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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-12T15:39:42+01:00</updated>
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   <title>Paavo Järvi réussit ses débuts avec l'Orchestre de l'Opéra de Paris</title>
   <updated>2021-05-07T07:12:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Paavo-Jarvi-reussit-ses-debuts-avec-l-Orchestre-de-l-Opera-de-Paris_a2934.html</id>
   <category term="Concerts" />
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   <published>2021-05-07T07:10:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le chef estonien a pour la première fois dirigé l'Orchestre de l'Opéra de Paris lundi dernier à la Philharmonie. Une première rencontre qui a satisfait tant le chef que les musiciens, pourtant réputés difficiles. Un concert à réécouter sur le site de la Philharmonie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/56097463-41838011.jpg?v=1620322877" alt="Paavo Järvi réussit ses débuts avec l'Orchestre de l'Opéra de Paris" title="Paavo Järvi réussit ses débuts avec l'Orchestre de l'Opéra de Paris" />
     </div>
     <div>
      Lundi dernier, les auditeurs de France Musique ont pu découvrir le beau programme du concert de vingt heures choisi pour sceller la première rencontre du chef estonien avec l'orchestre de l'Opéra de Paris. D'abord le Ricercare à six voix extrait de &quot;L'Offrande musicale&quot; de J. S. Bach, dans l'orchestration d'A. Webern de 1935 - une pièce brève donnée en hommage aux Victimes de la crise sanitaire. Redoutable à mettre en place à l'orchestre, ce Ricercare, enchaînant des épisodes variés sans véritable lien thématique de soliste à soliste puis de pupitres à pupitres, ne trouve pas immédiatement son assise mais finit par convaincre.       <br />
              <br />
       Le reste de la soirée est consacré à Johannes Brahms. D'abord ses &quot;Variations sur un thème de Haydn&quot; (opus 56a) créées en  1873 à Vienne sous la baguette de Brahms lui-même. Une œuvre d'un quart d'heure environ qui permet en huit variations précédées par un Thème &quot;Andante&quot; et conclues par un Finale de faire briller les possibilités de l'orchestre tant au niveau des styles (marche animée, choral, scherzo vif ou sicilienne gracieuse) qu'au niveau de la maîtrise des dialogues des voix ou du contrepoint et des dynamiques (rendu des pulsations, syncopes…). Le Finale, qui culmine dans un tutti des plus impressionnants, ne dissipe pas l'impression que, dans la grande salle vide de public de la Philharmonie, l'acoustique (donc la réverbération du son) ne sert pas vraiment l'équilibre entre les vents et le reste des pupitres. Une petite gêne sans doute imperceptible à la radio.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/56097463-41838034.jpg?v=1620322933" alt="Paavo Järvi réussit ses débuts avec l'Orchestre de l'Opéra de Paris" title="Paavo Järvi réussit ses débuts avec l'Orchestre de l'Opéra de Paris" />
     </div>
     <div>
      Composée pendant l'été 1877, la Symphonie n°2 (opus 73) offre dès l'abord ses superbes formules mélodiques, ses franches couleurs dans le premier mouvement tel que dirigé par Paavo Järvi. La valse respire la joie - et les tableaux variés, de ces couleurs naïves que Brahms voulait donner à l'œuvre. Une atmosphère brumeuse prend très vite le dessus et on se dit souvent jusqu'au Finale que l'orchestre a quasiment pris une sonorité germanique - alors que frappent parfois les puissances obscures. Les interventions des cordes souples, à la sonorité magnifique, constituent toujours un événement de choix.       <br />
              <br />
       Les second et troisième mouvements sont servis par un orchestre offrant des climats aussi différents que possibles : l'emphase parfois le dispute à l'alacrité. Les pupitres sont emportés et transcendés par un chef à la gestique ronde et énergique, qui se sait architecte mais aussi fresquiste. Le Finale confirme en fanfare que l'orchestre s'est assez libéré pour dégager une énergie débridée dans la confiance d'une belle rencontre.       <br />
              <br />
       L'ancien directeur musical de l'Orchestre de Paris, désormais aux manettes de l'orchestre symphonique de la NHK de Tokyo, rappelle quant à lui toutes les qualités de son leadership - appréciées pendant ses six trop courtes années à Paris. Les musiciens de l'Opéra de Paris étaient ravis lundi soir en quittant la Philharmonie. On le sait, avec eux le respect ne se gagne pas facilement. Le Maestro Järvi les a pourtant bel et bien conquis.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/56097463-41838067.jpg?v=1620323064" alt="Paavo Järvi réussit ses débuts avec l'Orchestre de l'Opéra de Paris" title="Paavo Järvi réussit ses débuts avec l'Orchestre de l'Opéra de Paris" />
     </div>
     <div>
      <b>Orchestre de l'Opéra national de Paris.       <br />
       Paavo Järvi, direction.</b>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Concert en réécoute</strong></span>       <br />
       <a class="link" href="https://philharmoniedeparis.fr/fr/activite/concert-symphonique/23514-orchestre-de-lopera-national-de-paris-paavo-jarvi" target="_blank">>> sur le site de la Philharmonie</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.francemusique.fr/emissions/le-concert-de-20h/direct-philharmonie-de-paris-programme-brahms-par-l-orchestre-de-l-opera-national-de-paris-et-paavo-jarvi-94669" target="_blank">>> sur le site de France Musique</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Paavo-Jarvi-reussit-ses-debuts-avec-l-Orchestre-de-l-Opera-de-Paris_a2934.html" />
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   <title>Les "Métamorphoses" de l'Orchestre national de Lille à la Philharmonie</title>
   <updated>2020-10-13T07:37:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Metamorphoses-de-l-Orchestre-national-de-Lille-a-la-Philharmonie_a2809.html</id>
   <category term="Concerts" />
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   <published>2020-10-13T06:59:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L'Orchestre national de Lille, dirigé par son chef Alexandre Bloch, invitait le violoncelliste Mischa Maisky à la Philharmonie de Paris pour un beau concert, "Métamorphoses".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50537861-38983702.jpg?v=1602530567" alt="Les "Métamorphoses" de l'Orchestre national de Lille à la Philharmonie" title="Les "Métamorphoses" de l'Orchestre national de Lille à la Philharmonie" />
     </div>
     <div>
      Pour cette rentrée parisienne très spéciale (pour cause de pandémie) de l'Orchestre national de Lille à la Philharmonie, dans sa saison 2020-2021 placée sous le thème de l'héroïsme, un programme original et un soliste rare en France nous étaient proposés. La transcription pour violoncelle et orchestre d'un Nocturne (opus 19) de Tchaïkovski écrite en 1888, d'une œuvre extraite des Six Morceaux pour piano (de 1873) ouvrait le concert. Mischa Maisky (longs cheveux blancs et chemise bouffante de soie blanche lui donnant un air de ressemblance avec sa complice de toujours, Martha Argerich) rendait justice à cette attachante &quot;Andante sentimentale&quot; de quatre minutes avec la belle sonorité de son violoncelle Montagnana du XVIIIe siècle, offert à l'artiste israélien d'origine russe par un mécène.        <br />
              <br />
       Suivait immédiatement après un très bref silence, le &quot;Kol Nidrei&quot; de Max Bruch (1838-1920), une œuvre de 1880 d'une dizaine de minutes sous-titrée &quot;Adagio sur deux mélodies hébraïques» - ces deux mélodies étant composées à partir de deux thèmes du folklore juif : la prière vespérale &quot;Kol Nidrei&quot; chantée à la synagogue pour Yom Kippour et un arrangement d'Isaac Nathan sur un poème de Lord Byron. La transcription pour orchestre étant ici due à Mischa Maisky lui-même. Magnifique pièce que le violoncelle exalte en psalmodiant tel le chantre de la synagogue dans un beau dialogue avec un orchestre au diapason, la violoniste solo Ayako Tanaka et la subtile harpe d'Anne Le Roy Petit. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50537861-38983707.jpg?v=1602530638" alt="Les "Métamorphoses" de l'Orchestre national de Lille à la Philharmonie" title="Les "Métamorphoses" de l'Orchestre national de Lille à la Philharmonie" />
     </div>
     <div>
      Cette première partie du concert se concluait avec les Variations sur un thème rococo (opus 13) de Tchaikovski  pour violoncelle et orchestre (dans la version de son ami Fitzenhagen, violoncelliste et commanditaire). À l'écoute, ces huit charmantes variations, rendant hommage au style galant du XVIIIe siècle, semblent avoir été composées pour mettre en lumière avant tout la virtuosité du soliste. Elles nous laissent un peu froids (par sa vocation même).        <br />
              <br />
       Cependant, le violoncelliste israélien sait colorer les différents modes de jeux convoqués d'un réel panache (avec parfois une virtuosité sonnant un peu &quot;à l'arraché&quot;), il excelle dans les traits des staccatos de la 5e variation et déploie un beau chant dans la cantilène de la 7e. Les entrées des vents, énonçant tous les thèmes, se révèlent parfaites. Un magnifique bis d'un lyrisme habité (avec le &quot;Cygne&quot; du Carnaval de Saint-Saëns) déchaîne l'enthousiasme du public, qui salue le talent du violoncelliste israélien, de la harpiste et de l'orchestre comme il se doit.       <br />
              <br />
       Le moment fort de la soirée demeure pourtant l'interprétation à la renversante beauté, par 23 solistes des pupitres de cordes de l'OnL, des &quot;Métamorphoses&quot; de Richard Strauss, en deuxième partie de soirée. Chacun connaît la haute valeur spirituelle de ce poignant testament composé en un mois, entre mars et avril 1945, par un artiste dont le monde et la brillante culture ont disparu dans la barbarie et la guerre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50537861-38983778.jpg?v=1602530721" alt="Les "Métamorphoses" de l'Orchestre national de Lille à la Philharmonie" title="Les "Métamorphoses" de l'Orchestre national de Lille à la Philharmonie" />
     </div>
     <div>
      Ultime partition purement orchestrale de Strauss, cette immense méditation funèbre offre une texture polyphonique en perpétuelle &quot;métamorphose&quot; et une création thématique d'une richesse rare, convoquant autant l'héritage malhérien qu'annonçant les bouleversants Vier Letzte Lieder de 1948. Ce long adagio de près d'une demi-heure est transcendé ici par un orchestre entièrement dévoué à son jeune chef extrêmement engagé, le passionné Alexandre Bloch sollicitant chaque musicien, dont l'instrument est traité en soliste. Des cordes qui se révèlent exemplaires de legato, de densité et de dépouillement.       <br />
              <br />
       S'imposent encore le style Bloch, son energeia traduite par une gestique dense, sa capacité à magnifier les plans sonores. Le chef lillois détaille superbement l'architecture de ces Métamorphoses, révélant chaque clair-obscur de ce soleil noir. Tonalité élégiaque des flux et reflux du chant straussien, accelerando continu implacable du tempo jusqu'au tutti, désespoir noir mutant peut-être enfin en une sereine acceptation du destin avec la citation de la Marche funèbre de la Troisième Symphonie de Beethoven<span style="font-style:italic">(*)</span> aux dernières mesures, tout est ici d'une perfection, d'une hauteur de vue qui serrent et ravissent l'âme.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50537861-38983793.jpg?v=1602530790" alt="Les "Métamorphoses" de l'Orchestre national de Lille à la Philharmonie" title="Les "Métamorphoses" de l'Orchestre national de Lille à la Philharmonie" />
     </div>
     <div>
      Un moment d'une émotion si intense et hors du temps qu'un long silence recueilli ne peut que lui succéder ; un silence qui scelle l'unisson de cœurs étreints par la noblesse d'une sublime confession. C'est pour ces rares épiphanies, ces expériences uniques, que nous ne pouvons décidément nous passer du concert vivant.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(*) Citation marquée par R. Strauss &quot;In Memoriam&quot; sur la partition, comme sur un tombeau. L'OnL dirigé par A. Bloch donnera L'Eroica début décembre à l'Auditorium du Nouveau Siècle à Lille.</span>       <br />
              <br />
       Concert donné les 7 et 8 octobre à Lille et entendu le 9 octobre 2020 à la Philharmonie de Paris.       <br />
              <br />
       <b>Programme complet de la saison :</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.onlille.com/saison_20-21/" target="_blank">&gt;&gt; onlille.com/saison_20-21</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>La blessure surmontée, Schumann "L'Hermaphrodite" par Laurianne Corneille</title>
   <updated>2020-04-30T15:14:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-blessure-surmontee-Schumann-L-Hermaphrodite-par-Laurianne-Corneille_a2721.html</id>
   <category term="CédéDévédé" />
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   <published>2020-04-28T19:05:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La jeune pianiste Laurianne Corneille nous offre un superbe voyage très personnel autour d'œuvres emblématiques de Robert Schumann. C'est le bel "Hermaphrodite", véritable album concept sorti en mars 2020.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/45449497-36700416.jpg?v=1588094876" alt="La blessure surmontée, Schumann "L'Hermaphrodite" par Laurianne Corneille" title="La blessure surmontée, Schumann "L'Hermaphrodite" par Laurianne Corneille" />
     </div>
     <div>
      Voici un objet d'art complet, très original, très pensé, beau, voici &quot;L'Hermaphrodite&quot;, le nouveau CD de Laurianne Corneille, soliste mais aussi jeune professeure au conservatoire et à l'Académie Musicale Philippe Jaroussky. La démarche artistique entreprise fait appel à plusieurs disciplines et s'incarne tant dans la musique que dans la littérature (la pianiste lit sur les trois dernières pistes des textes de Roland Barthes sur Schumann), dans la photographie de ce roman qu'elle nous destine et dans l'art japonais de la céramique réparée à la peinture d'or. Il y faut un personnage à incarner (au corps réparé joliment aussi à l'or), l'hermaphrodite qui évoque le double réconcilié de deux figures d'identification schumanniennes : Eusébius et Florestan - ces êtres aux tempéraments contraires - et un récit.       <br />
              <br />
       Celui que propose Laurianne Corneille dessine une voie en partant des &quot;Chants de l'Aube&quot; (&quot;Gesänge der Frühe&quot;), dernière œuvre complète composée avant la tentative de suicide de 1854 ; elle traverse ensuite les climats vivement contrastés du cycle &quot;Kreisleriana&quot; d'après E.T.A Hoffmann composé en 1838 pour trouver enfin la réconciliation de l'intériorité et le chant pur d'une nouvelle Voix intérieure (ou &quot;innere Stimme&quot;) avec la bouleversante transcription par Liszt d'un des Liebeslieder, &quot;Widmung&quot; opus 25, extrait de &quot;Myrthen&quot; (lieder de 1840).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/45449497-36700431.jpg?v=1588094921" alt="La blessure surmontée, Schumann "L'Hermaphrodite" par Laurianne Corneille" title="La blessure surmontée, Schumann "L'Hermaphrodite" par Laurianne Corneille" />
     </div>
     <div>
      C'est donc à un parcours intime que Laurianne Corneille nous invite puisqu'elle ouvre son propre chemin dans l'œuvre de Robert Schuman en un geste aussi émouvant qu'original. D'où vient ce choix de prendre l'œuvre quasiment à rebours ? Pourquoi partir de la nuit, des confins de la folie qui menace, avec ses &quot;Chants de l'Aube&quot; opus 133 composés au bord du silence, devenus par la tragédie vécue par le musicien romantique Ultima Verba ? Pourquoi faire entendre ensuite le cycle &quot;Kreisleriana&quot; opus 16 composé par un artiste plutôt dans une bonne période et qui conçoit ce carnaval plutôt noir mais tout en fantasques détours témoignant aussi d'un vrai dépassement par une création sublimante ?       <br />
              <br />
       C'est que le déchirement dans la chair et l'esprit vécu par Robert Schumann s'est révélé une expérience qu'a partagée à sa manière la pianiste. Gravement blessée en 2017 alors qu'elle se fait renverser par un chauffard, Laurianne Corneille a cru naturellement qu'elle devrait renoncer à son art. C'est donc de reconstruction qu'elle nous parle à travers son récit musical mais aussi en mettant en scène l'art du kintsugi (comme celle de sa transformation en hermaphrodite mythique) dans les belles photographies d'Anne-Lou Buzot.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/45449497-36700439.jpg?v=1588094949" alt="La blessure surmontée, Schumann "L'Hermaphrodite" par Laurianne Corneille" title="La blessure surmontée, Schumann "L'Hermaphrodite" par Laurianne Corneille" />
     </div>
     <div>
      Du désespoir de l'opus 133 écrit sur le vent au bord du silence à la douleur transcendée de l'opus 16, chaos apprivoisé entre éclaircies et vision fantastique jusqu'à la réparation de la fracture du moi du Liebeslied (piste 16), l'art de la pianiste tout en délicatesse prend le plus souvent le parti de la fusion des contraires, leur feuilletage, plutôt que celui de l'exaspération de climats antagonistes et violents - souvent choisi par les autres pianistes.        <br />
              <br />
       Elle poétise délicatement le dépouillement du chant (opus 133), ses dissonances imprévues, magnifie ce chant tendre et endeuillé qui émeut aux larmes mais elle sait aussi redonner formes et couleurs tranchantes aux fantaisies capricieuses ou sinistres du Kappelmeister fou (Kreisler). Elle enlumine et répare ces tissus déchirés d'une écriture du paradoxe mélancolique. Réparation d'une âme, douleur transcendée, voilà un programme fort pour une démarche et un enregistrement qui ne ressemblent à aucun autre - un véritable album concept, passionnant, qui mérite d'être découvert (y compris sur la chaîne YouTube de la pianiste).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/45449497-36700443.jpg?v=1588094987" alt="La blessure surmontée, Schumann "L'Hermaphrodite" par Laurianne Corneille" title="La blessure surmontée, Schumann "L'Hermaphrodite" par Laurianne Corneille" />
     </div>
     <div>
      <b>● Laurianne Corneille &quot;Robert Schumann - L'Hermaphrodite&quot;.</b>       <br />
       Piano : Laurianne Corneille.       <br />
       Label : Klarthe Records.       <br />
       Distribution : [PIAS].       <br />
       Sortie : mars 2020.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://lauriannecorneille.com/" target="_blank">&gt;&gt; lauriannecorneille.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Une Folle Journée toujours plus folle</title>
   <updated>2015-02-03T09:42:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Une-Folle-Journee-toujours-plus-folle_a1278.html</id>
   <category term="Concerts" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7420854-11433180.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-02-03T09:23:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Au soir de cette cinquième journée de La Folle Journée de Nantes, c’est l’heure du bilan et il est excellent. Avec plus de 350 concerts donnés dans les Pays de la Loire et à Nantes, un public toujours plus nombreux a fait honneur aux "Passions de l’âme et du cœur", thème de cette 21e édition.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7420854-11433180.jpg?v=1422952797" alt="Une Folle Journée toujours plus folle" title="Une Folle Journée toujours plus folle" />
     </div>
     <div>
      La Folle Journée est bien un des plus importants festivals français. Plus de 170 000 billets disponibles aux prix les plus serrés - dont 154 000 délivrés c'est-à-dire 10 000 de plus que l'an dernier - pour 350 concerts payants et trente-et-un concerts gratuits font de la manifestation un rendez-vous populaire réussi autour de la musique classique. Plus de 57 000 spectateurs ont accouru pour la douzième édition en région. Ce qui fait un bien fou en ces temps où force est de constater que le public du classique vieillit allègrement (l'âge moyen du spectateur est passé depuis les années quatre-vingt de trente-cinq à plus de soixante ans !).       <br />
              <br />
       Mais La Folle Journée ne connaît pas la crise et son esprit généreux a fait accourir des foules impressionnantes - faisant la queue devant les salles avec une discipline et une patience qui forcent le respect - composées de jeunes, de moins jeunes et d'une diversité sociale qui fait plaisir. Parmi les mille huit cents artistes invités, nombreux seront ceux qui vous loueront l'esprit humaniste de son directeur artistique René Martin. Vingt concerts hors les murs - en prison, à l'hôpital, en maisons de quartier - ont donc logiquement été organisés. 
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7420854-11433183.jpg?v=1422952875" alt="Une Folle Journée toujours plus folle" title="Une Folle Journée toujours plus folle" />
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      De grands noms venus d'Europe et d'Asie côtoient de jeunes artistes et des révélations pour une série de concerts à géométrie variable : symphonique, chambriste ou soliste. On se souviendra de la bouleversante prestation du Sinfonia Varsovia de la Symphonie n°3 de Gorecki - un hommage aux victimes de la Shoah - avec la superbe soprano norvégienne Marita Solberg. Mais aussi de la Simphonie du Marais emmenée par le flûtiste Hugo Reyne encourageant avec simplicité les applaudissements entre les mouvements des Concertos brandebourgeois de Bach - une hérésie dans les salles ordinairement plus compassées de la musique classique.        <br />
              <br />
       Le trio formé par le violoniste Viktor Tretiakov, le violoncelliste Henri Demarquette et le pianiste Boris Berezovsky a emporté le public en pleine tourmente de l'opus 50 de Tchaïkovsky. Impossible de tout voir et tout entendre : les concerts au format resserré (moins d'une heure) se succèdent à un rythme effréné entre 9 et 23 heures. Choc artistique : le Quatuor Modigliani a bouleversé le festival (une interview dans ces mêmes colonnes est à suivre). 
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7420854-11433217.jpg?v=1422953008" alt="Une Folle Journée toujours plus folle" title="Une Folle Journée toujours plus folle" />
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      Les cinq jours de festival, et particulièrement le week-end, le Lieu Unique et la Cité des Congrès se transforment en une véritable ruche : des bataillons de bénévoles accueillent les spectateurs - et tiennent gentiment en respect la presse qui une fois n'est pas coutume ne rentrera que s'il reste de la place ! Des techniciens s'affairent non moins nombreux en accomplissant en un rien de temps de véritables exploits : ce sont les déménageurs, les accordeurs et autres personnels qualifiés. Les médias ont encore massivement répondu à l'appel. Bref, des folles journées comme celles-là, on en redemande. Justement le thème de la prochaine Folle Journée est connu pour 2016 : ce sera &quot;La Nature&quot;.       <br />
              <br />
       <b>Prochaine édition : La Folle Journée 2016 du 3 au 7 février 2016.</b>       <br />
              <br />
       La Folle Journée à Bilbao : <span class="fluo_jaune">6 - 8 mars 2015.</span>       <br />
       La Folle Journée au Japon : <span class="fluo_jaune">1er - 10 mai 2015.</span>       <br />
       La Folle Journée à Varsovie : <span class="fluo_jaune">25 - 27 septembre 2015.</span>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.follejournee.fr/" target="_blank">&gt;&gt; follejournee.fr </a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Une-Folle-Journee-toujours-plus-folle_a1278.html" />
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   <title>C’est reparti pour "La Folle Journée de Nantes" !</title>
   <updated>2015-01-27T13:47:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/C-est-reparti-pour-La-Folle-Journee-de-Nantes-_a1275.html</id>
   <category term="Concerts" />
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   <published>2015-01-27T12:56:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Du 28 janvier au 1er février, c’est le retour de "La Folle Journée de Nantes", le rendez-vous incontournable de la vie musicale nationale et internationale. Cette 21e édition est consacrée aux "Passions de l’âme et du cœur" : quoi d’autre que les passions pour inspirer compositeurs et public ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7397470-11394168.jpg?v=1422361843" alt="C’est reparti pour "La Folle Journée de Nantes" !" title="C’est reparti pour "La Folle Journée de Nantes" !" />
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     <div>
      Le succès ne se dément pas pour la manifestation placée sous la direction artistique de René Martin (créateur du Festival de la Roque d’Anthéron, entre autres) depuis plus de vingt ans. Conséquence d’une ligne éditoriale des plus pertinentes : donner envie à tout un chacun - mélomane averti ou pas - de déambuler d’un concert à un autre à l’aventure. En cinq journées, plus de trois cent dix concerts sont proposés dont la durée n’excède pas les quarante-cinq minutes.        <br />
              <br />
       On se promène d’une salle à l’autre dans la Cité des Congrès de Nantes - sans se ruiner - à la rencontre de plus de mille huit cents artistes venus du monde entier. Classique, jazz, traditionnelle ou actuelle la musique se décline en de multiples propositions. Orchestres, chœurs, ensembles régionaux et solistes prennent ainsi possession de la belle capitale de la région Pays de Loire et de nos cœurs.       <br />
              <br />
       Le succès ? &quot;La Folle Journée&quot; s’exporte très bien. Arrivant début mars à Bilbao, elle fera halte au Japon début mai avant d’illuminer les derniers jours de septembre à Varsovie. Et déjouer les rites du concert classique est bien sûr une nécessité pour attirer de nouveaux publics à Nantes (et ailleurs). Une véritable politique de médiation a été mise en place depuis longtemps pour que la musique aille de surcroît à la rencontre des publics empêchés - à l’hôpital, en prison, dans les locaux d’accueil des Sans-papiers ou dans les maisons de retraite. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7397470-11394198.jpg?v=1422362919" alt="C’est reparti pour "La Folle Journée de Nantes" !" title="C’est reparti pour "La Folle Journée de Nantes" !" />
     </div>
     <div>
      Au programme cette année, les &quot;Passions&quot; donc. De l’âge baroque au début du XXe siècle, de Monteverdi à Schoenberg, de la Passion du Christ - avec des œuvres de Bach, Arvo Pärt, Joseph Haydn et Liszt - à la sensibilité romantique - avec les compositeurs de l’Emfindsamkeit (1) et du Sturm und Drang (2) -, de la passion amoureuse au  désenchantement moderne, tous les styles seront à l’honneur réunis par cette même source d’inspiration. Nous retrouverons des ensembles, des artistes qui nous sont chers (impossible de tous les citer) venus de tous les horizons. Vous l’aurez compris : impossible de ne pas vibrer de concert à Nantes cette année encore.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Notes :       <br />
       (1) Ou &quot;Sensibilité romantique&quot;.        <br />
       (2) Ou &quot;Tempête et Passion&quot;.</span>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 28 janvier au 1er février 2015. </span>       <br />
              <br />
       Renseignements et réservations, 0892 705 205.       <br />
       <a class="link" href="http://www.follejournee.fr" target="_blank">&gt;&gt; follejournee.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Concerts retransmis sur : </b>       <br />
              <br />
       La chaîne Arte les 31 janvier et 1er février à partir de 17h30.       <br />
       <a class="link" href="http://concert.arte.tv/fr" target="_blank">&gt;&gt; concert.arte.tv </a>       <br />
       en livestreaming.       <br />
              <br />
       France Musique les 30 et 31 janvier toute la journée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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