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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-14T20:57:20+02:00</updated>
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   <title>•Off 2023• "Pourquoi les vieux qui n'ont rien à faire, traversent-ils au feu rouge ?" Quand le rire traverse la tragédie de la vie comme un feu d'artifice !</title>
   <updated>2023-07-26T12:35:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-Pourquoi-les-vieux-qui-n-ont-rien-a-faire-traversent-ils-au-feu-rouge-Quand-le-rire-traverse-la-tragedie-de_a3704.html</id>
   <category term="Avignon 2023" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/74267360-51667201.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-07-26T12:16:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Il y a des sujets qui terrorisent chacun de nous. Des destinées inéluctables. Des tabous. Des peurs paniques qui serrent les tripes et tendent les muscles en spasmes involontaires. "Mourir, chantait Brel, mourir, cela n'est rien, mourir la belle affaire ! Mais vieillir…" Dans notre société, la vieillesse n'est pas très esthétique, ni très valorisante, ni très fun, ni très cool, ni très hype, ni très réseau. Non.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74267360-51667201.jpg?v=1642406152" alt="•Off 2023• "Pourquoi les vieux qui n'ont rien à faire, traversent-ils au feu rouge ?" Quand le rire traverse la tragédie de la vie comme un feu d'artifice !" title="•Off 2023• "Pourquoi les vieux qui n'ont rien à faire, traversent-ils au feu rouge ?" Quand le rire traverse la tragédie de la vie comme un feu d'artifice !" />
     </div>
     <div>
      Elle est même bannie telle une affreuse dégradation globale : physique, mentale, dégradation de l'autonomie, de la liberté et souffrance. Elle est d'autant plus terrifiante qu'elle est le futur inévitable, pour tous, pour chacun. On dit que le &quot;Roi Lear&quot; de Shakespeare a toujours peiné à trouver la reconnaissance du public bien qu'elle soit l'une des plus magnifiques. C'est que le roi Lear devient fou. Parmi les fous. Mais quand jeune fou ouvre les portes de l'imaginaire, des possibles, vieux fou ne renvoie qu'à la sénilité, à la déchéance.       <br />
               <br />
       In Itinere Collectif (anciennement collectif 2222)* ose, avec la volonté farouche d'enlacer la réalité, s'emparer de cette vieillesse repoussante pour en faire le sujet d'un spectacle ivre de folie et de lumière. Dès la lecture du titre, le ton est donné. La dérision sera là, sans concessions, mais sans jamais s'affranchir du tragique et sans jamais tomber dans le pathos, le sentimentaliste. La poésie transcende ici ce que le réel aurait de trop violent.       <br />
              <br />
       Les masques dont sont affublés la plupart des personnages, tous résidents de l'EHPAD où se déroule la pièce, ont les traits forts, marqués, rides profondes, pommettes et fronts proéminents, teints terreux. Ils dessinent pour chaque rôle un caractère fort, reconnaissable, un tempérament. Des masques qui ont été réalisés lors de résidences de création de la pièce dans des EHPAD, avec la collaboration de ceux qu'ils représentent. C'est également lors de cet échange avec les seniors que le thème principal du spectacle a été développé : l'amour.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74267360-51667202.jpg?v=1642405677" alt="•Off 2023• "Pourquoi les vieux qui n'ont rien à faire, traversent-ils au feu rouge ?" Quand le rire traverse la tragédie de la vie comme un feu d'artifice !" title="•Off 2023• "Pourquoi les vieux qui n'ont rien à faire, traversent-ils au feu rouge ?" Quand le rire traverse la tragédie de la vie comme un feu d'artifice !" />
     </div>
     <div>
      Oui, l'amour.       <br />
               <br />
       Les masques et le travail d'expression par le corps donnent à ce spectacle les clefs et la forme pour pouvoir montrer sans censure ce monde et d'en faire une comédie riche, vive, intelligente, vivifiante, revitalisante. Et le jeu des six interprètes déclenche rires, émotions et libère de toutes nos peurs inconscientes.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* In Itinere Collectif en quelques mots. Une trentaine d'artistes du monde entier : France, Norvège, Angleterre, Suède, Taïwan, Turquie, Colombie, Écosse, Espagne, Belgique, États-Unis, Corée du Sud, Portugal, Iran, Canada, Suisse, Chili. Toutes et tous sont issus(es) de l'École Internationale de Théâtre Jacques Lecoq.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Pourquoi les vieux qui n'ont rien à faire, traversent-ils au feu rouge ?"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74267360-51667203.jpg?v=1642405742" alt="•Off 2023• "Pourquoi les vieux qui n'ont rien à faire, traversent-ils au feu rouge ?" Quand le rire traverse la tragédie de la vie comme un feu d'artifice !" title="•Off 2023• "Pourquoi les vieux qui n'ont rien à faire, traversent-ils au feu rouge ?" Quand le rire traverse la tragédie de la vie comme un feu d'artifice !" />
     </div>
     <div>
      Écriture par l'improvisation au plateau.       <br />
       Mise en scène : Thylda Barès.       <br />
       Avec : Victor Barrère, Andrea Boeryd, Paul Colom, Manon Dumonceaux, Julia Free, Olmo Hidalgo, Clara Lloret, Ruthy Scetbon, Sencan Oytun Tokuç.       <br />
       Régisseur : Sébastien Roman.       <br />
       Scènographie : Popito.       <br />
       Par In Itinere Collectif.       <br />
       À partir de 6 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 28 juillet 2023.</span>       <br />
       Tous les jours à 14 h 30. Relâche le lundi.       <br />
       Présence Pasteur, Salle J. Fornier, 13, rue du Pont Trouca, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 32 74 18 54.       <br />
       <a class="link" href="https://presence-pasteur.fr/" target="_blank">&gt;&gt; presence-pasteur.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74267360-51667204.jpg?v=1642405791" alt="•Off 2023• "Pourquoi les vieux qui n'ont rien à faire, traversent-ils au feu rouge ?" Quand le rire traverse la tragédie de la vie comme un feu d'artifice !" title="•Off 2023• "Pourquoi les vieux qui n'ont rien à faire, traversent-ils au feu rouge ?" Quand le rire traverse la tragédie de la vie comme un feu d'artifice !" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Shazam… Le retour éternel !</title>
   <updated>2022-07-07T18:05:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Shazam-Le-retour-eternel-_a3331.html</id>
   <category term="Danse" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/65905489-46935311.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-07-08T07:51:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans cette pièce emblématique de la compagnie DCA créée en 1998, Philippe Decouflé marie théâtre, cirque, vidéo et musique dans des tableaux où la perspective joue un malin plaisir avec ce qui est et ce qui est perçu, dans un cadre autant intimiste que représentatif.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65905489-46935311.jpg?v=1657210553" alt="Shazam… Le retour éternel !" title="Shazam… Le retour éternel !" />
     </div>
     <div>
      Cela démarre en fanfare dans la salle avant même que le public s'installe dans les gradins avec des majorettes, essentiellement masculines, accompagnées de musiciens à la trompette, à la grosse caisse et à l'accordéon. Ainsi, le premier tableau est lié au cirque et à la fête avec un solo de twirling. Nous sommes dans la thématique de la représentation et c'est autour de celle-ci que Decouflé construit son spectacle en y dévoilant, scénographiquement, son avers et son revers et en s'adjoignant la parole pour faire entendre verbalement un corps, celui du danseur avec ses omissions, son agilité et ses âges qui s'écoulent.       <br />
              <br />
       La scénographie est découpée en trois parties avec au milieu la scène et les côtés cour et jardin respectivement, un lieu où jouent les musiciens et symétriquement une loge d'artistes. Elle montre un partitionnement équitable des planches, faisant de chaque composant artistique une pièce maîtresse à la représentation sans que l'une soit seconde à l'autre. Le verbe est très présent avec quatre monologues identiques, donnant un parfum plutôt comique, dits de façon variée par Philippe Decouflé en premier. C'est une entrée en matière sur l'œuvre proprement dite. Il avait déjà eu l'occasion de porter ce monologue il y a plus de vingt ans, car le spectacle a été créé en 1998. La parole devient descriptive car elle est le reflet d'un état d'esprit, celui d'un danseur, qui exprime aussi les interrogations de sa création en tant que chorégraphe. La parole prend ainsi une résonance particulière puisque le verbe devient l'écho d'un esprit et d'un corps.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65905489-46935312.jpg?v=1657210580" alt="Shazam… Le retour éternel !" title="Shazam… Le retour éternel !" />
     </div>
     <div>
      La vidéo est très présente donnant un découplage entre ce qui est projeté et sa construction réelle. Cette déconstruction permet de mettre en relation directe une perception baignée à dessein d'une illusion optique avec sa réalité, au souhait du spectateur de choisir l'une ou l'autre en regardant la vidéo ou alors ce qui est construit en parallèle sur scène. Ainsi, avec un œil grand ouvert, filmé de très près, d'un interprète qui change à tour de rôle, des protagonistes perchés ou assis à des distances variées jouent pour les uns ou pour les autres de leur bras, de leur poing ou d'un de leurs doigts pour créer, chacun, une trajectoire donnant lieu à d'autres trajectoires. Ces éléments situés à des niveaux différents de perspective et de distance, à l'aide de deux caméras, rendent ceux-là très proches alors qu'ils sont éloignés.       <br />
              <br />
       À travers ce numéro, Decouflé met en exergue le rapport de la vidéo à la magie optique quand la scène est dans une relation directe avec la réalité. Ce sont aussi les deux faces d'une œuvre qui montrent qu'une personne, au-delà de ses performances sportives et artistiques, est sujette au temps, à son métabolisme changeant sans que la gestique dans celles-ci n'en soit édulcorée. Et puis, c'est encore son expressivité qui est interpellée de façon plus concrète et imagée dans un tableau humoristique qui montre le corps s'exprimant par lui-même, ou ne le souhaitant pas, comme s'il était le sujet de sa propre volonté et non celui des deux danseurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65905489-46935348.jpg?v=1657210610" alt="Shazam… Le retour éternel !" title="Shazam… Le retour éternel !" />
     </div>
     <div>
      C'est aussi un jeu de miroirs entre deux artistes se ressemblant fortement, même costumes, même légères barbes, même faciès, sans être toutefois identiques. Ils sont entourés de psychés donnant de la profondeur à leurs déplacements. Nous sommes dans un rapport à soi et à l'autre avec l'image projetée dans des miroirs, mais avec un autre reflet, une tierce personne s'étant immiscée entre-temps dans la psyché pour projeter sa propre image à celui qui la regarde. Nous sommes dans ce rapport toujours décalé entre ce qui est projeté et ce qui est, entre ce que nous voyons et ce que nous percevons, entre ce que nous sommes et ce que nous représentons.       <br />
              <br />
       Le propos du spectacle montre que tout être humain est beau dans son expressivité. Secs, enrobés, jeunes, moins jeunes, ridés, moins ridés, tous participent aux mêmes gestuelles avec la même grâce. La maîtrise des mouvements n'est pas là où on l'attend. Lestes, sensuels, ils sont presque nonchalants, montrant une certaine fragilité. Un danseur se glisse sur un autre par le biais des épaules pour rouler sur son dos et rebondir par terre. Les mouvements s'étendent avec des membres inférieurs qui s'allongent, se replient en solo, en duo ou dans des danses de groupe. La gestique est souvent lente comme se déroulant dans un espace-temps où une décomposition donne à voir les différentes articulations corporelles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65905489-46935370.jpg?v=1657210702" alt="Shazam… Le retour éternel !" title="Shazam… Le retour éternel !" />
     </div>
     <div>
      Ce sont aussi des duos où, dans l'un d'eux, les interprètes se font face, avec des bascules sur les plats des pieds, les membres inférieurs et supérieurs bien étendus et les avant-bras remontant et faisant des angles droits. Nous sommes toujours dans une certaine représentativité mais paradoxalement très intérieure comme si chacun sur les planches gommait la présence du public en se concentrant exclusivement sur sa gestuelle. Et toujours à une vitesse où la rapidité n'est jamais invitée. Et puis, il y a aussi une photo de groupe final avec une bande-son de castagnettes dont les rias sont mimés par toute la compagnie avec leurs seules mains.       <br />
              <br />
       C'est le corps dans sa pleine expression sans que maîtrise et synchronisation soient présentes. L'important est cette gestuelle qui coordonne les mouvements entre eux avec parfois une certaine retenue, douceur. Pas de rapidité, pas de tension, pas de déséquilibre. Même si la beauté est présente, elle ne semble pas recherchée. Ce qui est recherché est un lien entre un âge et un être pour casser les préjugés de ce qu'il peut représenter socialement et artistiquement avec une concision dans la gestuelle. La précision ne devient pas un repère pour exprimer ainsi une certaine fragilité. Et le tout se coordonne, gommant les différences de sexe, de corpulence et de séniorité sans les annihiler.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Shazam"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65905489-46935384.jpg?v=1657210761" alt="Shazam… Le retour éternel !" title="Shazam… Le retour éternel !" />
     </div>
     <div>
      Direction artistique : Philippe Decouflé.       <br />
       Musiques originales et interprétation live : La Trabant composé de Sébastien Libolt, Yannick Jory, Paul Jothy et Christophe Rodomisto.       <br />
       Avec : Manon Andersen, Flavien Bernezet, Meritxell Checa Esteban, Stéphane Chivot, David Defever, Éric Martin, Alexandra Naudet, Olivier Simola, Violette Wanty, Christophe Waksmann.       <br />
       Lumières : Patrice Besombes.       <br />
       Accessoires : Pierre-Jean Verbraeken.       <br />
       Costumes : Philippe Guillotel assisté de Peggy Housset et Jean-Malo.       <br />
       Direction technique : Lahlou Benamirouche.       <br />
       Régie générale : Patrice Besombes et Begoña Garcia Navas, en alternance.       <br />
       Construction : Guillaume Troublé.       <br />
       Régie vidéo/cinéma : Laurent Radanovic.       <br />
       Régie lumières : Chloé Bouju.       <br />
       Régie plateau : Léon Bony &amp; Anatole Badiali.       <br />
       Régie son : Jean-Pierre Spirli.       <br />
       Films : Michel Amathieu, Jeanne Lapoirie et Dominique Willoughby.       <br />
       Collaboratrices artistiques : Daphné Mauger et Pascale Henrot, en alternance.       <br />
       Par la Compagnie DCA.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">du 30 juin au 10 juillet 2022.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 20 h, samedi à 15 h et 20 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Grande Halle de La Villette, Paris 19e, 01 40 03 75 75.       <br />
       <a class="link" href="https://lavillette.com" target="_blank">&gt;&gt; lavillette.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>"Pourquoi les vieux qui n'ont rien à faire, traversent-ils au feu rouge ?" Quand le rire traverse la tragédie de la vie comme un feu d'artifice !</title>
   <updated>2022-01-17T08:37:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Pourquoi-les-vieux-qui-n-ont-rien-a-faire-traversent-ils-au-feu-rouge-Quand-le-rire-traverse-la-tragedie-de-la-vie_a3147.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2022-01-17T06:37:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Il y a des sujets qui terrorisent chacun de nous. Des destinées inéluctables. Des tabous. Des peurs paniques qui serrent les tripes et tendent les muscles en spasmes involontaires. "Mourir, chantait Brel, mourir, cela n'est rien, mourir la belle affaire ! Mais vieillir…" Dans notre société, la vieillesse n'est pas très esthétique, ni très valorisante, ni très fun, ni très cool, ni très hype, ni très réseau. Non.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61657098-44886558.jpg?v=1642406152" alt=""Pourquoi les vieux qui n'ont rien à faire, traversent-ils au feu rouge ?" Quand le rire traverse la tragédie de la vie comme un feu d'artifice !" title=""Pourquoi les vieux qui n'ont rien à faire, traversent-ils au feu rouge ?" Quand le rire traverse la tragédie de la vie comme un feu d'artifice !" />
     </div>
     <div>
      Elle est même bannie telle une affreuse dégradation globale : physique, mentale, dégradation de l'autonomie, de la liberté et souffrance. Elle est d'autant plus terrifiante qu'elle est le futur inévitable, pour tous, pour chacun. On dit que le &quot;Roi Lear&quot; de Shakespeare a toujours peiné à trouver la reconnaissance du public bien qu'elle soit l'une des plus magnifiques. C'est que le roi Lear devient fou. Parmi les fous. Mais quand jeune fou ouvre les portes de l'imaginaire, des possibles, vieux fou ne renvoie qu'à la sénilité, à la déchéance.       <br />
               <br />
       Le collectif 2222* ose, avec la volonté farouche d'enlacer la réalité, s'emparer de cette vieillesse repoussante pour en faire le sujet d'un spectacle ivre de folie et de lumière. Dès la lecture du titre, le ton est donné. La dérision sera là, sans concessions, mais sans jamais s'affranchir du tragique et sans jamais tomber dans le pathos, le sentimentaliste. La poésie transcende ici ce que le réel aurait de trop violent.       <br />
              <br />
       Les masques dont sont affublés la plupart des personnages, tous résidents de l'EHPAD où se déroule la pièce, ont les traits forts, marqués, rides profondes, pommettes et fronts proéminents, teints terreux. Ils dessinent pour chaque rôle un caractère fort, reconnaissable, un tempérament. Des masques qui ont été réalisés lors de résidences de création de la pièce dans des EHPAD, avec la collaboration de ceux qu'ils représentent. C'est également lors de cet échange avec les seniors que le thème principal du spectacle a été développé : l'amour.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61657098-44886559.jpg?v=1642405677" alt=""Pourquoi les vieux qui n'ont rien à faire, traversent-ils au feu rouge ?" Quand le rire traverse la tragédie de la vie comme un feu d'artifice !" title=""Pourquoi les vieux qui n'ont rien à faire, traversent-ils au feu rouge ?" Quand le rire traverse la tragédie de la vie comme un feu d'artifice !" />
     </div>
     <div>
      Oui, l'amour.       <br />
               <br />
       Les masques et le travail d'expression par le corps donnent à ce spectacle les clefs et la forme pour pouvoir montrer sans censure ce monde et d'en faire une comédie riche, vive, intelligente, vivifiante, revitalisante. Et le jeu des six interprètes déclenche rires, émotions et libère de toutes nos peurs inconscientes.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du 5 au 9 janvier 2022 au Lavoir Moderne Parisien à Paris.</b>       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">* Le Collectif 2222 en quelques mots. Une quinzaine d'artistes du monde entier : France, Norvège, Angleterre, Suède, Taïwan, Turquie, Colombie, Brésil, Écosse, Belgique, Allemagne. Toutes et tous sont issus de l'École Internationale de Théâtre Jacques Lecoq.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Pourquoi les vieux qui n'ont rien à faire, traversent-ils au feu rouge ?"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61657098-44886560.jpg?v=1642405742" alt=""Pourquoi les vieux qui n'ont rien à faire, traversent-ils au feu rouge ?" Quand le rire traverse la tragédie de la vie comme un feu d'artifice !" title=""Pourquoi les vieux qui n'ont rien à faire, traversent-ils au feu rouge ?" Quand le rire traverse la tragédie de la vie comme un feu d'artifice !" />
     </div>
     <div>
      Écriture par l'improvisation au plateau.       <br />
       Mise en scène : Thylda Barès.       <br />
       Avec (en alternance) : Victor Barrère, Andrea Boeryd, Yejin Choi, Paul Colom, Julia Free, Élizabeth Margereson, Ulima Ortiz, Tibor Radvanyi.       <br />
       Création lumière et régie : Clémentine Pradier.       <br />
       Une création du Collectif 2222.       <br />
       À partir de 6 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       14 Janvier 2022 : OMAC Evrecy (14).       <br />
       <span class="fluo_jaune">20 Janvier 2022 :</span> Théâtre Victor Hugo (1 séance scolaire et 1 tout public), Bagneux (92).       <br />
       26 Mars 2022 : Thue et Mue (14).       <br />
       30 Avril 2022 : Montivilliers (76).       <br />
       13 Mai 2022 : Conches-en-Ouche (27).       <br />
       15 Juillet 2022 : Ifs (14).       <br />
       Du 20 au 24 Juillet 2022 : Chalon dans la Rue, Chalon-sur-Saône (71).       <br />
       28 Juillet 2022 Falaise (14).       <br />
       8 Octobre 2022 : Bagnole-de-l'Orne (61).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61657098-44892353.jpg?v=1642405791" alt=""Pourquoi les vieux qui n'ont rien à faire, traversent-ils au feu rouge ?" Quand le rire traverse la tragédie de la vie comme un feu d'artifice !" title=""Pourquoi les vieux qui n'ont rien à faire, traversent-ils au feu rouge ?" Quand le rire traverse la tragédie de la vie comme un feu d'artifice !" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Pourquoi-les-vieux-qui-n-ont-rien-a-faire-traversent-ils-au-feu-rouge-Quand-le-rire-traverse-la-tragedie-de-la-vie_a3147.html" />
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  <entry>
   <title>A todo señor todo honor !</title>
   <updated>2016-10-03T11:26:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/A-todo-senor-todo-honor-_a1684.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/10324764-16879765.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-10-03T10:43:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Lorsqu'un livre à la main (c'est le "Dom Juan" de Molière) une femme âgée, un homme âgé montent sur la scène et que le rideau s'ouvre... c'est comme un miracle qui s'accomplit. La compagnie ibéro-portugaise Voadora qui vole de ville en ville depuis Saint-Jacques-de-Compostelle réalise à chaque étape de son périple un spectacle sur Dom Juan.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10324764-16879765.jpg?v=1475485017" alt="A todo señor todo honor !" title="A todo señor todo honor !" />
     </div>
     <div>
      Élaborée, par un collectif de volontaires, tous seniors, trouvés sur place et soumis à d'intensifs jours de répétition et d'improvisations, l'œuvre s'échafaude exclusivement à partir des témoignages recueillis sur place.       <br />
              <br />
       Dom Juan… l'homme qui séduit les femmes et les abandonne, laissant derrière lui un sillage, un rêve de beauté et un parfum de scandale connaît alors bien des avatars.       <br />
              <br />
       La troupe s'est installée pour la première fois en France, à Montbéliard et la version franc-comtoise est présentée le 1er octobre.       <br />
              <br />
       Le spectacle est réglé de manière résolument contemporaine. La mise en espace, la mise en rythme s'appuient sur des retours périodiques, empruntent à la danse théâtre, à la performance, au visual théâtre. Et pourtant le matériau théâtral proposé, qui montre les volontaires comédiens dans toutes leurs singularités, résiste à toute assimilation formelle et académique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10324764-16879880.jpg?v=1475485100" alt="A todo señor todo honor !" title="A todo señor todo honor !" />
     </div>
     <div>
      Ce &quot;Dom Juan&quot; déconstruit même toutes les normes, les archétypes, les préjugés, les conventions. Les comédiens professionnels, eux, sont invisibles et offrent par les seuls moyens de l'Art, (les seules lumières, son en direct et chorégraphies) aux comédiens volontaires un espace et un temps de totale confiance pour développer le jeu.       <br />
              <br />
       Les acteurs, dans leur vitalité et leur cohésion, sont soutenus, comme caressés, pétris, sculptés, peints. Cela se traduit par des fondus enchaînés, des instants de beauté et de sensibilité. En bouillonnement ou en dissipation. Au sens chimique et métaphorique une véritable sublimation. La matière du spectacle dans une authentique tension artistique devient texture, tissu, texte.       <br />
              <br />
       Elle met en mouvement le voyage du mythe Dom Juan. Son colportage, son évanescence, sa persistance jusqu' à nos jours, jusqu'à la conscience du spectateur. Sur scène, dans le théâtre à l'italienne de Montbéliard, il y a Molière, il y a la vie de chacun avec ses blessures, ses joies, ses espérances. Comme une fable heureuse.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10324764-16879891.jpg?v=1475485148" alt="A todo señor todo honor !" title="A todo señor todo honor !" />
     </div>
     <div>
      Là où, à travers le personnage de Sganarelle, Molière trépigne et peste contre les mensonges et les faux-semblants de la société, la compagnie Voadora présente une manière efficace et apaisée d'entamer un dialogue entre générations et les cultures.       <br />
              <br />
       Et il n'est pas question pour elle que le spectateur se déplace pour aller voir l'ancien ouvrier, professeur ou pharmacien témoigner et s'exhiber. Il s'agit de bien autre chose. Quelque chose qui débuterait par : <span style="font-style:italic">&quot;Vous nous voyez vieux&quot; ; nous ne nous voyons pas vieux&quot; ; &quot;Alors voyez ce que vous ne voyez pas (ou ne voulez pas voir)&quot;</span>. Quelque chose qui continuerait par <span style="font-style:italic">&quot;Nous avons Dom Juan en partage&quot;</span> et <span style="font-style:italic">&quot;À chaque âge, à chaque instant sa capacité de désir et de séduction. Son instant de beauté&quot;</span>. Quelque chose qui se conclurait par <span style="font-style:italic">&quot;Nous avons l'Art en commun&quot;</span>.       <br />
              <br />
       Avec ce &quot;Dom Juan&quot;, le manteau d'Arlequin qui montre l'invisible installe dans les mémoires locales une nouvelle manière de connaître et les gens et le monde.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Don Juan&quot;.</b>       <br />
       À partir de &quot;Don Juan ou le Festin de Pierre&quot; de Molière       <br />
       Cie Voadora.       <br />
       <b>A été représenté le Samedi 1er octobre à 20 h.</b>       <br />
       Première Française.       <br />
       Mise en scène de Marta Pazos avec 20 volontaires.       <br />
       MA Scène nationale Pays de Montbéliard, Théâtre de Montbéliard, Montbéliard (25).       <br />
       Durée 1 h 10.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/A-todo-senor-todo-honor-_a1684.html" />
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