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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-15T06:37:07+02:00</updated>
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   <title>"Juliette, Victor Hugo mon Fol amour" Une adaptation théâtrale tout en douceur et délicatesse</title>
   <updated>2026-05-27T16:11:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Juliette-Victor-Hugo-mon-Fol-amour-Une-adaptation-theatrale-tout-en-douceur-et-delicatesse_a4569.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2026-05-27T15:46:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Juliette Drouet, amie et amante, complice et muse de Victor Hugo, se tient là dans sa petite chambre d'hôtel bruxellois. Elle a soixante-sept ans et retrace son histoire captivante, le fil d'une vie hors norme, une destinée surprenante, mais aussi ses blessures de femme encore très présentes. Elle a tant de secrets à confier. Entre rires et larmes, c'est donc la vie de Juliette Drouet et de Victor Hugo qui s'égrène, invitant ainsi à s'immiscer dans l'intimité d'une folle et tumultueuse passion. Un amour de plus de cinquante années durant lesquelles elle lui adressera plus de 2 200 lettres…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96737177-67434238.jpg?v=1779889983" alt=""Juliette, Victor Hugo mon Fol amour" Une adaptation théâtrale tout en douceur et délicatesse" title=""Juliette, Victor Hugo mon Fol amour" Une adaptation théâtrale tout en douceur et délicatesse" />
     </div>
     <div>
      Rien de simple, bien souvent, que d'adapter sur les planches un texte romanesque, quand bien même l'auteur et le metteur en scène ne sont qu'une seule et même personne. Peut-être plus particulièrement dans ce cas, d'ailleurs. Il semblerait qu'ici, néanmoins, la chose se soit faite de la plus belle manière….et pour le plus grand plaisir des spectateurs.  Loin de nous de chercher à creuser ici ce pan de l'acte créateur en soi, et savourons simplement le résultat.       <br />
              <br />
       Rien d'étonnant à ce que cette pièce soit prolongée au Théâtre des Mathurins, ni que des dates de programmation en régions s'échelonnent rapidement. Car il s'agit là d'un moment de théâtre comme on les aime, incarné avec brio et porté par un texte raffiné de la plus belle teneur.       <br />
              <br />
       Auteur de nombreux ouvrages (romans, essais, récits, pièces de théâtre), docteur en sciences politiques à Panthéon-Sorbonne, Patrick Tudoret enseigne aussi la rhétorique à l'ESCP notamment. Alors, ne cherchons plus. Le texte porte à merveille cette relation incandescente que fut celle de Juliette Drouet et Victor Hugo. L'intensité lyrique et émotionnelle, la place accordée à la mémoire et aux souvenirs, l'exaltation du sentiment amoureux, la parole intérieure largement confessionnelle sont bien là, bien présents sur scène et remarquablement incarnés par la comédienne Marie Lussignol ! C'est un savoureux moment de théâtre intime auquel le spectateur assiste ici.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96737177-67434240.jpg?v=1779890009" alt=""Juliette, Victor Hugo mon Fol amour" Une adaptation théâtrale tout en douceur et délicatesse" title=""Juliette, Victor Hugo mon Fol amour" Une adaptation théâtrale tout en douceur et délicatesse" />
     </div>
     <div>
      La dramaturgie de l'intimité est renforcée par la sobriété de la scénographie et par une mise en scène dépouillée : une chambre d'hôtel, un lit, un miroir, une table, quelques objets. Dans ce décor mis en valeur par des extraits musicaux judicieusement choisis et les lumières raffinées de Idalio Guerreiro, Marie Lussignol virevolte tel une elfe en pleine lumière, offrant son talent de comédienne avec grande élégance. Tantôt jeune amante ardente, femme blessée, muse ironique ou compagne vieillissante, parfois Victor Hugo lui-même, elle captive littéralement le public. Émotion sublimée encore davantage lorsqu'elle chante à capella de sa magnifique voix de mezzo-soprano !       <br />
              <br />
       En dehors de l'histoire bouleversante et passionnelle de la relation entre Juliette Drouet et Victor Hugo, connue de toutes et tous, ce seul en scène met aussi en lumière les places dans l'ombre de bien d'autres femmes, cachées derrière la popularité de leur mari ou compagnon. Femmes ignorées, cependant dévouées et passionnées, trompées de temps en temps, mais tenaces dans leurs convictions, meurtries, parfois abandonnées. Il est vrai que seul Patrick Tudoret pourrait valider notre approche artistique de son écriture et de sa mise en scène.       <br />
              <br />
       Peu importe, à vrai dire. Car &quot;Juliette, Victor Hugo mon Fol amour&quot; est un bien bel écrin duquel dépasse la dimension simplement biographique, quand bien même cette dernière saute au regard captivé des spectateurs. C'est du romantisme amoureux dont il est question aussi, celui qui dirige le monde et les êtres, celui sans lequel notre monde ne tourne plus rond même quand les choses dérapent. Il semblerait que la comédienne l'ait bien saisi, à en juger par son incarnation mesurée, intense et forte à la fois.       <br />
       Un bien joli moment de théâtre.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>       <br />
              <br />
       Vu le 26 janvier 2026 avec Marie Lussignol dans le rôle de Juliette Drouet.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Juliette, Victor Hugo mon Fol amour"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96737177-67434259.jpg?v=1779890041" alt=""Juliette, Victor Hugo mon Fol amour" Une adaptation théâtrale tout en douceur et délicatesse" title=""Juliette, Victor Hugo mon Fol amour" Une adaptation théâtrale tout en douceur et délicatesse" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;Confidences d'une femme de l'ombre&quot;</b>       <br />
       Texte : Patrick Tudoret (d'après son roman &quot;Juliette&quot;, Éditions Tallandier).       <br />
       Mise en scène : Patrick Tudoret et Marie Lussignol.       <br />
       Avec : Marie Lussignol ou Marguerite Kloeckner.       <br />
       Costumes : Claire Jacob.       <br />
       Lumières : Idalio Guerreiro.       <br />
       Musiques : extraits de Robert Schumann, Franz Schubert, Hidegarde de Bingen, Jean-Baptiste Pergolèse, Pandora Selfridge, Edvard Grieg, Frédéric Chopin.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       A été représenté du 19 janvier au 25 mai 2026.       <br />
       <b>Sera repris du 14 septembre au 28 décembre 2026, le lundi à 19 h.</b>       <br />
       Théâtre des Mathurins, Studio, 36, rue des Mathurins, Paris 8ᵉ. – Métros Havre-Réservations : 01 42 65 90 00.       <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0483/fChoixSeanceWidget.aspx?idstructure=0483&amp;EventId=283&amp;request=QcE+w0WHSuBg2lju3D9Qpk6GXC1yXx9c3YXe/SFIkOA4ikTbIxJWTEG/gcoopKvUBUOj9okxWnFT1n3z3qibqCpNY5XH9l23KzE+WfSKr88=" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredesmathurins.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredesmathurins.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">30 mai 2026 : Mauriac (15).</span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">12 juin 2026 : Cesson Sévigné (44).</span>       <br />
       1er juillet 2026 : Baugé (49).       <br />
       10 juillet 2026 : Besançon (25).       <br />
       20 juillet à2026 : Vendôme (41).       <br />
       31 juillet 2026 : Romorantin (41).       <br />
       6 août 2026 : Grignan (26).       <br />
       22 août 2026 : Lorient (56).       <br />
       24 septembre 2026 : Mouchamps (85).       <br />
       3 octobre 2026 : La Baule (44).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"La jeune fille et la mort"… à couper le souffle !</title>
   <updated>2017-03-14T10:01:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-jeune-fille-et-la-mort-a-couper-le-souffle-_a1763.html</id>
   <category term="Danse" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/11372029-18964389.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-03-14T08:41:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les Grands Ballets Canadiens de Montréal font honneur à leur devise "Faire bouger le monde. Autrement" en invitant des artistes de renom comme Stephan Thoss qui marie avec aisance danses classique et contemporaine.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11372029-18964389.jpg?v=1489479428" alt=""La jeune fille et la mort"… à couper le souffle !" title=""La jeune fille et la mort"… à couper le souffle !" />
     </div>
     <div>
      Fondés en 1957 par Ludmilla Chiriaeff* (1924-1996), Les Grands Ballets Canadiens de Montréal renouent une troisième fois avec le chorégraphe allemand Stephan Thoss qui avait déjà présenté &quot;Searching for home&quot;, première nord-américaine sur la scène montréalaise en 2011, et &quot;La jeune fille et la Mort&quot; en 2015 en première mondiale. Ce dernier spectacle était inédit en France.       <br />
              <br />
       De belles symétries, aux mouvements variés et de même cadence, sont effectuées dans une gestuelle, souvent élancée, parfois à l'arrêt, comme un recueillement corporel après une course-poursuite contre la mort. Une mort qui est mêlée à la vie. &quot;La vie nous offre la chance de vivre sans angoisses si nous voyons la mort comme lui étant totalement incorporée. Il importe peu que nous en ayons peur ou non. Mon nouveau ballet, quant à lui, dit &quot;oui&quot; aux deux&quot;, dit Stephan Thoss. Et sur scène, cette imbrication est effectuée avec des pas de deux, incarnant la vie, et par des hommes en noir, symbolisant la mort, telles des ombres personnifiant le temps, la maladie et le silence.       <br />
              <br />
       Les déplacements s'enchaînent dans de grandes envolées où les membres inférieurs glissent avec rythme sur la scène quand les bras ont des allures élancées. La chorégraphie est assortie de multiples pas de deux, représentant les quatre éléments, eau, air, terre et feu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11372029-18964413.jpg?v=1489479500" alt=""La jeune fille et la mort"… à couper le souffle !" title=""La jeune fille et la mort"… à couper le souffle !" />
     </div>
     <div>
      L'espace est investi dans toutes ses dimensions où la figure du danseur est à la fois le Yang d'un Yin et l'élément d'une chaîne où il participe à une mosaïque artistique aux accents variés. Pétale d'une fleur, son rapport à l'autre est autant pluriel que duel faisant du spectacle, un bouquet coloré aux maintes cadences sur des musiques, entre autres, de Franz Schubert (1797-1828), Philip Glass, Nick Cave et Trent Reznor.       <br />
              <br />
       C'est Antigone sur scène bravant la mort. Mais une Antigone joyeuse, aux couleurs vives, blanc, rouge ou bleu, incarnant la vie dans toute sa plénitude avec une gestuelle aérienne, à un rythme bousculant le fond chorégraphique. Comme des pétales de rose sur un lit mortuaire.       <br />
              <br />
       Les pas de deux se lient entre eux, parfois deux à deux, ou se greffent à un ensemble d'interprètes aux couleurs sombres, aux déplacements proches du sol donnant du volume et une autre vitesse à ceux-là. Les rythmes ont ainsi deux tempos composant un univers artistique où une pluie de lumières semble sortir d'un clair-obscur avec éclat.       <br />
              <br />
       C'est frais, léger, et construit par Stephan Thoss de façon remarquable. Le spectacle se finit avec une danseuse qui vient à l'avant-scène, habillée d'une robe bleue, une valise à la main. Et vu l'accueil très chaleureux du public, nous aurions bien aimé qu'elle ne parte pas.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Ludmilla Chiriaff avait clamé que &quot;la danse appartient au Québec&quot;. Elle est considérée comme la &quot;Mère&quot; de la danse québécoise.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La jeune fille et la mort" </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/11372029-18964434.jpg?v=1489479573" alt=""La jeune fille et la mort"… à couper le souffle !" title=""La jeune fille et la mort"… à couper le souffle !" />
     </div>
     <div>
      Direction artistique : Gradimir Pankov.       <br />
       Chorégraphie et décor : Stephan Thoss.       <br />
       Costumes : Jelena Miletic.       <br />
       Lumières : Marc Parent.       <br />
       Musique : Philip Glass, Nick Cave et Warren Ellis, Alexandre Desplat, Clint Mansell, Finnbogi Petursson, Rachel Portman, Trent Reznor et Atticus Ross, Franz Schubert (avec arrangements de Gustav Mahler), Christopher Young.       <br />
       Avec : Marcin Kaczorowski, Valentine Legat, Chisato Ide, Vera Kvarcakova, Sahra Maira, Célestin Boutin, Mahomi Endoh, Ruben Julliard, Jérémy Galdeano, Chen Seng, Eline Malègue, Jerimy Rivera, Sarah Kingston, Jérémy Raia, Vanesa G.R. Montoya, Stephen Satterfield, Diana Léon, Rubén Julliard, Troy Herring, Emma Garau Cima, Esabelle Chen, Renata Commisso, Jacqueline Lopez, Eléonore Thomas, Leigh Andrew Alderson, Jean-Sébastien Couture, Myles Lavallée, Anya Nesvitaylo, Christie Partelow, Ryo Shimizu, Matthew Cluff, Andrew Wright.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 au 17 mars 2017.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h 30 sauf jeudi 16 à 19 h 30 et dimanche à 15 h 30.       <br />
       Théâtre National de Chaillot, salle Jean Vilar, Paris 16e, 01 53 65 30 00.       <br />
       <a class="link" href="http://theatre-chaillot.fr" target="_blank">&gt;&gt; theatre-chaillot.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Le choc de la rentrée : Philippe Bianconi joue Chopin</title>
   <updated>2022-09-03T15:37:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-choc-de-la-rentree-Philippe-Bianconi-joue-Chopin_a1193.html</id>
   <category term="CédéDévédé" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/6963367-10647876.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-09-06T22:58:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Après le triomphe remporté par son CD consacré à Debussy en 2012, le pianiste français revient sous le même label, La Dolce Volta, avec les quatre premières Ballades et trois autres pièces de grand intérêt de Frédéric Chopin. C'est le choc de cette rentrée : pluie de récompenses à prévoir cette fois encore pour Philippe Bianconi.     <div>
      C'est une Victoire de la Musique classique obtenue en 2012 (entre autres récompenses) qui a permis au public français de faire connaissance avec un de ses plus grands interprètes jusque-là curieusement méconnu. Philippe Bianconi a donné la plupart de ses concerts Outre-Atlantique pendant la première partie de sa carrière, comme le prédisposait son statut de lauréat au Concours Van Cliburn à la fin des années quatre-vingts.        <br />
              <br />
       Ce pur produit de l'école française de piano formé à Nice par une élève de Marguerite Long et Robert Casadesus a suivi un chemin non commun, récoltant une pluie de prix à de nombreux concours et la confiance du grand baryton Hermann Prey de 1983 à 1990. C'est en tant que collaborateur et accompagnateur qu'il avait été choisi à l‘époque pour le concert et pour enregistrer les trois cycles de lieds de Schubert.       <br />
              <br />
       Ce nouvel enregistrement du pianiste (redevenu soliste évidemment) dédié à Chopin est un enchantement et mérite au-delà des louanges convenues son second titre &quot;Le piano poète&quot;. Parce qu'il a d'abord cultivé son tropisme pour Ravel, Debussy et les Romantiques allemands, Philippe Bianconi peut nous présenter aujourd'hui le compositeur franco-polonais sous un jour inédit. L'œuvre de Frédéric Chopin dans cette proposition résonne dans toute sa modernité, son esprit d'aventure, son inventivité inspiratrice pour les maîtres français qui lui succèderont.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6963367-10647876.jpg?v=1410073667" alt="Le choc de la rentrée : Philippe Bianconi joue Chopin" title="Le choc de la rentrée : Philippe Bianconi joue Chopin" />
     </div>
     <div>
      Les quatre Ballades sont composées entre 1835 et 1842. Cette forme venue de la poésie romantique, dont le compositeur invente la version musicale - alors qu'il est exilé depuis 1831 à Paris à la suite de l'écrasement de la Révolution polonaise -, est frappée au coin de son génie propre (comme le Nocturne ou l'Impromptu). La Ballade n°1 (celle du &quot;Pianiste&quot; de Roman Polanski) d'une inspiration encore toute romantique bruisse encore des révoltes et des tourments de l'âme. Et c'est merveille que d'écouter Philippe Bianconi dont le jeu habité tour à tour court la poste des élans lyriques ou nous plonge dans les abîmes de la psyché.       <br />
              <br />
       Son jeu legato, les suspensions hypnotiques du rythme, les ruptures inspirées (par exemple dans la deuxième Ballade), les variations incroyables d'états de conscience rendues dans une belle sonorité et toujours susceptibles d'évoluer dans un discours musical dont on découvre sans cesse les méandres inattendus (même dans la forme beethovénienne du scherzo opus 54) font de l'interprétation un régal de nuances et d'expression, à mille lieux de l'effusion banale.        <br />
              <br />
       Une sensibilité pleine de retenue, parfois plus folle et libérée, s'exprime dans un phrasé des plus nobles mais le clavier à l'occasion ne manque pas d'une puissance d'acier (et cette maîtrise des pédales !). Philippe Bianconi, qui accentue les articulations comme peu, a choisi d'intercaler au milieu des quatre Ballades le Prélude opus 45 dont Chopin fait une pièce instrumentale indépendante. Méditation fructueuse dans la conception du programme qui rend évidente l'étonnante nouveauté de l'écriture de Chopin, à laquelle nous n'avions pas forcément pensé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Le CD se termine par la Barcarolle opus 60. Se confirment alors la maîtrise d'improvisation du compositeur et la virtuosité envoûtante du pianiste qui définitivement emporte notre cœur et notre esprit. Cet opus de Philippe Bianconi est mon coup de cœur de la rentrée : à écouter absolument ! Et ne ratez pas les dates de la tournée 2014-2015.       <br />
              <br />
       <b>● &quot;Chopin_Philippe Bianconi. Le piano poète&quot;.</b>       <br />
       Philippe Bianconi, piano.       <br />
       Label : La Dolce Volta.        <br />
       Distribution : harmonia mundi.       <br />
       Sorti : 26 août 2014.       <br />
              <br />
       Frédéric Chopin (1810-1849).       <br />
       Les 4 Ballades.       <br />
       Prélude en Ut dièse mineur, opus 45.       <br />
       Scherzo n°4 en Mi majeur, opus54.       <br />
       Barcarolle en Fa dièse majeur, opus 60.       <br />
              <br />
       <b>Concerts :</b>       <br />
       9 septembre 2014 : Piano aux Jacobins, Toulouse (31).       <br />
       21 septembre 2014 : Monte Carlo, Principauté de Monaco.       <br />
       5 octobre 2014 : Cabourg (14).       <br />
       7 octobre 2014 : Salle Gaveau, Paris.       <br />
       5 décembre 2014 : Périgueux (24).        <br />
       12 décembre 2014 : Lyon (69).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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