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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-18T01:06:54+02:00</updated>
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   <title>Jonas Kaufmann, The Puccini Album</title>
   <updated>2022-09-03T15:51:00+02:00</updated>
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   <category term="CédéDévédé" />
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   <published>2015-09-15T06:07:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Après Wagner et Verdi, le ténor allemand dédie un album entier à Giacomo Puccini, le plus grand compositeur italien de la deuxième partie du XIXe siècle. Avec seize extraits enregistrés à Rome, choisis parmi onze opéras du Maître né à Lucques, l'un des meilleurs chanteurs de son époque ouvre, à quarante-six ans, un nouveau chapitre passionnant de sa carrière.     <div>
      Jonas Kaufmann l'a dit et répété <span style="font-style:italic">(1)</span>, il ne veut pas être catalogué dans un univers musical et le succès ne doit pas être une prison. Il ne sera pas Werther ou Don José de toute éternité et c'est une nouvelle facette de son talent (qu'il a immense) qu'il veut présenter à son public.       <br />
              <br />
       C'est dans cet esprit que sort l‘album Puccini, compositeur qu'il admire pour la richesse de son écriture vocale et orchestrale, sa modernité. Ainsi, loin de l'album des débuts de la gloire présentant un programme composite d'airs et de compositeurs <span style="font-style:italic">(2)</span> - dont il ne veut plus -, il s'agit comme pour les deux précédents CD (consacrés à Wagner et Verdi) de souligner continuité et évolution d'inspiration et de création dans l'œuvre d'une vie.        <br />
              <br />
       Comment se répondent et se développent idées et métier dans des opéras tous excellents, des débuts en 1884 avec &quot;Le Villi&quot; au dernier inachevé à la mort du compositeur en 1924 &quot;Turandot&quot; -, ce dernier au carrefour ambigu d'un art déjà ancien (celui du grand opéra) et d'une écriture harmonique parfois d'avant-garde, témoignant de sa connaissance de Wagner et de Schoenberg. Puccini était allé écouter le &quot;Pierrot lunaire&quot; de ce dernier pendant sa composition. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Le choix de présenter d'abord quatre airs de &quot;Manon Lescaut&quot; (1893) - qui se taille donc la part du lion dans le CD -, puis de chanter de un à deux extraits d'opéras chronologiquement présentés répond bien-sûr à ce vœu de révéler un cheminement. Les deux airs d'un opéra de 1910, qui connut longtemps un relatif purgatoire, &quot;La Fanciulla del West&quot;, se retrouvent ainsi quasiment au milieu de l'album aux pistes dix et onze afin d'en mieux récapituler les richesses. Tel cet incroyable air d'adieu de l'acte III au moment où Dick Johnson va être pendu.       <br />
              <br />
       Le ténor, fameux pour sa voix au grain de ténèbres et son timbre incisif comme pour sa capacité formidable d'engagement dramatique, s'est donc tout naturellement coulé dans l'univers de Puccini, ce grand maître de l'expression lyrique. Il chante Mario Cavaradossi et Des Grieux sur scène depuis un moment. Mais des engagements futurs se dessinent ici : il sera le Calaf de &quot;Turandot&quot; dans quelques années <span style="font-style:italic">(1)</span>. Ses qualités de phrasé, d'articulation et les prestiges de sa ligne de chant sont proverbiaux.        <br />
              <br />
       Mais la voix a naturellement évolué dans le bronze d'une bravoure à toute épreuve, d'une carnation plus héroïque, capable encore des ténuités magiques qu'on lui connaît déjà pour exprimer les abîmes de l'amour avec une parfaite intelligence du texte (&quot;Ah ! Manon mi tradisce&quot;), ses tourments (avec cette fort belle page de &quot;Le Villi&quot; et son douloureux &quot;Torna ai felici di&quot;), ses aveux (à Minnie dans &quot;La Fanciulla&quot;) ; mais aussi la folie, la détermination casse-gueule dans l'Everest que constituent les deux grands airs de Calaf aux actes I et III - dont ce &quot;Nessun dorma&quot; (sous-titre du CD) -, magistraux tant techniquement qu'émotionnellement.       <br />
              <br />
       Le disque recèle d'autres trésors comme la superbe lamentation révoltée du déchargeur de &quot;Il Tabarro&quot; (1918 - un des opéras en un acte choisis ici, extraits du &quot;Triptyque&quot; avec &quot;Gianni Schicchi&quot;) et ce &quot;Recondita armonia&quot; de l'acte I de &quot;Tosca&quot; (1900), véritable hommage autotélique aux &quot;contrastes magnifiques&quot; de la voix du ténor. Seule interrogation : pourquoi Jonas Kaufmann n'a-t-il pas gravé le sublime &quot;E lucevan le stelle&quot; de l'acte III de &quot;Tosca&quot; ?       <br />
              <br />
       Enregistré avec l'orchestre et le chœur de l'Accademia nazionale di Santa Cecilia sous la direction du complice de toujours (et chef principal de l'orchestre) Antonio Pappano - impeccable -, cet opus fiévreux et capiteux séduit, enchante, bouleverse. Du grand art.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Notes :       <br />
       (1) Conférence de presse du 9/08/2015 aux Chorégies d'Orange.       <br />
       (2) CD &quot;Mozart, Schubert, Beethoven, Wagner&quot; chez Decca.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8258192-12914193.jpg?v=1442139697" alt="Jonas Kaufmann, The Puccini Album" title="Jonas Kaufmann, The Puccini Album" />
     </div>
     <div>
      <b>● Jonas Kaufmann &quot;Nessun dorma - The Puccini Album&quot;.</b>       <br />
       Jonas Kaufmann, ténor.       <br />
       Antonio Pappano, direction.       <br />
       Orchestre et Chœur de l'Accademia nazionale di Santa Cecilia.       <br />
       Sortie : 11 septembre 2015.       <br />
       Label et distribution : Sony Classical.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Récital Puccini le 29 octobre 2015.</span>       <br />
       Théâtre des Champs-Elysées, 01 49 52 50 50.       <br />
       15, avenue Montaigne, Paris 8e.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatrechampselysees.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatrechampselysees.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée, concerts, opéras :</b>       <br />
       <a class="link" href="http://www.jonaskaufmann.com/start/" target="_blank">&gt;&gt; jonaskaufmann.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"La Bohème" pour tous... à l'opéra et au cinéma !</title>
   <updated>2014-09-18T08:24:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Boheme-pour-tous-a-l-opera-et-au-cinema-_a1201.html</id>
   <category term="Lyrique" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/6994153-10697814.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-09-17T09:15:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Grande première pour un opéra en région ! Le 26 septembre 2014, les nombreux amateurs du chef-d'œuvre de Giacomo Puccini pourront vivre en direct la première de "La Bohème" au cinéma pour l'ouverture de la saison lyrique de Bordeaux. Un rendez-vous avec les deux meilleurs Mimi et Rodolfo français, Nathalie Manfrino et Sébastien Guèze.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6994153-10697814.jpg?v=1410943715" alt=""La Bohème" pour tous... à l'opéra et au cinéma !" title=""La Bohème" pour tous... à l'opéra et au cinéma !" />
     </div>
     <div>
      Lui est lyonnais, joli garçon, bon acteur et l'un des ténors français les plus doués de sa génération. Sébastien Guèze a chanté le rôle de Rodolfo cette année à Dresde et à Leeds, il le reprend à l'Opéra national de Bordeaux avec, pour partenaire, la princesse du chant féminin français Nathalie Manfrino. Cette délicieuse soprano aux origines italiennes - qui vient d'interpréter la Thaïs de Massenet à l'Opéra de Bonn en Allemagne - est notre coup de cœur depuis que nous l'avons entendue dans le &quot;Marôuf&quot; d'Henri Rabaud à l'Opéra Comique. Elle y fut aux côtés de Sébastien Bou une irrésistible Princesse Saamcheddine (comme nos fidèles lecteurs s'en souviennent).        <br />
              <br />
       Avec Sébastien Guèze donc, elle reprend le rôle de Mimi dans une production de Laurent Laffargue (déjà donnée à Bordeaux avec un grand succès) dans laquelle ils brillaient déjà. Paul Daniel, nouveau directeur musical de l'Orchestre national de Bordeaux-Aquitaine, dirige ainsi son premier opéra depuis sa nomination.       <br />
              <br />
       &quot;La Bohème&quot; est une &quot;comédie lyrique&quot; créée à Turin en 1896 (avec à la baguette Arturo Toscanini !) du maître de l'opéra italien après Verdi, Giacomo Puccini. Les deux vieux complices de Puccini au livret, Giuseppe Giacosa et Luigi Illica, adaptent un roman français d'Henri Murger &quot;Scènes de la vie de bohème&quot;, livré en tranches et en feuilleton entre 1845 et 1849. Avec le triomphe que l'on sait.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6994153-10697815.jpg?v=1411021312" alt=""La Bohème" pour tous... à l'opéra et au cinéma !" title=""La Bohème" pour tous... à l'opéra et au cinéma !" />
     </div>
     <div>
      De Arthur Rimbaud à Charles Aznavour, cette bohème-là est devenue furieusement tendance sans que la postérité ait même retenu le nom de Henri Murger. Cette marâtre est souvent distraite, il faut le dire - mais la bohème quant à elle est bel et bien devenue un mythe. L'opéra en quatre actes reprend les grandes lignes du roman : dans le Quartier Latin, Rodolfo l'écrivain partage la galère des soupentes et des fins de mois difficiles avec ses amis, Marcello le peintre, Schaunard le musicien et Colline le poète. 	       <br />
              <br />
       Alors que Marcello n'arrive pas toujours à retenir la belle Musetta, Rodolfo rencontre la nuit de Noël la Muse elle-même, la touchante (et déjà phtisique) Mimi, une ouvrière et sa voisine. Cette &quot;comédie&quot; finira tragiquement mais, entre temps, nous aurons bien ri aux facéties de ces jeunes bohémiens. Total est le plaisir que procure cette partition superbe au langage musical déjà unique, quelques années avant les sublimes pages de &quot;Tosca&quot; et de &quot;Madame Butterfly&quot;. Transposée dans les mois précédant mai 68, l'intrigue devrait retrouver une seconde jeunesse et le brillant plateau (avec deux distributions programmées en alternance) devrait vous encourager à y courir. Fêtes endiablées et brûlantes émotions à prévoir. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6994153-10697816.jpg?v=1411021358" alt=""La Bohème" pour tous... à l'opéra et au cinéma !" title=""La Bohème" pour tous... à l'opéra et au cinéma !" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Première au cinéma et à l'opéra le 26 septembre 2014 à 19 h 45.        <br />
       Lundi 29 et mardi 30 septembre 2014. Mercredi 1er, jeudi 2, vendredi 3, lundi 6, mardi 7 octobre 2014 à 20 h. Dimanches 28 septembre et 5 octobre 2014 à 15 h.</span>        <br />
              <br />
       Opéra national de Bordeaux, 05 56 00 85 95.       <br />
       Place de la Comédie, Bordeaux (33).       <br />
       <a class="link" href="http://www.opera-bordeaux.com/" target="_blank">&gt;&gt; opera-bordeaux.com</a>        <br />
              <br />
       <b>Pour les réservations et liste des cinémas participants en France :</b>       <br />
       <a class="link" href="http://www.akuentic.com/fr" target="_blank">&gt;&gt; akuentic.com</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.labohemeaucinema.com/" target="_blank">&gt;&gt; labohemeaucinema.com</a>       <br />
              <br />
       <b>&quot;La Bohème&quot; (1896).</b>       <br />
       Musique de Giacomo Puccini (1858-1924).       <br />
       Livret de Giuseppe Giacosa et Luigi Illica.       <br />
       En langue italienne surtitrée en français.       <br />
       Durée : 2 h avec entracte.       <br />
              <br />
       Laurent Laffargue, mise en scène - reprise par Clovis Bonnaud et Sophie Petit.        <br />
       Philippe Casaban et Éric Charbeau, décors.       <br />
       Hervé Poeydomenge, costumes.       <br />
       Patrice Trottier, lumières.        <br />
              <br />
       Nathalie Manfrino, Élaine Alvarez, Mimi.       <br />
       Sébastien Guèze, Dimitri Pittas, Rodolfo.       <br />
       David Bizic, Thomas Dolié, Marcello.       <br />
       Georgia Jaman, Melody Louledjian, Musetta.       <br />
       Nahuel di Pierro, Vincent Pavesi, Colline.       <br />
       Riccardo Novaro, Schaunard.       <br />
       Jean-Philippe Marlière, Alcindoro.       <br />
       David Ortega, Benoît.       <br />
       Alexis Defranchi, Bruno Moga, Parpignol.        <br />
              <br />
       Paul Daniel, direction.       <br />
       Orchestre national Bordeaux-Aquitaine.       <br />
       Chœur de l'Opéra national de Bordeaux.       <br />
       Jeune Académie Vocale d'Aquitaine.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Jonas Kaufmann en direct de Covent Garden</title>
   <updated>2014-06-20T08:54:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Jonas-Kaufmann-en-direct-de-Covent-Garden_a1139.html</id>
   <category term="Lyrique" />
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   <published>2014-06-19T08:47:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le Royal Opera House retransmet en direct sa dernière production de la saison, "Manon Lescaut", l’une des premières œuvres de Giacomo Puccini. Si vous rêviez de partager une soirée entière - dans le noir - avec le ténor allemand le plus désiré au monde, rendez-vous le 24 juin dans plus de 120 salles de cinéma en France.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6741576-10304329.jpg?v=1403247121" alt="Jonas Kaufmann en direct de Covent Garden" title="Jonas Kaufmann en direct de Covent Garden" />
     </div>
     <div>
      Attention on ne confond pas la &quot;Manon&quot; de Jules Massenet, ouvrage de 1884 et la &quot;Manon Lescaut&quot; de Puccini créée à Turin en 1893, un premier succès public pour le compositeur toscan. Cette histoire de coquette vénale rendant chèvre un chevalier fou amoureux inspirera bien des artistes jusqu’à Serge Gainsbourg en 1968 (pour un film dont on a tout oublié sauf Sami Frey). Le Royal Opera House propose en ce début de printemps une nouvelle production de cet opéra puccinien, absent de la scène londonienne depuis trente ans, et la confie au metteur en scène Jonathan Kent - un familier des lieux et de Jonas avec leur &quot;Tosca&quot; de 2013.        <br />
              <br />
       Les raisons de se rendre dans le cinéma le plus proche de son <span style="font-style:italic">home sweet home</span> le 24 juin pour un direct live de &quot;Manon Lescaut&quot; sont nombreuses. L’œuvre d’abord, composée par un Maestro lyrique, chef incontesté du courant vériste (ah ! cette scène d’embarquement forcé au Havre à l’acte III !), est un des monuments du bel canto. De grands airs parfaitement cousus dans une trame dramatique efficace, des séquences orchestrales brillantes enflammant l’imagination, un pathétique échevelé <span style="font-style:italic">&quot;con accento appassionato&quot;</span>, tout ferait pleurer une pierre, a fortiori un mélomane au cœur d’artichaut (j’en suis : écoutez cette aria <span style="font-style:italic">&quot;In quelle trine morbide&quot;</span>). Un opéra populaire pour une bouchée de pain de surcroît - moins de vingt euros la place.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6741576-10304330.jpg?v=1403247121" alt="Jonas Kaufmann en direct de Covent Garden" title="Jonas Kaufmann en direct de Covent Garden" />
     </div>
     <div>
      Et puis c’est le sublime Jonas Kaufmann qui chante le rôle de Des Grieux - qualifié du doux prénom de Renato ici (???) - avec la jolie soprano lettone Kristine Opolais et un chef qu’il connaît bien, Antonio Pappano, directeur musical du ROH comme on le sait peut-être. Après les sombres territoires wagnériens et les drames post-romantiques français, place à la grande bellezza puccinienne : le coup de foudre toujours recommencé pour LE ténor de notre époque <span style="font-style:italic">&quot;Signor non vidi mai simile a questo&quot;</span>…       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Opéra retransmis le 24 juin 2014 à 19h45.</span>        <br />
              <br />
       Liste des salles partenaires et réservations :       <br />
       <a class="link" href="http://www.akuentic.com/fr" target="_blank">&gt;&gt; akuentic.com/fr</a>       <br />
              <br />
       Jusqu’au 7 juillet 2014 au Royal Opera House à Londres, Royaume Uni.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Manon Lescaut&quot; (1893).</b>       <br />
       Opéra en quatre actes.       <br />
       Musique : Giacomo Puccini (1858 - 1924).       <br />
       Livret : Marco Praga, Giuseppe Giacosa et Luigi Illica.        <br />
       En langue italienne surtitrée en français.       <br />
       Durée : 2 h 40 avec entracte.        <br />
              <br />
       Kristine Opolais, Manon Lescaut.       <br />
       Christopher Maltman, Lescaut.       <br />
       Jonas Kaufmann, Chevalier Des Grieux.       <br />
       Benjamin Hulett, Edmondo.        <br />
              <br />
       Antonio Pappano, direction musicale.        <br />
       Jonathan Kent, mise en scène.       <br />
       Paul Brown, décors.       <br />
       Mark Henderson, lumières.       <br />
       Denni Sayers, chorégraphie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>"Madame Butterfly" à Bastille, un papillon aux ailes de plomb</title>
   <updated>2014-02-18T12:53:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Madame-Butterfly-a-Bastille-un-papillon-aux-ailes-de-plomb_a1065.html</id>
   <category term="Lyrique" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/6333638-9552500.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-02-17T11:17:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L’Opéra national de Paris remet à l’affiche l’ouvrage de Giacomo Puccini dans la belle mise en scène de Robert Wilson jusqu’au 12 mars pour neuf représentations. Impressions mitigées en cette première soirée.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6333638-9552500.jpg?v=1392632559" alt=""Madame Butterfly" à Bastille, un papillon aux ailes de plomb" title=""Madame Butterfly" à Bastille, un papillon aux ailes de plomb" />
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      Pas moins de trois opéras de Puccini en ce moment à l’Opéra de Paris : &quot;La Fanciulla del West&quot; avec Nina Stemme, &quot;La Bohème&quot; avec Piotr Beczala, et cette reprise donc d’une production de 2009 pour &quot;Madama Butterfly&quot; avec une affiche renouvelée (sauf la Suzuki de Cornelia Oncioiu) et un rôle-titre qui peine à convaincre.        <br />
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       En cette soirée de Saint-Valentin, la foule des grands jours investit l’Opéra Bastille. &quot;Madama Butterfly&quot; est un de ces opéras populaires pour lesquels se déplace un public divers, enthousiaste, conquis d’avance. Et c’est tant mieux : viva l’opera ! Pour celui-ci, c’est à &quot;une tragédie japonaise&quot; en trois actes du compositeur de &quot;Tosca&quot; que nous assistons, créée à la Scala le 17 février 1904 - sans aucun succès dans une première version en deux actes. Les amours malheureuses entre la petite geisha Cio-Cio San (ladite Butterfly) et le vilain officier de marine B. J. Pinkerton ne trouvent grâce aux yeux et aux oreilles du public qu’un peu plus tard, dans la version définitive que nous connaissons (et sous la baguette du maestro Toscanini). 
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6333638-9552537.jpg?v=1392632845" alt=""Madame Butterfly" à Bastille, un papillon aux ailes de plomb" title=""Madame Butterfly" à Bastille, un papillon aux ailes de plomb" />
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      Pour nos temps, il faut bien avouer que le livret a pris un petit coup de vieux. Ce poème de l’âme, comme l’appellent ses inconditionnels, s’appuie sur un livret délicieusement démodé écrit par les habituels Luigi Illica et Giuseppe Giacosa pour plaire à l’auditoire de l‘époque : séduction, mariage, abandon de domicile conjugal, arrogance occidentale et cynisme masculin, aucun cliché ne manque. La pauvre Cio-Cio San, amoureuse folle et abandonnée, se voit même retirer l’enfant issu de ce mariage factice. La patience d’ange du beau papillon japonais ne fera rien à l’affaire et l’opéra se termine tragiquement comme vous le savez peut-être.        <br />
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       En cette soirée de février 2014 une autre tragédie nous attendait. Rien à redire évidemment à une belle mise en scène qui, selon le credo wilsonien, épure avec une élégance influencée par les arts de la scène asiatique le décor, les personnages, les gestes, les mains, les démarches. Les lumières du maître sont magnifiques, mouvantes et diaprées. Les tableaux aux couleurs symboliques se succèdent en un incessant flux et reflux transcendant ce mélodrame daté en un théâtre mental fascinant. 
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/6333638-9552563.jpg?v=1392633449" alt=""Madame Butterfly" à Bastille, un papillon aux ailes de plomb" title=""Madame Butterfly" à Bastille, un papillon aux ailes de plomb" />
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      Non, la tragédie est ailleurs. N’est pas en cause le ténor roumain Teodor Ilincai dont la vaillance vocale convient bien au caractère présomptueux de Pinkerton. Et malgré un jeu un peu limité, il fait de chacune de ses apparitions un beau moment de musique. N’est pas davantage en cause la direction du chef Daniele Callegari. Tantôt subtile, tantôt impérieuse, elle rend justice à une partition expressive aux délicates couleurs orchestrales, aux chromatismes qui rappellent parfois la poésie wagnérienne. &quot;Madama Butterfly&quot; est un poème symphonique aux belles lignes mélodiques ponctué de séquences dramatiques très &quot;zim badaboum&quot; (et on adore ça bien-sûr !). Non, la déception vient du personnage principal interprété par la jolie soprano bulgare Svelta Vassileva pourtant spécialiste du rôle.       <br />
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       Le premier acte est une quasi torture : ce papillon-là hurle son rôle, gratifie l’auditoire de vibratos déchirants et se livre à une bataille désespérée pour éclipser son partenaire et l’orchestre. Après l’entracte aux deuxième et troisième actes (sans doute sur le conseil avisé du chef), la chanteuse baissera de quelques tons mais nous laissera de marbre. Aucune émotion, aucune sincérité, rien de lyrique et de touchant dans cette interprétation. Seul l’orchestre de l’Opéra de Paris sera en mesure de révéler le drame intérieur du personnage et faire vivre ce théâtre d’ombres crépusculaire. Espérons que Madame Vassileva connaisse d’ici la fin des représentations les déchirements de l’amour (je plaisante). Je n’avais gardé aucun souvenir de sa &quot;Francesca da Rimini&quot; dans ce même Bastille en 2011, et ça ce n’était pas bon signe.       <br />
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       <span style="font-style:italic">Spectacle vu le 14 février 2014.</span>
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      <span class="fluo_jaune">Lundi 17, vendredi 21, lundi 24, jeudi 27 février 2014, samedi 1er, mardi 4, vendredi 7, mercredi 12 mars 2014 à 19 h 30.</span>       <br />
       Opéra national de Paris - Bastille, 08 92 89 90 90.       <br />
       Place de la Bastille, Paris 12e.       <br />
       <a class="link" href="http://www.operadeparis.fr/" target="_blank">&gt;&gt; operadeparis.fr</a>       <br />
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       <b>&quot;Madama Butterfly&quot; (1904).</b>       <br />
       Musique : Giacomo Puccini (1858 – 1924).       <br />
       Livret : Luigi Illica et Giuseppe Giacosa.       <br />
       En langue italienne, surtitrée en français.       <br />
       Durée : 2 h 45 avec entracte.       <br />
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       Daniele Callegari, direction musicale.        <br />
       Robert Wilson, décors et mise en scène.       <br />
       Frida Parmeggiani, costumes.        <br />
       Heinrich Brunke et Robert Wilson, lumières.       <br />
       Suzushi Hanayagi, chorégraphie.       <br />
       Holm Keller, dramaturgie.       <br />
       Alessandro di Stefano, chef de chœur.       <br />
              <br />
       Svelta Vassileva, Cio-Cio San.       <br />
       Cornelia Oncioiu, Suzuki.       <br />
       Teodor Ilincai, F. B. Pinkerton.       <br />
       Gabriele Viviani, Sharpless.       <br />
       Carlo Bosi, Goro.       <br />
       Florian Sempey, Il Principe Yamadori.       <br />
       Marianne Crebassa, Kate Pinkerton.       <br />
       Scott Wilde, Lo Zio Bonzo.       <br />
              <br />
       Orchestre et Chœur de l’Opéra national de Paris.
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