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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-21T04:26:29+02:00</updated>
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   <title>"Bérénice" L'esthétique du metteur en scène flamand Guy Cassiers offre au vers racinien l'éclat d'un diamant brut</title>
   <updated>2025-04-03T14:39:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Berenice-L-esthetique-du-metteur-en-scene-flamand-Guy-Cassiers-offre-au-vers-racinien-l-eclat-d-un-diamant-brut_a4186.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2025-04-03T14:03:00+02:00</published>
   <author><name>Isabelle Fauvel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pour sa deuxième mise en scène à la Comédie-Française, après une adaptation des "Démons" de Dostoïevski salle Richelieu en 2022, Guy Cassiers s'empare avec maestria de cette tragédie de Racine. Sur le petit plateau du Vieux-Colombier, il resserre la distribution en confiant les rôles de Titus et Antiochus au seul Jérémy Lopez et ceux de leurs confidents respectifs à Alexandre Pavloff. La psychologie des personnages n'en est que mieux servie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87647344-62150116.jpg?v=1743682160" alt=""Bérénice" L'esthétique du metteur en scène flamand Guy Cassiers offre au vers racinien l'éclat d'un diamant brut" title=""Bérénice" L'esthétique du metteur en scène flamand Guy Cassiers offre au vers racinien l'éclat d'un diamant brut" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Ce n'est point une nécessité qu'il y ait du sang et des morts dans une tragédie ; il suffit que l'action en soit grande, que les acteurs en soient héroïques, que les passions y soient excitées, et que tout s'y ressente de cette tristesse majestueuse qui fait tout le plaisir de la tragédie&quot;,</span> Jean Racine (1639-1699) dans sa préface de &quot;Bérénice&quot; (1670). Pas de meurtres, ni de suicides, donc. La dimension tragique est autre. Bérénice, Titus et Antiochus se sépareront à regret et continueront à vivre, la mort dans l'âme.       <br />
              <br />
       Rappelons l'intrigue en quelques mots : Titus, fils de l'empereur romain Vespasien, et Bérénice, reine de Palestine, s'aiment d'un amour réciproque. Antiochus, roi de Commagène et meilleur ami de Titus, aime aussi Bérénice en secret. Apprenant l'imminence du mariage des deux amants, il décide de quitter Rome. Lors de ses adieux à Bérénice, il ne peut s'empêcher de lui déclarer sa flamme, ce dont la reine se montre outragée. La mort de Vespasien vient cependant rebattre les cartes du jeu. Devenu empereur, Titus ne peut épouser une reine étrangère. Les lois de Rome l'interdisent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87647344-62150131.jpg?v=1743682189" alt=""Bérénice" L'esthétique du metteur en scène flamand Guy Cassiers offre au vers racinien l'éclat d'un diamant brut" title=""Bérénice" L'esthétique du metteur en scène flamand Guy Cassiers offre au vers racinien l'éclat d'un diamant brut" />
     </div>
     <div>
      Décidé à sacrifier l'union promise à la raison d'État (<span style="font-style:italic">&quot;Mais il ne s'agit plus de vivre, il faut régner&quot;,</span> Titus, Acte IV), Titus charge Antiochus d'annoncer la tragique nouvelle à Bérénice, n'ayant réussi à le faire lui-même. Celle-ci refuse de le croire. Après maints atermoiements, la raison d'État l'emporte de nouveau et, déchirés, les trois personnages décident de se séparer. Bérénice rentre chez elle et Antiochus rejoint ses terres. (<span style="font-style:italic">&quot;Adieu. Servons tous trois d'exemple à l'univers/De l'amour la plus tendre et la plus malheureuse/Dont il puisse garder l'histoire douloureuse&quot;,</span> Bérénice, Acte V).       <br />
              <br />
       C'est un jeune auteur de 31 ans, déjà célèbre pour ses pièces &quot;Andromaque&quot; (1667) et &quot;Britannicus&quot; (1669), qui fait jouer &quot;Bérénice&quot; le 21 novembre 1670 à l'Hôtel de Bourgogne. Inspirée par les sentiments secrets qu'éprouvaient l'un pour l'autre le Roi-Soleil et sa belle-sœur Henriette d'Angleterre, épouse du duc d'Orléans, la pièce est contemporaine de la comédie héroïque de Pierre Corneille (1606-1684) sur le même sujet, &quot;Tite et Bérénice&quot;, représentée au Théâtre du Palais Royal le 28 novembre 1670.       <br />
              <br />
       Mais la comparaison se fait au détriment de celle de Corneille. Que Louis XIV s'y soit identifié ou non, la &quot;Bérénice&quot; de Racine lui plaît. L'auteur a su préserver l'image idéalisée d'un Titus renonçant à l'amour pour obéir à la raison d'État, une image installée dans l'imaginaire collectif sous l'influence de l'historien Suétone : parce que Rome s'opposait à leur mariage, Titus dut renvoyer Bérénice chez elle, inuitus inuitam (malgré lui, malgré elle). Racine élève la liaison d'un Romain et de sa maîtresse au niveau d'un amour absolu et tragique.       <br />
              <br />
       Dans cette tragédie de la nécessité politique, l'action se réduit à sa plus simple expression pour faire la part belle aux sentiments, ce que la mise en scène de Guy Cassiers rend admirablement. L'artiste flamand a conçu une scénographie de toute beauté pour cette tragédie en cinq actes et en vers dans laquelle s'applique la règle des trois unités : une seule journée, un lieu unique (une antichambre située entre l'appartement de Titus et celui de Bérénice) et une seule intrigue.       <br />
              <br />
       Une structure géométrique avec marches et rebords en marbre, un écran en carreaux de verre translucides en fond de scène, sur lequel sont projetées des vidéos, de grands panneaux coulissants, telles des cloisons japonaises, deux néons verticaux de chaque côté de la scène et une sculpture contemporaine suspendue au centre du plateau constituent le lieu à la fois physique et mental de cette &quot;Bérénice&quot;. Car cette &quot;antichambre où le temps semble suspendu&quot; imaginée par Guy Cassiers évolue constamment, épousant les états psychiques des personnages. Des couleurs froides succèdent aux couleurs chaudes et rassurantes, en passant par des rouges et des mauves éclatants. Le jour fait progressivement place à la nuit.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87647344-62150140.jpg?v=1743682217" alt=""Bérénice" L'esthétique du metteur en scène flamand Guy Cassiers offre au vers racinien l'éclat d'un diamant brut" title=""Bérénice" L'esthétique du metteur en scène flamand Guy Cassiers offre au vers racinien l'éclat d'un diamant brut" />
     </div>
     <div>
      Des projections psychédéliques supplantent peu à peu les contours d'une paisible demeure. Et une atmosphère de désolation remplace l'ambiance zen des débuts. Le maître flamand n'a décidément pas son pareil pour créer des formes novatrices. Reconnu pour sa maîtrise des technologies de l'image et leur imbrication dans les enjeux dramaturgiques, il développe là encore un écrin d'une remarquable modernité visuelle pour servir le texte de Racine.       <br />
              <br />
       Les lumières, les costumes, les compositions sonores et les vidéos, tout participe à cette &quot;polyphonie&quot; visuelle et sonore. Cette proposition esthétique crée un espace intime qui permet de se concentrer sur les personnages et sur le texte. Ici, le verbe racinien, non sacralisé, permet de suivre le cours de la pensée des personnages sans le piège de la mélodie. Grâce aux remarquables interprètes que sont les comédiens du Français, il se fait merveilleusement entendre et n'en est que plus apprécié. Un silence religieux accueille chaque parole.       <br />
              <br />
       Saluons à ce propos Suliane Brahim, Jérémy Lopez, Alexandre Pavloff et Clotilde de Bayser pour leur parfaite maîtrise de l'alexandrin, dit avec le plus grand naturel. Le choix du metteur en scène de réduire la distribution à quatre acteurs et actrices s'avère aussi très intéressant. Cette proposition met en lumière les contradictions internes de Titus et d'Antiochus et leurs comportements en miroir. Un très beau spectacle à ne pas manquer !       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Bérénice"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87647344-62150271.jpg?v=1743683209" alt=""Bérénice" L'esthétique du metteur en scène flamand Guy Cassiers offre au vers racinien l'éclat d'un diamant brut" title=""Bérénice" L'esthétique du metteur en scène flamand Guy Cassiers offre au vers racinien l'éclat d'un diamant brut" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jean Racine.       <br />
       Mise en scène : Guy Cassiers.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Robin Ormond.       <br />
       Scénographie : Guy Cassiers et Bram Delafonteyne.       <br />
       Avec : Alexandre Pavloff, Clotilde de Bayser, Suliane Brahim, Jérémy Lopez (et Pierre-Victor Cabrol).       <br />
       Costumes : Anna Rizza.        <br />
       Lumières : Frank Hardy.        <br />
       Vidéo : Bram Delafonteyne et Frédéric Jassogne.       <br />
       Musique originale et son : Jeroen Kenens.       <br />
       Assistant au son : Samuel Robineau (de l'académie de la Comédie-Française).       <br />
       Durée : 1 h 50.        <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 26 mars au 11 mai 2025.</span>       <br />
       Mardi à 19 h, du mercredi au samedi à 20 h 30, dimanche à 15 h.       <br />
       Relâches exceptionnelles 19 et 20 avril.        <br />
       Théâtre du Vieux-Colombier 21 rue du Vieux-Colombier, Paris 6ᵉ, 01 44 58 15 15.       <br />
       <a class="link" href="https://www.comedie-francaise.fr/fr/evenements/berenice-2425#" target="_blank">&gt;&gt; comedie-francaise.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>En quoi cette nuit… ?" Porter les souvenirs et les traditions au sommet de la vie, essentiels et fondamentaux</title>
   <updated>2024-10-23T20:23:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/En-quoi-cette-nuit-Porter-les-souvenirs-et-les-traditions-au-sommet-de-la-vie-essentiels-et-fondamentaux_a4067.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2024-10-23T19:55:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Nathalie prépare le repas traditionnel. Elle a promis. Promis de célébrer cette fête. À sa mère, comme une tradition. C'est la fête de la Pessa'h, la Pâque juive. Guillaume est à l'étage, il répète pour un concert. Lui aussi aime les fêtes. Ils ne sont pas croyants. Une tradition, c'est une occasion. Tout le monde sera là.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83697541-59868516.jpg?v=1729707502" alt="En quoi cette nuit… ?" Porter les souvenirs et les traditions au sommet de la vie, essentiels et fondamentaux" title="En quoi cette nuit… ?" Porter les souvenirs et les traditions au sommet de la vie, essentiels et fondamentaux" />
     </div>
     <div>
      Nathalie est heureuse. Élise va venir plus tôt pour aider sa mère. Elle a conduit Sarah à son cours de piano. C'est un mercredi. Sarah a six ans. Elle est inquiète, il est question qu'ils changent de maison. Pourtant, c'est à deux pas ! Cette soirée est belle. On rit, on s'amuse, on se souvient des absents, des présents. Et surtout, on &quot;lit&quot; l'histoire. On la raconte. On la reconsidère…       <br />
              <br />
       La vie, il faut la célébrer, tout y célébrer, comme les traditions, sans oublier les souvenirs qui doivent s'entretenir pour que chacune et chacun s'y agrippe, notamment lorsque le doute s'installe.       <br />
              <br />
       Pour les auteurs, Barbara et Renaud Tissier, sœur et frère dans la vie, ce projet théâtral a été une évidence, centré sur l'idée que les souvenirs ont participé à comprendre et à transmettre une part d'eux-mêmes.       <br />
              <br />
       Nathalie, c'est la mère juive par excellence. Elle est née en Algérie, mais elle est mariée à un catholique. Guillaume, lui, il est là sans y être vraiment, répète son violon à l'étage pour un futur concert, et ne répond jamais… Élise, c'est la fille de Nathalie.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Ça ne veut rien dire. J'ai fait ma communion, et je ne parle pas latin&quot;.</span> Elle ne comprend pas tout. Elle s'inquiète des appréhensions récurrentes de sa fillette à déménager, même si la nouvelle maison est toute proche. Elle sent que c'est sur elle que tout se cristallise…       <br />
              <br />
       L'originalité de l'écriture de cette pièce réside sans doute sur ce point particulier ! Que le père, cet homme absent-présent, ne réponde pas. Que les autres personnages ne soient pas là non plus. Mais que, par contre, Sarah, la fillette, de six ans juste, évoque aussi, mais tellement présente, s'interroge, et pose plein de questions, avec, en elle, la crainte de quitter sa maison, comme un déracinement, pour elle aussi !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83697541-59868524.jpg?v=1729707533" alt="En quoi cette nuit… ?" Porter les souvenirs et les traditions au sommet de la vie, essentiels et fondamentaux" title="En quoi cette nuit… ?" Porter les souvenirs et les traditions au sommet de la vie, essentiels et fondamentaux" />
     </div>
     <div>
      Qu'y aura-t-il de différent ce soir-là ? &quot;En quoi cette nuit… ?&quot; fait-elle vaciller, d'une certaine manière, l'idée de croyance et de traditions indéboulonnables ancrées comme du granit dans les corps et les âmes de chacune et chacun d'entre nous, jusqu'à la faire chavirer ?       <br />
              <br />
       La célébration de la Pâque juive, ici, n'est finalement qu'un prétexte qui confère à la pièce une dimension très fine et hautement sensible. Le tout étant remarquablement interprété par les deux seules comédiennes, Barbara Tissier et Camille Timmerman, qui jouent tous les personnages ou, en tout cas, s'adressent à eux, en réussissant avec brio à nous faire croire, grâce à leur talent, qu'ils sont tous sur scène : Rebecca, David, Guillaume, Natacha, Déborah, Samuel, Nhat-Nam, ou encore Paul.       <br />
              <br />
       Barbara Tissier, sous des faux airs de Catherine Frot, est éblouissante de justesse, et parvient à dépasser les moments émouvants sans pathos aucun, mais avec un véritable talent d'interprétation. Après avoir tourné à l'âge de dix ans dans &quot;Passion&quot; de Godard, il lui a paru évident qu'elle deviendrait comédienne. La saison 2023-2024, elle la passe au Théâtre Hébertot dans une reprise du &quot;Repas des Fauves&quot; avec Thierry Frémont.       <br />
              <br />
       Camille Timmerman, quant à elle, parvient à transmettre par son jeu très investi et organique un brillant éclairage sur le présent, que l'on doit au passé, certes, qui nous unit, certes, mais qui doit aussi s'inscrire dans le futur.       <br />
              <br />
       Sa fillette, Sacha, c'est le futur, mais dans l'écriture de la pièce, c'est surtout le symbole du présent et de la vie qui va, contre vents et marées, entre traditions et avancées inéluctables.       <br />
              <br />
       Le musicien-guitariste Alban Losseroy accompagne sur scène les deux comédiennes, faisant résonner bien joliment, grâce à ses notes attendrissantes, leurs mots, leurs intentions et leurs émotions partagées bien palpables.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83697541-59868525.jpg?v=1729707557" alt="En quoi cette nuit… ?" Porter les souvenirs et les traditions au sommet de la vie, essentiels et fondamentaux" title="En quoi cette nuit… ?" Porter les souvenirs et les traditions au sommet de la vie, essentiels et fondamentaux" />
     </div>
     <div>
      Le passage retraçant le dîner de famille est tout simplement exceptionnel de créativité, dans lequel les deux voix des comédiennes se cognent admirablement comme dans un match de tennis de table, se répondent, alertes et virevoltantes. Un très très beau moment de spectacle dû, peut-être, au souffle créativement scientifique de Renaud Tissier, chercheur, vétérinaire, Docteur d'Université et Professeur de Pharmacologie.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Un frère et une sœur, deux constructions professionnelles différentes, et pourtant, une création commune évidente&quot;.</span>       <br />
              <br />
       La mise en scène de David Nathanson confère, par moments, au propos de la pièce des allures de huis clos, mais qui est largement galvanisé par l'énergie des deux comédiennes.       <br />
              <br />
       &quot;En quoi cette nuit&quot; est une bien jolie pièce sur le poids des traditions, non dénuée d'humour, ce qui n'est pas sans apporter une certaine légèreté à des situations qui pèsent parfois très lourd dans les familles…       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"En quoi cette nuit… ?"</b></div>
     <div>
      Texte : Barbara et Renaud Tissier.       <br />
       Mise en scène : David Nathanson.       <br />
       Avec : Barbara Tissier, Camille Timmerman ou Hannah-Jazz Mertens (en alternance), Alban Losseroy.       <br />
       Scénographie : Marie Hervé.       <br />
       Musicien : Alban Losseroy.       <br />
       Compositeur : Michel Mella.       <br />
       Lumières : Denis Schlepp.       <br />
       Compagnie &quot;En quoi cette nuit&quot;, avec le soutien de l'Espace Rachi de Paris.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 24 septembre au 3 novembre 2024.</span>       <br />
       Mardi à 19 h et dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre de la Reine Blanche, Paris 18ᵉ, 01 42 05 47 31.       <br />
       <a class="link" href="https://www.reineblanche.com/" target="_blank">&gt;&gt; reineblanche.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>"Thank god for sperm"Une jeunesse à la recherche d'origines et de destinées nouvelles</title>
   <updated>2024-04-11T09:44:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Thank-god-for-sperm-Une-jeunesse-a-la-recherche-d-origines-et-de-destinees-nouvelles_a3876.html</id>
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   <published>2024-04-11T09:04:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
D'où l'on vient ? Ce que l'on est ? Où va-t-on ? Ces questions, qui tracent la ligne de destinée de chaque être humain, parcourent en filigrane "Thank god for sperm". Deux histoires en tissent le canevas : celle, ancrée dans le passé, de James, enfant adopté dont la mère canadienne retrouve la trace sur un autre continent, et celle, tournée vers l'avenir, d'un couple féminin en désir d'enfant dans un pays qui n'autorise pas la PMA pour les couples homosexuels, la France.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79446928-57538429.jpg?v=1712821736" alt=""Thank god for sperm"Une jeunesse à la recherche d'origines et de destinées nouvelles" title=""Thank god for sperm"Une jeunesse à la recherche d'origines et de destinées nouvelles" />
     </div>
     <div>
      Passé, recherche des origines, des ressemblances, des identifications. Futur, projections de vie, espérances et craintes, doutes. Ces deux pans de l'espace-temps ont en commun le fait qu'ils sont fiction, narration de souvenirs ou ébauches d'hypothèses sur l'avenir. Mais dans cette histoire où se croisent une dizaine de personnages entre Canada et France, le présent lui aussi transpire de fictions, de rêves, d'histoires. Quel sens donner à sa vie quand aucune identification véritable n'existe, aucun modèle ?       <br />
               <br />
       La plupart des personnages de la pièce sont jeunes, dans la vingtaine, et pas vraiment dans la normalité de nos sociétés. Ils inventent alors ensemble une sorte de nouvel ordre basé sur l'amitié, la confiance acquise les uns envers les autres. Le couple homosexuel demande ainsi à un ami de leur faire don de son sperme pour qu'elles puissent concevoir un enfant. Tandis que l'autre personnage principal apprend qu'il n'a pas été volontairement abandonné par sa mère naturelle, mais qu'on lui a retiré son enfant quasiment de force.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79446928-57538573.jpg?v=1712821804" alt=""Thank god for sperm"Une jeunesse à la recherche d'origines et de destinées nouvelles" title=""Thank god for sperm"Une jeunesse à la recherche d'origines et de destinées nouvelles" />
     </div>
     <div>
      C'est à ce foisonnement d'histoires que nous invite la pièce de Mathilde Wind. Un foisonnement très organisé grâce à un dispositif scénique à l'apparence hétéroclite : une loge de maquillage d'un côté, un rideau de cabaret au centre qui servira d'écran de projection, un espace technique pour la musique de l'autre côté, des accessoires et des balances lumineuses pour isoler les espaces et différencier les lieux suffisent à se déplacer dans l'espace et dans le temps.       <br />
               <br />
       Musique live et projection d'images complètent le dispositif très ludique, animé. Sans oublier la présence constante dans l'espace loge de maquillage de la photographe Cindy Sherman, du moins, une comédienne qui joue son rôle. Une Cindy Sherman qui, comme dans ses créations, se grime pour intervenir sous les traits de différents personnages, comme si, symboliquement, la réalité se devait d'être inventée à nouveau et la fiction comme nouveau possible injectée dans le réel. Une présence qui vient en écho avec les tentatives de nos personnages d'inventer leurs propres réalités sans repères établis.       <br />
              <br />
       La pièce est construite en scènes courtes, vives, efficaces. Les comédiennes et les comédiens s'installent dans leurs rôles rapidement, trouvent des attitudes et des tons qui installent vite leurs personnages, ce sont des caractères aux traits reconnaissables, aux tempéraments codifiés ce qui confère à l'ensemble une légèreté et une distance qui évite de tomber dans la noirceur, le drame et un excès de réalisme.       <br />
              <br />
       Il y a dans ce spectacle une proximité avec les personnages et les scènes qui se jouent comme si on assistait dans le même temps à la création scénique et à la fiction en train de se dérouler, une empathie quasi immédiate pour ces personnages sans noirceur qui cultivent pour les liens humains, qu'ils soient amicaux ou familiaux, une confiance absolue. C'est justement la solidité de ces liens qui est finalement scrutée tout au long de la pièce de Mathilde Wind, plus que les blessures, les drames et les bouleversements des personnages. Amitié, famille, recherche de liens familiaux, autant de repères vitaux dans un monde qu'il leur faut inventer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Thank god for sperm"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79446928-57538579.jpg?v=1712821829" alt=""Thank god for sperm"Une jeunesse à la recherche d'origines et de destinées nouvelles" title=""Thank god for sperm"Une jeunesse à la recherche d'origines et de destinées nouvelles" />
     </div>
     <div>
      Écriture et mise en scène : Mathilde Wind.       <br />
       Avec : Wanda Bernasconi, Arthur Chrisp, Fany Combrou, Juliette Fribourg, Théophile Fontaine, Stéphanie Paliès.       <br />
       Scénographie : Antonella Minchella.       <br />
       Musique : Arthur Chrisp.       <br />
       Lumières : Rosalie Dumont.       <br />
       Costumes : Clara Hubert.       <br />
       Maquillage : Carla Gauzès.       <br />
       Régie : Marguerite de Hillerin.       <br />
       Production : Stadios.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
       Crédit phtos : © Stadios.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 2 avril au 11 mai 2024.</span>       <br />
       Mardi et jeudi à 21 h, samedi à 20 h.       <br />
       Théâtre de la Reine Blanche, Salle Marie Curie, Paris 18e, 01 40 05 06 96.       <br />
       <a class="link" href="https://www.reineblanche.com/" target="_blank">&gt;&gt; reineblanche.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Thank-god-for-sperm-Une-jeunesse-a-la-recherche-d-origines-et-de-destinees-nouvelles_a3876.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Brisby (blasphème)" Extinction "fabuleuse", vie et mort du monde d'après</title>
   <updated>2023-11-24T11:22:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Brisby-blaspheme-Extinction-fabuleuse--vie-et-mort-du-monde-d-apres_a3766.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/76936552-55670772.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-11-24T10:27:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Si certaines midinettes (tiens, ce mot n'a pas de masculin…) se repaissent encore de contes de fée pour s'évader à bon compte de notre monde délétère truffé d'injustices exponentielles et de guerres exterminatrices, on leur conseille – comme remède universel aux rêveries de pacotille – de se précipiter dans le monde selon "Brisby"… Là, sous des dehors souvent drôles, ce que l'on côtoie, paré d'un habit d'humour caustique, ce sont les affres à nulles autres pareilles d'un monde d'après… à l'agonie, une fin "éblouissante" du règne humain.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76936552-55670772.jpg?v=1700821205" alt=""Brisby (blasphème)" Extinction "fabuleuse", vie et mort du monde d'après" title=""Brisby (blasphème)" Extinction "fabuleuse", vie et mort du monde d'après" />
     </div>
     <div>
      Se découpant de l'obscurité où elle était plongée, une radieuse reine (Julie Papin) apparaît en tenue d'apparat. Mise en lumière dans son imposante robe d'un doré scintillant, elle trône en majesté. Le visage béat d'une illuminée, le ventre rebondi à souhait, enceinte jusqu'aux yeux qu'elle a magnifiques, elle accouche… d'une souris ! Comme ce n'était pas là visiblement l'élue attendue, elle la rejette, le ventre restant toujours aussi protubérant… Une entrée en matière peu suspecte de conformisme pour introduire à d'autres dimensions du même genre…       <br />
              <br />
       Un genre exclusivement féminin où les hommes ont disparu du paysage, éradiqués par on ne sait quelle infortune (ou félicité !). S'ils existent, les hommes, c'est sous la forme de vils porcs ayant engrossé les deux sœurs – aux noms mythologiques de Cassiopée et Radegonde - de la Reine Pénéplaine, leur inoculant l'étrange mal fatal, décimant la population de ce royaume échappé d'un récit de SF apocalyptique… Ainsi retranchées sous un dôme de verre les protégeant de la fournaise extérieure (le réchauffement climatique n'est plus ici un sujet de controverse, n'en déplaise aux climatosceptiques de 2023), la solaire reine, sa secrétaire aux penchants hystériques, ses deux geignardes sœurs, et leur rossignol femelle, vont vivre une nouvelle version de &quot;Huis Clos&quot; ; une ultime épopée incarnée par l'actrice seule en scène, endossant toutes les voix y compris celle de la narratrice commentant l'action, se démenant avec éclats pour faire vivre ce voyage au bout de la nuit de l'humanité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76936552-55670917.jpg?v=1700821340" alt=""Brisby (blasphème)" Extinction "fabuleuse", vie et mort du monde d'après" title=""Brisby (blasphème)" Extinction "fabuleuse", vie et mort du monde d'après" />
     </div>
     <div>
      Elle avait l'air heureuse… mais jusqu'à quel point… Attendant l'heureux événement, elle n'a toujours pas trouvé de prénom pour &quot;la&quot; nommer. &quot;La&quot; ? Car il ne peut s'agir que d'une fille… Pour sauver l'humanité, le nouveau Messie sera… une Messie. Elle s'appellera Brisby (et non Brise bite comme le méchant peuple aigri le vocifère). Retenons : ici, il fait trop chaud, dehors ça pue la mort à plein nez, et Pénéplaine est très enceinte. Comment s'est-elle retrouvée en cloque ? Tout &quot;naturellement&quot; sous l'effet du faisceau de l'Impératrice de l'univers venue la visiter pour, de ses rayons ardents, la féconder. Une opération de la Sainte Esprit pas plus invraisemblable qu'une autre, celle d'une très vieille histoire, vieille comme l'humanité et écrite dorénavant sur papier bible.       <br />
              <br />
       Les données de base étant actées, l'action va battre son plein, déferlant par vagues impétueuses sur le plateau meublé d'un miroir et d'un buffet (froid) regorgeant d'actes de décès. Entre les cris de joie de la mère-miracle et ceux de désespoir de ses sœurs malades mêlés en voix off aux vociférations du peuple sacrifié, une dystopie à allure de farce shakespearienne va parcourir les étapes de son chemin de croix vers leur point de fusion. D'abord, ce sera l'unique mouche encore vivante qui en fera les frais, puis la rossignole - cui cui à l'étouffé - donnant lieu à une scène hilarante valant son pesant de plumes…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76936552-55670931.jpg?v=1700821423" alt=""Brisby (blasphème)" Extinction "fabuleuse", vie et mort du monde d'après" title=""Brisby (blasphème)" Extinction "fabuleuse", vie et mort du monde d'après" />
     </div>
     <div>
      Dans le catalogue des catas annoncées, l'horoscope tient aussi son rôle. Et tout cela dans la bonne humeur exaltée de celle qui porte en elle la solution (finale) aux problèmes ! Et puis les cloches ne sonnent-elles pas pour apporter des cadeaux ? Oh pas grand-chose, de la myrrhe et de l'encens, comme un parfum de déjà-vu. Pourtant, ça pue de plus en plus…       <br />
              <br />
       La voix de la quatrième sœur morte s'en mêlera jusqu'à une curieuse lettre anonyme expliquant pourquoi, in fine, la supposée sauveuse déclinera l'offre d'emploi que sa chère mère pleine de grâce lui avait faite… Écho décalé du superbe roman au vitriol de Thomas Bernhard au titre évocateur d'&quot;Extinction&quot;, qui s'ingéniait à décrire par le menu la décomposition d'une société autrichienne gangrénée par les miasmes du saint &quot;esprit catholico-national-socialiste&quot;, &quot;Brisby&quot; nous conte par le biais d'une fantaisie aux allures magnifiquement facétieuses une autre extinction, planétaire celle-ci.       <br />
              <br />
       Une dystopie ébouriffante menée tambour battant, musiques endiablées à l'appui, et narrant avec un humour mordant une fable éternelle : celle d'une humanité qui ne pourrait être sauvée de ses propres dérives que par un Grand Autre venu d'ailleurs… Et en maîtresse de la célébration de cette fin de règne époustouflante, Julie Papin, ancienne élève de l'éstba de Bordeaux Aquitaine, excelle.       <br />
              <br />
       <b>Vu le vendredi 10 novembre au Lieu sans nom à Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Brisby (blasphème)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76936552-55671110.jpg?v=1700822174" alt=""Brisby (blasphème)" Extinction "fabuleuse", vie et mort du monde d'après" title=""Brisby (blasphème)" Extinction "fabuleuse", vie et mort du monde d'après" />
     </div>
     <div>
      Texte : Théophile Dubus.       <br />
       Mise en scène : Julie Papin et Lucas Chemel.       <br />
       Jeu : Julie Papin.       <br />
       Création sonore : Hervé Rigaud.       <br />
       Création lumière : Véronique Bridier.       <br />
       Conception costume : Marilène Bastien.       <br />
       Par la Compagnie Le Chant de la Louve.       <br />
       Durée : 55 minutes.       <br />
              <br />
       Représenté les jeudi 9, vendredi 10, samedi 11 novembre et dimanche 12 novembre 2023 au Lieu Sans Nom à Bordeaux.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">12, 14 et 15 décembre 2023 :</span> Théâtre de l'Élysée, Lyon (69).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Brisby-blaspheme-Extinction-fabuleuse--vie-et-mort-du-monde-d-apres_a3766.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre</title>
   <updated>2023-10-11T20:53:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Ruy-Blas-Une-revisite-du-celebre-melodrame-tout-en-delicatesse-et-subtilite-ou-comment-trop-aimer-et-s-y-perdre_a3742.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/75798777-53367560.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-10-12T07:33:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ruy Blas, un valet de pied ambitieux, tombe amoureux de la reine d'Espagne et décide de se venger de la noblesse espagnole qui opprime le peuple. Parallèlement, don Salluste de Bazan, un noble déchu par la reine, cherche à se venger et, pour ce faire, va utiliser Ruy Blas en le faisant passer pour noble.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75798777-53367560.jpg?v=1697051003" alt=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" title=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" />
     </div>
     <div>
      Est-il encore nécessaire de présenter Olivier Mellor et la Compagnie du Berger ? Parmi les grands(es) amateurs et amatrices des planches – ou les moins grands d'ailleurs –, qui ne le connaît pas ? En trente ans d'existence, sa compagnie a déjà présenté trente-huit spectacles et son constant esprit de troupe, de musique, d'énergie et de textes n'a jamais failli. Bien au contraire.       <br />
              <br />
       Implantée à Amiens depuis 2010, la compagnie a pour partenaire fidèle le Théâtre de l'Épée de Bois de la Cartoucherie de Vincennes ainsi que la Compagnie de Picardie. Par ailleurs, c'est une longue histoire qui l'unit aussi à la musique, persuadée de l'impact émotionnel de cette dernière sur les spectateurs. Depuis 2007, la compagnie collabore avec Toskano et son orchestre et, cette fois-ci à nouveau, la magie de la combinaison des images et du son opère fort agréablement.       <br />
              <br />
       &quot;Pour nous, la musique devient aussi naturelle et manifeste sur le plateau que le texte joué par les comédiennes et comédiens. Souvent, ces derniers(ières) chantent aussi ou jouent d'un instrument, et les musiciens se mettent à jouer&quot;,]i Olivier Mellor.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75798777-53367561.jpg?v=1697051029" alt=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" title=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" />
     </div>
     <div>
      Avec &quot;Ruy Blas&quot;, nouvelle adaptation du célèbre texte de la littérature française, ce &quot;théâtre musical&quot;, auquel la troupe est très attachée, ravit à nouveau le public sans commune mesure. Après l'électro de Vladimir Vernay entendu dans &quot;L'Établi&quot;, les chansons écrites spécialement pour &quot;Les Apologues&quot; d'Alain Knapp ou encore la formation type &quot;baloche&quot; de &quot;La Noce&quot;, la place est donnée cette fois-ci aux traditionnels violoncelle et contrebasse. Mais c'est sans compter sur l'originalité sans failles de la troupe qu'un accordéon et un saxophone sont aussi présents sur scène, apportant à ce célèbre mélodrame un regain de modernité et d'élévation &quot;un peu comme au cinéma&quot; (sic).       <br />
              <br />
       Le propos de la pièce qui traite, à bien y regarder, de transfuge de classe et, comme c'est souvent le cas à ce titre, d'amour impossible ou encore d'inégalité sociale, ne nous apparaît pas si éloigné que ça de notre époque contemporaine !       <br />
              <br />
       &quot;Dans un monde où &quot;saisir sa chance&quot; est une expression répétée à l'envi, où les peuples sont constamment opposés les uns aux autres, ainsi que les différentes communautés qui les composent, où on encourage les jeunes générations à corriger nos erreurs tout en préservant nos intérêts, on peut dire que &quot;Ruy Blas&quot; cherche à susciter l'émotion (…). On feint d'ignorer les inégalités, mais elles sont pourtant bien présentes, partout et toujours&quot;, Olivier Mellor.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75798777-53367680.jpg?v=1697051060" alt=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" title=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" />
     </div>
     <div>
      La salle était très calme en ce lundi 9 octobre au Centre Jacques Tati d'Amiens. Une représentation réservée aux scolaires et à quelques rédacteurs(trices), chroniqueurs(euses). Une grande toile rouge carmin tombe du plafond devant laquelle trône une simple chaise. Puis des musiciens comédiens font leur entrée, apportant à ce début de spectacle un bien joli moment hors de nos temps contrariés et tourmentés.       <br />
              <br />
       Ensuite, les changements de décors se font à vue avec agilité et fine organisation. Il s'agit là d'un choix scénographique affiché qui n'enlève rien à la bonne conduite du propos de la pièce… Le texte en alexandrins est maîtrisé brillamment pour l'ensemble des comédiennes et comédiens, avec une mention particulière, pour leur interprétation, à Marie-Laure Desbordes dans le rôle de la duchesse, et d'une duègne, et à Emmanuel Bordier dans celui de Ruy Blas.       <br />
              <br />
       &quot;Madame, sous vos pieds, dans l'ombre, un homme est là (…) qui souffre, ver de terre amoureux d'une étoile (…) et qui se meurt en bas quand vous brillez en haut&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75798777-53367716.jpg?v=1697051197" alt=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" title=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" />
     </div>
     <div>
      Avec cette nouvelle adaptation de &quot;Ruy Blas&quot;, via des trouvailles scénographiques et de décors originaux, Olivier Mellor et sa troupe réveillent les propos de Victor Hugo et permettent bien des échos sur notre société contemporaine : l'Espagne de l'époque qui n'est pas en grande forme et qui n'est pas sans rappeler certains pays aujourd'hui, le cas des trans-classes et des inégalités, l'élitisme, l'injustice, les satisfactions personnelles au détriment de l'intérêt de la nation, etc.       <br />
              <br />
       L'intégralité du texte n'a pas été conservée et nous ne le déplorerons pas, car le résultat est là : fluide, juste et fidèle à ce monument de la littérature française.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ruy Blas"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75798777-53367725.jpg?v=1697051226" alt=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" title=""Ruy Blas" Une revisite du célèbre mélodrame tout en délicatesse et subtilité ou comment trop aimer et s'y perdre" />
     </div>
     <div>
      D'après l'œuvre de Victor Hugo.       <br />
       Mise en scène : Olivier Mellor.       <br />
       Musique originale : Séverin Toskano Jeanniard.       <br />
       Avec : Marie-Laure Boggio, Emmanuel Bordier, Christophe Camier, Caroline Corme, François Decayeux, Marie-Laure Desbordes, Fred Egginton, Séverin Toskano Jeanniard, Olivier Mellor, Adrien Noble, Louis Noble, Rémi Pous et Stephen Szekely.       <br />
       Musiciens : Christophe Camier (accordéon), Séverin Toskano Jeanniard (contrebasse), Adrien Noble (violoncelle), Louis Noble (sax ténor).       <br />
       Scénographie : François Decayeux, Séverin Toskano Jeanniard, Olivier Mellor avec le concours de la Courte Échelle.       <br />
       Son : Séverin Toskano Jeanniard.       <br />
       Lumière : Olivier Mellor.       <br />
       Costumes : Bertrand Sachy assisté de Gunjidmaa Loucheut, avec le concours des élèves de BTS Métiers de la mode du lycée Édouard Brany à Amiens et de leurs professeurs Cécile Estienne et Véronique François.       <br />
       Durée : 3 h 10 (entracte compris).       <br />
              <br />
       Spectacle créé les 23, 24 et 25 mai 2023 à la Maison de la Culture d'Amiens - Scène nationale.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 au 17 octobre 2023.</span>       <br />
       Lundi 9 et mardi 10 à 14 h, mercredi 11 à 19 h 30, jeudi 12 à 14 h, vendredi 13 à 10 h, dimanche 15 à 16 h, lundi 16 à 14 h et mardi 17 à 19 h 30.       <br />
       Centre culturel Jacques Tati, Amiens (80), 03 22 46 01 14.       <br />
       <a class="link" href="https://ccjt.fr/" target="_blank">&gt;&gt; ccjt.fr</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 16 novembre au 3 décembre 2023.</span>       <br />
       Jeudi, vendredi et samedi à 21 h, dimanche à 16 h 30.       <br />
       Théâtre de l'Épée de Bois, Salle en pierre, La cartoucherie, Paris 12e.       <br />
       <a class="link" href="https://www.epeedebois.com/" target="_blank">&gt;&gt; epeedebois.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Ruy-Blas-Une-revisite-du-celebre-melodrame-tout-en-delicatesse-et-subtilite-ou-comment-trop-aimer-et-s-y-perdre_a3742.html" />
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