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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-09T10:31:58+01:00</updated>
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   <title>"Rigoletto" ou le théâtre tragique des passions</title>
   <updated>2016-04-18T15:22:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Rigoletto-ou-le-theatre-tragique-des-passions_a1582.html</id>
   <category term="Lyrique" />
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   <published>2016-04-18T12:23:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L'Opéra national de Paris programme le quinzième opéra de Giuseppe Verdi jusqu'au 30 mai 2016 dans une lecture sobre et intelligente du metteur en scène allemand Claus Guth. Avec une distribution de haut vol et la direction experte du chef Nicola Luisotti, le drame du bouffon Rigoletto revit avec l'exaltation sombre propre au grand théâtre verdien.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9328999-14917232.jpg?v=1460975336" alt=""Rigoletto" ou le théâtre tragique des passions" title=""Rigoletto" ou le théâtre tragique des passions" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Je désire des sujets neufs, grands, beaux, variés, audacieux, avec des formes nouvelles&quot;</span>, écrit Verdi à Cesare de Sanctis en 1853. C'est ce à quoi il s'occupe depuis 1851 en inaugurant avec le premier volet consacré au bouffon Rigoletto sa trilogie des parias, qui comprendra aussi &quot;Le Trouvère&quot; et &quot;La Traviata&quot;.       <br />
              <br />
       Le compositeur, déjà célèbre, lit passionnément Shakespeare et Hugo. Du second, il adopte le personnage du bouffon Triboulet du &quot;Roi s'amuse&quot; dont l'intrigue se passe à la cour de François Ier. Triboulet deviendra Rigoletto, bouffon du Duc de Mantoue, transposition que la censure de l‘époque exige du fidèle librettiste Francesco Maria Piave, mais toujours au XVIe siècle comme leur &quot;Ernani&quot; de 1844 (inspiré déjà du chef de file du romantisme français).       <br />
              <br />
       Lumineux et ténébreux, sublime et grotesque, tragique et comique, &quot;Rigoletto&quot; est un mélodrame transcendé par le génie musical et théâtral de Verdi qui le compose (affirma-t-il) en quarante jours. Densité de l'inspiration, densité d'un théâtre des passions pour un trio de personnages aux contours violemment contrastés : Rigoletto, bouffon sarcastique et méchant, secrètement déchiré par l'amour qu'il porte à sa fille - la pure et candide Gilda -, doit affronter la légèreté irresponsable de son libertin de maître et une cour de courtisans venimeux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9328999-14917258.jpg?v=1460975734" alt=""Rigoletto" ou le théâtre tragique des passions" title=""Rigoletto" ou le théâtre tragique des passions" />
     </div>
     <div>
      Ayant cruellement moqué un père blessé par le déshonneur de sa fille - le Comte de Monterone - le bouffon difforme sera maudit par lui <span style="font-style:italic">(1)</span> et les trois actes du drame suivront l'exact déroulé de son chemin de croix dans une œuvre où tout est soumis (chant et orchestration) aux plus efficaces des situations dramatiques. Verdi réalisant ainsi une radicale révolution de l'opéra italien.        <br />
              <br />
       Claus Guth <span style="font-style:italic">(2)</span> choisit avec son dramaturge Konrad Kuhn de faire rejouer, à un Rigoletto <span style="font-style:italic">(3)</span> hanté par la catastrophe, dévasté et à la rue, le drame de sa crucifixion et des traumas qui en découlent. Le pauvre carton qu'il traîne devient la scène vouée aux enfers d'une éternelle malédiction nouée à la cour du Duc, se réalisant dans sa propre maison (où le tyran de Mantoue séduit sous une fausse identité sa fille) jusqu'à sa conclusion ironique et sanglante dans l'auberge borgne du spadassin Sparafucile. La vidéo poétique de A. Müller, illustrant les souvenirs heureux de la vie du bouffon avec sa femme et sa petite fille, intervenant parfois pour nous extraire de la prison mentale étouffante dans laquelle nous sommes plongés avec les personnages.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9328999-14917300.jpg?v=1460975959" alt=""Rigoletto" ou le théâtre tragique des passions" title=""Rigoletto" ou le théâtre tragique des passions" />
     </div>
     <div>
      Une production à la hauteur des enjeux de l'opéra verdien bien servie aussi par une troupe de chanteurs au sommet : la direction d'acteur au cordeau du metteur en scène allemand dessine admirablement ces caractères extrêmes, mais aussi quelles performances ! Le baryton Quinn Kelsey est un Rigoletto abyssal et impressionnant, un bloc de minéralité que la souffrance et l'amertume brisent net. La Gilda d'Olga Peretyatko réunit les moyens vocaux d'une soprano dramatique à la plus expressive virtuosité. L'innocence du personnage s'enrichit de tout le piquant de la soprano russe au fier caractère.        <br />
              <br />
       Michael Fabiano est un Duc de Mantoue parfait. Il n'a pas que le physique du rôle mais aussi sa faconde, avec une puissance et une séduction vocales évidentes (Il parvient même à faire oublier ses imposants prédécesseurs). Entre deux rails de coke et trois galipettes, ce nouveau James Dean est un agent du destin d'une telle inconscience qu'on ne saurait le détester. Il faudrait par ailleurs citer toute la distribution d'un réel talent pour ce spectacle marquant.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Le premier titre de l'opéra était &quot;La Malédiction&quot;.       <br />
       (2) Avec trente de carrière et peu d'invitations en France jusqu'à ce jour, Claus Guth effectue ses débuts à l'Opéra de Paris où il reviendra en 2017 monter &quot;Lohengrin&quot;.       <br />
       (3) Le personnage est dédoublé entre un comédien et le chanteur Quinn Kelsey.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9328999-14919221.jpg?v=1460985216" alt=""Rigoletto" ou le théâtre tragique des passions" title=""Rigoletto" ou le théâtre tragique des passions" />
     </div>
     <div>
      <b>Spectacle vu le 11 avril 2016.</b>       <br />
              <br />
       Opéra retransmis en direct au cinéma le <span class="fluo_jaune">26 avril 2016.</span>       <br />
       Sur le site de Culturebox à partir du <span class="fluo_jaune">28 avril 2016.</span>       <br />
       Retransmis en différé sur France Musique le <span class="fluo_jaune">28 mai 2016.</span>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 avril au 30 mai 2016.</span>       <br />
       Opéra national de Paris, place de la Bastille, Paris 12e.       <br />
       Tél. : 08 92 89 90 90.       <br />
       <a class="link" href="https://www.operadeparis.fr/" target="_blank">&gt;&gt; operadeparis.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Rigoletto&quot; (1851).</b>       <br />
       Drame en trois actes.       <br />
       Musique de Giuseppe Verdi (1813-1901).       <br />
       Livret de Francesco Maria Piave.       <br />
       En italien surtitré en français et en anglais.        <br />
       Durée : 2 h 45 avec un entracte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9328999-14919270.jpg?v=1460985340" alt=""Rigoletto" ou le théâtre tragique des passions" title=""Rigoletto" ou le théâtre tragique des passions" />
     </div>
     <div>
      Nicola Luisotti, Pier Giorgio Morandi (du 14 au 30 mai), direction musicale.       <br />
       Claus Guth, mise en scène.       <br />
       Christian Schmidt, décors et costumes.       <br />
       Olaf Winter, lumières.       <br />
       Andi A. Müller, vidéo.       <br />
       Teresa Rotemberg, chorégraphie.       <br />
              <br />
       Michael Fabiano (11, 14, 17, 23, 26 avril, 2 et 5 mai), Francesco Demuro (20, 28 avril, 10, 14, 16, 21, 24, 27 et 30 mai), Le Duc de Mantoue.       <br />
       Quinn Kelsey (11, 14, 17, 23, 26 avril, 2, 5, 10, 16 et 24 mai), Franco Vassallo (20, 28 avril, 7, 14, 21, 27 et 30 mai), Rigoletto.       <br />
       Olga Peretyatko (11, 14, 17, 23, 26 avril, 2, 5, 10, 16 et 24 mai), Irina Lungu (20, 28 avril, 7, 14, 21, 27 et 30 mai), Gilda.       <br />
       Rafal Siwek (11, 14, 17, 23, 26 avril, 2, 5, 10, 16 et 24 mai), Andrea Mastroni (20, 28 avril, 7, 14, 21, 27 et 30 mai), Sparafucile.       <br />
       Vesselina Kasarova, Maddalena.       <br />
       Isabelle Druet, Giovanna.       <br />
       Mikhail Kolelishvilli, Le Comte de Monterone.       <br />
       Michal Partyka, Marullo.       <br />
       Christophe Berry, Matteo Borsa.       <br />
       Tiago Matos, Le Comte de Ceprano.       <br />
       Andreea Soare, La Comtesse.       <br />
       Adriana Gonzalez, Le Page de la Duchesse.       <br />
       Florent Mbia, Usciere di Corte.       <br />
       Henri Bernard Guizirian (11, 14, 17, 23, 26 avril, 2, 5, 10, 16 et 24 mai), Pascal Lifschutz (20, 28 avril, 7, 14, 21, 27 et 30 mai), Double de Rigoletto.        <br />
              <br />
       Chœurs et Orchestre de l'Opéra de Paris.       <br />
       José Luis Basso, chef des chœurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Michael Fabiano, l'aristocrate de la scène lyrique</title>
   <updated>2016-03-24T14:38:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Michael-Fabiano-l-aristocrate-de-la-scene-lyrique_a1570.html</id>
   <category term="Lyrique" />
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   <published>2016-03-24T13:56:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Retour attendu à Bastille du ténor Michael Fabiano dans le rôle du Duc de Mantoue dans l'opéra de Verdi, "Rigoletto", dont la première est fixée au 11 avril 2016. Cette nouvelle production confiée au metteur en scène Claus Guth devrait lui permettre de défendre une vision inédite d'un personnage qu'il connaît bien. Rencontre avec un jeune chanteur que les très grandes scènes lyriques s'arrachent.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9177264-14623190.jpg?v=1458825491" alt="Michael Fabiano, l'aristocrate de la scène lyrique" title="Michael Fabiano, l'aristocrate de la scène lyrique" />
     </div>
     <div>
      Michael Fabiano, à trente-et-un ans seulement, triomphe sur les scènes les plus prestigieuses dans un répertoire toujours plus large. Après une prise de rôle remarquée (Lensky dans &quot;Eugène Onéguine&quot;) à Covent Garden en décembre dernier, le ténor américain revient à Paris où son Faust (celui de Gounod) est encore dans toutes les mémoires. Il incarnera en avril un personnage qu'il apprécie, celui du Duc de Mantoue <span style="font-style:italic">(1)</span>, dans &quot;Rigoletto&quot; de Verdi - un de ses compositeurs fétiches.        <br />
              <br />
       Cet amoureux de la capitale française, dont les racines sont anglaises, irlandaises et italiennes, nous reçoit dans un très bel hôtel particulier du dix-huitième siècle dans un quartier chargé d'histoire. Avec une courtoisie vraiment patricienne, attentif à se faire bien comprendre, Michael Fabiano nous a livré ses impressions sur ce nouveau spectacle.        <br />
              <br />
       <b>Christine Ducq - Avez-vous vraiment une attirance spéciale pour Paris ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Michael Fabiano -</b> J'aime énormément cette ville. J'y suis venu il y a très longtemps, bien avant mes débuts dans &quot;Otello&quot; (en 2011, NDLR), pour des auditions. Tout me semble plus grand ici. J'apprécie les gens, la culture et la gastronomie ! Je suis ravi d'être parisien pendant soixante-dix jours.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9177264-14623240.jpg?v=1458825706" alt="Michael Fabiano, l'aristocrate de la scène lyrique" title="Michael Fabiano, l'aristocrate de la scène lyrique" />
     </div>
     <div>
      <b>Aimez-vous aussi le public français ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Michael Fabiano -</b> Beaucoup. C'est un des publics les plus connaisseurs qui soient, particulièrement pour l'opéra pour lequel il a clairement un amour profond. C'est un grand honneur et un vrai plaisir de chanter devant un tel auditoire.        <br />
              <br />
       <b>Vous êtes un des rares chanteurs à avoir déclaré ne pas être gêné par l'acoustique de Bastille, n'est-ce-pas ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Michael Fabiano -</b> L'acoustique de cette salle ne me pose pas de problème. Ma voix fonctionne bien dans de grands théâtres. Je peux chanter toutes les nuances, piano, forte, mezzopiano ou mezzovoce, et qu'on m'entende de n'importe quelle place - parce que j'ai appris à contrôler mon instrument. Une salle comme Bastille me permet de jouer des dynamiques - afin que ma voix puisse prendre aussi une vraie ampleur. Et l'orchestre de l'Opéra est tellement fantastique ! Chanter avec une formation de ce niveau - avec ce très beau son si plein et équilibré - est essentiel.        <br />
              <br />
       <b>Vous connaissez bien le chef Nicola Luisotti qui va diriger ce &quot;Rigoletto&quot;, puisqu'il est directeur musical à l'Opéra de San Francisco dont vous êtes familier. Comment se passe le travail avec lui ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Michael Fabiano -</b> Nous nous entendons à merveille et avons une belle complicité. En tant que chef son énergie me plaît, tout comme sa rigueur.       <br />
              <br />
       <b>Comment expliquez-vous votre réussite à seulement trente-et-un ans ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Michael Fabiano -</b> J'ai commencé très tôt et j'ai toujours cru en l'importance d'adopter une stratégie à long terme pour construire une carrière. Je me suis toujours demandé ce qu'il adviendrait d'elle dans les dix ans suivants et finalement je réalise aujourd'hui les rêves entrevus à mes débuts. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9177264-14623286.jpg?v=1458826010" alt="Michael Fabiano, l'aristocrate de la scène lyrique" title="Michael Fabiano, l'aristocrate de la scène lyrique" />
     </div>
     <div>
      <b>N'est-ce que de la stratégie ou ne se glisse-t-il pas un peu d'angoisse dans ce désir de se projeter dans l'avenir ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Michael Fabiano -</b> C'est une bonne question. Tous les chanteurs éprouvent des difficultés étant donné leur énorme responsabilité vis-à-vis du public. De nos jours la pression est beaucoup plus forte puisque nous sommes toujours exposés - et nos performances enregistrées en direct. Nous devons satisfaire à de très grandes attentes en étant toujours au meilleur niveau. Ce n'était pas le cas pour les chanteurs des générations précédentes comme Maria Callas, Montserrat Caballé ou Luciano Pavarotti. Pas de caméras alors aux répétitions et pas d'opéras retransmis en direct au cinéma ou à la télévision.       <br />
              <br />
       Aussi nous sommes soumis à un stress certain, mais l'artiste doit être confiant dans le projet artistique dans lequel il s'inscrit grâce à une préparation sans faille. Le travail est le secret pour échapper à l'angoisse. Ici à Bastille nous répétons six heures par jour. Il nous reste donc beaucoup de temps pour réfléchir, prendre du recul et nous détendre. Je crois vraiment qu'il faut s'adonner à d'autres activités dans ce temps libre - en ce qui me concerne, ce sont mes fondations <span style="font-style:italic">(2)</span>. Monter sur scène et chanter est un vrai privilège. Mes autres activités me rappellent quelle chance j'ai de pouvoir partager ma passion de la musique avec le public.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9177264-14623330.jpg?v=1458826154" alt="Michael Fabiano, l'aristocrate de la scène lyrique" title="Michael Fabiano, l'aristocrate de la scène lyrique" />
     </div>
     <div>
      <b>Vous vous êtes fait connaître dans Donizetti et Verdi. Quel répertoire chérissez-vous aujourd'hui ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Michael Fabiano -</b> J'adore ces deux compositeurs bien-sûr. J'aime beaucoup aussi les compositeurs français - d'ailleurs je chanterai dans &quot;Hérodiade&quot; de Massenet l'an prochain. J'apprécie particulièrement Gounod et Bizet, et d'autres italiens tel Puccini.        <br />
              <br />
       <b>Comment voyez-vous le personnage du Duc de Mantoue dans &quot;Rigoletto&quot; ? Plutôt un jouisseur hédoniste ou un séducteur cynique ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Michael Fabiano -</b> Le metteur en scène Claus Guth emploie souvent le mot &quot;dandy&quot; pour caractériser le Duc. Dans sa vision, c'est un rebelle qui tient de James Dean, avec cigarette et blouson de cuir. Suivant les productions, le Duc présente de nombreuses facettes. Dans celle-ci, je pense qu'il aime la vie et qu'il profite à fond de toutes les occasions qui se présentent à lui. Il peut mourir à tout moment à cause de ses excès - l'alcool, la drogue, les voitures rapides et les femmes…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9177264-14623357.jpg?v=1458826375" alt="Michael Fabiano, l'aristocrate de la scène lyrique" title="Michael Fabiano, l'aristocrate de la scène lyrique" />
     </div>
     <div>
      L'intrigue est actualisée, comme vous le voyez, et cela me plaît. Le monde de l'opéra est en pleine mutation et les metteurs en scène les plus doués tentent d'intéresser les jeunes générations. Je suis persuadé qu'il faut innover car je crains que nous soyons en train de perdre le jeune public - très investi dans les réseaux sociaux et accro à l'image. Avec une esthétique frappante un excellent homme de théâtre, comme Claus Guth, peut réussir à le séduire - tout en restant musicalement crédible. Il faut être moderne tout en restant pertinent par rapport aux œuvres et à la partition. Ce qui est le cas d'un metteur en scène comme lui. Je ferai de mon mieux pour que sa vision prenne vie.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Le ténor chantera le rôle jusqu'au 5 mai. Francesco Demuro lui succèdera jusqu'au 30 mai 2016 (ainsi que les 20 et 28 avril).        <br />
       (2) Michael Fabiano se bat pour que les enfants éloignés du monde des arts aient accès à une éducation artistique. Il s'agit pour lui non seulement de leur faire profiter des mêmes opportunités dont il a bénéficié, enfant, mais aussi de préparer pour l'avenir le renouvellement du public de l'opéra.</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Interview réalisée le 8 mars 2016. Tous nos remerciements à Inès Bettaieb pour sa collaboration à l'interview (donnée en anglais). Propos traduits par nos soins.</span>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 avril au 30 mai 2016.</span>       <br />
       Opéra national de Paris,       <br />
       Place de la Bastille, Paris 12e.       <br />
       Tél. : 08 92 89 90 90.       <br />
       <a class="link" href="https://www.operadeparis.fr/" target="_blank">&gt;&gt; operadeparis.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9177264-14623391.jpg?v=1458826470" alt="Michael Fabiano, l'aristocrate de la scène lyrique" title="Michael Fabiano, l'aristocrate de la scène lyrique" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;Rigoletto&quot; (1851).</b>       <br />
       Opéra en trois actes.       <br />
       Musique de Giuseppe Verdi.       <br />
       Livret de Francesco Maria Piave d'après V. Hugo.        <br />
       En langue italienne surtitrée en français et en anglais.        <br />
              <br />
       Nicola Luisotti, direction musicale.       <br />
       Claus Guth, mise en scène.        <br />
       Michael Fabiano/Francesco Demuro, Il Duca di Mantova.        <br />
       Quinn Quelsey/Franco Vassallo, Rigoletto.       <br />
       Olga Peretyatko/Irina Lungu, Gilda.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Michael-Fabiano-l-aristocrate-de-la-scene-lyrique_a1570.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Patricia Ciofi au Théâtre des Champs-Élysées : L'oiseau charmant du Bel Canto</title>
   <updated>2016-02-16T12:25:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Patricia-Ciofi-au-Theatre-des-Champs-Elysees-L-oiseau-charmant-du-Bel-Canto_a731.html</id>
   <category term="Lyrique" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4758273-7113328.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-09-26T11:50:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans la série "Les Grandes Voix" attendues à Paris cette saison, le public du Théâtre des Champs-Élysées a réservé des acclamations à la soprano venue de Toscane, Patricia Ciofi, ainsi qu’à son vieux complice, le baryton Leo Nucci.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4758273-7113328.jpg?v=1348653495" alt="Patricia Ciofi au Théâtre des Champs-Élysées : L'oiseau charmant du Bel Canto" title="Patricia Ciofi au Théâtre des Champs-Élysées : L'oiseau charmant du Bel Canto" />
     </div>
     <div>
      Au programme, Gaetano Donizetti et sa &quot;Lucia de Lammermoor&quot;, Giuseppe Verdi avec &quot;Rigoletto&quot; et &quot;La Traviata&quot;, autant dire les derniers feux diaprés du bel cantisme au mitan du XIXe. Pas exactement la tasse de thé de votre reporter préférée, mais il lui faut bien reconnaître que l’année 1813 n’a pas donné qu’un seul géant… - Richard Wagner, CQFD.        <br />
              <br />
       Après &quot;l'Ouverture&quot; tonitruante de &quot;Luisa Miller&quot; par le chef génois Marco Zambelli - qu’on peut trouver emphatique -, entre en scène une prima donna frêle et simple, qui se coule immédiatement dans le rôle de Lucia*, l’amoureuse élégiaque du roman de Sir Walter Scott, avec sa voix gracieuse de soprano coloratura. Dans une des arias les plus célèbres de l’œuvre tragique de Donizetti, &quot;Quanto, rapito in estasi&quot; de l’acte I, les dons de comédienne de la chanteuse - justement acclamée cet été aux Chorégies d’Orange - s’imposent. Tout comme la beauté de cette voix claire, au timbre de cristal, au phrasé élégant. L’isolement intérieur de l’héroïne, comme les rôles féminins verdiens, exigent cette virtuosité technique avec ce supplément d’âme.  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4758273-7113329.jpg?v=1348653496" alt="Patricia Ciofi au Théâtre des Champs-Élysées : L'oiseau charmant du Bel Canto" title="Patricia Ciofi au Théâtre des Champs-Élysées : L'oiseau charmant du Bel Canto" />
     </div>
     <div>
      Le sacrifice de Gilda, fille du bouffon bossu Rigoletto, trouve sa juste expression grâce à Patricia Ciofi, dans l’un des opéras les plus appréciés du compositeur, qui vit débuter brillamment en 1903 un certain Enrico Caruso dans le rôle du débauché Duc de Mantoue. Le livret s’inspire de la pièce de Victor Hugo, &quot;Le Roi s’amuse&quot; : quoiqu’il fasse, le bouffon ne peut empêcher que sa pure Gilda ne soit immolée, victime désignée de cette société décadente et cruelle. Dans le fameux air &quot;Caro nome&quot;, la délicatesse de la voix de la soprano avec ses fioritures brillantes (vocalises, trilles et notes piquées) accompagnée par la flûte de l’Orchestre de chambre de Paris - vraie trouvaille instrumentale de Verdi dans une écriture orchestrale enfin autonome - touche vraiment au cœur.        <br />
              <br />
       C’est dans le rôle de Violetta, la &quot;dévoyée&quot; Traviata qu’elle vient de chanter à la Fenice de Venise, que Patricia Ciofi m’a le moins convaincue. La chanteuse compose une Violetta fragile, poétique, qui ne rend pas assez le trouble, le débat qui agite son cœur dans l’aria célébrissime, &quot;E strano… Ah, forsè lui&quot;. Même dans la houleuse scène qui l’oppose au père de son amant, Alfredo Germont, venu lui demander à l’acte II de quitter son fils, la belle voix  (trop bel cantiste ?) manque peut-être le lyrisme morbide, le drame quelque peu autodestructeur du personnage. Dans cet opéra qui préfigure le drame vériste, qui pourra vraiment faire oublier la Callas ?       <br />
              <br />
       Le public n’était vraiment pas de mon avis, et il a fait un triomphe aux deux chanteurs - même si Leo Nucci n’a plus la voix riche, très dramatique et agile qu’on lui reconnaissait aisément dans le passé. Reste une belle intelligence d’interprétation pour ces rôles en or que Verdi a réservé aux barytons, comme celui de Rigoletto. La direction du chef Marco Zambelli, très (trop ?) enthousiaste a fait merveille dans les pièces orchestrales, et surtout dans le &quot;Prélude&quot; de l’acte I de &quot;La Traviata&quot;. La bravoure était au rendez-vous ! Éminemment sympathique, le chef a emporté l’adhésion de l’orchestre et de l’auditoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      D'autres &quot;grandes voix&quot; résonneront bientôt sous le ciel de la capitale : fin septembre Roberto Alagna et Karine Deshayes, puis Anna Netrebko, Juan Diego Flores, Patricia Petibon, pour ne citer qu’elles. À suivre…       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*Patricia Ciofi interprétera le rôle titre de &quot;Lucia de Lammermoor&quot; à l’Opéra national de Paris en septembre 2013.</span>       <br />
              <br />
       <b>Informations :</b>       <br />
       <a class="link" href="http://lesgrandesvoix.fr/" target="_blank">&gt;&gt; www.lesgrandesvoix.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatrechampselysees.fr/" target="_blank">&gt;&gt; www.theatrechampselysees.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Avec :</b>       <br />
       Patricia Ciofi, soprano ;       <br />
       Leo Nucci, baryton.       <br />
       Orchestre de chambre de Paris,       <br />
       Marco Zambelli, direction.       <br />
              <br />
       <b>Programme :</b>       <br />
       (Concert entendu le mercredi 19 septembre 2012.)       <br />
       Ouverture, &quot;Luisa Miller&quot; (1849) de Giuseppe Verdi (1813 - 1901).       <br />
       Extraits : &quot;Lucia de Lammermoor&quot; (1835) de Gaetano Donizetti (1797 - 1848).       <br />
       Extraits : &quot;Rigoletto&quot; (1851) de Giuseppe Verdi.       <br />
       Extraits : &quot;La Traviata&quot; (1853) de Giuseppe Verdi.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Patricia-Ciofi-au-Theatre-des-Champs-Elysees-L-oiseau-charmant-du-Bel-Canto_a731.html" />
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   <title>25/07 au 14/07/2011, Festival de Saint-Céré, Lot</title>
   <updated>2011-04-28T17:54:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/25-07-au-14-07-2011-Festival-de-Saint-Cere-Lot_a70.html</id>
   <category term="Festivals" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/2927302-4148161.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-04-28T17:09:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Promouvoir les jeunes talents, découvrir de nouveaux publics, installer en milieu rural une unité de production de spectacles, animer un patrimoine exceptionnel, tels sont les buts qui anime depuis trente ans le festival de Saint-Céré.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/2927302-4148161.jpg?v=1304004432" alt="25/07 au 14/07/2011, Festival de Saint-Céré, Lot" title="25/07 au 14/07/2011, Festival de Saint-Céré, Lot" />
     </div>
     <div>
      Perle du Haut-Quercy, nichée dans une région verdoyante, au pied du Massif Central et au sud de la vallée de la Dordogne, la ville devient ainsi, sous le soleil estival, un lieu de production lyrique où se rencontrent plus de 15 000 spectateurs et des centaines de musiciens, chanteurs, décorateurs, costumiers, techniciens... Sous la protection &quot;historique et bienveillante&quot; des tours Saint-Laurent, vestiges du château des Seigneurs de Turenne et soutenues par quelques agréables nourritures terrestres (en plus des spirituelles !) comme la truffe, le Rocamadour, la noix du Périgord et le vin de Glanes.       <br />
              <br />
       <b>Olivier Desbordes (Directeur artistique) :</b>       <br />
              <br />
       Cet été, c’est le romantisme exacerbé qui réunit nos deux opéras. Un romantisme tragique comme savent le concocter Victor Hugo et Giuseppe Verdi avec <span style="font-style:italic">Rigoletto</span> et un romantisme échevelé, inventé et porté au sublime par Tchaïkovski et Pouchkine avec leur poème lyrique : <span style="font-style:italic">Eugène Onéguine</span>. Ces deux opéras auront lieu dans le cadre du Château de Castelnau-Bretenoux, lieu admiré par les romantiques et salué par Pierre Loti dans ses souvenirs d’enfance.       <br />
              <br />
       Comme pour compléter ces deux monuments de l’opéra, <span style="font-style:italic">Le Roi Carotte</span> de Jacques Offenbach est un contrepoids ironique se servant des rois, des reines, des châteaux hantés et des amoureux stupides pour rire de tout, de l’opéra, du pouvoir et de la bêtise !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/2927302-4148243.jpg?v=1304004867" alt="25/07 au 14/07/2011, Festival de Saint-Céré, Lot" title="25/07 au 14/07/2011, Festival de Saint-Céré, Lot" />
     </div>
     <div>
      Et c’est là que ces trois ouvrages se rejoignent et sont le reflet d’une époque : les libertés individuelles, la liberté d’aimer, d’être comme on est, de ne pas &quot;servir&quot;, d’être finalement un artiste de la vie.       <br />
              <br />
       Le bouffon Rigoletto cache un drame de l’amour paternel, Onéguine cache son amour sous l’ennui et la mélancolie, les bouffons du Roi Carotte oublient l’amour au profit de l’ambition et du pouvoir, comme les courtisans du Conte de Rigoletto...       <br />
       Le XIXe siècle remue et installe des idées de liberté, c’est le sens de ce festival lyrique !       <br />
              <br />
       Autour de ces trois œuvres phares : le <span style="font-style:italic">Requiem</span> de Fauré, le <span style="font-style:italic">concerto N° 20</span> de Mozart, <span style="font-style:italic">Une soirée en bohème</span>, <span style="font-style:italic">La vie d’Anna-Magdalena Bach</span> par Marie-Christine Barrault, des chants sacrés de la méditerranée, des poètes comme Aragon et Apollinaire, et pour créer un pont avec le théâtre, <span style="font-style:italic">Britannicus</span>, une création du Festival de Figeac.       <br />
              <br />
       Bref, une promenade en liberté à travers des musiques développant curiosités et découvertes d’artistes, en résidence un mois à Saint-Céré, pour répéter et fabriquer cette machine à rêver, rire, s’attendrir, pleurer et partager des émotions avec les autres !       <br />
              <br />
       <b>31e Festival de Saint-Céré</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 25 juillet au 14 août 2011.</span>       <br />
       Rens. : 05 65 38 28 08.       <br />
       <a class="link" href="http://www.opera-eclate.com" target="_blank">www.opera-eclate.com</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.tourisme-saint-cere.com" target="_blank">Office de Tourisme</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/25-07-au-14-07-2011-Festival-de-Saint-Cere-Lot_a70.html" />
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