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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-29T00:52:35+02:00</updated>
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   <title>"Le Syndrome d'Ulysse"… Mal du siècle !</title>
   <updated>2026-03-18T10:12:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Syndrome-d-Ulysse-Mal-du-siecle-_a4505.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2026-03-18T09:58:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Poésie et engagement sont les deux fondations sur lesquelles s'érige "Le Syndrome d'Ulysse". Ali Babar Kenjah et Serge Barbuscia se sont retrouvés sur ce projet dans une même quête : comprendre et exprimer ce que le déracinement, l'exil, la migration imposée engendrent. Pour cela, ils convoquent un verbe imaginatif, les chants vibrants de la solitude et du déchirement, et les histoires inscrites dans les corps.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95429081-66741385.jpg?v=1773824490" alt=""Le Syndrome d'Ulysse"… Mal du siècle !" title=""Le Syndrome d'Ulysse"… Mal du siècle !" />
     </div>
     <div>
      L'histoire commence par l'évocation du &quot;déplacement&quot; de milliers d'enfants réunionnais au début des années soixante dans le but de repeupler certaines régions de la métropole comme la Creuse. Des enfants que l'autorité de l'époque arracha de leur terre et sema dans les campagnes sans leur demander leur avis, mais avec la promesse d'un meilleur avenir.       <br />
              <br />
       Le propos ensuite s'élargit et embrasse, dans ses références, l'épopée méditerranéenne de l'antique Ulysse et un large éventail des migrations plus modernes dont nous voyons les drames tous les jours au large des côtes européennes. Pour ne pas se cantonner à l'anecdotique, le spectacle engage très vite un dialogue avec le public et choisit l'expression de la poésie et de la musique pour à la fois faire revivre quelques passages de l'œuvre d'Homère et ancrer ces références à nos vies actuelles.       <br />
              <br />
       Le titre rend bien compte de cette démarche qui tente d'exprimer le désarroi des exilés involontaires dont les racines ont été définitivement arrachées et qui peinent parfois toute leur vie à s'implanter ailleurs. En psychiatrie, ce syndrome désigne en effet un état de stress aigu qui touche celles et ceux qui émigrent et tous les symptômes inhérents à ce traumatisme.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95429081-66741386.jpg?v=1773824514" alt=""Le Syndrome d'Ulysse"… Mal du siècle !" title=""Le Syndrome d'Ulysse"… Mal du siècle !" />
     </div>
     <div>
      Ici, pourtant, c'est plutôt l'émotion du voyage, de la traversée, avec ses craintes, ses désirs, ses souvenirs obsédants qui nous est donnée. Quelques citations de Césaire, d'Edouard Glissant et des poèmes de Derek Walcott sèment le texte de leurs pensées fulgurantes et imagées, et les chants magnifiques (berbères et arabes) de Théodora Carla et Aïni Iften, parfois en polyphonie, parfois en dialogue, font vibrer l'émotion comme une présence sensible dans toute la salle du Théâtre du Balcon.       <br />
              <br />
       Des chants accompagnés au piano, au saxo et à l'accordéon par Jérémy Bourges, et à l'harmonica par Bass Dhem. Tous deux sont également personnages : moussaillon pour le premier et conteur d'une force fascinante pour le second. Quant à Serge Barbuscia, il apparaît dans un rôle fluctuant entre professeur apportant sa touche de référence aux récits et personnage facétieux jouant sur les mots et les noms issus de l'Odyssée ou incarnant les obstacles modernes auxquels les migrants sont confrontés de nos jours (administration, douane, langue, etc.).       <br />
              <br />
       La force de ce spectacle est la liberté rare dont il fait preuve dans sa forme. Il est comme libéré des contraintes, avec des interventions parlées, chantées, dans différentes langues où chaque interprète semble un électron libre, mais dont les interventions, les scènes, prouvent un partage très touchant et la volonté de raconter les mêmes histoires. Un équipage en fait pour ce navire (dont le décor se transforme effectivement en pont de bateau) qui emporte les spectateurs dans un voyage initiatique à la recherche d'une plus grande compréhension de l'exil et des migrations forcées.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Syndrome d'Ulysse"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95429081-66741392.jpg?v=1773824543" alt=""Le Syndrome d'Ulysse"… Mal du siècle !" title=""Le Syndrome d'Ulysse"… Mal du siècle !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Ali Babar Kenjah et Serge Barbuscia.       <br />
       Mise en scène : Serge Barbuscia.       <br />
       Avec : Serge Barbuscia, Jérémy Bourges, Théodora Carla, Bass Dhem, Aïni Iften.       <br />
       Direction musicale : Jérémy Bourges.       <br />
       Arrangement vocal : Théodora Carla.       <br />
       Création lumière : Sébastien Lebert.       <br />
       Costumes : Annick Serret.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 au 22 mars 2026.</span>       <br />
       Vendredi et samedi à 20 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre du Balcon, 38, rue Guillaume Puy, Avignon (84).       <br />
       Tél. : 04 90 85 00 80.       <br />
       <a class="link" href="https://www.vostickets.fr/Billet/FR/representation-THEATRE_DU_BALCON-31910-0.wb?REFID=sLcuAAAAAAB7AA" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredubalcon.org/" target="_blank">&gt;&gt; theatredubalcon.org</a>       <br />
              <br />
       <b>Au Festival Off d'Avignon du 4 au 25 juillet 2026.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Vania, une même nuit nous attend tous" La névrose familiale s'invite superbement à la table</title>
   <updated>2019-09-30T09:08:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Vania-une-meme-nuit-nous-attend-tous-La-nevrose-familiale-s-invite-superbement-a-la-table_a2555.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/37742890-33221137.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-09-30T06:41:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les huit acteurs de By Collectif, dirigés par Julien Sabatié Ancora, proposent une immersion sensible - "en temps réel", celui du temps de la représentation - dans l'univers d'Anton Tchekhov, cet univers-monde avec lequel nous entretenons des correspondances secrètes. En effet, au travers d'un dispositif scénique tri frontal créant une proximité "contagieuse", ce qui déchire les protagonistes, réunis le temps d'un été autour de cette table massive du domaine d'Oncle Vania et de sa nièce Sonia, a quelque chose à voir avec nos propres parcours de vie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37742890-33221137.jpg?v=1569783233" alt=""Vania, une même nuit nous attend tous" La névrose familiale s'invite superbement à la table" title=""Vania, une même nuit nous attend tous" La névrose familiale s'invite superbement à la table" />
     </div>
     <div>
      Témoins des débats dévastateurs entre ces hommes et femmes &quot;liées&quot; par cette propriété où les frustrations rentrées sont à mesurer à l'aune des désirs inassouvis, nous prenons en pleine face ce qui en les agitant les fait tenir debout, y compris au bord du précipice. Que l'on ne s'y trompe pas : le monde de Tchekhov n'est pas désespérant : le désir à fleur de peau qui anime chacun des personnages est la preuve irréfutable de leur insatiable vitalité.       <br />
              <br />
       Avant que la (s)cène ne s'anime des éclats d'une névrose familiale bien huilée, on entend en voix off des confidences de personnes se souvenant de menus faits de leur enfance. L'odeur caractéristique des placards où le moisi a pris ses quartiers, l'arôme goûteux du chocolat, le bruit des pas menus de la grand-mère ou encore les gais sifflements du grand-père, autant de sensations prises dans les rets d'un passé qui n'arrête pas de passer en nous pour nous relier à notre présent confondu à celui des personnages-acteurs attablés dans un face-à-face troublant. Le décor est planté, l'osmose opère…       <br />
              <br />
       Lors de ce repas partagé, qu'est-ce qui va faire parler ces représentants d'une humanité déchirée par des aspirations venues se briser sur le mur du réel ? Ce qui les touche viscéralement et fonde leur rapport au monde, c'est l'amour qu'ils n'ont pas, ce manque essentiel devient leur &quot;essence&quot;. Que ce soit le médecin alcoolique Astrov, si passionné soit-il d'écologie environnementale, si beau et perspicace, il vit comme une béance en lui le désir qu'il éprouve pour Elena, la jeune et émoustillante nouvelle épouse du vieux professeur Sérébriakhov, outre vide minée par les regrets de sa prétendue gloire passée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37742890-33221146.jpg?v=1569783269" alt=""Vania, une même nuit nous attend tous" La névrose familiale s'invite superbement à la table" title=""Vania, une même nuit nous attend tous" La névrose familiale s'invite superbement à la table" />
     </div>
     <div>
      Mais Astrov n'est pas le seul à désirer éperdument Elena, &quot;ce personnage épisodique&quot; comme elle se définit elle-même. Oncle Vania, neurasthénique notoire, qui a passé son existence à rendre hors de dettes la propriété dont sa nièce Sonia a hérité de sa mère défunte, la poursuit en vain de ses assiduités pulsionnelles. Quant à la séductrice Elena, auteure des troubles en chaîne enflammant les mâles de la maisonnée, elle ne semble en rien comblée par l'union conclue avec le père de Sonia, amoureuse transie, elle, du médecin qui n'éprouve - hélas - aucune attirance sexuelle pour elle…       <br />
              <br />
       Expier la souffrance par un travail ininterrompu, telle sera la leçon que tirera Sonia à la fin de cet été où tous les rêves semblent s'être délités. Auparavant, Oncle Vania, à bout, aura failli commettre l'irréparable mais très vite, à l'instigation de la vieille nourrice Marina qui veille au grain comme les vestales du foyer chez les Romains, &quot;tout reprend comme avant&quot;, chacun reprenant sa place autour de la table de la loi familiale. Il faut vivre, supporter les épreuves. Agir.       <br />
              <br />
       Cette plongée en apnée dans ce psychodrame familial où les frustrations à vif, les enjeux de destruction (parallèle entre la déforestation déplorée par Astrov et la dévoration des individus par l'alcool - on boit beaucoup, comme une mise en bière programmée), les peurs liées aux inévitables pertes qui jalonnent l'existence (pertes du domaine, de l'amour, de soi), loin de nous désespérer, nous rassérènent…       <br />
              <br />
       En effet, délivrés de nos propres démons intérieurs par cette expérience vécue en direct, sourd en nous la fureur de vivre - vivez vite, le temps passe - quand bien même devrions-nous mourir. Plus qu'un spectacle, cette remarquable adaptation de la pièce d'Anton Tchekhov, incarnée par des comédiens et comédiennes des plus investis, est une bouffée d'oxygène dans un monde corseté par le bonheur manufacturé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Vania, une même nuit nous attend tous"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37742890-33221152.jpg?v=1569783306" alt=""Vania, une même nuit nous attend tous" La névrose familiale s'invite superbement à la table" title=""Vania, une même nuit nous attend tous" La névrose familiale s'invite superbement à la table" />
     </div>
     <div>
      D'après &quot;Oncle Vania&quot; d'Anton Tchekhov.       <br />
       Adaptation (à partir du texte &quot;Oncle Vania&quot; traduit par Denis Roche) collective dirigée par Julien Sabatié Ancora.       <br />
       Mise en scène : Julien Sabatié Ancora.       <br />
       Avec : Lucile Barbier, Delphine Bentolila, Stéphane Brel, Nicolas Dandine, Magaly Godenaire, Lionel Latapie, Laurence Roy, Julien Sabatié Ancora.       <br />
       Lumière : Michaël Harel.       <br />
       Son : PolCast &amp; Friends.       <br />
       Scénographie : Nico D.       <br />
       Aide à la dramaturgie : Dr Anne Marie Merle Béral (psychiatre).       <br />
       Production &quot;by Collectif&quot;.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 27 octobre 2019.</span>       <br />
       Jeudi, vendredi et samedi à 21 h 15, dimanche à 17 h 30.       <br />
       Théâtre de Belleville, Paris 11e, 01 48 06 72 34.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredebelleville.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredebelleville.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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