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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-10-16T04:15:36+02:00</updated>
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   <title>•Off 2023• "Cigalon" Sur les bancs de l'école, résonnaient souvent les mots de Marcel Pagnol…</title>
   <updated>2023-07-13T17:00:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-Cigalon-Sur-les-bancs-de-l-ecole-resonnaient-souvent-les-mots-de-Marcel-Pagnol_a3667.html</id>
   <category term="Avignon 2023" />
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   <published>2023-07-13T16:46:00+02:00</published>
   <author><name>Isabelle Lauriou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Avignon Off ! Chaleur et moustiques au programme, puis quelques cigales viennent aussi se poser au creux de nos oreilles, notamment dans ce théâtre bien climatisé au nom délicieux du "Rouge Gorge". Cela pourrait être aussi le nom d'une auberge où le monde viendrait se délecter d'un plat concocté avec tendresse et volupté. C'est d'ailleurs ce qui se produit chaque jour à 13 h 10 puisque le public bien installé, au frais, joue, malgré lui, les clients d'une terrasse. Cocasse !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74034481-51493521.jpg?v=1689260949" alt="•Off 2023• "Cigalon" Sur les bancs de l'école, résonnaient souvent les mots de Marcel Pagnol…" title="•Off 2023• "Cigalon" Sur les bancs de l'école, résonnaient souvent les mots de Marcel Pagnol…" />
     </div>
     <div>
      Le spectacle en question, c'est &quot;Cigalon&quot;. Un texte de Marcel Pagnol, qui donc, me rappelle, les bancs de l'école. Plus précisément, ces troupes de comédiens qui venaient ici et là dans les villages, proposer des pièces populaires qui redonnaient chair au bourg, mais surtout le sourire aux habitants.       <br />
              <br />
       Indémodable et terriblement divertissant quand &quot;Fred Muhl Valentin&quot; adapte une partie de ce texte, en version musicale. On rit, on sourit et l'on fredonne avec cette équipe qui vient avec un plaisir palpable nous raconter l'histoire de ce cuisinier qui refuse de servir à manger aux clients se présentant devant son établissement. Un comble ! Une idée complètement folle signée Marcel Pagnol.       <br />
       Rafraîchissant !       <br />
              <br />
       Les six comédiens, trois femmes, trois hommes (rien que pour cela, si j'avais encore un carnet de notes comme cela se faisait à l'école, je mettrais le maximum de points) s'en donnent donc à cœur joie, changeant de costumes au rythme de la pièce et dynamisant le plateau de leur fantaisie burlesque.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74034481-51493535.jpg?v=1689260989" alt="•Off 2023• "Cigalon" Sur les bancs de l'école, résonnaient souvent les mots de Marcel Pagnol…" title="•Off 2023• "Cigalon" Sur les bancs de l'école, résonnaient souvent les mots de Marcel Pagnol…" />
     </div>
     <div>
      Ce cuisinier est un chef, mais n'est pas un habile commerçant. Sa sœur aimante ne semble pas faire grand-chose pour que cela change. Ce petit manège aurait pu durer très longtemps, car Cigalon ne paraît aucunement malheureux de cette situation et gagne toujours sa vie correctement. Mais, une femme arrive et le coup de théâtre aussi. Ancienne blanchisseuse, elle décide d'ouvrir un établissement concurrent. Cette femme a du talent ! Et Pagnol, dans les années trente, aimait mettre les femmes en avant.       <br />
              <br />
       Cigalon, à l'ego démesuré, va soudainement réagir à la situation. Il n'a pas de clients puisqu'il les refuse, mais n'approuve pas que l'on vienne les lui prendre.        <br />
       Truculent.       <br />
              <br />
       Cigalon est un personnage calibré pour le théâtre. Tout y est : la grande gueule, la tendresse et à un &quot;m'ment donné&quot;, la délicatesse.       <br />
              <br />
       Entouré d'une équipe aussi fine que subtile, le metteur en scène, également comédien, nous ravit par sa poésie et ses chorégraphies. La pianiste assure aussi d'une vigoureuse répartie. Cigalon est une auberge servie sur ce plateau du Rouge Gorge à Avignon. On sort avec l'envie de dévorer un bon plat tant la cuisine et ses recettes reprises en chansons animent nos papilles pendant que nos estomacs frétillent.       <br />
              <br />
       À défaut du coup de fourchette, le public applaudit, en redemande et une surprise nous attend à la sortie.       <br />
              <br />
       Cigalon, c'est du théâtre, du divertissement et aussi un peu de poésie. Trois ingrédients incontournables dans cette immense marmite de spectacles de ce beau festival.       <br />
       Réjouissant !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Cigalon"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74034481-51493569.jpg?v=1689261157" alt="•Off 2023• "Cigalon" Sur les bancs de l'école, résonnaient souvent les mots de Marcel Pagnol…" title="•Off 2023• "Cigalon" Sur les bancs de l'école, résonnaient souvent les mots de Marcel Pagnol…" />
     </div>
     <div>
      Texte : Marcel Pagnol.       <br />
       D'après la BD de Serge Scotto, Éric Stoffel et Éric Hubcsh.       <br />
       Mise en scène : Frederic Muhl.       <br />
       Chorégraphie : Karine Soucheire.       <br />
       Avec : Gregory Amsis, Amandine Flé, Yann Prevot, Livane Revel, Fred Muhl Valentin, Mari Laurila Lili (piano).       <br />
       Mise en musique : Isa Fleur.       <br />
       Compagnie Le Funny Musical.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 29 Juillet 2023.</span>       <br />
       Tous les jours à 13 h 10. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre Rouge Gorge, Place de la Mirande, 11, rue de la Peyrolerie, Avignon.        <br />
       Réservations : 04 84 51 24 34.       <br />
       <a class="link" href="https://www.lerougegorge.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lerougegorge.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Théâtre en mai", festival du 19 au 28 mai 2017 à Dijon</title>
   <updated>2017-05-18T18:25:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Theatre-en-mai--festival-du-19-au-28-mai-2017-a-Dijon_a1808.html</id>
   <category term="Festivals" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/13584860-19976686.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-05-18T18:25:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Depuis quelques années, "Théâtre en mai" est devenu un rendez-vous incontournable dans le paysage théâtral français. Jeunes compagnies, artistes confirmés et spectateurs de tous âges s’y retrouvent avec un plaisir palpable. Et pour accompagner les plaisirs spirituels, quoi de mieux que d'organiser quelques voyages culinaires à la table festivalière en fêtant la future Cité internationale de la gastronomie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/13584860-19976686.jpg?v=1495114278" alt=""Théâtre en mai", festival du 19 au 28 mai 2017 à Dijon" title=""Théâtre en mai", festival du 19 au 28 mai 2017 à Dijon" />
     </div>
     <div>
      Organisé par le Théâtre Dijon Bourgogne - CDN et son actuel directeur Benoît Lambert, &quot;Théâtre en mai&quot; présente une programmation riche, pleine de jeunesse, audacieuse, variée et créative… tout en étant un lieu d’échanges et de débats très précieux pour ces jeunes équipes qui, chaque année depuis 2013, sont parrainées par une grande figure de la scène.       <br />
              <br />
       Après Matthias Langhoff, Pierre Debauche, Jean-Pierre Vincent, Maguy Marin, c’est Alain Françon qui est le parrain cette édition 2017. Metteur en scène, acteur, pédagogue et directeur de théâtre, Alain Françon est un amoureux des textes, un maître de théâtre précis et exigeant, qui traque dans les partitions dramatiques les contradictions de notre humaine condition. Grand défricheur des écritures d’aujourd’hui, il a découvert des auteurs aussi essentiels que Michel Vinaver ou Enzo Cormann. À &quot;Théâtre en mai&quot;, il présente en ouverture du festival sa dernière création (novembre 2016) : <b>&quot;Le Temps et la Chambre&quot;</b> de Botho Strauss (texte français de Michel Vinaver), avec une magnifique distribution où l'on retrouve notamment Dominique Valadié et Jacques Weber.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/13584860-19983302.jpg?v=1495117902" alt=""Théâtre en mai", festival du 19 au 28 mai 2017 à Dijon" title=""Théâtre en mai", festival du 19 au 28 mai 2017 à Dijon" />
     </div>
     <div>
      Pour cette édition 2017, on ne trouve pas moins de dix créations sur les quatorze spectacles programmés. C'est l'un des points forts du festival dijonnais. Celui-ci démarre par <b>&quot;Nous savons&quot;</b>, de la Loop Cie (en résidence de création au Théâtre Dijon Bourgogne - CDN), mis en scène d'Étienne Parc. <span style="font-style:italic">&quot;En 2011 éclate l’affaire Renault, une histoire d’espionnage industriel fictif. À partir du réel, Étienne Parc et ses cocréateurs trament une fiction documentée décalée, incise un système vide et violent. C’est sidérant, mais si absurde que c’en est drôle. Un thriller politico-économique ? Une vaste comédie.&quot;</span>       <br />
              <br />
       Suivent :        <br />
       <b>&quot;Détruire&quot;</b> par Les Roches Blanches, d'après &quot;Détruire dit-elle&quot; de Marguerite Duras (Éditions de Minuit), adaptation, mise en scène de Jean-Luc Vincent.       <br />
       <b>&quot;MayDay&quot;</b> par la Cie l’In-quarto, un texte de Dorothée Zumstein mis en scène par Julie Duclos.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/13584860-19983353.jpg?v=1495117940" alt=""Théâtre en mai", festival du 19 au 28 mai 2017 à Dijon" title=""Théâtre en mai", festival du 19 au 28 mai 2017 à Dijon" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;Chroniques d'une révolution orpheline&quot;</b> par le Grenier Neuf. D’après les textes &quot;Online&quot;, &quot;Tu peux regarder la caméra ?&quot;, &quot;Youssef est passé par ici&quot; de Mohammad Al Attar. Traduction de Jumana Al-Yasiri, Leyla-Claire Rabih et mise en scène de Leyla-Claire Rabih.       <br />
       <b>&quot;Récits des événements futurs&quot;</b> par la Cie Théâtre Déplié, écriture et mise en scène d'Adrien Béal.       <br />
       <b>&quot;Nachlass, pièces sans personnes&quot;</b>, spectacle déambulatoire, par Rimini Protokoll, conçu par Stefan Kaegi et Dominic Huber.       <br />
       <b>&quot;Disgrâce&quot;</b> de l'Extime Cie. D’après le roman &quot;Disgrâce&quot; de John Maxwell Coetzee, traduit par Catherine Lauga du Plessis (Éditions du Seuil). Mise en scène de Jean-Pierre Baro.       <br />
       <b>&quot;Cannibale&quot;</b> par le Collectif X, d'après une histoire originale de Maud Lefebvre. Texte d'Agnès D'halluin mis en scène par Maud Lefebvre.       <br />
       <b>&quot;Effleurement&quot;</b> par la Cie Pétrole. Texte d'Asja Srnec Todorović traduit par Christine Chalhoub et mis en scène par Clara Chabalier.       <br />
       <b>&quot;Une maison de poupée&quot;</b>, librement adapté de la pièce d’Henrik Ibsen par Lorraine de Sagazan. Conçu et mis en scène par Lorraine de Sagazan. Une production de La Brèche.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/13584860-19984920.jpg?v=1495122254" alt=""Théâtre en mai", festival du 19 au 28 mai 2017 à Dijon" title=""Théâtre en mai", festival du 19 au 28 mai 2017 à Dijon" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;Où les cœurs s'éprennent&quot;</b> par la Cie 8 avril. D’après les scénarios de &quot;Les Nuits de la Pleine Lune&quot; et &quot;Le Rayon Vert&quot; d’Éric Rohmer. Mise en scène Thomas Quillardet. Adaptation collective pour &quot;Les Nuits de la Pleine Lune&quot; et adaptation réalisée par Marie Rémond et Thomas Quillardet pour &quot;Le Rayon Vert&quot;.       <br />
       <b>&quot;La ballade du tueur de conifères&quot;</b> par Cie Ces Messieurs Sérieux. Texte de Rebekka Kricheldorf, traduit par Emmanuel Béhague et mis en scène par Renaud Diligent.       <br />
       <b>&quot;Mais il faut bien vivre !&quot;</b> par le Primesautier Théâtre. Librement inspirée d’œuvres de Richard Hoggart et mis en scène par Antoine Wellens.       <br />
              <br />
       <b>En complément des spectacles :</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Dimanche 21 mai</span> à 11 h, ENSA Dijon (durée 2 h)       <br />
       Conversation avec Alain Françon. Animée par Olivier Neveux, professeur d'histoire et d'esthétique du théâtre à l'École Normale Supérieure de Lyon et rédacteur en chef de la revue &quot;Théâtre/Public&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/13584860-19985062.jpg?v=1495122350" alt=""Théâtre en mai", festival du 19 au 28 mai 2017 à Dijon" title=""Théâtre en mai", festival du 19 au 28 mai 2017 à Dijon" />
     </div>
     <div>
      <b>Rencontre professionnelle :</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Lundi 22 et mardi 23 mai</span> (réservé aux programmateurs).       <br />
       RIDA - Rencontre Interrégionale de Diffusion Artistique.       <br />
       L’Onda - Office National de Diffusion Artistique, en collaboration avec le Théâtre Dijon Bourgogne - CDN, organise une réunion à destination des programmateurs.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Un Jour, Un Chef&quot;</b>       <br />
       Depuis 2014, le Théâtre Dijon Bourgogne fête la future Cité internationale de la Gastronomie (ouverture prévue en 2018) en s’associant à différents chefs locaux pour donner à sa table festivalière une dimension gastronomique. Ainsi du <span class="fluo_jaune">17 au 28 mai</span>, &quot;Un Jour, Un Chef&quot; propose midi et soir une formule (entrée, plat, dessert) dans le restaurant de la salle du Parvis.       <br />
              <br />
       <b>Calendrier complet ci-dessous :</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Théâtre en mai 2017"</b></div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 19 au 28 mai 2017.</span>       <br />
       Théâtre Dijon Bourgogne -CDN, Dijon (21).       <br />
       Réservations : Parvis Saint-Jean au 03 80 30 12 12.       <br />
       <a class="link" href="http://www.tdb-cdn.com/saison-1617/theatre-en-mai-2017" target="_blank">&gt;&gt; tdb-cdn.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>La cellule familiale selon Lars Norén : Du risible au pathétique... jusqu’à l’humain</title>
   <updated>2013-01-30T17:56:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-cellule-familiale-selon-Lars-Noren-Du-risible-au-pathetique-jusqu-a-l-humain_a829.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5174543-7721259.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-01-29T17:47:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans le propos de la pièce "Calme", Lars Norén ne propose rien tant que d’approcher au plus près la cellule familiale et d’en suivre, à travers la chute d’un hôtel de tourisme et les comportements des uns et des autres, les circuits névrosants.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5174543-7721259.jpg?v=1359480342" alt="La cellule familiale selon Lars Norén : Du risible au pathétique... jusqu’à l’humain" title="La cellule familiale selon Lars Norén : Du risible au pathétique... jusqu’à l’humain" />
     </div>
     <div>
      La pièce ausculte et suit les symptômes du père, de la mère, des deux fils, de la serveuse.       <br />
       Infantilisés, les personnages connaissent un retour périodique à l’enfance. Leurs capacités respectives de rancœur, tristesse, de dévouement attentif et de suicide vont croissant et ce dans une stagnation profonde des solutions adoptées pour contrer l’adversité. La famille est un piège où l’on se débat.       <br />
              <br />
       Affronter l’image paternelle et l’amour maternel, les nier, les éviter s’y substituer. À la croisée des tâtonnements, au milieu du champ de bataille, la femme accablée par son engeance masculine. La famille selon Lars Norén répand et entretient le sentiment d’un manque d’amour et retarde l’avènement de la liberté. Pas faux pour qui se souvient de la crise adolescente et des ruses de l’art d’être parent.       <br />
              <br />
       Force est de constater sur le plan dramaturgique que tout est dit dès les premières scènes et que la pièce connaît peu de rebondissements.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5174543-7721261.jpg?v=1359480343" alt="La cellule familiale selon Lars Norén : Du risible au pathétique... jusqu’à l’humain" title="La cellule familiale selon Lars Norén : Du risible au pathétique... jusqu’à l’humain" />
     </div>
     <div>
      Dans le déroulé du spectacle, Jean-Louis Martinelli dans le décalage du jeu entre naturalisme et stylisation rend tangible la présence du temps des espoirs déçus de chaque personnage. Ils vivent l’expérience commune d’un vase clos, d’un temps immuable, figé, fermé à la durée infinie et monotone dont on pleure la perte quand il est trop tard. Où tout est calme en apparence. Et de ce point de vue la pièce a une vraie qualité cathartique.       <br />
              <br />
       Le spectateur hors résilience personnelle va aussi trouver son bonheur dans l’interprétation des comédiens. À cet égard Jean-Pierre Darroussin est vraiment étonnant dans l’approfondissement qu’il fait de son rôle du père qui fuit dans l’alcool et ne sait exprimer ses sentiments pourtant bien réels. Du risible au pathétique jusqu’à l’humain…       <br />
              <br />
       Dans &quot;Calme&quot;, les comédiens expriment les signes de l’amour familial que leurs personnages entendent si peu. Comme une co-présence bienfaisante.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Calme"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5174543-7721267.jpg?v=1359480343" alt="La cellule familiale selon Lars Norén : Du risible au pathétique... jusqu’à l’humain" title="La cellule familiale selon Lars Norén : Du risible au pathétique... jusqu’à l’humain" />
     </div>
     <div>
      Texte : Lars Norén.       <br />
       Traduction : Camilla Bouchet.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Jean-Louis Martinelli.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Amélie Wendling.       <br />
       Scénographie : Gilles Taschet.       <br />
       Lumière : Jean-Marc Skatchko.       <br />
       Son : Jean-Damien Ratel.       <br />
       Costumes : Karine Vintache assistée de Séverine Lustière.       <br />
       Avec : Delphine Chuillot, Jean-Pierre Darroussin, Alban Guyon, Christiane Millet, Nicolas Pirson.       <br />
       Durée : 3 h 15 entracte compris.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 18 janvier au 23 février 2013.</span>       <br />
       Du mardi a samedi à 20 h, dimanche à 15 h 30 et le jeudi à 19 h 30 (Relâche le lundi).       <br />
       Théâtre Nanterre-Amandiers, Grande Salle, Nanterre (92), 01 46 14 70 00.       <br />
       <a class="link" href="http://www.nanterre-amandiers.com/" target="_blank">&gt;&gt; nanterre-amandiers.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/La-cellule-familiale-selon-Lars-Noren-Du-risible-au-pathetique-jusqu-a-l-humain_a829.html" />
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