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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-09T08:16:44+02:00</updated>
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   <title>Une mariée et un enterrement, "Miranda" à l'Opéra Comique</title>
   <updated>2017-10-02T13:19:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Une-mariee-et-un-enterrement-Miranda-a-l-Opera-Comique_a1930.html</id>
   <category term="Lyrique" />
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   <published>2017-09-29T16:19:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Du 25 septembre au 5 octobre 2017, le flamboyant Opéra Comique (après sa rénovation) met à l'affiche un des opéras les plus originaux du moment, à la fois baroque et contemporain. C'est "Miranda", fruit d'une deuxième collaboration entre la metteure en scène Katie Mitchell et Raphaël Pichon à la tête de son ensemble Pygmalion.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17376568-21884603.jpg?v=1506695299" alt="Une mariée et un enterrement, "Miranda" à l'Opéra Comique" title="Une mariée et un enterrement, "Miranda" à l'Opéra Comique" />
     </div>
     <div>
      Tout est parti d'une envie de Raphaël Pichon de faire connaître des partitions rarement jouées de Henry Purcell, des musiques de scène ou religieuses et des extraits d'opéras méconnus ou parfois montés encore sur scène. La plupart des œuvres - semi-opéras de cinq à six heures ou airs de circonstance  (les &quot;catchs&quot;) - du compositeur anglais du XVIIe siècle n'étant plus adaptées à un public contemporain. Et pourtant, cette œuvre recèle des beautés remarquables que l'on peut redécouvrir dans &quot;Miranda&quot;, dont la partition consiste donc en une sorte de pot-pourri d'airs choisis <span style="font-style:italic">(1)</span>.       <br />
              <br />
       Pour leur deuxième collaboration après &quot;Traunernacht&quot; au Festival d'Aix, le jeune chef français a pensé à Katie Mitchell et à son univers dramaturgique marqué par ces filles rebelles et/ou victimes qui règlent leurs comptes avec leurs pères et leurs promis.        <br />
              <br />
       Comme elle l'avait fait pour &quot;Ophelias Zimmer&quot; à la Schaubühne de Berlin - prenant le parti d'Ophélie pour raconter l'histoire d'Hamlet -, elle a imaginé pour l'intrigue de ce nouvel opéra imaginaire de Purcell de donner le premier rôle à Miranda, seul personnage féminin de &quot;La Tempête&quot; de W. Shakespeare. Miranda (&quot;celle qu'on admire&quot;) vient donc (dans le livret inédit de Cordelia Lynn) demander des comptes à son père Prospero quinze ans après les faits racontés dans la pièce du dramaturge élisabéthain.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17376568-21884621.jpg?v=1506695333" alt="Une mariée et un enterrement, "Miranda" à l'Opéra Comique" title="Une mariée et un enterrement, "Miranda" à l'Opéra Comique" />
     </div>
     <div>
      Organisant sa fausse disparition, elle vient braquer son propre enterrement pour donner aux invités (devenus otages) sa version des faits et raconter sa vie - des faits honteusement travestis par son &quot;manipulateur&quot; de père, selon elle. Dans l'anti-ouverture (sic), Miranda crie les raisons de sa haine : <span style="font-style:italic">&quot;Je fus exilée. Je fus violée. Je fus mariée trop jeune&quot;</span>.        <br />
              <br />
       Anna, la jeune femme enceinte de Prospero (remarié donc avec une femme qui a l'âge de sa fille), prendra alors conscience du malheur de sa propre destinée dans une société patriarcale, telle une jumelle de Miranda. La ressemblance physique des deux chanteuses ajoutant à la démonstration.       <br />
              <br />
       Voilà donc l'argument d'un spectacle d'une heure et demie, qui s'offre comme une déploration prenante, voire bouleversante (avec l'anthem &quot;Jehova Quam Multi Sunt Hostes Mei&quot; dans la scène 2 des Funérailles, par exemple). Mais dans lequel le spectateur peut avoir l'impression sur la durée d'assister à un thrène quelque peu monotone. La direction de Raphaël Pichon se révèle plutôt inégale avec une battue trop uniforme parfois pour un discours musical qui ne met pas toujours en valeur les couleurs, contrastes et reliefs de ce répertoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17376568-21884627.jpg?v=1506695379" alt="Une mariée et un enterrement, "Miranda" à l'Opéra Comique" title="Une mariée et un enterrement, "Miranda" à l'Opéra Comique" />
     </div>
     <div>
      Le spectacle est cependant souvent saisissant. Certains des tableaux (ceux au ralenti, particulièrement) sont d'une absolue beauté, de cette beauté étrange des cauchemars nocturnes. Le choix de nous rendre contemporaine cette fable, bercée par les accents d'un des plus importants compositeurs baroques anglais disparu à trente-six ans, offre une expérience à coup sûr intéressante - à défaut d'être toujours passionnante.        <br />
              <br />
       Katie Mitchell introduit un savant chaos avec la prise de pouvoir scénique des femmes au cours d'une cérémonie verrouillée par la puissance masculine, religieuse et patriarcale. Dans une petite église qui ressemble à un tombeau ou une prison, les corps s'attirent, se heurtent et se rejettent en une chorégraphie troublante jusqu'à la libération finale.       <br />
              <br />
       La distribution vocale se révèle homogène. Du côté des femmes, la Miranda de la mezzo Kate Lindsey trouve ses marques au fur et à mesure du déroulement de cet enterrement pas comme les autres. Tenue d'inscrire sa difficile performance entre hystérie et douleur, le riche timbre de son mezzo finit par trouver rondeur et émotion.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17376568-21884633.jpg?v=1506695416" alt="Une mariée et un enterrement, "Miranda" à l'Opéra Comique" title="Une mariée et un enterrement, "Miranda" à l'Opéra Comique" />
     </div>
     <div>
      La soprano Katherine Watson compose un personnage plutôt sobre en Anna. Pour les rôles masculins, un trio s'impose avec le Prospero progressivement miné du baryton-basse Henry Waddington, le Ferdinand bouleversant du ténor Allan Clayton et du Pasteur interprété par Marc Mauillon, tous remarquables. Le jeune Aksel Rykkvin (soprano de quatorze ans) est un Anthony, fils de Miranda, qu'on n'oubliera pas.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Ont été également choisies deux pièces de Matthew Locke et une de Jeremiah Clarke, &quot;Ode on the Death of Henry Purcell&quot;.</span>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 25 septembre au 5 octobre 2017.</span>       <br />
       En diffusion sur Arte Concert le <span class="fluo_jaune">29 septembre</span>        <br />
       et sur France Musique le <span class="fluo_jaune">15 octobre à 20 h</span>.        <br />
              <br />
       Opéra Comique.       <br />
       1, place Boieldieu, Paris 2e.       <br />
       Tel : 08 25 01 01 23.       <br />
       <a class="link" href="http://www.opera-comique.com/" target="_blank">&gt;&gt; opera-comique.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17376568-21884742.jpg?v=1506695971" alt="Une mariée et un enterrement, "Miranda" à l'Opéra Comique" title="Une mariée et un enterrement, "Miranda" à l'Opéra Comique" />
     </div>
     <div>
      &quot;Miranda&quot; (2017).       <br />
       Musiques de Henry Purcell (1659-1995).        <br />
       Arrangements musicaux : Raphaël Pichon et Miguel Henry.       <br />
       Livret en anglais de Cordelia Lynn.       <br />
       Spectacle surtitré en français.       <br />
       Durée : 1 h 30 sans entracte.       <br />
              <br />
       Raphaël Pichon, direction musicale.       <br />
       Katie Mitchell, mise en scène.       <br />
       Sam Pritchard, dramaturgie.       <br />
       Chloé Lamford, décors.       <br />
       Sussie Juhlin-Wallen, costumes.       <br />
       James Farncombe, lumières.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17376568-21884769.jpg?v=1506696075" alt="Une mariée et un enterrement, "Miranda" à l'Opéra Comique" title="Une mariée et un enterrement, "Miranda" à l'Opéra Comique" />
     </div>
     <div>
      Kate Lindsey, Miranda.       <br />
       Henry Waddington, Prospero.       <br />
       Katherine Watson, Anna.       <br />
       Allan Clayton, Ferdinand.       <br />
       Marc Mauillon, le Pasteur.       <br />
       Aksel Rykkvin, Anthony.       <br />
              <br />
       Chœur et orchestre : Pygmalion.       <br />
       Chanteurs de la Maîtrise Populaire de l'Opéra Comique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Une-mariee-et-un-enterrement-Miranda-a-l-Opera-Comique_a1930.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Zoroastre"… entre violence et passions précieuses</title>
   <updated>2016-08-24T18:03:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Zoroastre-entre-violence-et-passions-precieuses_a1658.html</id>
   <category term="Lyrique" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/9886811-16000485.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-07-21T06:34:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pour la 31e édition du Festival de Radio France à Montpellier et dans sa région, l'Ensemble Pygmalion dirigé par Raphaël Pichon a offert "Zoroastre", un opéra assez rare de Jean-Philippe Rameau, en version concert. L'occasion d‘applaudir la fine fleur de jeunes chanteurs tels Nicolas Courjal et Emmanuelle de Negri.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9886811-16000485.jpg?v=1469076233" alt=""Zoroastre"… entre violence et passions précieuses" title=""Zoroastre"… entre violence et passions précieuses" />
     </div>
     <div>
      Quel opéra pouvait mieux que &quot;Zoroastre&quot; s'inscrire dans l'édition 2016 du festival de Radio France ? Un festival méditerranéen dont le thème est cette année &quot;Le Voyage d'Orient&quot;. Sixième et dernier opéra de Rameau représenté avant la fameuse Querelle des Bouffons, &quot;Zoroastre&quot; est un des ces opéras qui ne peuvent mieux mériter leur qualification de &quot;baroque&quot; avec son intrigue centrée sur le combat des Puissances du Bien et du Mal (le mage Zoroastre contre le prêtre Abramane) et leurs amours contrariées dans une Perse de fantaisie.       <br />
              <br />
       Le méchant Abramane veut séduire la douce héritière du trône de Bactriane Amélite. Repoussé par cette princesse amoureuse de Zoroastre, il nouera une alliance maléfique avec la princesse Erinice <span style="font-style:italic">(1)</span>, elle-même aimant sans espoir le mage en pleine initiation.       <br />
              <br />
       Avec ses archanges et ses esprits malins, parties prenantes dans un combat très symbolique entre la lumière et les ténèbres, le livret de Louis de Cahusac, franc-maçon notoire, anticipe l'opéra maçonnique de Mozart - et son Sarastro dans &quot;La Flûte enchantée&quot;. Une tragédie lyrique héritée du théâtre à machines et en musique donc (et pas si éloignée des tragédies précieuses de Voltaire) avec ses moments langoureux, lyriques et d'autres très impressionnants, à coup de percussions et d'éclats de tonnerre (comme dans l'ouverture et l'acte IV).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9886811-16000890.jpg?v=1469084074" alt=""Zoroastre"… entre violence et passions précieuses" title=""Zoroastre"… entre violence et passions précieuses" />
     </div>
     <div>
      Première chose, on ne peut que regretter l'absence de mise en scène à Montpellier et se souvenir de la production de l'Opéra Comique de 2009. Mais il semblerait que des difficultés d'ordres divers cette fois aient imposé la version concert. Soit.        <br />
              <br />
       L'Ensemble Pygmalion, chœur et orchestre, et les solistes invités parviennent à nous intéresser à ce combat grandiose (ici purement théorique) et, ce, grâce à leur talent mais aussi à une œuvre qui fait la part belle à l'orchestre - un personnage en soi - aux intermèdes de danses, bref à une écriture qui crée un puissant théâtre évocateur tout en effaçant souvent la frontière entre airs et récitatifs. Malgré quelques longueurs, la partition de Rameau est vraiment riche de cette <span style="font-style:italic">&quot;tendresse délicate et charmante d'accents justes, de déclamation rigoureuse dans le récit…&quot; (2)</span>, de <span style="font-style:italic">&quot;cette clarté dans l'expression, ce précis et ce ramassé dans la forme, qualités particulières et significatives du génie français&quot; (2)</span> que lui reconnaissait Debussy.       <br />
              <br />
       Raphaël Pichon et son ensemble rendent justice à cette subtilité comme à cette exubérance toute baroque. Sa version, tout à la fois ramassée et racée, souligne chaque phrase avec ses pleins et déliés ravissants, ses éclats infernaux ou accents éthérés - grâce aussi à un chœur de grande qualité. Nicolas Courjal est un Abramane mémorable, un méchant gourmand et pleinement investi, idéal d'articulation et d'expressivité.        <br />
              <br />
       Emmanuelle de Negri est une Erinice déchirée et complexe, au beau chant tout en nuances et contrastes attendus, tandis que l'Amélite de Katherine Watson, souvent belle, manque parfois justement de subtilité. L‘amant parfait et mage Zoroastre bénéficie de l'art bel cantiste de Reinoud van Mechelen. Le plateau brille aussi à l'envi dans les seconds rôles.       <br />
              <br />
       D'autres rendez-vous notables au festival de Radio France sont encore à venir, dont un opéra rare de 1898 de Pietro Mascagni, &quot;Iris&quot;, le 26 juillet avec la soprano Sonya Yoncheva et l'Orchestre national Montpellier Languedoc-Roussillon sous la direction de Domingo Hindoyan.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Erinice est donc une Erinye (ou Furie) mais aussi une amante inconsolable, héritière des romans précieux.        <br />
       (2) Voir les multiples plaidoyers du compositeur de &quot;Pelléas&quot; pour un Rameau qu'on exhumait alors de l'oubli, à lire dans &quot;Monsieur Croche&quot; (recueil d'articles écrits entre 1901 et 1917), &quot;L'Imaginaire&quot; Gallimard.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9886811-16000923.jpg?v=1469084378" alt=""Zoroastre"… entre violence et passions précieuses" title=""Zoroastre"… entre violence et passions précieuses" />
     </div>
     <div>
      <b>Festival de Radio France Montpellier - Région Languedoc-Roussillon- Midi-Pyrénées</b>       <br />
       Du 11 au 26 juillet 2016.       <br />
              <br />
       <b>Programme complet :</b>       <br />
       <a class="link" href="http://www.festivalradiofrancemontpellier.com/" target="_blank">&gt;&gt; festivalradiofrancemontpellier.com</a>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Zoroastre&quot; (1756).</b>       <br />
       Tragédie lyrique en un prologue et cinq actes.       <br />
       Musique de J. P. Rameau (1683-1764).       <br />
       Livret de Louis de Cahusac.       <br />
       En français surtitré.       <br />
       Durée : 2 h 50 avec entracte.       <br />
              <br />
       <b>Prochaine date :</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">9 novembre 2016 à 20 h.</span>       <br />
       Opéra royal de Versailles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9886811-16000951.jpg?v=1469084621" alt=""Zoroastre"… entre violence et passions précieuses" title=""Zoroastre"… entre violence et passions précieuses" />
     </div>
     <div>
      Reinoud van Mechelen, Zoroastre.       <br />
       Nicolas Courjal, Abramane, Grand Prêtre.       <br />
       Emmanuelle de Negri, Erinice.       <br />
       Katherine Watson, Amélite.       <br />
       Christian Immler, La Vengeance, Oromasès.       <br />
       Léa Desandre, Céphie.       <br />
       Virgile Ancely, Zopire.       <br />
       Etienne Bazola, Narbanor.       <br />
              <br />
       Ensemble Pygmalion.       <br />
       Raphaël Pichon, direction.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Raphaël Pichon et l’Ensemble Pygmalion au Jubilé de la Saison Musicale de Royaumont</title>
   <updated>2014-10-14T08:18:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Raphael-Pichon-et-l-Ensemble-Pygmalion-au-Jubile-de-la-Saison-Musicale-de-Royaumont_a1217.html</id>
   <category term="Concerts" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/7072769-10826580.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-10-13T13:27:00+02:00</published>
   <author><name>Propos recueillis par Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
En ce dernier week-end de la Saison Musicale de Royaumont, fêtant ses cinquante ans d’existence, trois rendez-vous ont marqué un public très nombreux. Ce dernier a acclamé l’un des plus jeunes et talentueux chefs du moment, Raphaël Pichon et son Ensemble Pygmalion dans un programme construit autour de la famille Bach. Pas encore trentenaire et déjà érudit, charmant, il a bien voulu nous éclairer sur ce concert et sur ses projets.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7072769-10826580.jpg?v=1413266486" alt="Raphaël Pichon et l’Ensemble Pygmalion au Jubilé de la Saison Musicale de Royaumont" title="Raphaël Pichon et l’Ensemble Pygmalion au Jubilé de la Saison Musicale de Royaumont" />
     </div>
     <div>
      À noter que les festivaliers, dont certains sont fidèles depuis 1981, ont également été enchantés par le contre-ténor Philippe Jarroussky (en formation en ces lieux en 1999 avec Gérard Lesne) accompagné pour son récital &quot;Verlaine&quot; du pianiste Jérôme Ducros et du Quatuor Ébène ; et ont chaleureusement applaudi l’impérial et facétieux William Christie et ses Arts Florissants, habitués du lieu.       <br />
              <br />
       <b>Christine Ducq pour la Revue du Spectacle - Vous venez d’être acclamé avec votre ensemble par le public, à juste titre, pour ce très beau concert. Quelles sont vos relations avec Royaumont ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Raphaël Pichon -</b> Nous entretenons une très vieille relation qui dure depuis de nombreuses années. Je suis d’abord venu ici comme chanteur puis avec différents groupes pour défendre différents répertoires : de la musique du Moyen-Age, de la musique baroque et de la musique contemporaine. Je suis même venu comme claveciniste-accompagnateur animer des stages. Aujourd’hui, avec mon Ensemble Pygmalion (créé en 2006, ndlr), nous sommes en résidence à Royaumont pour trois ans (depuis 2011) et nous entamons notre troisième année ici avec des formations et des concerts. Voilà, une activité assez régulière dans ces murs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7072769-10826582.jpg?v=1413266781" alt="Raphaël Pichon et l’Ensemble Pygmalion au Jubilé de la Saison Musicale de Royaumont" title="Raphaël Pichon et l’Ensemble Pygmalion au Jubilé de la Saison Musicale de Royaumont" />
     </div>
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      <b>En ce qui concerne le programme choisi ce soir à Royaumont, est-il proche de votre tout dernier CD consacré à Bach justement ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Raphaël Pichon - </b>Le concert et le CD sont tous deux consacrés à Bach mais les programmes en sont très éloignés. Ce sont exactement deux faces très différentes de Johann Sebastian Bach. L’enregistrement que nous venons de faire, &quot;Bach, Kothener Trauermusik&quot; (sorti le 7 octobre chez Harmonia Mundi), est une reconstitution d’une musique funèbre pour un prince que Bach a beaucoup aimé et qui a été très important dans sa vie tant musicale qu’affective : le Prince Leopold d’Anhalt-Köthen, lequel est totalement oublié. Et pour lequel Bach a écrit une musique funèbre qui est en grande partie la &quot;Passion selon Saint-Matthieu&quot;.       <br />
              <br />
       Tandis que ce soir c’était un programme beaucoup plus festif, beaucoup plus flamboyant, beaucoup plus éclatant. Puisque ces musiques ont été écrites pour la Fête de la Saint-Michel qui a lieu le 29 septembre, une fête très importante pour les Luthériens. Ces partitions illustrent la victoire du Bien sur le Mal personnifiée dans cette histoire biblique par le combat vainqueur de l’Archange Michel contre le Dragon. Cette fête du 29 septembre était l’occasion pour tous les compositeurs de cette époque dont Johann Sebastian Bach d’écrire des musiques qui dépeignent vraiment au plus près ce fameux combat avec tout un arsenal de cuivres, de trompettes et de timbales. Un programme très étincelant donc !
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/7072769-10830751.jpg?v=1413267411" alt="Raphaël Pichon et l’Ensemble Pygmalion au Jubilé de la Saison Musicale de Royaumont" title="Raphaël Pichon et l’Ensemble Pygmalion au Jubilé de la Saison Musicale de Royaumont" />
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      <b>Pour la suite de la saison, qu’est-il de prévu pour l’Ensemble Pygmalion ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Raphaël Pichon -</b> Encore du Johann Sebastian Bach. Encore et toujours avec d’autres programmes de cantates ! En 2016, nous allons fêter justement l’anniversaire de la Réforme entreprise par Luther. C’est pour nous l’occasion encore d’un programme assez éclatant puisqu’il tournera autour des cantates écrites pour le Jour de la Réforme qu’on fête chaque année.       <br />
              <br />
       Il y a de surcroît notre premier opéra mis en scène par Michel Fau à l’Opéra de Bordeaux et à celui de Versailles avec &quot;Dardanus&quot; de Jean-Philippe Rameau. Sont attendus aussi nos premiers pas dans Mozart avec une grande Messe en ut mineur. Il ne faut pas oublier notre incursion dans la musique romantique avec des concerts consacrés à Brahms et à Mendelssohn. Une saison très riche donc mais j’allais oublier un autre événement très important pour nous : de nombreuses reprises à l’étranger et à Paris d’une production que nous avons créée au Festival d’Aix-en-Provence cet été. Une tentative de mise à la scène d’extraits des Cantates de Bach dans un spectacle qui s’intitule &quot;Trauernacht&quot; (&quot;Nuit de Deuil&quot;) mis en scène par une très grande dame du théâtre anglais, Katie Mitchell.
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      <span class="fluo_jaune">Concert entendu le samedi 11 octobre 2014.</span>       <br />
       En multidiffusion sur la chaîne en ligne Culturebox.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Famille Bach. Musiques pour la Saint Michel&quot;.</b>       <br />
       Johann Christoph Bach (1642-1703).       <br />
       &quot;Es erhub sich ein Streit&quot;.       <br />
       Johann Sebastian Bach (1685-1750).       <br />
       &quot;Es erhub sich ein Streit&quot; cantate BWV 19.       <br />
       Carl Philipp Emanuel Bach (1714-1788).       <br />
       &quot;Heilig&quot; Wq 217.       <br />
       Johann Sebastian Bach.       <br />
       &quot;Herr Gott, dich loben alle wir&quot; BWV 130.       <br />
       &quot;Man singet mit Freuden vom Sieg&quot; BWV 149.       <br />
       &quot;Nun ist das Heil und die Kraft&quot; BWV 50.       <br />
              <br />
       Ensemble Pygmalion.       <br />
       Raphaël Pichon, direction.       <br />
       Ana Quintans, soprano.       <br />
       Damien Guillon, alto.       <br />
       Nick Pritchard, ténor.       <br />
       Christian Immler, basse.
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