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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-13T11:48:58+02:00</updated>
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   <title>"3 saisons et 1 corps" Gaza, portée par la force et la poésie d'un jeune artiste palestinien</title>
   <updated>2026-08-12T10:05:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/3-saisons-et-1-corps-Gaza-portee-par-la-force-et-la-poesie-d-un-jeune-artiste-palestinien_a4642.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2026-08-03T17:32:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dernière incursion avec l'artiste et poète palestinien Mohammad Al Qudwa dans le festival Paris L'Été qui se termine le 4 août. Dans un récit poignant sur Gaza, la mise en scène de l'auteur, en collaboration avec Martha Kiss Perrone, est portée par sa voix émouvante et profonde qui raconte la vie à Gaza sous les bombes avec ses frayeurs et ses morts. Un texte poétique de très grande force et paradoxalement de très grand espoir.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97570843-67941933.jpg?v=1785771275" alt=""3 saisons et 1 corps" Gaza, portée par la force et la poésie d'un jeune artiste palestinien" title=""3 saisons et 1 corps" Gaza, portée par la force et la poésie d'un jeune artiste palestinien" />
     </div>
     <div>
      La scénographie découvre une scène nue avec Mohammad Al Qudwa. Incarne-t-il un personnage ? On l'aurait souhaité. Tout ce qui est dit, et toujours avec poésie, est inscrit avec le sang des souffrances et de la tragédie palestinienne. Il est de Gaza et, avec lui, nous sommes à Gaza. On n'ose pas lui demander s'il a dû édulcorer ou non la réalité, la maquiller du pastel de la fiction pour ne pas la montrer dans sa réalité brutale et inimaginable, trop occultée que nous sommes par un nombre de morts qui nous fait glisser chacun vers un manque d'empathie en écho à la cruelle sentence du journaliste et écrivain allemand Kurt Tucholsky (1890-1935) : <span style="font-style:italic">&quot;Un mort, c'est la catastrophe, cent mille une statistique&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Mohammad Al Qudwa débute par sa naissance qu'il décrit comme un événement fade, car, en Palestine, on y côtoie la violence de l'occupant, la prison, souvent gratuitement, les privations, les humiliations, la douleur de vies arrachées près de vous et la mort comme compagnon de route. Son père a accepté sa naissance parce que <span style="font-style:italic">&quot;Quand il y en a pour deux bouches, il y en a aussi pour trois&quot;.</span> Sa mère ne la souhaitait sans doute pas, même si, comme il le dit, elle aurait eu un sentiment de culpabilité.       <br />
              <br />
       La trame est la guerre à Gaza. Laquelle ? Difficile de le dire. Possiblement la dernière où le nombre de morts depuis 2023 est évalué officiellement à plus de 73 000 Palestiniens, dont au moins 21 500 enfants <span style="font-style:italic">(1)</span>. Sans compter les morts sous les décombres, qui pour nombre d'historiens et de militaires équivaut à multiplier par deux les chiffres officiels.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97570843-67941936.jpg?v=1785771307" alt=""3 saisons et 1 corps" Gaza, portée par la force et la poésie d'un jeune artiste palestinien" title=""3 saisons et 1 corps" Gaza, portée par la force et la poésie d'un jeune artiste palestinien" />
     </div>
     <div>
      Des bruits, d'abord sourds puis de plus en plus sonores, symbolisant les bombardements, accompagnent le récit avec aussi la musique douce et mélodique d'Anelena Toku. Les accessoires scéniques sont une chaise, un seau en aluminium, un magnétophone et une roue de vélo dégonflée. L'acteur porte un blouson noir au-dessus de son maillot de même couleur, et ensuite un kimono. Il invite aussi sur le plateau quatre spectateurs en leur montrant comment il voit la reconstruction de son quartier, craie à la main. C'est la fin de la guerre que veut l'artiste palestinien. Il le répète à de multiples reprises.       <br />
              <br />
       Sa poésie est couleur de sang et a le goût de cendres. Ses mots sont souffles et respirations. Dans une mise en scène faite en collaboration avec Martha Kiss Perrone, son jeu est physique et allie tension et équilibre. Le récit est beau et poignant. Un moment, sur sa chaise, l'interprète est sur un pied, le bras droit replié, cachant un peu son visage et semblant emporter avec lui tout son corps vers sa gauche. Tout est expression chez lui sans être démonstratif.       <br />
              <br />
       Il y a aussi ses amis disparus, sa famille endeuillée comme elle peut l'être pour chaque Palestinien avec, entre autres, Youssef qui <span style="font-style:italic">&quot;délivre de la mort, guitare à la main, chaque matin de chaque jour&quot;.</span> Et qui, lors d'un bombardement, a été livré à la mort. Avec sa guitare.        <br />
              <br />
       Sous les envolées poétiques, c'est intense, habité et vécu. Cet artiste palestinien, sportif aussi de haut niveau au sein de l'équipe nationale de Palestine de Karaté, a tout juste vingt-deux ans et a vécu cinq guerres à Gaza. Son père avait <span style="font-style:italic">&quot;vingt ans de plus que lui/moi, mais une guerre en moins&quot;.</span>       <br />
              <br />
       L'espace nu est habité de sa présence tout à la fois forte, douce et émouvante. Gaza revit avec lui. La poésie et le théâtre sont ses armes. Avec &quot;3 saisons et 1 corps&quot;, sa mère est proche et son père, Youssef, Ali et tous les autres renaissent le temps d'un instant.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Source Wikipédia.</span>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hrw.org/fr/world-report/2025/country-chapters/israel-and-palestine" target="_blank">&gt;&gt; À lire aussi dans le Rapport Mondial 2025 de l'Human Rights Watch la partie concernant &quot;Israël et Palestine&quot;</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"3 saisons et 1 corps"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97570843-67941944.jpg?v=1785771330" alt=""3 saisons et 1 corps" Gaza, portée par la force et la poésie d'un jeune artiste palestinien" title=""3 saisons et 1 corps" Gaza, portée par la force et la poésie d'un jeune artiste palestinien" />
     </div>
     <div>
      Spectacle en arabe, surtitré en français.       <br />
       Texte : Mohammed Al Qudwa.       <br />
       Traduction française : Omaïma Machkour.       <br />
       Conception : Mohammed Al Qudwa.       <br />
       Mise en scène : Martha Kiss Perrone et Mohammed Al Qudwa.       <br />
       Assistante mise en scène et surtitrage : Lynda Rahal.       <br />
       Avec : Mohammed Al Qudwa.       <br />
       Dramaturgie : Maëlle Poésy.       <br />
       Musique : Anelena Toku.       <br />
       Collaboration musicale : Waseem Al Sisi et Juliano Abramovay.       <br />
       Collaboration danse : Aurore Giaccio.       <br />
       Création lumière : Sebia Falk, en collaboration avec Giorgia Tolaini.       <br />
       Scénographie : Jeanne Knoplioch.       <br />
       Création sonore : Anelena Toku, Rafael Coutinho.       <br />
       Création lumière : Sebia Falk-Lemarchand, en collaboration avec Giorgia Tolaini.       <br />
       Production : Théâtre Dijon Bourgogne, Centre dramatique national.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>Les représentations ont eu lieu les 30 et 31 juillet à 18 h 30 au lycée Henri Bergson, Paris 19ᵉ.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       5 novembre 2026 : Transversales – Scène conventionnée, Verdun (55).       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Festival Paris L'Été - 36ᵉ édition</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 juillet au 4 août 2026.</span>       <br />
       <a class="link" href="https://www.parislete.fr/" target="_blank">>> parislete.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.parislete.fr/fr/le-programme" target="_blank">>> Programme</a>       <br />
       <a class="link" href="https://parislete.notre-billetterie.fr/formulaire?dial=sommaire26" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/3-saisons-et-1-corps-Gaza-portee-par-la-force-et-la-poesie-d-un-jeune-artiste-palestinien_a4642.html" />
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  <entry>
   <title>"8 m²" Un huis clos déjanté pour une bulle de rire et de bonne humeur</title>
   <updated>2025-11-27T18:27:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/8-m-Un-huis-clos-dejante-pour-une-bulle-de-rire-et-de-bonne-humeur_a4402.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2025-11-12T12:08:00+01:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans cette cellule de prison, la colocation est pour le moins atypique… Quatre types, pas vraiment coupables et pas tout à fait innocents, doivent cohabiter sous une apparente décontraction. Mais ils vont rapidement déchanter, car, Michel, le gardien des lieux, va tenter de faire régner l'ordre coûte que coûte, parfois de manière peu orthodoxe et plutôt inhabituelle.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92469810-64831459.jpg?v=1762859534" alt=""8 m²" Un huis clos déjanté pour une bulle de rire et de bonne humeur" title=""8 m²" Un huis clos déjanté pour une bulle de rire et de bonne humeur" />
     </div>
     <div>
      Si on vous dit &quot;univers carcéral, confinement, promiscuité, contraintes, bruit des trousseaux, nerfs à vif, ordres intempestifs, injonctions, cohabitation ou, même, mâles&quot;, pas certain du tout que vous vous esclaffiez ni riiez à gorge déployée !       <br />
              <br />
       Et pourtant ! Au cours de cette pièce de théâtre à mi-chemin entre le stand-up, la comédie burlesque de situation, le huis clos contemporain, le théâtre musical et humoristique totalement décalé, voire le théâtre de l'absurde, vous prendrez cependant un plaisir inégalé autour de ces thèmes en temps normal anxiogènes, et convoquerez à coup sûr tout votre éventail de rire et de bonne humeur. Votre automne en sera plus léger ! Et si le cœur vous en dit, retournez-y en prison ! Un peu avant l'hiver, par exemple….       <br />
              <br />
       Les choses sont curieuses, parfois, car ce spectacle est né pendant un autre confinement qu'en revanche, nous avons, toutes et tous, vécu, en novembre 2020, précisément, où quatre artistes fantaisistes se retrouvent dans le fond d'un cabaret obscur pour écrire, alors qu'ils ne peuvent plus jouer. C'est ainsi que &quot;8 m²&quot; voit le jour après la pénombre.       <br />
              <br />
       Les quatre compères, formés en collectif, ont été rejoints par Evelyn David et Alexandre Faitrouni. Evelyn David, qui s'est fait remarquer dans &quot;Les Apollons&quot;, pièce à succès au Festival d'Avignon 2022 et 2023, et Alexandre Faitrouni, proche du collectif à différents égards, spécialiste dans l'approche du Music-hall fantaisiste.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92469810-64831477.jpg?v=1762859594" alt=""8 m²" Un huis clos déjanté pour une bulle de rire et de bonne humeur" title=""8 m²" Un huis clos déjanté pour une bulle de rire et de bonne humeur" />
     </div>
     <div>
      De toute évidence, la collaboration a porté ses fruits et les quatre comédiens, chanteurs, danseurs et performeurs ne ratent pas une seconde pour communiquer au public leur fougue et leur énergie, le tout dans un rythme effréné et virevoltant.       <br />
              <br />
       Chacun des comédiens endosse leur rôle respectif avec justesse, même si, par moments, l'accumulation de gags et autres caricatures l'emporte un peu sur le fond. Car le propos est bien là et, à bien y regarder, cette comédie tout aussi loufoque que déjantée – au cours de laquelle on rit beaucoup, encore une fois – peut être vue comme une forme allégorie d'un enfermement plus large que simplement carcéral…       <br />
              <br />
       Une forme d'enfermement qui, mine de rien, est parfois le nôtre lorsque la promiscuité, l'altérité, un niveau social précaire dû au manque d'argent ou la simple présence de l'autre dans la vie de tous les jours, fait partie de notre quotidien. Sans qu'on s'en aperçoive vraiment, généralement.       <br />
              <br />
       En tout cas, dans ces 8 m² du centre pénitentiaire du Chamois d'Or, les situations loufoques, rocambolesques ou totalement absurdes font pléthore, appuyées par un texte très souvent hilarant auquel le public est largement convié et adhère hauts les cœurs, comme lors de la scène de l'évasion. Un grand moment…       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Un avocat, en prison !        <br />
       Enchanté, j'adoooore le guacamole !&quot;</span>       <br />
              <br />
       Plusieurs scènes, aux allures de séquences d'un film de Groucho Marx, d'un Jacques Tati, d'un Will Ferrell ou d'un Jerry Lewis, ou de bien d'autres illustres comiques, relèvent de jeux de comédiens remarquablement aguerris et très, très professionnels.       <br />
              <br />
       Soulignons notamment celui de Martin Heuzard dans le rôle de Dominique Boulain, agent scolaire et fromager à Goussainville, plutôt naïf et incapable de dire non, un jeu qui mériterait un meilleur premier rôle aux prochains Molières !       <br />
              <br />
       Ses quatre autres compères ne sont pas en reste, qui rivalisent de justesse, de performances scéniques et d'incarnation toute &quot;débridée&quot;. Yanis Nouidé dans le rôle d'André Melkawi, pétillant fils à papa, et visiteur occasionnel de WC pour le moins déconcertant, Vincent Robin dans le rôle de Maître François Calderedo, avocat commis d'office qui se rêve grand avocat pénaliste, et Benoît Laubier, masseur naturopathe originaire du Québec condamné pour trafic de volailles en partance pour le Québec.       <br />
              <br />
       N'oublions pas Jean-Michel Bamas incarnant musicalement un maton oscillant brillamment entre autorité et rigueur. Ses notes d'accordéon ponctuent bien agréablement les journées des quatre compères qui s'en emparent comme une chose logique dans cet univers, pourtant, où rien ne l'est.       <br />
              <br />
       Certes, ces quatre individus ne se seraient jamais rencontrés dans la vie de tous les jours. Il a fallu la prison pour que cela se fasse. Même en prison, des liens peuvent se tisser à bien y regarder. La faute individuelle est bien actée, mais d'autres paramètres viennent s'y greffer et fédèrent. Et s'il s'agissait là du message majeur de cette pièce : quel que soit le contexte, l'humain prévaut toujours.       <br />
              <br />
       &quot;8 m²&quot;  est un spectacle dont les comédiens peuvent être très fiers, revêtus de leurs combinaisons orange chatoyantes et de leur savoir-faire d'acteurs aguerris. Ils illuminent le plateau du Théâtre de la tour Eiffel, comme cette dernière le fait chaque soir pour donner aux promeneurs un peu de bonheur partagé. Si vous l'avez déjà vu, retournez-y. L'hiver approche à grands pas…       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"8 m²"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92469810-64831485.jpg?v=1762859625" alt=""8 m²" Un huis clos déjanté pour une bulle de rire et de bonne humeur" title=""8 m²" Un huis clos déjanté pour une bulle de rire et de bonne humeur" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jean-Michel Bamas, Martin Heuzard, Benoît Laubier, Yanis Nouidé, Vincent Robin.       <br />
       Avec : Jean-Michel Bamas, Martin Heuzard, Benoît Laubier, Yanis Nouidé, Vincent Robin.       <br />
       Mise en scène : Evelyn David.       <br />
       Collaboration artistique : Alexandre Faitrouni.       <br />
       Création musicale : Jean-Michel Bamas.       <br />
       Création lumières : Stéphane Vélard.       <br />
       Décors : Prod2be.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 10 octobre au 28 décembre 2025.</span>       <br />
       Dimanche à 17 h 30.       <br />
       Théâtre de la Tour Eiffel, 4, Square Rapp, Paris 7e.       <br />
       Réservations : 01 40 67 77 77.       <br />
       <a class="link" href="https://www.billetreduc.com/spectacle/8m%c2%b2-372597" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://theatredelatoureiffel.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelatoureiffel.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Joël Pommerat réussit une splendide actualisation du "Marius" de Pagnol</title>
   <updated>2025-09-22T20:23:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Joel-Pommerat-reussit-une-splendide-actualisation-du-Marius-de-Pagnol_a4360.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/91259367-64188447.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-09-22T19:24:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C'est dans un décor hyperréaliste que vont apparaître les personnages principaux de la pièce de Marcel Pagnol. Une boulangerie/salon de thé qui sent le cheap, la loose et la désespérance avec sa vitrine réfrigérée, son percolateur en panne, ses viennoiseries éteintes, ses murs rassis et ses tables. Et puis surtout, derrière le comptoir, avec Marius, qui s'ennuie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91259367-64188447.jpg?v=1758562271" alt="Joël Pommerat réussit une splendide actualisation du "Marius" de Pagnol" title="Joël Pommerat réussit une splendide actualisation du "Marius" de Pagnol" />
     </div>
     <div>
      Le Marius, incarné par Michel Galera, c'est son histoire qui est racontée ici. Pourtant, Marius est ailleurs, hors de sa vie, une vie sans espoir, sevré de désirs. Une ombre dans l'ombre de son père César, le bien-nommé, empereur du domaine de la boulangerie, de l'appartement au-dessus, du peuple des quelques clients fidèles et de son fils.       <br />
              <br />
       Même si l'on connaît les films de la trilogie marseillaise de Marcel Pagnol, le vide statique de l'ouverture de scène crée un appel d'air qui mobilise et provoque une attention extrême pour ce qui va se passer, comme si tout souvenir des fameux films s'effaçait d'un coup pour assister non pas à une adaptation, mais à une nouvelle histoire.       <br />
              <br />
       Joël Pommerat réussit ce tour de force. Ce Marius est autre chose que celui de Pagnol. Contemporain, dégraissé des caricatures marseillaises tout à fait amicales et réussies que Raimu, entre autres, avait balancées dans l'imaginaire collectif et, surtout, centré autour de deux sujets opposés : les amours (et les désirs) et l'argent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91259367-64188448.jpg?v=1758562293" alt="Joël Pommerat réussit une splendide actualisation du "Marius" de Pagnol" title="Joël Pommerat réussit une splendide actualisation du "Marius" de Pagnol" />
     </div>
     <div>
      Les amours sont nombreuses, diverses, diaphanes parfois. Amour paternel, amour filial, amour tout court, et puis désir charnel, et puis désir de fuir ce lieu mort et ce destin figé qui attend Marius, ce désir de l'horizon sans fin de la mer et des enrôlements sur des navires en partance dans le port juste à côté, la liberté. Et l'argent, fruit du travail ou de lui-même, qui manque d'un côté et qui prospère chez un des clients habitués, Panisse, celui qui tente de transformer le pouvoir de sa richesse en possession de celle qu'il désire, celle qui aime Marius en secret depuis toujours.       <br />
              <br />
       Dans cette ambiance lourde où le silence semble peser à chaque seconde plus implacablement, les corps et les esprits semblent aux aguets, méfiants, en attente, malgré l'apparence bon enfant des saillies échangées qui brillent comme la surface d'un miroir à jamais opaque. De l'âme du sud, le franc-parler, les répliques adroites et hilarantes, et les colères homériques et définitives, la pièce en regorge. Et de ce qu'on cache, par pudeur, par culture, par méfiance du &quot;qu'en dira-t-on&quot;, l'intrigue nous y amène avec tranquillité.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Joël Pommerat est ainsi comme un métronome qui invente un temps fait en alternance de mots, de silences, de regards. Dans l'univers très réaliste de la boulangerie de César, les personnages sont, eux aussi, campés très réalistement, dans une interprétation très retenue, sobre, pleine, qui donne à leurs caractères autant de force et de présence que de fragilité. Ils agissent comme si le temps présent pouvait à loisir s'étendre ou se contracter au rythme des échanges et des sentiments.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91259367-64188449.jpg?v=1758562322" alt="Joël Pommerat réussit une splendide actualisation du "Marius" de Pagnol" title="Joël Pommerat réussit une splendide actualisation du "Marius" de Pagnol" />
     </div>
     <div>
      Cette distribution est un mélange entre anciens détenus devenus comédiens et comédiens professionnels de la compagnie Louis Brouillard. De 2014 à 2022, Joël Pommerat a travaillé avec des prisonniers de la Maison Centrale d'Arles avec lesquels il a construit, entre autres, ce projet de Marius adapté de Pagnol. De ces ateliers est né ce texte, mêlant les personnages et l'intrigue de la pièce de Pagnol aux expériences et aux préoccupations des incarcérés. Ces anciens détenus, intégrés aux comédiens et à la comédienne de la compagnie, créent tous des personnages plantés là sur le plateau du Rond-Point, comme s'ils y avaient toujours été. Puissants, vrais, efficaces.       <br />
              <br />
       Joël Pommerat réussit à créer un équilibre dans le jeu de ses différents interprètes. Ils parviennent à rendre, en écho au décor, un sublime réalisme, fait de douceur et d'éclats, de répliques bravaches et de sincérité à cœur ouvert. Le sensible émeut, les fulgurances verbales et les emportements passionnels provoquent les rires. Rien de machinal, rien de convenu dans le jeu de ces comédiens qui donnent à toute la pièce une fraîcheur captivante.        <br />
              <br />
       Et l'on se prend d'avoir envie de rester vivre encore un peu dans cette boulange pour s'imprégner encore un peu de ce temps qui semble densifier l'air entre les regards, les mots, les gestes pour leur rendre l'importance sensible qu'ils mériteraient.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Marius"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91259367-64188483.jpg?v=1758563163" alt="Joël Pommerat réussit une splendide actualisation du "Marius" de Pagnol" title="Joël Pommerat réussit une splendide actualisation du "Marius" de Pagnol" />
     </div>
     <div>
      Création théâtrale de Joël Pommerat.       <br />
       Librement inspirée de la pièce de Marcel Pagnol.       <br />
       En collaboration avec Caroline Guiela Nguyen et Jean Ruimi.       <br />
       Assistants à la mise en scène : Lucia Trotta et Guillaume Lambert.       <br />
       Avec : Damien Baudry, Élise Douyère, Michel Galera, Ange Melenyk, Olivier Molino ou Redwane Rajel (en alternance), Jean Ruimi, Bernard Traversa, Ludovic Velon.       <br />
       Scénographie et lumière : Éric Soyer.       <br />
       Direction technique : Emmanuel Abate.       <br />
       Direction technique adjointe : Thaïs Morel.       <br />
       Costumes : Isabelle Deffin.       <br />
       Création sonore : Philippe Perrin et François Leymarie.       <br />
       Renfort assistant : David Charier.       <br />
       Régie son : Fany Schweitzer et Philippe Perrin.       <br />
       Régie lumière : Julien Chatenet et Jean-Pierre Michel.       <br />
       Régie plateau : Ludovic Velon.       <br />
       Construction décors : Thomas Ramon – Artom.       <br />
       Accessoires : Frédérique Bertrand.       <br />
       Production Compagnie Louis Brouillard.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 18 au 28 septembre 2025 .</span>       <br />
       Mardi au vendredi à 20 h 30, samedi à 19 h 30 et dimanche à 15 h.       <br />
       Relâche lundi 22 septembre.       <br />
       Théâtre du Rond-Point, Salle Renaud-Barrault, 2 bis, avenue Franklin D. Roosevelt, Paris 8e.       <br />
       Téléphone : 01 44 95 98 00.       <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0110/fListeManifs.aspx?idstructure=0110" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredurondpoint.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatredurondpoint.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       22 et 23 octobre 2025 : Théâtre du Passage, Neuchâtel (Suisse).       <br />
       25 au 28 novembre 2025 : Théâtre de Cornouaille, Quimper (29).       <br />
       2 au 4 décembre 2025 : Le Grand R, La-Roche-sur-Yon (85).       <br />
       9 au 11 décembre 2025 : La Passerelle, Saint-Brieuc (22).       <br />
       6 au 23 janvier 2026 : Théâtre National de Bretagne, Rennes (35).       <br />
       29 et 30 janvier 2026 : Le Canal - Théâtre du Pays de Redon, Redon (35).       <br />
       5 au 7 février 2026 : L'Empreinte, Brive-la-Gaillarde (19).       <br />
       21 et 22 mars 2026 : Théâtre de l'Olivier, Istres (13).       <br />
       31 mars au 2 avril 2026 : anthéa, Antipolis - Théâtre d'Antibes, Antibes (06).       <br />
       28 et 29 avril 2026 : Théâtre du Beauvaisis, Beauvais (60).       <br />
       5 et 6 mai 2026 : Les Quinconces et L'Espal, Le Mans (72).       <br />
       27 mai au 6 juin 2026 : Les Célestins, Lyon (69).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Joel-Pommerat-reussit-une-splendide-actualisation-du-Marius-de-Pagnol_a4360.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Intra Muros" Une possible évasion… théâtrale… entre réel et imaginaire</title>
   <updated>2025-09-05T21:51:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Intra-Muros-Une-possible-evasion-theatrale-entre-reel-et-imaginaire_a4351.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/90926083-64028952.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-09-05T19:40:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Donner un cours de théâtre dans une maison centrale est un pari mais, avant de créer un personnage, un prisonnier a sans doute aussi envie de construire un nouveau départ. Dans une fable qui puise ses ressources entre mémoire et reconstruction, c'est à un jeu à double miroir que nous convie Alexis Michalik.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90926083-64028952.jpg?v=1757097009" alt=""Intra Muros" Une possible évasion… théâtrale… entre réel et imaginaire" title=""Intra Muros" Une possible évasion… théâtrale… entre réel et imaginaire" />
     </div>
     <div>
      Avec Alexis Michalik, il faut toujours s'attendre à quelques surprises. L'auteur et metteur en scène a la capacité d'imbriquer des histoires tel un mille-feuille garni d'originalité. Ainsi, d'un simple fait, à l'image d'un cours d'eau, il est capable de le faire embrancher sur un autre cours d'eau pour le déverser dans une rivière d'événements dans laquelle des cascades d'actions se suivent. C'est cet univers dramaturgique d'imbrications d'actions qui nourrit son théâtre, les personnages étant toujours entre la réalité et l'imaginaire.       <br />
              <br />
       Cette règle a été une nouvelle fois respectée dans &quot;Intra muros&quot;. L'histoire est en somme assez banale… un cours de théâtre est donné dans une prison. Ce qui fait la force de cet art vivant est le récit qui peut en être décliné. Et dans ce domaine, Michalik possède de sérieux atouts.       <br />
              <br />
       Le spectateur est &quot;piégé&quot; d'heureuse façon car deux possibilités s'offrent à lui, soit se laisser porter par la narration de la fable, soit se laisser entraîner par le flux mnémonique d'un personnage plongé dans ses souvenirs. Cette démarcation est, à dessein, peu délimitée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90926083-64028953.jpg?v=1757097486" alt=""Intra Muros" Une possible évasion… théâtrale… entre réel et imaginaire" title=""Intra Muros" Une possible évasion… théâtrale… entre réel et imaginaire" />
     </div>
     <div>
      C'est dans cet entre-deux temporel que se situe &quot;Intra Muros&quot;, un entre-deux où le passé fait la bise au présent avec un possible futur qui se profile à l'horizon. Ce sont les trois temps dramaturgiques de cette pièce. Le quatrième mur de Diderot a été brisé dès l'entame avec une interpellation du public par le metteur en scène (Paul Jeanson).       <br />
              <br />
       Les comédiens incarnent avec fougue et gourmandise des personnages antinomiques. Nous sommes dans des figures d'opposition qu'un milieu, celui de la prison, et une situation, celle dans un atelier théâtral, relient. Les rapports sont ainsi alimentés par des refus sur lesquels viennent se greffer une complicité.       <br />
              <br />
       À différents moments, les bascules émotionnelles fonctionnent très bien. C'est Fayçal Safi (Kevin) qui, derrière un masque plutôt conciliant, devient agressif avec des pulsions destructrices. C'est Bernard Blancan (Ange) qui, sous ses airs de roc, laisse transparaître une humanité d'un père de famille. Alice de Lencquesaing (Alice), une assistante sans expérience, elle, se protège derrière un professionnalisme sans failles. De son côté, Jeanne Arènes (Jeanne), par monts et par vaux, arrive à incarner des personnages de divers profils. Enfin, Paul Jeanson (Richard), le metteur en scène, est enthousiaste à souhait dans son rôle.       <br />
              <br />
       Alexis Michalik lie le réel et la fiction comme deux faces d'un même visage, celui de la réalité théâtrale. Le drame est ainsi construit avec des vues aussi complémentaires qu'antinomiques, donnant lieu à des éclairages multiples qui montrent les coulisses des personnages et de leur histoire.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Spectacle vu une première fois en 2018.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Intra muros"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90926083-64028954.jpg?v=1757098364" alt=""Intra Muros" Une possible évasion… théâtrale… entre réel et imaginaire" title=""Intra Muros" Une possible évasion… théâtrale… entre réel et imaginaire" />
     </div>
     <div>
      Texte : Alexis Michalik.       <br />
       Mise en scène : Alexis Michalik.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Marica Soyer.       <br />
       Avec (en alternance) : Clémentine Aussourd, Christopher Bayemi, Chloé Berthier, Raphaèle Bouchard, Hocine Choutri, Jérémie Covillault, Johann Dionnet, Janik Erima, Fleur Fitoussi, Jean Fornerod, Muriel Gaudin, Magali Genoud, Thibaut Gonzalez, Antoine Kobi, Aurélie Konaté, Christian Mulot, Jean-Philippe Ricci, Fayçal Safi, Marie Sambourg, Julien Urrutia.       <br />
       Musiciens (en alternance) : Raphaël Bancou, Sylvain Briat, Raphäel Charpentier, Mathias Louis, Killian Rebreyend.       <br />
       Création lumière : Arnaud Jung.       <br />
       Scénographie : Juliette Azzopardi.       <br />
       Costumes : Marion Rebmann.       <br />
       Musique : Raphael Charpentier.       <br />
       À partir de 10 ans.       <br />
       Durée : 1 h 40.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90926083-64028955.jpg?v=1757099776" alt=""Intra Muros" Une possible évasion… théâtrale… entre réel et imaginaire" title=""Intra Muros" Une possible évasion… théâtrale… entre réel et imaginaire" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 28 août 2025 au 4 janvier 2026.</span>       <br />
       Jeudi, vendredi et samedi à 21 h.       <br />
       Théâtre La Pépinière,  7 Rue Louis le Grand, Paris 2e.       <br />
       Téléphone : 01 42 61 44 16.       <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0036/fChoixSeanceWidget.aspx?idstructure=0036&amp;EventId=239&amp;request=QcE+w0WHSuAU4cpKYUFSGpyAk+9jjn8brcATtqgPIA6OlDUzgiXh9tY3OInAUcch4NO4qeNdVaQ=" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatrelapepiniere.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatrelapepiniere.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90926083-64029566.jpg?v=1757100013" alt=""Intra Muros" Une possible évasion… théâtrale… entre réel et imaginaire" title=""Intra Muros" Une possible évasion… théâtrale… entre réel et imaginaire" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Intra-Muros-Une-possible-evasion-theatrale-entre-reel-et-imaginaire_a4351.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•Off 2025• "La Faiseuse d'anges" Une immersion justement menée dans le passé… aux larges échos sur le présent</title>
   <updated>2025-06-18T20:26:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-La-Faiseuse-d-anges-Une-immersion-justement-menee-dans-le-passe-aux-larges-echos-sur-le-present_a4260.html</id>
   <category term="Avignon 2025" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89403702-63212260.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-06-18T20:11:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Cherbourg. 1942. Marie-Louise Giraud aide des femmes à avorter pour leur rendre service. Peu à peu, l'aide devient l'habitude et les demandes se multiplient. Puis, un jour, une lettre anonyme arrive au commissariat, puis une seconde !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89403702-63212260.jpg?v=1750270601" alt="•Off 2025• "La Faiseuse d'anges" Une immersion justement menée dans le passé… aux larges échos sur le présent" title="•Off 2025• "La Faiseuse d'anges" Une immersion justement menée dans le passé… aux larges échos sur le présent" />
     </div>
     <div>
      Guillotinée le 30 juillet 1943 à 5 h 45 à la prison de la Roquette pour avoir pratiqué une vingtaine d'avortements dans la région de Cherbourg, Marie-Louise Giraud est l'une des deux seules personnes exécutées en France à ce titre. C'est son histoire particulière qui a inspiré Sophie Jolis, la comédienne, chanteuse, autrice et compositrice, artiste éclectique aux multiples facettes.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;L'avortement n'est jamais une victoire. Aucune femme n'y recourt de gaieté de cœur (…). C'est toujours un drame et ça le restera toujours !&quot;,</span> commente Sophie Jolis en reprenant les célèbres mots de Simone Veil dans son discours de 1974.       <br />
              <br />
       Inspiré de la vraie vie de Marie-Louise Giraud sous l'Occupation, &quot;La Faiseuse d'anges&quot; est un spectacle musical et choral, choix artistique qui apporte à la thématique abordée une dimension toute particulière, mais dont on pourrait a priori s'étonner au premier abord.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89403702-63212261.jpg?v=1750270630" alt="•Off 2025• "La Faiseuse d'anges" Une immersion justement menée dans le passé… aux larges échos sur le présent" title="•Off 2025• "La Faiseuse d'anges" Une immersion justement menée dans le passé… aux larges échos sur le présent" />
     </div>
     <div>
      Cela dit, la dérision et la distanciation n'est-elle pas souvent un contrepoint à l'horreur ? Les exemples artistiques font pléthore, tant au théâtre que dans d'autres arts. Pourquoi, en effet, ne pas traiter de l'avortement et de la liberté des femmes par le biais de la chanson ?       <br />
              <br />
       Les choix artistiques de Sophie Jolis à l'écriture et d'Aurélien Houver à la mise en scène convoquent l'histoire de Marie-Louise Giraud, cette mère de deux enfants, femme de marin, successivement domestique, femme de ménage et blanchisseuse dont on peut se demander si elle a profité de la détresse de cette vingtaine de femmes enceintes malgré elle – et qui voulaient juste vivre et disposer de leurs corps – ou si elle a passé outre leur désarroi au nom d'une morale &quot;présente-absente&quot; et d'intérêts financiers salvateurs.       <br />
              <br />
       Cela dit, &quot;La Faiseuse d'anges&quot; de Sylvie Jolis et Aurélien Houver ne dresse pas une reconstitution purement historique, mais laisse le débat ouvert, en ne prenant aucunement parti. La pièce questionne largement le spectateur qui, à bien y regarder, y joue un rôle important, la musique et les chansons étant essentiellement centrées sur les pensées de l'héroïne.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89403702-63212269.jpg?v=1750270653" alt="•Off 2025• "La Faiseuse d'anges" Une immersion justement menée dans le passé… aux larges échos sur le présent" title="•Off 2025• "La Faiseuse d'anges" Une immersion justement menée dans le passé… aux larges échos sur le présent" />
     </div>
     <div>
      L'aspect &quot;patchwork&quot; de la scénographie, portée par une écriture juste et sensible, et construite sur une première partie aux allures d'enquête policière et une deuxième sur le procès et le jugement, ne déroute aucunement. Bien au contraire.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Nous avons choisi des coulisses ouvertes où les changements à vue des comédiennes et des comédiens renforcent l'aspect inébranlable de l'héroïne, ainsi qu'un module tournant dont la rotation évoque l'engrenage qui emporte progressivement Marie-Louise (…) vers son dénouement tragique&quot;,</span> précise le metteur en scène.       <br />
              <br />
       L'ensemble est du plus bel effet dramaturgique et la Compagnie Croc-en-jambe réussit là un spectacle qui résonnera longtemps aux oreilles du public à l'heure où <span style="font-style:italic">&quot;la protection du droit à l'avortement en France ne progresse que pour être remise en question dans d'autres régions dans le monde&quot;</span> (sic).       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Faiseuse d'anges"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89403702-63212272.jpg?v=1750270679" alt="•Off 2025• "La Faiseuse d'anges" Une immersion justement menée dans le passé… aux larges échos sur le présent" title="•Off 2025• "La Faiseuse d'anges" Une immersion justement menée dans le passé… aux larges échos sur le présent" />
     </div>
     <div>
      Création 2025.       <br />
       Texte : Sophie Jolis.       <br />
       Mise en scène : Aurélien Houver.       <br />
       Avec : Laëtitia Ayrès, Sophie Jolis, Guillaume Nocture (Piano) et Julia Salaün.       <br />
       Musique : Guillaume Ménard.       <br />
       Costumes : Télen.       <br />
       Lumières : Alain Hubert.       <br />
       Décors : Samuel Ciuranna et Pierre Morsard.       <br />
       Graphisme : Axel Bourée.       <br />
       Par la Compagnie Croc-en-jambe.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 26 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 16 h 15. Relâche le dimanche.       <br />
       Espace Saint-Martial, 2, rue Jean-Henri Fabre, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 86 34 52 24.       <br />
       <a class="link" href="https://www.vostickets.net/billet/FR/representation-ESPACE_ST_MARTIAL-27185-0.wb?REFID=GTkXAAAAAAA6AQ" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://saint-martial.org/" target="_blank">>> saint-martial.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-La-Faiseuse-d-anges-Une-immersion-justement-menee-dans-le-passe-aux-larges-echos-sur-le-present_a4260.html" />
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