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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-09T19:37:29+02:00</updated>
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   <title>Festival Trente Trente XXIe édition de l'événement bordelais qui bouleverse normes et préjugés…</title>
   <updated>2024-01-30T17:11:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Trente-Trente-XXIe-edition-de-l-evenement-bordelais-qui-bouleverse-normes-et-prejuges_a3800.html</id>
   <category term="Festivals" />
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   <published>2024-01-25T07:14:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
De même que l'automne se confond en terres bordelaises avec les vendanges, le Festival Trente Trente du début d'année est attendu comme un rite faisant partie intégrante du paysage. Durant quinze jours (du 16 janvier au 2 février), dans pas moins de dix lieux culturels de la métropole bordelaise et de Boulazac (Dordogne), nombre de propositions associant danse, performance, cirque, musique, théâtre, installation - traversées toutes par la même exigence, celle de la prise de risque artistique - sont offertes à notre curiosité mise à vif par Jean-Luc Terrade, l'instigateur de "l'événement" (au sens fort du mot).     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77982622-56638216.jpg?v=1706107596" alt="Festival Trente Trente XXIe édition de l'événement bordelais qui bouleverse normes et préjugés…" title="Festival Trente Trente XXIe édition de l'événement bordelais qui bouleverse normes et préjugés…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"The very last northen white rhino"</strong></span>, du chorégraphe Gaston Core et de son interprète, le danseur Oulouy, ouvre le festival par une chorégraphie au potentiel sensible décuplé, l'homme-danseur et l'animal rhinocéros en voie d'extinction "faisant corps"…        <br />
              <br />
       Dans le lieu mythique de La Manufacture CDCN, les murs de béton gris prennent subitement vie sous l'effet de la présence charismatique de l'artiste puisant dans le répertoire des danses urbaines et africaines son inspiration à fleur de peau. En symbiose avec le sort réservé par ses semblables aux rhinocéros blancs sacrifiés sur l'autel du profit, l'homme-danseur déploie des figures intranquilles d'une puissance telle que le déséquilibre menaçant constamment son imposante silhouette devient palpable, au point de créer le vertige en nous.       <br />
              <br />
       D'emblée, sa posture agenouillée dévoile la prière de celui qui se sait condamné. Ses mains jointes se délient pour glisser sur son visage apeuré, ses doigts entamant alors un étrange ballet guerrier où la lenteur le dispute à la tension retenue.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77982622-56638274.jpg?v=1706107701" alt="Festival Trente Trente XXIe édition de l'événement bordelais qui bouleverse normes et préjugés…" title="Festival Trente Trente XXIe édition de l'événement bordelais qui bouleverse normes et préjugés…" />
     </div>
     <div>
      Accompagnés par le son du violon, de musiques discordantes, de bruits lointains de moteurs et de paroles inaudibles, les bras s'élancent et les pieds glissent jusqu'à désarticuler la carcasse jusqu'à la faire choir. Il est à cet instant le rhinocéros blanc, lui l'homme noir dont le regard inquiet scrute l'environnement hostile. Et lorsque traqué, ballotté par la musique s'amplifiant de cris stridents, il tourne sur lui-même jusqu'à s'écrouler à genoux dans un silence absolu précédent son immobilisation au sol, on ressent au plus profond de notre chair la brûlure de la mise à mort.       <br />
              <br />
       Parcourant toute la gamme des émotions &quot;humaines&quot;, de la mélancolie enveloppante à l'effroi paralysant, de la joie innocente à la combativité active, le corps se fait porte-parole des traversées en territoires sauvages pour, soutenu par des musiques et lumières idoines, porter jusqu'à nous l'indicible des disparitions programmées.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77982622-56638327.jpg?v=1706108291" alt="Festival Trente Trente XXIe édition de l'événement bordelais qui bouleverse normes et préjugés…" title="Festival Trente Trente XXIe édition de l'événement bordelais qui bouleverse normes et préjugés…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"La Doublure du réel"</strong></span>, de Christophe Schaeffer, propose une fabuleuse plongée immersive dans la banalité d'un quotidien recomposé par ses soins. Par l'entremise de courts films expérimentaux "projetant" un regard – le sien – sur des situations réelles extraites de l'existence telle qu'elle se présente à nos yeux ensommeillés, le réalisateur scénographe philosophe (il est, entre autres, l'auteur d'une thèse sur la transcendance) invite à son tour le regardeur à créer sa propre fantasmagorie.       <br />
              <br />
       Casque aux oreilles, yeux rivés sur l'un des six écrans… Les arcanes des mondes que l'on porte en soi se dévoilent alors pour dire d'eux ce que nous ignorions l'instant d'avant…        <br />
              <br />
       Par les interstices des réalités "revues" se glissent d'autres réalités laissant place au champ de "l'autre scène". Comme si, par d'inattendues et minuscules lignes de failles spatio-temporelles, on pénétrait de plain-pied – telle Alice au pays des merveilles – de l'autre côté du miroir pour y entrevoir, comme on l'avait jamais vue, la réalité transcendée, le sacré et le profane réunis en un tout.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77982622-56638455.jpg?v=1706108332" alt="Festival Trente Trente XXIe édition de l'événement bordelais qui bouleverse normes et préjugés…" title="Festival Trente Trente XXIe édition de l'événement bordelais qui bouleverse normes et préjugés…" />
     </div>
     <div>
      Des titres empruntant au registre de l'ordinaire leur nom – &quot;Old man&quot;, &quot;Le vol&quot;, &quot;La Plage&quot;, &quot;La rencontre&quot;, &quot;Le casque&quot;, &quot;Le parapluie jaune&quot;, &quot;Le plongeoir&quot;, &quot;La mouette&quot;, &quot;La Forêt&quot;, &quot;Les cheveux&quot;, &quot;En terrasse&quot;, etc. – font office de cartons du cinéma muet, le spectateur étant celui par qui la parole sera donnée aux images projetées et aux fonds sonores les accompagnant.       <br />
              <br />
       Cette invitation ludique au voyage intérieur – réalisé grâce à la mise en pause salutaire du continuum d'images déferlantes imposées par une existence évidant les sens – a pour effet de &quot;reconsidérer&quot; la banalité du quotidien afin de voir en lui le lieu du surgissement des sens. Une expérience sensorielle et philosophique à nulle autre pareille, un temps suspendu venant trouer la vision standardisée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77982622-56638507.jpg?v=1706108842" alt="Festival Trente Trente XXIe édition de l'événement bordelais qui bouleverse normes et préjugés…" title="Festival Trente Trente XXIe édition de l'événement bordelais qui bouleverse normes et préjugés…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"The very last northen white rhino"</strong></span>       <br />
       Danse - Barcelone, Espagne.       <br />
       Concept et mise en scène : Gaston Core.       <br />
       Interprétation : Oulouy.       <br />
       Chorégraphie : Gaston Core en collaboration avec le danseur.       <br />
       Collaboration : Aina Alegre.       <br />
       Photo &amp; Video : Alice Brazzit.       <br />
       Musique : Jorge da Rocha.       <br />
       Lumières : Ivan Cascon.       <br />
       Technique : Manu Ordenavia.       <br />
       Stylisme : Eva Berna.       <br />
       Durée : 40 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Vu le mardi 16 janvier à La Manufacture CDCN à Bordeaux dans le cadre du festival Trente Trente.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77982622-56638629.jpg?v=1706108898" alt="Festival Trente Trente XXIe édition de l'événement bordelais qui bouleverse normes et préjugés…" title="Festival Trente Trente XXIe édition de l'événement bordelais qui bouleverse normes et préjugés…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"La Doublure du réel"</strong></span>       <br />
       Projection de films expérimentaux en continu.       <br />
       Et rencontre avec le réalisateur Christophe Schaeffer.       <br />
              <br />
       <b>Vu le jeudi 18 janvier à Éclats à Bordeaux.</b>       <br />
       Représenté en continu le mercredi 17 janvier (de 18 h à 21 h), le jeudi 18 janvier (de 18 h à 20 h), le samedi 20 janvier (de 15 h à 18 h) à Éclats, Bordeaux (gratuit, en accès libre).       <br />
       Représenté en continu les vendredi 26 et samedi 27 janvier (de 20 h à 23 h) au Glob Théâtre, Bordeaux.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 16 janvier au 2 février 2024.</span>       <br />
       <b>Festival Trente Trente</b>       <br />
       XXIe Rencontres de la Forme Courte dans le Spectacle Vivant       <br />
       Bordeaux Métropole - Boulazac.       <br />
       <a class="link" href="http://www.trentetrente.com/" target="_blank">>> trentetrente.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>•Off 2023• "Braconniers" Tendre délicatement l'oreille pour découvrir ces existences en marche</title>
   <updated>2023-07-09T09:42:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-Braconniers-Tendre-delicatement-l-oreille-pour-decouvrir-ces-existences-en-marche_a3655.html</id>
   <category term="Avignon 2023" />
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   <published>2023-07-09T09:05:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Au Zimbabwe, dans le sud de l'Afrique, Humba, le rhinocéros de Paul Wright est abattu par des braconniers au sein de sa réserve privée. La lutte contre les braconniers devient pour lui une affaire personnelle. Au même moment, James Ngobo cherche des réponses après le meurtre de son fils. Deux pères, deux cultures, deux générations, quatre destins s'entremêlent sur fond d'apartheid dans cette partie de l'Afrique subsaharienne où règnent l'espoir et le désespoir. La vengeance sera-t-elle un soulagement sur ces pistes des terres rouges et du soleil accablant ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73951626-51436015.jpg?v=1688888663" alt="•Off 2023• "Braconniers" Tendre délicatement l'oreille pour découvrir ces existences en marche" title="•Off 2023• "Braconniers" Tendre délicatement l'oreille pour découvrir ces existences en marche" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Tout a commencé par un livre qui raconte l'histoire d'un ranger en Afrique du Sud qui a risqué sa vie pour récupérer le dernier rhinocéros blanc dans la jungle hostile du Congo. Mais, malheureusement, je n'ai jamais réussi à obtenir les droits. Mon désir était de parler de cette espèce menacée et fragile que l'on massacre et de l'exploitation cruelle que l'on en fait. Mais je ne voulais pas que mon spectacle soit à l'image d'&quot;Out of Africa&quot;, du &quot;Roi lion&quot;, de &quot;Blood Diamon&quot; ou de &quot;Tarzan&quot; parce que ces films-là, ce n'est pas l'Afrique que je connais et où j'ai vécu&quot;.</span> Ainsi s'exprime Éric Bouvron, écrivain, metteur en scène, comédien et chorégraphe récompensé du meilleur comédien du Théâtre privé en 2016 pour son adaptation des &quot;Cavaliers&quot; de Joseph Kessel.       <br />
              <br />
       Dans cette magnifique scène ouverte du jardin du Théâtre des Halles, nous avons eu la chance immense d'assister à une avant-première du spectacle le 5 juillet. Le festival était encore à ses balbutiements, la nuit était tombée et les rares spectateurs et spectatrices ont été accueillis(es) par une bien jolie mélodie aux accents et aux paroles africaines que les comédiens nous ont invitées à fredonner…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73951626-51436035.jpg?v=1688888694" alt="•Off 2023• "Braconniers" Tendre délicatement l'oreille pour découvrir ces existences en marche" title="•Off 2023• "Braconniers" Tendre délicatement l'oreille pour découvrir ces existences en marche" />
     </div>
     <div>
      En un millième de seconde, les pins du jardin des Halles se transforment en palmeraie et les pelouses en savane africaine. Comment cette magie s'est-elle opérée aussi vite ?       <br />
       Dès lors, tout commence très vite. Une prise de parole par Yannis Baraban, l'un des comédiens qui, dès les premiers instants, nous fixe droit dans les yeux et, comme une traînée de poudre, le spectateur est embarqué sans répit dans un récit profondément humain et poignant.       <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Pour mes créations, j'ai besoin de me rendre sur place, d'aborder les cultures que je découvre pour être le plus authentique possible&quot; (sic).</span>       <br />
              <br />
       Ça se sent sur le plateau. Pas d'artifices dans le propos, mais une impression de vécu profond s'installe immédiatement et inonde le spectateur sans le lâcher une seconde. Parce qu'Éric Bouvron sait de quoi il parle dans ce spectacle, lui qui a grandi en Afrique du Sud et pour qui les rencontres et les nombreux voyages nourrissent l'ensemble de ses créations théâtrales.       <br />
              <br />
       Avec &quot;Braconniers&quot;, on y est au Zimbabwe ! Dans la nuit avignonnaise déjà tombée, on le sent pourtant le soleil accablant sur nos épaules, on est en immersion XXL-3D sur les pistes de sable rouge et l'on roule, on roule en trombe au volant du 4x4 vrombissant que conduit tantôt le personnage principal, Paul Wright, interprété de façon magistrale par Yannis Baraban ou par, Cyntia, sa fille, interprétée par Aurélia Poirier, remarquable comédienne dont on sent déjà un grand professionnalisme malgré son jeune âge. Jouer aux côtés d'Alexis Michalik apporte sans doute beaucoup. Entre autres…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73951626-51436036.jpg?v=1688888716" alt="•Off 2023• "Braconniers" Tendre délicatement l'oreille pour découvrir ces existences en marche" title="•Off 2023• "Braconniers" Tendre délicatement l'oreille pour découvrir ces existences en marche" />
     </div>
     <div>
      Une magnifique composition musicale et sound design réalisée par Romain Trouillet participe encore plus à nous projeter dans la jungle aux côtés des babouins bavards, des rhinocéros, du feu de bois, des pistes défoncées de la savane et du lodge qu'il faut soigner pour les touristes.        <br />
       À noter ce très très beau moment de spectacle où le temps est suspendu. Celui où Jean-Erns Marie-Louise, le comédien interprétant James Ngobo, évoque la légende de ce dernier et nous explique pourquoi, précisément, les rhinocéros sont gris.       <br />
              <br />
       Ou encore celui où Francis Bolela, interprétant Lindelani, le fils révolté, incarne un homme blanc qui craint d'être harcelé par les Noirs. Une mention particulière pour le jeu exceptionnel de ce comédien.       <br />
              <br />
       Il en est ainsi parfois du théâtre… Il nous emporte et nous subjugue.       <br />
       Mais l'écriture d'Éric Bouvron va plus loin, beaucoup plus loin. Derrière l'évocation notoire du problème des tueries cruelles des rhinocéros, elle convoque aussi la question de l'apartheid qui a laissé des séquelles notoires bien présentes, de la société sud-africaine, des relations intergénérationnelles, du racisme, de l'écologie et de la cause animale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73951626-51436069.jpg?v=1688889414" alt="•Off 2023• "Braconniers" Tendre délicatement l'oreille pour découvrir ces existences en marche" title="•Off 2023• "Braconniers" Tendre délicatement l'oreille pour découvrir ces existences en marche" />
     </div>
     <div>
      La présence harmonieusement entraînante et toute en douceur du violon de Raphaël Maillet – le &quot;fiddle&quot; plus exactement, un violon plus traditionnel que le violon classique – participe à faire de ce spectacle un moment de grâce théâtrale malgré la violence des actions et des rapports humains qui nous sont présentés. Il le sublime, tout simplement.       <br />
              <br />
       &quot;10 kg de cornes de rhinocéros : 90 000 dollars. C'est un joli pactole, n'est-ce pas !&quot;.       <br />
       Avec simplement quelques caisses rouges de bouteilles vides, une petite roue de vélo faisant office de volant, des changements de vêtements à vue par les comédiens, un mannequin très réaliste représentant le jeune braconnier tué par Paul Wright et une scénographie taillée au cordeau par les comédiens et la comédienne, Éric Bouvron parvient à prendre le public comme confident en lui proposant de tendre l'oreille délicatement vers ce qu'il a à nous transmettre et de découvrir ces existences en marche qui pourraient être les nôtres.       <br />
              <br />
       Puisse Éric Bouvron repartir encore et encore vers d'autres contrées pour nous ramener des instants de théâtre semblables et interroger le public sur la nécessité intrinsèque de celui-ci. Après le désert de Nabib avec les Bushmen, la banquise avec les Inuits, les steppes Ouzbek, la Mongolie, la Crète, les USA, la Jordanie et l'Île de la Réunion, où nous emportera t-il prochainement ?       <br />
       Nous sommes impatients(es) de le découvrir…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Braconniers"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73951626-51436071.jpg?v=1688889496" alt="•Off 2023• "Braconniers" Tendre délicatement l'oreille pour découvrir ces existences en marche" title="•Off 2023• "Braconniers" Tendre délicatement l'oreille pour découvrir ces existences en marche" />
     </div>
     <div>
      Texte : Éric Bouvron en co-écriture avec Benjamin Penamaria.       <br />
       Mise en scène et scénographie : Éric Bouvron.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Eléna Michielin.       <br />
       Avec : Yannis Baraban, Mexianu Medenou en alternance avec Francis Bolela, Jean-Erns Marie-Louise, Aurélia Poirier.       <br />
       Musique en scène : Marie-Anne Favreau.       <br />
       Lumière : Romain Titinsnaider.       <br />
       Création musique et effets sonores : Romain Trouillet.       <br />
       Costumes : Nadège Bulfay.       <br />
       Une production Barefoot.       <br />
       À partir de 10 ans.       <br />
       Durée : 1 h 35.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 26 Juillet 2023.</span>       <br />
       Tous les jours à 21 h 30. Relâche le jeudi.       <br />
       Théâtre des Halles, Jardin, 22, rue du Roi René, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 32 76 24 51.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredeshalles.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredeshalles.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>● Avignon Off 2021 ● Rhinocéros D'après Eugène Ionesco</title>
   <updated>2021-06-29T09:32:00+02:00</updated>
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   <category term="À l'affiche" />
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   <published>2021-06-29T09:24:00+02:00</published>
   <author><name>Annonce</name></author>
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    <![CDATA[
"Rhinocéros" alerte sur les dangers de l'uniformisation et du totalitarisme. Dans un cirque, alors qu'un logicien-trapéziste disserte sur le syllogisme : "Tous les chats sont mortels, Socrate est mortel, donc Socrate est un chat", les humains se métamorphosent en bêtes puissantes et bornées, au mépris de l'humanité. Une fable d'une singularité hypnotisante.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57397228-42526400.jpg?v=1624952733" alt="● Avignon Off 2021 ● Rhinocéros D'après Eugène Ionesco" title="● Avignon Off 2021 ● Rhinocéros D'après Eugène Ionesco" />
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     <div>
      Au sortir de la guerre, Ionesco compose une quinzaine de pièces où l'absurde se mêle à l'insolite. Et, bien qu'il ne cessât de réfuter ce terme, il sera définitivement classé : &quot;auteur de l'absurde&quot;. Écrite en 1959, la pièce &quot;Rhinocéros&quot; décrit son effroi devant toutes les formes de totalitarisme. La pièce sera jouée sur les scènes du monde entier. En 1970, Ionesco est élu académicien et devient l'un des rares auteurs à être reconnu de son vivant.       <br />
              <br />
       Dans une mise en scène de Patrick Dray, cette fable alerte sur les dangers de l'uniformisation et la tentation du totalitarisme. Dans un cirque, alors qu'un logicien-trapéziste disserte sur le syllogisme, des rhinocéros battent le pavé dans un bruit de bottes déjà connu et les humains se métamorphosent peu à peu en bêtes puissantes et bornées, au mépris de la morale humaniste… Les personnages d'une banalité déconcertante ou d'une insondable profondeur, donnent à cette fable une singularité hypnotisante, une forme de déraison ubuesque qui séduit.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57397228-42526409.jpg?v=1624952762" alt="● Avignon Off 2021 ● Rhinocéros D'après Eugène Ionesco" title="● Avignon Off 2021 ● Rhinocéros D'après Eugène Ionesco" />
     </div>
     <div>
      D'après Eugène Ionesco.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Patrick Dray.       <br />
       Assistant mise en scène : Denis d'Yvoire.       <br />
       Avec : Nina Batlaj, Antoine Cafaro, Marion Detienne, Denis d'Yvoire, Christophe Leduc, Nathan Lefevre, Mathilde Lejeune, Camille Remy, Florence Paris.       <br />
       Lumière : Jérôme Pratx       <br />
       Scénographie : Valérie Jung       <br />
       Costume : Anne De Vains       <br />
       Musique : Patrick Dray       <br />
       Coproduction : Le Sous-sol est vide.       <br />
       Régie : Stéphane Ratelade.       <br />
       Spectacle tout public à partir de 10 ans.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       Une production La Troupe des Absurdistes - Aventurine &amp; Cies.       <br />
       Directrice de production : Caroline Berthod.       <br />
       Production : Marion Detienne.       <br />
       Diffusion : Chloé Tudoux.       <br />
       Communication : Nathan Lefevre.       <br />
       Presse : Samantha Lavergnolle.       <br />
              <br />
       <b>Contact pro :</b>       <br />
       Chloé Tudoux.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('diffusion@aventurine-et-compagnies.com')" >diffusion@aventurine-et-compagnies.com</a>       <br />
       06 35 19 29 73.       <br />
              <br />
       <b>● Avignon Off 2021 ●</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 au 31 juillet 2021.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h 20, relâche les 12, 19 et le 26.       <br />
       Théâtre Alizé, 15, rue du 58e Régiment d’Infanterie, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 14 68 70.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatrelalize.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatrelalize.com</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.latroupedesabsurdistes.com/" target="_blank">&gt;&gt; latroupedesabsurdistes.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.aventurine-et-compagnies.com/" target="_blank">&gt;&gt; aventurine-et-compagnies.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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