<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.larevueduspectacle.fr" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.larevueduspectacle.fr/</id>
 <updated>2026-07-14T20:29:19+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <icon>https://www.larevueduspectacle.fr/favicon.ico</icon>
  <entry>
   <title>•Off 2024• "Un lézard chez la psy" Une comédie virevoltante menée avec brio par un duo décalé aux bons goûts borderline</title>
   <updated>2024-07-19T10:03:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-Un-lezard-chez-la-psy-Une-comedie-virevoltante-menee-avec-brio-par-un-duo-decale-aux-bons-gouts-borderline_a4010.html</id>
   <category term="Avignon 2024" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/81630296-58769362.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-07-19T09:56:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Augustin est un jeune vieillard imprévisible qui se félicitait de n'avoir jamais connu l'amour et de n'avoir jamais eu de problème avec le sexe. Jusqu'au jour où il rencontre une psychologue quelque peu perturbée. Un feu va alimenter sa folie qui va le pousser à commettre l'impossible, aussi tragique que burlesque ! Une avocate blasée est chargée de défendre ce client hors normes… Une descente aux enfers, s'il en est.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81630296-58769362.jpg?v=1721319109" alt="•Off 2024• "Un lézard chez la psy" Une comédie virevoltante menée avec brio par un duo décalé aux bons goûts borderline" title="•Off 2024• "Un lézard chez la psy" Une comédie virevoltante menée avec brio par un duo décalé aux bons goûts borderline" />
     </div>
     <div>
      Faut-il entrevoir dans cette pièce de Victor Haïm, Molière du meilleur auteur en 2003 pour sa pièce &quot;Jeux de scène&quot;, un semblant de testament, au-delà des feux ardents du contenu de sa pièce ? <span style="font-style:italic">&quot;À l'âge des bilans, de la nostalgie, des remords ou des regrets, je propose une comédie aux allures de drame comique qui, à défaut d'être un dernier coup d'éclat, provoquera, je l'espère, quelques rires en éclats.&quot;</span>       <br />
              <br />
       Auteur traduit dans dix-huit langues et joué dans vingt-trois pays, Victor Haïm propose ici sa dernière comédie dans les rôles conjugués d'auteur, d'acteur et de metteur en scène. &quot;Un lézard chez la psy&quot; est à l'origine une courte pièce pour la radio <span style="font-style:italic">&quot;diffusée à des heures où l'on doit ronfler&quot; (sic).</span>       <br />
              <br />
       Il s'agit d'un drame comique, car, à bien y regarder, derrière le fait que l'on rit aux éclats tout au long de la pièce – parce que le rire est gage d'intelligence et que, chez l'auteur, l'intelligence fine toute particulière est sa marque de fabrique indéfectible –, il faut y déceler quand même une espièglerie douce-amère qui chahute le public, si tant est que ce dernier soit attentif et consciencieux quant aux propos tenus : sans doute une introspection notoire, émouvante et sensible, qui ne peut laisser indifférent quiconque le décèlera !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81630296-58769363.jpg?v=1721319174" alt="•Off 2024• "Un lézard chez la psy" Une comédie virevoltante menée avec brio par un duo décalé aux bons goûts borderline" title="•Off 2024• "Un lézard chez la psy" Une comédie virevoltante menée avec brio par un duo décalé aux bons goûts borderline" />
     </div>
     <div>
      Écrire avec humour pour parvenir à savourer ses angoisses et ses tropismes est, de toute évidence, la &quot;ligne éditoriale&quot; de Victor Haïm. Et l'a toujours été. Puisse-t-elle le rester encore longtemps…       <br />
              <br />
       Mais que se cache-t-il donc, au juste, derrière ce lézard métaphorique et énigmatique ?       <br />
       Quelle mouche a donc piqué notre auteur atypique ou quel serpent malin peut-être, à moins que ce ne soit finalement un lézard venimeux, pour que, depuis cinquante ans, Victor Haïm soit ainsi investi de cette flamme olympique du cynisme hilarant, de la démesure, de cette folie extravagante, à nulle autre pareille ?       <br />
              <br />
       Car notre auteur est bien un drôle de zèbre, une sorte de chimère aux pattes à ventouses agiles qui grimpe et virevolte sur les parois sensibles de la psychologie humaine pour tenter de la dire. Pour la dénoncer ? Que nenni ! Juste la &quot;dire&quot;, témoigner de cette dernière, la sienne propre sans doute, à n'en point douter, et, si parallèlement, le public s'y reconnaît… tant mieux ! N'est-ce pas là le propre de l'acte théâtral et créatif, au-delà de la simple écriture de soi et pour soi ?       <br />
              <br />
       La pièce de Victor Haïm convoque encore une fois le rapport aux femmes, dont la vision intrinsèque s'inscrit bien souvent dans une forme de démesure. Des figures féminines désaxées, psychotiques, névrosées. Des femmes qui, probablement, <span style="font-style:italic">&quot;ne peuvent lui tendre une main secourable, car elles-mêmes sont en train de se noyer&quot;</span>. Mais pas de femmes vertueuses, cela dit, ni idéalisées.       <br />
              <br />
       Il n'est qu'à regarder la Chloé de &quot;Velouté&quot;, autre pièce de l'auteur, pour le constater : femme romanesque, tourmentée, sous psychotiques et très, très en colère ! Cette autre pièce de Victor Haïm se joue aussi cet été au Off, à l'Atypique Théâtre à 14 h 40.       <br />
              <br />
       Le Victor-Augustin de la pièce mérite haut-la-main le prix d'interprétation de l'ironie en ce Festival d'Avignon. Une Barbe bleue de 89 ans aux cheveux blancs, qui, contrairement à celui de Charles Perrault, n'enferme pas ses femmes dans son cabinet mystérieux, mais bien au contraire leur donne une entière liberté d'être ce qu'elles sont véritablement : juste humaines, vivantes, chatoyantes ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81630296-58769390.jpg?v=1721319205" alt="•Off 2024• "Un lézard chez la psy" Une comédie virevoltante menée avec brio par un duo décalé aux bons goûts borderline" title="•Off 2024• "Un lézard chez la psy" Une comédie virevoltante menée avec brio par un duo décalé aux bons goûts borderline" />
     </div>
     <div>
      &quot;Femmes, je vous aime&quot;, dit la chanson. Victor Haïm aussi… À sa manière.       <br />
       Sandrine Chauveau, comédienne et chanteuse, directrice de la Compagnie &quot;Argile Théâtre&quot;, interprète dans cette pièce, avec une grande intelligence et beaucoup de charisme, différents rôles féminins : tantôt psy désabusée, fleuriste, prof de piano hystérique, avocate, bourgeoise, banquière, etc.       <br />
              <br />
       Ces deux &quot;humains artistes&quot; jusqu'au bout des ongles, se sont rencontrés autour d'un deuil, chacun de son côté et sa part de désespoir, et nous serions prêts à parier que cette épreuve les a portés haut vers la nécessité de vivre, encore et encore, de rire, de danser, de faire les pitres, de vous côtoyer, de &quot;lézarder&quot;, de faire des veloutés en écrasant les légumes menus, menus, etc, etc.       <br />
              <br />
       &quot;Un lézard chez la psy&quot; immerge le public au plus profond de l'âme &quot;victorhaïmienne&quot;, nous enchante malgré la descente aux enfers de l'émouvant personnage interprété, et nous attendrit à différents égards, grâce aussi à la sensualité et au charisme palpables de Sandrine Chauveau malgré ses excès d'interprétations distincts. Un bel exploit.       <br />
              <br />
       SVP, Victor ! Continuez à prendre la plume, à écrire, encore, encore, <span style="font-style:italic">&quot;à vous rendre au Jardin des Plantes ou ailleurs, pour lutiner les mignonnes et leur exposer vos projets d'acteur&quot;.</span>       <br />
       Ne changez rien !       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Un lézard chez la psy"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81630296-58769410.jpg?v=1721319264" alt="•Off 2024• "Un lézard chez la psy" Une comédie virevoltante menée avec brio par un duo décalé aux bons goûts borderline" title="•Off 2024• "Un lézard chez la psy" Une comédie virevoltante menée avec brio par un duo décalé aux bons goûts borderline" />
     </div>
     <div>
      Drame comique       <br />
       Texte : Victor Haïm.       <br />
       Mise en scène : Victor Haïm.       <br />
       Avec : Sandrine Chauveau et Victor Haïm.       <br />
       Décor : Nils Zachariasen.       <br />
       Création lumière : Stéphane Baquet.       <br />
       Assistante aritistique et photographe : Aude Jacques le Seigneur.       <br />
       Création de l'affiche et illustratrice : Valérie Dumas.       <br />
       Compagnie Argile Théâtre.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 14 h 20. Relâche le mardi.       <br />
       Théâtre le Cabestan, 11, Rue Collège de la Croix, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 86 11 74.       <br />
       <a class="link" href="https://lecabestan.org/le-cabestan/festival-2024" target="_blank">&gt;&gt; lecabestan.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-Un-lezard-chez-la-psy-Une-comedie-virevoltante-menee-avec-brio-par-un-duo-decale-aux-bons-gouts-borderline_a4010.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Fauves"… Instinct des mots et des dits</title>
   <updated>2019-06-10T09:44:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Fauves-Instinct-des-mots-et-des-dits_a2405.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/34236589-31342395.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-05-29T10:25:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Wajdi Mouawad signe une belle création où le rapport à l'autre et à soi est posée. C'est une mise en abyme d'échecs, d'oublis, de relations imbriquées et compliquées dans un effet de double hélice, comme le rappelle l'auteur, entre ce que les protagonistes sont et ce qu'ils auraient été.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/34236589-31342395.jpg?v=1559119509" alt=""Fauves"… Instinct des mots et des dits" title=""Fauves"… Instinct des mots et des dits" />
     </div>
     <div>
      Cela débute par une scène qui se répète trois fois pour venir se juxtaposer avec les suivantes. Un démarrage digne du théâtre de l'absurde, comme celui de Ionesco (1909-1994), coutumier du fait. Une bifurcation fait continuer le premier tableau pour le faire basculer dans une autre situation. C'est une imbrication d'un morceau de vie, d'un nœud, que le protagoniste principal, Hippolyte (Jérôme Kircher), doit porter avec lui tel un fardeau. Les scènes se superposent, traversant des frontières autant géographiques que temporelles.       <br />
              <br />
       Cette construction se réitère à plusieurs reprises. Elle est le ciment de la pièce. Ces redites, ces rejeux sont une façon de créer une sorte de fatalité que les personnages ne peuvent fuir, comme un principe de répétition cher à Freud (1856-1939). C'est aussi une séquence de cinéma, celle d'un meurtre, qui se répète à de multiples reprises tout au long de la pièce entre un couple que fait jouer, en réalisateur, Hippolyte. Elle est vue au travers d'une multitude de prises différentes comme pour porter au pinacle un langage corporel que les mots ne peuvent retranscrire entre un couple parlant une langue et se répondant dans une autre.       <br />
              <br />
       Se succèdent un décès, un meurtre, un suicide, un jugement et des attentes. C'est une litanie de souffrances, de non-dits où l'alter ego est ignoré, occulté ou oublié. Celui-ci peut être le fils, la sœur, la mère. La mort et son rappel sont toujours très présents.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/34236589-31342424.jpg?v=1559119630" alt=""Fauves"… Instinct des mots et des dits" title=""Fauves"… Instinct des mots et des dits" />
     </div>
     <div>
      La pièce peut être située partout dans le monde mais nous finissons dans l'espace en direction de Mars. Paris et le Bataclan sont évoqués. Le groenlandais est aussi utilisé avec le français et son accent québécois. C'est aussi de l'anglais qui répond au japonais. C'est un ailleurs et un ici qui se mêlent, une fiction, celle de cinéma, avec une réalité, celle du théâtre.       <br />
              <br />
       Nous sommes dans des univers et des espaces-temps différents qui se rejoignent. La ligne de jonction est celle d'une rencontre qui ne se fait pas, d'une violence morale et physique qui sépare en les liant des personnages. Ils ne se comprennent pas, tels des fauves qui portent en eux juste leur instinct de survie.       <br />
              <br />
       La scénographie est composée de différents blocs de bois qui glissent en se dépliant ou se repliant. Cela file comme quelque chose qui s'échappe, qui fuit. Le plateau devient ainsi mouvant, dynamique, changeant. Aux tons ocre, c'est un véritable camaïeu de marron qui s'étale.       <br />
              <br />
       La violence est verbale avec des insultes, quelques propos grossiers et sexuels. Rien n'est lisse, tout est bousculé. Les portes claquent, avec une lumière vive projetée à chaque fois sur celles-ci, pour démarrer un nouveau tableau comme le commencement d'un non-dit qui va se dire, qui s'ouvre vers une mise en situation où le personnage se retrouve à être confronté avec ce qu'il doit être. C'est une représentation de l'échec qui finit sur une note d'espoir où les choses tues sont dites, où les travers sont nommés, où les relations sont verbalisées. Un monde où la parole est le réceptacle de propos trop ou pas assez dits pour qu'advienne un devenir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Fauves"</b></div>
     <div>
      Texte et mise en scène : Wajdi Mouawad.       <br />
       Assistanat à la mise en scène : Valérie Nègre.       <br />
       Avec : Ralph Amoussou, Lubna Azabal, Jade Fortineau, Hugues Frenette, Julie Julien, Reina Kakudate, Jérôme Kircher, Norah Krief, Maxime Le Gac‑Olanié, Gilles Renaud, Yuriy Zavalnyouk.       <br />
       Dramaturgie : Charlotte Farcet.        <br />
       Conseil artistique : François Ismert.        <br />
       Musique originale : Paweł Mykietyn.        <br />
       Scénographie : Emmanuel Clolus assisté de Sophie Leroux.       <br />
       Lumières : Elsa Revol.       <br />
       Son : Michel Maurer assisté de Sylvère Caton.        <br />
       Costumes : Emmanuelle Thomas assistée d'Isabelle Flosi.        <br />
       Maquillage, coiffure : Cécile Kretschmar.        <br />
       Suivi du texte : Élisa Seigneur-Guerrini.        <br />
       Traduction japonais : Shintaro Fujii.       <br />
       Traduction anglais : Ralph Amoussou.       <br />
       Traduction kalaallisut/groenlandais : Pierre Auzias, Annie Kerouedan.       <br />
       Voix : Estrella Drouet-Egede, Hugues Frenette, Michel Maurer, Louise Turcot.       <br />
       Chorégraphie combats : Samuel Kefi-Abrikh.       <br />
       Coach boxe : Guillaume Hauet.        <br />
       Interprète polonais : Maciej Krysz.       <br />
       Durée : 4 h entracte inclus.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 mai au 21 juin 2019.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h 30, dimanche à 15 h.       <br />
       La Colline Théâtre national, Grande Salle, Paris 20e, 01 44 62 52 52.       <br />
       <a class="link" href="https://www.colline.fr/" target="_blank">&gt;&gt; colline.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Fauves-Instinct-des-mots-et-des-dits_a2405.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Pour le meilleur et pour le dire"… Remettre la parole au centre de la relation amoureuse</title>
   <updated>2019-01-11T09:26:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Pour-le-meilleur-et-pour-le-dire-Remettre-la-parole-au-centre-de-la-relation-amoureuse_a2318.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/29648460-28608160.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-01-11T09:12:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ça aurait pu être du théâtre de boulevard… mais une écriture nerveuse à l'humour décalé, des dialogues pleins de vivacité et bien rythmés, des jeux de mots parfois hasardeux mais toujours inattendus, une mise en scène construite sur un enchaînement vif et dynamique de courtes séquences et une distribution enthousiaste et énergique en ont décidé autrement. "Pour le meilleur et pour le dire" est la bonne surprise de cette rentrée.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29648460-28608160.jpg?v=1547195938" alt=""Pour le meilleur et pour le dire"… Remettre la parole au centre de la relation amoureuse" title=""Pour le meilleur et pour le dire"… Remettre la parole au centre de la relation amoureuse" />
     </div>
     <div>
      Enchaînements de quiproquos, de non-dits, de situations plus ou moins cocasses structurent assez rapidement une pièce vaudevillesque où l'amour est l'enjeu premier et l'art de la communication le deuxième. Avec, pour final, une joyeuse exception à la règle édictée par les Rita Mitsouko : &quot;les histoires d'amour finissent mal… en général&quot;.       <br />
              <br />
       Histoire de couple, de passion amoureuse, de désir d'enfant… Lui, Julien (Roger Contebardo), éditeur, plus qu'hésitant quant à un engagement sérieux, vulnérable et maître ès sciences des non-dits, ayant encore une séparation non complètement digérée sur l'estomac mais fou amoureux de la gentille et très affective Audrey (Céline Perra), qui, elle, est dotée d'une hypersensibilité joliment développée, illustratrice de livres pour enfants, sous l'emprise d'une horloge biologique à l'urgence insistante… impressionnable, ressentant chaque émotion, chaque contradiction, chaque contrariété dans une dramatisation émotive et exagérée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29648460-28608161.jpg?v=1547195967" alt=""Pour le meilleur et pour le dire"… Remettre la parole au centre de la relation amoureuse" title=""Pour le meilleur et pour le dire"… Remettre la parole au centre de la relation amoureuse" />
     </div>
     <div>
      Voici le fil principal de la pièce quasiment posé, si ce n'est qu'il se voit agrémenté, pour le plaisir voyeur et jovial du spectateur, d'une partition psychanalytique un brin déjanté jouée par la virevoltante et spirituel Tessa Volkine (Mona) ; et d'actions délibérées ou involontaires de l'entourage composé de Coralie, la meilleure amie - pétillante et espiègle Caroline Brésard - et de Sacha, le fils de la psy (Édouard Giard, très juste en jeune adulte en quête d'une &quot;vraie première histoire d'amour&quot;).       <br />
              <br />
       Et cerise sur le gâteau, tous ont en commun, sans le savoir, les consultations chez la même psy, Mona, qui use, dans sa thérapie peu orthodoxe, d'une forme verbale ludique, jonglage virtuose de vocables décomposés/recomposés, jouant de mots à double sens ou analysant le double sens des mots émis volontairement ou par lapsus par le patient.       <br />
              <br />
       La mise en scène imprime immédiatement une cadence rapide à la succession des scènes construites soit sur l'émotion, le sentiment amoureux, la découverte de l'autre, soit sur le rire et la rythmique échevelée de mécanismes théâtraux propres au boulevard ici fort astucieusement utilisés. Les dialogues sont dopés à la vitamine C et l'ensemble des comédiens y va de son énergie pour amplifier une orchestration enjouée et pleine de vivacité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29648460-28608162.jpg?v=1547195996" alt=""Pour le meilleur et pour le dire"… Remettre la parole au centre de la relation amoureuse" title=""Pour le meilleur et pour le dire"… Remettre la parole au centre de la relation amoureuse" />
     </div>
     <div>
      Au final, tous essayent de démêler cet imbroglio sentimental, fait de méli-mélo à démêler, de malentendus à éclaircir et d'incommunicabilité aiguë à dissoudre. Sachant que toute règle a ses exceptions (attention spoiler !), l'histoire d'amour, ici, se finit bien… en général !       <br />
              <br />
       Exposition du catalogue des non-dits, de la grande braderie des intentions manquées, des déclarations étouffées dans l'œuf, des silences parlants, des vérités cachées, des lapsus révélateurs, &quot;Pour le meilleur et pour le dire&quot; remet la parole et la communication au centre de tout, nous offrant un intelligent ballet des sentiments à fleur de peau, des émotions évocatrices de la difficulté de communiquer, de la manière d'être ensemble, d'être soi-même, de dire et de se dévoiler à l'autre.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Nota : la pièce est dédiée à Elsa Cayat, la psy de Charlie Hebdo, victime de l’attentat de janvier 2015 et qui se trouvait être la psychanalyste de David Basant. La pièce lui rend hommage à travers le personnage de Mona, qui en est librement inspiré.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Pour le meilleur et pour le dire"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29648460-28608163.jpg?v=1536663611" alt=""Pour le meilleur et pour le dire"… Remettre la parole au centre de la relation amoureuse" title=""Pour le meilleur et pour le dire"… Remettre la parole au centre de la relation amoureuse" />
     </div>
     <div>
      Texte : David Basant et Mélanie Reumaux.       <br />
       Mise en scène : David Basant.       <br />
       Assistante mise en scène : Clara Leduc.       <br />
       Avec : Caroline Brésard, Roger Contebardo, Édouard Giard, Céline Perra, Tessa Volkine.       <br />
       Musique : David Basant et Bruno Souverbie.       <br />
       Scénographe : Alain Lagarde.       <br />
       Lumières : Pierre Peyronnet.       <br />
       Durée : 1 h 20.        <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 17 janvier au 24 février 2019.</span>       <br />
       Jeudi, vendredi, samedi à 21 h et dimanches à 17 h.       <br />
       Manufacture des Abbesses, Paris 18e, 01 42 33 42 03.       <br />
       <a class="link" href="http://www.manufacturedesabbesses.com/" target="_blank">&gt;&gt; manufacturedesabbesses.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29648460-28608164.jpg?v=1536663602" alt=""Pour le meilleur et pour le dire"… Remettre la parole au centre de la relation amoureuse" title=""Pour le meilleur et pour le dire"… Remettre la parole au centre de la relation amoureuse" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Pour-le-meilleur-et-pour-le-dire-Remettre-la-parole-au-centre-de-la-relation-amoureuse_a2318.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Pour le meilleur et pour le dire"… Dissoudre les non-dits pour remettre la parole au centre de la relation amoureuse</title>
   <updated>2018-09-11T13:55:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Pour-le-meilleur-et-pour-le-dire-Dissoudre-les-non-dits-pour-remettre-la-parole-au-centre-de-la-relation-amoureuse_a2233.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/25383588-26688043.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-09-11T12:31:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ça aurait pu être du théâtre de boulevard… mais une écriture nerveuse à l'humour décalé, des dialogues pleins de vivacité et bien rythmés, des jeux de mots parfois hasardeux mais toujours inattendus, une mise en scène construite sur un enchaînement vif et dynamique de courtes séquences et une distribution enthousiaste et énergique en ont décidé autrement. "Pour le meilleur et pour le dire" est la première bonne surprise de la rentrée.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25383588-26688043.jpg?v=1536663253" alt=""Pour le meilleur et pour le dire"… Dissoudre les non-dits pour remettre la parole au centre de la relation amoureuse" title=""Pour le meilleur et pour le dire"… Dissoudre les non-dits pour remettre la parole au centre de la relation amoureuse" />
     </div>
     <div>
      Enchaînements de quiproquos, de non-dits, de situations plus ou moins cocasses structurent assez rapidement une pièce vaudevillesque où l'amour est l'enjeu premier et l'art de la communication le deuxième. Avec, pour final, une joyeuse exception à la règle édictée par les Rita Mitsouko : &quot;les histoires d'amour finissent mal… en général&quot;.       <br />
              <br />
       Histoire de couple, de passion amoureuse, de désir d'enfant… Lui, Julien (Roger Contebardo), éditeur, plus qu'hésitant quant à un engagement sérieux, vulnérable et maître ès sciences des non-dits, ayant encore une séparation non complètement digérée sur l'estomac mais fou amoureux de la gentille et très affective Audrey (Céline Perra), qui, elle, est dotée d'une hypersensibilité joliment développée, illustratrice de livres pour enfants, sous l'emprise d'une horloge biologique à l'urgence insistante… impressionnable, ressentant chaque émotion, chaque contradiction, chaque contrariété dans une dramatisation émotive et exagérée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25383588-26688077.jpg?v=1536663276" alt=""Pour le meilleur et pour le dire"… Dissoudre les non-dits pour remettre la parole au centre de la relation amoureuse" title=""Pour le meilleur et pour le dire"… Dissoudre les non-dits pour remettre la parole au centre de la relation amoureuse" />
     </div>
     <div>
      Voici le fil principal de la pièce quasiment posé, si ce n'est qu'il se voit agrémenté, pour le plaisir voyeur et jovial du spectateur, d'une partition psychanalytique un brin déjanté jouée par la virevoltante et spirituel Tessa Volkine (Mona) ; et d'actions délibérées ou involontaires de l'entourage composé de Coralie, la meilleure amie - pétillante et espiègle Caroline Brésard - et de Sacha, le fils de la psy (Édouard Giard, très juste en jeune adulte en quête d'une &quot;vraie première histoire d'amour&quot;).       <br />
              <br />
       Et cerise sur le gâteau, tous ont en commun, sans le savoir, les consultations chez la même psy, Mona, qui use, dans sa thérapie peu orthodoxe, d'une forme verbale ludique, jonglage virtuose de vocables décomposés/recomposés, jouant de mots à double sens ou analysant le double sens des mots émis volontairement ou par lapsus par le patient.       <br />
              <br />
       La mise en scène imprime immédiatement une cadence rapide à la succession des scènes construites soit sur l'émotion, le sentiment amoureux, la découverte de l'autre, soit sur le rire et la rythmique échevelée de mécanismes théâtraux propres au boulevard ici fort astucieusement utilisés. Les dialogues sont dopés à la vitamine C et l'ensemble des comédiens y va de son énergie pour amplifier une orchestration enjouée et pleine de vivacité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25383588-26688084.jpg?v=1536663310" alt=""Pour le meilleur et pour le dire"… Dissoudre les non-dits pour remettre la parole au centre de la relation amoureuse" title=""Pour le meilleur et pour le dire"… Dissoudre les non-dits pour remettre la parole au centre de la relation amoureuse" />
     </div>
     <div>
      Au final, tous essayent de démêler cet imbroglio sentimental, fait de méli-mélo à démêler, de malentendus à éclaircir et d'incommunicabilité aiguë à dissoudre. Sachant que toute règle a ses exceptions (attention spoiler !), l'histoire d'amour, ici, se finit bien… en général !       <br />
              <br />
       Exposition du catalogue des non-dits, de la grande braderie des intentions manquées, des déclarations étouffées dans l'œuf, des silences parlants, des vérités cachées, des lapsus révélateurs, &quot;Pour le meilleur et pour le dire&quot; remet la parole et la communication au centre de tout, nous offrant un intelligent ballet des sentiments à fleur de peau, des émotions évocatrices de la difficulté de communiquer, de la manière d'être ensemble, d'être soi-même, de dire et de se dévoiler à l'autre.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Nota : la pièce est dédiée à Elsa Cayat, la psy de Charlie Hebdo, victime de l’attentat de janvier 2015 et qui se trouvait être la psychanalyste de David Basant. La pièce lui rend hommage à travers le personnage de Mona, qui en est librement inspiré.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Pour le meilleur et pour le dire"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25383588-26688154.jpg?v=1536663611" alt=""Pour le meilleur et pour le dire"… Dissoudre les non-dits pour remettre la parole au centre de la relation amoureuse" title=""Pour le meilleur et pour le dire"… Dissoudre les non-dits pour remettre la parole au centre de la relation amoureuse" />
     </div>
     <div>
      Texte : David Basant et Mélanie Reumaux.       <br />
       Mise en scène : David Basant.       <br />
       Assistante mise en scène : Clara Leduc.       <br />
       Avec : Caroline Brésard, Roger Contebardo, Édouard Giard, Céline Perra, Tessa Volkine.       <br />
       Musique : David Basant et Bruno Souverbie.       <br />
       Scénographe : Alain Lagarde.       <br />
       Lumières : Pierre Peyronnet.       <br />
       Durée : 1 h 20.        <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 27 août 2018 au 2 janvier 2019.</span>       <br />
       Lundi, mardi et mercredi ) 21 h, dimanche à 20 h, relâche les 23, 24 et 25 décembre.       <br />
       Manufacture des Abbesses, Paris 18e, 01 42 33 42 03.       <br />
       <a class="link" href="http://www.manufacturedesabbesses.com/" target="_blank">&gt;&gt; manufacturedesabbesses.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25383588-26688161.jpg?v=1536663602" alt=""Pour le meilleur et pour le dire"… Dissoudre les non-dits pour remettre la parole au centre de la relation amoureuse" title=""Pour le meilleur et pour le dire"… Dissoudre les non-dits pour remettre la parole au centre de la relation amoureuse" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Pour-le-meilleur-et-pour-le-dire-Dissoudre-les-non-dits-pour-remettre-la-parole-au-centre-de-la-relation-amoureuse_a2233.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Un divan pour la scène" : une proposition maladroite entraînant une confusion des genres et des intentions</title>
   <updated>2017-10-10T06:09:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-divan-pour-la-scene-une-proposition-maladroite-entrainant-une-confusion-des-genres-et-des-intentions_a1939.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/17550995-22019569.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-10-10T05:56:00+02:00</published>
   <author><name>Ludivine Picot</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Un divan pour la scène se présente comme une pièce à tiroirs avec de multiples intrigues. Se profilent les relations sociales qui existent entre les différents personnages, mais qui questionnent également les rapports qui se nouent entre les entités représentées : la patiente avec le thérapeute, la comédienne avec le metteur en scène, la femme avec l'homme et vice-versa, etc.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17550995-22019569.jpg?v=1507607933" alt=""Un divan pour la scène" : une proposition maladroite entraînant une confusion des genres et des intentions" title=""Un divan pour la scène" : une proposition maladroite entraînant une confusion des genres et des intentions" />
     </div>
     <div>
      Une femme vient consulter un psychologue. À peine assise lui explique-t-elle qu'elle ne sait pas bien la raison qui l'a poussée à prendre rendez-vous. Elle tente de parler d'elle, n'y arrive pas. Depuis quand ressent-elle cette difficulté à s'exprimer ? Depuis l'adolescence. Dans la vie, Colombe est comédienne. Le parallèle effectué entre le monde du théâtre et celui de la psychologie est très intéressant. Au théâtre, on se désincarne soi-même pour pouvoir incarner l'autre. On abandonne notre personne pour devenir un personnage. On joue à être quelqu'un d'autre, qui a une autre vie, d'autres pensées et d'autres rêves. On échappe à soi-même.       <br />
              <br />
       La mise en scène est simple et explicite. Deux fauteuils que les comédiens déplacent pour changer d'atmosphère et de situation. Face au public, au centre de la scène et proches l'un de l'autre pour dessiner le cabinet intimiste d'un psychanalyste. La position des sièges reste la même mais le professionnel prend la place du patient lorsqu'il rencontre son superviseur. Les psychologues aussi ont besoin de se confier et d'être conseillé, que ce soit dans leur vie privée ou professionnelle. Les fauteuils sont ramenés de part et d'autre de la scène pour figurer l'espace de jeu du plateau. Le fictif se calque sur le réel.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17550995-22019573.jpg?v=1507607975" alt=""Un divan pour la scène" : une proposition maladroite entraînant une confusion des genres et des intentions" title=""Un divan pour la scène" : une proposition maladroite entraînant une confusion des genres et des intentions" />
     </div>
     <div>
      Colombe travaille le rôle d'Elvire, personnage de la pièce &quot;Dom Juan&quot;. Elvire, c'est l'amante trahie et abandonnée par celui qu'elle aime, qui décide d'entrer au couvent pour sauver son âme. Elle prie Dom Juan de bien vouloir se repentir pour son salut. Le metteur en scène et la comédienne en sont au moment où la femme blessée implore l'amoureux perdu. Les avis sur l'interprétation des sentiments et de la volonté d'Elvire à ce moment divergent.       <br />
              <br />
       L'un voit en elle une femme qui ne cesse d'être dominée par sa passion et qui cherche à retourner auprès de Dom Juan ; l'autre est persuadée qu'il n'en est rien, qu'elle a tiré un trait sur leurs relations et qu'elle ne cherche qu'à lui faire entendre raison. Avec le personnage d'Elvire et le lien qui existe avec Dom Juan, on se rapproche de l'image que Colombe se fait d'elle-même et de son rapport avec les hommes.       <br />
              <br />
       Au fil du récit psychanalytique, la figure du metteur en scène semble se transposer à celle de Dom Juan, homme égoïste et manipulateur qui ne vit que pour son bon plaisir sans se soucier des autres. Si tel était l'objectif de la pièce, de façonner un personnage qui reprend les traits de ce célèbre séducteur, il aurait probablement dû le faire transparaître plus explicitement dans les intentions d'Erwann envers Colombe. Là, nous n'apercevons qu'un simple flirt anodin entre deux adultes et la réaction de Colombe nous semble disproportionnée et incompréhensible.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17550995-22019576.jpg?v=1507608017" alt=""Un divan pour la scène" : une proposition maladroite entraînant une confusion des genres et des intentions" title=""Un divan pour la scène" : une proposition maladroite entraînant une confusion des genres et des intentions" />
     </div>
     <div>
      Certains choix de mise en scène gênent quant à l'appréhension du spectacle. Nous sommes dans une comédie analytique où tous les personnages sont dotés de traits psychologiques crédibles. Pourtant, Julia paraît tout droit sortie d'un autre spectacle. Elle n'est pas naturelle ; elle exagère tout : sa façon de parler, de marcher et de se comporter. Elle nous donne l'impression qu'il existe deux directions d'acteurs pour cette même pièce, deux directions relativement opposées.       <br />
              <br />
       La pièce débute sur un bon jeu d'acteur, où chacun campe son personnage avec aisance et pertinence. Les transitions entre les différentes scènes sont rapidement et parfaitement effectuées. Mais l'on a le sentiment que les comédiens se sont perdus en chemin et ont pris des routes différentes les unes des autres. Naturel, comique, caricatural, extraverti, sobre, dramatique… les genres se bousculent. Les intentions du metteur en scène ne sont pas assez nettes pour le public parce que peut être trop évidentes pour celui qui est à la fois auteur, acteur et organisateur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Un divan pour la scène"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17550995-22019579.jpg?v=1507608047" alt=""Un divan pour la scène" : une proposition maladroite entraînant une confusion des genres et des intentions" title=""Un divan pour la scène" : une proposition maladroite entraînant une confusion des genres et des intentions" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jean-Luc Solal.       <br />
       Mise en scène : Jean-Luc Solal, assisté de Bérengère de Pommerol.       <br />
       Avec : José Da Silva, Grégory Ondet, Olga Shuvalova, Jean-Luc Solal, Claire Tatin.       <br />
       Scénographie : Olivier Prost.       <br />
       Musique originale : Patrick Rivière.       <br />
       Costumes : Alexia et Marylin.       <br />
       Créatrice lumières : Catherine Richaud.       <br />
       Compagnie Théâtre de la Promesse.       <br />
       Durée : 1 h 50.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 septembre au 29 octobre 2017.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 19 h (semaines paires) ou 21 h (semaines impaires),        <br />
       dimanche à 19 h.       <br />
       Théâtre Le Funambule, Paris 18e, 01 42 23 88 83.       <br />
       <a class="link" href="http://www.funambule-montmartre.com/" target="_blank">˃˃ funambule-montmartre.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Un-divan-pour-la-scene-une-proposition-maladroite-entrainant-une-confusion-des-genres-et-des-intentions_a1939.html" />
  </entry>
</feed>
