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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-17T14:48:03+02:00</updated>
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   <title>"Renversante" s'amuse à détricoter les préjugés sexistes bien comme il faut</title>
   <updated>2025-03-04T16:07:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Renversante-s-amuse-a-detricoter-les-prejuges-sexistes-bien-comme-il-faut_a4160.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/86861285-61718783.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-02-28T15:24:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C'est avec légèreté, légèreté de forme et légèreté de ton que Léna Bréban a mis en scène cette adaptation du livre de Florence Hinckel. Une légèreté qui permet au rire de prendre place, mais qui n'empêche ni de laisser flotter une ironie active, ni de plonger les esprits dans une réalité beaucoup moins superficielle et sans importance, comme certains le prétendent : l'égalité homme-femme et la question du genre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86861285-61718783.jpg?v=1648718340" alt=""Renversante" s'amuse à détricoter les préjugés sexistes bien comme il faut" title=""Renversante" s'amuse à détricoter les préjugés sexistes bien comme il faut" />
     </div>
     <div>
      Si les deux interprètes de la pièce paraissent abordables et ludiques, semblables à de gentils moniteurs de colo que les enfantillages ne rebutent pas, a contrario le fond du discours sur lesquels ils brodent les différents épisodes du spectacle est bien d'actualité comme on dit : un problème sociétal, contemporain, une injustice que notre monde si juste semble avaler quotidiennement comme un fait absolu, un ordre de la nature, une vérité basique.       <br />
              <br />
       En une petite demi-heure, dans un dispositif extrêmement épuré, la plupart des thèmes discriminatoires à l'encontre des femmes, principalement, sont abordés. L'autrice Florence Hinckel utilise un procédé simple lui aussi : elle inverse les rôles, et les sexes et donc les rôles que la société réserve pour chaque sexe, que ce soit dans le monde de l'entreprise, les tâches ménagères et surtout les mots.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86861285-61718784.jpg?v=1648718685" alt=""Renversante" s'amuse à détricoter les préjugés sexistes bien comme il faut" title=""Renversante" s'amuse à détricoter les préjugés sexistes bien comme il faut" />
     </div>
     <div>
      Ce procédé permet d'entendre alors des phrases qui résonnent drôlement à l'oreille. Ces phrases souvent péjoratives qui laminent de manière inconsciente l'image des filles, de leurs potentiels, leurs espoirs. Ainsi entend-on des choses comme ça : <span style="font-style:italic">&quot;un homme présidente de la République, je n'y crois pas&quot;</span>. Et tant d'autres phrases ainsi lancées par l'un ou l'autre interprète qui s'amusent à inverser eux aussi leurs &quot;rôles&quot; pour mieux stigmatiser les préjugés. Et cela fonctionne car le texte n'est pas didactique.       <br />
              <br />
       La mise en scène et le jeu de Léna Bréban et d'Antoine Prud'homme de la Boussinière ajoutent encore à l'efficacité de ce renversement en restant toujours dans une sorte d'humeur un peu enfantine, ludique, légère. Ils incarnent le plus souvent des jeunes, ados, préados, tant par leurs habits que par leurs mimiques, c'est aussi l'âge d'une partie du public qui rit de toutes ces facéties.       <br />
              <br />
       Grâce à tous ces ingrédients, le message passe, les images frappent et chacun se rend compte de la puissance des préjugés, des habitudes et des mots sur nos mentalités. Et cela commence tôt, bien sûr, dans la sexualisation des coutumes, bleu pour les garçons, rose pour les filles, et jouets différents, et jeux dans la cour de l'école, séparés, jusqu'au décalage entre les salaires féminins et masculins sous prétexte que… que quoi au fait ?       <br />
              <br />
       Le spectacle est suivi d'un débat, plutôt d'un échange, très bien orchestré par les deux interprètes qui questionnent le public, surtout les enfants, sur ce qu'ils vivent au quotidien, tentant de mettre le doigt sur des idées préconçues qu'ils portent sans se poser de questions.       <br />
              <br />
       Des idées avec lesquelles ils ne sont pourtant pas d'accord.       <br />
       Des questions qui finissent par voler dans la salle et peut-être plus tard, dans les têtes juvéniles.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Renversante"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86861285-61718785.jpg?v=1648718777" alt=""Renversante" s'amuse à détricoter les préjugés sexistes bien comme il faut" title=""Renversante" s'amuse à détricoter les préjugés sexistes bien comme il faut" />
     </div>
     <div>
      Texte : Florence Hinckel.       <br />
       Adaptation : Léna Bréban, Thomas Blanchard.       <br />
       Mise en scène : Léna Bréban.       <br />
       Avec : Léna Bréban ou Julie Roux (en alternance), Antoine Prud’homme de la Boussinière ou Étienne Durot ou Pierre Lefebvre (en alternance).       <br />
       Scénographie : Léna Bréban.       <br />
       Création lumières : Denis Koransky.       <br />
       Costumes : Julie Deljehier.       <br />
       Vidéo : Julien Dubois.       <br />
       Production Espace des Arts, Scène nationale de Chalon-sur-Saône.       <br />
       Durée : 65 minutes (35 minutes + 30 minutes de débat).       <br />
       Théâtre tout public à partir de 8 ans.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 1er au 12 mars 2025.</span>       <br />
       Samedi et mercredi à 15 h et 19 h ; mardi, jeudi et mercredi 12 à 19 h.       <br />
       Théâtre de la Concorde, Studio Pierre Cardin, Paris 8e, 01 71 27 97 17.       <br />
       <a class="link" href="https://theatredelaconcorde.paris/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaconcorde.paris</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Shazam… Le retour éternel !</title>
   <updated>2022-07-07T18:05:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Shazam-Le-retour-eternel-_a3331.html</id>
   <category term="Danse" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/65905489-46935311.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-07-08T07:51:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans cette pièce emblématique de la compagnie DCA créée en 1998, Philippe Decouflé marie théâtre, cirque, vidéo et musique dans des tableaux où la perspective joue un malin plaisir avec ce qui est et ce qui est perçu, dans un cadre autant intimiste que représentatif.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65905489-46935311.jpg?v=1657210553" alt="Shazam… Le retour éternel !" title="Shazam… Le retour éternel !" />
     </div>
     <div>
      Cela démarre en fanfare dans la salle avant même que le public s'installe dans les gradins avec des majorettes, essentiellement masculines, accompagnées de musiciens à la trompette, à la grosse caisse et à l'accordéon. Ainsi, le premier tableau est lié au cirque et à la fête avec un solo de twirling. Nous sommes dans la thématique de la représentation et c'est autour de celle-ci que Decouflé construit son spectacle en y dévoilant, scénographiquement, son avers et son revers et en s'adjoignant la parole pour faire entendre verbalement un corps, celui du danseur avec ses omissions, son agilité et ses âges qui s'écoulent.       <br />
              <br />
       La scénographie est découpée en trois parties avec au milieu la scène et les côtés cour et jardin respectivement, un lieu où jouent les musiciens et symétriquement une loge d'artistes. Elle montre un partitionnement équitable des planches, faisant de chaque composant artistique une pièce maîtresse à la représentation sans que l'une soit seconde à l'autre. Le verbe est très présent avec quatre monologues identiques, donnant un parfum plutôt comique, dits de façon variée par Philippe Decouflé en premier. C'est une entrée en matière sur l'œuvre proprement dite. Il avait déjà eu l'occasion de porter ce monologue il y a plus de vingt ans, car le spectacle a été créé en 1998. La parole devient descriptive car elle est le reflet d'un état d'esprit, celui d'un danseur, qui exprime aussi les interrogations de sa création en tant que chorégraphe. La parole prend ainsi une résonance particulière puisque le verbe devient l'écho d'un esprit et d'un corps.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65905489-46935312.jpg?v=1657210580" alt="Shazam… Le retour éternel !" title="Shazam… Le retour éternel !" />
     </div>
     <div>
      La vidéo est très présente donnant un découplage entre ce qui est projeté et sa construction réelle. Cette déconstruction permet de mettre en relation directe une perception baignée à dessein d'une illusion optique avec sa réalité, au souhait du spectateur de choisir l'une ou l'autre en regardant la vidéo ou alors ce qui est construit en parallèle sur scène. Ainsi, avec un œil grand ouvert, filmé de très près, d'un interprète qui change à tour de rôle, des protagonistes perchés ou assis à des distances variées jouent pour les uns ou pour les autres de leur bras, de leur poing ou d'un de leurs doigts pour créer, chacun, une trajectoire donnant lieu à d'autres trajectoires. Ces éléments situés à des niveaux différents de perspective et de distance, à l'aide de deux caméras, rendent ceux-là très proches alors qu'ils sont éloignés.       <br />
              <br />
       À travers ce numéro, Decouflé met en exergue le rapport de la vidéo à la magie optique quand la scène est dans une relation directe avec la réalité. Ce sont aussi les deux faces d'une œuvre qui montrent qu'une personne, au-delà de ses performances sportives et artistiques, est sujette au temps, à son métabolisme changeant sans que la gestique dans celles-ci n'en soit édulcorée. Et puis, c'est encore son expressivité qui est interpellée de façon plus concrète et imagée dans un tableau humoristique qui montre le corps s'exprimant par lui-même, ou ne le souhaitant pas, comme s'il était le sujet de sa propre volonté et non celui des deux danseurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65905489-46935348.jpg?v=1657210610" alt="Shazam… Le retour éternel !" title="Shazam… Le retour éternel !" />
     </div>
     <div>
      C'est aussi un jeu de miroirs entre deux artistes se ressemblant fortement, même costumes, même légères barbes, même faciès, sans être toutefois identiques. Ils sont entourés de psychés donnant de la profondeur à leurs déplacements. Nous sommes dans un rapport à soi et à l'autre avec l'image projetée dans des miroirs, mais avec un autre reflet, une tierce personne s'étant immiscée entre-temps dans la psyché pour projeter sa propre image à celui qui la regarde. Nous sommes dans ce rapport toujours décalé entre ce qui est projeté et ce qui est, entre ce que nous voyons et ce que nous percevons, entre ce que nous sommes et ce que nous représentons.       <br />
              <br />
       Le propos du spectacle montre que tout être humain est beau dans son expressivité. Secs, enrobés, jeunes, moins jeunes, ridés, moins ridés, tous participent aux mêmes gestuelles avec la même grâce. La maîtrise des mouvements n'est pas là où on l'attend. Lestes, sensuels, ils sont presque nonchalants, montrant une certaine fragilité. Un danseur se glisse sur un autre par le biais des épaules pour rouler sur son dos et rebondir par terre. Les mouvements s'étendent avec des membres inférieurs qui s'allongent, se replient en solo, en duo ou dans des danses de groupe. La gestique est souvent lente comme se déroulant dans un espace-temps où une décomposition donne à voir les différentes articulations corporelles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65905489-46935370.jpg?v=1657210702" alt="Shazam… Le retour éternel !" title="Shazam… Le retour éternel !" />
     </div>
     <div>
      Ce sont aussi des duos où, dans l'un d'eux, les interprètes se font face, avec des bascules sur les plats des pieds, les membres inférieurs et supérieurs bien étendus et les avant-bras remontant et faisant des angles droits. Nous sommes toujours dans une certaine représentativité mais paradoxalement très intérieure comme si chacun sur les planches gommait la présence du public en se concentrant exclusivement sur sa gestuelle. Et toujours à une vitesse où la rapidité n'est jamais invitée. Et puis, il y a aussi une photo de groupe final avec une bande-son de castagnettes dont les rias sont mimés par toute la compagnie avec leurs seules mains.       <br />
              <br />
       C'est le corps dans sa pleine expression sans que maîtrise et synchronisation soient présentes. L'important est cette gestuelle qui coordonne les mouvements entre eux avec parfois une certaine retenue, douceur. Pas de rapidité, pas de tension, pas de déséquilibre. Même si la beauté est présente, elle ne semble pas recherchée. Ce qui est recherché est un lien entre un âge et un être pour casser les préjugés de ce qu'il peut représenter socialement et artistiquement avec une concision dans la gestuelle. La précision ne devient pas un repère pour exprimer ainsi une certaine fragilité. Et le tout se coordonne, gommant les différences de sexe, de corpulence et de séniorité sans les annihiler.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Shazam"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65905489-46935384.jpg?v=1657210761" alt="Shazam… Le retour éternel !" title="Shazam… Le retour éternel !" />
     </div>
     <div>
      Direction artistique : Philippe Decouflé.       <br />
       Musiques originales et interprétation live : La Trabant composé de Sébastien Libolt, Yannick Jory, Paul Jothy et Christophe Rodomisto.       <br />
       Avec : Manon Andersen, Flavien Bernezet, Meritxell Checa Esteban, Stéphane Chivot, David Defever, Éric Martin, Alexandra Naudet, Olivier Simola, Violette Wanty, Christophe Waksmann.       <br />
       Lumières : Patrice Besombes.       <br />
       Accessoires : Pierre-Jean Verbraeken.       <br />
       Costumes : Philippe Guillotel assisté de Peggy Housset et Jean-Malo.       <br />
       Direction technique : Lahlou Benamirouche.       <br />
       Régie générale : Patrice Besombes et Begoña Garcia Navas, en alternance.       <br />
       Construction : Guillaume Troublé.       <br />
       Régie vidéo/cinéma : Laurent Radanovic.       <br />
       Régie lumières : Chloé Bouju.       <br />
       Régie plateau : Léon Bony &amp; Anatole Badiali.       <br />
       Régie son : Jean-Pierre Spirli.       <br />
       Films : Michel Amathieu, Jeanne Lapoirie et Dominique Willoughby.       <br />
       Collaboratrices artistiques : Daphné Mauger et Pascale Henrot, en alternance.       <br />
       Par la Compagnie DCA.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">du 30 juin au 10 juillet 2022.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 20 h, samedi à 15 h et 20 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Grande Halle de La Villette, Paris 19e, 01 40 03 75 75.       <br />
       <a class="link" href="https://lavillette.com" target="_blank">&gt;&gt; lavillette.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>•Off 2022• "Renversante" s'amuse à détricoter les préjugés sexistes bien comme il faut</title>
   <updated>2022-06-28T16:04:00+02:00</updated>
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   <category term="Avignon 2022" />
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   <published>2022-06-29T15:21:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C'est avec légèreté, légèreté de forme et légèreté de ton que Léna Bréban a mis en scène cette adaptation du livre de Florence Hinckel. Une légèreté qui permet au rire de prendre place, mais qui n'empêche ni de laisser flotter une ironie active, ni de plonger les esprits dans une réalité beaucoup moins superficielle et sans importance, comme certains le prétendent : l'égalité homme-femme et la question du genre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65703723-46821166.jpg?v=1648718340" alt="•Off 2022• "Renversante" s'amuse à détricoter les préjugés sexistes bien comme il faut" title="•Off 2022• "Renversante" s'amuse à détricoter les préjugés sexistes bien comme il faut" />
     </div>
     <div>
      Si les deux interprètes de la pièce paraissent abordables et ludiques, semblables à de gentils moniteurs de colo que les enfantillages ne rebutent pas, a contrario le fond du discours sur lesquels ils brodent les différents épisodes du spectacle est bien d'actualité comme on dit : un problème sociétal, contemporain, une injustice que notre monde si juste semble avaler quotidiennement comme un fait absolu, un ordre de la nature, une vérité basique.       <br />
              <br />
       En une petite demi-heure, dans un dispositif extrêmement épuré, la plupart des thèmes discriminatoires à l'encontre des femmes, principalement, sont abordés. L'autrice Florence Hinckel utilise un procédé simple lui aussi : elle inverse les rôles, et les sexes et donc les rôles que la société réserve pour chaque sexe, que ce soit dans le monde de l'entreprise, les tâches ménagères et surtout les mots.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65703723-46821167.jpg?v=1648718685" alt="•Off 2022• "Renversante" s'amuse à détricoter les préjugés sexistes bien comme il faut" title="•Off 2022• "Renversante" s'amuse à détricoter les préjugés sexistes bien comme il faut" />
     </div>
     <div>
      Ce procédé permet d'entendre alors des phrases qui résonnent drôlement à l'oreille. Ces phrases souvent péjoratives qui laminent de manière inconsciente l'image des filles, de leurs potentiels, leurs espoirs. Ainsi entend-on des choses comme ça : <span style="font-style:italic">&quot;un homme présidente de la République, je n'y crois pas&quot;</span>. Et tant d'autres phrases ainsi lancées par l'un ou l'autre interprète qui s'amusent à inverser eux aussi leurs &quot;rôles&quot; pour mieux stigmatiser les préjugés. Et cela fonctionne car le texte n'est pas didactique.       <br />
              <br />
       La mise en scène et le jeu de Léna Bréban et d'Antoine Prud'homme de la Boussinière ajoutent encore à l'efficacité de ce renversement en restant toujours dans une sorte d'humeur un peu enfantine, ludique, légère. Ils incarnent le plus souvent des jeunes, ados, préados, tant par leurs habits que par leurs mimiques, c'est aussi l'âge d'une partie du public qui rit de toutes ces facéties.       <br />
              <br />
       Grâce à tous ces ingrédients, le message passe, les images frappent et chacun se rend compte de la puissance des préjugés, des habitudes et des mots sur nos mentalités. Et cela commence tôt, bien sûr, dans la sexualisation des coutumes, bleu pour les garçons, rose pour les filles, et jouets différents, et jeux dans la cour de l'école, séparés, jusqu'au décalage entre les salaires féminins et masculins sous prétexte que… que quoi au fait ?       <br />
              <br />
       Le spectacle est suivi d'un débat, plutôt d'un échange, très bien orchestré par les deux interprètes qui questionnent le public, surtout les enfants, sur ce qu'ils vivent au quotidien, tentant de mettre le doigt sur des idées préconçues qu'ils portent sans se poser de questions.       <br />
              <br />
       Des idées avec lesquelles ils ne sont pourtant pas d'accord.       <br />
       Des questions qui finissent par voler dans la salle et peut-être plus tard, dans les têtes juvéniles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Renversante"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65703723-46821168.jpg?v=1648718777" alt="•Off 2022• "Renversante" s'amuse à détricoter les préjugés sexistes bien comme il faut" title="•Off 2022• "Renversante" s'amuse à détricoter les préjugés sexistes bien comme il faut" />
     </div>
     <div>
      Texte : Florence Hinckel.       <br />
       Adaptation : Léna Bréban, Thomas Blanchard.       <br />
       Mise en scène : Léna Bréban.       <br />
       Avec : Léna Bréban ou Julie Roux (en alternance), Antoine Prud’homme de la Boussinière ou Étienne Durot ou Pierre Lefebvre (en alternance).       <br />
       Scénographie : Léna Bréban.       <br />
       Création lumières : Denis Koransky.       <br />
       Costumes : Julie Deljehier.       <br />
       Vidéo : Julien Dubois.       <br />
       Production Espace des Arts, Scène nationale de Chalon-sur-Saône.       <br />
       Durée : 65 minutes (35 minutes + 30 minutes de débat).       <br />
       Théâtre tout public à partir de 8 ans.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 23 juillet 2022.</span>       <br />
       Tous les jours à 10 h, relache le dimanche.       <br />
       Présence Pasteur, Salle Annexe, 13, rue du Pont Trouca, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 32 74 18 54.       <br />
       <a class="link" href="https://presence-pasteur.fr/" target="_blank">&gt;&gt; presence-pasteur.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2022-Renversante-s-amuse-a-detricoter-les-prejuges-sexistes-bien-comme-il-faut_a3314.html" />
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   <title>"Renversante" s'amuse à détricoter les préjugés sexistes bien comme il faut</title>
   <updated>2022-03-31T11:22:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Renversante-s-amuse-a-detricoter-les-prejuges-sexistes-bien-comme-il-faut_a3213.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/63438103-45732057.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-03-31T10:56:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C'est avec légèreté, légèreté de forme et légèreté de ton que Léna Bréban a mis en scène cette adaptation du livre de Florence Hinckel. Une légèreté qui permet au rire de prendre place, mais qui n'empêche ni de laisser flotter une ironie active, ni de plonger les esprits dans une réalité beaucoup moins superficielle et sans importance, comme certains le prétendent : l'égalité homme-femme et la question du genre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63438103-45732057.jpg?v=1648718340" alt=""Renversante" s'amuse à détricoter les préjugés sexistes bien comme il faut" title=""Renversante" s'amuse à détricoter les préjugés sexistes bien comme il faut" />
     </div>
     <div>
      Si les deux interprètes de la pièce paraissent abordables et ludiques, semblables à de gentils moniteurs de colo que les enfantillages ne rebutent pas, a contrario le fond du discours sur lesquels ils brodent les différents épisodes du spectacle est bien d'actualité comme on dit : un problème sociétal, contemporain, une injustice que notre monde si juste semble avaler quotidiennement comme un fait absolu, un ordre de la nature, une vérité basique.       <br />
              <br />
       En une petite demi-heure, dans un dispositif extrêmement épuré, la plupart des thèmes discriminatoires à l'encontre des femmes, principalement, sont abordés. L'autrice Florence Hinckel utilise un procédé simple lui aussi : elle inverse les rôles, et les sexes et donc les rôles que la société réserve pour chaque sexe, que ce soit dans le monde de l'entreprise, les tâches ménagères et surtout les mots.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63438103-45732152.jpg?v=1648718685" alt=""Renversante" s'amuse à détricoter les préjugés sexistes bien comme il faut" title=""Renversante" s'amuse à détricoter les préjugés sexistes bien comme il faut" />
     </div>
     <div>
      Ce procédé permet d'entendre alors des phrases qui résonnent drôlement à l'oreille. Ces phrases souvent péjoratives qui laminent de manière inconsciente l'image des filles, de leurs potentiels, leurs espoirs. Ainsi entend-on des choses comme ça : <span style="font-style:italic">&quot;un homme présidente de la République, je n'y crois pas&quot;</span>. Et tant d'autres phrases ainsi lancées par l'un ou l'autre interprète qui s'amusent à inverser eux aussi leurs &quot;rôles&quot; pour mieux stigmatiser les préjugés. Et cela fonctionne car le texte n'est pas didactique.       <br />
              <br />
       La mise en scène et le jeu de Léna Bréban et d'Antoine Prud'homme de la Boussinière ajoutent encore à l'efficacité de ce renversement en restant toujours dans une sorte d'humeur un peu enfantine, ludique, légère. Ils incarnent le plus souvent des jeunes, ados, préados, tant par leurs habits que par leurs mimiques, c'est aussi l'âge d'une partie du public qui rit de toutes ces facéties.       <br />
              <br />
       Grâce à tous ces ingrédients, le message passe, les images frappent et chacun se rend compte de la puissance des préjugés, des habitudes et des mots sur nos mentalités. Et cela commence tôt, bien sûr, dans la sexualisation des coutumes, bleu pour les garçons, rose pour les filles, et jouets différents, et jeux dans la cour de l'école, séparés, jusqu'au décalage entre les salaires féminins et masculins sous prétexte que… que quoi au fait ?       <br />
              <br />
       Le spectacle est suivi d'un débat, plutôt d'un échange, très bien orchestré par les deux interprètes qui questionnent le public, surtout les enfants, sur ce qu'ils vivent au quotidien, tentant de mettre le doigt sur des idées préconçues qu'ils portent sans se poser de questions.       <br />
              <br />
       Des idées avec lesquelles ils ne sont pourtant pas d'accord.       <br />
       Des questions qui finissent par voler dans la salle et peut-être plus tard, dans les têtes juvéniles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Renversante"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63438103-45732181.jpg?v=1648718777" alt=""Renversante" s'amuse à détricoter les préjugés sexistes bien comme il faut" title=""Renversante" s'amuse à détricoter les préjugés sexistes bien comme il faut" />
     </div>
     <div>
      Texte Florence Hinckel.       <br />
       Mise en scène Léna Bréban.       <br />
       Avec : Léna Bréban, Antoine Prud'homme de la Boussinière, en alternance avec Julie Roux, Pierre Lefebvre, Étienne Durot.       <br />
       Costumes Julie Deljehier.       <br />
       Programmation, montage d'images Julien Dubois.       <br />
       Scénographie Léna Bréban.       <br />
       Durée : 60 minutes (35 minutes + 30 minutes de débat).       <br />
       À partir de 8 ans.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 au 8 avril 2022 :</span> Festival Les Utopiks, Espace des Arts - Scène nationale, Chalon-sur-Saône (71).       <br />
       Du 6 mai au 24 juin 2022 : Tournée dans le département Saône-et-Loire.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 30 juillet 2022.</span>       <br />
       Présence Pasteur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Renversante-s-amuse-a-detricoter-les-prejuges-sexistes-bien-comme-il-faut_a3213.html" />
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