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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-12T16:37:12+02:00</updated>
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   <title>"52ᵉ Folies Gruss" Associer tradition et modernité dans une création pluridisciplinaire profondément humaniste</title>
   <updated>2025-12-22T15:35:00+01:00</updated>
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   <category term="Cirque &amp; Rue" />
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   <published>2025-12-24T07:01:00+01:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Il va sans dire que si vous décidez d'aller assister au nouveau spectacle des Folies Gruss à l'occasion de cette 52ᵉ saison, vous découvrirez inévitablement des artistes chatoyants et virevoltants entre acrobates intrépides, musiciens experts, écuyers, écuyères élégantes et autres équilibristes et jongleurs prodiges… Mais pas que.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93325396-65262228.jpg?v=1766412186" alt=""52ᵉ Folies Gruss" Associer tradition et modernité dans une création pluridisciplinaire profondément humaniste" title=""52ᵉ Folies Gruss" Associer tradition et modernité dans une création pluridisciplinaire profondément humaniste" />
     </div>
     <div>
      Dès les premières secondes de ce spectacle inédit, unique en Europe, le public est sous le charme d'un quelque chose &quot;en plus&quot;. Le charme du cirque et de son univers à nul autre pareil, certes, héritier des rituels antiques, reposant sur l'esthétique du danger, réel, et non pas simulé comme au théâtre ou au cinéma, et empreinte d'une ambiance si unique et si singulière. Et cette année, sous le charme d'un travail en famille, solidement soudée et revigorante.       <br />
              <br />
       Dans la famille Gruss, une des plus grandes dynasties circassiennes en Europe, la transmission des savoirs est peut-être plus exacerbée que dans d'autres familles. La famille appartenant à ce que l'on nomme parfois &quot;le vieil arbre généalogique du cirque européen&quot;. Et c'est probablement à l'occasion de cette 52ᵉ édition que le public mesurera le poids de cette entité toute particulière, faite de transmission patrilinéaire et de polyvalence, chez les artistes, hommes et femmes confondus(es).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93325396-65262233.jpg?v=1766412213" alt=""52ᵉ Folies Gruss" Associer tradition et modernité dans une création pluridisciplinaire profondément humaniste" title=""52ᵉ Folies Gruss" Associer tradition et modernité dans une création pluridisciplinaire profondément humaniste" />
     </div>
     <div>
      À ce titre, comment ne pas penser à Alexis Gruss, malheureusement disparu l'an dernier, fondateur dans les années soixante-dix du &quot;Cirque à l'Ancienne&quot;, à contre-courant d'un cirque dominé à l'époque par le spectaculaire et l'exotisme. L'adjectif &quot;ancien&quot; n'ayant rien de nostalgique ici, mais revêtant davantage une consonance programmatique avec retour à la piste circulaire, la primauté de la musique live, et surtout le cheval, car le cirque Gruss est avant tout un cirque équestre !       <br />
              <br />
       Le cheval y est roi, symbole d'une harmonie toute maîtrisée entre l'humain et l'animal. La tradition de la haute école, du dressage en liberté et des grandes cavaleries y est centrale. Le cheval n'y est pas un simple élément sensationnel comme dans d'autres cirques, mais il est intégré à une écriture chorégraphique sensible et largement intégrée au reste du spectacle.       <br />
              <br />
       Avant même l'entrée sous le chapiteau, le public est précisément accueilli par un sublime frison, majestueux, sculptural et d'une rare élégance, comme le sont d'ailleurs tous les chevaux de cette race sublime. Monté par Charles Gruss, un des jumeaux de Stéphane Gruss, il nous salue noblement avec une théâtralité naturellement exceptionnelle, et se laisse caresser, brisant ainsi la barrière que sa stature grandiose impose. Le ton est donné, déjà, par le biais de cette mise en scène préambule : proximité, convivialité, fraternité, beauté surgissent d'emblée, comme un leitmotiv.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93325396-65262234.jpg?v=1766412251" alt=""52ᵉ Folies Gruss" Associer tradition et modernité dans une création pluridisciplinaire profondément humaniste" title=""52ᵉ Folies Gruss" Associer tradition et modernité dans une création pluridisciplinaire profondément humaniste" />
     </div>
     <div>
      Il y a de la modernité également dans cette nouvelle création, car  <span style="font-style:italic">&quot;si la passion patrimoniale demeure bien présente cette année encore, c'est une envie de chanter, de danser sur la piste, de faire découvrir l'envers du décor, les secrets de fabrication d'un grand show pluridisciplinaire&quot;</span> qui a animé la famille Gruss.       <br />
              <br />
       Qu'en penserait le patriarche, Alexis Gruss, de ce nouvel élan, de ce défi relevé ? Gageons qu'il en serait fier et honoré, car, derrière la tradition revendiquée, c'est un spectacle novateur qui nous est proposé cette année, <span style="font-style:italic">&quot;tous les artistes incarnant leur propre rôle, celui d'artistes en pleine quête créative qui travaillent, cherchent, inventent, répètent et peaufinent&quot;.</span> Lors des cinquante ans du Cirque, la famille Gruss avait déjà fait incursion dans l'univers de la comédie musicale, mais cette année, il y règne une dimension plus intime, plus vraie, toute auréolée d'une émotion forcément particulière, car il s'agit de la première production sans &quot;Le&quot; père.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Jamais une création ne m'aura autant tenu à cœur,</span> confie Stephan Gruss. <span style="font-style:italic">Elle est le fruit d'un élan, d'une urgence irrésistible : celle de faire rayonner l'héritage extraordinaire que nos parents nous ont transmis tel un trésor qui ne demande qu'à être partagé. J'ai pris la plume pour écrire chaque réplique. J'ai supervisé la composition de chaque mélodie, de chaque chanson, imaginé chaque tableau. Cette création, c'est l'aboutissement de tout ce que j'ai vécu, de tout ce que j'ai appris artistiquement. C'est la pérennité de chaque expression que mon père répétait, de chaque leçon qu'il nous prodiguait&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Cela se voit, cher Stéphan ! Cela se sent, se croque à pleines dents, se respire à plein nez, tout ce besoin que vous aviez de dire, de transmettre, pour perpétuer la mémoire de votre père et mettre au pinacle cette entité si essentielle et si fragile à la fois : &quot;la Famille&quot;. Cette entité qui existe tant bien que mal dans le monde &quot;normal&quot;… Mais à bien y regarder, quel est le monde le plus normal ? Celui que nous connaissons toutes et tous, et qui bien souvent détruit plus qu'il n'aide à avancer ? Ou celui des Gruss, circassiens, passeurs de mémoire, bardés de transmission, de respect, de valeurs et d'union ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93325396-65262316.jpg?v=1766412956" alt=""52ᵉ Folies Gruss" Associer tradition et modernité dans une création pluridisciplinaire profondément humaniste" title=""52ᵉ Folies Gruss" Associer tradition et modernité dans une création pluridisciplinaire profondément humaniste" />
     </div>
     <div>
      Certes, la 52ᵉ création du Cirque Gruss, ça reste du cirque à l'état pur, le spectacle commençant par un remarquable hommage au cheval. Cinquante chevaux en liberté présentés par tous les membres de la famille, les douze races ensemble, sans distinction. Un carrousel somptueux, vibratoire et comme incandescent qui fait monter d'emblée l'émotion au plus haut. Un moment très intense du spectacle dès l'ouverture ! L'émotion, par la suite, ne disparaîtra pas.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Puis, la comédie musicale pure débute avec des chansons originales composées et interprétées par la nouvelle chanteuse, Margot Soria, sur une musique originale, composée par les quatre musiciens intégrés à la famille&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Ensuite, tout s'enchaîne avec brio et maestria, de façon fluide, chatoyante, virevoltante, et intensément émouvante pour qui saura regarder un peu en coulisses, écouter les paroles prononcées, et percevoir, derrière la beauté du geste et les paillettes, le labeur, le travail, la sueur, les pleurs quand on tombe et que ça rate, ou les sourires ou les cris de joie quand le numéro est réussi.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93325396-65262317.jpg?v=1766413006" alt=""52ᵉ Folies Gruss" Associer tradition et modernité dans une création pluridisciplinaire profondément humaniste" title=""52ᵉ Folies Gruss" Associer tradition et modernité dans une création pluridisciplinaire profondément humaniste" />
     </div>
     <div>
      &quot;Répéter ! Répéter ! Encore et encore. Inlassablement, au sein de cette école de vie qu'est le cirque Gruss, alors que, dans la vraie vie, elle perd de son sens…&quot;       <br />
              <br />
       Sur la piste, les allures majestueuses des chevaux toutes races confondues, l'élégance et l'agilité des corps aguerris vêtus de lumière, les acrobaties remarquablement soignées, mais dangereuses, les chorégraphies taillées au cordeau, sous la houlette de Grégory Garell, nous ramènent inlassablement à la figure du maître Alexis, et à sa conception quasi humaniste du cirque, mais surtout familiale.       <br />
              <br />
       Le maître n'est plus là sous les feux des projecteurs, il est désormais en coulisses, et regarde, analyse, savoure, tel un maître de ballet ou un chef d'orchestre exigeant pour qui l'excellence était le maître-mot.       <br />
              <br />
       L'excellence est bien présente ici, toute pérenne, jusqu'au bout de chaque ongle humain et chevalin. C'est un spectacle fédérateur et de toute beauté, entre tradition et modernité affichée, que les artistes polyvalents(es) accompagnés(es) de leurs cinquante chevaux nous proposent ici.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93325396-65262330.jpg?v=1766413041" alt=""52ᵉ Folies Gruss" Associer tradition et modernité dans une création pluridisciplinaire profondément humaniste" title=""52ᵉ Folies Gruss" Associer tradition et modernité dans une création pluridisciplinaire profondément humaniste" />
     </div>
     <div>
      La présence sur la piste de Camilla Gruss – dite Gipsy –, l'épouse du maître, ne fait que renforcer l'impression sensible de souveraineté et de joie mêlées, et de partage. Elle virevolte aux côtés de ses enfants et petits-enfants avec une grâce inégalée. Une belle et grande leçon, ici, que celle de perpétrer les liens familiaux, si nécessaires…       <br />
              <br />
       Courez découvrir cette nouvelle édition des Folies Gruss, une expérience immersive de la plus belle teneur, entre vision traditionnelle, artisanale et profondément humaniste.       <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;C'est trop facile de rentrer chez soi. Quand les artistes nous invitent autour de la piste&quot;,</span> dit la chanson.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Folies Gruss 2025 - 52ᵉ édition"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93325396-65262448.jpg?v=1766413747" alt=""52ᵉ Folies Gruss" Associer tradition et modernité dans une création pluridisciplinaire profondément humaniste" title=""52ᵉ Folies Gruss" Associer tradition et modernité dans une création pluridisciplinaire profondément humaniste" />
     </div>
     <div>
      Mise en scène : Stéphan Gruss.       <br />
       Avec : Gipsy Gruss, Stéphan Gruss, Firmin Gruss, Sveltana Gruss, Maud Gruss, Pauline Mikolajczyk, Alexandre Gruss, Olivia Gruss, Charles Gruss, Jeanne Gruss, Célestine Gruss, Gloria Florees, Venecia Florees et Alexandre Malachikhin.       <br />
       Chanteuse : Margot Soria.       <br />
       Direction musicale : Sylvain Rolland et Stéphan Gruss.       <br />
       Musiciens : Sylvain Rolland, Massimo Murgia, Cyril Moret, Julien Teissier, Pascal Balzano, Christophe Gonnet, Nicolas Saussea, Ivan Kabok.       <br />
       Composition : Margot Soria, Massimo Murgia, Cyril Moret, Julien Teissier.       <br />
       Scénograpie et création lumière : Grégory Antoine.       <br />
       Costumes : Sylvain Rigault.       <br />
       Chorégraphie Grégory Garell.       <br />
       Compagnie Alexis Gruss       <br />
       Durée : 1 h 45.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 19 octobre 2025 au 29 mars 2026.</span>       <br />
       Du jeudi au samedi à 21 h, samedi et dimanche à 15 h,       <br />
       tous les jours pendant les vacances scolaires à 15 h et 21 h.       <br />
       Chapiteau Gruss, Carrefour des Cascades, Paris 16ᵉ.       <br />
       Réservations : 01 45 01 71 26.       <br />
       <a class="link" href="https://www.folies-gruss.com/reserver/" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.folies-gruss.com/" target="_blank">&gt;&gt; folies-gruss.com</a>       <br />
              <br />
       En matière de bien-être animal, la famille Gruss est à la pointe des exigences légales pour leurs 50 chevaux (boxes spacieux, sorties journalières, soins quotidiens, suivi vétérinaire rigoureux, etc.). Gruss ont créé en 2019 les Fonds de dotation Alexis Gruss. Après avoir accompli leur carrière, les chevaux profitent de leur retraite à Piolenc (84), dans un lieu pensé par Alexis Gruss lui-même.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>•Off 2025• "L'Alchimiste" Un voyage à la découverte de l'âme du monde dans une forme de quête poétique et philosophique</title>
   <updated>2025-05-20T13:27:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-L-Alchimiste-Un-voyage-a-la-decouverte-de-l-ame-du-monde-dans-une-forme-de-quete-poetique-et-philosophique_a4219.html</id>
   <category term="Avignon 2025" />
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   <published>2025-05-20T13:02:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans une création théâtrale du célèbre roman de Paulo Coelho, le metteur en scène comédien Benjamin Bouzy réussit à créer, dans une simple mais belle scénographie, un voyage autant intérieur qu'extérieur de Santiago, en quête de sa vérité, qui découvre le monde avec ses secrets, ses trésors et ses surprises.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88674539-62775743.jpg?v=1649785141" alt="•Off 2025• "L'Alchimiste" Un voyage à la découverte de l'âme du monde dans une forme de quête poétique et philosophique" title="•Off 2025• "L'Alchimiste" Un voyage à la découverte de l'âme du monde dans une forme de quête poétique et philosophique" />
     </div>
     <div>
      C'est le mariage d'un conte philosophique, celui de &quot;L'Alchimiste&quot; (&quot;O Alquimista&quot;, 1988) de Paulo Coelho et du théâtre, mis en scène par Benjamin Bouzy. À la recherche de sa légende personnelle, pour reprendre les termes de l'auteur brésilien, avec son langage du cœur, ses signes et à la découverte de l'âme du monde, le berger andalou Santiago (Benjamin Bouzy) nous mène du Maroc vers les pyramides d'Égypte en passant par le Sahara. C'est un véritable concentré de poésie et d'actions.       <br />
              <br />
       La voix claire, sans tension durant toute la représentation, Santiago porte avec lui le &quot;mektoub&quot;, à savoir &quot;ce qui est écrit&quot; comme un parfum de fatalité plein d'espoir. Bien avant qu'il réalise ce que c'est réellement, il l'habite avec quiétude et parfois inquiétude dans les multiples événements qu'il vit. Sa voix, durant ceux-ci, fait l'écho d'une certaine fragilité à la fois poétique et naïve.       <br />
              <br />
       L'histoire est racontée au fil de l'eau par deux conteurs, Myriam Anbare et Fabien Floris, qui jouent aussi, à eux deux, tous les autres rôles. Seul Benjamin Bouzy reste dans son personnage. Cette découpe entre conte et actions, récit et situations donnent à la pièce une double dimension avec la parole et l'écrit, le théâtre et le roman. Les actions s'enchaînent dans des tableaux avec, pour chacun, leur décor et leur ambiance. Nous sommes ainsi projetés dans un ailleurs situé dans plusieurs lieux avec un récit qui se décline sous différentes conjugaisons.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88674539-62775744.jpg?v=1649785181" alt="•Off 2025• "L'Alchimiste" Un voyage à la découverte de l'âme du monde dans une forme de quête poétique et philosophique" title="•Off 2025• "L'Alchimiste" Un voyage à la découverte de l'âme du monde dans une forme de quête poétique et philosophique" />
     </div>
     <div>
      C'est un présent qui s'attache au futur pour se nourrir d'un passé, celui d'un retour à soi-même afin que le protagoniste principal puisse découvrir sa propre légende personnelle. Ce sont également des émotions, des sentiments qui s'entrelacent, s'entremêlent dans une kyrielle de figures. Les voix, les accents, les regards, les attitudes, tout est différence. Le même et l'identique ne sont pas conviés car bousculés autant par les lieux que par les personnages. C'est à chaque fois différent même si une atmosphère chaleureuse, colorée et vive, venue de ces ailleurs ensoleillés, respire dans chaque tableau.       <br />
              <br />
       Ce voyage, autant intérieur qu'extérieur, du berger andalou est la trame de cette création théâtrale, en miroir à celle du roman. Les paysages, sous la chaleur autant orientale que Maghrébine, sont très bien restitués dans leurs atmosphères. La scène, aussi petite soit-elle, devient l'endroit de rencontres et de découvertes, parfois improbables. Elle devient le lieu d'une transformation toujours multiple avec peu d'éléments pour en faire des mondes variés. Les décors sont très bien imaginés avec ses parfums colorés et odorants. Il y a la senteur d'un feu où sont retirées des pierres chaudes et d'or, des signes portés par deux pierres, blanche et noire, un voile qui se lève pour s'abaisser à plusieurs reprises afin de planter de nouveaux décors ou pour faire disparaître l'Alchimiste.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88674539-62775745.jpg?v=1649785208" alt="•Off 2025• "L'Alchimiste" Un voyage à la découverte de l'âme du monde dans une forme de quête poétique et philosophique" title="•Off 2025• "L'Alchimiste" Un voyage à la découverte de l'âme du monde dans une forme de quête poétique et philosophique" />
     </div>
     <div>
      Tout est léger, aérien avec peu de moyens, mais très bien réussi. Quelques caisses de bois font office de tables, de rangements avec des verres de cocktail parfois. Il y a toutefois une faute de goût scénographique lorsque trois draps, en forme de triangles plats de même dimension, représentent les pyramides de Gizeh. Le manque d'inspiration a commis un petit crime en s'évitant de faire preuve d'ingéniosité cette fois-ci, surtout pour une des sept merveilles du monde antique avec la pyramide de Khéops.       <br />
              <br />
       Myriam Anbare incarne de multiples rôles. Celle d'une Anglaise, d'une conteuse, d'une femme habillée de son long châle dans le désert, semblant prise d'amour, d'une cliente volubile et nerveuse dans un salon de thé, d'une voleuse ou d'une gardienne droite et stricte plantée devant la tente de l'Alchimiste (Fabien Floris). Elle scintille, comme un arc-en-ciel, de différentes couleurs. Tendre, hilare, amoureuse, son jeu oscille entre différents états alimentés par un large spectre émotionnel.       <br />
              <br />
       De même, Fabien Floris incarne également différents rôles dans une tension continuelle et dans un rapport frontal et physique. Du marchand ou de l'Alchimiste, par exemple, son jeu est tout aussi nerveux même si les attitudes et le volume de voix ne sont pas les mêmes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88674539-62775746.jpg?v=1649785237" alt="•Off 2025• "L'Alchimiste" Un voyage à la découverte de l'âme du monde dans une forme de quête poétique et philosophique" title="•Off 2025• "L'Alchimiste" Un voyage à la découverte de l'âme du monde dans une forme de quête poétique et philosophique" />
     </div>
     <div>
      Cette dichotomie entre les deux artistes dessine une frontière entre le réel et l'imaginaire, comme si les caractères joués par Fabien Floris bousculaient la poésie ou la quiétude de certains autres, joués par Myriam Anbare. Pour citer Camus (1913-1960), <span style="font-style:italic">&quot;Il n'y a pas de soleil sans ombre&quot;</span> comme il n'y a pas de rêve sans réalité, ou de quête vers sa légende personnelle sans songes et embûches. Cet entrecroisement mêle ainsi drame et amour, accident et espoir, impasse et escapade au travers des corps et des voix des uns et des autres.       <br />
              <br />
       Quand les deux comédiens deviennent narrateurs chacun à tour de rôle, c'est un regard extérieur qui s'exprime. Leurs voix deviennent claires, dépouillées de toute tension. La narration est élément de stabilité et de calme comme une veille, un repos ou une lucidité. Avec le jeune berger, à la découverte du monde et de lui-même, ce sont trois types d'incarnation qui s'entrecroisent et se fondent, donnant au spectacle des couleurs aussi vives que variées où la monotonie et l'ennui ne peuvent trouver d'accueil dans cette création.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Alchimiste"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88674539-62775747.jpg?v=1649785266" alt="•Off 2025• "L'Alchimiste" Un voyage à la découverte de l'âme du monde dans une forme de quête poétique et philosophique" title="•Off 2025• "L'Alchimiste" Un voyage à la découverte de l'âme du monde dans une forme de quête poétique et philosophique" />
     </div>
     <div>
      Texte : Paulo Coelho.       <br />
       Traduction : Joana Cartocci.       <br />
       Mise en scène : Benjamin Bouzy.       <br />
       Avec : Roxanne Bennett ou Myriam Anbare, Guillaume Reitz ou Benjamin Bouzy, Fabien Floris ou Kevin Poli.       <br />
       Costumes/scénographie : Cécilia Galli.       <br />
       Visuel : Matthieu Lionnard.       <br />
       Lumières : Cyrille Coe.       <br />
       Production Cie Les Vagabonds.       <br />
       Dès 10 ans       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 26 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 14 h 30. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre La Condition des Soies, Salle Carrée, 13, rue de la Croix, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 22 48 43.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('encompagniedesvagabonds@gmail.com')" >encompagniedesvagabonds@gmail.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.conditiondessoies.com/" target="_blank">>> conditiondessoies.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88674539-62775748.jpg?v=1649786654" alt="•Off 2025• "L'Alchimiste" Un voyage à la découverte de l'âme du monde dans une forme de quête poétique et philosophique" title="•Off 2025• "L'Alchimiste" Un voyage à la découverte de l'âme du monde dans une forme de quête poétique et philosophique" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-L-Alchimiste-Un-voyage-a-la-decouverte-de-l-ame-du-monde-dans-une-forme-de-quete-poetique-et-philosophique_a4219.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !</title>
   <updated>2022-09-06T12:08:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/L-Alchimiste-Un-bien-joli-voyage-theatral-_a3383.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/67178257-47562502.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-09-06T12:07:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans une création théâtrale du célèbre roman de Paulo Coelho, le metteur en scène comédien Benjamin Bouzy réussit à créer, dans une simple mais belle scénographie, un voyage autant intérieur qu'extérieur de Santiago, en quête de sa vérité, qui découvre le monde avec ses secrets, ses trésors et ses surprises.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67178257-47562502.jpg?v=1649785141" alt=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" title=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" />
     </div>
     <div>
      C'est le mariage d'un conte philosophique, celui de &quot;L'Alchimiste&quot; (&quot;O Alquimista&quot;, 1988) de Paulo Coelho et du théâtre, mis en scène par Benjamin Bouzy. À la recherche de sa légende personnelle, pour reprendre les termes de l'auteur brésilien, avec son langage du cœur, ses signes et à la découverte de l'âme du monde, le berger andalou Santiago (Benjamin Bouzy) nous mène du Maroc vers les pyramides d'Égypte en passant par le Sahara. C'est un véritable concentré de poésie et d'actions.       <br />
              <br />
       La voix claire, sans tension durant toute la représentation, Santiago porte avec lui le &quot;mektoub&quot;, à savoir &quot;ce qui est écrit&quot; comme un parfum de fatalité plein d'espoir. Bien avant qu'il réalise ce que c'est réellement, il l'habite avec quiétude et parfois inquiétude dans les multiples événements qu'il vit. Sa voix, durant ceux-ci, fait l'écho d'une certaine fragilité à la fois poétique et naïve.       <br />
              <br />
       L'histoire est racontée au fil de l'eau par deux conteurs, Myriam Anbare et Fabien Floris, qui jouent aussi, à eux deux, tous les autres rôles. Seul Benjamin Bouzy reste dans son personnage. Cette découpe entre conte et actions, récit et situations donnent à la pièce une double dimension avec la parole et l'écrit, le théâtre et le roman. Les actions s'enchaînent dans des tableaux avec, pour chacun, leur décor et leur ambiance. Nous sommes ainsi projetés dans un ailleurs situé dans plusieurs lieux avec un récit qui se décline sous différentes conjugaisons.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67178257-47562503.jpg?v=1649785181" alt=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" title=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" />
     </div>
     <div>
      C'est un présent qui s'attache au futur pour se nourrir d'un passé, celui d'un retour à soi-même afin que le protagoniste principal puisse découvrir sa propre légende personnelle. Ce sont également des émotions, des sentiments qui s'entrelacent, s'entremêlent dans une kyrielle de figures. Les voix, les accents, les regards, les attitudes, tout est différence. Le même et l'identique ne sont pas conviés car bousculés autant par les lieux que par les personnages. C'est à chaque fois différent même si une atmosphère chaleureuse, colorée et vive, venue de ces ailleurs ensoleillés, respire dans chaque tableau.       <br />
              <br />
       Ce voyage, autant intérieur qu'extérieur, du berger andalou est la trame de cette création théâtrale, en miroir à celle du roman. Les paysages, sous la chaleur autant orientale que Maghrébine, sont très bien restitués dans leurs atmosphères. La scène, aussi petite soit-elle, devient l'endroit de rencontres et de découvertes, parfois improbables. Elle devient le lieu d'une transformation toujours multiple avec peu d'éléments pour en faire des mondes variés. Les décors sont très bien imaginés avec ses parfums colorés et odorants. Il y a la senteur d'un feu où sont retirées des pierres chaudes et d'or, des signes portés par deux pierres, blanche et noire, un voile qui se lève pour s'abaisser à plusieurs reprises afin de planter de nouveaux décors ou pour faire disparaître l'Alchimiste.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67178257-47562504.jpg?v=1649785208" alt=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" title=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" />
     </div>
     <div>
      Tout est léger, aérien avec peu de moyens, mais très bien réussi. Quelques caisses de bois font office de tables, de rangements avec des verres de cocktail parfois. Il y a toutefois une faute de goût scénographique lorsque trois draps, en forme de triangles plats de même dimension, représentent les pyramides de Gizeh. Le manque d'inspiration a commis un petit crime en s'évitant de faire preuve d'ingéniosité cette fois-ci, surtout pour une des sept merveilles du monde antique avec la pyramide de Khéops.       <br />
              <br />
       Myriam Anbare incarne de multiples rôles. Celle d'une Anglaise, d'une conteuse, d'une femme habillée de son long châle dans le désert, semblant prise d'amour, d'une cliente volubile et nerveuse dans un salon de thé, d'une voleuse ou d'une gardienne droite et stricte plantée devant la tente de l'Alchimiste (Fabien Floris). Elle scintille, comme un arc-en-ciel, de différentes couleurs. Tendre, hilare, amoureuse, son jeu oscille entre différents états alimentés par un large spectre émotionnel.       <br />
              <br />
       De même, Fabien Floris incarne également différents rôles dans une tension continuelle et dans un rapport frontal et physique. Du marchand ou de l'Alchimiste, par exemple, son jeu est tout aussi nerveux même si les attitudes et le volume de voix ne sont pas les mêmes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67178257-47562505.jpg?v=1649785237" alt=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" title=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" />
     </div>
     <div>
      Cette dichotomie entre les deux artistes dessine une frontière entre le réel et l'imaginaire, comme si les caractères joués par Fabien Floris bousculaient la poésie ou la quiétude de certains autres, joués par Myriam Anbare. Pour citer Camus (1913-1960), <span style="font-style:italic">&quot;Il n'y a pas de soleil sans ombre&quot;</span> comme il n'y a pas de rêve sans réalité, ou de quête vers sa légende personnelle sans songes et embûches. Cet entrecroisement mêle ainsi drame et amour, accident et espoir, impasse et escapade au travers des corps et des voix des uns et des autres.       <br />
              <br />
       Quand les deux comédiens deviennent narrateurs chacun à tour de rôle, c'est un regard extérieur qui s'exprime. Leurs voix deviennent claires, dépouillées de toute tension. La narration est élément de stabilité et de calme comme une veille, un repos ou une lucidité. Avec le jeune berger, à la découverte du monde et de lui-même, ce sont trois types d'incarnation qui s'entrecroisent et se fondent, donnant au spectacle des couleurs aussi vives que variées où la monotonie et l'ennui ne peuvent trouver d'accueil dans cette création.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Alchimiste"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67178257-47562506.jpg?v=1649785266" alt=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" title=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Paulo Coelho.       <br />
       Traduction : Joana Cartocci.       <br />
       Mise en scène : Benjamin Bouzy.       <br />
       Avec : Roxanne Bennett ou Myriam Anbare, Guillaume Reitz ou Benjamin Bouzy, Fabien Floris ou Kevin Poli.       <br />
       Costumes/scénographie : Cécilia Galli.       <br />
       Visuel : Matthieu Lionnard.       <br />
       Lumières : Cyrille Coe.       <br />
       Production Cie Les Vagabonds.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
       <a class="link" href="https://cielesvagabonds.com/" target="_blank">&gt;&gt; cielesvagabonds.com</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 24 août au 9 octobre 2022.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h, dimanche à 15 h 30.       <br />
       Rencontre avec l'équipe artistique le 30 septembre à l'issue de la représentation.       <br />
       Théâtre Le Lucernaire, Paris 6e, 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lucernaire.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67178257-47562507.jpg?v=1649786654" alt=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" title=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" />
     </div>
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     <br style="clear:both;"/>
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   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/L-Alchimiste-Un-bien-joli-voyage-theatral-_a3383.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !</title>
   <updated>2022-04-13T08:55:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/L-Alchimiste-Un-bien-joli-voyage-theatral-_a3223.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/63732453-45882597.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-04-13T07:17:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans une création théâtrale du célèbre roman de Paulo Coelho, le metteur en scène comédien Benjamin Bouzy réussit à créer, dans une simple mais belle scénographie, un voyage autant intérieur qu'extérieur de Santiago, en quête de sa vérité, qui découvre le monde avec ses secrets, ses trésors et ses surprises.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63732453-45882597.jpg?v=1649785141" alt=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" title=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" />
     </div>
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      C'est le mariage d'un conte philosophique, celui de &quot;L'Alchimiste&quot; (&quot;O Alquimista&quot;, 1988) de Paulo Coelho et du théâtre, mis en scène par Benjamin Bouzy. À la recherche de sa légende personnelle, pour reprendre les termes de l'auteur brésilien, avec son langage du cœur, ses signes et à la découverte de l'âme du monde, le berger andalou Santiago (Benjamin Bouzy) nous mène du Maroc vers les pyramides d'Égypte en passant par le Sahara. C'est un véritable concentré de poésie et d'actions.       <br />
              <br />
       La voix claire, sans tension durant toute la représentation, Santiago porte avec lui le &quot;mektoub&quot;, à savoir &quot;ce qui est écrit&quot; comme un parfum de fatalité plein d'espoir. Bien avant qu'il réalise ce que c'est réellement, il l'habite avec quiétude et parfois inquiétude dans les multiples événements qu'il vit. Sa voix, durant ceux-ci, fait l'écho d'une certaine fragilité à la fois poétique et naïve.       <br />
              <br />
       L'histoire est racontée au fil de l'eau par deux conteurs, Myriam Anbare et Fabien Floris, qui jouent aussi, à eux deux, tous les autres rôles. Seul Benjamin Bouzy reste dans son personnage. Cette découpe entre conte et actions, récit et situations donnent à la pièce une double dimension avec la parole et l'écrit, le théâtre et le roman. Les actions s'enchaînent dans des tableaux avec, pour chacun, leur décor et leur ambiance. Nous sommes ainsi projetés dans un ailleurs situé dans plusieurs lieux avec un récit qui se décline sous différentes conjugaisons.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63732453-45882608.jpg?v=1649785181" alt=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" title=""L'Alchimiste" Un bien joli voyage théâtral !" />
     </div>
     <div>
      C'est un présent qui s'attache au futur pour se nourrir d'un passé, celui d'un retour à soi-même afin que le protagoniste principal puisse découvrir sa propre légende personnelle. Ce sont également des émotions, des sentiments qui s'entrelacent, s'entremêlent dans une kyrielle de figures. Les voix, les accents, les regards, les attitudes, tout est différence. Le même et l'identique ne sont pas conviés car bousculés autant par les lieux que par les personnages. C'est à chaque fois différent même si une atmosphère chaleureuse, colorée et vive, venue de ces ailleurs ensoleillés, respire dans chaque tableau.       <br />
              <br />
       Ce voyage, autant intérieur qu'extérieur, du berger andalou est la trame de cette création théâtrale, en miroir à celle du roman. Les paysages, sous la chaleur autant orientale que Maghrébine, sont très bien restitués dans leurs atmosphères. La scène, aussi petite soit-elle, devient l'endroit de rencontres et de découvertes, parfois improbables. Elle devient le lieu d'une transformation toujours multiple avec peu d'éléments pour en faire des mondes variés. Les décors sont très bien imaginés avec ses parfums colorés et odorants. Il y a la senteur d'un feu où sont retirées des pierres chaudes et d'or, des signes portés par deux pierres, blanche et noire, un voile qui se lève pour s'abaisser à plusieurs reprises afin de planter de nouveaux décors ou pour faire disparaître l'Alchimiste.
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     <div>
      Tout est léger, aérien avec peu de moyens, mais très bien réussi. Quelques caisses de bois font office de tables, de rangements avec des verres de cocktail parfois. Il y a toutefois une faute de goût scénographique lorsque trois draps, en forme de triangles plats de même dimension, représentent les pyramides de Gizeh. Le manque d'inspiration a commis un petit crime en s'évitant de faire preuve d'ingéniosité cette fois-ci, surtout pour une des sept merveilles du monde antique avec la pyramide de Khéops.       <br />
              <br />
       Myriam Anbare incarne de multiples rôles. Celle d'une Anglaise, d'une conteuse, d'une femme habillée de son long châle dans le désert, semblant prise d'amour, d'une cliente volubile et nerveuse dans un salon de thé, d'une voleuse ou d'une gardienne droite et stricte plantée devant la tente de l'Alchimiste (Fabien Floris). Elle scintille, comme un arc-en-ciel, de différentes couleurs. Tendre, hilare, amoureuse, son jeu oscille entre différents états alimentés par un large spectre émotionnel.       <br />
              <br />
       De même, Fabien Floris incarne également différents rôles dans une tension continuelle et dans un rapport frontal et physique. Du marchand ou de l'Alchimiste, par exemple, son jeu est tout aussi nerveux même si les attitudes et le volume de voix ne sont pas les mêmes.
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     </div>
     <div>
      Cette dichotomie entre les deux artistes dessine une frontière entre le réel et l'imaginaire, comme si les caractères joués par Fabien Floris bousculaient la poésie ou la quiétude de certains autres, joués par Myriam Anbare. Pour citer Camus (1913-1960), <span style="font-style:italic">&quot;Il n'y a pas de soleil sans ombre&quot;</span> comme il n'y a pas de rêve sans réalité, ou de quête vers sa légende personnelle sans songes et embûches. Cet entrecroisement mêle ainsi drame et amour, accident et espoir, impasse et escapade au travers des corps et des voix des uns et des autres.       <br />
              <br />
       Quand les deux comédiens deviennent narrateurs chacun à tour de rôle, c'est un regard extérieur qui s'exprime. Leurs voix deviennent claires, dépouillées de toute tension. La narration est élément de stabilité et de calme comme une veille, un repos ou une lucidité. Avec le jeune berger, à la découverte du monde et de lui-même, ce sont trois types d'incarnation qui s'entrecroisent et se fondent, donnant au spectacle des couleurs aussi vives que variées où la monotonie et l'ennui ne peuvent trouver d'accueil dans cette création.
     </div>
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     <div><b>"L'Alchimiste"</b></div>
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     </div>
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      Texte : Paulo Coelho.       <br />
       Traduction : Joana Cartocci.       <br />
       Mise en scène : Benjamin Bouzy.       <br />
       Avec : Roxanne Bennett, Myriam Anbare, Guillaume Reitz, Benjamin Bouzy, Fabien Floris, Kevin Poli.       <br />
       Costumes/scénographie : Cécilia Galli.       <br />
       Visuel : Matthieu Lionnard.       <br />
       Lumières : Cyrille Coe.       <br />
       Production Cie Les Vagabonds.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
       <a class="link" href="https://cielesvagabonds.com/" target="_blank">&gt;&gt; cielesvagabonds.com</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 16 mars au 1er mai 2022.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h, dimanche à 15 h 30.       <br />
       Théâtre Le Lucernaire, Paris 6e, 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lucernaire.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>
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