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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-15T09:27:06+02:00</updated>
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   <title>Le Châtelet fait son Jazz… vivement la suite !</title>
   <updated>2023-03-15T20:23:00+01:00</updated>
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   <category term="Festivals" />
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   <published>2023-03-15T11:23:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Du 5 au 12 mars a eu lieu au Théâtre du Châtelet, la première édition du festival "Châtelet fait son Jazz" avec une riche programmation qui a vu se produire sur scène, entre autres, Tigran Hamasyan, Richard Bona et Avishai Cohen. Le festival peut être appréhendé comme une (re)découverte ou une excursion, autant pour les initiés que pour les néophytes, pour les jeunes que pour les moins jeunes, du monde du jazz avec ses rythmes latinos, manouches et Klezmer.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/71441447-49780186.jpg?v=1678821615" alt="Le Châtelet fait son Jazz… vivement la suite !" title="Le Châtelet fait son Jazz… vivement la suite !" />
     </div>
     <div>
      Tigran Hamasyan, pianiste arménien, fixe son instrument, tête fréquemment baissée, comme pour extirper une note du fin fond d'un dédale pianistique. La tonalité reste souvent légère, parfois appuyée mais toujours soutenue. C'est un retour car, déjà en 2011, à 24 ans, il s'était produit sur cette même scène du Châtelet <span style="font-style:italic">&quot;à l'acoustique parfaite&quot;</span> selon ses dires. Le public, nombreux, était alors venu voir ce phénomène qui avait publié son quatrième album et qui avait déjà l'habitude de se produire dans de grands festivals comme ceux de Montreux ou de Marciac.       <br />
              <br />
       Tigran Hamasyan est le Mozart du piano. Le parallèle peut être rapide et facile. Et pourtant, à bien des égards, ce génie musical arménien, vivant actuellement à Venise après avoir jeté précédemment son dévolu sur Los Angeles, a quelques similitudes de précocité avec notre célèbre compositeur autrichien. Il a commencé à jouer du piano à 2 ans et a fait ses premières compositions dès ses 12 ans. À 13 ans, lors du festival de Jazz d'Erevan, il attire entre autres l'attention de Chick Corea (1941-2021) et il publie son premier album, &quot;Nocturne&quot; (2006), à 19 ans.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/71441447-49780189.jpg?v=1678821761" alt="Le Châtelet fait son Jazz… vivement la suite !" title="Le Châtelet fait son Jazz… vivement la suite !" />
     </div>
     <div>
      C'est avant tout son lien, exclusif, à son instrument qui interpelle au premier abord. Ses bras se croisent parfois l'un sur l'autre comme point focal d'un tronc qui appréhende avec sa stabilité l'instrument. Son univers musical embrasse le jazz et le classique, lui qui s'est nourri très jeune de Led Zeppelin et des Beatles. Il démarre le dernier rappel, de fin de concert, en le débutant en solo, lançant quelques notes chirurgicales tel un virtuose, les déclinant ensuite, en lead d'attaque, une à une. Il émane de cette mélodie tout un univers de passion salvatrice.       <br />
              <br />
       Passion salvatrice car les notes accompagnées superbement à la batterie par Jonathan Pinson alternent des chorus très rythmés et appuyés, et d'autres dans une tonalité beaucoup plus basse comme si chaque accord qui s'envolait de son piano ne pouvait s'accompagner que de lui-même tout en étant relié aux autres. La batterie est en appui ou, de temps en temps, en décalé de Tigran Hamasyan. Le piano semble respirer et faire corps avec notre artiste. Il devient comme repli et rebond, attaquant parfois le tempo ou l'enrobant dans un enchaînement d'accords où le jeu est souvent dans les ruptures, aussi bien dans, qu'entre, chacun des morceaux.       <br />
              <br />
       Au milieu, à la contrebasse, Rick Rosato enchaîne les accords, alimentant une ligne mélodique soutenue. Le piano, toujours en lead, est dans un dialogue constant avec la batterie, comme avers et envers d'une pièce musicale où la contrebasse en est le support.       <br />
              <br />
       Dans son dernier album &quot;StandArt&quot; (2022), notre compositeur reprend des classiques du jazz tel que &quot;De-dah&quot; d'Elmo Hope (1923-1967) au rythme parfois presque endiablé autant au piano, à la batterie qu'à la contrebasse ou &quot;Laura&quot; d'Errol Garner (1921-1977). Durant 1 h 30, avec deux rappels, dont &quot;When a woman loves a man&quot;, le prodige arménien fait étalage de son talent en créant une musique aussi bien charpentée que légère, riche de ses nuances, de ses attaques que de ses ruptures.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/71441447-49785230.jpg?v=1678867645" alt="Le Châtelet fait son Jazz… vivement la suite !" title="Le Châtelet fait son Jazz… vivement la suite !" />
     </div>
     <div>
      Auparavant, JaRon Marshall était en première partie. À la batterie, dans un tempo là aussi très rythmé, Michel Longoria l'accompagne. À la basse, Chris Loveland, la jambe gauche reposée sur celle de droite, enchaîne les accords, en toute décontraction, comme à l'image de la musique qui est d'une tonalité, au démarrage, douce et légère. À la barre, les notes s'écoulent avec Jaron Marshall derrière son clavier. Celui-ci est aussi discret que la basse avec, de temps en temps, quelques envolées sans pour autant qu'un coup d'éclat musical vienne bousculer le mouvement, toujours soutenu et subtil.        <br />
              <br />
       Le saxophone alterne avec la flûte traversière, le tout aux commandes de Brian Donohoe. Avec la batterie, le saxophone se lance dans un tempo très rythmé, enveloppant quand la flûte traversière y apporte une touche légère, discrète et furtive. Avec son album &quot;The Gold Tapes 1-3&quot; (2020), JaRon Marshall nous avait emmenés vers différents rivages musicaux comme le funk, le jazz, le R&amp;B, le néo-soul et le hip-hop. Ayant un style très varié, ce musicien producteur arrive à mêler différentes sonorités, toujours en appui de son clavier, apportant une lame de fond à une musique où les instruments à vent et à corde, pour le concert du 9 mars, sont en première ligne.       <br />
              <br />
       Pour cette 1ère édition de son festival, le Théâtre du Châtelet inaugure une ligne éditoriale audacieuse en embrassant différents publics et différents âges, aussi bien scolaires que pour les plus jeunes avec ses &quot;Berceuses et balladines jazz&quot; et ses &quot;Jazz &amp; goûter du Sunset&quot; qu'en direction des initiés ou des néophytes de jazz. En espérant que bien d'autres éditions viendront à sa suite.       <br />
              <br />
       <b>La représentation, sujet de l'article, a eu lieu le 9 mars 2023.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Châtelet fait son jazz</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/71441447-49785304.jpg?v=1678868346" alt="Le Châtelet fait son Jazz… vivement la suite !" title="Le Châtelet fait son Jazz… vivement la suite !" />
     </div>
     <div>
      Festival ayant eu lieu du 5 au 12 mars 2023.       <br />
       Durée première partie : 30 minutes. Deuxième partie : 1 h 30.       <br />
       <a class="link" href="https://www.chatelet.com/" target="_blank">&gt;&gt; Théâtre du Châtelet</a>       <br />
              <br />
       <b>Programme du festival</b>       <br />
       &quot;Le carnaval jazz des animaux&quot; le 5 mars ;       <br />
       Tigran Hamasyan &quot;StandArt&quot; le 9 mars ;       <br />
       &quot;Berceuses et balladines jazz&quot; le 10 mars ;       <br />
       &quot;David Krakauer &amp; Kathleen Tagg's Mazel Tov Cocktail Party !&quot; le 10 mars ;       <br />
       &quot;Minor Sing&quot; le 11 mars ;       <br />
       Arnaud Dolmen &quot;Adjusting&quot; le 11 mars ;       <br />
       &quot;Richard Bona&quot; le 11 mars ;       <br />
       &quot;Jazz et goûter du Sunset&quot; le 12 mars ;       <br />
       Avishai Cohen Banda &quot;Iroko&quot; le 12 mars.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Johnny Hallyday… Souvenirs, souvenirs… Il nous reste…</title>
   <updated>2017-12-09T16:02:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Johnny-Hallyday-Souvenirs-souvenirs-Il-nous-reste_a2003.html</id>
   <category term="Paroles &amp; Musique" />
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   <published>2017-12-09T14:43:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Je n'étais pas personnellement un de ses admirateurs mais j'ai toujours professionnellement reconnu la stature particulière et le charisme de ce "monstre" de scène, la longévité de sa carrière et sa capacité exceptionnelle à rassembler les foules.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18768160-22825520.jpg?v=1512829385" alt="Johnny Hallyday… Souvenirs, souvenirs… Il nous reste…" title="Johnny Hallyday… Souvenirs, souvenirs… Il nous reste…" />
     </div>
     <div>
      Le souvenir le plus marquant que j'ai gardé de ses prestations scéniques auxquelles j'ai assisté (toujours dans des festivals) prend sa source lors d'un concert mémorable (&quot;La fête à... Johnny Hallyday&quot; sur l'esplanade Saint-Jean-d'Acre) aux Francofolies de La Rochelle (époque Jean-Louis Foulquier) le 14 juillet 1991 avec, notamment, Daniel Lavoie et Paul Personne, invités de cette soirée.       <br />
              <br />
       Ce soir-là, en plus de ses musiciens habituels, se trouvait une section de cuivres très rythm 'n' blues qui donnait un groove particulier, de ceux qui pulsent et vous font frétiller des gambettes, à des titres comme la reprise &quot;Je ne suis pas un héros&quot; de Daniel Balavoine faisant partie de la playlist de la tournée 91.       <br />
              <br />
       Par la suite, du fait de mon métier et de mes responsabilités à la Revue du Spectacle, j'ai eu l'occasion de le côtoyer quelques instants dans le cadre de rencontres et de rendez-vous &quot;privés&quot;, notamment au sein de la Sacem. Mais ce qui m'a permis de l'approcher et de discuter un bref moment avec lui fut lors d'un déjeuner pour le lancement (dans un espace privatisé) d'un vin AOC Coteaux du Languedoc auquel il avait accepté de prêter son nom.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18768160-22825527.jpg?v=1512827461" alt="Johnny Hallyday… Souvenirs, souvenirs… Il nous reste…" title="Johnny Hallyday… Souvenirs, souvenirs… Il nous reste…" />
     </div>
     <div>
      Il s'agissait d'un cru produit, à partir de vins d'assemblage, par Roger Santa, propriétaire du domaine Saint-Martin de Graves et ami du chanteur. L'ensemble des bouteilles (en blancs, rouges et rosés), appelées &quot;Terre d'Aumes&quot;, portaient sur leur étiquette verte et bleue la mention &quot;découvert par Johnny Hallyday&quot;. À cette occasion, le chanteur précisait qu'il n'avait <span style="font-style:italic">&quot;absolument pas l'intention de s'investir dans la viticulture comme Gérard Depardieu, ni d'acheter un vignoble, même pas à Marseillan (Hérault) dont sa femme est originaire bien que si elle insistait beaucoup, vraiment beaucoup, beaucoup, pour lui faire plaisir…&quot;</span> La suite confirma cette déclaration.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;C'est le blanc que je préfère&quot;</span>, indiqua Johnny qui partageait ce goût avec Eddie Mitchell avec qui il avait effectué une dégustation sur place au domaine... tandis que Carlos se prononçait de son côté nettement en faveur du rosé. À l'époque, Johnny souhaitait que sa démarche et son nom associé au Languedoc contribuent à valoriser tous les vins de la région auprès des consommateurs français. Au cours du déjeuner, nous avions alors échangé sur la montée en qualité de ce vignoble et sur la volonté des vignerons de valoriser leur production.       <br />
              <br />
       Lors de cette discussion avec une personne qu'il ne connaissait pas (ne sachant pas que j'étais journaliste, me considérant seulement comme un amateur éclairé de vins), il se montra très accessible et à l'écoute, prompt à faire part de ses connaissances et à reconnaître ses lacunes... En somme, il fit montre de simplicité et de naturel, sans doute favorisé par le fait que nous étions dans un lieu &quot;protégé&quot; des regards extérieurs, ce qui est d'une manière générale l'idéal pour échanger avec des artistes &quot;vedettes&quot;.       <br />
              <br />
       Il y a ainsi des personnalités publiques et/ou des artistes, que l'on apprécie ou pas, mais qui, indéniablement, marquent une époque, laissent une empreinte indélébile dans l'imaginaire collectif, inscrivent de leurs &quot;œuvres&quot; la signature culturelle d'un pays... Johnny Hallyday a été l'un d'entre eux... qui a su, en plus de son statut de star, toujours laisser de la place, dans ces différents albums, à de nouvelles générations de chanteurs, auteurs compositeurs, revitalisant ainsi régulièrement son répertoire, ayant compris tôt que tout excellent interprète qu'il fut, il lui fallait faire confiance aux autres pour ses chansons, d'Aznavour, Berger, Goldman à Yodelice, Miossec, Delerm, etc.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18768160-22825531.jpg?v=1512827505" alt="Johnny Hallyday… Souvenirs, souvenirs… Il nous reste…" title="Johnny Hallyday… Souvenirs, souvenirs… Il nous reste…" />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/18768160-22825906.jpg?v=1512831530" alt="Johnny Hallyday… Souvenirs, souvenirs… Il nous reste…" title="Johnny Hallyday… Souvenirs, souvenirs… Il nous reste…" />
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