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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-09T07:10:16+02:00</updated>
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   <title>"La Solitude des mues", un voyage dans les fanstamagories et les enfouissements de l'adolescence</title>
   <updated>2024-01-26T14:13:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Solitude-des-mues--un-voyage-dans-les-fanstamagories-et-les-enfouissements-de-l-adolescence_a3798.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2024-01-25T07:23:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C'est à l'adolescence, cet âge clef où se télescopent mal-être, recherche de soi-même, recherche de l'autre et fantasmes en tous genres, que "La Solitude des mues" s'intéresse. Un père isolé suite au décès de sa femme, une fille unique et son amie forment le trio central de l'histoire. Les deux filles font partie de la mode kawai qui consiste à faire perdurer le monde naïf de l'enfance via une forme de pop-culture japonaise. Pour ce faire, elles se déguisent en poupée rose, attiffées de cheveux colorés, de maquillages flashys, vêtues de robes froufroutantes et elles diffusent sur les réseaux des clips musicaux en japonais.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77975096-56632488.jpg?v=1706082904" alt=""La Solitude des mues", un voyage dans les fanstamagories et les enfouissements de l'adolescence" title=""La Solitude des mues", un voyage dans les fanstamagories et les enfouissements de l'adolescence" />
     </div>
     <div>
      Fascination pour le factice et le superficiel, elles ont même abandonné leur prénom de naissance pour les sobriquets de Kiki et Pastèque. Les likes, les vues et les commentaires sont leurs seules interactions avec le monde extérieur. Elles sont des sortes de jumelles, dont l'une sert de miroir et de validation à l'autre. Elles ont construit ainsi un monde qu'elles partagent avec quelques internautes. Le réel, par contre, est une sorte de présence difficilement supportable.       <br />
              <br />
       Le père fait partie de ce réel sans rêve. Pris dans des soucis matériels constants, ennuis financiers, difficulté à finir leur maison préfabriquée, il a abandonné l'ambition d'avoir une vie personnelle depuis la disparition de sa femme. Dévolu à s'occuper de sa fille, il pratique pourtant un drôle de rite : il se plonge dans des masses de feuilles mortes et s'y adonne à des embrassades sensuelles.       <br />
              <br />
       Lors d'une de ces immersions, il rencontre un animal blessé. Il le soigne, le nourrit et le retrouve régulièrement par la suite. Mais est-ce vraiment un animal ou une apparition fictionnelle née de son subconscient comme conçu par un manque affectif abyssal ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77975096-56632499.jpg?v=1706082956" alt=""La Solitude des mues", un voyage dans les fanstamagories et les enfouissements de l'adolescence" title=""La Solitude des mues", un voyage dans les fanstamagories et les enfouissements de l'adolescence" />
     </div>
     <div>
      Toute la pièce, écrite à deux mains par Naéma Boudoumi (qui signe la mise en scène) et Arnaud Dupont (qui interprète le père) regorge de symbolismes. Il s'agit de mettre en mots, en images et en chorégraphies ces ruptures que les vies traversent lorsqu'un grand bouleversement survient. Vie, mort et mysticismes entrent alors en collision. L'adolescente Kiki passe d'un espoir de vivre sous le masque d'une poupée pop-culture à une crise qui l'enferme et la pousse vers ses parts d'ombre sous l'influence d'un mystérieux correspondant japonais. Elle manque de peu céder au désir de se suicider.       <br />
              <br />
       Le spectacle mise presque toutes ses forces sur la puissance du visuel. Danses, captations diffusées en direct, vidéos, bande-son fouillées et prenantes occupent quasiment tout l'espace narratif. Les dialogues se contentent de retranscrire la vie ordinaire. Comme s'il y avait en permanence un monde apparent banal et un monde symbolique puissant, doublé d'un monde virtuel via les écrans qui envahissent.       <br />
              <br />
       Des écrans qui envahissent également le plateau au point que leurs mises en place cassent le rythme narratif et tend à alanguir trop le spectacle qui, dans l'ensemble, reste en surface des thèmes déployés pour privilégier des changements scénographiques longs et ennuyeux plutôt que le jeu d'acteur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Solitude des mues"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77975096-56632509.jpg?v=1706082988" alt=""La Solitude des mues", un voyage dans les fanstamagories et les enfouissements de l'adolescence" title=""La Solitude des mues", un voyage dans les fanstamagories et les enfouissements de l'adolescence" />
     </div>
     <div>
      Texte : Naéma Boudoumi et Arnaud Dupont.       <br />
       Mise en scène : Naéma Boudoumi.       <br />
       Avec : Shannen Athiaro-Vidal, Élise Bjerkelund Reine, Naéma Boudoumi, Arnaud Dupont, Clara Paute, Victor Calcine et, à l'image, Lucas Garzo.       <br />
       Mouvement chorégraphique : Anna Rodriguez.       <br />
       Création costumes : Sarah Topalian.       <br />
       Scénographie : Delphine Ciavaldini.       <br />
       Création vidéo : Luc Battiston.       <br />
       Création lumière : Charlotte Gaudelus.       <br />
       Création sonore : Thomas Barlatier.       <br />
       Production Cie Ginko.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 13 janvier au 11 février 2024.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h 30, dimanche 16 h 30.       <br />
       Théâtre de la Tempête, Salle Copi, Cartoucherie de Vincennes, Paris 12e, 01 43 28 36 36.       <br />
       <a class="link" href="https://www.la-tempete.fr/" target="_blank">&gt;&gt; la-tempete.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles</title>
   <updated>2023-10-25T09:11:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Petit-Prince-Pour-rire-de-bon-coeur-avec-les-etoiles_a3748.html</id>
   <category term="Pitchouns" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/76099025-53857390.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-10-25T08:48:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Un aviateur, à la suite d'un souci mécanique sur son avion, doit se poser en urgence dans le désert du Sahara pour tenter de le réparer. Le lendemain de cet atterrissage forcé, il est réveillé par une petite voix insistante qui lui demande s'il peut lui dessiner un mouton ! Très surpris par cette miraculeuse apparition, l'aviateur obéit, mais aucun des dessins du mouton ne conviennent au jeune garçon. Sous l'apparence d'un conte pour enfants, Le Petit Prince relate à chaque chapitre une rencontre d'un tout jeune garçon qui le laisse perplexe : un monarque, un vaniteux, un ivrogne, un businessman propriétaire d'étoiles, un allumeur de réverbère, un vieil homme géographe, un serpent, un renard…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76099025-53857390.jpg?v=1698218119" alt=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" title=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" />
     </div>
     <div>
      Qu'est-ce qui peut bien pousser encore à mettre en scène ce célèbre livre pour enfants écrit pour des adultes ? Il s'agit là d'une question que l'on peut se poser tant de nombreuses études, analyses, versions théâtrales et scéniques, cinématographiques, musicales ont déjà été faites de cette œuvre incontournable de la littérature.       <br />
              <br />
       Probablement, les créateurs(rices) ont-ils ou ont-elles, chacun(e), en leur for intérieur, des raisons bien distinctes et toutes personnelles : une certaine identification, des valeurs communes, des interrogations existentielles sur le monde et la nature humaine, des interprétations possibles de cette histoire qui leur sont propres ? Et, à ce titre, le champ des prospectives est large ! Il semblerait que ce soit le cas pour Florence Fouéré, directrice de la compagnie la Scala du Théo Théâtre, qui a décidé de reprogrammer en cette rentrée, dans son théâtre du XVe arrondissement de Paris, une nouvelle adaptation de l'œuvre.       <br />
              <br />
       Mais comment respecter une œuvre aussi célèbre sans la dénaturer, si tant est qu'un jour, il soit possible de décrypter véritablement les intentions profondes qui y ont été celles de Saint-Exupéry !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76099025-53857391.jpg?v=1698218172" alt=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" title=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" />
     </div>
     <div>
      La fine équipe de la Scala s'y est frottée malgré tout et c'est à une bien jolie adaptation à laquelle nous avons assisté samedi 14 octobre dernier, fluide, interprétée de façon très professionnelle par les trois comédiens et comédiennes et, à certains égards, fort originale.       <br />
              <br />
       Notamment via le choix de voix narratives distinctes et polyphoniques interprétées avec brio par Séverine Wolff et Olivier Courbier mais aussi par l'apport sensuel ou virevoltant de musiques de jazz comme &quot;My Favorite Things&quot; de John Coltrane, &quot;Cry me a river&quot; d'Ella Fitzgerald, &quot;So What&quot;, ou encore &quot;Ascenseur pour l'échafaud&quot; de Miles Davis. Des notes jazzy intemporelles qui renforcent le propos également intemporel de Saint-Ex.       <br />
              <br />
       Gageons que ce dernier aurait certainement apprécié ce choix musical, lui qui écoutait beaucoup de musiques variées et qui, précisément, était curieux de cette musique afro-américaine. De manière subtile, le jazz accentue l'empreinte à la fois légère et pessimiste de l'histoire et lui apporte une touche très particulière et fort agréable. Les titres n'ayant pas été choisis à la légère, de toute évidence.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76099025-53857402.jpg?v=1698218204" alt=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" title=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" />
     </div>
     <div>
      Au fil de ces jolies notes musicales, les deux comédiennes et le comédien évoluent avec grâce, interprétant à tour de rôles différents personnages, à l'exception du Petit Prince. Qui d'autre que Charlotte Jouslin aurait pu incarner avec autant de poésie et de charisme ce jeune garçon aux cheveux blonds, si sensible et si attachant ?       <br />
              <br />
       Une mention toute particulière aussi à la comédienne Séverine Wolff, élégante dans sa gestuelle de danseuse formée au CNR de Strasbourg et dont la présence à chaque personnage interprété ravit et captive. Olivier Courbier n'est pas en reste dans le rôle du Buveur, de l'Aviateur, du Roi ou encore de l'Allumeur de réverbères. Ses très beaux costumes, agrémentés de masques de la Comedia d'ell Arte, séduisent incontestablement. Et un grand bravo à Séverine Wolff pour ces bien jolies tenues confectionnées avec goût, sans oublier Annmarie Petit pour le décor de l'avion échoué, néanmoins coloré et bien présent sur scène.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76099025-53857408.jpg?v=1698218237" alt=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" title=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Dans cette mise en scène, j'ai désiré travailler sur le passage du rire aux larmes, mais aussi sur la résilience. Le texte de la pièce n'a pas été édulcoré, car je tenais à ce que petits et grands découvrent ou redécouvrent ce beau texte de la littérature&quot;,</span> Florence Fouéré.       <br />
              <br />
       Courez vite avec vos enfants, petits-enfants, ou même seul, pour découvrir cette charmante adaptation du Petit Prince au Théo Théâtre et demandez-vous, vous aussi, si &quot;les étoiles rient toujours de bon cœur le soir&quot;, si le Petit Prince meurt à la fin ou s'il est parti retrouver sa rose amoureuse…       <br />
              <br />
       Autant de questions qui vous permettront d'échapper un tant soit peu à la fureur du monde ambiant du moment. Pour continuer à avancer…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Petit Prince"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76099025-53857433.jpg?v=1698218710" alt=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" title=""Le Petit Prince" Pour rire de bon cœur avec les étoiles" />
     </div>
     <div>
      Texte : Antoine de Saint-Exupéry.       <br />
       Mise en scène : Florence Fouéré.       <br />
       Assistant mise en scène : Olivier Courbier.       <br />
       Avec : Olivier Courbier, Charlotte Jouslin, Sévérine Wolff.       <br />
       Décor : Annmarie Petit.       <br />
       Costumes : Sévérine Wolff.       <br />
       Tout public à partir de 6 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 14 octobre au 23 décembre 2023.</span>       <br />
       Samedi à 17 h. Relâche les 28 novembre, 25novembre, 2 et 9 décembre.       <br />
       Théo-Théâtre, Paris 15e, 01 45 54 00 16.       <br />
       <a class="link" href="http://theotheatre.com/" target="_blank">&gt;&gt; theotheatre.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Rose, anti-héroïne anonyme et femme libre... malgré tout</title>
   <updated>2012-02-06T09:56:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Rose-anti-heroine-anonyme-et-femme-libre-malgre-tout_a516.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/3780368-5634852.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-02-06T09:13:00+01:00</published>
   <author><name>Gilbert Jouin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Véritable épopée miniature, Rose nous entraîne de son Shtetl en Russie à Miami Beach, en passant par les années noires du ghetto de Varsovie, sa fuite à bord de l’Exodus, la création de l’état d’Israël, la réussite du rêve américain et le conflit actuel du Moyen-Orient. Le récit intime et plein d’humour d’une femme juive qui porte un regard affectueux mais lucide sur son peuple, un texte fort et terriblement ancré dans l’actualité qui dénonce les meurtres commis au nom de la Nation quelle qu’elle soit et refuse tout parti pris simpliste.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3780368-5634852.jpg?v=1328517364" alt="Rose, anti-héroïne anonyme et femme libre... malgré tout" title="Rose, anti-héroïne anonyme et femme libre... malgré tout" />
     </div>
     <div>
      Que dire ?... On ne peut qu’être fasciné par cette destinée incroyable d’un romanesque fou. Rose est une anti-héroïne anonyme et, d’abord et surtout, une femme. Une femme qui a côtoyé le pire avant de connaître des meilleurs. Ce qui frappe dans le récit, scrupuleusement chronologique, que nous brosse une Judith Magre totalement incarnée en Rose, c’est le recul qu’elle y met.       <br />
              <br />
       Rose est née en 1920 en Russie (dans l’actuelle Ukraine) et elle va se retrouver mêlée malgré elle aux bouleversements que vont connaître l’Europe et le monde au milieu du XXe siècle. Rose est totalement banale. Rien ne la prédestinait à connaître un tel parcours plein de bruit et de fureur. Rien ne l’y avait préparée. Il faut l’écouter parler de ses parents et, partant, de son enfance. Elle y met une telle drôlerie ! D’ailleurs, tout du long du spectacle, pratiquement tout sera analysé à travers le prisme de l’humour. En dépit des tragédies qui vont jalonner son existence, elle garde une authentique distance. C’est vraisemblablement ce qui lui a permis inconsciemment de se protéger et de survivre. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3780368-5634894.jpg?v=1328517400" alt="Rose, anti-héroïne anonyme et femme libre... malgré tout" title="Rose, anti-héroïne anonyme et femme libre... malgré tout" />
     </div>
     <div>
      Car Rose est une survivante. Elle n’est en aucun cas une battante. Elle s’est comportée un peu comme un bouchon qui se laisse emporter par le torrent impétueux de l’horreur absolue et qui flotte jusqu’à atteindre des rivages plus accueillants. On a l’impression que son cerveau s’est mis de lui-même en veille, atténuant ainsi les terribles drames qui allaient la frapper. Du coup, sa description des événements est en permanence décalée. Elle ne sombre jamais dans le pathos ; et encore moins dans la haine. Elle constate, analyse et elle passe à autre chose. De toute façon, le courant l’emmène toujours ailleurs. C’est un bouchon, vous dis-je… Même ses amours, qu’elle décrit à la fois avec espièglerie et un réalisme cru, elle ne les a jamais choisies. Ce n’est guère que dans le dernier tiers de sa vie qu’elle va prendre son destin en main. Bien qu’elle semble toutefois s’excuser de réussir soudain en affaires et de connaître la réussite.       <br />
              <br />
       Rose est une vraie modeste. Elle ne réalise même pas quelle force de caractère elle a dû avoir pour s’en sortir. Tout en subissant les événements, elle n’a jamais été dupe de rien. Son sens critique ne l’a jamais abandonnée. Sa nature viscéralement moqueuse et irrespectueuse lui a permis d’échapper à tout fanatisme et à tout endoctrinement, faisant d’elle une femme libre. Libre malgré tout.       <br />
              <br />
       Pour nous présenter Rose et nous la faire aimer, il y a Judith Magre. Avec son jeu tout en finesse, son air mutin, elle nous embarque avec légèreté dans quatre-vingts ans d’histoire. Elle est magnifique. À quatre-vingt-cinq ans (elle en fait trente de moins !), elle dégage un charme et un pouvoir de séduction invraisemblable. C’est une grande dame qui s’est mise au service d’un grand personnage pour nous offrir un grand moment de comédie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Rose"</b></div>
     <div>
      Texte : Martin Sherman.       <br />
       Traduction : Perrine Moran et Laurent Sillan.       <br />
       Mise en scène : Thierry Harcourt.       <br />
       Collaboratrice artistique : Stéphanie Froeliger.       <br />
       Avec : Judith Magre.       <br />
       Scénographie et costumes : Patricia Rabourdin.       <br />
       Musique : Éric Slabiak.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Spectacle à partir du 10 janvier 2012.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h, dimanche à 15 h.       <br />
       La Pépinière Théâtre, Paris 2e, 01 42 61 44 16.       <br />
       <a class="link" href="http://theatrelapepiniere.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatrelapepiniere.com</a>       <br />
              <br />
       Article publié en partenariat avec <a class="link" href="http://critikator.blogspot.com/" target="_blank">&gt;&gt; critikator</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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