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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-10T05:27:08+02:00</updated>
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   <title>"Pourquoi je n'ai jamais été heureux en amour !" Un seul-en-scène très sensible et subtilement introspectif</title>
   <updated>2025-12-18T19:22:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Pourquoi-je-n-ai-jamais-ete-heureux-en-amour--Un-seul-en-scene-tres-sensible-et-subtilement-introspectif_a4432.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/93268802-65232855.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-12-19T07:55:00+01:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Entre souvenirs d'enfance, secrets familiaux et déboires amoureux, Patrick Massiah se confie avec une franchise désarmante, entre autodérision à la Woody Allen et finesse des grandes comédies italiennes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93268802-65232855.jpg?v=1766080796" alt=""Pourquoi je n'ai jamais été heureux en amour !" Un seul-en-scène très sensible et subtilement introspectif" title=""Pourquoi je n'ai jamais été heureux en amour !" Un seul-en-scène très sensible et subtilement introspectif" />
     </div>
     <div>
      Si par hasard, vous êtes attirés par le titre de ce spectacle et que vous êtes plus ou moins concernés(es) par la chose en question, n'y allez surtout pas pour espérer obtenir une réponse ! Que nenni ! D'ailleurs, si vous regardez bien, ce n'est pas un point d'interrogation qui se trouve à la fin du titre, mais bel et bien un point d'exclamation. Et cela change tout.       <br />
              <br />
       Élégamment vêtu de noir, c'est à une véritable mise à nu que le comédien s'adonne à travers ce seul-en-scène qui n'est ni un one-man-show, ni du stand-up, comme il le précise justement. C'est bien du théâtre que Patrick Massiah nous propose dans cette création. Celui où la parole est déshabillée avec grande justesse, toute bardée d'émotions bien palpables. Du théâtre de l'intime et de la confession.       <br />
              <br />
       Sa parole, il nous la livre sous couvert d'une authenticité qui frôle celle d'une séance chez le psy. Une parole profonde, authentique, intime qui mérite le respect, et à travers laquelle sa vulnérabilité est bien palpable, dépourvue toutefois d'ostentation ou de pathos. Juste de l'autodérision judicieusement agencée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93268802-65232861.jpg?v=1766080845" alt=""Pourquoi je n'ai jamais été heureux en amour !" Un seul-en-scène très sensible et subtilement introspectif" title=""Pourquoi je n'ai jamais été heureux en amour !" Un seul-en-scène très sensible et subtilement introspectif" />
     </div>
     <div>
      Même si ce récit est très personnel, l'écriture et la mise en scène visent aussi l'universalité. À de nombreuses reprises, les mots sincères et sans artifice de Patrick Massiah font écho dans le public, entre certaines confidences qui pourraient aussi être les nôtres. Anecdotes, imitations très pertinentes aux justes accents, ou encore bribes de chansons connues ponctuent également le spectacle dans une scénographie sobre et fluide.       <br />
              <br />
       À ce titre, l'authenticité du jeu du comédien se révèle tout particulièrement ici, dans le choix de chansons justement entonnées a capella, qui tuilent merveilleusement bien avec le propos précédent.       <br />
              <br />
       C'est harmonieux, subtil, sensible, hautement émouvant, sans artifice aucun, et très délicat. Nous pourrions ajouter &quot;élégant&quot;, à l'image de sa silhouette noire de jais qu'illumine une chevelure poivre et sel. Ni trop, ni pas assez, mais un fil bien tendu, sans nœud intempestif qui arrêterait la fluidité du propos, ni rupture, d'ailleurs !       <br />
              <br />
       Il est probable que bon nombre de &quot;Monsieur, Madame tout-le-monde&quot; se reconnaîtront ici ! Sauf que Patrick Massiah n'est pas &quot;Monsieur tout-le-monde&quot; ! Il est unique. Chacun et chacune d'entre nous est unique, me direz-vous… Certes, mais ce que le comédien nous propose ici, dans son seul-en-scène, ça ne concerne que lui, et il nous le livre de façon très émouvante et talentueuse. Il ose, propose, dispose, compose avec ses déboires amoureux et, surtout, son éducation qui en est largement à l'origine.       <br />
              <br />
       Comme à son ordinaire, tout au long de son parcours théâtral déjà bien conséquent, le comédien choisit de marcher à pas feutrés, sans bruit ni désordre, tout en catimini et hors des rouages médiatiques et commerciaux. Probablement n'en a-t-il pas besoin…       <br />
              <br />
       Ce seul-en-scène, c'est du théâtre &quot;utile&quot;, celui qui anime particulièrement Patrick Massiah, bardé de valeurs humanistes et hanté par le souci de mémoire et par l'intime. En un mot, par une citoyenneté notoire, loin des expositions médiatiques.       <br />
              <br />
       &quot;Pourquoi je n'ai jamais été heureux en amour !&quot;, interprété et conçu par Patrick Massiah, c'est un écrin ouaté dans lequel les femmes de sa vie prennent chair comme sa mère, ses tantes, ses compagnes, et ce, depuis les années soixante jusqu'à nos jours, tout comme son fidèle maître Julien Bertheau, acteur-metteur en scène auprès duquel il a beaucoup appris, et auquel il rend un vibrant hommage.       <br />
              <br />
       Le tout, à la frontière de l'autobiographie et du conte, tantôt clown, tantôt plus mélancolique, ou les deux à la fois, sans oublier un humour justement dosé. Cet humour – qui lui vient probablement de ses origines méditerranéennes, entre sa naissance au Maroc et la Nice cosmopolite –, il l'offre au public à travers le patchwork coloré et chatoyant de ses souvenirs, comme une offrande sincère et hautement délicate. <span style="font-style:italic">&quot;Les femmes de ma vie, et celles que j'ai aimées ont fait de moi un prince et un mendiant&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Si vous non plus, vous n'avez jamais été heureuses ou heureux en amour, essayez comme Patrick Massiah de sonder votre mémoire, de tirer délicatement sur votre fil rouge personnel. Prenez votre temps. Vous ne monterez sans doute pas sur scène pour en parler, mais, au moins, vous aurez quelques bribes d'explications entre vos mains. Et qui sait ! L'Amour ne sera peut-être pas bien loin.       <br />
              <br />
       Un détail, pour conclure, qui corrobore nos propos ci-dessus : à la fin du spectacle, le comédien laisse filer les applaudissements, bercé par eux, et bien loin des commentaires traditionnels autour des pseudo-réseaux sociaux sur lesquels il faut parler du spectacle ! La messe est dite !       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Pourquoi je n'ai jamais été heureux en amour !"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93268802-65232876.jpg?v=1766080876" alt=""Pourquoi je n'ai jamais été heureux en amour !" Un seul-en-scène très sensible et subtilement introspectif" title=""Pourquoi je n'ai jamais été heureux en amour !" Un seul-en-scène très sensible et subtilement introspectif" />
     </div>
     <div>
      Création 2025.       <br />
       Texte : Patrick Massiah.       <br />
       Mise en scène : Patrick Massiah.       <br />
       Avec : Patrick Massiah.       <br />
       Lumières : Anne Coudret.       <br />
       Compagnie Le Tapis volant.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 décembre 2025 au 28 février 2026.</span>       <br />
       Vendredi et samedi à 20 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre du Roi René, 12, rue Édouard-Lockroy, Paris 11ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 76 35 10 94.       <br />
       <a class="link" href="https://theatreduroirene.qidoon.com/events/3732" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatreduroirene.com/copie-de-avignon" target="_blank">&gt;&gt; theatreduroirene.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Pourquoi-je-n-ai-jamais-ete-heureux-en-amour--Un-seul-en-scene-tres-sensible-et-subtilement-introspectif_a4432.html" />
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  <entry>
   <title>Avignon OFF 2025 >> "Seul en scène comme dans la vie"</title>
   <updated>2025-07-03T22:20:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-OFF-2025-Seul-en-scene-comme-dans-la-vie_a4261.html</id>
   <category term="À l'affiche" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89404508-63212469.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-06-18T20:51:00+02:00</published>
   <author><name>Annonce</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Seul en scène en trois actes à propos d'un personnage narcissique, timide et pas drôle qui veut, malgré les réticences de ses proches, faire un spectacle de stand-up.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89404508-63212469.jpg?v=1750273037" alt="Avignon OFF 2025 >> "Seul en scène comme dans la vie"" title="Avignon OFF 2025 >> "Seul en scène comme dans la vie"" />
     </div>
     <div>
      Écrivain solitaire et narcissique en pleine crise de la quarantaine, Kosma ressent l'envie soudaine de sortir de sa zone de confort et de relever un nouveau défi.       <br />
              <br />
       À un âge où l'on s'intéresse d'habitude à la psychanalyse ou aux tondeuses à gazon, ce dandy quadra décide quant à lui de se lancer, avec naïveté, maladresse et sans trop savoir par où commencer, dans l'univers impitoyable du stand-up.       <br />
              <br />
       Et comme tout anti-héros a besoin d'alliés pour avancer, sa copine lui offre un livre dont les précieux conseils vont lui permettre de gravir une à une les marches de la scène et d'entendre pour la toute première fois les réactions du public.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89404508-63212471.jpg?v=1750273063" alt="Avignon OFF 2025 >> "Seul en scène comme dans la vie"" title="Avignon OFF 2025 >> "Seul en scène comme dans la vie"" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;Seul en scène comme dans la vie&quot;</b>       <br />
       Un spectacle écrit et interprété par Edgar Kosma       <br />
       Avec la complicité de Bruno Coppens       <br />
       Mis en scène par Mohamed Ouachen       <br />
       Et le soutien de la SACD Belgique.       <br />
       Durée : 1 heure.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 26 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 18 h 30. Relâche le mardi.       <br />
       Théâtre Notre Dame, Salle Noire, 13, rue Collège d'Annecy, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 90 85 06 48.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie.theatrenotredame.com/events/3093" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://theatrenotredame.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatrenotredame.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-OFF-2025-Seul-en-scene-comme-dans-la-vie_a4261.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Odile lave le linge des autres" Seule en scène émouvante dans laquelle beaucoup de femmes des années cinquante se reconnaîtront</title>
   <updated>2025-04-29T13:58:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Odile-lave-le-linge-des-autres-Seule-en-scene-emouvante-dans-laquelle-beaucoup-de-femmes-des-annees-cinquante-se_a4206.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/88223466-62493774.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-04-29T13:24:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Odile, née en 1920, vit dans un petit village avec sa maman qui travaille dans un lavoir. Celle-ci est fille-mère, Odile n'ayant jamais connu son père. Quand Odile a 14 ans, sa maman tombe malade. Il faut gagner des sous, alors elle va se faire embaucher au lavoir du village. Dès lors, elle ne pourra plus continuer à aller à l'école, alors qu'elle venait pourtant d'obtenir brillamment son certificat d'études. La pièce commence en 1938 quand elle a 18 ans. Le Deuxième Guerre mondiale n'est pas loin et, très vite, elle fera partie d'un réseau de résistants(es) tout en lavant le linge tâché du sang des soldats.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88223466-62493774.jpg?v=1745926428" alt=""Odile lave le linge des autres" Seule en scène émouvante dans laquelle beaucoup de femmes des années cinquante se reconnaîtront" title=""Odile lave le linge des autres" Seule en scène émouvante dans laquelle beaucoup de femmes des années cinquante se reconnaîtront" />
     </div>
     <div>
      Martine Ladoire-Tornil, directrice du Théâtre de l'Éperon à Angoulême, responsable de la Compagnie des Arceaux, mais aussi dramaturge, comédienne, metteuse en scène et chorégraphe, n'en est pas à sa première pièce sur le thème des lavoirs en France. Thème qui pourrait revêtir des allures anodines, s'il ne contenait pas aussi, en filigrane, celui de l'eau, vitale et ô combien essentielle, et dont la présence, de nos jours, nous paraît si évidente !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Depuis plusieurs années, je travaille sur le thème des lavoirs de nos villages et j'ai déjà écrit &quot;Jours de lessive&quot;. Alors, pourquoi cette insistance, me direz-vous ? Parce qu'on oublie trop souvent que le XIXe siècle a été le siècle de la conquête de l'eau et qu'encore, au début du XXe, l'accès à l'eau restera placé sous le signe de l'inégalité sociale et culturelle. Dans les quartiers populaires, il faut encore aller la chercher à la fontaine et laver son linge aux lavoirs&quot;,</span> précise la comédienne.       <br />
              <br />
       Le théâtre sert aussi à cela, heureusement : à se souvenir… et lorsqu'il est interprété avec élégance et sincérité, comme c'est le cas dans ce spectacle, les choses nous paraissent évidentes alors que bien souvent, on les a oubliées ou plus largement qu'on les ignorait.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88223466-62493775.jpg?v=1745926483" alt=""Odile lave le linge des autres" Seule en scène émouvante dans laquelle beaucoup de femmes des années cinquante se reconnaîtront" title=""Odile lave le linge des autres" Seule en scène émouvante dans laquelle beaucoup de femmes des années cinquante se reconnaîtront" />
     </div>
     <div>
      Dans son spectacle, Martine Ladoire retrace surtout l'évolution du rôle des femmes dans la société, et le fait, en grande partie grâce à son écriture et avec une intelligence qui provoque le respect. Son professionnalisme, tant dans le texte que dans son jeu, leur rend un bel hommage qui conquiert le public.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Ensemble, lançons dans le vent nos jupes, nos foulards comme des étendards. Que, main dans la main, ensemble, nous les femmes, vous les hommes, nous jetions tous les préjugés qui nous empêchent d'aimer, qui nous privent d'amitié. Voilà le combat&quot;,</span> proclame Odile, alias Martine Ladoire-Tornil.       <br />
              <br />
       Il s'agit là d'une pièce qui devrait être diffusée dans les établissements scolaires afin d'ouvrir les esprits aux jeunes, filles et garçons confondus, tant la narration, limpide et pointillée de chansons interprétées par la comédienne elle-même, est émouvante à plusieurs niveaux. Cela dit, les auteurs des chansons ne sont pas uniquement des femmes et ce choix pertinent, à bien y regarder, est en filigrane tout au long de la pièce. <span style="font-style:italic">&quot;Les hommes sont là, à nos côtés. Heureusement&quot;</span> (sic).       <br />
              <br />
       Ce n'est pas une pièce féministe &quot;à tu et à toi&quot; avec le public, même si par moments quelques redondances pourraient être estompées, ce qui n'ôterait en rien la qualité d'interprétation de la comédienne qui cache bien son âge…       <br />
              <br />
       Du lavoir à la machine à laver, en passant par celle à gaz – un moment de cette seule en scène pétillant et chargé d'enseignements –, en passant par l'avortement et les faiseuses d'anges auxquelles les blanchisseuses appartenaient, les filles-mères, les droits des femmes sur le plan salarial et bancaire ou encore la vieillesse que les Québécois appellent &quot;l'âge d'or&quot;, ce spectacle propose un très bel hommage à &quot;La&quot; femme, interprété avec une sincérité mêlée à une certaine &quot;sobriété poétique&quot; très touchante.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Nous, les femmes travaillant dans les lavoirs, on savait garder la tête haute, contrairement aux filles des usines sur lesquelles les patrons avaient le droit de cuissage, et qui devaient coucher avec les contremaîtres pour se faire embaucher&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Désormais, au hasard de vos pérégrinations dans les campagnes et les villages, si vous croisez un lavoir, restauré ou pas, il y a de fortes chances que vous repensiez à ce spectacle, et que, peut-être, une femme se tiendra bien droite à côté, comme elle l'a été depuis toujours, et le restera !       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Odile lave le linge des autres Un combat de 1938 à 1998"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88223466-62493883.jpg?v=1745926590" alt=""Odile lave le linge des autres" Seule en scène émouvante dans laquelle beaucoup de femmes des années cinquante se reconnaîtront" title=""Odile lave le linge des autres" Seule en scène émouvante dans laquelle beaucoup de femmes des années cinquante se reconnaîtront" />
     </div>
     <div>
      Texte : Martine Ladoire-Tornil.       <br />
       Mise en scène : Martine Ladoire-Tornil.       <br />
       Avec : Martine Ladoire-Tornil.            <br />
       Musicien : Philippe Péaud (guitare).       <br />
       Par la Compagnie des Arceaux.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 25 avril au 1er juin 2025.</span>       <br />
       Vendredi et samedi à 19 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre Le Guichet Montparnasse, Paris 14e, 01 43 27 88 61.       <br />
       <a class="link" href="https://www.guichetmontparnasse.com/" target="_blank">&gt;&gt; guichetmontparnasse.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>SenS, un festival de seuls en scène au Théâtre des Gémeaux Parisiens avec quelques très belles reprises et des créations fort prometteuses</title>
   <updated>2025-04-28T22:18:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/SenS-un-festival-de-seuls-en-scene-au-Theatre-des-Gemeaux-Parisiens-avec-quelques-tres-belles-reprises-et-des-creations_a4205.html</id>
   <category term="Festivals" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/88203607-62475762.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-04-28T17:03:00+02:00</published>
   <author><name>Isabelle Fauvel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Douze solos s'installent, le temps d'un festival, et pour deux à quatre représentations chacun, sur la scène des Gémeaux Parisiens. Certains ont déjà roulé leur bosse et nous ont charmés en Avignon, à Paris ou ailleurs… à voir ou revoir ! D'autres s'annoncent comme des créations pleines de promesses… À découvrir…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88203607-62475762.jpg?v=1745852770" alt="SenS, un festival de seuls en scène au Théâtre des Gémeaux Parisiens avec quelques très belles reprises et des créations fort prometteuses" title="SenS, un festival de seuls en scène au Théâtre des Gémeaux Parisiens avec quelques très belles reprises et des créations fort prometteuses" />
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     <div>
      Le &quot;seul en scène&quot; s'apparente souvent à un exercice de haute voltige dans lequel le comédien se lance sans filet, tel un acrobate. Audacieuse, la performance n'en est que plus admirable. Le 4e mur se voit, de facto, aboli et la complicité avec le public, démultipliée. Ces seuls en scène nous offrent alors des interprétations magistrales que nous ne sommes pas prêts d'oublier. Nathalie Lucas et Serge Paumier, les directeurs du tout nouveau théâtre des Gémeaux Parisiens, ont eu la belle idée de créer un festival du Seul(e) en Scène (SenS) dont la première édition, parrainée par le comédien et metteur en scène William Mesguich, se déroulera du 1er au 31 mai.       <br />
              <br />
       William Mesguich y présentera d'ailleurs son adaptation à succès du récit autobiographique de Sylvain Tesson, &quot;Dans les forêts de Sibérie&quot;. L'écrivain-aventurier a alors choisi de s'isoler du monde et, dans une cabane au bord du lac Baïkal, par moins 30° C, expérimente une existence solitaire en lien avec la nature, faite de lenteur et de simplicité. Ses seules occupations consistent à pêcher pour se nourrir et à couper du bois pour se chauffer.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88203607-62475764.jpg?v=1745852883" alt="SenS, un festival de seuls en scène au Théâtre des Gémeaux Parisiens avec quelques très belles reprises et des créations fort prometteuses" title="SenS, un festival de seuls en scène au Théâtre des Gémeaux Parisiens avec quelques très belles reprises et des créations fort prometteuses" />
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     <div>
      Entouré de ses livres, il s'adonne à un salutaire exercice d'introspection. Et c'est avec conviction que nous partageons la vie d'ermite du personnage et l'écoutons laisser libre cours à ses pensées, tant William Mesguich se montre sobre et sensible dans son jeu. Un très joli décor – une installation de rondins entrelacés de livres, éclairée par des lumières chaudes et délicates – vient parachever la beauté de ce spectacle. Mesguich père sera aussi de la partie et reprendra un grand classique de la littérature : &quot;L'Arlésienne&quot; d'Alphonse Daudet (1840-1897).       <br />
              <br />
       Côté classiques, la savoureuse Isabelle Andréani reprendra, quant à elle, son merveilleux solo &quot;Un cœur simple&quot;, d'après un conte de Flaubert (1821-1880). Cette adaptation scénique, dans une mise en scène de Xavier Lemaire, lui vaut depuis quelques années un beau succès. La comédienne y interprète Félicité, une servante au grand cœur vivant dans la Normandie du XIXe siècle. C'est avec énergie, finesse et bonhomie qu'Isabelle Andréani incarne cette âme charitable. Autour d'elle coexiste toute une pléiade de personnages auxquels la comédienne elle-même donne vie : sa patronne, les enfants de celle-ci, un amoureux de jeunesse, le neveu Victor, le perroquet Loulou…       <br />
              <br />
       Une mise en scène au cordeau, simple et astucieuse, et un jeu inventif font de ce spectacle une véritable réussite. Isabelle Andréani présentera également une création, avant son exploitation cet été au Festival d'Avignon, &quot;Madeleine Béjart, une femme libre&quot;, une fable écrite par Pierre-Olivier Scotto et mise en scène, là encore, par Xavier Lemaire. Gageons que la comédienne se montrera tout aussi exceptionnelle dans le rôle de la compagne de Molière.       <br />
              <br />
       Franck Desmedt, qui excelle dans l'art du &quot;seul en scène littéraire&quot;, abandonnera son rôle de Joseph Kessel pour endosser de nouveau, le temps de deux représentations, celui d'un autre de ses grands succès : Romain Gary (1914-1980) dans &quot;La Promesse de l'aube&quot; (et avant d'incarner cet été, en Avignon, Saint-Exupéry). Cette &quot;Promesse de l'aube&quot; est un régal ! <span style="font-style:italic">&quot;Il n'est pas bon d'être tellement aimé si jeune, si tôt. Ça vous donne de mauvaises habitudes. On croit que c'est arrivé. On croit que ça existe ailleurs, que ça peut se retrouver. On compte là-dessus. On regarde, on espère, on attend. Avec l'amour maternel, la vie vous fait à l'aube une promesse qu'elle ne tient jamais.&quot;</span> Ce spectacle est à voir et revoir tant le comédien s'y montre juste, profond et sensible.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88203607-62475891.jpg?v=1745853374" alt="SenS, un festival de seuls en scène au Théâtre des Gémeaux Parisiens avec quelques très belles reprises et des créations fort prometteuses" title="SenS, un festival de seuls en scène au Théâtre des Gémeaux Parisiens avec quelques très belles reprises et des créations fort prometteuses" />
     </div>
     <div>
      Dans un univers littéraire tout autre, mais tout aussi sublime, Agathe Quelquejay renouera avec la langue populaire haute en couleur du poète Jehan-Rictus (1867-1933) et son &quot;seule&quot; en scène &quot;Rossignol à la langue pourrie&quot;. Il s'agit d'histoires issues du recueil &quot;Le Cœur populaire&quot;. Dans une scénographie d'une belle épure, où de multiples bougies, du plus bel effet, confient au lieu une dimension quasi spirituelle, la comédienne incarne avec une vérité bouleversante des personnages du peuple (prostituée, enfant battu, petit malfrat…) et remet sur le devant de la scène les laissés-pour-compte de la société. Sublime !       <br />
              <br />
       Katia Ghanty reprendra également ses &quot;Les frottements du cœur&quot; tirés de son histoire personnelle. À 29 ans, suite à une grippe, la jeune comédienne se retrouve, le cœur très affaibli, entre la vie et la mort. Opérée d'urgence, puis raccordée à un appareil de circulation extracorporel, elle vit un enfer. Et c'est cet enfer, entre rechutes et surveillance, services de réanimation, cardiologie et soins intensifs, qu'elle nous raconte, avec sensibilité et humour.       <br />
              <br />
       Dans une scénographie épurée, avec, pour tout décor, trois grands rideaux blancs sur lesquels viennent jouer les lumières, elle interprète la malade et tous les personnages qui tourbillonnent autour de son lit d'hôpital. La pièce, merveilleusement interprétée, alterne les moments d'émotion, de poésie et de franche rigolade.       <br />
              <br />
       S'il est impossible de mentionner ici tous ces seuls(es) en scène, notez également &quot;Cache Cache&quot; avec Vanessa Aiffe-Ceccaldi, &quot;Le livre oublié&quot; (Jean-Pierre Bouvier), &quot;La Fleur au fusil&quot; (Lionel Cecilio), &quot;Madame Marguerite&quot;, (Émilie Chevrillon) et &quot;Zoom&quot; (Pamela Ravassard).        <br />
       Bon festival !       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>SenS, 1er festival parisien du seul(e) en scène </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88203607-62475892.jpg?v=1745853426" alt="SenS, un festival de seuls en scène au Théâtre des Gémeaux Parisiens avec quelques très belles reprises et des créations fort prometteuses" title="SenS, un festival de seuls en scène au Théâtre des Gémeaux Parisiens avec quelques très belles reprises et des créations fort prometteuses" />
     </div>
     <div>
      Théâtre des Gémeaux Parisiens, 15, rue du Retrait, Paris 20e.        <br />
       Réservations : 01 87 44 61 11.       <br />
       Courriel : <a class="link" href="javascript:protected_mail('contactgemeauxparisiens@gmail.com')" >contactgemeauxparisiens@gmail.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredesgemeauxparisiens.com/festival-sens" target="_blank">>> theatredesgemeauxparisiens.com</a>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Cache Cache" de Vanessa Aiffe-Ceccaldi</strong></span>       <br />
       Mise en scène : Régis Romele.       <br />
       Samedi 24 mai à 20 h 15, vendredi 30 à 19 h et samedi 31 à 18 h 45.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Un cœur simple" de Gustave Flaubert avec Isabelle Andréani.</strong></span>       <br />
       Adaptation : Isabelle Andréani.       <br />
       Mise en scène : Xavier Lemaire.       <br />
       Samedi 3 mai et dimanche 4 à 18 h 30, vendredi 9 à 20 h 45 et dimanche 11 à 19 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Madeleine Béjart, une femme libre", une fable de Pierre Olivier Scotto avec Isabelle Andréani.</strong></span>       <br />
       Mise en scène : Xavier Lemaire.       <br />
       Samedi 24 mai et jeudi 29 à 18 h 30, samedi 31 à 17 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Le livre oublié" de Jean-Philippe Arrou-Vignod avec Jean-Pierre Bouvier.</strong></span>       <br />
       Mise en scène : Jean-Pierre Bouvier.       <br />
       Samedi 3 mai à 15 h, samedi 10 à 20 h 15, samedi 17 à 17 h et dimanche 18 à 16 h 45.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"La fleur au fusil" de et avec Lionel Cecilio.</strong></span>       <br />
       Mise en scène : Jean-Philippe Daguerre.       <br />
       Samedi 3 mai à 16 h 45, samedi 10 mai et 17 à 18 h 30, vendredi 23 à 19 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Madame Marguerite" de Roberto Athayde avec Émilie Chevrillon.</strong></span>       <br />
       Mise en scène : Michel Giès.       <br />
       Vendredi 9 mai à 19 h, dimanche 18 à 15 h, vendredi 23 à 20 h 45 et jeudi 29 à 20 h 15.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"La promesse de l'aube" de Romain Gary avec Franck Desmedt.</strong></span>       <br />
       Adaptation : Franck Desmedt.       <br />
       Mise en scène : Stéphane Laporte.       <br />
       Dimanche 11 mai à 15 h et dimanche 25 à 19 h 15.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Les frottements du cœur" de et avec Katia Ghanty.</strong></span>       <br />
       Mise en scène : Éric Bu.       <br />
       Jeudi 1er mai à 18 h 45, vendredi 2 à 20 h 30, dimanche 11 à 17 h et samedi 17 à 15 h.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88203607-62476447.jpg?v=1745855953" alt="SenS, un festival de seuls en scène au Théâtre des Gémeaux Parisiens avec quelques très belles reprises et des créations fort prometteuses" title="SenS, un festival de seuls en scène au Théâtre des Gémeaux Parisiens avec quelques très belles reprises et des créations fort prometteuses" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"L'Arlésienne" d'Alphonse Daudet avec Daniel Mesguich.</strong></span>       <br />
       Mise en scène : Daniel Mesguich.       <br />
       Vendredi 2 mai à 19 h, samedi 10 à 16 h 45, dimanche 25 à 17 h 15 et vendredi 30 à 20 h 45.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Dans les forêts de Sibérie" d'après le livre de Sylvain Tesson avec William Mesguich.</strong></span>​       <br />
       Adaptation : Charlotte Escamez.       <br />
       Mise en scène : William Mesguich.       <br />
       Jeudi 1er mai à 15 h, samedi 3 à 20 h 30, dimanche 18 à 18 h 30 et samedi 31 à 15 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Rossignol à la langue pourrie", textes de Jehan-Rictus (issus du recueil "Le cœur populaire") avec Agathe Quelquejay.</strong></span>       <br />
       Mise en scène : Guy-Pierre Couleau.       <br />
       Jeudi 1er mai à 17 h, dimanche 4 à 16 h 45, samedi 10 à 15 h et samedi 17 à 20 h 15.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Zoom" de Gilles Granouillet avec Pamela Ravassard.</strong></span>       <br />
       Mise en scène : Pamela Ravassard.       <br />
       Vendredi 16 mai à 19 h et dimanche 25 à 15 h.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/SenS-un-festival-de-seuls-en-scene-au-Theatre-des-Gemeaux-Parisiens-avec-quelques-tres-belles-reprises-et-des-creations_a4205.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Un prince"… Seul en scène riche et pluriel !</title>
   <updated>2024-03-12T17:58:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-prince-Seul-en-scene-riche-et-pluriel-_a3837.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/78871653-57201161.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-03-12T17:14:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans une mise en scène de Marie-Christine Orry et un texte d'Émilie Frèche, Sami Bouajila incarne, dans un monologue, avec superbe et talent, un personnage dont on ignore à peu près tout, dans un prisme qui brasse différents espaces-temps.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78871653-57201161.jpg?v=1710263246" alt=""Un prince"… Seul en scène riche et pluriel !" title=""Un prince"… Seul en scène riche et pluriel !" />
     </div>
     <div>
      Lumière sur un monticule qui recouvre en grande partie le plateau, puis le protagoniste du spectacle apparaît fébrilement, titubant un peu et en dépliant maladroitement, à dessein, son petit tabouret de camping. Le corps est chancelant, presque fragile, puis sa voix se fait entendre pour commencer un monologue qui a autant des allures de récit que de narration.       <br />
               <br />
       Dans ce monologue dans lequel alternent passé et présent, souvenirs et réalité, Sami Bouajila déploie une gamme d'émotions très étendue allant d'une voix tâtonnante, hésitante pour ensuite se retrouver dans un beau costume, dans une autre scène, sous un autre éclairage, le buste droit, les jambes bien plantées au sol, avec un volume sonore fort et bien dosé. La voix et le corps sont les deux piliers qui donnent tout le volume théâtral au caractère. L'évidence même pour tout comédien, sauf qu'avec Sami Bouajila, cette évidence est poussée à la perfection.       <br />
               <br />
       Toute la puissance créative du comédien déborde de sincérité et de vérité avec ces deux éléments. Nul besoin d'une couronne ou d'un crucifix pour interpréter un roi ou Jésus, il nous le montre en utilisant un large spectre vocal et corporel pour incarner son propre personnage. Son rapport à l'espace est dans un périmètre de jeu réduit sur toute la longueur de l'avant-scène.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78871653-57201163.jpg?v=1710263275" alt=""Un prince"… Seul en scène riche et pluriel !" title=""Un prince"… Seul en scène riche et pluriel !" />
     </div>
     <div>
      Et pourtant, ce monticule, qui peut être obstacle ou estrade, même s'il est peu utilisé, est aussi, par sa matière, lieu de déperdition, d'un ailleurs où ne s'ancre pas une origine bien définie. Sable, terre, ou gravillons, on ne sait précisément et il peut être ainsi perçu dans toutes ses latitudes géographiques. D'une texture dure, molle ou flasque, il peut également être appréhendé de différentes manières selon l'optique que le spectateur veut lui faire prendre.       <br />
               <br />
       Certaines scènes montrent notre protagoniste habillé dans un joli costume, comme s'il était dans un autre espace-temps, réel ou fictif, passé ou rêvé. Il y a aussi une vidéo où un pré-adolescent joue en famille au foot et où il en parle comme son fils. Et cependant, ce visage, si jeune, mais qui lui ressemble tant, n'est-ce pas lui également ? Est-ce le père ou le fils qui parle ? Ou les deux ?       <br />
              <br />
       C'est aussi et avant tout le lien entre deux rives, la France et l'Algérie, qui est mis en avant. Le texte d'Émilie Frèche est dans un éternel entre-deux avec un caractère dont on ignore son nom, son état civil, l'endroit d'où il parle, l'époque où se déroulent son récit et son statut social. Dans ce réseau d'intersections multiples où tout se recoupe, le spectateur a la liberté de choisir la trajectoire que lui offre un homme qui parle de sa vie sans en définir les contours, comme pour le laisser en être un peu le co-narrateur silencieux.       <br />
               <br />
       La mise en scène de Marie-Christine Orry ouvre le récit dans une narration où le théâtre, au-delà de la scénographie, est le tégument visible et omniprésent du jeu. On y découvre ainsi une séquence vidéo et l'action de la régie respectivement commentée et commandée par le personnage qui devient ainsi comédien. Le théâtre dans le théâtre est l'élément important d'un fil narratif qui devient pluriel, oscillant entre plusieurs ruptures de jeu d'un protagoniste qui livre deux visages sociaux, l'un appauvri, l'autre bien établi socialement, à la fois perdu et ayant élu domicile dans un lieu qui ressemble autant à une lande déserte et esseulée qu'à un chantier en construction.       <br />
               <br />
       Ainsi, dans ce carrefour où se mêlent passé et présent, fable et vérité, l'ici et l'ailleurs, dénuement et richesse, force et faiblesse, vigueur et hésitations, Sami Bouajila incarne avec talent tous ces visages de vie en donnant à son personnage une force autant intérieure qu'extérieure. Une belle pièce portée par une superbe prestation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Un Prince"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78871653-57201225.jpg?v=1710263675" alt=""Un prince"… Seul en scène riche et pluriel !" title=""Un prince"… Seul en scène riche et pluriel !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Émilie Frèche.       <br />
       Mise en scène : Marie-Christine Orry, assistée d'Olivier Brillet.       <br />
       Avec : Sami Bouajila.       <br />
       Scénographie : Jean-Pierre Laporte.       <br />
       Costumes : Pascal Vervloet.       <br />
       Lumières : Zizou.       <br />
       Son : Richard Stradiotti.       <br />
       Maquillage : Emma Chicotot.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 24 janvier au 28 avril 2024.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h 30, dimanche à 16h.       <br />
       Comédie des Champs Elysées, Paris 8e, 01 53 23 99 19.       <br />
       <a class="link" href="https://www.comediedeschampselysees.com/" target="_blank">&gt;&gt; comediedeschampselysees.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Un-prince-Seul-en-scene-riche-et-pluriel-_a3837.html" />
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