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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-10-13T02:20:56+02:00</updated>
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   <title>Festival "Chahuts" Au secours les producteurs sans-cervelles du Puy du Fou, "Chahuts" revient à Saint-Michel !</title>
   <updated>2026-05-14T14:10:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Chahuts-Au-secours-les-producteurs-sans-cervelles-du-Puy-du-Fou-Chahuts-revient-a-Saint-Michel-_a4556.html</id>
   <category term="Festivals" />
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   <published>2026-05-14T13:28:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Antidote ô combien salutaire au "Meilleur Parc d'Attractions du Monde" (cf. leur site), réécrivant de manière décomplexée l'Histoire pour désigner comme coupables du massacre des Vendéens la vermine révolutionnaire des sans-culottes de 1793, la 35ᵉ édition du très populaire festival Chahuts s'apprête à déferler du 5 au 13 juin sur les terres communes de deux quartiers historiques de Bordeaux… Saint-Michel sur la rive gauche et La Benauge sur la rive droite de la Garonne en seront les deux pôles activistes, générateurs de vivifiantes propositions artistiques incluant les habitant(e)s, acteuristes incontournables de l'Histoire en train de se faire…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96556096-67315741.jpg?v=1778758642" alt="Festival "Chahuts" Au secours les producteurs sans-cervelles du Puy du Fou, "Chahuts" revient à Saint-Michel !" title="Festival "Chahuts" Au secours les producteurs sans-cervelles du Puy du Fou, "Chahuts" revient à Saint-Michel !" />
     </div>
     <div>
      … l'Histoire, l'Histoire d'un peuple dans sa diversité, pas celle que – en ces temps de crise démocratique – les tenants d'une droite dure flirtant avec son extrême entendraient imposer comme roman national afin de mieux assujettir les esprits à leur crédo d'une France aux Français de (bonne) souche… &quot;Politique&quot; ce préambule ? Oui et de manière assumée, sachant que celles et ceux qui s'en défendent, en font de manière effrontée leur fonds de commerce… national.       <br />
              <br />
       Mais venons-en à ce fameux programme… Grand dieu de la miséricorde divine, que contient-il de si sulfureux que les bourgeois – étymologiquement &quot;les habitants du bourg de Bordeaux&quot; (cf. Céline Verlant, 2021) – auraient à craindre ? Rien… sinon la promesse de bonheurs vécus dans une liesse partagée où les diversités d'opinions, d'origines ethniques, de classes sociales, ou encore de croyances religieuses se frottent les unes aux autres pour bâtir, de concert, un monde délivré des dominations tous azimuts. Loin des affrontements identitaires promus par les partisans de l'exclusion, le respect bienveillant des identités de chacun pour construire ensemble un monde… humain, simplement humain.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96556096-67315742.jpg?v=1778758686" alt="Festival "Chahuts" Au secours les producteurs sans-cervelles du Puy du Fou, "Chahuts" revient à Saint-Michel !" title="Festival "Chahuts" Au secours les producteurs sans-cervelles du Puy du Fou, "Chahuts" revient à Saint-Michel !" />
     </div>
     <div>
      Ce serait pure gageure de prétendre extraire en quelques mots le parfum singulier des quelque 52 rendez-vous artistiques, dont 35 gratuits, qui vont irriguer les quartiers de Saint-Michel, de La Benauge et au-delà… Mais un au-delà toujours bien ancré là où vivent les populations, matières vivantes de ce festival construit avec elles et pour elles. Ainsi, en amont de ce mois de juin où chaque printemps voit éclore les floraisons &quot;du Festival&quot;, pendant toute l'année &quot;La Fabrique de Chahuts&quot; accompagne enfants et adultes dans des aventures où, à l'image des &quot;Araignées philosophes&quot;, des liens forts se tissent pour créer une toile d'attachements réciproques.       <br />
              <br />
       Quelques titres de propositions artistiques qui, sans exclure aucunement les autres, donnent le ton si particulier, la saveur à nulle autre pareille, de ces rencontres autour des arts d'une parole inscrite dans l'espace public ; une parole faisant mouche pour provoquer réflexions et échanges.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96556096-67315747.jpg?v=1778758735" alt="Festival "Chahuts" Au secours les producteurs sans-cervelles du Puy du Fou, "Chahuts" revient à Saint-Michel !" title="Festival "Chahuts" Au secours les producteurs sans-cervelles du Puy du Fou, "Chahuts" revient à Saint-Michel !" />
     </div>
     <div>
      &quot;(Next) Autopsy d'un massacre amoureux&quot; (aimer hors des logiques de concurrence et des schémas patriarcaux) ; &quot;Mon mec veut devenir rappeur&quot; (grandes heures et petits malheurs du couple) ; &quot;Goûter mortel&quot; (se restaurer autour du plat de résistance qu'est la mort) ; &quot;Dans le silence des paumes&quot; (quand le corps des travailleuses précaires se met à donner de la voix) ; &quot;Le chant des Bètafé affamées&quot; (lucioles porteuses de serments de rébellion) ; &quot;L'exploitation à la cool&quot; (l'uberisation de la consommation au pas de la porte) ; &quot;Cécile&quot; (traversée au long cours d'une écologiste, porno-activiste, spécialiste en psychotropes thérapeutiques, clown à l'hôpital ou encore défenseuse de personnes réfugiées) ; &quot;La lente et difficile agonie du crapaud buffle sur le socle patriarcal&quot; (remake édifiant d'un numéro de &quot;Répliques&quot; de l'incurable Alain Finkielkraut) ; &quot;Cabane&quot; (récits sensibles du monde carcéral et des humains qui le peuplent)…       <br />
              <br />
       Mais aussi d'autres formes… &quot;Correspondance d'Outre-Tombe&quot; (service postal de lettres aux ancêtres) ; &quot;Je me suis réfugiée là, là, là…&quot; (fragments de récits déliés) ; &quot;Le Parlement imaginaire&quot;, &quot;Le meeting&quot;, &quot;La politique&quot; (autant de rendez-vous mythiques, revus et corrigés)… Sans oublier le carburant de ce festival : se rassembler pour festoyer… &quot;Fête de la Saint-Jean&quot;, &quot;Le bal masqué&quot; (vestiaire à disposition pour un relooking garanti de la tête aux pieds), &quot;Jour de fête aux Capucins&quot;, &quot;La nuit de la Flèche&quot; (mise en lumière de la Flèche de l'église Saint-Michel, pour son inauguration après rénovation)… Sans oublier les plus jeunes… &quot;Pas très sage&quot; (histoires pétillantes), &quot;Antigone·s&quot; (rencontre d'un mythe et de ses résonances contemporaines, oser dire non pour être soi), &quot;Boum des enfants&quot; (transformer la salle de classe en dancefloor)…       <br />
              <br />
       &quot;Et si – dans ce temps festif – on y trouvait de l'inspiration pour se recentrer, se renforcer, se décaler ? Et si on se retrouvait pour se raconter des histoires, refaire le monde et danser jusqu'au bout de la nuit ? Et si on s'épaulait pour avancer ensemble ?&quot; ainsi Corina Airinet et Audrey Brisse, les deux inspirées codirectrices de &quot;Chahuts&quot;, ouvrent-elles dans leur édito le champ des possibles… À bon Chahuteur, salut !       <br />
              <br />
       Et si – en suivant leurs conseils avisés – on se donnait rendez-vous pour partager, tous ensemble et dans la liesse propre aux retrouvailles populaires, ces moments d'indiscipline féconde faisant joyeusement écho au Charivari libérateur ?       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Festival Chahuts, 35ᵉ édition</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96556096-67315824.jpg?v=1778759150" alt="Festival "Chahuts" Au secours les producteurs sans-cervelles du Puy du Fou, "Chahuts" revient à Saint-Michel !" title="Festival "Chahuts" Au secours les producteurs sans-cervelles du Puy du Fou, "Chahuts" revient à Saint-Michel !" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 5 au 13 juin 2026.</span>       <br />
       Quartiers Saint-Michel, La Benauge et au-delà, de Bordeaux (33).       <br />
       Téléphone : 06 66 15 47 19.       <br />
       <a class="link" href="https://chahuts.net/" target="_blank">&gt;&gt; Programme complet</a>       <br />
       <a class="link" href="https://chahuts.net/wp-content/uploads/2026/05/Chahuts-Programme-2026-17x24cm.pdf" target="_blank">&gt;&gt; Plaquette programme à télécharger</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.billetweb.fr/chahuts-2026" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie du festival</a>       <br />
       Accueil du festival du 5 au 13 juin de 15 h à 19 h (relâche les 8 et 9 juin) :        <br />
       Centre d'animation Saint-Michel, 25, rue Permentade, Bordeaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Plus que de l'immersion, Anne-Sophie Turion réalise une création collective et individuelle, en action avec "La même chose mais pas tout à fait pareille"</title>
   <updated>2026-01-23T17:05:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Plus-que-de-l-immersion-Anne-Sophie-Turion-realise-une-creation-collective-et-individuelle-en-action-avec-La-meme_a4459.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2026-01-23T16:51:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Avant de rentrer sur scène, le spectateur s'allège de son sac à dos, de son manteau, de son smartphone et c'est tout libre et léger qu'il s'avance sur le plateau vide. Oui, il entre sur le plateau comme un comédien, une comédienne, car de comédiennes et de comédiens, il n'y en aura pas d'autres dans ce spectacle. Pas d'autres qu'elle ou lui, et toutes les autres personnes du public.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93853765-65525052.jpg?v=1769183557" alt="Plus que de l'immersion, Anne-Sophie Turion réalise une création collective et individuelle, en action avec "La même chose mais pas tout à fait pareille"" title="Plus que de l'immersion, Anne-Sophie Turion réalise une création collective et individuelle, en action avec "La même chose mais pas tout à fait pareille"" />
     </div>
     <div>
      Alors, si le public est sur scène, qui regarde ?       <br />
       Anne-Sophie Turion met en scène le public. C'est lui qui va jouer, lui qui va éprouver les émotions, lui qui va regarder les actions des autres, lui qui va suivre les indications de la metteuse en scène et improviser, lui qui va suivre le texte de cette pièce, de cette aventure, de cette immersion, et c'est lui qui, à la fin, applaudit, applaudit les interprètes, applaudit l'histoire et finalement s'applaudit lui-même après presque une heure trente d'expériences partagées avec des inconnues et des inconnus du hasard.       <br />
               <br />
       Comme un acteur suit le texte qui définit son personnage et l'histoire qu'il est là, sur scène, à raconter, de même ce public va suivre les indications du texte qui lui sera fourni de mille et une façons, inventives, ludiques. Des indications qu'il suivra, s'il veut, rien n'oblige. Mais, il va s'avérer difficile de résister à l'attrait des propositions qui se succèdent sous différentes formes, et difficile également de se mettre à l'écart de cette assemblée, ce groupe et de ne pas participer. N'oublions pas que l'humain est un animal social, et parfois sociable.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93853765-65525053.jpg?v=1769183586" alt="Plus que de l'immersion, Anne-Sophie Turion réalise une création collective et individuelle, en action avec "La même chose mais pas tout à fait pareille"" title="Plus que de l'immersion, Anne-Sophie Turion réalise une création collective et individuelle, en action avec "La même chose mais pas tout à fait pareille"" />
     </div>
     <div>
      Imaginez donc une assemblée de 90 personnes entourant un espace vide qui voit soudain un grand carton glisser silencieusement jusqu'au centre de la scène et s'y arrêter. Sur les flancs de la boîte est écrit le mot : Décor. Ce sont alors des regards, des regards entre les personnes assemblées autour, non plus de l'espace vide, mais de cette boîte en carton. Silence. Cent-quatre-vingt yeux interrogeant la boîte. La cernant. Et puis ? Que se passe-t-il ?       <br />
               <br />
       Vous saurez la suite en allant voir &quot;La même chose, mais pas tout à fait pareille&quot;. Je plaisante. Lol. La mise en place de la performance extrêmement bien élaborée par Anne-Sophie Turion et son équipe suscite une suite très grande de questionnements. Avec une belle délicatesse, le spectacle cherche à toucher de très intimes petits ressorts de nos personnalités. Nos humanités, nos sensibilités, nos ouvertures à l'autre, aux autres. Nos sens de communication (directes, pas via Dieu Web), nos perceptions de l'autre et les aveux que nous pouvons faire à des inconnus plus facilement parfois que faire ces mêmes aveux à nos proches.       <br />
               <br />
       En une dizaine de chapitres, les expériences se succèdent. Certaines sont individuelles comme la lecture en silence d'un petit livre plein de fantaisie (lecture silencieuse, mais un partage de ce moment de lecture entre tous) ou encore l'installation d'éléments de décor dont chaque spectateur est en charge d'installer. D'autres se font à plusieurs comme un jeu de questions-réponses qui regroupe trois personnes qui ne se connaissent pas, ou encore cette observation attentive d'une autre spectatrice ou d'un autre spectateur, stimulé par un questionnaire ludique dont les réponses serviront de matière à un poème final, un poème inventé par l'assemblée entière.       <br />
               <br />
       Bienveillance, écoute et curiosité en éveil président à l'élaboration de ce spectacle. Ce sont ces qualités qui sont mobilisées en chacun, dans une douceur et un désir d'attention qui rappellent que l'échange, le partage et la création sont capables d'être vécus quels que soient l'âge, le genre ou les origines.       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Ce qui m'intéresse ici, c'est d'explorer toutes les variations possibles de cet &quot;ensemble&quot;, sans le réduire à l'image réductrice du collectif à l'unisson : faire ensemble quelque chose qui ne se voit pas, faire la même chose, mais pas tout à fait au même moment…&quot;,</span> indique Anne-Sophie Turion.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La même chose mais pas tout à fait pareille"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93853765-65525054.jpg?v=1769183611" alt="Plus que de l'immersion, Anne-Sophie Turion réalise une création collective et individuelle, en action avec "La même chose mais pas tout à fait pareille"" title="Plus que de l'immersion, Anne-Sophie Turion réalise une création collective et individuelle, en action avec "La même chose mais pas tout à fait pareille"" />
     </div>
     <div>
      Conception, textes : Anne-Sophie Turion.       <br />
       Scénographie : Anne-Sophie Turion.       <br />
       En collaboration avec : Maya Boquet, Loreto Martinez-Troncoso, Élise Simonet.       <br />
       Avec : Anne-Sophie Turion, Loreto Martinez-Troncoso, Élise Simonet, Maya Boquet (en alternance) •       <br />
       Design graphique : Coline Sunier et Charles Mazé.       <br />
       Assistantes design graphique et scénographie : Coralie Gerardin, Marie Queyrel, Yijia Zhu, Ju Vigneau-Daget.       <br />
       Assistée de : Marie Queyrel.       <br />
       Création lumière : Vera Martins.       <br />
       Régie plateau : Géraldine Charmadiras.       <br />
       Compagnie Grandeur Nature.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 45.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93853765-65525083.jpg?v=1769183645" alt="Plus que de l'immersion, Anne-Sophie Turion réalise une création collective et individuelle, en action avec "La même chose mais pas tout à fait pareille"" title="Plus que de l'immersion, Anne-Sophie Turion réalise une création collective et individuelle, en action avec "La même chose mais pas tout à fait pareille"" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 28 au 30 janvier 2026.</span>       <br />
       Mercredi et vendredi à 20 h, jeudi à 14 h 30 et 20 h.       <br />
       ZEF - Scène nationale de Marseille, avenue Raimu, Marseille 14ᵉ.       <br />
       Téléphone : 04 91 11 19 20.       <br />
       <a class="link" href="https://lezef.notre-billetterie.org/billets?spec=1091" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.lezef.org/fr/" target="_blank">&gt;&gt; lezef.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Plus-que-de-l-immersion-Anne-Sophie-Turion-realise-une-creation-collective-et-individuelle-en-action-avec-La-meme_a4459.html" />
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   <title>"Conseils aux spectateurs" Rire au Carré, une équation gagnante…</title>
   <updated>2025-11-20T10:05:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Conseils-aux-spectateurs-Rire-au-Carre-une-equation-gagnante_a4409.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/92696569-64929906.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-11-20T09:29:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Lorsque, surgissant de l'ombre des coulisses, Jérôme Rouger, apparaît sur la scène du Carré-Colonnes de Blanquefort, ses premiers mots vont au chantre de l'humour (caustique), Pierre Desproges, dont, annonce-t-il avec entrain, "on fêtera le quarantième anniversaire de la mort… dans quatre ans". Sa filiation ainsi bel et bien établie, l'humoriste (bienveillant) se lance, paperboard en appui, à une vraie fausse conférence propre à dévoiler aux spectateurs leurs faces cachées. Et, ce que l'on apprendra effectivement sur l'art d'être spectateur désacralisera à jamais le statut (déboulonné) des quidams fréquentant les lieux nommés théâtres.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92696569-64929906.jpg?v=1763627515" alt=""Conseils aux spectateurs" Rire au Carré, une équation gagnante…" title=""Conseils aux spectateurs" Rire au Carré, une équation gagnante…" />
     </div>
     <div>
      Vivre en direct la condition de spectateur en bénéficiant du bonus offert d'une critique savoureuse des faits, gestes et motivations diverses et variées de &quot;la bête de salle&quot; qu'est ledit spectateur, telle est l'expérience proposée in situ. Enchainant avec vélocité les différents cas de figure, &quot;la bête de scène&quot; qu'est Jérôme Rouger, dont l'animalité vive de routard des plateaux produit irrésistiblement son effet hypnotique sur l'assistance, déroule ses observations à l'usage des spectateurs, partie prenante de ce qui va advenir dans le présent partagé de cette représentation.       <br />
              <br />
       En effet, s'il est une évidence c'est celle de la consanguinité du couple acteur-spectateur d'un soir, accouchant ensemble de par son union (contre nature ?) d'un spectacle unique, différent de ceux qui l'ont précédé et de ceux qui le suivront. Et ce miracle de la Nativité &quot;spectaculaire&quot; n'a rien à envier à celui de la Nativité christique tant la dose d'illusions partagées est à la source du miracle à venir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92696569-64929907.jpg?v=1763627572" alt=""Conseils aux spectateurs" Rire au Carré, une équation gagnante…" title=""Conseils aux spectateurs" Rire au Carré, une équation gagnante…" />
     </div>
     <div>
      Oscillant entre humour vif et critique de la raison pure appliquée à l'objet spectacle, l'acteur de tréteaux va s'amuser (et nous amuser) à rapprocher les paradoxes inhérents aux arts vivants. Ainsi, savoir accueillir l'ennui au théâtre n'est-il pas promesse inépuisable de joie intense… lorsque la représentation arrivera à son terme, la chute étant alors synonyme de la délivrance attendue ? De même, pour éviter de &quot;mourir de rire&quot;, comme cette malheureuse spectatrice restée inerte dans son fauteuil alors que la salle s'était vidée de ses âmes vivantes, l'humoriste humaniste ne se doit-il pas (ce sera le cas ce soir…) de supprimer les parties trop drôles de son spectacle ?       <br />
              <br />
       Poursuivant son exégèse de la représentation théâtrale, l'humoriste, ayant au préalable juré fidélité au serment de Shakespeare, se lance dans une sociologie de l'entité &quot;Public&quot; propre à décoiffer les têtes majoritairement chenues des &quot;assistants émotionnels&quot; venus là… (l') assister. Le public donc, pris comme un conglomérat d'individus sans autre cohésion que de se retrouver dans la même salle, le même soir, mais avec des attentes et regards singuliers, va alors pouvoir bénéficier de ses précieux conseils.       <br />
              <br />
       D'abord, pour rendre hommage à sa grand-mère privée trop tôt d'école, mais aucunement d'intelligence, et en fonction des pouvoirs qu'il s'accorde ici et maintenant, le maître des chimères artistiques décrète la règle de la primauté du féminin, renvoyant aux oubliettes de l'Histoire la règle des accords grammaticaux consacrant la primauté du genre masculin. Mine de rien, en déminant là un terrain occupé par les tenants d'un ordre conservateur entendant perpétuer au travers de la langue le pouvoir de domination du patriarcat, et s'adressant désormais aux &quot;spectatrices&quot; que nous sommes tous et toutes devenues, l'humoriste rejoint la tradition de celles et ceux qui s'appuient sur le ridicule existant pour mieux le faire rejaillir en pleine face.       <br />
              <br />
       Quant à la qualité des publics, elle est, comme celle des produits de première nécessité, soumise à variations… <span style="font-style:italic">&quot;Il arrive que le public soit mauvais, fatigué, ou pire… bête&quot;.</span> Et l'humoriste de passer en revue la typologie des &quot;spectatrices&quot;. Des consommatrices (qui revendiquent d'avoir rien préparé, laissant cette charge au bouffon sur scène), aux molles et éteintes qui donnent envie de s'endormir sur scène.       <br />
              <br />
       Un sort particulier sera réservé aux élues, dont l'appel ce soir aboutit à la conclusion d'un certain désintérêt pour la chose culturelle. Les &quot;spectatrices&quot; du premier rang, elles aussi, auront droit à un traitement de faveur ; prises comme &quot;mur émotionnel&quot; où vient s'écraser le reste de la salle, prisonnière de leurs réactions, elles seront rendues pleinement responsables de la réussite ou de l'échec de la performance.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92696569-64929935.jpg?v=1763627602" alt=""Conseils aux spectateurs" Rire au Carré, une équation gagnante…" title=""Conseils aux spectateurs" Rire au Carré, une équation gagnante…" />
     </div>
     <div>
      Toujours sur un ton (faussement) détaché fuseront des considérations sur le public des scènes nationales dont le portrait-robot épingle en creux les travers de la culture de l'entre-soi et du mieux-disant culturel propres à d'autres structures… pour faire ressortir que, si, là aussi, on trouve de gros lourdauds (le féminin n'existerait-il pas ?), ils sont éduqués. Ainsi, tout en restant bienveillant, par pointes ajustées, l'humour se fera un brin plus critique des comportements et motivations rencontrés chez les &quot;spectatrices&quot;, même si, dans l'instant même, des numéros de cabarets joyeux viendront recolorer en rose (vif) le spectacle.       <br />
              <br />
       On se délecte de l'humour (r)affiné de Jérôme Rouger, expert en l'art de démonter les ressorts animant le sérail constitué par le chœur des &quot;spectatrices&quot;, son allié envers et contre tout. On sourit et rit de bon cœur à ses saillies délivrées avec un naturel confondant et une bienveillance au-dessus de tous soupçons.       <br />
              <br />
       Cependant – ah décidément, il y aura donc toujours un spectateur en-vieux trouvant à redire… –, même si on apprécie à sa valeur la richesse de ses points de vue aiguisés sur le monde du spectacle et de ses adeptes, on se prend parfois à regretter que l'humoriste semble retenir ses flèches… Il est vrai que l'humour noir et la causticité sans retenue, propres au mentor de l'humour cité en préambule, se sont au cours des temps édulcorés, signes d'une époque (cf. les humoristes débarqués de France Inter pour avoir exercé sans filtre l'art de leur humour débridé) où l'on tient à ménager – coûte que coûte – l'artistiquement correct.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le mercredi 12 novembre 2025 au Carré-Colonnes de Blanquefort (33).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Conseils aux spectateurs"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92696569-64929943.jpg?v=1763627626" alt=""Conseils aux spectateurs" Rire au Carré, une équation gagnante…" title=""Conseils aux spectateurs" Rire au Carré, une équation gagnante…" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jérôme Rouger.       <br />
       Mise en scène : Jérôme Rouger.       <br />
       Avec : Jérôme Rouger.       <br />
       Lumières : Mathieu Marquis.       <br />
       Regard intérieur : Patrice Jouffroy dit Jouf'.       <br />
       Par Cie La Martingale.       <br />
       Durée : 1 h15.       <br />
              <br />
       <b>Représenté mercredi 12 et jeudi 13 novembre 2025 à la Scène nationale du Carré-Colonnes de Blanquefort (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">25 novembre 2025 :</span> Théâtre Béhéria - Les Escales, Réseau 535, Bidart (64).       <br />
       14 janvier 2026 : Le Moulin du Roc - Scène nationale, Niort (79).       <br />
       29 janvier 2026 : Espace des Augustins, Montauban (82).       <br />
       31 janvier 2026 : La Saison Sud-Hérault - L'Étape, Pierrerue (34).       <br />
       6 février 2026 : Le Pays Valois - Communauté de Communes, Lévignen (60).       <br />
       28 février 2026 : R2B, Vouneuil-sous-Biard (86).       <br />
       13 mars 2026 : Festival Quand on conte, Nouaille-Maupertuis (86).       <br />
       21 mai 2026 : Rencontres Théâtrales, Saint-Jean-de-Boiseau (44).       <br />
       4 juin 2026 : Festival Ah !, Parthenay (79).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Conseils-aux-spectateurs-Rire-au-Carre-une-equation-gagnante_a4409.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Qui Ne Dit Mot"… une expérience immersive totale, totalement ludique, une archi totale expérience du Consentement</title>
   <updated>2025-05-14T18:31:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Qui-Ne-Dit-Mot-une-experience-immersive-totale-totalement-ludique-une-archi-totale-experience-du-Consentement_a4215.html</id>
   <category term="Danse" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/88549755-62707500.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-05-14T17:51:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Animal social, ainsi parfois définit-on l'être humain, deux termes qui associés donnent vaguement l'idée de liens, fluctuants ou rigides, entre les individus de cette espèce. Des individus à la fois indépendants, capables de solitude et pourtant très interdépendants entre eux. C'est en allant questionner les réflexes sociaux qui nous façonnent que la compagnie Wao invente pour le public un spectacle à la fois troublant et dynamique qui pose, par une série de jeux de rôles offerts à tous, l'occasion de tester ses limites, ses sensibilités, ses ressorts sociaux intimes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88549755-62707500.jpg?v=1747238946" alt=""Qui Ne Dit Mot"… une expérience immersive totale, totalement ludique, une archi totale expérience du Consentement" title=""Qui Ne Dit Mot"… une expérience immersive totale, totalement ludique, une archi totale expérience du Consentement" />
     </div>
     <div>
      Nous voilà, public, un groupe qui varie entre dix et quarante personnes qui ne se connaissent pas, debout face à cinq personnages étranges. Vêtus de noir, portant un large couvre-chef qui occulte leurs yeux, ceux-ci vont être les maîtres du jeu durant le temps de la représentation. Un jeu dont les règles nous sont expliquées à la fois verbalement et chorégraphiquement, règles dont la principale est de rester muet jusqu'à la fin. Premier palier de : Qui ne dit mot…       <br />
              <br />
       Et puis commence la danse, la course, la quête, la joute, la compétition, le jeu dont nous faisons intégralement partie. Car il s'agit d'une immersion totale. De spectateurs, spectatrices, nous devenons actrices, acteurs et sans pour cela jouer la comédie, nous allons devenir joueuses et joueurs pour une série d'énigmes où le groupe, les groupes, les individus vont être sans cesse confrontés à la participation, à la compréhension du jeu proposé d'abord, puis au choix d'y participer ou non. Sans un mot eux-mêmes, les cinq danseurs, maîtres des jeux, par des gestuelles, des mises en places spatiales, des déplacements ou des chorégraphies, indiquent les règles. Mimétisme, esprit de compétition, cohésion de mini-groupes rivaux, toutes sortes de comportements sont ainsi convoqués, titillés, provoqués.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88549755-62707509.jpg?v=1747238983" alt=""Qui Ne Dit Mot"… une expérience immersive totale, totalement ludique, une archi totale expérience du Consentement" title=""Qui Ne Dit Mot"… une expérience immersive totale, totalement ludique, une archi totale expérience du Consentement" />
     </div>
     <div>
      Si tout cela semble gratuit dans le descriptif que j'en fais, il n'en est pourtant rien et même si dans le temps et l'espace de la représentation, le ludique reste roi, toutes sortes de sentiments parcourent les esprits et les corps des participants. Car, en participant, c'est bien de consentement qu'il s'agit. L'ingéniosité de cette recherche mise en place par la compagnie Wao réside dans l'aspect &quot;presque&quot; inhumain des cinq meneurs de ce jeu étrange et perturbant.       <br />
              <br />
       À aucun moment, nous ne voyons leurs yeux. Leurs gestes, parfois très mécanisés, toujours très chorégraphiés, les distinguent et leur donnent un côté autoritaire, une sévérité que nos pauvres carcasses reconnaissent de façon quasi-inconsciente. Et ce sont de temps en temps des dilemmes provoqués par ces attitudes intransigeantes, qui se nouent dans nos esprits, nos ventres, provoquant par contraste une solidarité pleine de compassion avec les autres spectateurs.       <br />
              <br />
       Le but avoué de &quot;Qui Ne Dit Mot&quot; est d'aller fouiller très profondément cette idée de Consentement mise au jour depuis quelques années suite à l'affaire Weinstein et au mouvement Metoo. Ici, rien de dogmatique (aucune parole n'est prononcée), mais une mise en acte des comportements, des sensations, des émotions. Du coup, le dispositif, tout ludique qu'il soit, permet de mettre au jour les parfois étranges réactions provoquées soit par le jeu et l'esprit de la gagne, soit par l'appartenance, même très éphémère, à un groupe face à un autre groupe. Mais également des mouvements de compassion, ou non, dans certaines situations proposées.       <br />
              <br />
       Avec ce spectacle, la compagnie Wao propose une expérience riche, ludique, collégiale, capable d'illuminer les parts d'ombres qui dominent de temps en temps nos comportements face au groupe, aux individus et finalement à la société. Un moment très intense et vivant.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vu au Conservatoire d'Ivry-sur-Seine le 9 novembre 2024.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Qui Ne Dit Mot"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88549755-62707537.jpg?v=1747239009" alt=""Qui Ne Dit Mot"… une expérience immersive totale, totalement ludique, une archi totale expérience du Consentement" title=""Qui Ne Dit Mot"… une expérience immersive totale, totalement ludique, une archi totale expérience du Consentement" />
     </div>
     <div>
      Quintête - expérience immersive tout public - Création en cours.       <br />
       Chorégraphes, metteurs-en-scène et interprètes : Lisa Delolme, Claire Bouillot, Angélique Verger, Maxim Campistron, Jeanne Lullier.       <br />
       Vidéaste : Freddy Ayen.       <br />
       Décors et Accessoires : Angélique Verger.       <br />
       Par la Compagnie Wao.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
       À partir de 13 ans.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">6 juin 2025.</span>       <br />
       Dans le cadre du &quot;Spectacle des Artistes de la Glacière&quot;.       <br />
       Mairie du 13e, 1, place d'Italie, Paris 13e.       <br />
       Entrée libre sans réservation (soirée partagée entre six compagnies).       <br />
              <br />
       Été 2026 : Qui Ne Dit Mot, la performance, Champigny-sur-Marne (94).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Qui-Ne-Dit-Mot-une-experience-immersive-totale-totalement-ludique-une-archi-totale-experience-du-Consentement_a4215.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Histoire(s) de France" Une réflexion d'individus en miroir à l'Histoire Officielle</title>
   <updated>2022-04-11T09:19:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Histoire-s-de-France-Une-reflexion-d-individus-en-miroir-a-l-Histoire-Officielle_a3221.html</id>
   <category term="Pitchouns" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/63696988-45861894.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-04-11T08:42:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Tout est vu au travers du regard de trois enfants de 10 et 11 onze ans. Leur regard sur l'Histoire. L'Histoire de France. Celle que l'on enseigne dans les collèges, celle du programme scolaire qui semble taillée dans un marbre qu'aucun tremblement de terre ne fissurera jamais. "Histoire(s) de France" d'Amine Adjina ne met pas à bas ce monument, non, mais, avec humour et légèreté (presque trop), elle en érafle un peu le lustre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63696988-45861894.jpg?v=1649662242" alt=""Histoire(s) de France" Une réflexion d'individus en miroir à l'Histoire Officielle" title=""Histoire(s) de France" Une réflexion d'individus en miroir à l'Histoire Officielle" />
     </div>
     <div>
      Cela se passe dans une classe de 6e, cours d'histoire. La prof demande des exposés sur des passages de l'Histoire de France. La trame est très simple. Il s'agit pour ces trois collégiens, Camille, Arthur et Ibrahim, de présenter un travail de groupe sur cette dernière. À eux de choisir et d'évoquer un ou plusieurs événements de cette histoire à leur manière. Ils vont alors présenter, après quelques péripéties de désaccords, de brouille et d'embrouille, trois mini-spectacles devant la classe et la prof. De la préhistoire à nos jours, que vont-ils choisir ? Pourquoi ? Quelle perception ont-ils de ces événements ? Quels détails leur parlent encore de nos jours ?       <br />
              <br />
       Toute la pièce prend le ton de la comédie, usant des ressorts de la mésentente entre les trois enfants et des adaptations qu'ils font de l'histoire en fonction de leurs propres points de vue. Ainsi Camille, la fille du groupe, impose-t-elle d'incarner Vercingétorix, arguant du fait que, peut-être, ce chef gaulois qui lutta contre César était une femme. Sur le même principe, Ibrahim qui incarne un druide, le fait jeter ses incantations en arabe. Une jolie manière, drôle de surcroît, de mettre en lumière comment s'identifier ou non à cette Histoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63696988-45861895.jpg?v=1649662268" alt=""Histoire(s) de France" Une réflexion d'individus en miroir à l'Histoire Officielle" title=""Histoire(s) de France" Une réflexion d'individus en miroir à l'Histoire Officielle" />
     </div>
     <div>
      Après les Gaulois, ce sera la Révolution française, puis… la coupe du monde de foot gagnée par la France en 1998 avec cette équipe qui semblait réunir toutes les origines culturelles et ethniques. Un moment de grâce où chacun pouvait s'identifier aux joueurs dans une réunion qui fit rêver un temps d'un pays multicolore délivré de tout racisme.       <br />
              <br />
       Le texte et la mise en scène d'Amine Adjina évitent avec habileté le ton sérieux. C'est l'humour qui est privilégié… le cocasse, l'absurde parfois, cherchant à travers le rire à soulever quelques questions de société fortes. Le dispositif scénique important est en lui-même une source de variations infinies. Et les trois comédiens sont parfaitement crédibles en enfants, sans en faire des caricatures.       <br />
               <br />
       On se dit que peut-être un jour, dans un avenir meilleur où l'on cherchera plus largement nos racines que dans un terroir rabougri, limité à une histoire officielle qui nous rend aveugle aux autres, peut-être un jour sera-t-il enseigné dans les écoles du monde, autre chose que ces histoires réduites au point de vue des nations, des pays, des régions. Alors, on enseignera l'Histoire du monde (sans majuscule), et ses racines seront aussi bien et plus grandes que ce bout de terrain que l'on nomme héritage culturel, régional, nationaliste, continental, hémisphérique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Histoire(s) de France"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63696988-45861920.jpg?v=1649662332" alt=""Histoire(s) de France" Une réflexion d'individus en miroir à l'Histoire Officielle" title=""Histoire(s) de France" Une réflexion d'individus en miroir à l'Histoire Officielle" />
     </div>
     <div>
      Texte et mise en scène : Amine Adjina.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Julien Breda.       <br />
       Collaboration artistique : Émilie Prévosteau.       <br />
       Avec : Mathias Bentahar, Romain Dutheil et Émilie Prévosteau.       <br />
       Voix : Kader Kada.       <br />
       Création lumière : Bruno Brinas et Azéline Cornut.       <br />
       Création sonore : Fabien Aléa Nicol.       <br />
       Scénographie : Cécile Trémolières.       <br />
       Costumes : Majan Pochard.       <br />
       Régie générale : Azéline Cornut.       <br />
       Régie son : Pierre Carré et Fany Schweitzer.       <br />
       Régie lumière : Azéline Cornut, Bruno Brinas, Zoé Dada.       <br />
       Création vidéo : Guillaume Mika.       <br />
       Construction décor : Frédéric Fruchart.       <br />
       Habilleuse : Manon Allégatière.       <br />
       Tout public à partir de 10 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63696988-45861930.jpg?v=1649662379" alt=""Histoire(s) de France" Une réflexion d'individus en miroir à l'Histoire Officielle" title=""Histoire(s) de France" Une réflexion d'individus en miroir à l'Histoire Officielle" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 6 au 16 avril 2022.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre 13/Bibliothèque, Paris 13e, 01 45 88 62 22.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre13.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre13.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Autres dates 2022</b>       <br />
       28 et 29 avril 2022 : Le Grand Bleu - scène conventionnée d'intérêt national Art, Enfance et Jeunesse, Lille (59).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Histoire-s-de-France-Une-reflexion-d-individus-en-miroir-a-l-Histoire-Officielle_a3221.html" />
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