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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-19T14:51:54+02:00</updated>
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   <title>"La Cantatrice chauve"… Une merveilleuse et brève histoire du temps*</title>
   <updated>2017-08-25T11:02:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Cantatrice-chauve-Une-merveilleuse-et-breve-histoire-du-temps_a1899.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2017-08-25T10:03:00+02:00</published>
   <author><name>Ludivine Picot</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
En réponse à la Seconde Guerre mondiale, un nouveau courant littéraire émerge : celui de l'absurde. Des dramaturges, tels Ionesco et Beckett pour ne citer que les plus connus, s'interrogent sur le non-sens de la vie qui conduit inéluctablement à la mort. "La Cantatrice chauve" est la première pièce se réclamant de ce genre. Ionesco la définit même comme une "anti-pièce", c'est de l'"antithéâtre".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16725017-21415968.jpg?v=1503648961" alt=""La Cantatrice chauve"… Une merveilleuse et brève histoire du temps*" title=""La Cantatrice chauve"… Une merveilleuse et brève histoire du temps*" />
     </div>
     <div>
      Une pièce où le &quot;a&quot; privatif prime. Une trame atemporelle. Le décor est constitué de rideaux d'horloges indiquant toutes un horaire différent. Les Smith affirment qu'ils n'ont pas l'heure. On ne sait pas à quel moment de la journée se déroulent les faits, ni combien de temps il s'écoule. L'action défile, s'arrête, s'accélère, décélère, se rembobine, se répète, se multiplie… Le temps se distord, se crée, se rompt, se réinvente.       <br />
              <br />
       Des personnages sans visage, qui sont interchangeables. Les hommes parlent d'une voix de femme, les femmes d'une voix d'homme. Le couple des Smith devient le couple des Martin et le couple des Martin devient le couple des Smith. La famille de Bobby Watson se compose uniquement d'individus portant le même nom de Bobby Watson.       <br />
              <br />
       Des dialogues sans logique, sans contenu, sans échange. Ce n'est plus du langage, c'est de la langue dans la forme la plus pure qui soit. C'est une association de mots, une suite de syllabes, de sonorités, un assemblage d'images... Le concret laisse place à l'abstrait. Le sens n'a plus sa place. L'esthétique le remplace.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16725017-21416075.jpg?v=1503649037" alt=""La Cantatrice chauve"… Une merveilleuse et brève histoire du temps*" title=""La Cantatrice chauve"… Une merveilleuse et brève histoire du temps*" />
     </div>
     <div>
      Les corps sont sobres et élégants, vêtus de noir. Les visages clownesques, fardés de blanc et les pommettes roses, allusion aux farceurs de cirques. Car c'est exactement ça : une énorme farce, une farce qui se joue des conventions sociales. Ionesco ridiculise les codes de la société. Il caricature la bourgeoisie anglaise, les conversations insipides et inutiles où la banalité devient conformité…       <br />
              <br />
       Et la force du dramaturge est d'avoir déguisé son drame en comédie. Les artistes lui rendent honneur en invoquant le comique tout en sauvegardant l'aspect tragique. Sophie Le Garles, dans le rôle de la bonne, vous envoûte tout autant qu'elle vous émeut lorsqu'elle récite le feu. Vous ne pouvez détourner le regard de ses yeux qui s'emplissent de larmes. Les comédiens possèdent tous une vraie force de jeu, un pouvoir magnétisant qui vous tient pendant toute la durée du spectacle.       <br />
              <br />
       Une fois celui-ci achevé, vous ne pouvez qu'ovationner l'incroyable travail de mise en scène. Que vous ayez aimé ou non, vous ne pouvez pas nier la qualité de la prestation. Avec une synchronisation parfaite, les comédiens sont à l'écoute les uns des autres et à l'écoute d'eux-mêmes. Ils  débitent les répliques à un rythme effréné mais tout en restant tout le temps parfaitement cohérent… dans la limite du possible en tenant compte du texte.       <br />
              <br />
       La seule critique que l'on peut émettre est peut-être cette sensation de longueur que l'on perçoit vers la fin. Enfin… même dans cet éventuel reproche, l'adaptation reste dans le thème : celui de la perception du temps. Un spectacle de théâtre où le terme d'acteur est trop réducteur ; nous voyons évoluer des performeurs. La performance s'apparente à une danse. Les membres de la compagnie Ubu Pop Corp' sont tour à tour comédiens, instruments, chanteurs, danseurs, conteurs… Un bonheur.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Référence à Stephen Hawking, physicien théoricien et cosmologiste britannique, et son livre &quot;Une brève histoire du temps&quot; (A Brief History of Time).</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Cantatrice chauve"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16725017-21416102.jpg?v=1503649100" alt=""La Cantatrice chauve"… Une merveilleuse et brève histoire du temps*" title=""La Cantatrice chauve"… Une merveilleuse et brève histoire du temps*" />
     </div>
     <div>
      Texte : Eugène Ionesco.       <br />
       Mise en scène : Judith Andrès.       <br />
       Avec : Judith Andrès, Brice Borg, Sophie Le Garles, Sara Lo Voi, Luca Teodori et Célian D'Auvigny en alternance avec Martin Van Eeckhoudt.       <br />
       Compagnie Ubu Pop Corp'.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 juillet au 15 septembre 2017.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h 15 (relâche les 12, 15 et 16 août).       <br />
       Théâtre de Belleville, Paris 11e, 01 48 06 72 34.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredebelleville.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredebelleville.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Autour de Tristan : encore et toujours Wagner !</title>
   <updated>2014-02-11T10:47:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Autour-de-Tristan-encore-et-toujours-Wagner-_a1059.html</id>
   <category term="Lyrique" />
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   <published>2014-02-11T10:42:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Airs et duos d’opéras wagnériens sont au programme le 15 février salle Pleyel avec la soprano Anja Kampe, le ténor Robert Dean Smith et l’Orchestre national de Lille sous la direction de notre cher Jean-Claude Casadesus. Fêtons encore et toujours le compositeur allemand en 2014 !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6315189-9523577.jpg?v=1392112012" alt="Autour de Tristan : encore et toujours Wagner !" title="Autour de Tristan : encore et toujours Wagner !" />
     </div>
     <div>
      Bonne nouvelle pour nous, les &quot;Wagnerolâtres&quot; ! Robert Dean Smith a accepté de remplacer Gary Lehman souffrant pour le récital du samedi 15 février à Paris. Avant de le retrouver à l’Opéra national de Paris en avril dans le rôle de Tristan, nous sommes plutôt pressés de pouvoir entendre le heldentenor dans ce rôle ainsi que dans celui de Siegmund - lesquels ont déjà été défendus par lui sur toutes les grandes scènes. Dans des extraits de &quot;La Walkyrie&quot; et de &quot;Tristan et Isolde&quot;, il chantera seul et en duo avec la Sieglinde remarquée d’Anja Kampe - que nous découvrirons donc en Isolde aussi.       <br />
              <br />
       Il faut dire qu’après ses débuts en Walther von Stolzing des &quot;Maîtres Chanteurs de Nüremberg&quot; à Bayreuth, le baryton devenu ténor dramatique Robert Dean Smith a fait du chemin. Il a d’ailleurs décroché l’Orphée d’Or de l’Académie du Disque Lyrique pour un enregistrement d’airs wagnériens. Il succédera à Clifton Forbis à Bastille dans une troisième reprise de la superbe production de Peter Sellars (avec les vidéos de Bill Viola) du mythique &quot;Tristan&quot;. Ceci après un récital prévu en mars consacré aux &quot;Gurre Lieder&quot; d’Arnold Schönberg. Décidément, c’est déjà le printemps. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6315189-9523578.jpg?v=1392112012" alt="Autour de Tristan : encore et toujours Wagner !" title="Autour de Tristan : encore et toujours Wagner !" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Récital le samedi 15 février à 20 h.</span>       <br />
       Salle Pleyel, 01 42 56 13 13.       <br />
       252, rue du Faubourg Saint-Honoré, Paris 8e.       <br />
       <a class="link" href="http://www.sallepleyel.fr" target="_blank">&gt;&gt; sallepleyel.fr</a>       <br />
              <br />
       Programme : Richard Wagner (1813-1883).       <br />
       &quot;La Walkyrie&quot; (extraits, 1870).       <br />
       &quot;Tristan et Isolde&quot; (extraits, 1865).        <br />
              <br />
       Anja Kampe, soprano.       <br />
       Robert Dean Smith, ténor.       <br />
       Orchestre national de Lille.       <br />
       Jean-Claude Casadesus, direction.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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