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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-10T18:35:38+02:00</updated>
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   <title>•Off 2026• "Le Syndrome d'Ulysse"… Mal du siècle !</title>
   <updated>2026-05-12T15:51:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Le-Syndrome-d-Ulysse-Mal-du-siecle-_a4552.html</id>
   <category term="Avignon 2026" />
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   <published>2026-05-12T15:51:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Poésie et engagement sont les deux fondations sur lesquelles s'érige "Le Syndrome d'Ulysse". Ali Babar Kenjah et Serge Barbuscia se sont retrouvés sur ce projet dans une même quête : comprendre et exprimer ce que le déracinement, l'exil, la migration imposée engendrent. Pour cela, ils convoquent un verbe imaginatif, les chants vibrants de la solitude et du déchirement, et les histoires inscrites dans les corps.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96509927-67287753.jpg?v=1773824490" alt="•Off 2026• "Le Syndrome d'Ulysse"… Mal du siècle !" title="•Off 2026• "Le Syndrome d'Ulysse"… Mal du siècle !" />
     </div>
     <div>
      L'histoire commence par l'évocation du &quot;déplacement&quot; de milliers d'enfants réunionnais au début des années soixante dans le but de repeupler certaines régions de la métropole comme la Creuse. Des enfants que l'autorité de l'époque arracha de leur terre et sema dans les campagnes sans leur demander leur avis, mais avec la promesse d'un meilleur avenir.       <br />
              <br />
       Le propos ensuite s'élargit et embrasse, dans ses références, l'épopée méditerranéenne de l'antique Ulysse et un large éventail des migrations plus modernes dont nous voyons les drames tous les jours au large des côtes européennes. Pour ne pas se cantonner à l'anecdotique, le spectacle engage très vite un dialogue avec le public et choisit l'expression de la poésie et de la musique pour à la fois faire revivre quelques passages de l'œuvre d'Homère et ancrer ces références à nos vies actuelles.       <br />
              <br />
       Le titre rend bien compte de cette démarche qui tente d'exprimer le désarroi des exilés involontaires dont les racines ont été définitivement arrachées et qui peinent parfois toute leur vie à s'implanter ailleurs. En psychiatrie, ce syndrome désigne en effet un état de stress aigu qui touche celles et ceux qui émigrent et tous les symptômes inhérents à ce traumatisme.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96509927-67287754.jpg?v=1773824514" alt="•Off 2026• "Le Syndrome d'Ulysse"… Mal du siècle !" title="•Off 2026• "Le Syndrome d'Ulysse"… Mal du siècle !" />
     </div>
     <div>
      Ici, pourtant, c'est plutôt l'émotion du voyage, de la traversée, avec ses craintes, ses désirs, ses souvenirs obsédants qui nous est donnée. Quelques citations de Césaire, d'Edouard Glissant et des poèmes de Derek Walcott sèment le texte de leurs pensées fulgurantes et imagées, et les chants magnifiques (berbères et arabes) de Théodora Carla et Aïni Iften, parfois en polyphonie, parfois en dialogue, font vibrer l'émotion comme une présence sensible dans toute la salle du Théâtre du Balcon.       <br />
              <br />
       Des chants accompagnés au piano, au saxo et à l'accordéon par Jérémy Bourges, et à l'harmonica par Bass Dhem. Tous deux sont également personnages : moussaillon pour le premier et conteur d'une force fascinante pour le second. Quant à Serge Barbuscia, il apparaît dans un rôle fluctuant entre professeur apportant sa touche de référence aux récits et personnage facétieux jouant sur les mots et les noms issus de l'Odyssée ou incarnant les obstacles modernes auxquels les migrants sont confrontés de nos jours (administration, douane, langue, etc.).       <br />
              <br />
       La force de ce spectacle est la liberté rare dont il fait preuve dans sa forme. Il est comme libéré des contraintes, avec des interventions parlées, chantées, dans différentes langues où chaque interprète semble un électron libre, mais dont les interventions, les scènes, prouvent un partage très touchant et la volonté de raconter les mêmes histoires. Un équipage en fait pour ce navire (dont le décor se transforme effectivement en pont de bateau) qui emporte les spectateurs dans un voyage initiatique à la recherche d'une plus grande compréhension de l'exil et des migrations forcées.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Syndrome d'Ulysse"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96509927-67287755.jpg?v=1773824543" alt="•Off 2026• "Le Syndrome d'Ulysse"… Mal du siècle !" title="•Off 2026• "Le Syndrome d'Ulysse"… Mal du siècle !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Ali Babar Kenjah et Serge Barbuscia.       <br />
       Mise en scène : Serge Barbuscia.       <br />
       Avec : Serge Barbuscia, Jérémy Bourges, Théodora Carla, Bass Dhem, Aïni Iften.       <br />
       Direction musicale : Jérémy Bourges.       <br />
       Arrangement vocal : Théodora Carla.       <br />
       Création lumière : Sébastien Lebert.       <br />
       Costumes : Annick Serret.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 25 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 15 h 15. Relâche le jeudi.       <br />
       Théâtre du Balcon, 38, rue Guillaume Puy, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 90 85 00 80.       <br />
       <a class="link" href="https://www.vostickets.fr/Billet/FR/representation-THEATRE_DU_BALCON-33660-0.wb" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredubalcon.org/" target="_blank">>> theatredubalcon.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Le Syndrome d'Ulysse"… Mal du siècle !</title>
   <updated>2026-03-18T10:12:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Syndrome-d-Ulysse-Mal-du-siecle-_a4505.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95429081-66741385.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-03-18T09:58:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Poésie et engagement sont les deux fondations sur lesquelles s'érige "Le Syndrome d'Ulysse". Ali Babar Kenjah et Serge Barbuscia se sont retrouvés sur ce projet dans une même quête : comprendre et exprimer ce que le déracinement, l'exil, la migration imposée engendrent. Pour cela, ils convoquent un verbe imaginatif, les chants vibrants de la solitude et du déchirement, et les histoires inscrites dans les corps.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95429081-66741385.jpg?v=1773824490" alt=""Le Syndrome d'Ulysse"… Mal du siècle !" title=""Le Syndrome d'Ulysse"… Mal du siècle !" />
     </div>
     <div>
      L'histoire commence par l'évocation du &quot;déplacement&quot; de milliers d'enfants réunionnais au début des années soixante dans le but de repeupler certaines régions de la métropole comme la Creuse. Des enfants que l'autorité de l'époque arracha de leur terre et sema dans les campagnes sans leur demander leur avis, mais avec la promesse d'un meilleur avenir.       <br />
              <br />
       Le propos ensuite s'élargit et embrasse, dans ses références, l'épopée méditerranéenne de l'antique Ulysse et un large éventail des migrations plus modernes dont nous voyons les drames tous les jours au large des côtes européennes. Pour ne pas se cantonner à l'anecdotique, le spectacle engage très vite un dialogue avec le public et choisit l'expression de la poésie et de la musique pour à la fois faire revivre quelques passages de l'œuvre d'Homère et ancrer ces références à nos vies actuelles.       <br />
              <br />
       Le titre rend bien compte de cette démarche qui tente d'exprimer le désarroi des exilés involontaires dont les racines ont été définitivement arrachées et qui peinent parfois toute leur vie à s'implanter ailleurs. En psychiatrie, ce syndrome désigne en effet un état de stress aigu qui touche celles et ceux qui émigrent et tous les symptômes inhérents à ce traumatisme.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95429081-66741386.jpg?v=1773824514" alt=""Le Syndrome d'Ulysse"… Mal du siècle !" title=""Le Syndrome d'Ulysse"… Mal du siècle !" />
     </div>
     <div>
      Ici, pourtant, c'est plutôt l'émotion du voyage, de la traversée, avec ses craintes, ses désirs, ses souvenirs obsédants qui nous est donnée. Quelques citations de Césaire, d'Edouard Glissant et des poèmes de Derek Walcott sèment le texte de leurs pensées fulgurantes et imagées, et les chants magnifiques (berbères et arabes) de Théodora Carla et Aïni Iften, parfois en polyphonie, parfois en dialogue, font vibrer l'émotion comme une présence sensible dans toute la salle du Théâtre du Balcon.       <br />
              <br />
       Des chants accompagnés au piano, au saxo et à l'accordéon par Jérémy Bourges, et à l'harmonica par Bass Dhem. Tous deux sont également personnages : moussaillon pour le premier et conteur d'une force fascinante pour le second. Quant à Serge Barbuscia, il apparaît dans un rôle fluctuant entre professeur apportant sa touche de référence aux récits et personnage facétieux jouant sur les mots et les noms issus de l'Odyssée ou incarnant les obstacles modernes auxquels les migrants sont confrontés de nos jours (administration, douane, langue, etc.).       <br />
              <br />
       La force de ce spectacle est la liberté rare dont il fait preuve dans sa forme. Il est comme libéré des contraintes, avec des interventions parlées, chantées, dans différentes langues où chaque interprète semble un électron libre, mais dont les interventions, les scènes, prouvent un partage très touchant et la volonté de raconter les mêmes histoires. Un équipage en fait pour ce navire (dont le décor se transforme effectivement en pont de bateau) qui emporte les spectateurs dans un voyage initiatique à la recherche d'une plus grande compréhension de l'exil et des migrations forcées.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Syndrome d'Ulysse"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95429081-66741392.jpg?v=1773824543" alt=""Le Syndrome d'Ulysse"… Mal du siècle !" title=""Le Syndrome d'Ulysse"… Mal du siècle !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Ali Babar Kenjah et Serge Barbuscia.       <br />
       Mise en scène : Serge Barbuscia.       <br />
       Avec : Serge Barbuscia, Jérémy Bourges, Théodora Carla, Bass Dhem, Aïni Iften.       <br />
       Direction musicale : Jérémy Bourges.       <br />
       Arrangement vocal : Théodora Carla.       <br />
       Création lumière : Sébastien Lebert.       <br />
       Costumes : Annick Serret.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 au 22 mars 2026.</span>       <br />
       Vendredi et samedi à 20 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre du Balcon, 38, rue Guillaume Puy, Avignon (84).       <br />
       Tél. : 04 90 85 00 80.       <br />
       <a class="link" href="https://www.vostickets.fr/Billet/FR/representation-THEATRE_DU_BALCON-31910-0.wb?REFID=sLcuAAAAAAB7AA" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredubalcon.org/" target="_blank">&gt;&gt; theatredubalcon.org</a>       <br />
              <br />
       <b>Au Festival Off d'Avignon du 4 au 25 juillet 2026.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>"Passeport" Un regard nécessaire qui aurait gagné à avoir un ancrage plus profond dans le réel</title>
   <updated>2025-09-26T11:19:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Passeport-Un-regard-necessaire-qui-aurait-gagne-a-avoir-un-ancrage-plus-profond-dans-le-reel_a4364.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/91312725-64217356.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-09-26T07:08:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pour sa dernière création théâtrale, Alexis Michalik traite de l'identité en abordant le racisme au travers de ses reniements, raccourcis et contradictions. Avec, entre autres, les personnages d'Issa, venu d'Érythrée, et de Lucas, né à Mayotte, c'est toute la question de l'appartenance et de l'acceptation de soi et de l'autre qui est posée dans un cadre géographique qui aurait pu donner lieu toutefois à beaucoup plus de véracité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91312725-64217352.jpg?v=1724178261" alt=""Passeport" Un regard nécessaire qui aurait gagné à avoir un ancrage plus profond dans le réel" title=""Passeport" Un regard nécessaire qui aurait gagné à avoir un ancrage plus profond dans le réel" />
     </div>
     <div>
      Plongée dans une fable théâtrale où le décor est la jungle de Calais avec, entre autres, Issa (Jean-Louis Garçon), venu d'Érythrée. De l'autre, Lucas (Christopher Bayemi), gendarme noir, né à Mayotte et adopté par un couple blanc de la métropole. Tous les ingrédients des identités croisées sont présents avec, en trame de fond, un racisme larvé autour d'eux, sans jamais être assumé, sa spécificité étant d'être refoulé par celui qui le porte.       <br />
               <br />
       La fable se déroule à différents endroits. De la jungle de Calais, on se retrouve à Paris sous un pont, dans un petit logis, une bibliothèque ou dans les cuisines d'un restaurant. Par son thème et son lieu, la pièce est politique bien que l'humour s'immisce souvent et à différentes reprises.       <br />
               <br />
       Comme à son habitude, Michalik mélange les caractères et les situations. Le temps est bousculé pour faire coller la disparition du gendarme Lucas à celle d'une renaissance d'un migrant érythréen, Issa. Celui-ci, victime d'un traumatisme, a perdu la mémoire. Il est obligé de réapprendre l'histoire et la géographie, ainsi que les us et coutumes de son pays, et d'imaginer le périple qu'il a vécu pour arriver à Calais afin de convaincre l'administration française de l'obtention de son passeport.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91312725-64217353.jpg?v=1724178406" alt=""Passeport" Un regard nécessaire qui aurait gagné à avoir un ancrage plus profond dans le réel" title=""Passeport" Un regard nécessaire qui aurait gagné à avoir un ancrage plus profond dans le réel" />
     </div>
     <div>
      On bascule ainsi dans une vue ironique de la situation dans laquelle un migrant est dans l'obligation de réinventer ce qu'il est. Michalik montre que chaque être est déterminé essentiellement par ce qu'il fait et non uniquement par sa provenance. Lucas, en tant que gendarme, fait preuve au début d'une tolérance des migrants. Puis il bascule vers une violence à leur égard pour ensuite en incarner un afin de retrouver ce qui bat profondément en lui, à savoir son rapport avec Mayotte, et qui fait souche avec sa nationalité française.       <br />
              <br />
       Le recensement de différents démographes et historiens de l'immigration évalue, en 2020, selon les différents travaux effectués à ce sujet, une moyenne d'un peu plus de 21 % de Français ayant une origine étrangère sur deux générations.       <br />
               <br />
       Lucas représente l'ordre afin de réguler l'immigration tout en étant perçu comme un étranger par son collègue. Il est le précipité de tous ses éléments composites et disparates. L'exclusion et ce qui peut rattacher une personne à ses origines, dans sa perception autant intérieure qu'extérieure, sont posés et Michalik montre très bien le racisme ordinaire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91312725-64217354.jpg?v=1724178441" alt=""Passeport" Un regard nécessaire qui aurait gagné à avoir un ancrage plus profond dans le réel" title=""Passeport" Un regard nécessaire qui aurait gagné à avoir un ancrage plus profond dans le réel" />
     </div>
     <div>
      C'est dans ce contexte dramaturgique que se situe Lucas, notre jeune Mayotte, considéré &quot;uniquement français&quot; par son père adoptif, comme il aime le rappeler, pour lui en dénier toute différence comme si l'essence &quot;française&quot; existait elle-même sans l'once d'une histoire, d'un vécu et d'une provenance qui pourrait être, entre autres, basque, bretonne, gasconne, parisienne, maghrébine, orientale, malgache, asiatique, d'Afrique Noire ou mahoraise. L'essence précède l'existence pour ce père adoptif, pour inverser le célèbre aphorisme de Sartre (1905-1980).       <br />
              <br />
       Toutefois, le cadre ne se prête pas réellement à la jungle de Calais. On ne la reconnaît ni par l'atmosphère, ni par ses éléments contextuels tels que ses conditions très difficiles d'existence. De même, les protagonistes ne sont pas barométriques d'une réalité de terrain. La souffrance dans &quot;Passeport&quot; apparaît par intermittence. La violence, même si elle apparaît de façon furtive, est peu convaincante. Elle est ensuite quelque peu occultée par l'amour et la réussite d'Issa qui a fini par tomber amoureux et ouvrir un restaurant. Ce parti pris dramaturgique finit par occulter la réalité d'une détresse sociale des migrants, car elle est souvent vue par le biais de l'humour.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91312725-64217355.jpg?v=1724178488" alt=""Passeport" Un regard nécessaire qui aurait gagné à avoir un ancrage plus profond dans le réel" title=""Passeport" Un regard nécessaire qui aurait gagné à avoir un ancrage plus profond dans le réel" />
     </div>
     <div>
      Il y a de très belles scènes comme cette discussion tendue finissant en tirade de Jeanne (Manda Touré), petite amie noire de Lucas, bousculant les raccourcis et préjugés racistes de Michel (Patrick Blandin), le père adoptif de Lucas, lors d'un dîner.       <br />
               <br />
       Le cadre se veut réaliste et, pourtant, les racines de l'histoire prennent leur source via un autre affluent. L'écheveau construit par Michalik aurait trouvé toute sa pertinence dans un autre lieu avec les mêmes personnages. Le cadenas de la pièce aurait, peut-être, gagné plus en profondeur avec une scénographie beaucoup plus proche du terrain. Ou alors, traiter réellement la jungle de Calais en la déclinant comme un personnage, elle qui a fait l'actualité politique en France pendant de longues années avec un ramassis de raccourcis et une récupération sans vergogne des politiques à son sujet.       <br />
               <br />
       Celle-ci résonne de trop de combats associatifs généreux ou de discours d'extrême droite, de poncifs et de perceptions négatives pour qu'elle puisse n'être qu'une pâle et très timide représentation scénographique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Passeport"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91312725-64217356.jpg?v=1724225668" alt=""Passeport" Un regard nécessaire qui aurait gagné à avoir un ancrage plus profond dans le réel" title=""Passeport" Un regard nécessaire qui aurait gagné à avoir un ancrage plus profond dans le réel" />
     </div>
     <div>
      Auteur et metteur en scène : Alexis Michalik.       <br />
       Assistante mise en scène : Clotilde Daniault.       <br />
       Avec (en alternance) : Christopher Bayemi ou Clyde Yeguete ou Olivier Dote Doevi ; Patrick Blandin ou Marc Fayet ou Julien Muller ; Jean-Louis Garçon ou Ibrahima Ba ou Gaël Tavares ; Kevin Razy ou Kinsley Camachee ou Nathanaël Kaulanjan ; Fayçal Safi ou Idir Chender ou Kamel Isker ; Manda Touré ou Brenda Broohm ou Tracy Gotoas ; Ysmahane Yaqini ou Nouritza Emmanuelian ou Sheraze Saïd       <br />
       Musiques : Sly Johnson.       <br />
       Décor : Juliette Azzopardi, assistée d'Arnaud de Segonzac.       <br />
       Accessoires : Pauline Gallot.       <br />
       Costumes : Marion Rebmann, assistée de Violaine de Maupeou.       <br />
       Vidéo : Nathalie Cabrol, assistée de Jérémy Secco.       <br />
       Lumières : François Leneveu.       <br />
       Sons : Julius Tessarech.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91312725-64217357.jpg?v=1724225715" alt=""Passeport" Un regard nécessaire qui aurait gagné à avoir un ancrage plus profond dans le réel" title=""Passeport" Un regard nécessaire qui aurait gagné à avoir un ancrage plus profond dans le réel" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 1er octobre 2025 au 18 janvier 2026.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 21 h, samedi à 16 h 30 et 21 h, dimanche à 14 h 30.       <br />
       Théâtre de la Renaissance, 20, boulevard Saint-Martin, Paris 10e,        <br />
       Téléphone : 01 42 08 18 50.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie-theatredelarenaissance.tickandlive.com/evenement/passeport" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredelarenaissance.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelarenaissance.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Passeport-Un-regard-necessaire-qui-aurait-gagne-a-avoir-un-ancrage-plus-profond-dans-le-reel_a4364.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Journée de noces chez les Cromagnons", un retour aux sources pour Wajdi Mouawad qui ainsi boucle la boucle et clôt en beauté 30 ans de création</title>
   <updated>2025-05-19T17:02:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Journee-de-noces-chez-les-Cromagnons--un-retour-aux-sources-pour-Wajdi-Mouawad-qui-ainsi-boucle-la-boucle-et-clot-en_a4218.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/88656186-62766211.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-05-19T16:54:00+02:00</published>
   <author><name>Isabelle Fauvel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pour la première fois mise en scène par le dramaturge lui-même, cette pièce de jeunesse, écrite en français à l'âge de 23 ans, alors que son auteur est exilé au Québec, voit aujourd'hui le jour en libanais. Les thèmes récurrents des pièces à venir sont déjà là : la famille, la guerre civile libanaise, la douleur de l'exil, la nostalgie d'un monde perdu… Une pièce qui annonce avec brio les suivantes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88656186-62766211.jpg?v=1747666766" alt=""Journée de noces chez les Cromagnons", un retour aux sources pour Wajdi Mouawad qui ainsi boucle la boucle et clôt en beauté 30 ans de création" title=""Journée de noces chez les Cromagnons", un retour aux sources pour Wajdi Mouawad qui ainsi boucle la boucle et clôt en beauté 30 ans de création" />
     </div>
     <div>
      Une grande pièce en bois clair, vide et impersonnelle. Une mère et son fils se disputent. Il y est question de repas, de salade et de pommes de terre. La salade finit par valser sur le parquet. Le duo a le sang chaud et la verve, méditerranéenne. À leurs cris s'ajoutent le bruit des bombes et la voix monocorde et détachée de Nelly, la fille aînée – narcoleptique, apprendrons-nous plus tard – qui ne cesse de répéter toujours la même phrase : <span style="font-style:italic">&quot;Dimanche prochain, on monte à Berdawné&quot;</span> et dont l'idée fixe consiste à vouloir se rendre dans cette bourgade manger du knefé. Son entourage ne s'en étonne guère et abonde calmement dans le sens de la malade.       <br />
              <br />
       Dans cette atmosphère étrange, la voisine Souhaila vient offrir son aide à grand renfort de marmites. Car une noce se prépare, celle de la somnolente Nelly, et les invités sont attendus.  Alors que l'autre fils, Walter, s'éternise chez le coiffeur et que le père, Néyif, est parti à la boucherie chercher le gigot, Nazha (la mère), Neel (le fils) et la voisine s'affairent à préparer le repas de noces. Les deux ménagères papotent avec entrain sous le bruit des bombes. La boucherie ayant été bombardée, le père revient avec un mouton vivant qu'il va falloir tuer sur place.       <br />
              <br />
       Insolite, mi-tragique, mi-comique, la pièce oscille entre l'absurde et le burlesque, Ionesco et Almodovar. Le summum est atteint lorsque nous découvrons que la noce ne comprend pas de fiancé. Mais, malgré l'absence de fiancé – une broutille qui ne manquera pas de se résoudre au dernier moment, semble penser la famille –, malgré l'orage, les obus, les coupures d'électricité menaçant la cuisson du gigot et les balles des francs-tireurs qui obligent à ramper sous les fenêtres, les préparatifs vont bon train, dans une atmosphère volubile.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88656186-62766212.jpg?v=1747666790" alt=""Journée de noces chez les Cromagnons", un retour aux sources pour Wajdi Mouawad qui ainsi boucle la boucle et clôt en beauté 30 ans de création" title=""Journée de noces chez les Cromagnons", un retour aux sources pour Wajdi Mouawad qui ainsi boucle la boucle et clôt en beauté 30 ans de création" />
     </div>
     <div>
      Puis, changement de décor, et un paysage enneigé nous propulse au Québec, des années plus tard, alors que retentit la chanson de Starmania &quot;Le monde est stone&quot;. Jean, un jeune écrivain en herbe, téléphone à son père de Montréal et, dans une émouvante mise en abyme, le double de l'auteur reprend le récit en cours…       <br />
              <br />
       Cette pièce de jeunesse, écrite en 1991, la deuxième après &quot;Willy Protagoras enfermé dans les toilettes&quot;, contient déjà l'essence des thématiques développées par Wajdi Mouawad dans ses pièces ultérieures : la famille, déployée amplement dans son cycle domestique – &quot;Seuls&quot; (2008), &quot;Sœurs&quot; (2014) et &quot;Mère&quot; (2021) –, et la guerre civile libanaise, présente dans la majorité de ses pièces, à commencer par celles du &quot;Sang des promesses&quot; –  &quot;Littoral&quot; (1997), &quot;Incendies&quot; (2003), &quot;Forêts&quot; (2006) et &quot;Ciels&quot; (2009) –, pour se terminer en apothéose avec &quot;Racine carrée du verbe être&quot; (2022) où l'auteur joue plus que jamais avec maestria de l'enchevêtrement des lieux et des temporalités.       <br />
              <br />
       Car, comme chacun sait, Wajdi Mouawad, né au Liban en 1968, a dû fuir la guerre civile libanaise (1975-1990) à l'âge de huit ans, et émigrer avec sa famille en France, puis au Québec, et la guerre, avec la blessure générée par son déracinement, imprègne une grande partie de son œuvre. Concernant l'histoire du Liban et les différents événements survenus dans ces trois dernières décennies, l'auteur déclare : <span style="font-style:italic">&quot;(…) nous sommes les jouets du destin, mais nous portons en nous, à travers notre expression artistique, la responsabilité de la mémoire&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88656186-62766213.jpg?v=1747666810" alt=""Journée de noces chez les Cromagnons", un retour aux sources pour Wajdi Mouawad qui ainsi boucle la boucle et clôt en beauté 30 ans de création" title=""Journée de noces chez les Cromagnons", un retour aux sources pour Wajdi Mouawad qui ainsi boucle la boucle et clôt en beauté 30 ans de création" />
     </div>
     <div>
      Depuis sa création au début des années quatre-vingt-dix à sa publication en 2011, le texte de &quot;Journée de noces chez les Cromagnons&quot; a évolué au cours des ans et donné lieu à différentes versions. Aujourd'hui, Wajdi Mouawad l'a de nouveau remanié, y ajoutant notamment le personnage de Jean, son double écrivain. Il a aussi choisi de faire jouer la pièce en libanais, par des acteurs libanais, d'en confier la traduction à Odette Makhlouf, une des actrices de &quot;Mère&quot; – puisque lui-même n'écrit plus dans sa langue maternelle –, et d'en assurer, pour la première fois, la mise en scène.       <br />
              <br />
       La pièce embrasse de nombreux registres, avec de savoureux personnages, hauts en couleur et totalement décalés. <span style="font-style:italic">&quot;Je contemple l'horreur avec amusement&quot;, &quot;La guerre est si belle&quot;</span>, profère Nelly qui raconte des horreurs avec pureté et poésie. Car il y a aussi beaucoup de pureté et de poésie dans ce spectacle. D'abord, à travers la très jolie scénographie d'Emmanuel Clolus, la neige qui tombe, les projections vidéo de paysages enneigés et les chaudes lumières de Laurent Matignon, ou encore ce grand tissu blanc tour à tour drap de lit, nappe de banquet ou linceul. Nelly, la belle endormie que <span style="font-style:italic">&quot;seul un étranger saura réveiller&quot;</span>, semble, quant à elle, tout droit sortie de &quot;Underground&quot;, le film d'Emir Kusturica.       <br />
              <br />
       En jupon blanc ou en robe de mariée, coiffée d'un voile transparent, cette belle au bois dormant hors du temps, traverse l'espace tel un fantôme qui planerait au-dessus des tragédies du monde, insufflant charme et légèreté au récit. Les moments de chant sont également de pures merveilles. Saluons, pour finir, l'éblouissante distribution qui porte ce spectacle : Aïda Sabra (la mère), Fadi Abi Samra (le père), Bernadette Houdeib (la voisine), Aly Harkous (le fils), Layal Ghossain (Nelly) et Jean Destrem (l'écrivain). À voir !       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Journée de noces chez les Cromagnons"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88656186-62766214.jpg?v=1747666837" alt=""Journée de noces chez les Cromagnons", un retour aux sources pour Wajdi Mouawad qui ainsi boucle la boucle et clôt en beauté 30 ans de création" title=""Journée de noces chez les Cromagnons", un retour aux sources pour Wajdi Mouawad qui ainsi boucle la boucle et clôt en beauté 30 ans de création" />
     </div>
     <div>
      Spectacle en libanais surtitré en français.       <br />
       Texte : Wajdi Mouawad.       <br />
       Traduction en libanais : Odette Makhlouf.       <br />
       Mise en scène : Wajdi Mouawad.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Cyril Anrep.Avec : Fadi Abi Samra, Jean Destrem, Layal Ghossain, Aly Harkous, Bernadette Houdeib, Aïda Sabra.       <br />
       Dramaturgie et conception du surtitrage : Charlotte Farcet.       <br />
       Scénographie : Emmanuel Clolus.       <br />
       Musique originale : Nadim Mishlawi.       <br />
       Lumières : Laurent Matignon.       <br />
       Son : Annabelle Maillard.       <br />
       Costumes : Isabelle Flosi.       <br />
       Maquillage et coiffures : Cécile Kretschmar.       <br />
       Vidéo : Stéphanie Jasmin.       <br />
       Durée : 2 h.        <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 avril au 22 juin 2025.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h 30, mardi à 19 h 30 et dimanche à 15 h 30.       <br />
       La Colline Théâtre National, Grand Théâtre, Paris 20e, 01 44 62 52 52.        <br />
       <a class="link" href="https://www.colline.fr/" target="_blank">&gt;&gt; colline.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Journee-de-noces-chez-les-Cromagnons--un-retour-aux-sources-pour-Wajdi-Mouawad-qui-ainsi-boucle-la-boucle-et-clot-en_a4218.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Panique dans le seizième !" Les bons gens vous montrent du doigt Porte toujours ce que tu crois Même s'ils disent que ça ne se fait pas*</title>
   <updated>2024-10-22T16:11:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Panique-dans-le-seizieme--Les-bons-gens-vous-montrent-du-doigt-Porte-toujours-ce-que-tu-crois-Meme-s-ils-disent-que-ca_a4065.html</id>
   <category term="Trib'Une" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/83669576-59854215.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-10-21T15:24:00+02:00</published>
   <author><name>Isabelle Lauriou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Angélique Kidjo, la "diva africaine" est sans doute écoutée dans les salons des hôtels particuliers du XVIᵉ. Elle est artiste, riche et noire aussi. Et ça, pour l'entre soi du monde bourgeois, ce n'est pas pareil que voir soudain défiler, sous un double vitrage étincelant, des migrants du monde entier, pour rejoindre un centre d'hébergement d'urgence qui leur est destiné.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83669576-59854215.jpg?v=1729606627" alt=""Panique dans le seizième !" Les bons gens vous montrent du doigt Porte toujours ce que tu crois Même s'ils disent que ça ne se fait pas*" title=""Panique dans le seizième !" Les bons gens vous montrent du doigt Porte toujours ce que tu crois Même s'ils disent que ça ne se fait pas*" />
     </div>
     <div>
      Angélique Kidjo n'a pas été invitée à chanter lorsque cette racaille (aucune raison que cela ne fonctionne que pour les méchants délinquants des cités) blindée aux as s'est fortement opposée au projet mené par la ville de Paris et l'association &quot;Aurore&quot; d'installer ce centre Porte de Passy, à la lisière du bois de Boulogne.       <br />
              <br />
       Panique dans le seizième ! Pas contents les gens. Lors d'une réunion publique, en 2016, la violence des riverains opposés à cette installation considérée de leur point de vue comme &quot;le nouveau Sangatte&quot; avait fait grand bruit. <span style="font-style:italic">Pas de jungle dans nos quartiers !</span> Et autres insultes envers les élus bien motivés à tenir cette promesse face aux délinquants bourgeois du XVIᵉ.       <br />
              <br />
       Le célèbre couple Pinçon-Charlot, délicieux à la ville comme à l'écran, en avait, à l'époque, tiré une bande dessinée humoristique et caustique à souhaits. Ce couple, depuis toujours, axe le cœur de leur travail autour de la grande bourgeoisie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83669576-59854270.jpg?v=1729606650" alt=""Panique dans le seizième !" Les bons gens vous montrent du doigt Porte toujours ce que tu crois Même s'ils disent que ça ne se fait pas*" title=""Panique dans le seizième !" Les bons gens vous montrent du doigt Porte toujours ce que tu crois Même s'ils disent que ça ne se fait pas*" />
     </div>
     <div>
      Ils y étaient donc en 2016, ont entendu et vu les cris des habitants du XVIᵉ, ils y ont même squatté, munis de leurs dépliants de campings devant l'Université Dauphine, pour ne rien rater de cette colère fortement exagérée des riches, soudains bousculés dans leurs vies quotidiennes.       <br />
              <br />
       Panique dans le seizième ! Proprios, costards et tailleurs cinq étoiles sont allés jusqu'à menacer d'un incendie !       <br />
              <br />
       Cette BD, &quot;Panique dans le seizième !&quot;, est adaptée par la Compagnie Sémaphore et Compagnie du Chameau. La pièce se joue actuellement au Théâtre Essaïon jusqu'à fin novembre. Je conseille vivement ce spectacle pour plusieurs raisons :       <br />
       L'hommage vibrant au couple Pinçon-Charlot, car si Michel Pinçon a quitté ce monde, il est indispensable de se rappeler à son combat.       <br />
              <br />
       Le souvenir d'une résistance de haut vol face à l'entre-soi bourgeois pâlot qui, de l'exotisme, n'aime que les safaris, les hôtels de luxe et les SPA ! Et que ce centre d'hébergement est né, perdure et continue d'exister. Hip hip hourra !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83669576-59854277.jpg?v=1729606684" alt=""Panique dans le seizième !" Les bons gens vous montrent du doigt Porte toujours ce que tu crois Même s'ils disent que ça ne se fait pas*" title=""Panique dans le seizième !" Les bons gens vous montrent du doigt Porte toujours ce que tu crois Même s'ils disent que ça ne se fait pas*" />
     </div>
     <div>
      David Ruellan, comédien incarnant divers personnages, dont celui de Michel Pinçon, aussi, parce que, dans la vie, il est un homme engagé et un artiste ancré dans la réalité. Anne Veyry, metteure en scène d'une subtilité et sobriété impeccables, mettant en valeur le combat de mots sur le plateau avec justesse et fantaisie.       <br />
              <br />
       Béatrice Vincent, comédienne, qui s'en donne à corps et à cœur, incarnant parfaitement tous les personnages féminins, à commencer par Monique Pinçon-Charlot.       <br />
              <br />
       Ce centre d'hébergement se nomme &quot;La promesse de l'aube&quot;, c'est bien trouvé, car, grâce à toute la persévérance mise dans ce projet, le pari a été gagné.       <br />
       <b>◙ Isabelle Lauriou</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Angélique Kidjo.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Panique dans le seizième !"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83669576-59854279.jpg?v=1729606710" alt=""Panique dans le seizième !" Les bons gens vous montrent du doigt Porte toujours ce que tu crois Même s'ils disent que ça ne se fait pas*" title=""Panique dans le seizième !" Les bons gens vous montrent du doigt Porte toujours ce que tu crois Même s'ils disent que ça ne se fait pas*" />
     </div>
     <div>
      Texte : Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot.       <br />
       Mise en scène : Anne Veyry.       <br />
       Distribution : David Ruellan, Béatrice Vincent.       <br />
       Par la Compagnie Sémaphore et la Compagnie du Chameau.       <br />
       Durée : 60 minutes.       <br />
              <br />
       Du 10 au 12 octobre 2024.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 17 octobre au 23 novembre 2024.</span>       <br />
       Jeudi, vendredi et samedi à 21 h.       <br />
       Théâtre Essaïon, Paris 4ᵉ, 01 42 78 46 42.       <br />
       <a class="link" href="https://www.essaion-theatre.com/" target="_blank">&gt;&gt; essaion-theatre.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Panique-dans-le-seizieme--Les-bons-gens-vous-montrent-du-doigt-Porte-toujours-ce-que-tu-crois-Meme-s-ils-disent-que-ca_a4065.html" />
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