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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-13T20:50:14+02:00</updated>
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   <title>"L'Odeur de la guerre" La vie qui brûle dedans et le corps qui éclate soudainement</title>
   <updated>2025-01-09T11:31:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/L-Odeur-de-la-guerre-La-vie-qui-brule-dedans-et-le-corps-qui-eclate-soudainement_a4120.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/85406383-60872298.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-01-09T05:26:00+01:00</published>
   <author><name>Isabelle Lauriou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Julie Duval, seule sur le plateau de la petite salle de La Scala nous tend les bras. Indirectement car, pendant que le public, nombreux ce soir-là, s'installe paisiblement, la comédienne s'échauffe comme une boxeuse avant de monter sur le ring.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85406383-60872298.jpg?v=1736337363" alt=""L'Odeur de la guerre" La vie qui brûle dedans et le corps qui éclate soudainement" title=""L'Odeur de la guerre" La vie qui brûle dedans et le corps qui éclate soudainement" />
     </div>
     <div>
      Justement ! Julie Duval est également boxeuse et sa tenue le souligne.       <br />
       Dans cette pièce, &quot;L'odeur de la guerre&quot;, tel un uppercut émotionnel, Julie se prénomme &quot;Jeanne&quot;. Simple et belle.       <br />
              <br />
       Traits fins et visage qui, déjà, racontent un parcours ou, plus simplement, un chemin. Le sien.       <br />
       La douceur de sa voix se transforme tout au long de ce &quot;combat&quot; théâtral quand elle endosse et incarne des personnages.       <br />
              <br />
       D'abord le père, la figure, ce père à qui il est important de plaire que l'on ait 6 ou 20 ans.       <br />
       Puis la mère, celle dont on parle mais qui ne dit rien, ou si peu, et qui aime tellement son chien. Cet animal qui reçoit l'amour quand l'enfant l'attend, toujours…       <br />
              <br />
       La sœur qui ne porte pas de prénom et qu'elle appelle &quot;ma sœur&quot;. Sœurs complices qui se soutiennent quand l'enfance prend soudain un autre visage.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85406383-60872299.jpg?v=1736337452" alt=""L'Odeur de la guerre" La vie qui brûle dedans et le corps qui éclate soudainement" title=""L'Odeur de la guerre" La vie qui brûle dedans et le corps qui éclate soudainement" />
     </div>
     <div>
      La grand-mère qui, comme une fée consciente de ses erreurs passées, souhaite pour &quot;Jeanne&quot; le meilleur dans cette étrange société.       <br />
              <br />
       Julie petite, Jeanne Julie, adolescente et cette vie qu'elle nous raconte dans une ville où se faire une place n'est pas facile. Fuir ? Est-ce bien utile ? Et que fuit-elle ? Une famille ? Cet homme qui a profité salement d'elle ? Ses &quot;modèles&quot; de femmes dans lesquels elle ne se reconnaît pas ?       <br />
              <br />
       Où voyage-t-elle quand elle ne s'écoute pas ? Quand une autre prend le pas et qu'elle ne se reconnaît pas. Quand elle vit une autre vie dont, justement, elle ne veut pas !       <br />
               <br />
       Boxer combattre le mal qui ronge et dans lequel elle replonge même partie à des centaines de kilomètres de son nid. Boxer. Frapper. Cogner. Exorciser telle une aventurière de son âme dont la boxe guide ses pas.       <br />
              <br />
       Des coups ! Elle en aura reçus avant de &quot;frapper&quot; à la porte d'une salle de boxe. Cette coach génialement incarnée qui sûrement dans un coin du ring l'a sauvée. Parce qu'à un moment le mâle devient danger et qu'il est temps de se libérer.        <br />
              <br />
       Son père, alors qu'elle n'était qu'une enfant, lui enseignait des petites frappes pour passer le temps. Plus qu'un souvenir, c'est un cadeau qu'elle a su ouvrir à retardement. Et elle a bien fait de prendre ce temps. De sentir la vie autrement pour devenir elle-même et de faire d'un jeu d'enfant une passion qui l'anime.       <br />
              <br />
       Comédienne talentueuse. Animée, passionnée et terriblement généreuse, Julie Duval est sublimée par une mise en scène élégante et une lumière minutieusement travaillée.       <br />
              <br />
       &quot;L'odeur de la guerre&quot; est un arôme qui lui ressemble. La vie qui brûle dedans et le corps qui éclate soudainement.       <br />
              <br />
       Cette année au festival d'Avignon, j'ai pris quelques claques. Celle qu'offre Julie Duval m'a, en plus, tiré quelques larmes. De ses coups au corps et coups au cœur, ses cris venus de l'intérieur font désormais briller ses poings de grande artiste. Et perso, K-O j'ai été !       <br />
       <b>◙ Isabelle Lauriou</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Vu à la Scala Provence à Avignon.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Odeur de la guerre"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85406383-60872300.jpg?v=1736337492" alt=""L'Odeur de la guerre" La vie qui brûle dedans et le corps qui éclate soudainement" title=""L'Odeur de la guerre" La vie qui brûle dedans et le corps qui éclate soudainement" />
     </div>
     <div>
      Texte : Julie Duval.       <br />
       Mise en scène : Juliette Bayi et Élodie Menant.       <br />
       Avec : Julie Duval.       <br />
       Collaboration dramaturgie : Juliette Bayi et Élodie Menant.       <br />
       Création Lumières : Thomas Cottereau.       <br />
       Compositeurs : Rodolphe Dubreuil et Rob Adans.       <br />
       Chorégraphie : Julie Cash.       <br />
       Par la Compagnie C'est pour ça.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 19 janvier au 18 mai 2025.</span>       <br />
       Dimanche à 21 h, à 17 h 30 les dimanches de mai.       <br />
       Théâtre La Scala, Paris 10ᵉ, 01 40 03 44 30.       <br />
       <a class="link" href="https://lascala-paris.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lascala-paris.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/L-Odeur-de-la-guerre-La-vie-qui-brule-dedans-et-le-corps-qui-eclate-soudainement_a4120.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•Off 2022• "L'Odeur de la guerre" La vie qui brûle dedans et le corps qui éclate soudainement</title>
   <updated>2022-07-15T11:11:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2022-L-Odeur-de-la-guerre-La-vie-qui-brule-dedans-et-le-corps-qui-eclate-soudainement_a3346.html</id>
   <category term="Avignon 2022" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/66067336-47017381.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-07-15T10:48:00+02:00</published>
   <author><name>Isabelle Lauriou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Julie Duval, seule sur le plateau de la petite salle de La Scala nous tend les bras. Indirectement car, pendant que le public, nombreux ce soir-là, s'installe paisiblement, la comédienne s'échauffe comme une boxeuse avant de monter sur le ring.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66067336-47017381.jpg?v=1657876263" alt="•Off 2022• "L'Odeur de la guerre" La vie qui brûle dedans et le corps qui éclate soudainement" title="•Off 2022• "L'Odeur de la guerre" La vie qui brûle dedans et le corps qui éclate soudainement" />
     </div>
     <div>
      Justement ! Julie Duval est également boxeuse et sa tenue le souligne.       <br />
       Dans cette pièce, &quot;L'odeur de la guerre&quot;, tel un uppercut émotionnel, Julie se prénomme &quot;Jeanne&quot;. Simple et belle.       <br />
              <br />
       Traits fins et visage qui, déjà, racontent un parcours ou, plus simplement, un chemin. Le sien.       <br />
       La douceur de sa voix se transforme tout au long de ce &quot;combat&quot; théâtral quand elle endosse et incarne des personnages.       <br />
              <br />
       D'abord le père, la figure, ce père à qui il est important de plaire que l'on ait 6 ou 20 ans.       <br />
       Puis la mère, celle dont on parle mais qui ne dit rien, ou si peu, et qui aime tellement son chien. Cet animal qui reçoit l'amour quand l'enfant l'attend, toujours…       <br />
              <br />
       La sœur qui ne porte pas de prénom et qu'elle appelle &quot;ma sœur&quot;. Sœurs complices qui se soutiennent quand l'enfance prend soudain un autre visage.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66067336-47017396.jpg?v=1657876327" alt="•Off 2022• "L'Odeur de la guerre" La vie qui brûle dedans et le corps qui éclate soudainement" title="•Off 2022• "L'Odeur de la guerre" La vie qui brûle dedans et le corps qui éclate soudainement" />
     </div>
     <div>
      La grand-mère qui, comme une fée consciente de ses erreurs passées, souhaite pour &quot;Jeanne&quot; le meilleur dans cette étrange société.       <br />
              <br />
       Julie petite, Jeanne Julie, adolescente et cette vie qu'elle nous raconte dans une ville où se faire une place n'est pas facile. Fuir ? Est-ce bien utile ? Et que fuit-elle ? Une famille ? Cet homme qui a profité salement d'elle ? Ses &quot;modèles&quot; de femmes dans lesquels elle ne se reconnaît pas ?       <br />
              <br />
       Où voyage-t-elle quand elle ne s'écoute pas ? Quand une autre prend le pas et qu'elle ne se reconnaît pas. Quand elle vit une autre vie dont, justement, elle ne veut pas !       <br />
               <br />
       Boxer combattre le mal qui ronge et dans lequel elle replonge même partie à des centaines de kilomètres de son nid. Boxer. Frapper. Cogner. Exorciser telle une aventurière de son âme dont la boxe guide ses pas.       <br />
              <br />
       Des coups ! Elle en aura reçus avant de &quot;frapper&quot; à la porte d'une salle de boxe. Cette coach génialement incarnée qui sûrement dans un coin du ring l'a sauvée. Parce qu'à un moment le mâle devient danger et qu'il est temps de se libérer.        <br />
              <br />
       Son père, alors qu'elle n'était qu'une enfant, lui enseignait des petites frappes pour passer le temps. Plus qu'un souvenir, c'est un cadeau qu'elle a su ouvrir à retardement. Et elle a bien fait de prendre ce temps. De sentir la vie autrement pour devenir elle-même et de faire d'un jeu d'enfant une passion qui l'anime.       <br />
              <br />
       Comédienne talentueuse. Animée, passionnée et terriblement généreuse, Julie Duval est sublimée par une mise en scène élégante et une lumière minutieusement travaillée.       <br />
              <br />
       &quot;L'odeur de la guerre&quot; est un arôme qui lui ressemble. La vie qui brûle dedans et le corps qui éclate soudainement.       <br />
              <br />
       Cette année au festival d'Avignon, j'ai pris quelques claques. Celle qu'offre Julie Duval m'a, en plus, tiré quelques larmes. De ses coups au corps et coups au cœur, ses cris venus de l'intérieur font désormais briller ses poings de grande artiste. Et perso, K-O j'ai été ! 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Odeur de la guerre"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66067336-47017398.jpg?v=1657876356" alt="•Off 2022• "L'Odeur de la guerre" La vie qui brûle dedans et le corps qui éclate soudainement" title="•Off 2022• "L'Odeur de la guerre" La vie qui brûle dedans et le corps qui éclate soudainement" />
     </div>
     <div>
      Seule en scène engagée.       <br />
       Texte : Julie Duval.       <br />
       Mise en scène Juliette Bayi.       <br />
       Avec : Julie Duval.       <br />
       Création lumière : Nolwenn Annic.       <br />
       Par la Compagnie C'est pour ça.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 au 30 juillet 2022.</span>       <br />
       Tous les jours à 21 h, relâche le lundi.       <br />
       Théâtre La Scala Provence, Salle La Scala 60, 3, rue Pourquery de Boisserin, Avignon.       <br />
       Tél. : 04 65 00 00 90.       <br />
       <a class="link" href="https://lascala-provence.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lascala-provence.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2022-L-Odeur-de-la-guerre-La-vie-qui-brule-dedans-et-le-corps-qui-eclate-soudainement_a3346.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Boxe Boxe Brasil"… Sport, hip-hop et musique classique sous le soleil du Brésil</title>
   <updated>2022-02-01T19:19:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Boxe-Boxe-Brasil-Sport-hip-hop-et-musique-classique-sous-le-soleil-du-Bresil_a3164.html</id>
   <category term="Danse" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/62024990-45077576.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-02-01T18:39:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Créée en 2010, la pièce "Boxe boxe" devient, pour cette deuxième édition, brésilienne avec les danseurs de Rio de Janeiro. Différents univers sont aussi intégrés. Le sport se marie avec le cirque et le hip-hop et Mourad Merzouki a aussi convié sur scène le quatuor Debussy.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62024990-45077576.jpg?v=1643738481" alt=""Boxe Boxe Brasil"… Sport, hip-hop et musique classique sous le soleil du Brésil" title=""Boxe Boxe Brasil"… Sport, hip-hop et musique classique sous le soleil du Brésil" />
     </div>
     <div>
      La lumière se lève sur un ring aux cordes un peu distendues cachées par un voile. Le quatuor Debussy, composé de deux violons, d'un alto et d'un violoncelle, est assis dans les coins. Un ensemble de gants de boxe jaunes surgit, tenu par des membres supérieurs en partie cachés. C'est comme un ballet de poings par la gestuelle qui en est proposée. Apparaissent ensuite les corps des boxeurs enchevêtrés les uns sur les autres.       <br />
              <br />
       Puis, rapidement, les chorégraphies s'enchaînent autour d'accessoires comme punching-ball, poires de frappe et balles de boxe. Pour autant, Mourad Merzouki a réussi à décrocher la boxe de son milieu en l'emmenant vers d'autres bords, d'autres rivages. Nous sommes dans l'ailleurs au carrefour de différents arts. Ce sont en effet plusieurs univers qui se marient autour de ce sport avec le hip-hop, le cirque, des musiques autant classiques que de tango et de flamenco.       <br />
              <br />
       Le Brésil, avec ses couleurs, sa capoeira et ses douze danseurs de Rio de Janeiro, est assurément très présent. Dans la scénographie, des accessoires de fer forgé trônent sur les planches. Les musiciens sont assis sur des fauteuils en roulette qui leur permettent un déplacement aisé pour pouvoir être compagnons à part entière de jeu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62024990-45077578.jpg?v=1643738517" alt=""Boxe Boxe Brasil"… Sport, hip-hop et musique classique sous le soleil du Brésil" title=""Boxe Boxe Brasil"… Sport, hip-hop et musique classique sous le soleil du Brésil" />
     </div>
     <div>
      Avec leurs instruments, ils sont un élément important en étant toujours en interaction avec les autres artistes. Ils changent de posture, suivent ceux-ci, sont souvent assis, se lèvent parfois, se déplacent aussi en s'avançant ou reculant vers eux. La création est tout autant sportive que musicale et dansée.       <br />
              <br />
       En 2010, Mourad Merzouki avait créé ce spectacle. Ancien boxeur, il a de très bons restes et le montre dans, entre autres, une scène avec un punching-ball où il donne des coups de pied et de poings et où il est aisé de s'apercevoir que la boxe est artistique dans sa gestuelle. C'est le seul moment où le chorégraphe-danseur montre toute la poétique de la boxe sans autre support.       <br />
              <br />
       La création est découpée en tableaux. La lumière apporte une clarté ocre, presque intime à chaque fois. Il y a de très beaux moments comme celui des trois danseurs, habillés chacun d'une chemise volante. Ils effectuent des torsions de bras très onduleux, les membres supérieurs tournant un peu sur eux-mêmes tout en montant et descendant dans les airs. C'est vif, sans être absolument rapide, avec une gestuelle tout en poésie, car tout est en rondeur, comme des virgules corporelles qui se dessinent avec les bras appuyés par une ondulation des troncs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62024990-45077621.jpg?v=1643738798" alt=""Boxe Boxe Brasil"… Sport, hip-hop et musique classique sous le soleil du Brésil" title=""Boxe Boxe Brasil"… Sport, hip-hop et musique classique sous le soleil du Brésil" />
     </div>
     <div>
      Il y a aussi cet ensemble de mouvements en symbiose sur trois niveaux où les interprètes se déplacent en trio du haut vers le bas de la scène. C'est vif, physique à souhait et rapide avec, par intermittence, des allongements au sol sur le ventre où les jambes droites sont lancées en l'air comme des dards qui se replient ensuite vers les genoux, donnant une dynamique très vive à la chorégraphie. C'est un grand ballet sportif synchronisé dans lequel les crochets et les coups de jambes sont envoyés, toujours dans le vide, dans des déplacements, en avant et en arrière.       <br />
              <br />
       C'est aussi le cirque qui est convié dans ses acrobaties, presque comiques parfois dans les attitudes. Cela devient un véritable théâtre corporel, avec même un quasi-monsieur Loyal, au centre des planches, vêtu en poire de vitesse, qui devient un moment une sorte d'animateur du spectacle.       <br />
              <br />
       C'est beau, très physique et le mariage de la musique classique avec le hip-hop est très réussi.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Boxe Boxe Brasil"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62024990-45077626.jpg?v=1643738871" alt=""Boxe Boxe Brasil"… Sport, hip-hop et musique classique sous le soleil du Brésil" title=""Boxe Boxe Brasil"… Sport, hip-hop et musique classique sous le soleil du Brésil" />
     </div>
     <div>
      Chorégraphie, direction artistique : Mourad Merzouki.       <br />
       Conception musicale : Quatuor Debussy, AS'N.       <br />
       Quatuor Debussy : Christophe Collette (premier violon), Emmanuel Bernard (deuxième violon), Vincent Deprecq (alto), Cédric Conchon (violoncelle).       <br />
       Danseurs : Diego Alves Dos Santos dit Dieguinho, Leonardo Alves Moreira dit Leo, Cleiton Luiz Caetano De Oliveira, Helio Robson Dos Anjos Cavalcanti, Geovane Fidelis Da Conceição, Diego Gonçalves Do Nascimento Leitão dit White, Wanderlino Martins Neves dit Sorriso, Jose Amilton Rodrigues junior dit Ze, Alexsandro Soares Campanha Da Silva dit Pitt.       <br />
       Lumières : Yoann Tivoli assisté de Nicolas Faucheux et Julie-Lola Lanteri-Cravet.       <br />
       Réadaptées par Cécile Robin.       <br />
       Scénographie : Benjamin Lebreton, Mourad Merzouki.       <br />
       Costumes : Émilie Carpentier, assistée de Pierre-Yves Loup Forest.       <br />
       Construction : Patrick Lerat.       <br />
       Peintures : Camille Courier de Méré et Benjamin Lebreton.       <br />
       Régie lumière : Fabrice Sarcy.       <br />
       Régie son : Capucine Catalan.       <br />
       Régie scène : François Michaudel.       <br />
       Durée : 1 h.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62024990-45077721.jpg?v=1643739795" alt=""Boxe Boxe Brasil"… Sport, hip-hop et musique classique sous le soleil du Brésil" title=""Boxe Boxe Brasil"… Sport, hip-hop et musique classique sous le soleil du Brésil" />
     </div>
     <div>
      Sur des musiques d'Antonio Pinto et Jacques Morelenbaum (&quot;A carta de doara&quot;), Giuseppe Verdi/Emanuele Muzio (&quot;Luisa Miller&quot;), Marc Mellits (Quatuor à cordes n°4 &quot;Prometheus&quot;, extraits des 5e, 6e et 7e mouvements), Heitor Villa-Lobos (Quatuor à cordes n°1 &quot;Brincadeira&quot;, 2e mouvement), Antonio Carlos Jobim/Luiz Bonfa (&quot;Manha de carnaval&quot;), Rolfe Kent (&quot;Dexter theme&quot;), Leo Brouwer (&quot;Un dia de noviembre&quot;), Astor Piazzolla (&quot;Escualo&quot;), Joseph Haydn (Quatuor à cordes op. 33 n°5, Largo e cantabile), AS'N (création d'après un thème de Astor Piazzolla), Astor Piazzolla (&quot;Chador&quot;), AS'N (création originale), AS'N/Dorian Lamotte/Seok Woo Toon (&quot;Flamenco&quot;) et Antonin Dvořák (Quatuor à cordes n°12 op.96 &quot;Américain&quot;, lento).       <br />
       Arrangements : Matteo Del Solda, Thibault Lepri, Robin Melchior et Nicolas Worms.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 janvier au 1er février 2022.</span>       <br />
       Samedi, lundi et mardi à 20 h 30 ; dimanche à 15 h et 19 h 30.       <br />
       Philharmonie de Paris, Paris 19e, 01 44 84 44 84.       <br />
       <a class="link" href="https://philharmoniedeparis.fr/fr" target="_blank">&gt;&gt; philharmoniedeparis.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62024990-45077733.jpg?v=1643739869" alt=""Boxe Boxe Brasil"… Sport, hip-hop et musique classique sous le soleil du Brésil" title=""Boxe Boxe Brasil"… Sport, hip-hop et musique classique sous le soleil du Brésil" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Boxe-Boxe-Brasil-Sport-hip-hop-et-musique-classique-sous-le-soleil-du-Bresil_a3164.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Catch" Mi-catch, mi-théâtre, beaucoup de bruit pour rien ?</title>
   <updated>2021-11-30T09:04:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Catch-Mi-catch-mi-theatre-beaucoup-de-bruit-pour-rien_a3117.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/60669268-44385492.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-11-30T08:43:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"Mi-catch ! Mi-théâtre !" hurle au micro le chauffeur de salle, ouvrant grand la cérémonie festive à laquelle est convié un public chauffé à blanc par une musique tonique, aficionados d'emblée subjugués par l'ambiance électrique déferlant autour et sur le ring dressé. En guise de réponse, près de trois heures plus tard, l'on serait tenté de lui crier : "Mi-tigé !". En effet, si l'engagement des actrices et acteurs se révèle au-dessus de tout soupçon (au point d'en porter les marques sur leur corps), si les thèmes sous-jacents sont indéniablement "percutants" eux aussi, il n'en reste pas moins que le traitement du cocktail explosif risque de faire long feu. N'est pas Shakespeare qui veut…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60669268-44385492.jpg?v=1638259541" alt=""Catch" Mi-catch, mi-théâtre, beaucoup de bruit pour rien ?" title=""Catch" Mi-catch, mi-théâtre, beaucoup de bruit pour rien ?" />
     </div>
     <div>
      À l'époque élisabéthaine, celle de Shakespeare, où la liberté de ton et de genre était déjà la règle, l'espace de liberté qu'était le théâtre - avant d'être interdit par les puritains - résonnait ainsi joyeusement des violences humaines poussées à leur incandescence. Faisant feu de tout bois et rivalisant de déguisements hauts en couleurs, les acteurs enchantaient un public mixte fait de gens du peuple mêlés à ceux d'une certaine aristocratie, tous venus là s'acoquiner pour manger, boire et se divertir dans des &quot;arènes&quot; circulaires pouvant servir entre autres à des combats de coqs ou autres animaux.       <br />
              <br />
       À n'en pas douter, Clément Poirée, metteur en scène de cette création, et directeur du Théâtre de La Tempête (cf. Shakespeare) où elle a été créée, n'est pas sans connaître ses classiques avec lesquels il renoue pour proposer un spectacle hors normes (dès l'entrée, chaque spectateur est invité à consommer cornets de pop-corn et canettes de bière), mêlant les attendus du théâtre élisabéthain au cérémonial plus actuel de la confrérie du catch où masques délirants, déguisements et tatouages exubérants, huées et acclamations à tout rompre, font partie intégrante de la dramaturgie à l'œuvre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60669268-44385493.jpg?v=1638259571" alt=""Catch" Mi-catch, mi-théâtre, beaucoup de bruit pour rien ?" title=""Catch" Mi-catch, mi-théâtre, beaucoup de bruit pour rien ?" />
     </div>
     <div>
      La première rencontre, toute en muscles, exhibera un suprématiste mâle blanc, raciste à l'envi (<span style="font-style:italic">&quot;Il n'y a pas de prix Nobel noirs !… sauf pour la Paix… on leur file pour qu'ils nous la foutent, la paix !&quot;</span>), affublé d'un masque de porc et répondant au nom lui allant comme un gant de Battery Pork. L'homme à la tête de cochon ne fera qu'une bouchée (sic) des testicules de Prince Charming, fessiers impeccablement moulés dans un mini short et voix fluette de jeune fille pubère, avant que - rebondissement divin – l'homme cochon ne termine en chapelet de saucisses grillées. Et ce sous l'œil amusé d'Exotico, barbu et féminin, muscles saillants, porte-jarretelles et talons hauts, homme et/ou femme, aux allures stéréotypées des deux sexes.       <br />
              <br />
       Ainsi en ira-t-il des autres matchs, opposant des personnages tout aussi croustillants, porteurs, eux aussi, de stigmates symboliques. Il y aura Misandra, la guerrière féministe jusqu'au bout des poils de ses aisselles devenant fouets qui saura punir de ses belles canines vengeresses (on émascule beaucoup sur le plateau, à en perdre la boule…) l'affreux, répugnant pervers, Kapitaal(iste) venu la violer, et ce, sous les huées du public avant qu'applaudissements de soulagement ne s'ensuivent. Il y aura Kassnoisette, la jeune adolescente aux tétons (et à l'intelligence) lumineux qui viendra à bout de Priapico, dont le nom seul renvoie à l'anomalie somptueuse du Dieu dont il exhibe fièrement l'attribut, et dont le membre suspendu à ses accessoires encore accrochés sera croqué par la belle échappant à son pédophile ; de coq devenu chapon, l'homme sans affaires en sera pour ses frais…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60669268-44385510.jpg?v=1638259664" alt=""Catch" Mi-catch, mi-théâtre, beaucoup de bruit pour rien ?" title=""Catch" Mi-catch, mi-théâtre, beaucoup de bruit pour rien ?" />
     </div>
     <div>
      Après que Melancholia - un dépressif chronique, l'aurait-on deviné ? - eut attiré les rires compassionnels, lui-même n'arrivant pas à se tuer, un dernier temps réunira l'être à tête de cerf, grand esprit des animaux, et son boucher-dépeceur. Face à face convaincant mettant en jeu les questionnements portés par l'antispécisme refusant la hiérarchie entre espèces vivantes.       <br />
              <br />
       On le voit, les thèmes prégnants des effets délétères du patriarcat, du machisme, de la dictature phallique, de l'espèce humaine suprématiste, extravagances débouchant sur le viol, la pédophilie et autres aberrations, sont traités sous une forme grandguignolesque assumée avec, pour intention affichée, de &quot;purger les passions&quot;. En somme, une catharsis vécue dans la bonne humeur partagée…       <br />
              <br />
       Sauf qu'on pourrait se demander si les télescopages orchestrés dans l'hystérie généralisée, coups faisant figure de punchlines, sont d'une réelle efficacité pour ouvrir les esprits à &quot;l'impensable&quot; des comportements humains… Ou s'ils ne sont pas, sous l'effet d'émotions sur le vif, un simple exutoire &quot;spectaculaire&quot; aussi bruyant qu'éphémère, un défouloir à peu de frais, une purge-remède sans lendemain, n'impliquant aucune réflexion de fond susceptible d'enclencher des transformations. Un bon purgatif, point barre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60669268-44385550.jpg?v=1638259699" alt=""Catch" Mi-catch, mi-théâtre, beaucoup de bruit pour rien ?" title=""Catch" Mi-catch, mi-théâtre, beaucoup de bruit pour rien ?" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;S'indigner d'une injustice est plaisant, car cela vous met du côté des justes. Quel bonheur que ce malheur qui m'offre une bonne cause. L'indigné ment parce qu'il dissimule sa jouissance d'être du bon côté.&quot;</span> Si on accorde quelque crédit à François Bégaudeau pour savoir débusquer la bien-pensance sous l'indignation vertueuse généreusement proclamée, la forme présente, construite pour déclencher l'adhésion instantanée des bonnes gens assemblés, mérite d'être questionnée… Provoquer, sous &quot;pré-texte&quot; de catharsis, le rire à coup sûr et à bon compte, n'est-ce pas petite facilité à laquelle n'échappe pas ici La Tempête… dans un verre d'eau ?       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Vu le mercredi 24 novembre au TnBA, Salle Vauthier, Bordeaux.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Catch"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60669268-44385557.jpg?v=1638259735" alt=""Catch" Mi-catch, mi-théâtre, beaucoup de bruit pour rien ?" title=""Catch" Mi-catch, mi-théâtre, beaucoup de bruit pour rien ?" />
     </div>
     <div>
      Création 2021 du Théâtre de La Tempête       <br />
       Textes : Hakim Bah, Emmanuelle Bayamack-Tam, Koffi Kwahulé, Sylvain Levey, Anne Sibran.       <br />
       Mise en scène : Clément Poirée.       <br />
       Collaboration à la mise en scène : Pauline Labib-Lamour.       <br />
       Avec : Camille Bernon, Bruno Blairet en alternance avec Erwan Daouphars, Clémence Boissé, Eddie Chignara, Louise Coldefy, Joseph Fourez, Stéphanie Gibert, Thibault Lacroix, Pierre Lefebvre-Adrien, Fanny Sintès.       <br />
       Scénographie : Erwan Creff, assisté de Caroline Aouin.       <br />
       Lumières : Guillaume Tesson, assisté d'Édith Biscaro.       <br />
       Costumes et masques : Hanna Sjödin, assistée de Camille Lamy.       <br />
       Musique et sons : Stéphanie Gibert, assistée de Farid Laroussi.       <br />
       Maquillages : Pauline Bry-Martin.       <br />
       Régie générale : Silouane Kohler, assisté de Franck Pellé.       <br />
       Habillage : Émilie Lechevalier, Solène Truong en alternance.       <br />
       Conseils catch : Marc Mercier, Vince Greenleaf.       <br />
       Circassiens de l'Académie Fratellini : Armand Delattre, Basil Le Roux, Mahamat Fofana, Markus Aarøy Vikse, Roberto Stellino.       <br />
       Durée : 2 h 55 (1 h 40 + 15 min d'entracte + 1 h).       <br />
       Production Théâtre de la Tempête.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60669268-44385558.jpg?v=1638259769" alt=""Catch" Mi-catch, mi-théâtre, beaucoup de bruit pour rien ?" title=""Catch" Mi-catch, mi-théâtre, beaucoup de bruit pour rien ?" />
     </div>
     <div>
      A été représenté du 9 septembre au 17 octobre 2021 au Théâtre de la Tempête à Paris ;       <br />
       du 23 au 27 novembre 2021 au Théâtre National de Bordeaux en Aquitaine.       <br />
       Disponible en tournée à partir d'avril 2023.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Catch-Mi-catch-mi-theatre-beaucoup-de-bruit-pour-rien_a3117.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>FAB 2021 "Rain" et "Heroes", deux performeuses - l'une d'origine israélienne, l'autre libanaise - font leur show… Esquisse épurée et excès tapageur, au choix…</title>
   <updated>2021-10-19T14:41:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/FAB-2021-Rain-et-Heroes--deux-performeuses-l-une-d-origine-israelienne-l-autre-libanaise-font-leur-show-Esquisse_a3081.html</id>
   <category term="Festivals" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/59640807-43791495.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-10-19T13:57:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Fidèle à la richesse de sa ligne éditoriale, le FAB ouvre à nouveau son "carnet théâtral" à des artistes internationaux venus cette année d'Argentine, de Grèce, d'Espagne, d'Italie, de Belgique, de Suisse… sans oublier Israël et le Liban auxquels un important focus est consacré. Ainsi, les chorégraphes danseuses, Meytal Blanaru et Khouloud Yassine, au style fort différent, ont-elles pu surprendre, voire déconcerter, un public resté partagé face à ces propositions.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59640807-43791407.jpg?v=1634645983" alt="FAB 2021 "Rain" et "Heroes", deux performeuses - l'une d'origine israélienne, l'autre libanaise - font leur show… Esquisse épurée et excès tapageur, au choix…" title="FAB 2021 "Rain" et "Heroes", deux performeuses - l'une d'origine israélienne, l'autre libanaise - font leur show… Esquisse épurée et excès tapageur, au choix…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Rain"</strong></span> de Meytal Blanaru, danseuse et chorégraphe israélienne établie à Bruxelles, se donne à voir comme un mouvement complexe menant de l'extérieur vers l'intime afin de pouvoir réinvestir un corps - le sien - expurgé des assignations d'un patriarcat désignant le féminin comme objet à sa disposition. Faisant face aux spectateurs la dominant de la hauteur des gradins, yeux croisant fièrement les leurs, pieds campés au sol (dont la blancheur immaculée souligne ses jambes gainées dans un impeccable pantalon noir), la danseuse prend des poses étudiées jouant sensuellement d'une épaule dénudée. Tout en elle renvoie à la grâce quelque peu sophistiquée des mannequins s'affichant sur le papier glacé des magazines de mode.       <br />
              <br />
       Et puis, comme par effraction, la musique répétitive dont elle épousait le tempo se dérègle. Ses mouvements fluides construits avec application se désarticulent jusqu'à la précipiter au sol. Sorte de poupée brisée par une violence prédatrice dont on soupçonne l'odieuse nature, elle tente à grand-peine de se relever. Et lorsque, après des efforts surhumains, elle y parviendra, lorsque la musique à nouveau trouera la lourde chape de silence qui la recouvrait, ses attitudes construites par le regard des hommes se seront volatilisées. Le paroxysme des traumatismes rejoué, elle apprend à "redécouvrir" un corps qui lui avait été de tout temps ravi. Elle semble renaître à elle-même, dans sa vérité recouvrée de femme à part entière.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59640807-43791495.jpg?v=1634646403" alt="FAB 2021 "Rain" et "Heroes", deux performeuses - l'une d'origine israélienne, l'autre libanaise - font leur show… Esquisse épurée et excès tapageur, au choix…" title="FAB 2021 "Rain" et "Heroes", deux performeuses - l'une d'origine israélienne, l'autre libanaise - font leur show… Esquisse épurée et excès tapageur, au choix…" />
     </div>
     <div>
      La proposition chorégraphiée au millimètre s'inscrit dans un parcours au long cours de reconquête de soi, projet dans lequel la danse semble jouer tout son rôle. Aussi l'intime, pour être rendu encore plus palpable, peut-être aurait-il eu besoin d'une plus grande proximité avec le public, le plateau paraissant à cet égard surdimensionné pour qu'ait lieu, autant que désiré, le tête-à-tête sensible.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Heroes"</strong></span> de Khouloud Yassine, chorégraphe, danseuse et comédienne libanaise, n'économise, elle, aucun moyen (!) pour projeter sur le ring les figures omnipotentes des héros qui l'habitent. Les spectateurs pressés à ses pieds, dans "une arène" semi-circulaire, faisant eux office d'adorateurs sommés d'applaudir en cadence ses saillies.       <br />
              <br />
       Tout en elle renvoie à une femme maîtresse (de cérémonie) peu encline à se laisser disputer le pouvoir des héros qu'elle endosse avec une jouissance à fleur de peau. Que ce soit la pop star obnubilée par les cris d'extase de ses groupies, le sportif exhibant fièrement ses muscles bandés ou le politicien haranguant la foule avec fureur (!), tous sont campés sans nuances aucune, caricaturés à l'envi, comme si le trop-plein des figures héroïques incarnées avec une outrance glorieusement assumée débordait à flot continu dans la salle pour convaincre de la légitimité du projet : montrer que le pouvoir s'incarne dans des postures corporelles radicales.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59640807-43791518.jpg?v=1634646465" alt="FAB 2021 "Rain" et "Heroes", deux performeuses - l'une d'origine israélienne, l'autre libanaise - font leur show… Esquisse épurée et excès tapageur, au choix…" title="FAB 2021 "Rain" et "Heroes", deux performeuses - l'une d'origine israélienne, l'autre libanaise - font leur show… Esquisse épurée et excès tapageur, au choix…" />
     </div>
     <div>
      Portée par la musique électro à fond les manettes succédant aux silences assourdissants, la comédienne ne se lasse pas - avec un contentement de soi non dissimulé - de multiplier les clins d'œil se voulant complice et les mains tendues à l'adresse d'un public pris réellement en otage, dans une parade prétendant haut et fort parodier ce qu'elle-même représente, une artiste en quête de &quot;reconnaissance héroïque&quot;.       <br />
              <br />
       C'est peu dire que cette &quot;re-présentation&quot; par trop dénuée de subtilité ne nous a pas entièrement convaincus quant à sa pertinence artistique… Et ce n'est pas la figure finale du boxeur au sol, terrassé par un coup de trop, qui remettra en perspective la glorification de ce qu'elle prétendait dénoncer : le culte toxique du héros.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Rain"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59640807-43791524.jpg?v=1634646563" alt="FAB 2021 "Rain" et "Heroes", deux performeuses - l'une d'origine israélienne, l'autre libanaise - font leur show… Esquisse épurée et excès tapageur, au choix…" title="FAB 2021 "Rain" et "Heroes", deux performeuses - l'une d'origine israélienne, l'autre libanaise - font leur show… Esquisse épurée et excès tapageur, au choix…" />
     </div>
     <div>
      Concept et chorégraphie : Meytal Blanaru.       <br />
       Performance : Meytal Blanaru.       <br />
       Musique : Benjamin Sauzereau.       <br />
       Dramaturgie : Olivier Hespel.       <br />
       Production : Fathom High Asbl.       <br />
       Durée : 25 minutes.       <br />
              <br />
       Vu le vendredi 8 octobre 2021, à 19 h, à La Manufacture CDCN de Bordeaux, dans le cadre du festival FAB 2021.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Novembre 2021 : Touka Danses - CDCN, Rémire-Montjoly, Guyane Française (97).       <br />
       Du 13 au 15 janvier 2022 : Festival Écoute et Voir, Tours (37).       <br />
       20 et 21 janvier 2022 : Pole-Sud - CDCN, Strasbourg (67).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Heroes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59640807-43791530.jpg?v=1634646522" alt="FAB 2021 "Rain" et "Heroes", deux performeuses - l'une d'origine israélienne, l'autre libanaise - font leur show… Esquisse épurée et excès tapageur, au choix…" title="FAB 2021 "Rain" et "Heroes", deux performeuses - l'une d'origine israélienne, l'autre libanaise - font leur show… Esquisse épurée et excès tapageur, au choix…" />
     </div>
     <div>
      Première française.       <br />
       Concept et chorégraphie : Khouloud Yassine.       <br />
       Interprétation : Khouloud Yassine.       <br />
       Musique : Khaled Yassine.       <br />
       Scénographie : Fadi Yeniturk.       <br />
       Musiciens : Elie Afif, Khaled Yassine.       <br />
       Collaboration à l'écriture et la dramaturgie : Wael Ali.       <br />
       Durée : 50 minutes.       <br />
              <br />
       Vu le vendredi 8 octobre 2021 à 21 h, sur le parvis du centre d'architecture Arc en Rêve, Entrepôt Lainé, Bordeaux, dans le cadre du festival FAB 2021.       <br />
              <br />
       <b>FAB - 6e Festival International des Arts de Bordeaux Métropole.</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 1er au 23 octobre 2021.</span>       <br />
       9 rue des Capérans, Bordeaux (33).       <br />
       Billetterie : 09 82 31 71 30.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('contact@festivalbordeaux.com')" >contact@festivalbordeaux.com</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://fab.festivalbordeaux.com/" target="_blank">&gt;&gt; fab.festivalbordeaux.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/FAB-2021-Rain-et-Heroes--deux-performeuses-l-une-d-origine-israelienne-l-autre-libanaise-font-leur-show-Esquisse_a3081.html" />
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