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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-15T05:54:44+02:00</updated>
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   <title>•Off 2025• "Sur les ailes de l'Invisible" Un voyage immersif envahissant de beauté plastique et au verbe tourbillonnant</title>
   <updated>2025-07-25T20:30:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Sur-les-ailes-de-l-Invisible-Un-voyage-immersif-envahissant-de-beaute-plastique-et-au-verbe-tourbillonnant_a4333.html</id>
   <category term="Avignon 2025" />
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   <published>2025-07-25T20:07:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Notre planète, si minuscule, unique dans l'univers en expansion, a donné vie à des milliards d'espèces vivantes. Un miracle de combinaisons improbables. Notre monde matérialiste nous fait oublier de porter notre regard vers ce que l'on ne voit pas et de nous ouvrir vers l'invisible. L'infiniment grand côtoie l'infiniment petit, la physique quantique nous fait surfer sur les ailes de l'invisible, et à bien y regarder, vers l'espoir !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90136625-63622750.jpg?v=1753467159" alt="•Off 2025• "Sur les ailes de l'Invisible" Un voyage immersif envahissant de beauté plastique et au verbe tourbillonnant" title="•Off 2025• "Sur les ailes de l'Invisible" Un voyage immersif envahissant de beauté plastique et au verbe tourbillonnant" />
     </div>
     <div>
      Les spectateurs et les spectatrices qui quittent &quot;l'expérience&quot; des 55 minutes de ce spectacle n'y resteront certainement pas insensibles, à moins de s'être assoupis, accablés par la chaleur et la frénésie du Festival, car il s'agit là d'une véritable méditation scénique sur notre lien au monde, au cosmos et à l'invisible, méditation du plus bel effet créatif et scénique.       <br />
              <br />
       Certes, la parole de Brigitte Deruy et Mathilde Sternat est dense et hautement vibrante, peut-être trop par moments, il est vrai, mais, avec du recul, les propos tenus reviennent à la mémoire, a posteriori, comme des boomerangs, et les idées resurgissent avec force, comme ça, de ci de là, cahincaha, au détour d'un chemin. Qu'un spectacle nous envahisse, nous submerge, nous laisse sans voix, sur le moment, ce n'est pas si fréquent que cela.       <br />
              <br />
       &quot;Sur les ailes de l'Invisible&quot;, par la Compagnie Racines des Étoiles, peut participer de cette impression particulière, il est vrai. Après tout, n'est-ce pas là aussi la mission de l'acte théâtral et de toute œuvre d'art, de manière plus générale, de susciter la réflexion longtemps après la production concrète d'un timing resserré et limité ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90136625-63622758.jpg?v=1753467185" alt="•Off 2025• "Sur les ailes de l'Invisible" Un voyage immersif envahissant de beauté plastique et au verbe tourbillonnant" title="•Off 2025• "Sur les ailes de l'Invisible" Un voyage immersif envahissant de beauté plastique et au verbe tourbillonnant" />
     </div>
     <div>
      i[&quot;Je suis faite d'étoiles. Mon souffle vient de plus loin que ma mémoire. Je marche sur une poussière ancienne, et pourtant, je suis là, vibrante, fragile, vivante. Entre deux battements de silence, l'invisible me traverse&quot;.}i       <br />
              <br />
       Nous évoquions plus haut comme un trop-plein de paroles, ici, dans lequel les spectateurs et les spectatrices peuvent avoir le sentiment de se noyer, bercés(es) par la grande exigence proposée par cette création. Dans ce cas, il est probable que ce public ait passé outre le fait que, bien souvent, la parole ne s'explique pas, mais qu'elle doit être ressentie, éprouvée, pour la simple et bonne raison que le langage reste poreux au mystère qui nous échappe.       <br />
              <br />
       Dans cette création, ne pas tenir compte de l'apport des projections vidéos absolument remarquables et de toute beauté, largement en symbiose avec le propos, c'est rester sourd et aveugle à notre imprégnation au monde, à notre petitesse d'insecte planétaire, pour s'inscrire davantage dans une dimension toute matérialiste, inféconde, puérile et mortifère !       <br />
              <br />
       Car ce que nous propose là Brigitte Deruy et Mathilde Sternat à l'interprétation, ainsi que Christel Grévy à la scénographie en collaboration avec Aaris Deshayes, c'est une bien belle offrande au public, un acte de générosité poétique, musicale et sensorielle, dépourvu de toute croyance religieuse, une immersion théâtrale de toute beauté dans laquelle notamment des images de nébuleuses, sélectionnées par la Naza, subliment la parole et la musique pour les porter à leur plus haut niveau.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90136625-63622772.jpg?v=1753467298" alt="•Off 2025• "Sur les ailes de l'Invisible" Un voyage immersif envahissant de beauté plastique et au verbe tourbillonnant" title="•Off 2025• "Sur les ailes de l'Invisible" Un voyage immersif envahissant de beauté plastique et au verbe tourbillonnant" />
     </div>
     <div>
      Ces visuels incroyables de Philippe Durville, vidéaste et créateur multimédia, et de Jeanne Ayache, physicienne et biologiste, drôles et amusants par moments, confèrent à cette presque heure de spectacle une immersion poétique, philosophique et musicale bouleversante. Découvrir l'infiniment grand et l'infiniment petit permet de nous réconcilier avec le merveilleux de notre monde. Le public est immergé, envahi d'émotions, et passe par différents états via des textes variés aux thèmes sensibles tels que la Nature, le Silence, la Peur, le Chaos, la Beauté, l'Amour.       <br />
              <br />
       Sans oublier la voix off de l'Ange <span style="font-style:italic">&quot;qui parle à tout le monde&quot;</span>, celle d'une fillette qui séduit définitivement, ou encore les tenues raffinées et majestueuses portées par Brigitte Deruy. <span style="font-style:italic">&quot;De ses promenades, elle ramenait des cailloux cherchant dans ces objets inanimés un sens de leur présence, un signe de l'existence.&quot;</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;L'écureuil qui saute de branches en branches unit les espaces du vivant. L'humain qui regarde l'écureuil, au pied de l'arbre, assis sur une pierre, contemple la conquête de l'espace et du temps, et du fini à l'infini, il invente son chemin.&quot;</span>       <br />
              <br />
       Extirpez-vous du chaos avignonnais pour vous ressourcer un instant avec ce spectacle peut-être unique au sein du Festival. Il vous reste encore quelques jours. Vous en garderez un souvenir lumineux qui ne manquera pas de vous réconcilier avec &quot;le monde comme il va&quot; et avec vous-même, avant tout.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Sur les ailes de l'Invisible"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90136625-63622778.jpg?v=1753467325" alt="•Off 2025• "Sur les ailes de l'Invisible" Un voyage immersif envahissant de beauté plastique et au verbe tourbillonnant" title="•Off 2025• "Sur les ailes de l'Invisible" Un voyage immersif envahissant de beauté plastique et au verbe tourbillonnant" />
     </div>
     <div>
      Texte : Brigitte Deruy.       <br />
       Mise en scène : Geneviève Brett.       <br />
       Avec : Brigitte Deruy et Mathilde Sternat.       <br />
       Scénographie: Christel Grevy.       <br />
       Composition : Mathilde Sternat.       <br />
       Voix de l'Ange: Anna Bagdassarian.       <br />
       Autres voix : Gabriel Démange, Aliu Elhadi, Hervé Laporte, Anne Santal.       <br />
       Décors : Aaris Deshayes.       <br />
       Compagnie Racines des Etoiles.       <br />
       Durée : 55 minutes.       <br />
       Tout public.       <br />
              <br />
        </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 26 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 15 h 30. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre Tremplin Salle Molière, 8 ter, rue Cornue, Avignon.       <br />
       Réservation : 07 68 23 84 58.       <br />
       <a class="link" href="https://www.billetweb.fr/sur-les-ailes-de-linvisible&multi=42035&margin=no_margin&color=635BFF&parent=tremplin&margin=no_margin&color=635BFF" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="http://theatretremplin-avignon.fr/" target="_blank">>> theatretremplin-avignon.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !</title>
   <updated>2024-09-10T17:05:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Racine-carree-du-verbe-etre-Demonstration-magistrale-_a4038.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/82586994-59220939.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-09-04T10:06:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans une superbe création où le dramaturge, metteur en scène et comédien Wajdi Mouawad marie imagination et vécu, nous nous retrouvons dans une chronologie de près de 75 ans dans des lieux aussi différents que Beyrouth, Montréal, Paris, Rome et Livingstone avec, au cœur de celle-ci, la double explosion tragique du port de Beyrouth en 2020. Dans ces épisodes bousculés, le dramaturge pose un regard aussi lucide, poétique que scientifique sur ces impondérables qui ponctuent et peuvent influer toute une vie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82586994-59220937.jpg?v=1667980515" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
     </div>
     <div>
      Lumières sur une scénographie sombre balayée par des clartés blanches dans un jeu de clairs-obscurs. Elle est mouvante durant toute la représentation et laisse découvrir, selon les moments, des salles construites en forme de triangle toujours ouvertes pour inviter le regard du public à entrer dans celles-ci, tout autant que dans l'intimité des protagonistes. Cette dernière est verbalisée aussi par des mots, des colères et des silences. Tout est à nu. On se livre au travers de souffrances parfois tues, mais toujours dites.       <br />
              <br />
       Ce sont plusieurs générations de familles qui se rencontrent ou se retrouvent à des endroits et des époques différents. Paris, Montréal, Livingstone, Beyrouth, les scènes s'échelonnent dans un espace-temps et dans des lieux géographiques étendus. Celui-ci s'étire d'août 1978 où Talyani a 10 ans jusqu'en août 2052 où il a 74 ans avec un centre dramatique démarrant le 4 août 2020, avec la double explosion dans le port de Beyrouth, jusqu'au 8 août 2020. Le bilan a été de 215 morts et 6 500 blessés. Cet espace-temps s'étale sur une durée dramaturgique d'une semaine, la pièce étant découpée du lundi au dimanche avec, pour chacun des jours, une action, une date et plusieurs lieux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82586994-59220938.jpg?v=1667980552" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
     </div>
     <div>
      Dans cette étendue autant temporelle, psychologique que culturelle, reste accrochée la souffrance des caractères qui s'exprime autour de la colère, de l'incompréhension, du manque d'amour, du mépris, de la violence, de l'amour non exprimé, de l'amour qui s'exprime. Ce que montre Mouawad est qu'au travers des événements, souvent marqués par l'impondérable même quand la tragédie ne s'y mêle pas, fait que l'histoire d'une vie ou d'une famille peut être changée, voire transfigurée complètement. Une maladie qu'on pourrait croire cancéreuse alors que c'est un simple furoncle où l'horaire d'un vol pour Paris ou Rome a transformé la vie de nos personnages ainsi que celle de Wajdi Mouawad qui se raconte aussi dans cette création.       <br />
               <br />
       Le jeu des comédiens est très physique et est axé sur la voix qui est souvent projetée, lancée. On se crie dessus, on se bouscule, on s'ignore ou on s'aime. Talyani (Wajdi Mouawad, Jérôme Kircher) est incarnée par deux protagonistes aussi différents l'un de l'autre comme le blanc l'est du noir ou le coton de la soie. Et donc nous sommes à la croisée de deux histoires. Quand l'un est calme, serein, l'autre est violent, méprisant, divorçant de la vie quand le premier en est attaché. L'histoire de chacun, leur rapport à soi et aux autres sont marqués de coups, de béquilles, d'entorses à leur vie avec un rapport au père, fréquemment absent physiquement ou symboliquement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82586994-59220939.jpg?v=1667980654" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
     </div>
     <div>
      Le hasard, une rencontre, un instant font que les ruisseaux se séparent pour se jeter dans un autre fleuve. C'est dans ce tournoiement des événements que la création prend de l'épaisseur avec son voile de mystère. Tout tourne autour de la souffrance et d'amours non dites ou échouées dans les écueils du mutisme.       <br />
              <br />
       &quot;L'important n'est pas de guérir mais de vivre avec ses maux&quot;, ces mots de Camus (1913-1960) peuvent être l'écho de la trame dramaturgique de la seconde partie, car, dans celle-ci, les personnages font face à leurs problèmes là où la première partie les faisait voir comme les subissant et en souffrant sans que ceux-là ne disparaissent pour autant. Autre moment est ce cours donné sur la relativité restreinte d'Einstein (1879-1955) par Joane (Julie Julien) qui donne un éclairage au titre de cette œuvre avec le chiffre irrationnel, √2, comme tout irrationnel qui recouvre toute une infinité de nombres dans un espace mathématique extrêmement réduit entre deux décimales. L'infiniment grand logé dans l'infiniment petit comme le cours d'une vie influé par un petit hasard.       <br />
              <br />
       La voix est l'aiguillon des émotions et s'apparente à un baromètre de celles-ci, des sentiments tiraillés par des conflits internes qui traversent continuellement la vie de tous les protagonistes. Les planches deviennent, au travers de déplacements importants et de rares pauses, le lieu de figuration et de transformation de ces conflits où, autour de courts solos de trompettes qui accompagnent avec beaucoup de suavité certaines fins de scènes, ils closent la pièce dans un rare, voire le seul, moment d'espoir et de gaité.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Racine carrée du verbe être"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82586994-59220940.jpg?v=1667980687" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
     </div>
     <div>
      Texte et mise en scène : Wajdi Mouawad.       <br />
       Assistante et assistant à la mise en scène : Valérie Nègre et Cyril Anrep.       <br />
       Avec : Maïté Bufala, Madalina Constantin, Jade Fortineau, Jérémie Galiana, Delphine Gilquin, Julie Julien, Jérôme Kircher, Norah Krief, Maxime Le Gac Olanié, Wajdi Mouawad, Lucile Roche et Anna Sanchez en alternance, Nathanaël Rutter, Richard Thériault, Raphael Weinstock.       <br />
       Et les enfants en alternance : Colin Jolivet, Meaulnes Lacoste, Théodore Levesque, Balthazar Mas-Baglione, Ulysse Mouawad, Adrien Raynal, Noham Touhtouh.       <br />
       Dramaturgie : Charlotte Farcet et Stéphanie Jasmin.       <br />
       Scénographie : Emmanuel Clolus.       <br />
       Lumières : Éric Champoux.       <br />
       Costumes : Emmanuelle Thomas assistée de Léa Delmas.       <br />
       Couture : Anne-Emmanuelle Pradier.       <br />
       Maquillages et coiffures : Cécile Kretschmar.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82586994-59220941.jpg?v=1667980722" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
     </div>
     <div>
      Conception vidéo : Stéphane Pougnand.       <br />
       Dessins : Wajdi Mouawad et Jérémy Secco.       <br />
       Musique : Pawel Mykietyn.       <br />
       Conception sonore : Michel Maurer, assisté de Sylvère Caton et Julien Lafosse.       <br />
       Accompagnement des enfants : Achille di Zazzo.       <br />
       Fabrication des accessoires, costumes et décor : ateliers de La Colline.       <br />
       Durée : 6 h, soit trois parties ponctuées de deux entractes.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">13 et 14 septembre 2024 :</span> Festival La Bâtie, Château Rouge - Scène conventionnée, Annemasse (74).       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 20 septembre au 22 décembre 2024.</span>       <br />
       Jeudi et vendredi à 17 h 30, samedi à 16 h et dimanche à 13 h 30.       <br />
       • Durée 6h incluant 2 entractes.       <br />
       La Colline - Théâtre national, Grand Théâtre, Paris 20e, 01 44 62 52 52.       <br />
       <a class="link" href="https://www.colline.fr/" target="_blank">&gt;&gt; colline.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82586994-59220942.jpg?v=1725465858" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>"Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !</title>
   <updated>2022-11-09T08:45:00+01:00</updated>
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   <published>2022-11-09T08:25:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans une superbe création où le dramaturge, metteur en scène et comédien Wajdi Mouawad marie imagination et vécu, nous nous retrouvons dans une chronologie de près de 75 ans dans des lieux aussi différents que Beyrouth, Montréal, Paris, Rome et Livingstone avec, au cœur de celle-ci, la double explosion tragique du port de Beyrouth en 2020. Dans ces épisodes bousculés, le dramaturge pose un regard aussi lucide, poétique que scientifique sur ces impondérables qui ponctuent et peuvent influer toute une vie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68632101-48240361.jpg?v=1667980515" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
     </div>
     <div>
      Lumières sur une scénographie sombre balayée par des clartés blanches dans un jeu de clairs-obscurs. Elle est mouvante durant toute la représentation et laisse découvrir, selon les moments, des salles construites en forme de triangle toujours ouvertes pour inviter le regard du public à entrer dans celles-ci, tout autant que dans l'intimité des protagonistes. Cette dernière est verbalisée aussi par des mots, des colères et des silences. Tout est à nu. On se livre au travers de souffrances parfois tues, mais toujours dites.       <br />
              <br />
       Ce sont plusieurs générations de familles qui se rencontrent ou se retrouvent à des endroits et des époques différents. Paris, Montréal, Livingstone, Beyrouth, les scènes s'échelonnent dans un espace-temps et dans des lieux géographiques étendus. Celui-ci s'étire d'août 1978 où Talyani a 10 ans jusqu'en août 2052 où il a 74 ans avec un centre dramatique démarrant le 4 août 2020, avec la double explosion dans le port de Beyrouth, jusqu'au 8 août 2020. Le bilan a été de 215 morts et 6 500 blessés. Cet espace-temps s'étale sur une durée dramaturgique d'une semaine, la pièce étant découpée du lundi au dimanche avec, pour chacun des jours, une action, une date et plusieurs lieux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68632101-48240362.jpg?v=1667980552" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
     </div>
     <div>
      Dans cette étendue autant temporelle, psychologique que culturelle, reste accrochée la souffrance des caractères qui s'exprime autour de la colère, de l'incompréhension, du manque d'amour, du mépris, de la violence, de l'amour non exprimé, de l'amour qui s'exprime. Ce que montre Mouawad est qu'au travers des événements, souvent marqués par l'impondérable même quand la tragédie ne s'y mêle pas, fait que l'histoire d'une vie ou d'une famille peut être changée, voire transfigurée complètement. Une maladie qu'on pourrait croire cancéreuse alors que c'est un simple furoncle où l'horaire d'un vol pour Paris ou Rome a transformé la vie de nos personnages ainsi que celle de Wajdi Mouawad qui se raconte aussi dans cette création.       <br />
               <br />
       Le jeu des comédiens est très physique et est axé sur la voix qui est souvent projetée, lancée. On se crie dessus, on se bouscule, on s'ignore ou on s'aime. Talyani (Wajdi Mouawad, Jérôme Kircher) est incarnée par deux protagonistes aussi différents l'un de l'autre comme le blanc l'est du noir ou le coton de la soie. Et donc nous sommes à la croisée de deux histoires. Quand l'un est calme, serein, l'autre est violent, méprisant, divorçant de la vie quand le premier en est attaché. L'histoire de chacun, leur rapport à soi et aux autres sont marqués de coups, de béquilles, d'entorses à leur vie avec un rapport au père, fréquemment absent physiquement ou symboliquement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68632101-48240364.jpg?v=1667980654" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
     </div>
     <div>
      Le hasard, une rencontre, un instant font que les ruisseaux se séparent pour se jeter dans un autre fleuve. C'est dans ce tournoiement des événements que la création prend de l'épaisseur avec son voile de mystère. Tout tourne autour de la souffrance et d'amours non dites ou échouées dans les écueils du mutisme.       <br />
              <br />
       &quot;L'important n'est pas de guérir mais de vivre avec ses maux&quot;, ces mots de Camus (1913-1960) peuvent être l'écho de la trame dramaturgique de la seconde partie, car, dans celle-ci, les personnages font face à leurs problèmes là où la première partie les faisait voir comme les subissant et en souffrant sans que ceux-là ne disparaissent pour autant. Autre moment est ce cours donné sur la relativité restreinte d'Einstein (1879-1955) par Joane (Julie Julien) qui donne un éclairage au titre de cette œuvre avec le chiffre irrationnel, √2, comme tout irrationnel qui recouvre toute une infinité de nombres dans un espace mathématique extrêmement réduit entre deux décimales. L'infiniment grand logé dans l'infiniment petit comme le cours d'une vie influé par un petit hasard.       <br />
              <br />
       La voix est l'aiguillon des émotions et s'apparente à un baromètre de celles-ci, des sentiments tiraillés par des conflits internes qui traversent continuellement la vie de tous les protagonistes. Les planches deviennent, au travers de déplacements importants et de rares pauses, le lieu de figuration et de transformation de ces conflits où, autour de courts solos de trompettes qui accompagnent avec beaucoup de suavité certaines fins de scènes, ils closent la pièce dans un rare, voire le seul, moment d'espoir et de gaité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Racine carrée du verbe être"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68632101-48240365.jpg?v=1667980687" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
     </div>
     <div>
      Texte et mise en scène : Wajdi Mouawad.       <br />
       Assistante et assistant à la mise en scène : Valérie Nègre et Cyril Anrep.       <br />
       Avec : Madalina Constantin, Jade Fortineau, Jérémie Galiana, Julie Julien, Jérôme Kircher, Norah Krief, Maxime Le Gac Olanié, Wajdi Mouawad, Richard Thériault, Raphael Weinstock ; et Maïté Bufala, Delphine Gilquin, Anna Sanchez, Merwane Tajouiti de la Jeune troupe de La Colline ;       <br />
       et Adam Boukhadda, Colin Jolivet, Meaulnes Lacoste, Théodore Levesque, Balthazar Mas-Baglione, Ulysse Mouawad, Adrien Raynal, Noham Touhtouh ; et les voix de Juliette Bayi, Maïté Bufala, Julien Gaillard, Jackie Ido, Valérie Nègre.       <br />
       Dramaturgie : Stéphanie Jasmin.       <br />
       Scénographie : Emmanuel Clolus.       <br />
       Lumières : Éric Champoux.       <br />
       Costumes : Emmanuelle Thomas assistée de Léa Delmas et Isabelle Flosi.       <br />
       Couture : Anne-Emmanuelle Pradier.       <br />
       Maquillages et coiffures : Cécile Kretschmar.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68632101-48240412.jpg?v=1667980722" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
     </div>
     <div>
      Conception vidéo : Stéphane Pougnand.       <br />
       Musique originale : Paweł Mykietyn.       <br />
       Interprète polonais : Maciej Krysz       <br />
       Conception sonore : Michel Maurer, assisté de Sylvère Caton et Julien Lafosse .       <br />
       Avec la participation en répétitions de Yuriy Zavalnyouk.       <br />
       Suivi du texte et accompagnement des enfants : Achille di Zazzo.       <br />
       Coach trompette : Roman Didier.       <br />
       Répétiteur : Barney Cohen.       <br />
       Construction du décor par l'atelier de La Colline.       <br />
       Durée : 6 h incluant 2 entractes (parties I et II).       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 octobre au 30 décembre 2022.</span>       <br />
       Partie I mercredi à 19 h 30 et Partie II jeudi à 20 h 30       <br />
       Intégrale samedi à 16 h, dimanche à 13 h 30 ; vendredis 4 et 18 novembre, 2 et 16 décembre à 17 h 30.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 21 au 30 décembre 2022.</span>       <br />
       Intégrale à 17 h. Relâche du 24 au 27 décembre.       <br />
       La Colline - Théâtre national, Grand Théâtre, Paris 20e, 01 44 62 52 52.       <br />
       <a class="link" href="https://www.colline.fr/" target="_blank">&gt;&gt; colline.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68632101-48240413.jpg?v=1667980771" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Racine-carree-du-verbe-etre-Demonstration-magistrale-_a3439.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Phédre" selon Martinelli... Une partition symphonique jouée par un orchestre dont Phèdre serait le premier violon</title>
   <updated>2013-12-11T06:17:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Phedre-selon-Martinelli-Une-partition-symphonique-jouee-par-un-orchestre-dont-Phedre-serait-le-premier-violon_a1030.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <published>2013-12-11T19:26:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Phèdre a épousé Thésée, ce héros quasi demi-dieu qui tua le Minotaure et depuis règne tout puissant jusqu’à ce qu’une rumeur le déclare mort prisonnier. Les circonstances la portent à révéler son amour secret pour son beau-fils Hippolyte, beau comme son père, qui meurt en la fuyant. Après "Andromaque", "Bérénice" et "Britannicus", Jean-Louis Martinelli propose, en apothéose d’une tétralogie des passions raciniennes, une "Phèdre" de toute beauté.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6127048-9150022.jpg?v=1386702994" alt=""Phédre" selon Martinelli... Une partition symphonique jouée par un orchestre dont Phèdre serait le premier violon" title=""Phédre" selon Martinelli... Une partition symphonique jouée par un orchestre dont Phèdre serait le premier violon" />
     </div>
     <div>
      Au tout début, la première scène, le peplos des femmes est monochrome, un peu raide, la cuirasse anatomique des hommes un peu rigide.  La représentation se situe dans une Grèce antique, académique. Et puis miracle progressif du théâtre, dans cette mise en scène en bi-frontal, la pièce de Racine, d’abord exprimée en langage naturel, emporte le spectateur dans la vérité du texte. Les personnages s’animent. Les corps s’échauffent et la voix se libère.       <br />
              <br />
       Dans les allers et venues des uns et des autres, approchés, éloignés, que les protagonistes soient acteurs de leur destinées, spectateurs actifs ou serviteurs réticents, les habits de scène prennent vie, épousent les corps, esquissent un sillage, dessinent une traine, portent les caractères, emportent le cœur. Les acteurs prennent le rythme, scandent. Et le texte fait corps et les entraves tombent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6127048-9150029.jpg?v=1386702994" alt=""Phédre" selon Martinelli... Une partition symphonique jouée par un orchestre dont Phèdre serait le premier violon" title=""Phédre" selon Martinelli... Une partition symphonique jouée par un orchestre dont Phèdre serait le premier violon" />
     </div>
     <div>
      Le spectacle, de visuel, devient musique. Le verbe claque, mugit, rugit. Tel une voile de marin sublimée, poussée par le zéphyr caressant, puis emportée par l’ouragan, le personnage de Phèdre appartient à la race de ceux qui n’ayant plus la maîtrise de l’action, ne pouvant échapper aux vents, épousent le tourbillon… de passion et de liberté.       <br />
              <br />
       Les mots sonnent, amplifient les vers. Et composent pour chacun son morceau de gloire. Et concourent à l’ensemble qui devient orchestre dont Phèdre est le premier violon. Un orchestre à l’œuvre d’une symphonie dont l’acmé est atteint par les stances de… Phèdre et dont la coda est constituée par le récit tenu par un témoin de la mort d’Hippolyte, fils de Thésée et de l’Amazone, beau fils de Phèdre, sœur d’Ariane et emporté par la vague scélérate d’un raz de marée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6127048-9150061.jpg?v=1386702994" alt=""Phédre" selon Martinelli... Une partition symphonique jouée par un orchestre dont Phèdre serait le premier violon" title=""Phédre" selon Martinelli... Une partition symphonique jouée par un orchestre dont Phèdre serait le premier violon" />
     </div>
     <div>
      La pièce de Racine matérialise le désir, son mouvement et sa puissance, se clôt en un tableau allégorique de l’aurige et ses chevaux déchiquetés sur la grève.       <br />
              <br />
       Pianissimo… fortissimo…       <br />
              <br />
       Faut-il voir ou écouter Racine ? Jean Louis Martinelli nous propose de l’entendre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Phèdre"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6127048-9150063.jpg?v=1386702995" alt=""Phédre" selon Martinelli... Une partition symphonique jouée par un orchestre dont Phèdre serait le premier violon" title=""Phédre" selon Martinelli... Une partition symphonique jouée par un orchestre dont Phèdre serait le premier violon" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jean Racine.       <br />
       Mise en scène : Jean-Louis Martinelli.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Amélie Wendling.       <br />
       Scénographie : Gilles Taschet.       <br />
       Avec : Delphine Cogniard (Ismène), Hammou Graïa (Thésée), Mounir Margoum (Hippolyte), Sylvie Milhaud (Œnone), Sophie Rodrigues (Aricie), Anne Suarez (Phèdre), Gaëlle Voukissa (Panope), Abbès Zahmani (Théramène).       <br />
       Lumière : Jean-Marc Skatchko.       <br />
       Costumes : Catherine Leterrier et Sarah Leterrier.       <br />
       Coiffures, maquillage : Françoise Chaumayrac.       <br />
       Durée 2 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 novembre au 20 décembre 2013.</span>       <br />
       Mardi, mercredi, vendredi et samedi à 20 h 30, jeudi à 19 h 30, dimanche à 15 h 30. Représentation pour spectateurs aveugles ou malvoyants le dimanche 15 décembre 2013.       <br />
       Théâtre Nanterre-Amantiers, Salle transformable, Nanterre (92), 01 46 14 70 00.       <br />
       <a class="link" href="http://www.nanterre-amandiers.com/" target="_blank">&gt;&gt; nanterre-amandiers.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Phedre-selon-Martinelli-Une-partition-symphonique-jouee-par-un-orchestre-dont-Phedre-serait-le-premier-violon_a1030.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Entre pétulance et générosité, Noëlle Perna raconte de nouveau Mado</title>
   <updated>2013-02-26T07:20:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Entre-petulance-et-generosite-Noelle-Perna-raconte-de-nouveau-Mado_a847.html</id>
   <category term="Humour" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5262432-7853535.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-02-26T07:20:00+01:00</published>
   <author><name>Gilbert Jouin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Star autoproclamée du "chauve-binz" national, la truculente Mado vient d’avoir une nouvelle idée toute à son image : généreuse et ingénieuse ! Elle décide de transformer la morosité des clients de son célèbre bar du vieux Nice en énergie créatrice. Et les voilà embarqués dans un grand moment de théâtre classique… ou presque !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5262432-7853535.jpg?v=1361807749" alt="Entre pétulance et générosité, Noëlle Perna raconte de nouveau Mado" title="Entre pétulance et générosité, Noëlle Perna raconte de nouveau Mado" />
     </div>
     <div>
      Troisième spectacle en dix ans de Noëlle Perna dans le rôle de Mado la Niçoise… Intégralement nouveau, &quot;Mado prend Racine&quot; nous permet de la retrouver égale à elle-même. On sait avec qui on a rendez-vous, mais l’attente repose entièrement sur ce qu’elle va nous raconter et où elle va nous emmener. Car Noëlle est d’abord et avant tout une formidable conteuse. Dès qu’elle endosse la blouse vichy bleu ciel ou la robe de cuir rouge vif, dès qu’elle a lourdement fardé ses paupières d’un bleu pétant et qu’elle s’est couronné le chef de frisettes flamboyantes, elle devient une autre. Une autre qui n’a aucune inhibition, aucun tabou, qui porte sur la vie et la société un regard à la fois candide et ironique, qui n’hésite jamais à faire passer des messages et à prendre des positions radicales…       <br />
              <br />
       Mado, c’est une nature. Il faut la prendre telle qu’elle est. Ou la laisser… Car certains ne parviennent pas à goûter une forme d’humour qui n’appartient qu’à elle. En revanche personne n’a le droit de contester son incroyable générosité, sa folle énergie et son inventivité tout terrain.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5262432-7853538.jpg?v=1361807749" alt="Entre pétulance et générosité, Noëlle Perna raconte de nouveau Mado" title="Entre pétulance et générosité, Noëlle Perna raconte de nouveau Mado" />
     </div>
     <div>
      Elle n’arrête pas de parler et de se démener pendant une heure et demie. C’est une véritable performeuse au sens américain du terme. S’exprimant autant avec son corps, ses bras et sa bouche, elle occupe la scène avec une vitalité confondante. Son spectacle est un patchwork. On y trouve de tout : des effets spéciaux (dans le sens &quot;vêtements&quot; du terme), des accents (africain, pied-noir, corse, etc.), c’est un mélange habile de stand-up et de sketchs dans lesquels elle interprète différents personnages plutôt hauts en couleurs, et elle parle beaucoup d’elle et de sa famille, surtout de son mari.       <br />
              <br />
       Son langage est on ne peut plus imagé, elle est très moqueuse, faussement candide, pleine de bon sens, elle adore les jeux de mots, les excellents comme les éculés, et les formules approximatives. Elle aborde des tas de thèmes divers et variés : la gastronomie, les sports d’hiver, l’écologie, le divorce, les enterrements, le naturisme, etc. Et, pour la première fois, elle se livre à une revue de presse qui lui permet de commenter l’actualité à travers sa vision décalée et avec une impertinence de bon aloi.       <br />
              <br />
       Si Mado prend Racine, c’est parce qu’elle entre de plain-pied dans la tragédie grecque en proposant à ses collaborateurs, pour leur faire oublier leur quotidien et leurs soucis, de jouer une version très &quot;salade niçoise&quot; du &quot;Phèdre&quot; de Racine. Ses supposés partenaires étant absents ce soir-là, elle s’amuse à interpréter elle-même une partie de leur rôle. C’est le fil rouge du spectacle.       <br />
              <br />
       Par rapport à ses deux shows précédents, je l'ai trouvé beaucoup plus coquine que de coutume. À partir du deuxième tiers du spectacle, elle joue volontiers à &quot;Mado la grivoise&quot;. Elle pratique l’allusion avec une gauloiserie qui s’inscrit dans la tradition française. Mais elle le fait sans jamais se montrer vulgaire ou grossière. Elle préfère intelligemment se cantonner dans la suggestion (vous n’aurez jamais plus le même regard sur les quenelles). Ô Niçoise qui au mâle pense… En tout cas, vu les rires que cela déclenche, cela plaît au public.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Mado n’a aucune autre ambition que de nous distraire et de nous amuser. Et elle y réussi remarquablement. Elle sa son public, ses fidèles ; et c’est amplement mérité. Mado, c’est un sacré personnage. On ne peut que l’aimer et, surtout, saluer sa vitalité et son immense générosité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mado prend Racine"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5262432-7853550.jpg?v=1361808076" alt="Entre pétulance et générosité, Noëlle Perna raconte de nouveau Mado" title="Entre pétulance et générosité, Noëlle Perna raconte de nouveau Mado" />
     </div>
     <div>
      One woman show de Noëlle Perna.       <br />
       Textes : Noëlle Perna, Richard Chambrier, Alain Sachs.       <br />
       Mis en scène : Alain Sachs.       <br />
       Lumières : Gérard Pernet.       <br />
              <br />
       A été joué au Casino de Paris du 12 au 17 février 2013.       <br />
       Sortie du DVD de ce spectacle le 4 mars (Sony Music).       <br />
       <b>Tournée :</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">2 mars 2013 : Porcieu Amblagnieu (38).       <br />
       22 et 23 mars 2013 : Carry-le-Rouet (13).       <br />
       27 mars 2013 : Monaco (MC).       <br />
       29 mars 2013 : Nantes (44).       <br />
       30 mars 2013 : Angers (49).</span>       <br />
       4 avril 2013 : Le Silo, Marseille (13).       <br />
       8 et 9 avril 2013 : Perpignan (66).       <br />
       12 avril 2013 : Bergerac (24).       <br />
       16 avril 2013 : Opéra, Avignon (84).       <br />
       17 avril 2013 : Gap (05).       <br />
       19 avril 2013 : Enghien-les-Bains (95).       <br />
              <br />
       Article publié en partenariat avec <a class="link" href="http://critikator.blogspot.com/" target="_blank">&gt;&gt; critikator</a>
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