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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-12T20:40:29+01:00</updated>
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   <title>"L'Amante anglaise"… Un titre durassien, propre à laisser infuser une vérité à jamais forclose</title>
   <updated>2026-03-11T09:30:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/L-Amante-anglaise-Un-titre-durassien-propre-a-laisser-infuser-une-verite-a-jamais-forclose_a4500.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2026-03-12T09:14:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le 16 décembre 68, la première de la pièce écrite par Marguerite Duras (faisant suite à son roman éponyme) était représentée au TNP du Palais de Chaillot, dans une mise en scène de Claude Régy et une distribution réunissant, entre autres, Michael Lonsdale et Madeleine Renaud. Ce soir au tnba de Bordeaux, la filiation d'une distribution d'exception est assurée par Nicolas Bouchaud, Dominique Reymond, Laurent Poitrenaux, dans une mise en scène à l'avenant d'Émilie Charriot… Quant à la vérité forclose de cette menthe anglaise, elle sera encore et toujours remise au travail dans un mouvement poético-théâtral à faire chavirer "les sens".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95245316-66662856.jpg?v=1773217408" alt=""L'Amante anglaise"… Un titre durassien, propre à laisser infuser une vérité à jamais forclose" title=""L'Amante anglaise"… Un titre durassien, propre à laisser infuser une vérité à jamais forclose" />
     </div>
     <div>
      Sur un plateau quasiment nu – un carré dont le blanc lumineux contraste avec l'obscurité d'un drame dont la cause, jamais élucidée, plonge ses racines dans la nuit des temps – et dans la salle où d'abord a pris place un homme ordinaire, Pierre Lannes, mari sans envergure, mais non sans désir, va se rejouer le drame reconnu par son autrice, Claire Lannes. Une heure quarante durant, un énigmatique interrogateur, sans statut défini si ce n'est d'être un double de nous, spectateurs, va tenter de découvrir – pour elle – la raison obscure de son acte. Elle, la criminelle, qui, tout en reconnaissant en être l'autrice, n'a pas accès aux raisons qui l'ont poussée à le commettre. Étrangère à son crime, étrangère à elle-même, étrangère à nous, elle épuisera son interrogateur dans un jeu sans fond de questions réponses… où on se demande si ce n'est pas elle parfois qui mène la danse de la folie.       <br />
              <br />
       En prologue, un titre du groupe anglais The Stranglers – &quot;La Folie&quot; – est diffusé, faisant écho lui à un événement macabre survenu en juin 1981 où un étudiant japonais avait assassiné dans son studio parisien une jeune étudiante hollandaise, l'avait découpée avant de la dévorer. Ajouté au texte de Marguerite Duras, dont l'écrit est respecté à la lettre près, ce fait divers commenté par l'interrogateur mettra en abyme un autre meurtre, celui de Marie-Thérèse Bousquet, cousine de Claire Lannes, sujet de cet opus… Le 8 avril 1966, &quot;grâce au recoupement (!) ferroviaire&quot;, on retrouvera le point d'intersection des différents convois ayant transporté la victime découpée en plusieurs morceaux, tous sont passés sous le Pont de la Montagne Pavée, à Viorne, circonscription de Corbeil, là où depuis vingt-deux ans réside Claire Lannes… Crimes gigognes… à la différence essentielle que, là, son autrice ayant reconnu spontanément les faits, ne fournira aucune explication sur ses motivations.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95245316-66662857.jpg?v=1773217429" alt=""L'Amante anglaise"… Un titre durassien, propre à laisser infuser une vérité à jamais forclose" title=""L'Amante anglaise"… Un titre durassien, propre à laisser infuser une vérité à jamais forclose" />
     </div>
     <div>
      Le premier tableau, consacré à l'interrogatoire du mari, apportera plus d'opacité que de lumière sur la personnalité de son épouse, tout en levant le voile sur lui. Homme enfermé dans ses propres obsessions – comme la trace prégnante du désir charnel l'ayant précipité autrefois dans la couche de celle qui venait à l'époque de subir un chagrin d'amour avec un homme violent, l'agent de Cahors – il semble incapable de fournir la moindre raison à cet acte dément. Centré depuis toujours sur ses préoccupations médiocres de sauver les apparences pour vivre une existence sans véritable horizon d'attentes, il ne voit dans le sort réservé à la cousine de sa femme que la perte d'une bonne cuisinière à bon marché entretenant sa maison. Quant à la vie que lui faisait mener son épouse, il ne peut en dire que l'indifférence totale qui avait pris place entre eux deux. Au regard des comportements bizarres de son épouse, avait-il peur qu'elle se supprime ou l'espérait-il ? Il dit ne comprendre plus rien à elle, ne comprendre plus rien à lui… Se contentant de ressasser sa folie tranquille, son imagination tranquille hors réalité, et son attirance tranquille pour le banc du jardin et la menthe anglaise qui poussait à son pied.       <br />
              <br />
       Nuit au plateau d'où, entre ombres et lumières, émerge Claire Lannes. Ainsi s'ouvre le second tableau projetant la coupable assise sur une petite chaise face à l'interrogateur… Et là, dire l'engagement quasi organique de Nicolas Bouchaud accompagnant le désir de savoir de l'interrogateur par la chorégraphie naturelle de sa gestuelle donnant chair aux mots qu'il prononce. Face à lui, Dominique Reymond remarquable tout autant, silhouette noire de Claire Lannes enterrant (faisant taire) en elle un secret : pourquoi avoir tué sa cousine – sourde et muette – avec laquelle elle dit avoir toujours eu de bonnes relations, si ce n'est qu'elle était trop grosse pour la maison, de même que son mari était trop grand… Un secret dont elle semble avoir perdu la clef… si jamais il n'y en eut jamais une. Sa franchise abrupte désarme la réalité, mise en pièces elle aussi par ses paroles renvoyant à celles d'une Pythie contemporaine, tournée elle vers un passé qui résiste.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95245316-66662874.jpg?v=1773217455" alt=""L'Amante anglaise"… Un titre durassien, propre à laisser infuser une vérité à jamais forclose" title=""L'Amante anglaise"… Un titre durassien, propre à laisser infuser une vérité à jamais forclose" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Il y a deux choses : la première, c'est que j'ai rêvé que je la tuais. La deuxième, c'est que lorsque je l'ai tuée, je ne rêvais pas&quot;,</span> ainsi parle en toute tranquillité celle qui a passé son temps, depuis son grand amour perdu pour l'agent de Cahors, à contempler la vie passer en elle. Elle qui ne consentirait à en dire plus que si la bonne question, celle qui l'éclairerait en regroupant toutes les autres questions (recoller les morceaux découpés dans l'obscurité de la cave ?), lui était posée… et dont elle ignore elle-même la teneur. Elle gardera, précieusement murée en elle, le lieu où elle a dissimulé la tête de sa victime… comme la possibilité d'un dernier lien avec une humanité qui l'a désertée, un lien qui fait parler jusqu'à épuiser littéralement l'interrogateur auquel elle adressera un dernier et pathétique &quot;Écoutez-moi !&quot;, avant d'être engloutie dans l'obscurité qui la recouvre.       <br />
              <br />
       Porteurs des drames de celles et ceux qui ne se sont jamais accommodés de la vie, Claire et Pierre Lannes rejoignent la galerie des âmes errant dans les limbes de la littérature. Pour que leur voix parvienne jusqu'à nous, Émilie Charriot a choisi finement une mise en jeu dépouillée de tous artifices, chargeant une actrice (Dominique Reymond) et des acteurs (Laurent Poitrenaux, Nicolas Bouchaud) à l'aura charismatique de faire oublier qui ils sont pour faire entendre entre les creux du langage, les variations du rythme, les crispations ou abandons des corps, une vérité qui se refuse à elle-même. Une vérité forclose dans une folie diffuse où infuse le parfum discret de la menthe anglaise remplissant l'espace d'écoute… Une épiphanie humaine et théâtrale dont on ressort… bouleversé.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 5 mars 2026 dans la salle Vauthier du tnba - Théâtre national Bordeaux Aquitaine, Bordeaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Amante anglaise"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95245316-66662906.jpg?v=1773217507" alt=""L'Amante anglaise"… Un titre durassien, propre à laisser infuser une vérité à jamais forclose" title=""L'Amante anglaise"… Un titre durassien, propre à laisser infuser une vérité à jamais forclose" />
     </div>
     <div>
      Texte : Marguerite Duras.       <br />
       Mise en scène : Émilie Charriot.       <br />
       Avec : Dominique Reymond, Nicolas Bouchaud, Laurent Poitrenaux.       <br />
       Dramaturgie : Olivia Barron.       <br />
       Lumière et scénographie : Yves Godin.       <br />
       Régie lumière et générale : Thierry Morin.       <br />
       Costumes : Caroline Spieth.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
              <br />
       <b>Représenté du 2 au 7 mars 2026, au tnba - Théâtre national Bordeaux Aquitaine (33).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Festival Africapitales… Rencontres des arts entre Conakry et Paris</title>
   <updated>2026-03-11T08:48:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Africapitales-Rencontres-des-arts-entre-Conakry-et-Paris_a4499.html</id>
   <category term="Festivals" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95244078-66662281.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-03-11T08:10:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Du 6 au 15 mars 2026 se déroule la cinquième édition de "Africapitales", création originale du Lavoir Moderne Parisien qui a eu l'idée de marier artistiquement une capitale du continent africain avec Paris. Cette année, Conakry est à l'honneur. Durant près d'une dizaine de jours, théâtre, contes, danse, conférence, films et exposition sont au programme pour présenter des artistes guinéens ou franco-guinéens. Nous avons fait une incursion, lors de la première soirée, avec le conteur comédien Petit Tonton et la chanteuse Aïssata Kouyaté et son groupe Kobenawati.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95244078-66662281.jpg?v=1773213331" alt="Festival Africapitales… Rencontres des arts entre Conakry et Paris" title="Festival Africapitales… Rencontres des arts entre Conakry et Paris" />
     </div>
     <div>
      Le festival &quot;Africapitales&quot; est comme une oasis qui apporte de la fraîcheur et une ouverture vers l'Autre et l'Ailleurs dans une actualité politique aride et morose, en proposant, chaque année depuis 2022, une rencontre artistique entre une capitale d'un pays du continent africain et Paris. Des artistes parisiens font aussi le trajet pour jouer et exposer leurs œuvres dans cette capitale étrangère. C'est une double alliance entre deux villes, deux pays et deux cultures pour une découverte mutuelle.       <br />
              <br />
       Après Bamako (2022), Kigali (2023), Cotonou (2024) et Dakar (2025), Conakry est invitée à Paris pour cette édition. &quot;Africapitales&quot; est organisé et a été créé par l'équipe du Lavoir Moderne Parisien avec à sa tête Khalid Tamer, accompagné de Julien Favart, le codirecteur et directeur artistique.       <br />
              <br />
       Fidèle à une ligne directrice dont il est l'un des rares représentants, le Lavoir Moderne Parisien est un théâtre de quartier dans sa plus noble expression. Ouvert directement à son environnement social adjacent et au monde, il marie des exigences artistiques avec ses combats citoyens.       <br />
              <br />
       Pour cette première soirée du 6 mars, contes et concert sont au programme dans deux lieux différents de la rue Léon dans le 18ᵉ arrondissement de Paris, avec, pour les premiers, l'institut des cultures d'Islam et pour le second, le Lavoir Moderne Parisien.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95244078-66662285.jpg?v=1773213362" alt="Festival Africapitales… Rencontres des arts entre Conakry et Paris" title="Festival Africapitales… Rencontres des arts entre Conakry et Paris" />
     </div>
     <div>
      Les griots sont à l'honneur. On l'est par le sang, de père en fils ou de mère en fille. Cela concerne uniquement certaines familles dont des artistes comme Salif Keïta, Youssou N'Dour, Toumami Diabaté ou Aïssata Kouyaté en sont issus. De classe sociale parfois marginalisée ou crainte du fait de leurs relations avec le pouvoir, ils sont des conseillers politiques. Ils ont aussi un rôle de médiateurs entre chefs et lors de conflits. Ils sont porteurs de la culture de leur communauté et dépositaires de leur Histoire en racontant la généalogie des familles sur une dizaine de générations, les épopées, les faits d'armes et les royaumes. Ils transmettent les valeurs morales via des mythes fondateurs à travers leurs récits et leurs chants.       <br />
              <br />
       La classe des griots, appelée Jeli en Guinée ou gewel au Sénégal, se répartit dans les pays d'Afrique de l'Ouest, en Guinée, au Mali, au Sénégal, en Gambie, au Burkina Faso, en Guinée-Bissau, en Mauritanie, au Libéria et en Sierra Leone.       <br />
              <br />
       Petit Tonton, alias Moussa Doumbouya, est debout, face au public. Il est comédien et conteur. Il est accompagné par le musicien Mohamed Sefoudi Kayouté avec une kora qui accompagne souvent les récits des griots en Guinée. C'est une harpe-luth à 21 cordes, jouée en pinçant les cordes avec les doigts. Elle est pratiquée dans plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest. Il dit quatre contes dont &quot;L'ingratitude&quot; qui raconte, au travers de figures animales, les diverses relations qu'elles entretiennent avec elles-mêmes et avec l'homme, une mauvaise nature selon elles. Des contes traitent aussi de l'égoïsme, de l'appât du gain et de ses travers.       <br />
              <br />
       Ils ont toujours un aspect un peu humoristique avec une morale ancestrale, simple et toujours profonde sans qu'elle soit moralisatrice. Petit Tonton joue de silences et de ruptures pour capter l'auditoire. Sa voix fluette, son large sourire et sa présence rendent les contes ludiques et pleins de sagesse. Ceux-ci dessinent en effet le relief parfois accidenté des sentiments humains, positifs ou négatifs, que tout un chacun peut avoir en l'habillant d'une narration où les animaux prennent la parole, où le malin est naïf et le voleur volé. Un monde dans lequel de temps en temps tout est inversé et où la simplicité et l'honnêteté finissent toujours par avoir gain de cause.       <br />
              <br />
       La seconde partie de la soirée est le concert d'Aïssata Kouyaté avec son groupe Kobenawati créé en 2021. Issue d'une famille de griots, elle a préféré suivre le chemin de la musique, de la danse et de la chanson. Elle est accompagnée par Amina Mezaache à la flûte traversière, par Sona Diabaté à la guitare, par Losseni Koné à la percussion et par Bako Système Daou à la kora.        <br />
               <br />
       Artiste polyvalente, elle est une héraut de la musique traditionnelle africaine. Elle l'innove toutefois en mêlant des instruments occidentaux avec la flûte traversière, qui l'accompagne depuis une vingtaine d'années, et la guitare électrique qui contrebalancent le rythme cadencé du Djembe. D'une voix aussi forte que mélodieuse, Aïssata Kouyaté enchaîne des mouvements de danse durant tout le concert. Et elle assure des ateliers de danse durant le festival.       <br />
              <br />
       L'Ailleurs s'est épris de l'Ici dans le XVIIIᵉ arrondissement de Paris. La soirée fut belle, douce et festive et &quot;Africapitales&quot; se poursuit jusqu'au 15 mars.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Festival Africapitales</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95244078-66662303.jpg?v=1773213391" alt="Festival Africapitales… Rencontres des arts entre Conakry et Paris" title="Festival Africapitales… Rencontres des arts entre Conakry et Paris" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 6 au 15 mars 2026.</span>       <br />
       Le Lavoir Moderne Parisien, 35, rue Léon, Paris 18e.       <br />
       Tél. : 01 46 06 08 05.       <br />
       <a class="link" href="https://lmp-billetterie.mapado.com/event/672252-8-novembre" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://lavoirmoderneparisien.com/" target="_blank">>> lavoirmoderneparisien.com</a>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Ingratitude"</strong></span>       <br />
       Et autres contes.       <br />
       Dits par Petit Tonton (Moussa Doumbouya).       <br />
       Kora : Mohamed Séfoudi Kouyaté.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Concert Kobenawati</strong></span>       <br />
       Chanteuse : Aïssata Kouyaté.       <br />
       Flûte traversière : Amina Mezaache       <br />
       Guitare : Sona Diabaté.       <br />
       Percussion : Losseni Koné.       <br />
       Kora : Bako Système Daou.       <br />
       Durée : 1 h 30.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Africapitales-Rencontres-des-arts-entre-Conakry-et-Paris_a4499.html" />
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   <title>Le cabaret colle bien aux timbres et à l'âme des chansons de Bashung dans "Madame Ose Bashung"</title>
   <updated>2026-03-10T17:15:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-cabaret-colle-bien-aux-timbres-et-a-l-ame-des-chansons-de-Bashung-dans-Madame-Ose-Bashung_a4498.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2026-03-10T16:58:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Tolérance, sensualité, provocations amusées contre le masculinisme et les esprits étroits et rétrogrades sont les étendards de cet hommage à Alain Bashung orchestré par Sébastien Vion, artiste aux multiples talents, transformiste, artiste de rue et fidèle du cabaret Madame Arthur avec son personnage Corrine.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95225914-66657584.jpg?v=1773158481" alt="Le cabaret colle bien aux timbres et à l'âme des chansons de Bashung dans "Madame Ose Bashung"" title="Le cabaret colle bien aux timbres et à l'âme des chansons de Bashung dans "Madame Ose Bashung"" />
     </div>
     <div>
      Accompagné des fidèles complices que sont Kova Rea alias Brenda Mour, Julien Fanthou et son personnage Patachtouille, il s'empare d'une partie du répertoire de Bashung pour un show brûlant dans l'esprit cabaret. Toutes les trois, armées de hauts talons, de strings et de paillettes, chacune suivant sa tessiture, interprète une quinzaine de chansons qui vont des plus connues à quelques pépites confidentielles du rockeur au cœur tendre.       <br />
              <br />
       La performance est aussi musicale grâce au quatuor à cordes le Rainbow Symphony Orchestra, capable de l'interprétation du plus classique au plus rock et débridé, accompagné à la guitare électrique par Christophe Rodomisto et au piano par Delphine Dussaux alias Cosme McMoon, personnage grincheux et virtuose. Du grand luxe et des orchestrations originales denses et élaborées pour cet orchestre aussi visuel que musical, car toutes et tous sont également costumés(es) et empanachés(es) comme des créatures de la nuit.       <br />
               <br />
       Le mariage entre cet univers cabaret, queer, déjanté et les chansons de Bashung est une réussite exquise. Il met en relief les textes des chansons de Bashung qui sont des questionnements, des énigmes posées par la vie, énigmes charnelles, énigmes des actes, des désirs, des corps et des étranges signaux des sens capables de dérouter ses propres choix.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95225914-66657589.jpg?v=1773158521" alt="Le cabaret colle bien aux timbres et à l'âme des chansons de Bashung dans "Madame Ose Bashung"" title="Le cabaret colle bien aux timbres et à l'âme des chansons de Bashung dans "Madame Ose Bashung"" />
     </div>
     <div>
      Ce sont aussi ses mots qui jouent avec ces énigmes, qui tentent de garder leurs mystères tout en dévoilant leurs errances, des jongleries verbales jamais toujours gratuites qui puisent dans la simplicité du quotidien pour donner corps à cette chose qui se crée entre mots, mélodies, musique et voix. Une recherche que Bashung, dans ses derniers concerts, mettait à l'œuvre, du désir symphonique aux riffs électriques, et aux ruptures radicales, qui faisaient souvent basculer ses morceaux en ambiances opposées, mélodie cool brisée soudain par un refrain hyper scandé comme dans &quot;Bombez !&quot;.       <br />
              <br />
       Un spectacle haut en couleur, en rire, en émotions et en cœur énorme qui finit en beauté et en poésie avec les voltiges aériennes d'une virtuosité à faire tourner la tête de Vladimir Spach, emportant Corrine, haut, dans les airs, rejoindre l'âme de l'auteur de &quot;Madame Rêve&quot;.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vu au Théâtre-Sénart - Scène nationale, Lieusaint (77) le 30 janvier 2026.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Madame Ose Bashung"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95225914-66657627.jpg?v=1773158548" alt="Le cabaret colle bien aux timbres et à l'âme des chansons de Bashung dans "Madame Ose Bashung"" title="Le cabaret colle bien aux timbres et à l'âme des chansons de Bashung dans "Madame Ose Bashung"" />
     </div>
     <div>
      Conception et mise en scène : Sébastien Vion, Cie Le Skaï et l'Osier.        <br />
       Chanteuses, chanteurs, performeuses et performeurs : Corrine (Sébastien Vion), Brenda Mour (Kova Rea), Patachtouille (Julien Fanthou).       <br />
       Piano : Cosme McMoon (Delphine Dussaux).       <br />
       Guitare : Christophe Rodomisto.       <br />
       Quatuor à cordes du Rainbow Symphony Orchestra : Juliette Belliard (alto), Adrien Legendre (violoncelle), Laurent Lescane (1er violon), Vladimir Spach (2e violon).       <br />
       Arrangements : Damien Chauvin.       <br />
       Sangles aériennes : Quentin Signori.       <br />
       Régie générale et régie lumière : Gilles Richard.       <br />
       Régie son : Jean-Pierre Goncalvez et Mustapha Aichouche.       <br />
       Habillage et accessoires : Anna Rinzo et Ninon Debernardi.       <br />
       Perruques et coiffures : Kevin Jacotot.       <br />
       Costumes latex : Arthur Avellano.       <br />
       Vidéos : Collectif La Garçonnière Tifenn Ann D, Syr Raillard, Thibaut Rozand.       <br />
       Bande son d'entrée : Nicol.       <br />
       Cie Le Skaï et l'Osier.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">14 et 15 mars 2026.</span>        <br />
       Samedi à 20 h, dimanche à 17 h.       <br />
       Les Quinconces &amp; Espal - Scène Nationale, 4, place des Jacobins, Le Mans (72).       <br />
       Tél. : 02 43 50 21 50.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie.quinconces-espal.com/spectacle?id_spectacle=3423" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.quinconces-espal.com/" target="_blank">&gt;&gt; quinconces-espal.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       25 avril 2026 : Le Carré, Sainte-Maxime (83).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Le-cabaret-colle-bien-aux-timbres-et-a-l-ame-des-chansons-de-Bashung-dans-Madame-Ose-Bashung_a4498.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"I will survive" Quand la meute (des Chiens de Navarre) est lâchée, le car à vannes est déchaîné…</title>
   <updated>2026-03-09T13:07:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/I-will-survive-Quand-la-meute-des-Chiens-de-Navarre-est-lachee-le-car-a-vannes-est-dechaine_a4497.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95193128-66639768.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-03-09T12:47:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Déchaîné ici pour la bonne cause… celle de la Femme qui, dit rapidement (cf. Simone de Beauvoir et Georges Wolinski), est "un homme comme les autres"… Comment aborder des sujets aussi sérieux que les dérapages de l'humour "mis sous écrou" à la radio ou celui plus tragique d'une épouse aux abois, elle mise en prison pour avoir commis un homicide sur son conjoint violeur ? Les Chiens de Navarre, s'affranchissant – dans la forme – de tout politiquement correct, aboient en meute pour mieux faire entendre les petites et grandes dérives humaines.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95193128-66639768.jpg?v=1773057263" alt=""I will survive" Quand la meute (des Chiens de Navarre) est lâchée, le car à vannes est déchaîné…" title=""I will survive" Quand la meute (des Chiens de Navarre) est lâchée, le car à vannes est déchaîné…" />
     </div>
     <div>
      Deux affaires parallèles reliées entre elles par la considération portée dans notre société à la figure de la femme… La première, constituant le fil rouge drolatique de la dramaturgie, expose un animateur d'une radio ayant lâché délibérément sur les ondes une plaisanterie manifestement lourdaude, déclenchant in fine l'ire générale… Colère d'abord d'un bataillon de féministes hurlant et gesticulant, débarquant pancarte à la main dans les travées pour soutenir l'honneur de leur sexe outragé par la blaguounette scabreuse faisant référence à la pub des cinq légumes et fruits et, cerise sur le gâteau, la banane en prime…        <br />
              <br />
       Courroux ensuite de la direction qui illico retire de l'antenne le contrevenant. Pour des raisons d'éthique croyez-vous, les blagues grasses faisant assurément le lit du masculinisme ? Que nenni ! La chute vertigineuse de l'audience en est l'unique raison. Ainsi, de manière des plus hypocrites et pour des raisons purement économiques, l'humour (beauf) sera mis sous écrou… en attendant l'incarcération préventive de son infortuné auteur, n'ayant fait par ailleurs que trop bien répondre au désir de buzz des &quot;grandes gueules&quot; d'une émission ouvertement grotesque.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95193128-66639769.jpg?v=1773057288" alt=""I will survive" Quand la meute (des Chiens de Navarre) est lâchée, le car à vannes est déchaîné…" title=""I will survive" Quand la meute (des Chiens de Navarre) est lâchée, le car à vannes est déchaîné…" />
     </div>
     <div>
      Au travers des différentes apparitions de l'humoriste déchu et de la réitération de sa sortie (assurément nulle…) que l'on lui demande de rappeler, et rappeler encore, selon un comique de répétition ayant fait ses preuves, se pose la question – sérieuse elle – du statut des humoristes sur les chaînes des radios publiques. Le &quot;Warning&quot; répétitif, opposé à son staff pour l'alerter de sa soumission aux lois du marché, fait du délinquant – qui ne voit pas de &quot;mâle&quot; dans sa plaisanterie ! – un lanceur d'alerte potentiel… Ainsi, sous couvert de délire &quot;humoristique&quot;, parlaient sous cape Les Chiens.       <br />
              <br />
       L'autre volet lui ne donnera pas lieu à plusieurs niveaux d'interprétation. Il faut dire que le tragique du propos – une femme abusée par un mari monstrueux qu'elle liquidera pour survivre – ne s'y prêtait aucunement… sauf à tomber dans la provocation indécente, et ça Les Chiens s'en gardent bien, leur humour, si décalé soit-il dans la forme, restant toujours sur le fond dans les clous admis. Ainsi, le sujet du procès de cette femme dont le calvaire va être rejoué de manière crue et de façon grand-guignolesque alternativement, s'affranchira dans sa forme des convenances tout en se gardant bien de &quot;faire rire&quot; de la (bonne) cause. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95193128-66639788.jpg?v=1773057334" alt=""I will survive" Quand la meute (des Chiens de Navarre) est lâchée, le car à vannes est déchaîné…" title=""I will survive" Quand la meute (des Chiens de Navarre) est lâchée, le car à vannes est déchaîné…" />
     </div>
     <div>
      On découvrira celle qui deviendra l'autrice de l'homicide conjugal dans le bureau d'une directrice d'école fort empathique, essayant de la mettre en confiance pour qu'elle puisse dire les difficultés familiales à l'origine du comportement troublant de son fils. Et là encore l'humour enjoué du personnage, contrastant avec ce que l'on pressent de détresse chez la mère convoquée, fera contrepoint.        <br />
              <br />
       Puis viendra le tour des policiers chargés de prendre la plainte de la même dame ayant subi une tentative d'étranglement dont son cou porte traces… et là Les Chiens ne feront plus dans la dentelle en présentant sur un plateau la bêtise crasse et la vulgarité XXL des tenants de l'Ordre, un portrait collectif (auquel seule la jeune recrue, pas encore &quot;embrigadée&quot;, échappera) de nature à faire rugir de colère le garde des sots…        <br />
              <br />
       Bon, on l'aura compris, on rit de bon cœur et on ne va surtout pas bouder notre plaisir, car, même si les caricatures sont effrontément faciles, elles ne sont pas dénuées d'une réalité accablante… Combien à ce jour de féminicides auraient pu être évitées, si les femmes avaient pu être entendues par ceux qui étaient censés les protéger en acceptant de prendre leurs dépositions ?       <br />
              <br />
       Une autre saynète, plus légère mais non moins drôle, mettra en présence l'humoriste et les policières d'un commissariat lors de l'enregistrement par les autorités de la fameuse blague coupable. Complétant leur série de portraits à l'emporte-pièce, Les Chiens s'en donnent à cœur joie en interprétant une fliquette transie d'amour pour l'humoriste, une commissaire peu futée voulant asseoir son autorité, et une dactylo zélée notant tout et n'importe quoi.        <br />
              <br />
       De même une autre saynète, elle à ne pas mettre sous tous les yeux, se déroulant dans la salle de sport de la prison où a été incarcéré préventivement l'humoriste fautif, montrera un prisonnier exhibitionniste terroriser les autres en se battant littéralement les couilles devant eux, derrière face à nous. Et comme pour souligner, avec un humour &quot;outré&quot;, ce qu'il peut y avoir d'atroce dans l'univers carcéral, le &quot;rêve&quot; de l'humoriste entouré d'un abbé Pierre nu sous sa pèlerine et saisissant &quot;son bâton&quot; à pleines mains avant de se faire sodomiser par un Coluche en salopette, aura pour fonction de libérer… les zygomatiques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95193128-66639793.jpg?v=1773057370" alt=""I will survive" Quand la meute (des Chiens de Navarre) est lâchée, le car à vannes est déchaîné…" title=""I will survive" Quand la meute (des Chiens de Navarre) est lâchée, le car à vannes est déchaîné…" />
     </div>
     <div>
      En contrepoint de l'humour débridé, interviendra la séquence choc du viol en direct de la victime, suivi de l'homicide de son bourreau. Là aucune concession ne pourra être faite à l'humour qui en toute légitimité n'aura pas droit de cité… Il réapparaitra lors du procès de la victime-meurtrière sous les traits de l'Avocat Général, œil de verre, cheveux fumants, voix d'outre-tombe, crachant le sang d'un covid long, gesticulant et vitupérant pour débiter toutes les outrances connues visant à faire passer la victime du mari pour consentante des coups qu'il lui réservait, et plus si affinités. Son numéro, hilarant, où la caricature annule d'avance ce qu'il peut avancer, sera suivi de celui des avocats de la défense, remettant la pendule (des féminicides) à l'heure juste.       <br />
              <br />
       Faire rire d'un sujet &quot;dramatique&quot; n'est pas pari facile, mais si &quot;le comique est l'intuition de l'absurde&quot; (Ionesco) il va comme un gant à l'expression du tragique… Au terme de cette représentation ponctuée d'éclats (de rire), on ne peut que se réjouir d'une forme qui, désertant le terrain des contributions gravées dans le marbre, participe avec bonheur à fissurer à coups de boutoir grand-guignolesques l'édifice du masculinisme, cet <span style="font-style:italic">&quot;ensemble des mouvements réactionnaires, misogynes, androcentrés et antiféministes&quot;.</span> Quant aux Chiens de Navarre, eux à coup sûr, ils survivront… ayant décidément bon flair.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 26 février 2026 au Carré-Colonnes de Saint-Médard (33).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"I will survive"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95193128-66639839.jpg?v=1773057690" alt=""I will survive" Quand la meute (des Chiens de Navarre) est lâchée, le car à vannes est déchaîné…" title=""I will survive" Quand la meute (des Chiens de Navarre) est lâchée, le car à vannes est déchaîné…" />
     </div>
     <div>
      Création 2025.       <br />
       Mise en scène : Jean-Christophe Meurisse.       <br />
       Collaboration artistique : Amélie Philippe.       <br />
       Avec : Delphine Baril, Lula Hugot, Charlotte Laemmel, Anthony Paliotti, Gaëtan Peau, Georges Slowick, Fred Tousch.       <br />
       Scénographie : François Gauthier-Lafaye.       <br />
       Régie générale et plateau : Nicolas Guellier.       <br />
       Création et régie lumière : Stéphane Lebaleur.       <br />
       Création et régie son : Pierre Routin.       <br />
       Création et régie costumes : Sophie Rossignol et Corinne Paupéré.       <br />
       Regard chorégraphique : Céleste Vinot.       <br />
       Machiniste : Anouck Dubuisson.       <br />
       Régie plateau : Anouck Dubuisson.       <br />
       Vidéo : Baptiste Klein.       <br />
       Durée : 2 h.       <br />
              <br />
       Représenté du 26 au 28 février 2026 à la Scène nationale Carré-Colonnes de Saint-Médard (33).       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 13 au 14 mars 2026 :</span> Palais des Beaux-Arts de Charleroi​ (Belgique).       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 18 au 19 mars 2026 :</span> Théâtre le Manège 7000 Mons (Belgique).       <br />
       Du 27 au 31 mars et 1ᵉʳ avril 2026 : Théâtre Liberté, Toulon (83).       <br />
       Du 10 au 11 avril 2026 : Les Salins, Martigues (13).       <br />
       Du 22 au 23 avril 2026 : Château Rouge, Annemasse (74).       <br />
       Du 6 au 7 mai 2026 : Espace des Arts, Chalon-sur-Saône (71).       <br />
       Du 20 au 21 mai 2026 : Le Manège, Maubeuge (59).       <br />
       Du 29 au 31 mai et du 2 au 28 juin 2026 : Théâtre des Bouffes du Nord, Paris (75).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/I-will-survive-Quand-la-meute-des-Chiens-de-Navarre-est-lachee-le-car-a-vannes-est-dechaine_a4497.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Niquer la fatalité" Dialogue avec Gisèle Halimi… Comme un parcours initiatique pour devenir femme…</title>
   <updated>2026-03-06T12:53:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Niquer-la-fatalite-Dialogue-avec-Gisele-Halimi-Comme-un-parcours-initiatique-pour-devenir-femme_a4496.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95130228-66620378.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-03-07T07:31:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Création multidisciplinaire, sujette à une indéniable identification à la sphère féminine et, ici, en plus, à l'idéal féministe associant une figure emblématique, au sens référentiel et constructif du terme, que peut être Gisèle Halimi et une musicienne, comédienne, chanteuse, puissante et exigeante, aux convictions affirmées, qu'est Estelle Meyer. Pour cette dernière, Gisèle est une compagnonne de lutte, une marraine rêvée, indispensable au cœur de la sororité des combattantes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95130228-66620376.jpg?v=1694863989" alt=""Niquer la fatalité" Dialogue avec Gisèle Halimi… Comme un parcours initiatique pour devenir femme…" title=""Niquer la fatalité" Dialogue avec Gisèle Halimi… Comme un parcours initiatique pour devenir femme…" />
     </div>
     <div>
      Commence un petit monologue sur l'autre, le contact, la relation, la fragilité, la naissance, la mise au monde… Trinquer à la vie, niquer la fatalité. Puis Estelle Meyer nous emmènera dans l'histoire de l'avocate franco-tunisienne, dans un premier temps de l'enfance à l'adolescence (notamment sont narrées la grève de la faim de Gisèle pour se libérer du patriarcat familial ou la &quot;première fois&quot; racontée sans tabou, ni vulgarité). Puis, dans le chemin suivi à l'âge adulte. Estelle agrémente le récit de ses chansons (créées pour le spectacle) et d'un judicieux basculement entre l'incarnation de l'avocate féministe et les expressions tout autant empreintes de féminisme de l'artiste.       <br />
              <br />
       Moment charnière dans le spectacle, la séquence du procès d'Aix-en-Provence en 1978 où Gisèle Halimi défend deux femmes homosexuelles violées dans les Calanques à Marseille. Débats autour du mot consentement. Ce sont les femmes qui doivent se défendre pour dire qu'elles n'ont pas consenti, qui doivent faire reconnaître leur droit à dire non. Y a-t-il consentement quand la violence initiale a été reconnue ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95130228-66620377.jpg?v=1694864013" alt=""Niquer la fatalité" Dialogue avec Gisèle Halimi… Comme un parcours initiatique pour devenir femme…" title=""Niquer la fatalité" Dialogue avec Gisèle Halimi… Comme un parcours initiatique pour devenir femme…" />
     </div>
     <div>
      Ce procès &quot;retentissant à l'époque&quot;, qui sera &quot;LE&quot; procès du viol, mais aussi celui du début de la lente déconstruction du tabou de l'homosexualité (malheureusement non finalisée), contribuera à faire reconnaître par la loi le viol comme un crime passible des assises. Deux ans après, la loi du 23 décembre 1980 pénalise pour la première fois le crime de viol et le redéfinit au-delà de la seule relation vaginale imposée. C'est désormais &quot;l'acte de pénétration&quot; qui le caractérise.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;L'enjeu est très important,</span> expliquait alors l'infatigable combattante pour la cause des femmes, <span style="font-style:italic">ce n'est pas un procès de viol l'enjeu, ce n'est pas une condamnation ou un acquittement, l'enjeu, c'est changer les rapports fondamentalement entre les hommes et les femmes&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Estelle Meyer a indéniablement le sens de la scène, jouant de multiples postures et figures chorégraphiques – remarquablement &quot;scénographiées&quot; – avec, à la fois, une grande précision et une indépendance espiègle. Ses mouvements, ses déplacements, ses pas de danse sont souples, fluides, sensuels et félins. Artiste aux multiples talents, sa voix, riche d'énergie et de tonalités dynamiques, s'amuse avec facilité et avec une grande maîtrise tant des chansons qu'elle a composées que des monologues ou harangues féministes qu'elle projette avec enthousiasme et une certaine &quot;joie&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;Niquer la fatalité&quot; est une incarnation délurée, enthousiaste, énergique, vraiment rock'n'roll de la cause des femmes, passée et à venir, par une artiste exceptionnelle, capable de tout, abordant tous les sujets la touchant, du sexe à la philosophie en passant par une forme d'incandescente spiritualité. Un parti pris libre, indépendant, hors normes et hors des cadres habituels du théâtre, pour trouver une nouvelle liberté, féminine, sans contrainte, pour exprimer la conviction profonde d'une artiste et femme jusqu'au bout des tréfonds de l'âme et des sensibilités du corps.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Entendez-vous le chant des femmes/entendez-vous gronder nos âmes/sortir nos cœurs, nos chants, nos armes/jaillissent nos sœurs emplies de flammes/nous sommes debout, nous sommes les femmes/nous ne voulons plus de ce monde infâme/il faut que sonne la fin du drame/que s'aiment enfin les hommes et les femmes…&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Niquer la fatalité, chemin(s) en forme de femmes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95130228-66620378.jpg?v=1694864039" alt=""Niquer la fatalité" Dialogue avec Gisèle Halimi… Comme un parcours initiatique pour devenir femme…" title=""Niquer la fatalité" Dialogue avec Gisèle Halimi… Comme un parcours initiatique pour devenir femme…" />
     </div>
     <div>
      Conception, texte et jeu : Estelle Meyer.       <br />
       Mise en scène et dramaturgie : Margaux Eskenazi.       <br />
       Composition musicale : Estelle Meyer, Grégoire Letouvet, Pierre Demange.       <br />
       Arrangements musicaux : Grégoire Letouvet et Pierre Demange.       <br />
       Création lumière : Pauline Guyonnet.       <br />
       Création costumes : Colombe Lauriot Prévost.       <br />
       Scénographie : James Brandilly.       <br />
       Chorégraphie : Sonia Al Khadir.       <br />
       Piano, clavier : Grégoire Letouvet en alternance avec Thibault Gomez.       <br />
       Batterie, percussions : Pierre Demange en alternance avec Maxime Mary.       <br />
       Régie son et direction technique : Thibaut Lescure en alternance avec       <br />
       Guillaume Duguet.       <br />
       Régie lumière : Pauline Guyonnet en alternance avec Fanny Jarlot.       <br />
       Collaboration, accompagnement et développement : Carole Chichin.       <br />
       Création Printemps 2023.       <br />
       Durée : 1 h 45.       <br />
       Production : Phénomènes.       <br />
       Coproduction : La Familia.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95130228-66620379.jpg?v=1694864365" alt=""Niquer la fatalité" Dialogue avec Gisèle Halimi… Comme un parcours initiatique pour devenir femme…" title=""Niquer la fatalité" Dialogue avec Gisèle Halimi… Comme un parcours initiatique pour devenir femme…" />
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      <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">8 mars 2026 :</span> Sud-Est Théâtre, Villeneuve-Saint-Georges (94).       <br />
       <span class="fluo_jaune">10 mars 2026 :</span> Le Moulin du Roc - Scène nationale, Niort (79).       <br />
       <span class="fluo_jaune">12 et 13 mars 2026 :</span> La Blaiserie, Poitiers (86).       <br />
       <span class="fluo_jaune">20 mars 2026 :</span> L’espace culturel Odyssée/L’Autre Rive, Eybens (38).       <br />
       Du 2 au 11 avril 2026 : Théâtre des Bouffes du Nord, Paris 10e.       <br />
       23 juillet 2026 : L’Astrolabe Grand-Figeac, Figeac (46).
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     <br style="clear:both;"/>
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   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Niquer-la-fatalite-Dialogue-avec-Gisele-Halimi-Comme-un-parcours-initiatique-pour-devenir-femme_a4496.html" />
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