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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-10T20:07:47+01:00</updated>
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   <title>Les Fantaisies oubliées du Second Empire</title>
   <updated>2019-04-11T11:00:00+02:00</updated>
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   <category term="CédéDévédé" />
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   <published>2019-04-11T10:29:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jérôme Granjon et son complice Emmanuel Pélaprat, de l'Ensemble Double Expression, ont remis en lumière, sur claviers historiques, le duo piano harmonium cher aux salons du XIXe siècle. Dans leur CD "Fantaisies du Second Empire", ils ont enregistré à côté de pièces de César Franck et Camille Saint-Saëns une charmante sonate oubliée d'Alfred Lefébure-Wely.     <div>
      Un duo rare au disque comme au concert ? Le duo piano harmonium mérite pourtant d'être remis au goût du jour. À l'écoute, les deux voix dialoguent ou se fondent parfaitement avec leurs vives couleurs poétiques et leur palette des plus expressive. Le pianiste Jérôme Granjon sur un Erard de 1902 et Emmanuel Pélaprat sur un harmonium Mustel (de 1898) le démontrent brillamment dans un enregistrement récent. Une pépite qui ressuscite l'atmosphère des salons du Second Empire.       <br />
              <br />
       Les musiciens nous offrent ainsi une Sonate du très oublié Alfred Lefébure-Wely (pour son premier enregistrement au disque). Une partition retrouvée en 2012 parmi des centaines perdues d'un auteur très prolifique. Compositeur et improvisateur fêté en son temps et organiste à l'Eglise de la Madeleine puis à Saint-Sulpice, il contribua à l'histoire du développement de l'harmonium, appelé aussi &quot;orgue expressif&quot;.       <br />
              <br />
       Petit frère de l'orgue, muni de soufflets actionnés par deux pédales, cet instrument maniable, basé non sur le tuyau mais sur l'anche libre (des lamelles de métal mises en vibration par une pulsion d'air), se tailla vite un vrai succès au concert comme dans les salons grâce à son développement par quelques facteurs ingénieux tel Debain - qui dès 1842 lui octroie plusieurs jeux. De la même famille donc que l'accordéon, sa sonorité évoque irrésistiblement une nouvelle ère, celle de la chanson du XIXe et du premier XXe siècle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      La sonate opus 61 composée par Lefébure-Wely (&quot;Allegro, andante et finale) vers 1850 se veut néanmoins avant tout un bel exemple de musique de salon ou de concert nécessitant une réelle virtuosité - ici dans l'héritage de Frédéric Chopin. Lefébure-Wely n'avait-il d'ailleurs pas tenu l'orgue à l'enterrement de ce dernier le 30 octobre 1849 à la Madeleine ?       <br />
              <br />
       Le dialogue piano harmonium se fait ensuite particulièrement subtil et bouleversant pour le Prélude, Fugue et Variation (opus 18) de César Franck - qui livra sa propre transcription du troisième morceau des fameuses &quot;Six Pièces d'orgue&quot;. Lefébure-Wely le connaissait bien et avait inauguré avec lui le nouvel orgue Cavaillé-Coll de Sainte-Clotilde en 1859 ; tous deux ouvrant la grande école française.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Pas en reste, Camille Saint-Saëns se saisit aussi de ce duo éloquent pour composer à vingt-trois ans &quot;Six Duos&quot; en 1858, l'année où il prend possession de l'orgue de la Madeleine à la suite de Lefébure-Wely - à qui il dédicace ces &quot;Duos&quot;. Jérôme Granjon et Emmanuel Pélaprat en livrent au disque la première version sur instruments historiques et c'est une belle redécouverte.       <br />
              <br />
       Si Emmanuel Pélaprat est, entre autres fonctions, titulaire du Grand Orgue Eugène Puget de l'Eglise Notre-Dame du Taur à Toulouse, Jérôme Granjon poursuit une carrière internationale de pédagogue, de chambriste (comme membre co-fondateur du Trio Hoboken) et de concertiste. En mai 2019, son dernier enregistrement (sur instrument moderne) dédié à Schumann sortira chez Anima Records. On pourra également l'entendre les 8 et 9 juin 2019 au Festival &quot;Musiques d'un siècle&quot; à Dieulefit.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/32586465-30338194.jpg?v=1554973518" alt="Les Fantaisies oubliées du Second Empire" title="Les Fantaisies oubliées du Second Empire" />
     </div>
     <div>
      <b>● &quot;Fantaisies du Second Empire&quot; (2018).</b>       <br />
       &quot;Lefébure-Wely, Franck, Saint-Saëns&quot;.       <br />
       Duos Harmonium et Piano.       <br />
       Emmanuel Pélaprat (harmonium), Jérôme Granjon (piano).       <br />
       Label : Éditions Hortus.       <br />
       Sortie : octobre 2018.       <br />
       Durée totale : 62'15&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Le Prix Martin... Ou comment passer de la dimension mélancolique à la pure farce</title>
   <updated>2013-04-05T16:42:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Prix-Martin-Ou-comment-passer-de-la-dimension-melancolique-a-la-pure-farce_a873.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2013-04-05T15:30:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
En ces temps-là de deuil, les prussiens venaient de partir. Et les ruines du château des Tuileries, silencieuses, devenaient un paradis pour flore et faune sauvages, un conservatoire des rêves. Une belle au bois dormant aujourd’hui disparue. En 1876, date de création du "Prix Martin" d’Eugène Labiche, pour ceux qui l’avaient connue, la gaité du second empire s’était évanouie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5389735-8040412.jpg?v=1365169454" alt="Le Prix Martin... Ou comment passer de la dimension mélancolique à la pure farce" title="Le Prix Martin... Ou comment passer de la dimension mélancolique à la pure farce" />
     </div>
     <div>
      C’est ainsi que, dans &quot;Le Prix Martin&quot;, maris, femmes, amants ont traversé la vie. Le temps a passé et calmé les cavalcades endiablées à travers Paris, les restaurants à la mode, les mariages bruyants, les portes qui claquent, les baisers volés au risque des fureurs du cocuage. Les chapeaux de paille ? Évanouis. Et les cagnottes ? Épuisées. C’est par le tourisme en l'Alpe Suisse que se pensent les vengeances et les désirs de meurtres.        <br />
              <br />
       Eugène Labiche met à nu le siècle et seuls subsistent dans ce vaudeville assagi le regard social aiguisé, les relations sèches entre serviteurs et bourgeois, une forme de mélancolie et le sens de la farce qui en découle. En apparence statique, la dynamique de la pièce repose sur un humour qui dépasse, en les faisant grincer, les lois du genre comique. Et l’auteur en toute discrétion de se décerner à lui-même, par l’entremise de son personnage principal, son propre prix littéraire ! Le Prix Martin : du nom que portait un vieil ami dramaturge. Et comme de bien entendu, il n’y a pas qu’un âne qui s’appelle Martin.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5389735-8040413.jpg?v=1365169455" alt="Le Prix Martin... Ou comment passer de la dimension mélancolique à la pure farce" title="Le Prix Martin... Ou comment passer de la dimension mélancolique à la pure farce" />
     </div>
     <div>
      Montée par Peter Stein, &quot;Le Prix Martin&quot; n’a rien perdu de sa puissance.       <br />
              <br />
       Et le spectateur découvre de manière très claire les tenants et les aboutissants de cette histoire. Le  mari trompé par le meilleur ami amant de sa femme qui découvre dans la réciprocité la valeur de la vieille  amitié qui les relie et la vanité des amours. Ils se découvrent l’un et l’autre amis inséparables que les femmes ont déjà oubliés.        <br />
              <br />
       Les deux héros, qui par mimétisme avaient intériorisé leurs héros Dumas Alexandre et Hugo le député, qui avaient vécu les vagues du romantisme, se révèlent au bout du compte remarquables dans l’art d’être bête et très mauvais dans l’art du crime.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5389735-8040416.jpg?v=1365169455" alt="Le Prix Martin... Ou comment passer de la dimension mélancolique à la pure farce" title="Le Prix Martin... Ou comment passer de la dimension mélancolique à la pure farce" />
     </div>
     <div>
      Revenus de tout, ils se révèlent les Bouvard et Pécuchet du vaudeville (ce que Gustave Flaubert avait justement pressenti).       <br />
              <br />
       Et aujourd’hui comme hier &quot;Le Prix Martin&quot; mérite le prix de la meilleure comédie.       <br />
       Le public est conduit, dans la joie et la bonne humeur, de la dimension mélancolique à la pure farce, par le plaisir de l’acteur et de l’émotion vraie.       <br />
              <br />
       C’est dans la rigueur et le plaisir que la totalité des acteurs du spectacle (décors, costumes,  jeu) jubilent à l’unisson de caricatures familières où chacun reconnaît les siens.       <br />
              <br />
       De l’art et de l’effet théâtre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Prix Martin"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5389735-8040418.jpg?v=1365169456" alt="Le Prix Martin... Ou comment passer de la dimension mélancolique à la pure farce" title="Le Prix Martin... Ou comment passer de la dimension mélancolique à la pure farce" />
     </div>
     <div>
      Texte : Eugène Labiche.       <br />
       Mise en scène : Peter Stein.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Sara Abbasi.       <br />
       Collaboration artistique : Jean-Romain Vesperini.       <br />
       Conseiller dramaturgique : Jean Jourdheuil.       <br />
       Avec : Jean-Damien Barbin, Rosa Bursztein, Julien Campani, Pedro Casablanc, Christine Citti, Manon Combes, Dimitri Radochevitch, Laurent Stocker, Jacques Weber.       <br />
       Décor : Ferdinand Woegerbauer.       <br />
       Costumes : Anna Maria Heinreich.       <br />
       Lumière : Joachim Barth.       <br />
       Maquillages et coiffures : Cécile Kretschmar.       <br />
       Effets spéciaux de maquillage : Emmanuel Pitois.       <br />
       Durée : 2 h 30 (avec un entracte).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5389735-8040426.jpg?v=1365169456" alt="Le Prix Martin... Ou comment passer de la dimension mélancolique à la pure farce" title="Le Prix Martin... Ou comment passer de la dimension mélancolique à la pure farce" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 22 mars au 5 mai 2013.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 15 h.        <br />
       Théâtre de l'Odéon, Paris 6e, 01 44 85 40 40.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-odeon.eu/fr" target="_blank">&gt;&gt; theatre-odeon.eu</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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