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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-12T17:32:58+02:00</updated>
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   <title>"La Porte d'Ensor" Dans une forme d'imaginaire plastique et théâtral, dévoiler la dramaturgie inhérente à toute œuvre picturale</title>
   <updated>2026-02-23T20:10:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Porte-d-Ensor-Dans-une-forme-d-imaginaire-plastique-et-theatral-devoiler-la-dramaturgie-inherente-a-toute-oeuvre_a4485.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/94843324-66431978.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-02-23T18:40:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Serge Noyelle et Marion Coutris reprennent "La Porte d'Ensor", leur création de 2024 qui baguenaude avec délectation sur les sentiers de l'art pictural et explore la théâtralité et la dramaturgie des œuvres du courant "expressionniste" belge, entre autres, de la fin du XIXᵉ au début XXᵉ, représentée par James Ensor (1) et Félicien Rops qui, tous deux, firent partie du Groupe des Vingt (2). Seront aussi convoqués, pour leurs spécificités imaginatives et leurs esthétiques expressionnistes et/ou surréalistes, Paul Delvaux, René Magritte, Munch…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94843324-66431977.jpg?v=1711826046" alt=""La Porte d'Ensor" Dans une forme d'imaginaire plastique et théâtral, dévoiler la dramaturgie inhérente à toute œuvre picturale" title=""La Porte d'Ensor" Dans une forme d'imaginaire plastique et théâtral, dévoiler la dramaturgie inhérente à toute œuvre picturale" />
     </div>
     <div>
      En fond de scène, au centre, comme peinte au milieu de nulle part, une porte à deux battants fermée. Que va-t-il en surgir ? Qu'y a-t-il derrière cette porte ? Qui va en franchir le seuil ? Très vite, un à un, parfois à deux, des hommes habillés en noir, empruntant chacun des attitudes différentes, vont passer ce gué, entrer puis sortir, discrètement ou pas, effarouché ou pas, parfois jouant d'une gestuelle burlesque, générant étrangeté, curiosité… Y a-t-il, dans cet acte, dans ce cortège insolite, un secret, un imaginaire à dévoiler ?       <br />
              <br />
       Sans aucun doute, celui-ci se construisant par la succession de simulacres visuels fantasmagoriques, cortège d'images fugaces, intemporelles, représentations oniriques ou insolites, parfois décalées, burlesques ou inscrites dans des réalités créatrices passées, toutes ces propositions, de manière compréhensible ou pas – selon la connaissance que chacun peut avoir des artistes susnommés –, faisant référence à des expressions picturales existantes, à des œuvres concrètes, dont le champ esthétique libre et singulier se définit comme un hommage avéré à James Ensor, l'homme et son histoire, l'œuvre bien sûr, mais aussi les influences initiées par ses admirations pour ses pairs et l'environnement artistique de son époque.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94843324-66431978.jpg?v=1711826072" alt=""La Porte d'Ensor" Dans une forme d'imaginaire plastique et théâtral, dévoiler la dramaturgie inhérente à toute œuvre picturale" title=""La Porte d'Ensor" Dans une forme d'imaginaire plastique et théâtral, dévoiler la dramaturgie inhérente à toute œuvre picturale" />
     </div>
     <div>
      Ces tableaux vivants ainsi représentés sont entrecoupés parfois de monologues descriptifs, d'échanges de répliques entre différents personnages et James Ensor. Pour exemple, une jeune fille (surprenante et talentueuse Camille Noyelle), parée d'étoffes, de dentelles et de bottines blanches, surgit, repart, ressurgit, visage étonné, gestes mécaniques, se mouvant en pas glissants. S'ensuit, dans une manière de soliloque, un autoportrait d'Ensor qui passe de la description détaillée de son visage à celle, très imagée, de haut en bas, de l'ensemble de son corps. La jeune fille en blanc réapparaîtra régulièrement, dessinant un cercle de confettis blanc ou déambulant dans des attitudes somnambulesques, voire inquiétantes, ou encore donnant la réplique à Ensor et son parapluie.       <br />
              <br />
       Puis de nouvelles séquences se succèdent, sans cohérence apparente… mais toutes génèrent une forme de surprise ludique alimentant l'attention du spectateur… Arrivée d'une violoniste, puis d'un accordéoniste chanteur (Rémy Brès-Feuillet) à la voix magnifiquement maîtrisée de contre-ténor. Suivent quatre danseurs, tous en marcel… exécutant une chorégraphie élégamment désordonnée. Un autre, élancé, en robe noire, gracieux, exécutera de longs mouvements rapides et aériens. Les scènes sont nombreuses et inventives, toutes étudiées avec une précision plastique réussie. On va sans cesse de surprises en surprises, chacune jouant d'effets surprenants et imprévus. On n'est jamais dans l'attendu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94843324-66431979.jpg?v=1711826096" alt=""La Porte d'Ensor" Dans une forme d'imaginaire plastique et théâtral, dévoiler la dramaturgie inhérente à toute œuvre picturale" title=""La Porte d'Ensor" Dans une forme d'imaginaire plastique et théâtral, dévoiler la dramaturgie inhérente à toute œuvre picturale" />
     </div>
     <div>
      Ce mode d'expression, très visuel, est, par excellence, la marque de fabrique de Serge Noyelle, étant par sa formation tout autant plasticien que metteur en scène. Celle-ci met ici en exergue la capacité des peintres à s'appuyer, à user – souvent de façon subtile et délicate – d'une dramaturgie, &quot;canevas&quot; guidant, de manière inconsciente ou pas, de nombreuses créations picturales. En retour, le théâtre et ses unités de temps, de lieu et d'action ont cette faculté à donner un supplément de vivacité à l'inerte… à leur donner de nouvelles tournures métaphoriques dans l'interprétation de ces sens ou non-sens. Cette approche singulière est particulièrement évidente dans la dernière partie du spectacle où s'effectue un changement d'ambiance avec une atmosphère plus rock – riffs de guitare en fond sonore – et plus lumineuse.       <br />
              <br />
       Paraissent alors neuf personnages en robes de couleur, portant des masques <span style="font-style:italic">(3)</span>, tous différents, horrifiques ou grotesques ou burlesques… au-delà du fantastique ! Chacun, se voyant attribué une chaise, effectue un jeu burlesque autour de celle-ci. Puis Ensor nous rappelle son ancrage à Ostende, sa ville de naissance (&quot;J'aime revenir à Ostende, la nuit&quot;) avant que les masques tombent. Le final se met en place en une forme de déménagement, avec une mise en place sur le plateau plus ou moins désordonnée d'accessoires, d'objets variés : fauteuils, canapé, malle, valises, plantes vertes, petites volières, bassine, seau, skis, portant avec vêtements, etc., comme une composition picturale improvisée… ou pas ! Dans le cadre de la porte, en fond, projection de détails de tableaux de James Ensor.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94843324-66431980.jpg?v=1712168236" alt=""La Porte d'Ensor" Dans une forme d'imaginaire plastique et théâtral, dévoiler la dramaturgie inhérente à toute œuvre picturale" title=""La Porte d'Ensor" Dans une forme d'imaginaire plastique et théâtral, dévoiler la dramaturgie inhérente à toute œuvre picturale" />
     </div>
     <div>
      L'art de la création hors cadre de Serge Noyelle et Marion Coutris est ici à son summum et la puissance de leur inspiration s'exprime pleinement dans leur hommage à James Ensor (&quot;Les masques scandalisés&quot;, &quot;L'intrigue&quot;, &quot;L'entrée du christ à Bruxelles&quot;, etc.), mais aussi dans les références à Félicien Rops (&quot;Pornokratès&quot;, 1878), aux femmes en robe blanche de Paul Delvaux et à l'univers de Magritte.        <br />
              <br />
       Et l'un des points forts de la mise en scène de Serge Noyelle et de l'apport dramaturgique de Marion Coutris réside dans la construction spectaculaire et maîtrisée des différentes séquences, dans leur enchaînement, dans la subtile mécanique qui associe, avec justesse, scènes purement visuelles et interventions textuelles. Un autre est sans conteste l'intelligence du choix des comédiennes, comédiens, musiciennes et musiciens qui sont ici tous à la bonne place pour exprimer totalement leurs talents.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) James Ensor est un peintre belge né à Ostende le 13 avril 1860 et mort dans cette même ville le 19 novembre 1949.       <br />
       (2) Cercle artistique belge d'avant-garde créé en 1883 à Bruxelles par Octave Maus. Après sa dissolution en 1894, celui-ci deviendra La Libre Esthétique.       <br />
       (3) Ces masques – ceux du carnaval d'Ostende – sont très présents dans les toiles d'Ensor, occupant une place de choix dans la thématique de l'artiste. On les trouve dans &quot;L'intrigue&quot;, &quot;The troubled masks (Les masques intrigués)&quot;, &quot;Les masques singuliers&quot;, &quot;Ensor aux masques&quot;, par exemple.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Porte d'Ensor"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94843324-66431981.jpg?v=1712168279" alt=""La Porte d'Ensor" Dans une forme d'imaginaire plastique et théâtral, dévoiler la dramaturgie inhérente à toute œuvre picturale" title=""La Porte d'Ensor" Dans une forme d'imaginaire plastique et théâtral, dévoiler la dramaturgie inhérente à toute œuvre picturale" />
     </div>
     <div>
      Création Théâtre des Calanques mars-avril 2024.       <br />
       Texte et dramaturgie : Marion Coutris.       <br />
       Mise en scène et scénographie : Serge Noyelle.       <br />
       Avec : Rémy Brès-Feuillet, Marion Coutris, Pascal Delalée, Nino Djerbir, Andrés García Martínez, Camille Noyelle, Hugo Olagnon, Leonardo Santini, Geneviève Sorin, Bellkacem Tir.       <br />
       Bande sonore : Patrick Cascino (piano), Didier Lévêque (accordéon), Magali Rubio (clarinette), Marco Quesada (guitare), Charly Thomas (contrebasse).       <br />
       Adaptation lyrique et accordéon : Rémy Brès-Feuillet.       <br />
       Composition musicale : Marco Quesada, Patrick Cascino et Purcell, Monteverdi, Vivaldi, Haendel.       <br />
       Lumières : Serge Noyelle et Loane Mathey.       <br />
       Vidéo : Cédric Cartaut.       <br />
       Son : Alexandre Pierre.       <br />
       Régisseur général : Thibault Arragon de Combas.       <br />
       Co-production Théâtre des Calanques et Groupe 444, soutien à la production Fransbrood Production (Gent).       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">12, 13 et 14 mars 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h 30.       <br />
       Théâtre des Calanques, 35, traverse de Carthage, Marseille 8ᵉ.       <br />
       Téléphone : 04 91 75 64 59.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('reservation@theatredescalanques.com')" >reservation@theatredescalanques.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredescalanques.com/la-porte-densor" target="_blank">&gt;&gt; theatredescalanques.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>"La Porte d'Ensor" Dans une forme d'imaginaire plastique et théâtral, dévoiler la dramaturgie inhérente à toute œuvre picturale</title>
   <updated>2024-04-04T08:26:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Porte-d-Ensor-Dans-une-forme-d-imaginaire-plastique-et-theatral-devoiler-la-dramaturgie-inherente-a-toute-oeuvre_a3860.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/79228898-57406797.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-04-04T08:17:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Après un "Tartuffe" magnifiquement réussi en janvier dernier et apprécié jusqu'à Pékin (dans le cadre d'une tournée en Chine), Serge Noyelle et Marion Coutris récidivent avec une nouvelle création, La Porte d'Ensor", qui baguenaude avec délectation sur les sentiers de l'art pictural et explore la théâtralité et la dramaturgie des œuvres du courant "expressionniste" belge, entre autres, de la fin du XIXe, début XXe, représentée par James Ensor(1) et Félicien Rops – tous deux firent partie du Groupe des Vingt(2). Seront aussi convoqués, pour leurs spécificités imaginatives et leurs esthétiques expressionnistes et/ou surréalistes, Paul Delvaux, René Magritte, Munch…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79228898-57406797.jpg?v=1711826046" alt=""La Porte d'Ensor" Dans une forme d'imaginaire plastique et théâtral, dévoiler la dramaturgie inhérente à toute œuvre picturale" title=""La Porte d'Ensor" Dans une forme d'imaginaire plastique et théâtral, dévoiler la dramaturgie inhérente à toute œuvre picturale" />
     </div>
     <div>
      En fond de scène, au centre, comme peinte au milieu de nulle part, une porte à deux battants fermée. Que va-t-il en surgir ? Qu'y a-t-il derrière cette porte ? Qui va en franchir le seuil ? Très vite, un à un, parfois à deux, des hommes habillés en noir, empruntant chacun des attitudes différentes, vont passer ce gué, entrer puis sortir, discrètement ou pas, effarouché ou pas, parfois jouant d'une gestuelle burlesque, générant étrangeté, curiosité… Y a-t-il, dans cet acte, dans ce cortège insolite, un secret, un imaginaire à dévoiler ?       <br />
              <br />
       Sans aucun doute, celui-ci se construisant par la succession de simulacres visuels fantasmagoriques, cortège d'images fugaces, intemporelles, représentations oniriques ou insolites, parfois décalées, burlesques ou inscrites dans des réalités créatrices passées, toutes ces propositions, de manière compréhensible ou pas – selon la connaissance que chacun peut avoir des artistes susnommés –, faisant référence à des expressions picturales existantes, à des œuvres concrètes, dont le champ esthétique libre et singulier se définit comme un hommage avéré à James Ensor, l'homme et son histoire, l'œuvre bien sûr, mais aussi les influences initiées par ses admirations pour ses pairs et l'environnement artistique de son époque.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79228898-57406799.jpg?v=1711826072" alt=""La Porte d'Ensor" Dans une forme d'imaginaire plastique et théâtral, dévoiler la dramaturgie inhérente à toute œuvre picturale" title=""La Porte d'Ensor" Dans une forme d'imaginaire plastique et théâtral, dévoiler la dramaturgie inhérente à toute œuvre picturale" />
     </div>
     <div>
      Ces tableaux vivants ainsi représentés sont entrecoupés parfois de monologues descriptifs, d'échanges de répliques entre différents personnages et James Ensor. Pour exemple, une jeune fille (surprenante et talentueuse Camille Noyelle), parée d'étoffes, de dentelles et de bottines blanches, surgit, repart, ressurgit, visage étonné, gestes mécaniques, se mouvant en pas glissants. S'ensuit, dans une manière de soliloque, un autoportrait d'Ensor qui passe de la description détaillée de son visage à celle, très imagée, de haut en bas, de l'ensemble de son corps. La jeune fille en blanc réapparaîtra régulièrement, dessinant un cercle de confettis blanc ou déambulant dans des attitudes somnambulesques, voire inquiétantes, ou encore donnant la réplique à Ensor et son parapluie.       <br />
              <br />
       Puis de nouvelles séquences se succèdent, sans cohérence apparente… mais toutes génèrent une forme de surprise ludique alimentant l'attention du spectateur… Arrivée d'une violoniste, puis d'un accordéoniste chanteur (Rémy Brès-Feuillet) à la voix magnifiquement maîtrisée de contre-ténor. Suivent quatre danseurs, tous en marcel… exécutant une chorégraphie élégamment désordonnée. Un autre, élancé, en robe noire, gracieux, exécutera de longs mouvements rapides et aériens. Les scènes sont nombreuses et inventives, toutes étudiées avec une précision plastique réussie. On va sans cesse de surprises en surprises, chacune jouant d'effets surprenants et imprévus. On n'est jamais dans l'attendu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79228898-57406803.jpg?v=1711826096" alt=""La Porte d'Ensor" Dans une forme d'imaginaire plastique et théâtral, dévoiler la dramaturgie inhérente à toute œuvre picturale" title=""La Porte d'Ensor" Dans une forme d'imaginaire plastique et théâtral, dévoiler la dramaturgie inhérente à toute œuvre picturale" />
     </div>
     <div>
      Ce mode d'expression, très visuel, est, par excellence, la marque de fabrique de Serge Noyelle, étant par sa formation tout autant plasticien que metteur en scène. Celle-ci met ici en exergue la capacité des peintres à s'appuyer, à user – souvent de façon subtile et délicate – d'une dramaturgie, &quot;canevas&quot; guidant, de manière inconsciente ou pas, de nombreuses créations picturales. En retour, le théâtre et ses unités de temps, de lieu et d'action ont cette faculté à donner un supplément de vivacité à l'inerte… à leur donner de nouvelles tournures métaphoriques dans l'interprétation de ces sens ou non-sens. Cette approche singulière est particulièrement évidente dans la dernière partie du spectacle où s'effectue un changement d'ambiance avec une atmosphère plus rock – riffs de guitare en fond sonore – et plus lumineuse.       <br />
              <br />
       Paraissent alors neuf personnages en robes de couleur, portant des masques(3), tous différents, horrifiques ou grotesques ou burlesques… au-delà du fantastique ! Chacun, se voyant attribué une chaise, effectue un jeu burlesque autour de celle-ci. Puis Ensor nous rappelle son ancrage à Ostende, sa ville de naissance (&quot;J'aime revenir à Ostende, la nuit&quot;) avant que les masques tombent. Le final se met en place en une forme de déménagement, avec une mise en place sur le plateau plus ou moins désordonnée d'accessoires, d'objets variés : fauteuils, canapé, malle, valises, plantes vertes, petites volières, bassine, seau, skis, portant avec vêtements, etc., comme une composition picturale improvisée… ou pas ! Dans le cadre de la porte, en fond, projection de détails de tableaux de James Ensor.
     </div>
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79228898-57453716.jpg?v=1712168236" alt=""La Porte d'Ensor" Dans une forme d'imaginaire plastique et théâtral, dévoiler la dramaturgie inhérente à toute œuvre picturale" title=""La Porte d'Ensor" Dans une forme d'imaginaire plastique et théâtral, dévoiler la dramaturgie inhérente à toute œuvre picturale" />
     </div>
     <div>
      L'art de la création hors cadre de Serge Noyelle et Marion Coutris est ici à son summum et la puissance de leur inspiration s'exprime pleinement dans leur hommage à James Ensor (&quot;Les masques scandalisés&quot;, &quot;L'intrigue&quot;, &quot;L'entrée du christ à Bruxelles&quot;, etc.), mais aussi dans les références à Félicien Rops (&quot;Pornokratès&quot;, 1878), aux femmes en robe blanche de Paul Delvaux et à l'univers de Magritte.        <br />
              <br />
       Et l'un des points forts de la mise en scène de Serge Noyelle et de l'apport dramaturgique de Marion Coutris réside dans la construction spectaculaire et maîtrisée des différentes séquences, dans leur enchaînement, dans la subtile mécanique qui associe, avec justesse, scènes purement visuelles et interventions textuelles. Un autre est sans conteste l'intelligence du choix des comédiennes, comédiens, musiciennes et musiciens qui sont ici tous à la bonne place pour exprimer totalement leurs talents.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) James Ensor est un peintre belge né à Ostende le 13 avril 1860 et mort dans cette même ville le 19 novembre 1949.       <br />
       (2) Cercle artistique belge d'avant-garde créé en 1883 à Bruxelles par Octave Maus. Après sa dissolution en 1894, celui-ci deviendra La Libre Esthétique.       <br />
       (3) Ces masques – ceux du carnaval d'Ostende – sont très présents dans les toiles d'Ensor, occupant une place de choix dans la thématique de l'artiste. On les trouve dans &quot;L'intrigue&quot;, &quot;The troubled masks (Les masques intrigués)&quot;, &quot;Les masques singuliers&quot;, &quot;Ensor aux masques&quot;, par exemple.</span>
     </div>
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     <div><b>"La Porte d'Ensor"</b></div>
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      Création 2024.       <br />
       Texte et dramaturgie : Marion Coutris.       <br />
       Mise en scène et scénographie : Serge Noyelle.       <br />
       Avec : Rémy Brès-Feuillet, Marion Coutris, Pascal Delalée, Nino Djerbir, Andrés García Martínez, Camille Noyelle, Hugo Olagnon, Leonardo Santini, Geneviève Sorin, Bellkacem Tir.       <br />
       Bande sonore : Patrick Cascino (piano), Didier Lévêque (accordéon), Magali Rubio (clarinette), Marco Quesada (guitare), Charly Thomas (contrebasse).       <br />
       Adaptation lyrique et accordéon : Rémy Brès-Feuillet.       <br />
       Composition musicale : Marco Quesada, Patrick Cascino et Purcell, Monteverdi, Haendel.       <br />
       Lumières : Serge Noyelle et Cédric Cartaut.       <br />
       Vidéo : Cédric Cartaut.       <br />
       Son : Bastien Boni.       <br />
       Régisseur général : Thibault Arragon de Combas.       <br />
              <br />
       Coproduction Théâtre des Calanques et Groupe 444, soutien à la production Fransbrood Production (Gent).       <br />
              <br />
       <b>A été représenté les 22, 23, 26, 28, 29 et 30 mars 2024.</b>       <br />
       À 20 h 30.       <br />
       Théâtre des Calanques - Pôle Européen des Suds, Marseille 8e, 04 91 75 64 59.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredescalanques.com/la-porte-densor" target="_blank">&gt;&gt; theatredescalanques.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/La-Porte-d-Ensor-Dans-une-forme-d-imaginaire-plastique-et-theatral-devoiler-la-dramaturgie-inherente-a-toute-oeuvre_a3860.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Les femmes de Barbe Bleue" Désirs, désirs, étranges désirs qui défient les réalistes et fascinent les fous</title>
   <updated>2019-12-19T16:14:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-femmes-de-Barbe-Bleue-Desirs-desirs-etranges-desirs-qui-defient-les-realistes-et-fascinent-les-fous_a2623.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/40885306-34539323.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-12-18T09:31:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
On entre dans la maison de Barbe Bleue par l'entremise de l'une de ses femmes, la dernière à être tentée par cette fameuse porte close dont elle a l'interdiction d'accès malgré cette clef qui lui brûle et lui glace la paume. C'est soir de fête et le maître de maison est absent. Et la boisson commence à manquer. Et la maîtresse de maison décide de descendre l'escalier de la cave qui mène à cet interdit. Au lieu d'un cellier, c'est un musée sanglant qu'elle découvre alors, un musée vivant de toutes les femmes de Barbe Bleue tuées.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40885306-34539323.jpg?v=1576659489" alt=""Les femmes de Barbe Bleue" Désirs, désirs, étranges désirs qui défient les réalistes et fascinent les fous" title=""Les femmes de Barbe Bleue" Désirs, désirs, étranges désirs qui défient les réalistes et fascinent les fous" />
     </div>
     <div>
      Ces quatre précédentes épouses vont devant nous revivre le destin qui les amena là, à cette fin. Quatre histoires toutes très différentes. Quatre femmes chacune originale, unique, qui tentent de toucher du doigt les raisons profondes de ce qui est pour les cerveaux sensés, carrés, terre à terre, une folie, un indicible, un illogisme parfait : les raisons des désirs des plus bizarres et périlleux.       <br />
              <br />
       Les attraits de l'interdit et du danger, tout est là : comment résister à l'injonction qui dit de ne pas prendre ce chemin, de ne pas goûter cette boisson, de ne pas transgresser la règle. Toute l'histoire de Barbe Bleue fonctionne sur ce trouble des sens, cette tentation qui n'a l'air de rien, pas seulement curiosité mais fascination pour le mal.       <br />
              <br />
       On pourrait craindre trop de psychologie dans ce travail de création autour du thème du conte de Perrault, mais l'écriture collective de cette compagnie évite soigneusement cet écueil. Chaque histoire racontée, chaque destin devient, grâce aux interprétations très incarnées, un conte par lui-même, vécu ou revécu devant nous dans une forme de reconstitution. Le texte, comme la mise en scène de Lisa Guez, parvient à réaliser un dosage délicat, difficile entre une impudeur nécessaire et une analyse du comportement sous forme d'aveux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40885306-34539328.jpg?v=1576659523" alt=""Les femmes de Barbe Bleue" Désirs, désirs, étranges désirs qui défient les réalistes et fascinent les fous" title=""Les femmes de Barbe Bleue" Désirs, désirs, étranges désirs qui défient les réalistes et fascinent les fous" />
     </div>
     <div>
      Les cinq interprètes semblent être en accord parfait avec leurs personnages aux imaginaires éclatés. On tourne ainsi autour des abîmes de l'âme féminine, ses peurs, ses fascinations. Mais peut-être ces abîmes ne sont-ils pas uniquement féminins ?       <br />
              <br />
       Malgré la noirceur du fond de ces histoires, la mise en scène et le jeu des actrices provoquent plus de rires et de sourires que de frisson. Un jeu dynamique, des textes emportés empêchent tout pathos et apportent au spectacle autant de sensualité que de fantaisie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les femmes de Barbe Bleue"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40885306-34539329.jpg?v=1576659564" alt=""Les femmes de Barbe Bleue" Désirs, désirs, étranges désirs qui défient les réalistes et fascinent les fous" title=""Les femmes de Barbe Bleue" Désirs, désirs, étranges désirs qui défient les réalistes et fascinent les fous" />
     </div>
     <div>
      Une création collective de Juste avant la compagnie.       <br />
       Idée originale et mise en scène : Lisa Guez.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Sarah Doukhan.       <br />
       Avec : Valentine Bellone, Valentine Krasnochok, Anne Knosp, Nelly Latour, Jordane Soudre.       <br />
       Dramaturgie et mise en forme de l'écriture : Valentine Krasnochok.       <br />
       Création lumière : Lila Meynard et Sarah Doukhan.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
       Juste avant la compagnie.       <br />
       <a class="link" href="https://www.justeavantlacompagnie.com/" target="_blank">&gt;&gt; justeavantlacompagnie.com</a>       <br />
              <br />
       <b>A été joué du 27 novembre au 1er décembre 2019 au Lavoir Moderne Parisien.       <br />
       Vient de remporter le Prix du Jury et le Prix des Lycéens dans le cadre du Festival Impatience 2019.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée 2019/2020</b>       <br />
       3 et 4 mars : Théâtre de la Verrière, Lille (59).       <br />
       12 et 13 mars : L'Escapade, Hénin-Beaumont (62).       <br />
       15 mai : Théâtre Les Tisserands, Lomme (59).       <br />
       Juillet 2020 : Théâtre des Carmes, Festival Avignon Off.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Les-femmes-de-Barbe-Bleue-Desirs-desirs-etranges-desirs-qui-defient-les-realistes-et-fascinent-les-fous_a2623.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée"… Phénomène atmosphérico-théâtral !</title>
   <updated>2019-03-22T10:15:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Il-faut-qu-une-porte-soit-ouverte-ou-fermee-Phenomene-atmospherico-theatral-_a2365.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/31871834-29898613.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-03-22T09:20:00+01:00</published>
   <author><name>Isabelle Lauriou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Il fait chaud, c'est vrai. À ce propos, si on ouvrait une fenêtre ? Non ? Une porte plutôt… Deux portes ouvertes laissent passer les courants d'air. Les courants d'air, en cette période estivale, voire limite caniculaire, sont souvent très mauvais et refilent des toux et autres angines passagères. Pour contrer cela, il y a la méthode moderne : "la clim'" ou climatisation pour les puristes du langage. Pas si moderne, puisqu'elle a été créée au début du XXe…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/31871834-29898613.jpg?v=1553246960" alt=""Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée"… Phénomène atmosphérico-théâtral !" title=""Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée"… Phénomène atmosphérico-théâtral !" />
     </div>
     <div>
      Bref ! personnellement, je reste classique et je penche pour le bon vieux courant d'air. Comme dans la Talbot de mon père en 1982. Mais ? Une question, soudain ? Y a-t-il la clim' au Lucernaire ? Peu importe ! Je suis une classico-moderne, je m'adapte à tout, même si je vous avoue n'avoir jamais encore testé le Homard de couleur bleu. Le Homard bleu, c'est le drôle de nom de la compagnie qui s'est emparée du texte d'un de mes auteurs préférés. Direction donc le Paradis, salle perchée du Lucernaire en plein cœur de Paris.       <br />
              <br />
       La chaleur encore, au milieu de tous ces gens puis, soudain : Niagara et son &quot;Amour à la plage&quot;. Décidément, ils ont tout bon les deux acteurs, également metteurs en scène, ils choisissent aussi un de mes morceaux préférés. Au gré du spectacle, ce duo chic sème vent et pagaille sur le plateau et que la porte soit ouverte ou fermée, le courant d'air que tous deux envoient, remplace bien toutes les &quot;clim's&quot; révolutionnaires. Pinces d'humour (La séquence Guetta est géniale d'inventivité) et rythme décapant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/31871834-29898614.jpg?v=1531986482" alt=""Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée"… Phénomène atmosphérico-théâtral !" title=""Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée"… Phénomène atmosphérico-théâtral !" />
     </div>
     <div>
      Aucune perturbation. Le texte de Musset est parfaitement transposé. La marquise - subtile Anne-Sophie Liban - est belle, et de son allure fine et élancée, elle défend sa position face à un comte - formidable Mathias Fortune Droulers - hautement méritant et super conquérant. Il lui fait la cour mais ça ne prend pas malgré un sourire ravageur et une âme d'aventurier. La marquise est une femme, une guerrière qui ne se laisse pas faire. Manquerait plus que ça !       <br />
              <br />
       Alors il part, revient, repart… et de vraies déclarations en faux départs, se dévoile peu à peu un amour franc et sincère qui fera fondre la belle marquise aux ongles des pieds et mains vernis, dressée sur de hauts talons, hyper sexy. Cette adaptation ultra modernisée par la forme à travers les tenues vestimentaires, les sons, le corps (grande réussite de ce spectacle) et le décor, me fait penser à un conte de fées. Un homme, une femme. Ils sont terriblement craquants et forment d'ailleurs un couple très assorti, avec du chien comme on dit !       <br />
              <br />
       Il y a quelque chose de palpitant, ils ont tout mais iront-ils au bout ? Le souhaite-t-elle vraiment ? Et lui ? Ce beau au bonnet orange, que cherche-t-il vraiment ? Qu'attend-il de cet amour ? Que feront-ils nos deux tourtereaux ? Pardon, nos deux magnifiques crustacés ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/31871834-29898615.jpg?v=1531986510" alt=""Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée"… Phénomène atmosphérico-théâtral !" title=""Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée"… Phénomène atmosphérico-théâtral !" />
     </div>
     <div>
      Le vent, la pluie nous le diront sûrement. La porte se refermera… parce que trop de courants d'air provoquent des toux ou autres angines passagères et il serait bien triste que ce duo excellent prenne froid alors qu'il donne là un spectacle de haut niveau et je pèse mes mots puisqu'ils se battent les pieds dans l'eau, elle danse le &quot;mambo&quot; et leurs corps sont aussi présents que leur diction est fluide dans cet écrin modernisé d'une des œuvres d'Alfred de Musset.       <br />
              <br />
       Pas besoin de clim' au Paradis puisque la tête est dans les nuages. Le Homard bleu offre à Alfred de Musset, un très bel hommage. C'est le paradis oui ! Et à défaut d'y trouver la plage… il fera toujours rêver puisque l'amour y triomphera toujours… qu'il soit blanc ou bleu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/31871834-29898616.jpg?v=1531988080" alt=""Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée"… Phénomène atmosphérico-théâtral !" title=""Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée"… Phénomène atmosphérico-théâtral !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Alfred de Musset.       <br />
       Mise en scène : Anne-Sophie Liban et Matthias Fortune Droulers.       <br />
       Assistante à la mis en scène : Katia Miran.       <br />
       Idée originale : Yohan Guion.       <br />
       Avec : Anne-Sophie Liban et Matthias Fortune Droulers.       <br />
       Scénographie : Marion de Villechabrolle.       <br />
       Lumières : Cynthia Lhopitallier.       <br />
       Son : Rozenn Lièvre.       <br />
       Costumes : Audrey Belin.       <br />
       Compagnie Le Homard bleu.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/31871834-29898699.jpg?v=1553247021" alt=""Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée"… Phénomène atmosphérico-théâtral !" title=""Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée"… Phénomène atmosphérico-théâtral !" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 27 mars au 12 mai 2019.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 18 h 30, dimanche à 15 h.       <br />
       Le Lucernaire, Paris 6e, 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lucernaire.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Il-faut-qu-une-porte-soit-ouverte-ou-fermee-Phenomene-atmospherico-theatral-_a2365.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée", phénomène atmosphérico-théâtral dans lequel coulent à "flow" les mots d'Alfred de Musset</title>
   <updated>2018-07-19T10:32:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Il-faut-qu-une-porte-soit-ouverte-ou-fermee--phenomene-atmospherico-theatral-dans-lequel-coulent-a-flow-les-mots-d_a2210.html</id>
   <category term="Trib'Une" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/23846979-25942954.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-07-19T09:17:00+02:00</published>
   <author><name>Isabelle Lauriou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Il fait chaud, c'est vrai. À ce propos, si on ouvrait une fenêtre ? Non ? Une porte plutôt… Deux portes ouvertes laissent passer les courants d'air. Les courants d'air, en cette période estivale, voire limite caniculaire, sont souvent très mauvais et refilent des toux et autres angines passagères. Pour contrer cela, il y a la méthode moderne : "la clim'" ou climatisation pour les puristes du langage. Pas si moderne, puisqu'elle a été créée au début du XXe…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/23846979-25942954.jpg?v=1531986447" alt=""Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée", phénomène atmosphérico-théâtral dans lequel coulent à "flow" les mots d'Alfred de Musset" title=""Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée", phénomène atmosphérico-théâtral dans lequel coulent à "flow" les mots d'Alfred de Musset" />
     </div>
     <div>
      Bref ! personnellement, je reste classique et je penche pour le bon vieux courant d'air. Comme dans la Talbot de mon père en 1982. Mais ? Une question, soudain ? Y a-t-il la clim' au Lucernaire ? Peu importe ! Je suis une classico-moderne, je m'adapte à tout, même si je vous avoue n'avoir jamais encore testé le Homard de couleur bleu. Le Homard bleu, c'est le drôle de nom de la compagnie qui s'est emparée du texte d'un de mes auteurs préférés. Direction donc le Paradis, salle perchée du Lucernaire en plein cœur de Paris.       <br />
              <br />
       La chaleur encore, au milieu de tous ces gens puis, soudain : Niagara et son &quot;Amour à la plage&quot;. Décidément, ils ont tout bon les deux acteurs, également metteurs en scène, ils choisissent aussi un de mes morceaux préférés. Au gré du spectacle, ce duo chic sème vent et pagaille sur le plateau et que la porte soit ouverte ou fermée, le courant d'air que tous deux envoient, remplace bien toutes les &quot;clim's&quot; révolutionnaires. Pinces d'humour (La séquence Guetta est géniale d'inventivité) et rythme décapant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/23846979-25943009.jpg?v=1531986482" alt=""Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée", phénomène atmosphérico-théâtral dans lequel coulent à "flow" les mots d'Alfred de Musset" title=""Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée", phénomène atmosphérico-théâtral dans lequel coulent à "flow" les mots d'Alfred de Musset" />
     </div>
     <div>
      Aucune perturbation. Le texte de Musset est parfaitement transposé. La marquise - subtile Anne-Sophie Liban - est belle, et de son allure fine et élancée, elle défend sa position face à un comte - formidable Mathias Fortune Droulers - hautement méritant et super conquérant. Il lui fait la cour mais ça ne prend pas malgré un sourire ravageur et une âme d'aventurier. La marquise est une femme, une guerrière qui ne se laisse pas faire. Manquerait plus que ça !       <br />
              <br />
       Alors il part, revient, repart… et de vraies déclarations en faux départs, se dévoile peu à peu un amour franc et sincère qui fera fondre la belle marquise aux ongles des pieds et mains vernis, dressée sur de hauts talons, hyper sexy. Cette adaptation ultra modernisée par la forme à travers les tenues vestimentaires, les sons, le corps (grande réussite de ce spectacle) et le décor, me fait penser à un conte de fées. Un homme, une femme. Ils sont terriblement craquants et forment d'ailleurs un couple très assorti, avec du chien comme on dit !       <br />
              <br />
       Il y a quelque chose de palpitant, ils ont tout mais iront-ils au bout ? Le souhaite-t-elle vraiment ? Et lui ? Ce beau au bonnet orange, que cherche-t-il vraiment ? Qu'attend-il de cet amour ? Que feront-ils nos deux tourtereaux ? Pardon, nos deux magnifiques crustacés ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/23846979-25943019.jpg?v=1531986510" alt=""Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée", phénomène atmosphérico-théâtral dans lequel coulent à "flow" les mots d'Alfred de Musset" title=""Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée", phénomène atmosphérico-théâtral dans lequel coulent à "flow" les mots d'Alfred de Musset" />
     </div>
     <div>
      Le vent, la pluie nous le diront sûrement. La porte se refermera… parce que trop de courants d'air provoquent des toux ou autres angines passagères et il serait bien triste que ce duo excellent prenne froid alors qu'il donne là un spectacle de haut niveau et je pèse mes mots puisqu'ils se battent les pieds dans l'eau, elle danse le &quot;mambo&quot; et leurs corps sont aussi présents que leur diction est fluide dans cet écrin modernisé d'une des œuvres d'Alfred de Musset.       <br />
              <br />
       Pas besoin de clim' au Paradis puisque la tête est dans les nuages. Le Homard bleu offre à Alfred de Musset, un très bel hommage. C'est le paradis oui ! Et à défaut d'y trouver la plage… il fera toujours rêver puisque l'amour y triomphera toujours… qu'il soit blanc ou bleu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
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     </div>
     <div>
      Texte : Alfred de Musset.       <br />
       Mise en scène : Anne-Sophie Liban et Matthias Fortune Droulers.       <br />
       Assistante à la mis en scène : Katia Miran.       <br />
       Idée originale : Yohan Guion.       <br />
       Avec en alternance : Anne-Sophie Liban/Katia Miran et Matthias Fortune Droulers/Vladimir Perrin.       <br />
       Scénographie : Marion de Villechabrolle.       <br />
       Lumières : Cynthia Lhopitallier.       <br />
       Son : Rozenn Lièvre.       <br />
       Costumes : Audrey Belin.       <br />
       Compagnie Le Homard bleu.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 juillet au 19 août 2018.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 21 h, dimanche à 17 h.       <br />
       Le Lucernaire, Paris 6e, 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lucernaire.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>
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