truculent, le texte est porté avec gourmandise et talent. C'est une double plongée dans notre société patriarcale qui s'étend aux quatre coins du monde à des degrés différents.       <br />
              <br />
       À la fin du spectacle, la troupe propose au public d'exprimer ce qu'il souhaiterait comme société, chacun pouvant donner son avis. Puis le public est invité à boire une succulente soupe de légumes en écho à la lutte dans &quot;Une assemblée de femmes&quot; pour un monde de partage.       <br />
              <br />
       Le rôle de la comédienne Mays Assi AbuGrbieah a dû être assuré par d'autres comédiens de la troupe, car elle avait un passeport palestinien et Israël ne lui a pas donné l'autorisation de quitter Jérusalem pour cette représentation.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75644338-53117987.jpg?v=1696498518" alt=""Une assemblée de femmes", "Me and my soul"… Unir avec succès art théâtral et politique !" title=""Une assemblée de femmes", "Me and my soul"… Unir avec succès art théâtral et politique !" />
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      <b>Les deux pièces ont été jouées le 23 septembre 2023 à l'Institut du Monde Arabe (IMA).</b>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Me and my soul"</strong></span>       <br />
       Performance et peintures vidéo : Raida Adon       <br />
       Chorégraphie : Renana Raz       <br />
       Design vidéo et projection live : Yaara Niral       <br />
       Durée : 30 minutes.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Une assemblée de femmes"</strong></span>       <br />
       Traduction de la pièce d'Aristophane en arabe palestinien : Ranya Filfil.       <br />
       Adaptation, mise en scène : Jean-Claude Fall.       <br />
       Dramaturgie, interviews, scénographie : Roxane Borgna.       <br />
       Réalisation vidéo, scénographie : Laurent Rojol.       <br />
       Interprète : Dana Zughayyar.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75644338-53117990.jpg?v=1696498586" alt=""Une assemblée de femmes", "Me and my soul"… Unir avec succès art théâtral et politique !" title=""Une assemblée de femmes", "Me and my soul"… Unir avec succès art théâtral et politique !" />
     </div>
     <div>
      Avec : Fatima Abu Alul, Ameena Adilehn, Iman Aoun (comédienne et directrice du Théâtre Ashtar), Mays Assi, Firas Farrah, Nidal Jubeh, Amer Khalil (comédien et directeur du Théâtre National Palestinien - Al Hakawati), Shaden Saleemn.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
       Création franco-palestinienne par El Hakawati The Palestinian National Theatre.       <br />
       Coproduction : TNP, La Manufacture Cie Jean- Claude FALL, Institut Français de Jérusalem - Chateaubriand, avec le soutien du Consulat Général de France à Jérusalem.       <br />
              <br />
       <b>Tournée &quot;Une assemblée de femmes&quot;</b>       <br />
       12 juin 2024 : Printemps Bécon comédien, Périgueux (24).       <br />
       Du 14 au 16 juin 2024 : Montpellier (34).       <br />
              <br />
       <b>Expositions &quot;Ce que apporte la Palestine&quot;</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 31 mai au 19 novembre 2023.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi de 10 h à 18 h, samedi, dimanche et jours fériés de 10 à 19 h.       <br />
       Institut du monde arabe, Paris 5e, 01 40 51 38 38.       <br />
       <a class="link" href="https://www.imarabe.org/fr" target="_blank">&gt;&gt; imarabe.org</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.imarabe.org/fr/expositions/ce-que-la-palestine-apporte-au-monde" target="_blank">&gt;&gt; Programme des expositions</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Une-assemblee-de-femmes--Me-and-my-soul-Unir-avec-succes-art-theatral-et-politique-_a3738.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Jazz à la Villette"… Jazz, Soul, Blues et Hip-Hop, un réel régal pour les oreilles !</title>
   <updated>2023-09-06T16:57:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Jazz-a-la-Villette-Jazz-Soul-Blues-et-Hip-Hop-un-reel-regal-pour-les-oreilles-_a3724.html</id>
   <category term="Festivals" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/75066179-52490361.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-09-06T16:29:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Comme chaque année, "Jazz à la Villette" nous offre un riche plateau musical provenant de différentes contrées géographiques et courants musicaux. Cette année, pour sa 22e édition, sont au rendez-vous l'Amérique du Nord avec, entre autres, Delvon Lamarr Organ Trio et la saxophoniste newyorkaise Lakecia Benjamin, le vieux continent avec, notamment, nos anglais d'Ezra Collective et le français Henri Texier, le continent africain avec, parmi d'autres, les Nana Benz du Togo ou le créateur de l'éthio-jazz, l'éthiopien Mulatu Astatke, et pour finir les artistes cubains Harold López-Nussa et Gonzalo Rubalcaba.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75066179-52490361.jpg?v=1694012753" alt=""Jazz à la Villette"… Jazz, Soul, Blues et Hip-Hop, un réel régal pour les oreilles !" title=""Jazz à la Villette"… Jazz, Soul, Blues et Hip-Hop, un réel régal pour les oreilles !" />
     </div>
     <div>
      C'est une soirée riche et des plus cadencées qui s'est déroulée ce 2 septembre au festival de Jazz de la Villette avec à l'affiche Steam Down, Delvon Lamarr Organ Trio et Ezra Collective. La soirée débute donc avec Steam Down qui est, à l'origine, le nom de soirées musicales qui faisaient tanguer les foules à Deptford dans le sud-est londonien. De ces soirées, une communauté s'est organisée qui a donné lieu à la création d'un groupe en 2017 par le poly-instrumentiste Ahnansé. Steam Down a sorti son premier EP, &quot;Five fruit&quot; en 2022 avec un album en cours de préparation dont certains morceaux ont été joués le soir de la représentation.        <br />
              <br />
       Au milieu de la scène, saxophone à son cou, en lead, Ahnansé lance la mesure, prêtant sa voix aussi à quelques chansons. Derrière son instrument qui laisse s'envoler chorus et accords à cascade, le rythme est balancé, à cheval entre jazz et soul avec une pointe de hip-hop pour saupoudrer le tout. Il est soutenu par la batterie avec ses différentes cymbales à effets dont l'une à la tonalité grave et sèche qui marque les temps forts accompagnés ensuite par celles aux tonalités plus aiguës, les djembés sont derrière en appui. La batterie devient une ligne mélodique, comme celle d'une basse. Ce contrepoint musical donne à la rythmique une cadence qui permet à Ahnansé de libérer une énergie musicale portée autant par son instrument à vent que par la batterie, même si le premier est plus souvent en lead.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75066179-52490362.jpg?v=1694012777" alt=""Jazz à la Villette"… Jazz, Soul, Blues et Hip-Hop, un réel régal pour les oreilles !" title=""Jazz à la Villette"… Jazz, Soul, Blues et Hip-Hop, un réel régal pour les oreilles !" />
     </div>
     <div>
      Suit ensuite Delvon Lamarr Organ Trio qui est un groupe de soul Jazz américain fondé en 2015. Ils ont composé trois albums dont un live. &quot;Close but no cigar&quot; (2016) a connu un franc succès en se plaçant en tête dans les charts américains, dans la rubrique Jazz contemporain. Depuis, avec &quot;I told you so&quot; (2021) et &quot;Cold as Weiss&quot; (2022), le succès ne se dément plus. Delvon Lamarr était initialement batteur et trompettiste, mais c'est derrière son orgue qu'il règne en maître, imprimant aux compositions un accent à la fois jazz, avec des relents symphoniques, et rock, grâce à la guitare mordante de Ben O'Neil.       <br />
              <br />
       La musique happe le tempo, tendue presque dans un même flux, autant par le guitariste que par l'organiste, deux faces d'une même pièce qui roule ses accords dans une tonalité aiguë et planante. La batterie de Sam Groveman, avec ses frappes sèches qui battent la mesure, apporte une touche percutante quand la guitare et l'orgue sont dans une nuance aérienne. Le son semble d'une seule modulation, les instruments ne se démarquant pas nécessairement avec le rythme mené par les grooves de l'orgue de Delvon Lamarr qui donnent à leurs compositions une originalité des plus puissantes. Les accords de Ben O'Neil les appuient, ses solos restant glissants et fluides. Sentiment presque surprenant de se retrouver face à une vague de musique qui se déverse dans une tonalité qui vous porte et difficilement classable entre Soul, Jazz avec des accents blues.       <br />
              <br />
       Puis Ezra Collective clôt cette soirée dans un rythme des plus endiablés. Dans ce groupe londonien, fondé en 2016 par le batteur Femi Koleoseo, il y a son frère cadet à la basse, TJ Koleoseo, Joe Armon-Jones aux claviers, Dylan Jones à la trompette et James Mollison au saxophone. Leurs créations sont un véritable melting pot venu de différents horizons venant du hip-hop, du jazz moderne, de l'afrobeat et du grime anglais qui, pour ce dernier courant musical, bien que sa popularité soit grandissante, reste toujours underground. Ça démarre sur un tempo des plus chaloupés lancé par les instruments à vent. Le saxophoniste James Mollison fait à plusieurs reprises quelques chorus bien sanglés avec en appui la trompette de Dylan Jones qui bascule ensuite en lead sur un autre morceau.       <br />
              <br />
       C'est une sorte de ping-pong musical, chacun se renvoyant la balle rythmique en y ajoutant ses accords et son souffle, donnant à la musique sa tonalité dynamique et tranchante. Ce qui caractérise celle-ci est sa fraîcheur, son enthousiasme, seul le clavier de Joe Armon-Jones apporte une ligne directrice tout en douceur, comme socle solide d'un groupe où ses autres acolytes sont dans un rapport plus vif et spontané. Derrière sa batterie, Femi Koleoseo est d'une grande fougue avec des passages de tempo rapides, tête aux trois quarts baissée sur ses toms, micro à côté pour haranguer la foule. C'est vivant et rayonnant. Chaque musicien prend le lead un moment en faisant un chorus. La musique est très entraînante avec le saxophone et la batterie et une basse qui galope d'accords en accords. Un véritable régal !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75066179-52490409.jpg?v=1694012808" alt=""Jazz à la Villette"… Jazz, Soul, Blues et Hip-Hop, un réel régal pour les oreilles !" title=""Jazz à la Villette"… Jazz, Soul, Blues et Hip-Hop, un réel régal pour les oreilles !" />
     </div>
     <div>
      <b>Jazz à la Villette</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 30 août au 10 septembre 2023.</span>       <br />
       Soirée du samedi 2 septembre 2023 à la Grande Halle de la Villette       <br />
       Durée : 4 h.       <br />
       1) Steam Down.       <br />
       2) Delvon Lamarr Organ Trio.       <br />
       3 / Ezra Collective.       <br />
              <br />
       Programme complet sur <a class="link" href="https://jazzalavillette.com/fr/programme" target="_blank">&gt;&gt; jazzalavillette.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>"Someday we'll all be free" par l'Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo et ses invités</title>
   <updated>2020-04-30T15:22:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Someday-we-ll-all-be-free-par-l-Orchestre-Philharmonique-de-Monte-Carlo-et-ses-invites_a2722.html</id>
   <category term="RV du Jour" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/45493032-36729392.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-04-30T15:10:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Bluffante, remarquable et enthousiasmante cette version de "Someday we'll all be free"… Passées les seize secondes de remerciements du Prince Albert de Monaco, ce n'est rien de moins que Marcus Miller, Robin McKelle, Charles Pasi, Marie-Nicole Lemieux, Raul Midón, Neïma Naouri, Yvan Casar qui accompagnent un orchestre de Monaco confiné mais avec une pêche incroyable ! Une belle manière - musicale - de nous rappeler… "Brighter days will soon be here/take it from me someday we'll all be free"… Oui, un jour nous serons tous libres…     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.larevueduspectacle.fr/v/b0e471ed5edc54e1700f280e090af2ad6ab10351" width="608" height="372">
<param name="movie" value="https://www.larevueduspectacle.fr/v/b0e471ed5edc54e1700f280e090af2ad6ab10351">
<param name="quality" value="high" />
</object >
     </div>
     <div>
      Créé en 1973 par Donny Hathaway sur l'album &quot;Extension of a man&quot;, ce titre emblématique de la musique soul connut son heure de gloire grâce au film &quot;Malcom X&quot; de Spike Lee dans une interprétation d'Aretha Franklin.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/45493032-36729392.jpg?v=1588253246" alt=""Someday we'll all be free" par l'Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo et ses invités" title=""Someday we'll all be free" par l'Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo et ses invités" />
     </div>
     <div>
      Celui-ci fut à ce moment-là considéré comme une chanson prenant cause pour les droits des Afro-américains. Pour cette version, en compagnie de l'Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, on retrouve les merveilleuses voix de Robin McKelle, Marie-Nicole Lemieux, Neïma Naouri ; ainsi que Marcus Miller, le talentueux bassiste de jazz, Raul Midón, chanteur et guitariste américain, le pianiste Yvan Casar, le chanteur français et harmoniciste Charles Pasi.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Générique et copyright en fin de clip.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Someday-we-ll-all-be-free-par-l-Orchestre-Philharmonique-de-Monte-Carlo-et-ses-invites_a2722.html" />
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