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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-10T20:32:40+01:00</updated>
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   <title>"Le Fils"…  la vie n'est que songe et lanterne du voisin</title>
   <updated>2018-04-06T10:07:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Fils-la-vie-n-est-que-songe-et-lanterne-du-voisin_a2089.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/21379949-24439681.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-04-06T10:00:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Placide et monotone. Mais pas paisible. Avec ses côtés drôles. Jon Fosse, dans "le Fils", décrit la vie de couple alors que la nuit tombe et que l'homme guette à la fenêtre. La lumière chez le voisin, la lumière des phares de l'autocar. Ils vont et viennent, réitérant des paroles anodines dans le salon. Côte à côte. Leur salon est une salle d'attente avec ses silences denses.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/21379949-24439681.jpg?v=1523002671" alt=""Le Fils"…  la vie n'est que songe et lanterne du voisin" title=""Le Fils"…  la vie n'est que songe et lanterne du voisin" />
     </div>
     <div>
      Dans cette histoire, le couple pense trop fort, trop haut, à oublier la solitude qui les étreint. Et leur dialogue revient sur lui-même. Leitmotivs qui les étranglent progressivement. Dans un évitement quasi superstitieux à dire l'absence du fils. Qui dirait leur isolement et le rétrécissement de leur vie, ce non-dit comme passé à l'étouffoir maladroit des mots et qui réapparaît sans cesse sans autre dérivatif que l'arrivée du voisin alcoolique et cardiaque, pessimiste et cynique. Qui médit.       <br />
              <br />
       Dans cette histoire, les jeunes sont partis, les vieux aussi à leur manière définitive. Le spectateur mesure dans les personnages l'épaisseur de l'à venir sans avenir.       <br />
              <br />
       Dans la mise en scène d'Étienne Pommeret, au réalisme minimaliste, le jeu est direct, puissant. Il met en valeur le texte et les comédiens. Dans l'opposition frontale entre le voisin vindicatif et le fils miraculeusement de retour mais crispé, dans les parents étouffés, cabrés, dans les non dits. Tout est évoqué, tout est montré. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/21379949-24439688.jpg?v=1523002700" alt=""Le Fils"…  la vie n'est que songe et lanterne du voisin" title=""Le Fils"…  la vie n'est que songe et lanterne du voisin" />
     </div>
     <div>
      La violence qui s'accumule et explose (derniers jaillissements de vitalité), le doute qui travaille les consciences, la peur quasi superstitieuse de la fin des histoires, l'occasion ratée (celle du retour du fils prodigue trop espérée, et avortée). Le néant qui tombe en lieu et place de la nuit.       <br />
              <br />
       Le spectateur est pris dans les lacs de cette histoire qui involue, qui se referme sur elle-même et que le metteur en scène conduit jusqu'au doute.       <br />
              <br />
       Dans cette entreprise théâtrale où chacun reste comme emmuré, le réalisme glisse dans le fantastique. Peut-être après tout que le fils n'est qu'un fantôme qui vient hanter ses parents et le voisin. Le spectateur applaudit cette prestation. Il sait que la vie n'est que songe et lanterne du voisin.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Fils"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/21379949-24439689.jpg?v=1523002727" alt=""Le Fils"…  la vie n'est que songe et lanterne du voisin" title=""Le Fils"…  la vie n'est que songe et lanterne du voisin" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jon Fosse.       <br />
       Traduction : Terje Sinding.       <br />
       Mise en scène : Étienne Pommeret.       <br />
       Avec : Sharif Andoura, Sophie Rodrigues, Karim Marmet, Étienne Pommeret.       <br />
       Scénographie : Jean-Pierre Larroche.       <br />
       Lumière : Jean-Yves Courcoux.       <br />
       Costumes : Cidalia Da Costa.       <br />
       Son : Valérie Bajcsa.       <br />
       Production C'est pour Bientôt.       <br />
       Durée : 1 h 15.        <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 13 avril 2018.</span>       <br />
       Du lundi au samedi à 20 h 30.       <br />
       Théâtre L’Échangeur, Bagnolet (93), 01 43 62 71 20.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lechangeur.org/" target="_blank">&gt;&gt; lechangeur.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>"Plus qu'un jour" avant "La corde"… où comment s'émanciper du joug obsolète de la famille</title>
   <updated>2018-03-20T13:01:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Plus-qu-un-jour-avant-La-corde-ou-comment-s-emanciper-du-joug-obsolete-de-la-famille_a2073.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/20984722-24214176.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-03-20T09:13:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Traiter de la relation à double sens père-fils dans une forme démonstrative de leurs incompréhensions, de leurs impossibilités à échanger, de leurs incapacités à la transmission, tel est le choix de Jean-Yves Ruf dans la création d'un judicieux diptyque unissant "Plus qu'un jour" de Conrad et "La corde" d'O'Neill. La proposition est intéressante mais aurait gagné à être plus ancrée dans l'actualité de nos virtualités relationnelles numériques où le lien familial s'use à se désacraliser.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20984722-24214143.jpg?v=1521534736" alt=""Plus qu'un jour" avant "La corde"… où comment s'émanciper du joug obsolète de la famille" title=""Plus qu'un jour" avant "La corde"… où comment s'émanciper du joug obsolète de la famille" />
     </div>
     <div>
      Ce diptyque est né de la rencontre entre Jean-Yves Ruf et &quot;Plus qu'un jour&quot;, texte court de Joseph Conrad, expression d'une attente sans résolution, celle d'un fils parti, celle d'un père dans une espérance du retour. La brièveté du conte lui fit adjoindre une pièce de jeunesse d'Eugene O'Neill écrite dix-ans plus tard… Une association jouant d'étonnantes résonances, de misère morale, misère sociale, sécheresse des cœurs.       <br />
              <br />
       Tout d'abord, comme un préambule d'une vie aux rêves enfouis, aux espoirs de jeunesse déjà perdus, aux destins définitivement brisés par une pauvreté tant sociale, qu'intellectuelle, un père, dit le capitaine, marin, attend son fils parti depuis des années en mer, version marchande ; la fille d'à côté, Bessie, douce et bienveillante, fait la lecture sur des airs bibliques à son père aveugle. Pour se changer les idées, se distraire, casser la monotonie, la tristesse de son quotidien, elle visite son voisin le capitaine.       <br />
              <br />
       Celui-ci, plein de remords, fantasme le retour de son fils Harry qui navigue sous d'autres eaux, ailleurs, autrement, après une dispute, pour oublier une filiation autoritaire… Dans son espoir de réconciliation, prenant une folle démesure, il envisage même une union avec la jeune et mélancolique voisine. Et le fils, un jour, finit par revenir, méconnaissable car changé, plus vieux, ayant quitté &quot;l'adolescence&quot;… et l'image que s'en fait le père.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20984722-24214165.jpg?v=1521534765" alt=""Plus qu'un jour" avant "La corde"… où comment s'émanciper du joug obsolète de la famille" title=""Plus qu'un jour" avant "La corde"… où comment s'émanciper du joug obsolète de la famille" />
     </div>
     <div>
      Ce dernier ne le reconnaît pas, évidemment, l'accueille avec le fusil, refuse la (re)prise de contact, ne l'identifie pas, ou n'admet pas que celui-ci est forcément devenu un autre… Lenteur narrative, laisser le temps au temps, le temps d'une impossible reconstruction, des échanges à bâtir. Le père, après avoir enfin reçu ce fils, avoir admis son retour et le changement, voudrait qu'il se marie avec Bessie. Mais peut-on retenir un sauvageon, un rejeton épris de liberté, par une simple union ?       <br />
              <br />
       Version deux, celle d'une ruine, d'une décomposition, d'une désagrégation familiale avec le texte d'Eugene O'Neill… Une déliquescence qui se retrouve sur les murs mêmes du décor en habit de bicoque côtière tout autant que fermière, tourmentés par des vents marins et des mers tumultueuses que distillent des vidéos éloquentes, suintant de tempêtes passées ou à venir.       <br />
              <br />
       Dans &quot;La corde&quot;, celle-ci attend, en compagnie du patriarche (ou l'inverse !), le retour de l'indigne fils voleur. Ainsi guette la pendaison, vengeance pour un déshonneur subi, pour effectuer l'effacement d'un péché commis (nouvelle référence aux récits bibliques)… Histoire d'argent, héritage, fratrie, vols de biens, microcosme familial où l'argent devient la seule valeur réellement transmissible, ou du moins la seule revendiquée par une descendance irrémédiablement rebelle, et devenu insoumise.       <br />
              <br />
       Usant - par le bénéfice d'une traduction joueuse, voire audacieuse, de Françoise Morvan, dans une langue utilisée, sans officialité, en Basse Bretagne (savoureuses transpositions de tournures anglo-irlandaises en phrasés franco-breton) - d'une prose ludique, explicite, inventive, les dialogues illuminent la réapparition du fils scélérat, offrant une vision brute, assez déjantée, d'une famille un rien foutraque et trash. Celui-ci s'unira avec sa sœur et son beau-frère pour envisager la prise d'une cagnotte nouvellement reconstituée par le père.       <br />
              <br />
       Ainsi, tout comme la langue rompt avec une certaine &quot;normalité&quot;, les normes sont encore une fois transgressées par l'envie, le pouvoir hypnotique de la fortune. Mais ici personne n'est gagnant, sauf la petite Marie, enfant du couple, qui découvrant le sac d'argent tombé du bout de la corde de pendaison, enverra, par simple jeu, pour &quot;faire des ricochets sur l'eau&quot;, toutes les piécettes d'or à la mer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20984722-24214176.jpg?v=1521534810" alt=""Plus qu'un jour" avant "La corde"… où comment s'émanciper du joug obsolète de la famille" title=""Plus qu'un jour" avant "La corde"… où comment s'émanciper du joug obsolète de la famille" />
     </div>
     <div>
      Sont posées indéniablement des questions très actuelles sur la famille, sa perte de cohésion, voire sa déliquescence et sur la problématique de la transmission des valeurs morales et patrimoniales… Quel sens donner à l'item &quot;famille&quot; ? Que devient la passation père fils ? Et osons sortir du carcan biblique, judéo-chrétien - même si cela n'est pas présent dans le spectacle - pour interroger celles touchant aux relations mère fille, père fille, etc.       <br />
              <br />
       Jean-Yves Ruf emprunte un chemin semé de quelques-unes de ces pierres angulaires constructives de notre civilisation et il réussit à nous emmener au bout de son exploration, de sa proposition théâtrale, grâce notamment à l'engagement et au talent des comédiens, et à une mise en scène dynamique, bien rythmée et passionnée, où les êtres sont parfois bousculés par les assauts de quelques bourrasques marines.       <br />
              <br />
       Mais si la deuxième partie apporte une énergie dramaturgique indéniable, la réussite ne nous a pas paru complète, légèrement plombée par une première partie trop faible, manquant de caractère, et donc n'ayant pas la capacité à rendre totalement cohérent le choix du diptyque.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Vu le 19 janvier 2018 au Maillon, Théâtre de Strasbourg - Scène européenne (67).</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les fils prodigues"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20984722-24214185.jpg?v=1521534860" alt=""Plus qu'un jour" avant "La corde"… où comment s'émanciper du joug obsolète de la famille" title=""Plus qu'un jour" avant "La corde"… où comment s'émanciper du joug obsolète de la famille" />
     </div>
     <div>
      Diptyque rassemblant :       <br />
       <b>&quot;Plus qu'un jour&quot;</b> de Joseph Conrad et <b>&quot;La corde&quot;</b> d'Eugène O'Neill.       <br />
       Nouvelles traductions : Françoise Morvan.       <br />
       Mise en scène : Jean-Yves Ruf.       <br />
       Avec : Djamel Belghazi, Jérôme Derre, Johanna Hesse, Vincent Mourlon, Fred Ulysse.       <br />
       Création son et vidéo : Jean-Damien Ratel.       <br />
       Création lumière : Christian Dubet.       <br />
       Décors : Laure Pichat.       <br />
       Costumes : Claudia Jenatsch.       <br />
       Par le Chat Borgne Théâtre.       <br />
       Création Comédie de Picardie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Tournée</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20984722-24216473.jpg?v=1521546003" alt=""Plus qu'un jour" avant "La corde"… où comment s'émanciper du joug obsolète de la famille" title=""Plus qu'un jour" avant "La corde"… où comment s'émanciper du joug obsolète de la famille" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">20 et 21 mars 2018 :</span> Théâtre de Sénart - Scène nationale, Sénart (77).       <br />
       <span class="fluo_jaune">4, 5, 6 et 7 avril 2018 :</span> Comédie de Picardie, Amiens (80).       <br />
       <span class="fluo_jaune">17, 18 et 19 avril 2018 :</span> Comédie de l'Est - CDN, Colmar (68).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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